- il y a 5 semaines
À LA UNE / La France en crise(s)
Le 8 septembre 2025, un an après la dissolution de l'Assemblée nationale, François Bayrou devenait le premier chef du gouvernement de la Ve République à ne pas recevoir la confiance des députés. Le lendemain, Emmanuel Macron nommait Sébastien Lecornu Premier ministre, avant que celui-ci ne démissionne le 5 octobre. Plongée dans la crise, la France se retrouvait une nouvelle fois avec un gouvernement démissionnaire. Vendredi 10 octobre, à la surprise générale, le Président a choisi de renommer Sébastien Lecornu. Depuis le début de son second mandat, Emmanuel Macron a nommé 130 ministres différents dans ses gouvernements : un record. Selon l'OFCE, l'instabilité politique aurait couté 15 milliards d'euros depuis juin 2024. Elle aurait également placé la France en « wagon de queue du train de l'Europe », selon l'expression de François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France. Les Français en subissent également directement les effets : ils consomment moins et atteignent un taux d'épargne du revenu disponible record (19% selon l'Insee). 51% des Français éprouvent du dégoût face à la situation politique actuelle, selon le sondage d'Ipsos-BVA du 16 octobre. Dans quelle mesure l'instabilité politique peut-elle se muer en instabilité économique ? Parce que « Chaque Voix compte », des citoyens posent leurs questions aux députés présents en plateau.
Invités :
- Céline Calvez, députée « Ensemble Pour la République » des Hauts-de-Seine
- Dieynaba Diop, députée socialiste des Yvelines
- Alexandre Sabatou, député « Rassemblement National » de l'Oise
- Anna Cabana, journaliste
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.
Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Le 8 septembre 2025, un an après la dissolution de l'Assemblée nationale, François Bayrou devenait le premier chef du gouvernement de la Ve République à ne pas recevoir la confiance des députés. Le lendemain, Emmanuel Macron nommait Sébastien Lecornu Premier ministre, avant que celui-ci ne démissionne le 5 octobre. Plongée dans la crise, la France se retrouvait une nouvelle fois avec un gouvernement démissionnaire. Vendredi 10 octobre, à la surprise générale, le Président a choisi de renommer Sébastien Lecornu. Depuis le début de son second mandat, Emmanuel Macron a nommé 130 ministres différents dans ses gouvernements : un record. Selon l'OFCE, l'instabilité politique aurait couté 15 milliards d'euros depuis juin 2024. Elle aurait également placé la France en « wagon de queue du train de l'Europe », selon l'expression de François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France. Les Français en subissent également directement les effets : ils consomment moins et atteignent un taux d'épargne du revenu disponible record (19% selon l'Insee). 51% des Français éprouvent du dégoût face à la situation politique actuelle, selon le sondage d'Ipsos-BVA du 16 octobre. Dans quelle mesure l'instabilité politique peut-elle se muer en instabilité économique ? Parce que « Chaque Voix compte », des citoyens posent leurs questions aux députés présents en plateau.
Invités :
- Céline Calvez, députée « Ensemble Pour la République » des Hauts-de-Seine
- Dieynaba Diop, députée socialiste des Yvelines
- Alexandre Sabatou, député « Rassemblement National » de l'Oise
- Anna Cabana, journaliste
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.
Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
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NewsTranscription
00:00Générique
00:01...
00:10Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:27C'est vendredi et comme chaque vendredi, puisque Chaque Voix Compte,
00:31c'est à vous que nous donnons la parole.
00:34Ce soir, j'ai autour de moi des petits patrons, des artisans, des agents immobiliers,
00:38un conducteur de train, des étudiants, des enseignants, des élus locaux, des commerçants.
00:42Vous allez pouvoir échanger, dialoguer ce soir avec trois députés
00:48que je vous présente tout de suite.
00:50Diana Diop, députée socialiste des Yvelines.
00:53Bonsoir et merci d'être avec nous aux côtés d'Alexandre Sabatou,
00:56députée Rassemblement National de l'Oise.
00:59Bonsoir.
01:00Et Céline Calvez, députée Ensemble pour la République des Hauts-de-Seine.
01:04Bonsoir.
01:04Bonsoir à tous les trois et surtout merci d'avoir accepté de vous prêter au jeu
01:08des questions-réponses avec notre public.
01:10Je salue également Anna Cabana qui est avec nous ce soir.
01:14Bonsoir, Céline.
01:15Merci d'être là, Anna.
01:17Tout de suite, c'est le sommaire de Chaque Voix Compte.
01:19Au travail.
01:20Après avoir échappé à deux motions de censure,
01:23l'horizon s'éclaircit un peu pour le gouvernement Lecornu.
01:26Mais sommes-nous vraiment sortis de l'instabilité politique ?
01:30La balle est maintenant dans le camp du Parlement.
01:31Et les Français restent partagés entre l'envie de retourner aux urnes
01:35et la volonté de voir leurs députés s'entendre.
01:39La crise n'est pas seulement politique, elle est aussi économique.
01:41Les défaillances d'entreprises ont atteint le mois dernier un niveau jamais vu depuis 16 ans.
01:46Les patrons semblent tétanisés par l'instabilité.
01:50Reportage à suivre dans une entreprise de panneaux photovoltaïques près de Rennes
01:54où les carnets de commandes sont vides.
01:57La bataille du budget commence la semaine prochaine à l'Assemblée.
02:00Elle promet d'être épique autour de la fiscalité, la santé et bien sûr les retraites.
02:07Vous nous direz en plateau ce que vous attendez de vos députés.
02:10Vous nous direz quelles mesures vous donnent déjà de l'urticaire.
02:14On va se parler, on va s'écouter et on va essayer d'avancer ensemble.
02:18Ça c'est le menu du soir a priori puisque je le répète à chaque fois
02:21mais cette émission, c'est vous qui allez la faire.
02:24Je compte sur vous.
02:25Installez-vous confortablement chez vous.
02:27Chaque voix compte, c'est parti.
02:36Souvenez-vous, c'était il y a tout juste une semaine ici même.
02:39On attendait de savoir qui serait nommé Premier ministre à la place de Sébastien Lecornu.
02:45Une semaine plus tard, on ne sait plus trop quel jour on est.
02:48On ne sait plus trop quand tout ça a commencé et surtout on se demande bien comment tout ça va finir.
02:53Marion Becker nous refait le film de ces derniers jours.
02:56L'Assemblée nationale n'a pas approuvé la déclaration de politique générale.
03:06Le Premier ministre doit remettre au Président de la République la démission du gouvernement.
03:13C'est le point de départ d'un mois politique inédit.
03:17François Bayrou chute, Sébastien Lecornu le remplace.
03:20Il va mettre 27 jours pour former son gouvernement.
03:24Un record sous la 5e République, bientôt battu par un deuxième.
03:28En ce lundi matin, les conditions n'étaient plus remplies pour que je puisse exercer ces fonctions de Premier ministre
03:36et permettre au gouvernement d'aller devant l'Assemblée nationale demain.
03:40Sous la pression de Bruno Retailleau, le gouvernement démissionne 15 heures seulement après avoir été nommé.
03:47C'est le plus éphémère de l'histoire.
03:50Au pied du mur, Emmanuel Macron confie une nouvelle mission à Sébastien Lecornu.
03:55Il a 48 heures pour éviter la dissolution.
03:59Le camp présidentiel implose.
04:01J'ai dit que je ne comprenais pas ces décisions qui ont été prises depuis un an avec la dissolution et ce qui en a suivi.
04:06Il s'honorerait si, par exemple, il proposait un nom de Premier ministre, il nommait un Premier ministre
04:14avec pour fonction d'exécuter les affaires courantes et de construire un budget, de faire adopter ce budget
04:20et qu'à l'issue, il annonce qu'il organise une élection présidentielle anticipée,
04:25c'est-à-dire qu'il part immédiatement après que le budget a été adopté.
04:29De son côté, Marine Le Pen snob Matignon et joue sa partition.
04:33J'en suis tout, moi, là, maintenant. Tout. Ah, tout. Tout, tout, tout. Non, mais tout. La plaisanterie a assez duré.
04:40Elisabeth Borne ouvre une voie de sortie avec la suspension de la réforme des retraites.
04:45Le soir même, Sébastien Lecornu se montre optimiste.
04:48Au fond, ce soir, ce que je peux dire, après mes consultations, c'est qu'il y a une majorité absolue de l'Assemblée nationale qui refuse la dissolution.
04:54L'Elysée convoque les chefs de partis, à l'exception de la France insoumise et du Rassemblement national.
05:00Emmanuel Macron n'est visiblement pas prêt à cohabiter.
05:05Nous sortons de cette réunion sidérée.
05:07On a compris très clairement, très clairement, que nommer un Premier ministre de gauche ou écologiste n'était pas son option.
05:14À 22h, il renomme par communiqué Sébastien Lecornu à Matignon.
05:18Le nouveau gouvernement est formé dimanche.
05:21Dès le lendemain matin, le Rassemblement national et la France insoumise annoncent des motions de censure.
05:26Pour y échapper, le Premier ministre donne des gages à la gauche.
05:31Je proposerai au Parlement, dès cet automne, que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'à l'élection présidentielle.
05:38Les deux motions de censure sont rejetées.
05:41Sébastien Lecornu est sauvé par les socialistes.
05:44Mais un nouvel obstacle s'annonce, le budget.
05:48Aucun groupe ne veut rien céder.
05:50La guérilla a déjà commencé sur les plateaux télé, avant même son examen dans l'hémicycle.
05:55Je ne sais pas qui vous a livré au Rassemblement national.
05:58Je ne sais pas qui vous a livré des pensions de retraite sur le doublement de la franchise de 5 à 100 à 100 euros sur...
06:04Le résultat, c'est un profond ras-le-bol des Français face à la situation politique actuelle,
06:10mêlant dégoût, colère et inquiétude.
06:14Et pour eux, le principal responsable de cette situation, c'est Emmanuel Macron.
06:20Est-ce que la vie politique française, c'est ce qui se passe désormais entre deux censures ?
06:26On se pose aujourd'hui la question, après avoir vu ces trois minutes qui résument le mois qui vient de s'écouler.
06:31Et ce qu'on a vu là, c'est le ras-le-bol des Français devant cette crise politique.
06:3551% disent leur dégoût, 46% leur colère et 43% leur inquiétude.
06:41Alors vous, dégoût, colère ou inquiétude, qui se lance ce soir ?
06:46Moi, je dirais que c'est un peu...
06:47Bonsoir, vous êtes Thierry Véron.
06:49Oui, bonsoir. Thierry Véron, je vous présente...
06:51Je suis président de la Fédération des associations de commerçants et artisans parisiens.
06:54Je pense que, moi, on peut dire que c'est les trois, parce qu'on est dans une situation d'attente, d'inquiétude.
07:01Et le monde économique a besoin d'avoir une vision à long terme.
07:05Et là, c'est au jour le jour.
07:07Donc, on est dans une situation dramatique.
07:10Quand on voit les entreprises qui n'investissent plus,
07:14les commerçants qui ferment, les boutiques, elles ferment de jour en jour.
07:18Ça devient vraiment catastrophique.
07:20Et en fait, au niveau des commerçants, ce qui est important, c'est qu'on a subi plein de crises.
07:24On a eu le Covid, les émeutes, les gilets jaunes, etc.
07:27Et là, on subit aussi toute la problématique d'incertitude avec...
07:34Je dirais, excusez-moi, mais on est dans une cour d'école.
07:36Donc, à un moment donné, il faut peut-être trouver une entente.
07:40Et à la limite, dans une cour d'école, les enfants, ils arrivent à jouer ensemble.
07:44Alors, messieurs, dames...
07:45Il y a quelqu'un derrière vous, je crois, qui connaît bien les cours d'école.
07:48C'est Julie, elle est enseignante.
07:49Julie, vous voilà donc avec un septième ministre de l'éducation en trois ans.
07:55C'est Édouard Geffray, désormais.
07:57Comment vous la vivez, vous, cette crise politique, en tant qu'enseignante ?
08:00Bonsoir.
08:01Alors, très honnêtement, sept ministres en trois ans,
08:06c'est juste mon big boss.
08:08On ne sait jamais qu'est-ce qui va arriver pour les enseignants.
08:12Mais ce qu'on constate en trois ans, c'est que pour les enseignants,
08:16on a toujours moins de moyens.
08:17On a eu, donc, dans le collège où j'enseigne, 10 000 euros de budget qui ont été supprimés sans savoir pourquoi,
08:25sans justification, même les syndicats ne comprennent pas.
08:27Et on a une chose qui est certaine, année blanche et gel des enseignants.
08:35Pas de revalorisation pour les AESH, alors qu'on en a vraiment besoin.
08:39Et des publics qui sont très difficiles, parce que dans les collèges,
08:44ce qu'il faut savoir, c'est que les enfants ont été la génération qui avait entre 5 et 10 ans au moment du Covid,
08:49qui n'ont pas eu de savoir fondamentaux pendant pratiquement un an et demi dans les familles qui n'avaient pas les moyens de suivre.
08:57Il y a, pour le public que j'ai, un certain nombre de parents qui ne sont pas francophones.
09:03Ces élèves sont retournés en cours et on leur a dit, bon, maintenant, on va apprendre l'imparfait.
09:07Et ils ne connaissaient même pas le présent.
09:10Et on continue d'avancer avec le programme, parce qu'on doit répondre aux bulletins.
09:15Et c'est très, très difficile. Et du coup, il y a beaucoup de violence.
09:18Julie, vous avez trois députés devant vous. C'est eux qui vont faire les lois, le budget, entre autres.
09:23Qu'est-ce que vous avez envie de leur demander ce soir ?
09:26Alors, moi, ce que j'aimerais savoir, bonsoir messieurs les députés et mesdames,
09:30je voudrais savoir si ce n'était pas possible, en fait, de faire avec le même budget mieux.
09:36Et je vais prendre l'exemple de l'éducation nationale.
09:38Pour l'éducation nationale, par exemple, le partage du gâteau entre les zones REP et les zones pas REP ne va vraiment pas.
09:46Je pense à Mme Calvez. Dans sa circonscription, certains établissements sont classés REP.
09:51Moi, je suis à cinq minutes de l'établissement de Mme Calvez auquel je pense.
09:57Et il n'est pas classé REP, parce qu'à Gennevilliers, ce ne serait pas bien d'avoir trois établissements classés REP.
10:02Et là, on a beaucoup moins de budget.
10:04On a moins de profs.
10:06Ce qu'il faut préciser pour le public qui nous regarde, c'est que quand vous n'êtes pas en zone REP,
10:12éducation prioritaire, vous avez moins de moyens.
10:15Voilà. On a moins de moyens.
10:17On va peut-être laisser Céline Calvez vous répondre.
10:20Moi, je connais bien la question de l'éducation prioritaire.
10:23Je partage votre constat qu'en fait, on n'a pas réussi à faire bouger la carte de l'éducation prioritaire.
10:29L'éducation prioritaire reçoit des moyens supplémentaires.
10:33C'est d'ailleurs dans les zones d'éducation prioritaire qu'on a fait des dédoublements de classes depuis 2017.
10:39Ça concerne 20% d'une génération.
10:40Donc, en fait, on en mesure aujourd'hui les résultats dans l'évaluation nationale.
10:45Mais pour autant, on a des aberrations.
10:48C'est-à-dire qu'on a eu des mouvements de population, des changements d'habitation.
10:52Et pour autant, on n'a pas revu la carte de l'éducation prioritaire.
10:56Donc ça, moi, j'ai l'impression que ça fait des années qu'on entend, qu'on n'ose pas bouger.
11:00Et qu'à chaque fois qu'on craint de pouvoir sortir un établissement de l'éducation prioritaire,
11:05on dit mais attention, ça va peut-être être un petit peu brutal et il faudrait plutôt le garder.
11:10Bah oui, mais du coup, ça fait moins de moyens pour les autres.
11:12Moi, je ne veux pas opposer éducation prioritaire et éducation non prioritaire.
11:16C'est de souligner qu'il faut investir encore davantage.
11:19On a investi davantage.
11:20Bien sûr, sans doute pas assez pour rendre complètement attractif le métier d'enseignant.
11:24Sans doute pas assez pour répondre à tout ce que vous avez pu souligner
11:27où l'école concentre toutes les tensions de la société.
11:30Et on ne peut pas demander simplement aux professeurs et aux parents de tout faire
11:35parce que ça concerne l'ensemble de la société.
11:37Donc, bien sûr, on a besoin de regarder, de répartir les moyens là où on en a le plus besoin.
11:42C'est exactement ce qu'on a fait avec la mise en place de politiques différenciées dans les REP.
11:49On n'était pas les premiers à le faire, mais on l'a fait de manière massive en dédoublant les classes de CP et de CE1.
11:54Je pense qu'aujourd'hui, chacun voit que l'école, il y a des progrès à faire.
12:00Mais j'invite aussi chacun de nous à souligner l'énergie des uns et des autres
12:05et que tout n'est pas noir dans l'école publique.
12:07On a aussi des parcours qui sont intéressants.
12:09On a des professeurs qui s'investissent et qui peuvent aider justement les jeunes que vous avez mentionnés
12:14et qui ont du mal à parler français.
12:16En fait, avec les classes UPE 2A, il y a des formidables trajectoires
12:20où des jeunes arrivent et commencent à arriver.
12:22Donc, je veux aussi qu'on arrive à développer un discours attractif sur l'éducation nationale.
12:28Sinon, comment convaincre des gens qui, comme vous, ont pu embrasser la carrière dans l'éducation nationale
12:33de venir si on dépeint tout en noir ?
12:36Donc, il faut godendre les moyens, il faut qu'on les répartisse sans doute mieux.
12:39Il faut qu'on prenne en considération des baisses de la démographie,
12:42non pas comme une excuse, mais comme une occasion.
12:44Et c'est ce qui est fait d'ailleurs.
12:45La diminution du nombre de postes, elle n'est pas équivalente à la diminution du nombre d'élèves.
12:51Donc, on a un encadrement qui est un peu meilleur.
12:54Clairement, on est préféré à tous que chaque professeur ait 15 élèves dans sa classe
12:59que d'en avoir 30.
13:01Sauf qu'il y a aujourd'hui même des classes qui espéraient juste avoir un enseignant devant.
13:04Déjà, un enseignant et effectivement, on a mis en place des moyens de pouvoir assurer,
13:10parfois au détriment d'une certaine qualité.
13:15Mais je pense que là, avec la réforme qui vient d'être mise en place sur le recrutement,
13:20beaucoup plus à Bac plus 3, on accompagne en fait les gens qui veulent s'orienter
13:23vers une carrière d'enseignant, on les prend plutôt et on les accompagne.
13:27Je pense que ça participera à une meilleure...
13:29Pour revenir à la crise politique qui nous occupe, moi, je voulais avoir votre avis à vous.
13:35Est-ce que vous attendez de vos députés qu'ils s'entendent ?
13:38Ou est-ce qu'au fond, vous auriez préféré revenir aux urnes ?
13:45Bonsoir.
13:46Bonsoir.
13:47Vous êtes Paul-Olivier.
13:48Oui, absolument, chef d'entreprise, une jolie PME du côté d'Orléans.
13:55Je pense que oui, évidemment, on a très envie de vous voir, vous entendre.
14:00On parle souvent de...
14:02Voilà, l'Assemblée nationale bloque le pays parce qu'il ne sait pas voter le budget.
14:09Alors, je n'irai pas jusque là.
14:10Je pense que c'est pour faire un petit peu trop honneur, puisque le pays n'est pas bloqué.
14:14Et heureusement, il y a des gens, notamment ceux qui sont là, qui tous les jours se lèvent,
14:19tous les jours travaillent, tous les jours créent de la richesse.
14:22Et ce, malgré les gesticulations qu'on peut voir aujourd'hui dans ce lieu.
14:28Ça n'a rien de personnel.
14:29C'est un constat que beaucoup d'entre nous partageons.
14:34Et on en a vu, effectivement, les statistiques.
14:38Alors, j'ai eu la chance dans ma vie d'avant, notamment, de vivre au Danemark.
14:42Et quand on compare les deux systèmes, et quand on compare les comportements...
14:47On se désole.
14:48On se désole, effectivement.
14:53Donc, effectivement, je pense que ce qui serait intéressant,
14:56on y reviendra aussi peut-être sur la partie économique,
14:59où là, c'est encore plus prégnant.
15:01On aimerait bien, effectivement, vous voir, avoir des résultats.
15:07Et pouvoir nous...
15:08Est-ce que vous êtes tous d'accord dans le public,
15:10avec cette volonté qu'a notamment Paul-Olivier,
15:12de voir les parlementaires et les députés en premier
15:16s'entendre entre eux dans la séquence qui arrive,
15:19là, autour de l'examen du budget ?
15:20Bonsoir.
15:24Bonsoir, pardon.
15:25Je profite de cette question pour...
15:27En fait, moi, je suis un grand...
15:28Pour vous présenter, d'abord.
15:29Ah, pardon.
15:30Vincent Pinto, je suis négociateur immobilier
15:32pour le réseau IAD à Ivry-sur-Seine.
15:35Et du coup, alors, le problème, c'est qu'on m'a demandé
15:37de donner mon point de vue sur l'état politique du pays
15:39en ce moment, et je suis un grand déçu de la politique en général.
15:44Mais ce n'est pas un problème, au contraire.
15:45On est là pour en parler.
15:46Je me suis posé la question en venant ici,
15:47du pourquoi, plutôt que de donner une réponse comme ça, stérile.
15:51Et en fait, pour moi, le vrai problème,
15:54et ça rejoint un peu votre question,
15:56c'est que finalement, vous êtes payés par nos impôts
15:59et vous devriez travailler ensemble pour le bien commun.
16:02Et aujourd'hui, chaque élection, on assiste à un pugilat,
16:04à de la politique télé, presque télé-réalité, j'ai envie de dire,
16:08où on a des points de vue qui deviennent d'ailleurs
16:10de plus en plus caricaturels, une politique d'opposition,
16:13qui s'affrontent en permanence.
16:14Et on nous demande à nous de choisir tous les cinq ans
16:16quel point de vue on va croire plutôt qu'un autre.
16:19Et en fait, pour moi, c'est une hérésie absolue.
16:20Ça ne peut pas donner autre chose que ce qu'on voit là,
16:23c'est-à-dire un pugilat permanent.
16:26Et du coup, je me suis demandé,
16:27plutôt que de juste constater
16:28qu'est-ce qui pourrait en être la solution.
16:30En fait, on en parlait avec monsieur en arrivant.
16:32On a déjà plein d'outils à ce niveau-là d'encadrement.
16:34Je pense qu'il faudrait encadrer les acteurs politiques comme vous
16:36pour les obliger, presque, les contraindre à travailler ensemble
16:40plutôt que d'essayer de se tirer la couverture
16:43et d'avoir le pouvoir.
16:44Alors, on a enlevé un outil, en tout cas,
16:45pour qu'ils essaient de travailler ensemble,
16:46c'est le 49-3.
16:48Oui.
16:49Voilà.
16:49Donc, il y a une obligation de résultat, presque.
16:52Alors, il y a ça aussi, l'obligation de résultat, du coup.
16:54Mais, en tout cas, voilà.
16:55Qui a envie de répondre à Paul-Olivier ou à Vincent ?
17:01Ce qu'on a vu aussi dans le sondage tout à l'heure,
17:03dans le reportage, c'est que vous finissez par inspirer
17:06du dégoût, de la colère, de l'inquiétude.
17:08Et je suis persuadée que vous le ressentez aussi
17:11quand vous allez sur le terrain dans vos circonscriptions.
17:13Je viens d'y répondre.
17:14Vous voulez lui répondre ?
17:15Déjà, merci pour la clarté et la franchise
17:18de vos interrogations et même de vos réflexions.
17:23Moi, j'ai été prof en lycée professionnel
17:26à Mante-la-Jolie pendant 23 ans.
17:28Moi, j'arrive de ce qu'on appelle la société civile.
17:31Je ne suis pas une professionnelle de la politique
17:33et pourtant, je suis engagée,
17:34parce que j'ai été adjointe au maire
17:35pendant 16 ans au Mureau.
17:37et je suis sur une circonscription qui, 87 communes,
17:42beaucoup de ruralité, quelques villes périurbaines.
17:47Et je peux vous assurer que le temps que je passe sur le terrain,
17:50bien sûr que les gens n'en peuvent plus.
17:52Ils sont fatigués, ils sont écoeurés, ils ne comprennent pas.
17:55Mais je crois que quand on fait le choix de devenir député,
18:00on ne le fait pas pour gesticuler,
18:04pour tirer la couverture à soi,
18:07je crois qu'il y a toute une partie du travail que nous faisons
18:09que vous ne voyez pas.
18:10Par exemple, c'est le travail qu'on fait en commission.
18:12Et qu'on montre le plus possible sur la chaîne parlementaire,
18:15c'est aussi notre rôle.
18:16Et vous êtes un des rares à le faire.
18:17Je précise quand même.
18:18Non, mais c'est vrai.
18:19C'est-à-dire qu'il y a tout ce temps qu'on passe en commission,
18:21il y a aussi tous les amendements qu'on peut rédiger,
18:24les propositions qu'on peut faire,
18:25et puis aussi le temps qu'on passe en circonscription,
18:27à votre contact en permanence pour discuter, etc.
18:31Moi, je crois qu'il y a deux choses qui s'opposent.
18:34La première, c'est que nous avons eu une dissolution l'année dernière
18:37qui a été censée « clarifier »
18:40le positionnement des électeurs et des électrices.
18:43Et en fait, nous avons eu un taux de participation record.
18:47Et moi, je suis intimement convaincue
18:48qu'elle est certainement aujourd'hui
18:50l'une des plus légitimes qu'on ait jamais eue.
18:52Parce qu'en fait, elle est à l'image de la France.
18:54C'est-à-dire qu'il y a une vraie tripartition aujourd'hui
18:57en termes politiques.
18:59C'est-à-dire que vous avez...
19:01Mais il y a une volonté commune de dire,
19:03à un moment donné,
19:05soyez en capacité de redresser le pays,
19:07faites des propositions qui soient dans le collectif
19:11et pas dans la posture.
19:12Pardon, je me tourne vers Alexandre Zabatou.
19:14Il y a vraiment une volonté commune.
19:15C'est-à-dire de ne pas être dans la posture politique.
19:18Je n'en ai pas l'impression.
19:19Moi, si vous voulez, j'ai été élu sur un programme.
19:21Je suis présenté devant les électeurs avec un programme.
19:23Ces électeurs ont voté pour moi, pour ce programme.
19:26Et donc, je ne peux pas les trahir une fois que je suis élu à l'Assemblée.
19:30Monsieur Lecornu a proposé un budget avec 19 milliards d'euros.
19:33Sauf que vous n'avez pas la majorité à l'Assemblée nationale
19:35pour appliquer votre programme.
19:36J'aimerais revenir sur ce que M. Thierry Véron nous a dit.
19:40Il manque un cap.
19:41Mais on ne va pas faire un cap avec un patchwork que nous avons au gouvernement,
19:45avec un ministre qui veut relancer la production,
19:47un autre qui est contre le nucléaire.
19:49Ça ne marche pas.
19:50On voit bien que nous sommes bloqués.
19:52Et j'en veux énormément aux Républicains,
19:55qui, il y a une semaine, M. Wauquet nous expliquait
19:57notre ligne rouge, ce n'est pas d'augmentation d'impôts.
20:00On a un budget qui augmente les impôts de 19 milliards.
20:03On n'a pas de budget pour le moment.
20:05Ça va être à vous de l'examiner et de le voter.
20:07Il y a des annonces qui ont été faites.
20:08C'est 19 milliards d'euros en plus qui sont annoncés aujourd'hui.
20:11Les Républicains ont promis que ce serait une ligne rouge
20:13et de censurer dans ce cas-là.
20:14Ils ne l'ont pas fait parce qu'ils ont peur de retourner aux élections.
20:16Et pour avoir un cap, pour rassurer les entrepreneurs,
20:19pour rassurer les entreprises,
20:21il faut une dissolution pour que les Français puissent débattre.
20:24On débattra sur des plateaux sur nos projets.
20:26Que les Français puissent débattre, prendre une décision.
20:28et là, on débloquera le pays avec une nouvelle majorité qui se dégagera.
20:31Et donc, vous pensez que quand on est parlementaire,
20:33ce n'est pas notre rôle de débattre du budget,
20:35d'être en capacité...
20:36Mais on va débattre du budget.
20:38Excusez-moi, mais parce qu'il y a des députés,
20:41dont les socialistes, qui ont dit
20:42« Nous, on ne censure pas. »
20:44Puisque nous avons réussi à obtenir l'abandon du 49-3
20:48et qu'il y a une suspension des retraites
20:51que nous avons obtenues jusqu'à la prochaine présidentielle.
20:53Eh bien, moi, je suis désolé.
20:54Ça reste peut-être à prouver, mais en tout cas,
20:57c'est un travail qui doit être fait.
20:58Moi, je suis désolé, mais quelqu'un qui prend un engagement
21:00devant la représentation nationale
21:02et devant les Françaises et les Français,
21:04s'il ne le tient pas,
21:04oui, là, il y a une vraie raison de censurer.
21:08Je me permets juste de répondre parce que je suis attaqué.
21:11Il y a une raison...
21:12Je ne suis pas attaqué.
21:12Vous n'êtes pas attaqué.
21:13Je vous donne mon point de vue.
21:14Il y a une raison de censurer,
21:16comme je l'ai expliqué, une augmentation d'impôts.
21:17Moi, je me battrais dans l'hémicycle
21:19pour réduire au maximum ses impôts.
21:21Ce n'est pas pour ça que vous avez censuré.
21:23Vous avez censuré parce que vous avez un agenda...
21:26Vous avez un public devant vous
21:28et vous avez un public qui vous regarde.
21:30Moi, je voulais rebondir sur ce que monsieur vous avait dit
21:33sur on vous voit gesticuler pendant les élections
21:36et puis ça tourne au pugilat.
21:38À l'arrière, pendant les élections,
21:39si on marque notre différence,
21:40je trouve que c'est plutôt bien
21:41et puis ça peut permettre aux gens
21:43de choisir quels sont leurs meilleurs candidats.
21:45Après, une fois qu'on est élu,
21:47là, on doit changer aussi.
21:48Pas changer nos convictions,
21:49mais changer sur notre façon de dialoguer
21:52avec ceux qu'on a pu combattre dans les urnes
21:54mais qui se retrouvent au même endroit.
21:57Et là, c'est là où le mot compromis
21:58qu'on n'a jamais autant utilisé ces derniers jours
22:01doit être fait.
22:02Et ce n'est pas la compromission,
22:04et ce n'est pas le renoncement,
22:05et ce n'est pas renier ses convictions.
22:06C'est essayer de trouver, non pas le cap seulement,
22:10parce qu'on n'arrivera jamais à se mettre sur le cap,
22:11mais c'est sur le chemin
22:12qu'on peut éventuellement faire ensemble.
22:14C'est exactement ce que le Premier ministre propose.
22:16On n'aurait pas eu le renoncement au 49.3
22:18et la question de la suspension des retraites.
22:21En fait, on ne commençait même pas à l'entrevoir.
22:22Donc moi, je trouvais intéressant votre réflexion
22:24en distinguant ce qui est l'ordre de l'élection
22:27et on peut affirmer des choses,
22:28mais une fois qu'on est dans la même chambre,
22:30on doit trouver des solutions.
22:32Anna voulait intervenir.
22:33Oui, en fait, là, il y a quand même quelque chose
22:36dont on ne parle pas,
22:36c'est qu'il y a un certain Édouard Philippe,
22:39un ancien Premier ministre,
22:41qui, lui, dès le lendemain,
22:42vous avez vu le lendemain matin
22:44de la démission du gouvernement Le Cornu 1,
22:47n'est-ce pas ?
22:47Parce que dans le feuilleton,
22:48c'était donc Le Cornu 1.
22:49Le Cornu 1 démissionne.
22:50C'était un certain lundi 6 octobre.
22:52Ça paraît être très, très loin déjà.
22:54Le lendemain, au micro d'RTL,
22:56on en a vu un petit extrait tout à l'heure,
22:58eh bien, Édouard Philippe porte le coup de grâce.
23:01Donc l'ancien Premier ministre,
23:02le premier Premier ministre d'Emmanuel Macron,
23:05vient devant un micro dire,
23:08au fond, là, maintenant,
23:09il faut provoquer une présidentielle anticipée.
23:11Et ça, ce qui est intéressant,
23:12c'est qu'aucun d'entre vous
23:14n'a poursuivi cette réflexion
23:17sur la présidentielle anticipée,
23:18sachant que...
23:19Mais vous allez pouvoir réagir.
23:22Sachant que...
23:22Édouard Philippe...
23:23Édouard Philippe a réitéré,
23:24c'est-à-dire que...
23:25Oui, d'ailleurs, on peut l'écouter.
23:27On peut l'écouter,
23:27Édouard Philippe,
23:28c'était hier soir.
23:29Regardez.
23:30Moi, je ne suis pas du tout
23:31pour qu'il démissionne demain matin.
23:32Ce serait désastreux.
23:33Peut-être en prenant exemple
23:34sur des prédécesseurs,
23:36et notamment le général de Gaulle,
23:37essayer d'organiser
23:38un départ qui nous évite
23:40pendant 18 mois
23:42de continuer à vivre
23:44dans cette situation
23:45de blocage,
23:46d'instabilité,
23:47d'indétermination.
23:49Alors, ce qui est intéressant,
23:51sachez-le,
23:51parce que ça,
23:51c'est quand même une information,
23:53c'est qu'aujourd'hui,
23:53Édouard Philippe est regardé
23:54par Emmanuel Macron
23:55et par l'Élysée
23:56comme l'ennemi numéro un.
23:58C'est-à-dire qu'il est aujourd'hui...
24:00Édouard Philippe rend
24:01Emmanuel Macron fou
24:02parce qu'Emmanuel Macron
24:04considère que les choses,
24:06bon gré, mal gré,
24:07non pas s'apaisent,
24:08mais en tout cas trouvent
24:09une espèce de fausse stabilisation
24:12depuis quelques heures,
24:14quelques jours,
24:15et qu'Édouard Philippe
24:17vient encore une fois
24:18essayer de provoquer,
24:21au fond,
24:22un vrai séisme.
24:24Parce que c'est l'objectif
24:24d'Édouard Philippe,
24:25c'est d'acculer Emmanuel Macron
24:27à provoquer
24:28une présidentielle anticipée.
24:29Qu'est-ce que vous en pensez ?
24:31Alors, pour ma part...
24:33Il veut répondre.
24:35Il va garder le micro
24:36toute la soirée.
24:40Non, mais là encore,
24:41je trouve le spectacle
24:43assez décevant.
24:46Je pense qu'il y a
24:47un certain nombre
24:47d'institutions en France,
24:49un calendrier
24:49qu'on doit respecter.
24:51On n'est pas forcément
24:53toujours d'accord
24:54avec notre président
24:55de la République.
24:56Il peut faire
24:56un certain nombre
24:57de faux pas.
24:58Il nous l'a prouvé
24:58ces derniers temps.
25:00Mais je pense
25:01qu'il va falloir,
25:02et c'est ça le problème
25:03aujourd'hui,
25:04se donner le temps
25:05de construire
25:07un projet
25:08qui soit partagé
25:09par le plus grand nombre.
25:11Et je vous rejoins
25:11sur le fait
25:12que c'est là
25:13où les partis
25:13doivent nous exposer
25:14leurs grandes différences,
25:16leurs visions...
25:17Oui, mais ça,
25:17ce sera le temps
25:18de la campagne présidentielle.
25:19Encore faut-il
25:20laisser le temps.
25:22Si effectivement,
25:23demain,
25:23on anticipe
25:24les élections présidentielles,
25:27on n'aura pas le temps
25:27de faire ce débat-là
25:29et on n'aura pas le temps
25:30de le mener correctement.
25:31Donnons-nous le temps
25:32pour, encore une fois,
25:33fixer un vrai cap.
25:35Est-ce que quelqu'un
25:36n'est pas d'accord
25:36avec Paul-Olivier ?
25:39Quelqu'un qui penserait
25:40qu'il faut anticiper,
25:41précisément ?
25:43Du coup...
25:45Bonsoir.
25:45Alors d'abord,
25:46si vous voulez votre prénom ?
25:47Bonsoir.
25:48Je m'appelle Léonie,
25:49j'ai 22 ans
25:50et je suis en alternance.
25:53Je ne vais pas révéler
25:54l'entreprise,
25:55je n'ai pas envie
25:55de lui faire de la publicité.
25:56Allez-y, je vous en prie.
25:57Et je suis en Master 2,
25:59du coup.
26:00Moi, je ne suis pas
26:00forcément d'accord
26:01et je trouve qu'on a eu
26:02le spectacle
26:03de ce qu'on vous reproche
26:04depuis ces dernières années
26:06à vous emboucaner
26:07comme si on était
26:08dans les Marseillais.
26:09Je trouve ça dommage
26:10parce qu'encore une fois,
26:12en regardant le reportage,
26:14j'avais l'impression
26:15de regarder Game of Thrones.
26:16À qui prendra le premier
26:18le trône de fer
26:19en contrecarrant
26:22tous les plans
26:23du roi Macron ?
26:25Et je trouve ça dommage
26:27et pour moi,
26:28je trouve que c'est important
26:29justement qu'on puisse,
26:31on en a parlé tout à l'heure,
26:33qu'on puisse avoir
26:33une obligation...
26:34Mettez bien le micro
26:35devant votre bouche, Léonie.
26:35Merci.
26:36Qu'on puisse avoir
26:37une obligation de résultat
26:38de nos députés.
26:40Et je trouve que ça permettrait
26:42de ne pas avoir
26:44autant d'interférences
26:46et aussi d'engouement
26:49à tout le temps vouloir...
26:52Oui, de ne penser qu'à ça
26:53même en se rasant le matin,
26:54c'est ça que vous voulez dire.
26:56Exactement.
26:57Et du coup,
26:57je trouverais ça intéressant,
26:59pourquoi pas,
27:00de faire une présidentielle anticipée
27:01parce que le pays
27:02est déjà dans un état catastrophique.
27:05Donc, en soi, pour moi,
27:07qu'il y ait un nouveau gouvernement
27:09ou pas,
27:09ça ne changerait rien
27:09parce qu'on a l'impression
27:12que vous ne savez pas
27:14ce que ça veut dire compromis.
27:15parce qu'en cours,
27:19on doit faire des travaux de classe.
27:21On est soumis à travailler
27:23avec les uns et les autres.
27:24Vous entendez,
27:25c'est presque une injonction
27:26et qu'on entend à longueur
27:27de reportage aussi,
27:29des Français
27:29qui vous demandent aujourd'hui
27:31d'abord que ce cirque s'arrête
27:34et que la France réussisse à avancer.
27:37Est-ce que vous arrivez à vous dire
27:39que dans les semaines qui viennent,
27:42il va falloir...
27:43Alors, on a entendu le mot compromis,
27:45on a aussi beaucoup entendu
27:46le mot bouger.
27:47Il va falloir des bougers.
27:48Est-ce que...
27:49Moi, je vous entends,
27:50M. Sabatou,
27:51Mme Diop, Mme Calvez,
27:53est-ce que chacun est prêt
27:55à faire ses bougers ?
27:57Qu'attendent, en fait ?
27:58Qu'attendent les Français ?
27:59Moi, je suis prête à le faire
28:00et on a déjà pu,
28:01par le passé, le faire.
28:02On voit ce qu'il existe
28:03comme image,
28:04genre on ne s'entend pas,
28:05mais on a quand même pu...
28:06Par exemple, vous faites partie
28:07des députés
28:08d'Ensemble pour la République
28:10qui voteront la suspension
28:11de la réforme des retraites ?
28:12En fait, moi,
28:12j'ai vraiment soutenu
28:14le fait qu'on pose
28:15cette question-là,
28:16que le gouvernement
28:16propose la suspension
28:17parce que, pour moi,
28:18il n'y avait pas de début
28:20de débat sans ça.
28:22Après, la question du vote,
28:24on va discuter,
28:25comme le gouvernement le dit.
28:26Si le gouvernement propose,
28:27on discute et on vote.
28:28Mais pour moi,
28:29il était presque indispensable.
28:32Sinon, en fait,
28:33on ne commençait même pas
28:34avec un point de départ.
28:36Alors, il nous reste
28:37beaucoup de chemin.
28:37Ça, pour le coup,
28:38ça va être très long.
28:39Mais moi, je suis prête
28:41et je sais qu'on a déjà réussi
28:42à faire des compromis.
28:44Et vous, Alexandre Sabatou ?
28:46Moi, j'ai peur
28:47que ce soit une très mauvaise comédie
28:48pour nos citoyens,
28:49qu'on essaie de faire croire
28:50qu'il y a des compromis
28:51qui vont être trouvés.
28:54Je vous demande sincèrement.
28:55Donc, ça veut dire
28:56que le Rassemblement national
28:57ne va pas participer
28:58au débat budgétaire ?
28:59On va participer,
28:59on sera extrêmement présents
29:00pour défendre les Français
29:02et pour baisser les impôts.
29:03Mais je pose une question.
29:04A priori,
29:05la suspension de la réforme
29:06des retraites
29:06arriverait dans le PLFSS.
29:08Si, en même temps,
29:09Madame Diop...
29:09Le projet de loi de financement
29:10de la sécurité sociale.
29:11Il y a une suppression
29:12de l'AME
29:13ou des choses
29:14qui vont à l'encontre
29:15de votre projet.
29:17Est-ce que vous votez
29:18quand même ce budget
29:19pour suspendre
29:20la réforme des retraites ?
29:21En fait, vous passez outre
29:22une étape qui est importante
29:23lorsque vous êtes
29:24sur une discussion budgétaire.
29:26C'est qu'avant d'avoir
29:27le vote du budget,
29:28il y a d'abord
29:28le débat budgétaire
29:29article par article.
29:31Et donc, du coup,
29:32ça va être le moment
29:33justement de pouvoir
29:34faire des bougies
29:35et de discuter.
29:36Nous, on a toujours dit
29:37qu'effectivement,
29:38la réforme de l'aide médicale
29:39d'État ne nous allait pas.
29:41Eh bien, tant mieux.
29:42On a des députés
29:44qui sont 577.
29:46J'espère qu'ils seront
29:47le plus mobilisés possible.
29:49Eh bien, on pourra discuter
29:50article par article.
29:51Et c'est le rôle
29:52d'un député
29:52de faire des amendements
29:53en disant
29:54« Moi, je suis d'accord sur ça.
29:55Moi, je suis prêt
29:56à ce qu'on baisse
29:57jusqu'à tel point,
29:58etc. »
29:59On va le faire chacun
30:00dans nos groupes politiques
30:01parce que ce qu'il faut savoir aussi,
30:05c'est que le fait
30:06d'avoir fait le renoncement
30:07en 49.3
30:08et d'avoir imposé cela,
30:10ça oblige chacun des groupes
30:13lorsqu'il va déposer
30:14ses amendements,
30:15ses modifications
30:16du projet de loi de finances
30:17qui va nous être apporté,
30:18de le faire avec sérieux.
30:20C'est-à-dire qu'on ne peut pas
30:20mettre des milliards
30:21ou n'importe quoi.
30:22C'est-à-dire qu'à la fin,
30:23il faut que ce soit votable.
30:25Et donc, comme il faut
30:25qu'à la fin
30:26que ce soit votable,
30:27eh bien, ça va obliger
30:28chacun d'entre nous
30:29à justement dire
30:31« Voilà le chemin
30:32que moi, je préfère. »
30:33Et moi, je suis intimement convaincue
30:35qu'à la fin,
30:36eh bien, nous allons avoir
30:37des endroits
30:38où ça va converger,
30:39d'autres où, évidemment,
30:40ça n'ira pas.
30:42Eh bien, nous jugerons sur pièce
30:43à la fin du débat budgétaire
30:45si c'est votable ou pas.
30:47Et donc, dans ce cas-là,
30:48au moins, on aura fait le travail
30:50jusqu'au bout.
30:50Anna ?
30:51Oui, alors moi,
30:51je trouve quand même très intéressant
30:53qu'on ait réussi à parler
30:54pendant presque une demi-heure
30:55de la crise politique
30:56et qu'on n'a pas entendu,
30:58on ne vous a pas entendu,
30:59ni les uns, ni les autres,
31:01parler de Sébastien Lecornu.
31:02On a donc un nouveau Premier ministre
31:03qui a été nommé deux fois.
31:05Elle, elle va sur les personnes,
31:06vous avez vu.
31:07Non, mais c'est intéressant,
31:09c'est-à-dire qu'il a été nommé
31:10donc deux fois
31:10et sa prestation
31:12au journal télévisé,
31:14donc, au moment de sa renomination,
31:17a été regardée
31:19comme une forme
31:19de métamorphose politique,
31:21comme si...
31:21Un momentum.
31:22On avait, voilà,
31:23un momentum dans notre vie politique,
31:25comme si, subitement,
31:26on avait Sébastien Lecornu
31:27qui s'était transformé
31:28en homme d'État.
31:29Je voulais savoir
31:29et les uns et les autres,
31:30c'est-à-dire à la fois
31:31du côté des élus
31:32et puis du côté des Français,
31:33si vous aviez ce sentiment
31:34d'avoir désormais
31:36dans le paysage politique
31:37un nouvel homme d'État.
31:39Mais il y a eu une révélation.
31:40Enfin, moi, je...
31:41Oh, vous n'allez...
31:42Ça, c'est vraiment
31:43ça m'étonne de vous.
31:44Il y a eu une révélation
31:45sur le caractère
31:46qu'on pouvait éventuellement connaître.
31:48Alors, il y a Naïm
31:50qui voulait répondre.
31:51Naïm, j'ai 29 ans,
31:53je suis conducteur de train
31:53à la SNCF.
31:55Moi, il y a une chose
31:55que j'aimerais dire
31:56sur M. Lecornu.
31:57Déjà, il nous promet une rupture.
31:59Cette rupture, c'est quoi ?
32:00C'est de ne pas utiliser le 49-3.
32:03Merci à lui.
32:04C'est en fait la démocratie.
32:05Je ne pense pas
32:06qu'on doit le remercier pour cela.
32:09Ensuite, concernant le PLF-SS,
32:12je comprends le Parti socialiste
32:14qui a voulu ne pas censurer
32:16parce qu'apparemment,
32:18ils ont gagné
32:19cette suspension temporaire
32:20de la réforme des retraites.
32:22Sauf que, en fait,
32:23vous faites perdre du temps
32:24aux Français.
32:25Vous faites perdre...
32:26Moi, ce que j'ai bien aimé,
32:28c'est que...
32:28Alors, pourquoi ?
32:28Dites-moi.
32:29Parce qu'en fait,
32:31il faut censurer.
32:32Il faut censurer
32:32parce que, pour moi,
32:33le problème...
32:34Le jour d'après,
32:35c'est quoi de la censure ?
32:36C'est quoi le jour d'après ?
32:37Déjà,
32:39élection, c'est possible.
32:40C'est possible, pardon.
32:41Une dissolution aussi.
32:43Mais en fait, pour moi,
32:44la cause de toute cette instabilité politique,
32:47c'est de l'entêtement
32:47du président de la République.
32:49Pourquoi ?
32:50Parce que je ne saurais même plus
32:51compter combien on a eu
32:52de premiers ministres
32:53depuis qu'il est au pouvoir
32:55depuis 2022.
32:57Depuis 2017.
32:59Et pour moi,
33:01il faut qu'il arrête.
33:02Comme vous dites,
33:03on a une Assemblée nationale
33:04qui représente bien les Français.
33:07Il y a deux oppositions.
33:09Les partis sont très bien représentés.
33:11Mais donc, pardon,
33:12je vais aller un peu
33:13à votre rencontre.
33:14Mais vous dites,
33:15on a une Assemblée nationale
33:16qui représente les Français.
33:18Si demain,
33:18il y a une censure,
33:19une dissolution
33:20des élections législatives,
33:21les Français,
33:22ils ont voté il y a 15 mois.
33:23Vous avez voté il y a 15 mois.
33:24En quoi est-ce que votre vote
33:25demain sera différent
33:26de celui de juin 2024 ?
33:28Ce qui va régler cette instabilité.
33:30Le problème,
33:30c'est l'entêtement
33:31du président de la République
33:32qui force...
33:33Vous voulez une démission
33:35du président de la République ?
33:36Une démission avec une présidentielle.
33:37Le Premier ministre force
33:38avec un budget
33:39qui est complètement cruel,
33:41douloureux et antisocial.
33:42Vous avez beau
33:43ne pas voter la censure
33:44parce que vous voulez
33:44amender chaque article
33:46un par un...
33:47Vous, vous n'y croyez pas.
33:48Censurer.
33:49Il peut y avoir une cohabitation
33:50un Premier ministre de gauche.
33:52Non, il n'y en aura pas.
33:52Dans ce cas,
33:53c'est démission.
33:54Il faut continuer à censurer
33:54jusqu'à ce que le président démissionne.
33:56C'est lui qui fait du mal au pays.
33:57Sauf qu'en attendant,
33:58cette instabilité politique,
34:00elle a coûté déjà
34:010,3 point de croissance
34:03à la France cette année.
34:05La dette publique
34:06continue de se creuser
34:08et vous allez voir
34:09que même loin de Paris,
34:10les entreprises traversent
34:11en fait un choc
34:12d'incertitude
34:13avec des dossiers de commandes
34:15qui sont vides,
34:15des investissements
34:16qui sont repoussés,
34:17des embauches gelées.
34:19Illustration ce soir
34:20dans une entreprise
34:21de panneaux photovoltaïques.
34:23On est près de Rennes,
34:24c'est à Bresset
34:24et c'est un reportage
34:25sur le terrain
34:26de Thibaut Henoch
34:27qui est à Bignon.
34:28Regardez.
34:30Ça va ?
34:31Bonjour Marc.
34:32Alors, on est rendu où
34:34sur le projet ?
34:35Donc là, ils ont démarré
34:36la partie toiture.
34:37C'est un secteur
34:38où il faut avoir
34:39le cœur bien accroché.
34:41Ces entrepreneurs installent
34:45des panneaux solaires
34:46chez des particuliers.
34:48On va voir 4 panneaux ici
34:49et puis ici,
34:51on va voir 12 panneaux
34:52de l'autre côté.
34:54De l'électricité verte
34:55produite pour de l'autoconsommation.
34:58Ça va permettre de couvrir
34:59une bonne partie
35:00de leur consommation d'énergie.
35:02Mais un projet qui a un coût.
35:0411 000 euros
35:05pour cette installation.
35:06Pas évident de sauter le pas.
35:08Sur un chantier comme ça,
35:10on est sur une rentabilité
35:11à 6 ans.
35:13Donc, ça reste des gros investissements.
35:15Un investissement à long terme,
35:17synonyme de confiance
35:18nécessaire dans l'avenir.
35:19Résultat dans ce marché,
35:22du fait de l'incertitude du moment,
35:24le soleil a disparu
35:25et le ciel s'est couvert.
35:27Actuellement, en effet,
35:27on a beaucoup de particuliers
35:28qui souhaiteraient se lancer
35:30dans cette démarche.
35:31Mais étant donné le contexte
35:33ambiant en France,
35:35on a quand même
35:35beaucoup de particuliers
35:36qui hésitent à franchir le pas,
35:37qui préfèrent finalement
35:38conserver leur épargne.
35:40Une posture de sécurité
35:41qui pèse sur le carnet de commandes.
35:44Dans ce contexte,
35:45pas question pour ces entrepreneurs
35:47de prendre des risques.
35:48la priorité est d'éviter la chute.
35:52Bienvenue dans le locaux.
35:55Bienvenue dans le locaux.
35:56Excusez-nous,
35:56c'est encore un peu en travaux.
35:58Une prudence liée à l'incertitude
36:00visible jusque dans les locaux
36:02de cette PME née en 2023.
36:05On fait très attention
36:06aux investissements qu'on mène
36:07et surtout dans une période
36:09qui est un peu compliquée.
36:10Si la peinture n'a toujours
36:12pas été posée,
36:13c'est aussi un peu à cause de ça.
36:15Si on regarde le nombre de projets
36:17qui ont pu être accordés
36:17suite à la dissolution
36:18au deuxième trimestre 2024,
36:20on observe qu'on a une demande
36:21qui a baissé
36:22et qui continue de baisser actuellement.
36:24Un brusque coup d'arrêt
36:25venu frapper ce secteur
36:26en plein essor
36:27et qui se traduit
36:28dans cette entreprise
36:29par un gel des embauches
36:31qui était programmé.
36:32Le projet initial,
36:33c'était de dire,
36:34vu que le marché grandissait,
36:35créer des agences
36:36d'embaucher
36:373 à 4 personnes
36:38par agence.
36:39Aujourd'hui,
36:40c'est quelque chose
36:40qu'on va mettre en attente.
36:42Pourtant,
36:43les deux hommes
36:44s'estiment chanceux.
36:45Là où eux réduisent
36:46la voilure,
36:47certains de leurs collègues
36:48ont déjà fermé leurs portes.
36:50On voit des confrères
36:51qui sont en difficulté,
36:52soit en redressement.
36:53On espère qu'ils peuvent
36:53s'en sortir,
36:54soit certains vont être
36:55obligés de s'arrêter
36:55parce qu'il n'y a pas
36:56la charge suffisante
36:57pour pouvoir continuer
36:58d'exister.
36:59Dans le pays,
36:59quelques 28 000 emplois
37:01ont été supprimés
37:02sur un an
37:02chez les artisans du bâtiment.
37:04En septembre,
37:06les défaillances d'entreprises
37:07ont connu un niveau inédit
37:08depuis 2009.
37:10Plus de 7 000
37:11ont fermé leurs portes.
37:14Paul-Olivier,
37:14vous êtes vous-même
37:15patron de PME.
37:16Dans quel secteur,
37:17d'ailleurs ?
37:18Est-ce qu'il a le micro,
37:19Paul-Olivier ?
37:20Je suis dans l'agroalimentaire.
37:22Est-ce que vous vous reconnaissez
37:23dans la situation
37:24de cette entreprise
37:25qu'on vient de voir ?
37:25Comment est-ce que
37:26la crise politique,
37:27l'instabilité
37:28qui perdure,
37:28a impacté votre entreprise ?
37:31Moi, un petit peu moins
37:33parce qu'on travaille
37:34sur du haut de gamme.
37:36Et le haut de gamme...
37:37Vous échappez à la crise.
37:39Exactement.
37:40Mais ça nécessite
37:42beaucoup de travail
37:43et nécessite
37:44de partir à l'export,
37:47de sortir aussi
37:48d'un territoire morose
37:50où effectivement
37:51les perspectives
37:51sont quand même
37:52assez tristes.
37:55La situation,
37:57et là je parle plus
37:57au-delà de mon entreprise
37:59pour les entreprises
38:00du secteur agroalimentaire,
38:02il va falloir savoir
38:02qu'un tiers
38:03des entreprises
38:05de l'agroalimentaire
38:06cette année
38:07vont présenter
38:08un bilan négatif,
38:11un résultat négatif,
38:12un tiers.
38:13Quand on connaît
38:13la taille des PME
38:14et le peu de trésorerie
38:16dont elles disposent,
38:19on peut être extrêmement inquiet
38:21pour 2026, 2027.
38:23Alors, encore une fois,
38:27rassurez-vous,
38:27les entrepreneurs
38:28ne sont pas là
38:29pour se plaindre,
38:30pour demander
38:30des choses à l'État.
38:32On a bien compris
38:32que les demandes
38:35qu'on faisait,
38:35je reçois beaucoup
38:36de ministres
38:36parce qu'on est à Orléans,
38:38donc la visite
38:39est rapide.
38:40Donc on envoie
38:41des filets pas mal
38:42et on a toujours
38:45les mêmes questions
38:46et les mêmes demandes
38:48vis-à-vis d'eux.
38:49mais vous savez,
38:51dans le monde
38:52de l'entreprise,
38:53un entrepreneur,
38:55c'est quelqu'un
38:55qui crée
38:57les conditions
38:58pour que ses équipes
38:59réussissent.
39:01Et j'aimerais
39:01que vous puissiez
39:03également porter
39:04ce type
39:05de message
39:06et en tout cas
39:07le vivre,
39:08l'incarner
39:08et créer
39:10pour les entrepreneurs,
39:11pour les PME françaises,
39:13on met de côté
39:13les grands groupes,
39:15pour ces PME
39:15qui sont extrêmement fragiles,
39:17les conditions
39:18de la réussite.
39:19Donc ma question,
39:20c'est concrètement,
39:22qu'allez-vous mettre
39:23en place
39:23pour créer
39:24les conditions
39:24de la réussite
39:25et puis surtout,
39:26avec quel calendrier ?
39:28Peut-être rebondir
39:29sur ce que votre propos,
39:31c'est dire comment
39:31je mets en capacité
39:33mes équipes
39:34de bien travailler.
39:35C'est aussi toute
39:35la politique de formation
39:36et ça,
39:37on l'a porté
39:38et je pense que
39:38vos équipes le voient.
39:40Mais au-delà
39:41de la formation,
39:41vous parlez d'équipe,
39:42moi je suis ancienne
39:43entrepreneur,
39:44donc je vois,
39:45j'y suis sensible.
39:47Moi je crois que
39:47quand on parle
39:48de stabilité
39:49et d'instabilité,
39:50moi je rencontre
39:50des entrepreneurs
39:51qui me disent
39:51décider d'un truc
39:52mais au moins décider
39:53parce que là en fait
39:53tout est bloqué.
39:54S'il y a les carnets
39:55de commandes,
39:55non mais...
39:56Oui, il faut de la visibilité.
39:58Oui, mais qui...
39:59Oui, mais en fait...
40:00Mais bien sûr...
40:01Le micro,
40:02le micro Paul-Olivier.
40:03On préfère une mauvaise décision
40:04annoncée
40:05que l'hypothèse
40:06de mauvaise décision
40:07dont on ne sait pas
40:08comment ça va atterrir.
40:09Oui, c'est le manque
40:09de visibilité
40:10qui paralyse l'économie.
40:11Si on en est là,
40:11c'est extrêmement triste
40:13et grave.
40:14On vous demande
40:15de prendre des décisions,
40:16effectivement,
40:17de créer les conditions
40:19de la stabilité
40:20mais surtout
40:21en nous donnant
40:22des armes
40:23pour qu'on puisse réussir
40:25à la fois en France
40:26et à l'international.
40:27Et aujourd'hui,
40:27ça n'est pas du tout le cas.
40:29On parle de choc
40:30de simplification,
40:31de simplification
40:32des normes,
40:34etc.
40:34Et finalement,
40:35on va se retrouver
40:36avec quoi ?
40:36Avec des impôts supplémentaires.
40:39Alors, peut-être pas
40:40sur la production...
40:40Alors, dans le budget
40:42qui vient,
40:43il y a la suppression
40:44de l'impôt de production,
40:45CVAE,
40:46cotisation sur la valeur
40:47ajoutée des entreprises.
40:49Elle devait être supprimée...
40:51À partir de 500 000 euros
40:53et puis encore une fois,
40:54c'est une goutte
40:55dans l'océan
40:57des économies nécessaires
40:59parce qu'on parle
41:01des entreprises,
41:01les entreprises sont résilientes,
41:03elles vont travailler,
41:03elles vont faire en sorte
41:04parce que nous,
41:05nous avons l'obligation
41:06de résultats.
41:07C'est-à-dire que
41:08si nous présentons
41:09un budget négatif,
41:11l'entreprise meurt,
41:12on licencie
41:13et tout s'arrête.
41:15Ce qui n'est pas le cas
41:15pour l'État.
41:18Alors, Paul-Olivier,
41:19il va falloir faire tourner
41:19la parole.
41:20Donc, posez peut-être...
41:21Si vous avez une question,
41:22alors posez directement.
41:22Allez-y.
41:23C'est quoi et quand ?
41:27Je pense que la politique
41:28d'investissement
41:28qui a été portée
41:29est ce qu'on appelle
41:30la politique de l'offre.
41:31On a vu quand même
41:32que la France
41:32avait réussi à attirer
41:34des investissements,
41:35des investissements internes
41:36et des investissements
41:37étrangers aussi.
41:38On a affronté des crises
41:39qui ont pu justement
41:40un peu bloquer
41:41cette politique.
41:42Mais l'investissement,
41:43c'est quand vous avez
41:44de la stabilité fiscale,
41:45quand vous investissez aussi
41:46dans la formation,
41:47dans l'innovation,
41:48ça donne envie
41:49aux gens d'investir
41:50et donner de la visibilité.
41:51et la visibilité...
41:52Non, tout ne va pas bien.
41:53Je ne suis pas en train
41:54de vous dire...
41:54C'est un cri du cœur
41:55qu'ils sont en train de faire.
41:56Vous leur dites,
41:56on a fait ci,
41:56on a fait ça,
41:57ça se passe très bien.
41:57Oui, mais je suis en train
41:57de vous dire
41:58qu'on a eu des crises
41:58qui ont pu aller
41:59à l'encontre
42:00de ces efforts.
42:01Mais en fait,
42:02on connaît les clés
42:03et on ne peut pas
42:04les mettre en place
42:06quand on est
42:07dans un caractère
42:09complètement instable.
42:10Moi, je voudrais donner
42:10la parole
42:11à Grégory Courtas.
42:13Grégory,
42:13vous êtes le maire
42:14de Pucet,
42:15en Essonne,
42:16à l'échelle
42:16d'une commune
42:17comme la vôtre
42:18qui compte 2000 habitants.
42:19Comment est-ce
42:20qu'on est touché
42:20par cette instabilité politique ?
42:22Je me présente à vous,
42:24Grégory Courtas.
42:24Je suis maire
42:25depuis 2008,
42:26donc ça va faire
42:26bientôt 18 ans.
42:29Nous,
42:29quand on se rend compte
42:30avec notre équipe,
42:32on n'est pas forcément
42:32du même parti,
42:33du même bord,
42:34mais on se retrouve
42:34sur un projet commun
42:35pour notre village.
42:37Au conseil municipal ?
42:38Bien sûr.
42:39Je veux dire,
42:39aujourd'hui,
42:41les maires
42:41des 35 000 communes,
42:43ils ont quand même
42:43des bons exemples
42:44à donner,
42:45justement,
42:45de compromis,
42:46ce que vous disiez.
42:47Je pense que,
42:48venez nous voir,
42:48peut-être qu'on n'a pas
42:49la recette,
42:49mais en tout cas,
42:50on pourrait peut-être
42:50vous aider
42:51à mieux vous entendre
42:52et à mieux vous comprendre.
42:53En plus,
42:53j'ai été assistant parlementaire
42:54dans l'autre chambre
42:55là-bas au Sénat,
42:56donc je connais bien
42:57les commissions,
42:57tout ça,
42:58tout ce que vous dites.
42:59Aujourd'hui,
43:00vous dites,
43:01allez,
43:01on va faire la dissolution,
43:03on y va.
43:04Qui c'est qui va organiser ça ?
43:06C'est nous ?
43:07Ça va coûter combien,
43:08ça ?
43:09Un milliard la dernière fois.
43:10Merci.
43:10Donc on continue
43:11le droit dans le mur.
43:15On ne demande pas notre avis
43:17parce qu'aujourd'hui,
43:19il y a une irresponsabilité
43:21pour laquelle,
43:22justement,
43:23les députés
43:24de l'Assemblée nationale
43:25ne portent pas.
43:27Et moi,
43:28ça me gêne profondément.
43:29Il y a tellement
43:30de sujets à donner.
43:32Vous avez parlé
43:32de la PLF là.
43:33Si jamais elle n'est pas votée,
43:35on revient à N-1,
43:35c'est-à-dire que,
43:36du coup,
43:37nous,
43:37notre DGF,
43:38on fait quoi ?
43:38Comment on fait ?
43:39La DGF,
43:40la DGF,
43:40la DGF,
43:41la DGF,
43:41la DGF,
43:41la DGF,
43:41la DGF,
43:41la DGF,
43:41c'est des sujets
43:42qui nous intéressent,
43:44sur lesquels
43:44on doit demain.
43:46Et puis,
43:46vous l'avez dit,
43:47les collectivités locales,
43:49je n'ai pas le chiffre en tête,
43:50mais ça correspond
43:51pratiquement à 60-70%
43:53des commandes
43:54dans l'entrepreneuriat,
43:56dans le bâtiment,
43:56dans l'artisanat.
43:58Donc,
43:58ça veut dire qu'aujourd'hui,
43:59même nous,
43:59quand on fait des baisses
44:00de stations globales
44:01de fonctionnement,
44:02en fin de compte,
44:03je ne vais pas faire
44:03une leçon
44:04sur comment est constitué
44:06un budget communal,
44:07mais c'est vrai
44:08que nous,
44:08on ne peut plus investir.
44:09On n'a plus d'excédents
44:09de fonctionnement,
44:10on n'a plus de CAF,
44:11on est réduit en peau de chagrin
44:12et nous,
44:12on doit faire des coupes.
44:13Et j'ai regardé,
44:14je crois que la dernière fois
44:15que l'État a fait
44:15un budget équilibré,
44:16c'était dans les années 70,
44:17je crois.
44:20Alors que vous,
44:20on n'était pas nés.
44:21Vous avez l'obligation
44:22de le voter à l'équilibre.
44:23Sinon,
44:24on est sous titel
44:25par la préfecture.
44:25Il y a des sujets
44:26aujourd'hui
44:26qui sont très très importants.
44:28C'est vrai que les Français
44:30regardent un petit peu,
44:32vous dites,
44:32oui,
44:32il faut faire la dissolution,
44:33il faut aller re-voter,
44:35le corps nu.
44:35Il y a tellement
44:37de ministres qui passent,
44:38je ne me rachais même pas
44:38les noms en tête.
44:39Franchement,
44:40on ne sait même pas
44:40le nom du ministre
44:41de la Santé.
44:43On est tous perdus,
44:44en fin de compte.
44:44Vous nous avez perdus
44:45et je trouve que là,
44:47vous l'avez dit...
44:47Pour le ministre de la Santé,
44:48je peux vous répondre,
44:49c'est Stéphanie Riste.
44:50Voilà.
44:51Je l'apprends,
44:52je n'ai même pas regardé,
44:52ça change tellement,
44:53c'est même plus.
44:54Elle vous dit
44:54le corps nubis,
44:55bon d'accord,
44:56j'ai l'impression
44:56que c'est un film
44:57avec loup de funès,
44:59cette histoire.
44:59Franchement,
45:00de la manière
45:00dont c'est présenté,
45:02on a l'impression
45:02que c'est des films.
45:03Il y a fantômas
45:04qui va arriver.
45:05Franchement,
45:06c'est pathétique
45:07de dire ça.
45:07Et je crois
45:08qu'on a des belles institutions.
45:09La France,
45:10c'est un beau pays.
45:12Et je me demande
45:12comment on en a fait
45:13pour en arriver là ?
45:14Franchement,
45:14c'est décevant
45:15à un point où...
45:17Mais on en est arrivé là
45:18aussi par la volonté
45:19des électeurs
45:20qui sont allés voter.
45:22L'Assemblée nationale,
45:24personne n'est parachuté
45:26à l'Assemblée nationale.
45:27Il y a des élections
45:27législatives
45:28et il y a 15 mois,
45:29les Français ont décidé
45:31de voter de cette façon-là.
45:33Oui, mais le problème,
45:34si je me permets
45:34d'intervenir,
45:35ce qui est passé
45:36au premier tour,
45:37on était en tête
45:38aux élections.
45:39Au second tour,
45:40il y a eu un front
45:40qui s'est fait
45:41des communistes
45:42jusqu'aux républicains
45:43contre nous
45:43pour empêcher
45:44une alternance naturelle.
45:46Ça s'appelle
45:46une démocratie.
45:47Ce n'est pas une démocratie.
45:48Vous mettez ensemble
45:49quoi un rapport
45:50les républicains
45:51et les communistes ?
45:52Quel projet en commun
45:53pour trouver des solutions
45:54aux entrepreneurs,
45:55aux agents immobiliers
45:56ou à nos professeurs d'école
45:57comme Julie ?
45:57Vous tordez le sujet.
45:59Vous qui faites
45:59un délit de démocratie
46:00par rapport à ça
46:01parce que vous empêchez
46:02d'avoir une alternative.
46:04C'est un bon point commun.
46:06C'est tout.
46:06Ok, vous battez
46:07contre les Français,
46:08il n'y a pas de problème.
46:08Mais non,
46:09on ne se bat pas
46:09contre les Français,
46:10on ne se bat
46:10contre votre idéologie,
46:11ce n'est pas la même chose.
46:11je vais juste revenir
46:14si je trouve que c'est un bon exemple.
46:16Vous voulez bien vous présenter ?
46:17Vous n'avez pas encore...
46:17Pardon,
46:18si, j'ai parlé déjà
46:18d'un coup.
46:19Excusez-moi,
46:20excusez-moi,
46:21pardonnez-moi.
46:21Je ne vous ai pas marqué.
46:24Non,
46:25ne dites pas ça.
46:25Revenir sur l'exemple
46:26des retraites
46:27que je trouve
46:27être un bon exemple.
46:28Les retraites,
46:29on est sur de l'économie
46:30pure et dure.
46:31Il y a Orson Well
46:31qui disait
46:32la base d'une vraie politique
46:33c'est que 2 plus 2 font 4.
46:35Il y a un principe de réalité
46:36qu'il faut admettre
46:36et sur lequel tout le monde
46:38doit se souhaiter,
46:38c'est aux économistes
46:40de travailler
46:41sur un sujet comme ça.
46:42C'est-à-dire que moi,
46:43je m'intéresserais
46:44à la politique réellement
46:45le jour où il y aura
46:46des partis
46:46mais il y aura surtout
46:47des gens qui sont
46:48des sachants,
46:49des scientifiques,
46:50des techniques,
46:51des gens techniques
46:51qui sont capables
46:52de travailler
46:53et de nous proposer
46:54littéralement
46:55des projets
46:56pesés, sous-pesés.
46:57On n'a que des appels de com'
46:59et je me permets juste de finir.
46:59On n'a que des appels de com'
47:01on a monté les retraites
47:02c'est pas bien,
47:03baissé les retraites
47:03c'est pas bien,
47:04attention.
47:05On n'a jamais réellement
47:06un vrai travail de fond.
47:07Juste là-dessus,
47:08c'est ça la vraie politique.
47:09Juste là-dessus,
47:09nous quand on vous dit
47:11suspension des retraites
47:12et quand on a déposé
47:13justement un contre-budget
47:14cet été,
47:16on a travaillé
47:16avec des économistes.
47:17On ne fait pas ça
47:18aux doigts mouillés,
47:18c'est pas possible.
47:19C'est pour ça que je vous dis
47:20lorsque nous obtenons
47:21qu'il y ait un débat budgétaire,
47:23ce qui n'est pas arrivé
47:24depuis très longtemps,
47:25depuis 2200,
47:26la menace du 49-3,
47:27moi j'estime
47:28que ça permet
47:29à chaque parti politique
47:32et donc par la voix
47:33de son député
47:33et donc à chaque grosse formation
47:35de dire
47:36voilà ce que nous,
47:37on propose.
47:38Mais avec,
47:39quand je crée telle dépense,
47:41vous savez,
47:42pour qu'il puisse être voté,
47:43le budget,
47:43il faut aussi,
47:44de l'autre côté,
47:46avoir des recettes.
47:47C'est pour ça aussi
47:48que nous,
47:48nous avons,
47:49par exemple,
47:50au Parti Socialiste,
47:51déposé un certain nombre
47:52de propositions
47:53et on dit,
47:54ben voilà,
47:55sur notre budget,
47:56il y aura 21 milliards
47:58justement de recettes,
48:00on fera des économies
48:01à peu près de 19 milliards
48:03et ensuite,
48:03donc,
48:04il va rester encore
48:0521 milliards
48:06de dépenses
48:07à faire
48:08mais on dit
48:08sur quel type
48:10de projet
48:11et sur quelle ligne
48:12on le fait.
48:12C'est-à-dire que
48:13vous ne pouvez pas juste dire
48:14ah ben non,
48:14mais sinon moi aussi,
48:15je vais dire,
48:16tout le monde part
48:16à la retraite
48:17à 55 ans,
48:18etc,
48:18etc.
48:18Non,
48:19il faut des choses
48:19chiffrées,
48:20c'est ce qu'on fait
48:21et c'est pour ça
48:21que je vous dis,
48:22là où je ne suis pas d'accord
48:23avec le problème
48:24de il faut censurer,
48:26ok,
48:26on censure,
48:27qu'est-ce qui se passe ?
48:28Dissolution,
48:29loi spéciale,
48:29ça veut dire que
48:30le gouvernement,
48:31même démissionnaire,
48:32il décide tout seul,
48:33sans consulter personne
48:35et il fait exactement
48:36le budget qu'il veut.
48:37Ben moi,
48:38je suis désolée,
48:38je n'ai pas été élue pour ça,
48:40moi j'ai été élue
48:40justement pour faire
48:41ce travail budgétaire
48:43que les communes
48:44connaissent très bien
48:45parce que moi,
48:45j'étais adjointe au maire,
48:46tous les ans,
48:47vous construisez votre budget
48:48et vous regardez
48:49ce qui est possible,
48:50pas possible,
48:51et bien moi,
48:51c'est ce que je dis,
48:52on va avoir l'occasion
48:52de le faire
48:53à l'Assemblée nationale,
48:55c'est tout.
48:55Je me permets juste
48:56de dire quelque chose,
48:57là il y a un calendrier
48:58aussi pour nous les maires,
48:59il y a les élections municipales
49:00au mars 2026,
49:01nous on est déjà en campagne,
49:02ouvert depuis le 1er mars 2026,
49:04donc on fait quoi nous maintenant ?
49:05On attend,
49:06on a dissolution,
49:07c'est pour ça que nous on dit
49:08que ce n'est pas la peine
49:08de faire une dissolution,
49:09on dit qu'il faut un budget
49:10qui soit voté le 1er janvier.
49:12On nous a suspendu,
49:13si vous voulez,
49:13temporellement parlant.
49:14Vous craignez une dissolution
49:17qui entraînerait
49:18des élections législatives
49:19et qui viendrait taper,
49:21entre guillemets,
49:22avec vos élections municipales.
49:23On est en pleine campagne actuellement,
49:25donc ça veut dire quoi ?
49:25C'est compliqué les campagnes municipales.
49:27Oui, c'est-à-dire
49:27où on met les panneaux ?
49:29Tout à fait,
49:29et puis pour revenir
49:30à ce que vous disiez,
49:31c'est vrai que sur la loi
49:31PLFSS,
49:32c'est vrai qu'il y a plein d'autres choses,
49:34il y a la GEMAPI
49:34où nous ça nous impacte,
49:35il y a la loi SRU,
49:37Solidarité Renovable Urbain,
49:39il y a la loi NOTE
49:39qui n'est pas la nôtre,
49:40mais qui nous a...
49:41Mais ça, Alexandre Sabatou,
49:42vous l'entendez ?
49:43Vous en avez des élus locaux
49:44au Rassemblement National,
49:46mais ils ne doivent pas
49:47vous dire le contraire.
49:48La question des transports aussi,
49:49les transports.
49:49Oui, la mobilité.
49:50L'IDEF mobilité,
49:51aujourd'hui,
49:52dans toutes les régions,
49:53c'est une compétence régionale.
49:54Il faut arrêter ça,
49:55c'est un bordel sans nom.
49:56Il faut que ça revienne ça,
49:58il faut relocaliser,
50:00que ce soit dans les communautés d'agglos,
50:01les communautés de communes,
50:05a parlé d'un nouveau choc
50:06de décentralisation,
50:07donc on verra sa couleur.
50:09Il est trop choc.
50:11Non, mais j'entends très bien
50:12ce que monsieur essaie de nous dire.
50:13Je rappelle la situation,
50:14on a quand même 3 000 milliards de dettes,
50:16dont 1 000 milliards
50:16qui ont été faits par les macronistes,
50:18qui s'accrochent à leur siège.
50:20Et Julie, la professeure,
50:21nous demandait plus de moyens
50:22dans l'éducation,
50:23mais sauf qu'aujourd'hui,
50:25cette année,
50:25c'est la première année
50:26où le remboursement de la dette,
50:27ça va être le premier sujet du PLF.
50:32Donc ça veut dire que votre argent
50:34va servir d'abord
50:34à rembourser le bilan
50:36des macronistes depuis 8 ans
50:38avant de rajouter des personnes
50:39dans les hôpitaux
50:40ou des professeurs dans les écoles.
50:41Donc je suis désolé,
50:42mais Marine Le Pen l'a très bien dit,
50:44c'est la rupture ou la censure.
50:45Monsieur Lecornu
50:46ne montre pas de rupture.
50:47Je rappelle 19 milliards d'euros
50:49en plus d'impôts
50:49qui sont annoncés.
50:50Et donc on censure...
50:51Mais vous allez pouvoir
50:52les amender !
50:54Puisqu'il n'y aura pas de 49 fois.
50:55Là, je suis désolé,
50:55mais là, il se moque de vous.
50:57Je ne peux pas le dire autrement
50:58parce qu'il y a des lignes rouges
51:00qui vont être franchies
51:01du côté du PS,
51:02du côté des Républicains,
51:03du côté de chez nous.
51:04Et dans ce cas-là,
51:04on ne pourra pas se mettre d'accord
51:06parce que ce n'est pas possible.
51:07Et arrêtez de leur faire croire
51:08que c'est vrai.
51:09Vous cherchez juste
51:09à prolonger votre mandat.
51:11Moi, je ne fais rien du tout.
51:12Moi, je tiens à préciser que...
51:14Vous avez la pureté du mandat
51:15et nous pas.
51:16Enfin, je veux dire,
51:16excusez-moi,
51:17mais c'est caricatural.
51:17Le Rassemblement National
51:18est resté droit dans ses bottes
51:19du début à la fin.
51:19Moi, je ne me dédouane pas,
51:20mais quand vous dites
51:21que le seul bilan,
51:22c'est d'avoir des dettes,
51:23je veux rappeler aussi
51:23qu'on a tous ensemble
51:24traversé des crises ensemble.
51:26Et en fait,
51:26ce qu'on a pu faire
51:27de maintenir,
51:28justement pendant la crise Covid,
51:30des emplois
51:30à flot des entreprises...
51:32C'est qu'un tiers de votre dette.
51:33Mais arrêtez, en fait,
51:35de nier qu'on a réussi
51:37à faire des choix
51:37à ce moment-là
51:39que d'autres n'auraient pas pris.
51:40Et on aurait eu
51:40des défaillances d'entreprises,
51:42mais vraiment beaucoup.
51:44On sait très bien en plus
51:45que la structure française,
51:46quand il y a des emplois
51:47qui se détruisent,
51:48ils ne se refont pas comme ça.
51:50On a réussi à lutter
51:51contre le chômage.
51:51Les gilets jaunes soient parus
51:52comme par magie,
51:53Et les gilets jaunes,
51:54vous ne comprenez pas
51:55que cette colère,
51:55elle était là aussi avant
51:57et qu'elle est encore là ?
51:59Donc les gilets jaunes,
52:01ce n'est pas uniquement
52:01parce qu'Emmanuel Macron
52:02est arrivé au pouvoir.
52:02C'est votre bilan.
52:03Vous avez été au pouvoir
52:03pendant huit ans.
52:04Vous avez fait des choix catastrophiques.
52:06C'est pour ça que les entrepreneurs
52:06nous disent qu'ils ont le couteau
52:07sous la gorge
52:08et que certains déposent le bilan.
52:09C'est votre bilan.
52:10C'est votre politique.
52:11Les Français en ont marre.
52:12Et nous, on nous explique
52:14que vous avez fait barrage
52:14à l'extrême droite.
52:15Étonnamment, nous sommes les seuls
52:16à appeler pour des élections,
52:17à faire parler de la démocratie
52:18et de faire parler les Français.
52:19C'est faux, vous n'êtes pas les seuls.
52:20Oui, mais les Français
52:21n'ont pas l'air opposés
52:22non plus au parlementarisme.
52:26Ils nous demandent
52:27de nous entendre justement
52:27et de discuter
52:28et de pouvoir changer les choses.
52:30Ils le disent,
52:30mais je vous le dis,
52:31vous vous faites avoir.
52:32Mais on a des Français
52:33qui se sont déplacés
52:34et vous le rappelez,
52:35massivement aux urnes
52:36en juin et juillet 2024.
52:37C'est certainement l'Assemblée
52:38la plus légitime.
52:39Aujourd'hui, ils nous disent
52:40en fait, je n'y retournerai pas.
52:43Donc débrouillez-vous
52:44et en fait, je ne retournerai pas voter.
52:46Le taux de participation
52:47ne sera jamais le même.
52:48Alors, tout le monde
52:49veut prendre la parole.
52:50C'est formidable.
52:51Julie, on ne vous a pas entendue
52:53depuis tout à l'heure.
52:56Oui, finalement, à vous entendre,
52:59je finis par me demander
53:01si, déjà, une première question,
53:04comment est-ce que certains
53:05se sont sentis ?
53:07Alors, je ne suis pas totalement
53:08au fait de la situation
53:10dans vos circonscriptions
53:11lorsqu'il y a eu
53:12la première dissolution.
53:14Mais il y a certaines personnes
53:15qui étaient élues, a priori,
53:17pour cinq ans
53:18et qui n'ont pas pu
53:19appliquer leur programme,
53:21qui sont senties en balottage
53:23et qui n'ont pas pu tout mener.
53:24Ça a été un combat
53:25et pendant ce temps,
53:26elles n'ont pas pu mettre en œuvre
53:28pendant le temps de la campagne
53:29certaines choses.
53:31D'autres personnes
53:31qui s'étaient préparées
53:32à plus long terme
53:33à repasser cinq ans après,
53:35qui ont dû faire un programme
53:36rapidement
53:36et qui ont hérité
53:39d'une situation
53:40qui ne venait pas vraiment d'elles.
53:41Moi, j'aimerais bien avoir
53:44votre sentiment à vous
53:45en tant qu'élu
53:47par rapport à tous ces gouvernements.
53:50Et puis aussi,
53:51une autre question
53:52beaucoup plus ouverte,
53:53est-ce que finalement,
53:54on n'a pas une cinquième république
53:56qui a été construite,
53:57je ne suis pas professeur d'histoire,
53:58mais qui n'a pas été construite
54:00pour éviter les instabilités
54:01comme on avait eu
54:03dans la quatrième république,
54:04qui ne serait pas finalement
54:05à bout de souffle
54:06et il faudrait penser
54:07à une sixième république.
54:08Alors, quitte à savoir,
54:10je sais que plusieurs parties
54:11ont leurs idées
54:12sur la sixième république.
54:14Il y a même d'autres...
54:15Qui veut lui répondre ?
54:16Qui veut lui répondre ?
54:16Moi, je veux bien répondre.
54:17C'est-à-dire que moi,
54:18je débarque effectivement
54:19en 2024
54:20suite à une dissolution
54:21sur une circonscription
54:23qui n'est pas du tout
54:25de ma couleur politique
54:25puisque moi,
54:26j'étais la candidate
54:27de l'Union de la Gauche.
54:28C'est la première fois
54:28que sur ma circonscription,
54:30il y a une députée de gauche.
54:32Donc, ce qu'il faut comprendre,
54:33c'est que quand vous êtes
54:34élu député,
54:35vous n'êtes pas sur un programme
54:37que vous poursuivez.
54:38Vous avez un programme
54:39sur lequel vous avez été élu.
54:41Donc, nous,
54:41c'était celui
54:42du Nouveau Front Populaire
54:43et ensuite,
54:44à l'intérieur de ce programme,
54:46justement,
54:46dans la commission
54:47et vis-à-vis de votre groupe,
54:49vous essayez de mettre en œuvre
54:50un maximum
54:51des engagements
54:52que vous avez pris
54:53devant vos électeurs
54:54en disant
54:55on va défendre,
54:56par exemple,
54:57la brogation
54:57de la réforme des retraites,
54:59on va défendre
55:00une taxe
55:01des ultra-riches
55:04qu'on appelle
55:04plus communément là,
55:05par exemple,
55:05la taxe Juckman,
55:06etc.
55:07Chacun a son propre...
55:09C'est difficile
55:10de construire
55:10quoi que ce soit
55:11quand vous avez
55:11un gouvernement
55:12qui change régulièrement
55:14parce que vos interlocuteurs
55:15changent.
55:17Ce que vous avez réussi
55:18à mettre en place,
55:19à négocier
55:20avec votre interlocuteur,
55:22il faut tout recommencer.
55:23C'est-à-dire que vous allez
55:24nouer des...
55:26Quand on est un député,
55:27vous discutez aussi
55:28avec votre ministre de tutelle.
55:30Par exemple,
55:30moi, je suis à la commission
55:30des affaires étrangères,
55:32je discute avec Jean-Noël Barraud,
55:33je discutais aussi
55:34avec Mohamed Tani Swahili
55:36sur les relations internationales,
55:37sur l'aide publique
55:37au développement.
55:38Donc, vous allez construire
55:39un certain nombre de choses
55:40et vous allez faire
55:41des propositions,
55:42des amendements
55:43en vue du budget.
55:45Là, paratata,
55:46ça tombe.
55:47On refait...
55:48Ça a changé encore une fois
55:49les interlocuteurs.
55:50Alors, moi,
55:50ça va,
55:51le ministre des Affaires étrangères,
55:52c'est toujours le même,
55:53mais le secrétariat d'État,
55:54aujourd'hui,
55:55c'est Eleanor Carrois
55:56qui était ma collègue députée.
55:58Bon, elle vous a présenté
55:58tout le monde, là,
55:59ce que je dis,
56:00c'est pour que vous compreniez,
56:01quand vous êtes un député,
56:03c'est pas seulement
56:03le travail que vous faites
56:05à l'Assemblée,
56:06il y a aussi tout le travail
56:07que vous faites
56:07pour justement construire
56:09en circonscription,
56:11mais aussi avec
56:12les différents ministères
56:13pour proposer des lois,
56:15pour proposer des amendements
56:16en amont du budget.
56:17Je crois qu'il y a Emmanuel
56:18qui voulait vous interroger.
56:21Bonjour, madame.
56:23Le micro bien devant la bouche,
56:24Emmanuel.
56:24Vous êtes étudiante, c'est ça ?
56:26Oui, je suis étudiante
56:28en droit et sciences politiques.
56:30J'ai l'impression
56:31qu'une des causes majeures
56:33de l'instabilité politique
56:34aujourd'hui,
56:35c'est le démantèlement
56:38des partis
56:38à l'Assemblée nationale.
56:42Et quand on vous parle,
56:44c'est ce qui ressort un peu,
56:46que vous n'êtes pas d'accord,
56:47etc.
56:49Et j'ai un peu étudié,
56:50par exemple,
56:51le cas de nos pays voisins,
56:52notamment l'Allemagne,
56:53où il y a une réelle culture
56:56du consensus,
56:57du compromis.
56:59Et en fait,
56:59on voit que l'Allemagne,
57:00elle est extrêmement stable
57:02politiquement.
57:05Et donc,
57:05je voulais savoir
57:06que penseriez-vous
57:08qu'à la place
57:10d'avoir 11 groupes parlementaires
57:12à l'Assemblée nationale,
57:14il ne serait pas
57:14peut-être préférable
57:15d'avoir que quelques
57:16parties.
57:19Alors,
57:20très vite,
57:20parce qu'on compte
57:21l'émission toucher
57:21à sa fin.
57:22Le nombre de groupes,
57:24alors on l'a vu multiplier,
57:25moi j'ai étudié en 2016,
57:27on était vraiment
57:28moins nombreux
57:29que 11 groupes
57:29et on voit que c'est
57:30une difficulté,
57:30mais c'est une possibilité
57:31dans nos institutions
57:32de les prendre.
57:33Je voulais rebondir
57:34sur votre exemple
57:34sur l'Allemagne
57:35et on le voit aussi
57:36dans d'autres démocraties
57:37en Europe.
57:38Il y a quelque chose
57:38d'intéressant en Allemagne,
57:39c'est que vous ne pouvez
57:40pas présenter
57:41de motion de censure
57:42si vous n'avez pas
57:43un contrat de coalition
57:44par ailleurs.
57:46Nous,
57:46on dépose une motion
57:46de censure,
57:47peu importe si on n'a
57:48pas de solution.
57:48On n'a pas de solution
57:49alternative.
57:49Je trouve que ça,
57:50c'est intéressant,
57:51de conditionner le fait
57:53de déposer une motion
57:54de censure,
57:54pas seulement par rapport
57:55au nombre de députés
57:57que vous arrivez
57:58à mettre,
57:59mais de dire,
58:00on s'est mis d'accord,
58:02si la motion de censure
58:03est votée,
58:04on a une solution
58:05de rechange.
58:05Pourquoi vous l'avez fait
58:06sur les élections ?
58:07Pourquoi c'est la solution ?
58:09Vous l'avez fait pour les élections
58:09sans projet alternatif.
58:10On n'avait qu'une heure ensemble
58:12et que l'émission
58:13est en train de toucher
58:13à sa fin.
58:14Je trouve que c'est des solutions
58:15qu'on doit...
58:16On parle souvent
58:17de nos différences culturelles,
58:18on a aussi à mettre en place
58:20des outils en se disant
58:21qu'on n'est pas là juste
58:22pour casser et pour censurer.
58:23S'il y a censure,
58:24il y a responsabilité
58:25et il y a contrat
58:25Anna, le mot de la fin.
58:29Eh bien, écoutez,
58:29je vais l'emprunter
58:30à l'une d'entre vous,
58:31taratata.
58:32Je trouvais que ça a été pas mal,
58:33ça vous est venu comme ça,
58:35un peu spontanément.
58:37Je trouve qu'on en est là
58:38et qu'en effet,
58:39on attend de vous
58:42et de vous,
58:44messieurs,
58:44que quelque chose puisse bouger,
58:47mais pas forcément
58:47dans le sens entendu
58:49par ceux qui nous gouvernent.
58:51Ça promet pour le budget,
58:53dont l'examen commence
58:54dès la semaine prochaine,
58:55lundi en commission,
58:56taratata et vendredi,
58:58ce sera dans l'hémicycle
58:59et séance publique
59:00qui sera à suivre
59:00en direct sur LCP.
59:01Je voulais vous remercier
59:02d'être venu ce soir
59:04sur le plateau
59:04de Chaque Voix Compte.
59:05Je voulais vous remercier
59:06d'avoir participé
59:06au débat avec le public
59:08ce soir pour assister
59:09à l'émission vendredi prochain.
59:10C'est simple,
59:11vous pouvez flasher le QR code
59:12qui apparaît ici,
59:14sur votre écran.
59:16Lundi,
59:16vous avez rendez-vous
59:17à 19h30 pour
59:17l'Indicé Politique
59:18avec Francis Letellier.
59:20Chaque Voix Compte
59:20revient mardi à 19h30.
59:22Je vous souhaite
59:22une bonne fin de semaine
59:23sur la 8.
59:24Et je vous dis
59:25à mardi !
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