- il y a 3 mois
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00:00:00Générique
00:00:00Il a pris la parole pour la dernière fois avant l'énoncé du verdict.
00:00:09Cédric Jubilard s'est exprimé devant la cour d'assises du Tarn.
00:00:12Son ultime chance de convaincre les jurés de son innocence.
00:00:17Alors que leur a-t-il dit ? On va tout de suite poser la question à Mathias Tesson qui est à Albi,
00:00:21présent pour cette dernière journée particulièrement attendue.
00:00:25Évidemment, Mathias Tesson, racontez-nous comment ça s'est passé ces dernières minutes.
00:00:31Eh bien à l'ouverture de l'audience, peu après 9h, la présidente lui a posé une dernière question.
00:00:36Monsieur Jubilard, avez-vous quelque chose à dire ?
00:00:40Et Cédric Jubilard a alors décidé de prendre la parole et il a dit la chose suivante.
00:00:44Oui, je tiens à dire que je n'ai rien fait à Delphine.
00:00:48Sans surprise, il continue donc aujourd'hui à l'aube du verdict de clamer son innocence
00:00:52à l'image de ce qu'il a fait ici à Albi depuis maintenant 4 semaines.
00:00:57Il n'a pas varié donc ce matin dans cette prise de parole.
00:01:01Il n'y a pas eu de réaction manifeste sur son visage, à l'énoncer de ses mots sur son visage,
00:01:07ni sur celui des jurés.
00:01:11C'était relativement attendu qu'il ne varierait pas dans ses déclarations.
00:01:16Alors que va-t-il se passer maintenant ?
00:01:17Eh bien les jurés sont partis délibérer.
00:01:19Ils vont le faire pendant plusieurs heures probablement.
00:01:22Ils vont devoir répondre à deux questions.
00:01:24Oui ou non, comment dirais-je, Cédric Jubilard a-t-il bien tué Delphine Jubilard ?
00:01:29Oui ou non, Cédric Jubilard était-il bien le compagnon de Delphine au moment des faits ?
00:01:36Cette deuxième question, eh bien viendra, comment dirais-je, confirmer l'aggravation du meurtre.
00:01:42Un meurtre, on parle d'un meurtre aggravé, aggravé parce que réalisé sur conjoint.
00:01:47Voilà pour ce qui va se passer cet après-midi.
00:01:50Écoutez les avocats de Cédric Jubilard, maître Emmanuel Franck et Alexandre Martin,
00:01:54qui se sont exprimés à l'issue des derniers mots de leurs clients ici au palais de justice d'Albi.
00:02:01Ils en disent un peu plus sur son état d'esprit.
00:02:06Je crois qu'il est un peu écrasé par tout ce qu'il se passe.
00:02:09Et puis c'est un homme qui, vous l'imaginez bien, est dans l'attente,
00:02:13avec une différence par rapport à nous tous, c'est que lui c'est de sa vie dont on parle.
00:02:16Il est à la jeule du palais où il va passer sa journée à attendre.
00:02:21Tout simplement.
00:02:22Les avocats peuvent toujours lui rendre visite à tout moment.
00:02:27Voilà, il sera...
00:02:28Les agents de l'administration le feront sortir parfois pour aller fumer une cigarette.
00:02:34Voilà, il va attendre.
00:02:36Et on rappelle qu'il encourt la réclusion criminelle à perpétuité,
00:02:39même si les deux avocats généraux de ce procès, dans leur réquisition,
00:02:43ont demandé une peine de 30 années de prison.
00:02:46Merci beaucoup Mathias.
00:02:48Et vous surveillez évidemment l'évolution des choses.
00:02:51Et dès que ça bouge, vous nous rappelez, nous retournerons évidemment aussitôt du côté d'Albi
00:02:55pour suivre ce verdict de la cour d'assises du Tarde.
00:02:58Alors justement, Mélanie Bertrand, est-ce qu'on peut un peu se projeter,
00:03:01essayer d'avoir une vague idée du moment où on aura la réponse ?
00:03:04Pas tout de suite, ça c'est certain, parce que les six jurés et les trois magistrats
00:03:09qui se sont retirés il y a une petite heure maintenant en salle des délibérés
00:03:13vont devoir statuer sur le sort d'un homme.
00:03:17Ils ont une question majeure à trancher.
00:03:18Cédric Jubilard est-il coupable, oui ou non, du meurtre de sa femme ?
00:03:22Il faut sept voix pour le condamner, trois voix pour l'acquitter,
00:03:26mais évidemment, sans doute, on peut imaginer que les neuf jurés, les neuf juges,
00:03:29en quelque sorte, y compris les jurés populaires, ne sont pas tous d'accord.
00:03:33Et quand bien même ils seront d'accord pour fixer une peine,
00:03:37s'ils décident de le condamner, il faudra voter sur le quantum de la peine.
00:03:41Est-ce qu'on le condamne à la perpétuité ?
00:03:44C'est la peine maximale qui l'encourt.
00:03:46Est-ce qu'on le condamne à 30 ans de prison ?
00:03:47Là encore, c'est assez technique, mais il y a plusieurs tours de vote
00:03:50sur lesquels ils doivent se mettre d'accord.
00:03:52Donc c'est une décision très importante.
00:03:54La présidente pourrait miser sur un verdict dans l'après-midi, en début d'après-midi.
00:03:59On va attendre, on va être prudent, parce que les jurés vont sans doute
00:04:02avoir beaucoup de discussions entre eux et beaucoup de tours de vote.
00:04:04Et on voit, pendant que vous parlez, le mode d'emploi de ce verdict
00:04:09qui sera donc énoncé tout à l'heure.
00:04:11On va revenir sur ce mode d'emploi dans quelques instants
00:04:13pour vraiment prendre le temps de comprendre exactement
00:04:15comment les choses se passent, à la fois sur le plan juridique,
00:04:18mais aussi sur le plan psychologique.
00:04:20Il y a la psychologie de l'accusé, les avocats viennent d'en parler,
00:04:23il y a la psychologie des jurés, il y a aussi les enfants, évidemment,
00:04:27parce que s'il est acquitté et qu'il sort, qu'est-ce qui se passe ensuite pour les enfants ?
00:04:31Toutes ces questions, on va essayer d'y répondre.
00:04:33D'abord, Alexandra González, on essaie de se mettre à la place des jurés
00:04:36qui sont retirés là maintenant et qui doivent rendre leur verdict,
00:04:40alors que pendant ce procès que vous avez suivi de très près,
00:04:43vous et l'ensemble du service police-justice de BFM TV,
00:04:46on n'a pas eu la preuve flagrante.
00:04:49Il y a quand même du doute.
00:04:50Oui, mais il y a quand même eu un certain nombre d'éléments
00:04:55qui ont été à charge pendant ce procès pour Cédric Jubilard.
00:05:00Je pense par exemple à cette voisine qui habite la maison
00:05:03qui vraiment jouxte celle des Jubilards.
00:05:06Ils ont d'ailleurs, on y était allé à l'époque,
00:05:08un jardin presque commun, juste avec une petite haie qui les sépare.
00:05:12Et pour la première fois, elle a raconté quelque chose à l'audience
00:05:15qu'elle n'avait jamais dit auparavant.
00:05:16une scène qui se déroule le matin de la disparition de Delphine Jubilard.
00:05:23Elle sort dans son jardin.
00:05:24Quelques minutes auparavant, des gendarmes sont venus toquer à sa porte
00:05:27pour lui annoncer que sa voisine avait disparu.
00:05:30Et elle arrive dans son jardin et elle dit que là,
00:05:32elle voit Cédric Jubilard, très énervée,
00:05:34en train de donner des coups de pied dans des parpaings
00:05:37qui jonchent le jardin de sa maison
00:05:40et en train de hurler « je ne voulais pas ça, je ne voulais pas ça ».
00:05:44Ça, elle ne l'avait jamais raconté avant.
00:05:46Elle n'avait jamais raconté, même pendant l'instruction.
00:05:48À ce moment-là, pendant le procès,
00:05:49la défense n'a pas rebondi sur cet élément.
00:05:52Pourtant, on peut l'expliquer de différentes manières.
00:05:55Ça peut être comme un aveu de culpabilité.
00:05:57Ça peut être aussi vu, à contrario,
00:06:00comme quelqu'un qui pense que sa femme est partie la veille
00:06:04avec son amant et qui ne voulait pas ça.
00:06:06Ça peut être vu dans les deux sens,
00:06:08mais c'est vrai que ça a été un des moments qu'on a découvert pendant ce procès.
00:06:11Et puis, il y a eu d'autres éléments, pour reprendre une métaphore
00:06:13qui a été utilisée par l'un des avocats des partis civils
00:06:17pendant sa plaidoirie.
00:06:19Il a dit qu'il n'y avait pas de caméra de vidéosurveillance
00:06:21ce soir-là dans la rue de Cagnac-les-Mines,
00:06:24mais qu'il y avait d'autres éléments qui avaient servi comme de caméra,
00:06:27selon lui, pour montrer ce qui s'était passé.
00:06:30Et il a énuméré ses voisines qui entendent des cris,
00:06:33des cris de femmes pendant 5 à 10 minutes,
00:06:35venant, selon elle, de la maison des Jubilards à 22h57.
00:06:41C'est quelques minutes après qu'elle ait envoyé un dernier message à son amant
00:06:44avec une photo d'elle en petite tenue.
00:06:46Et sur les horaires, on s'y retrouve ce ferreur
00:06:48grâce au programme télé que les uns et les autres regardaient cette soirée-là.
00:06:52Exactement. Cette mère de famille qui entend les cris avec sa fille ensuite
00:06:55raconte qu'elle est devant la télévision,
00:06:57elle regarde un film à ce moment-là,
00:06:59elle sort fumer une cigarette sur sa terrasse.
00:07:02Et en fait, les enquêteurs sont allés contacter la chaîne de télévision
00:07:05pour connaître précisément l'heure à laquelle avait commencé le film.
00:07:09Et par correspondance avec la scène qu'elle a décrite
00:07:12au moment où elle sort sur sa terrasse,
00:07:13ils ont pu identifier l'heure précise.
00:07:16Il y a ces lunettes brisées de Delphine Jubilard.
00:07:19Les enquêteurs les retrouvent quelques jours après sa disparition,
00:07:23bien en évidence sur le bar,
00:07:25ce qui d'ailleurs a permis à la défense de dire
00:07:29« Si vraiment il était coupable, pourquoi aurait-il laissé les lunettes
00:07:31posées sur le bar ? »
00:07:33Ces lunettes, un expert est venu expliquer à la barre
00:07:35que si elles étaient brisées, c'était impossible que ce soit dû
00:07:38à quelqu'un qui, par exemple, marche dessus,
00:07:41quelqu'un qui s'assoit dessus.
00:07:42C'était forcément un coup.
00:07:43Encore moins, ou encore moins si elle tombe par terre.
00:07:45Exactement.
00:07:46Autant de petits éléments qui sont venus se rajouter,
00:07:50si je puis dire, dans la barque de l'accusation.
00:07:52Il y a ces petits éléments.
00:07:53Il y a aussi le profil de l'accusé Marilyn Baranès,
00:07:57sa psychologie, son passé, tout ça est observé,
00:08:00son attitude également pendant le procès.
00:08:02Tout ça est observé par les jurés.
00:08:05Et dans quelle proportion ça peut jouer un rôle
00:08:08sur les débats qu'ils ont en ce moment même
00:08:11sur le verdict de culpabilité ou d'équipement ?
00:08:14C'est très important.
00:08:16Dans les procès en cour d'assises,
00:08:18les experts psychiatres et psychologues parlent en dernier.
00:08:24Et donc, on essaye de comprendre à qui vraiment on a affaire.
00:08:30Donc, le comportement, la psychologie est très importante
00:08:33parce que c'est quelque chose qu'on ressent, d'accord ?
00:08:36Donc, ça ne passe pas forcément directement par des mots
00:08:41ou par notre raisonnement.
00:08:43Mais, si vous voulez, entre ce qui est expliqué,
00:08:46ce qui est dit, le comportement,
00:08:50la façon dont va s'exprimer Cédric Jubilard ou pas,
00:08:55eh bien, en fait, oui, on va forger plus ou moins,
00:08:59au fur et à mesure du temps, une espèce d'intime conviction
00:09:02qui, au fur et à mesure du procès,
00:09:06soit va se valider, soit va s'invalider
00:09:10parce que tout d'un coup, il aurait changé de comportement.
00:09:12Mais il n'a pas changé de comportement,
00:09:14il n'a pas changé de discours.
00:09:16Il y a eu quand même beaucoup, beaucoup de choses à charge
00:09:19par rapport à des éléments tangibles et probants
00:09:24qui viendraient mettre un doute énorme.
00:09:28On n'a pas eu vraiment un élément,
00:09:30même quand on a entendu les témoins,
00:09:34il n'y a pas eu quelqu'un qui est venu dire
00:09:36« Ah ben non, il était avec moi ».
00:09:37Enfin, bon.
00:09:38Donc, tout ça va jouer.
00:09:41Certes, ces avocats ont beaucoup, ont essayé…
00:09:46De pointer les insuffisances, les doutes…
00:09:49Oui, en tout cas, de pointer à chaque fois le fait
00:09:51que tout ça, ce sont des mots,
00:09:54mais ce n'est pas une preuve au sens littéral du terme.
00:10:00Maintenant, ce qui est sûr, c'est que s'il est acquitté,
00:10:07il va quand même y avoir beaucoup de gens
00:10:09qui ne vont pas le comprendre.
00:10:11Et s'il n'est pas acquitté, il y aura aussi une question
00:10:15qui dira « Mais est-ce que, oui ou non, il y a eu une erreur ou pas ? »
00:10:19Mais voilà.
00:10:20Allez, on va demander son avis à quelqu'un
00:10:22qui est partie prenante à ce procès,
00:10:24c'est l'avocat de la cousine de Delphine Jubilard,
00:10:27Maître Philippe Pressec, qui est avec nous en duplex.
00:10:30Merci de nous répondre dans ce moment
00:10:31qui est évidemment un moment un peu compliqué
00:10:34parce que c'est un moment au cours duquel
00:10:36vous ne pouvez plus rien faire.
00:10:38Les avocats des différentes parties sont là impuissants
00:10:41et attendent ce verdict du jury.
00:10:43Quel est votre état d'esprit ce matin,
00:10:45à quelques heures maintenant du verdict ?
00:10:48Écoutez, je pense que tous les acteurs de ce procès
00:10:51ont fait ce qu'ils avaient à faire.
00:10:53Chacun à sa place et à son office,
00:10:55le mieux qu'il a pu.
00:10:56Les jurés maintenant sont rentrés en conclave.
00:11:01Je pense que dans un procès au long cours comme ça,
00:11:04les plaidoiries ont une importance relative
00:11:07parce que les jurés, au cours des trois semaines d'audience,
00:11:11ont eu le temps effectivement de se forger déjà
00:11:13cette intime conviction que l'on recherche.
00:11:16Ils ont écouté tout ce qui leur a été dit
00:11:19et les plaidoiries sont arrivées
00:11:22pour clôturer cette audience.
00:11:26Mais je pense qu'ils avaient déjà largement
00:11:28leur avis sur la culpabilité de cet ex-jubilat
00:11:32parce que pour ce qui me concerne,
00:11:34je pense évident qu'il est coupable.
00:11:37Je pense que le procès a été trop délayé
00:11:40dans beaucoup de détails
00:11:41d'experts et de faux experts
00:11:45alors qu'en réalité,
00:11:47les éléments forts
00:11:48de la culpabilité de cet ex-jubilat existent.
00:11:52Ils ont été parfaitement mis en évidence à mon sens.
00:11:55Rien n'est venu nous dire
00:11:57que de manière évidente,
00:12:00cet ex-jubilat pourrait ne pas avoir été coupable.
00:12:03Donc je pense que je fais confiance
00:12:06dans le délibéré de la cour d'assises
00:12:08et je fais confiance à la culpabilité.
00:12:10– Alors vous avez observé, on l'imagine,
00:12:12les réactions des membres du jury
00:12:14tout au long de ce procès.
00:12:16Est-ce qu'un avocat, il tente de lire des signaux
00:12:18parce qu'on sait que tout ça se passe
00:12:20de façon très très numérique ?
00:12:21Il suffit, on le rappelle,
00:12:22de trois membres de ce jury
00:12:24qui se prononcent pour l'acquittement
00:12:26pour que l'accusé soit acquitté.
00:12:30– Tout à fait.
00:12:32Alors la seule chose que je peux dire,
00:12:33c'est que j'ai trouvé que les jurés
00:12:34étaient extrêmement studieux,
00:12:37beaucoup ont écrit considérablement
00:12:40durant les audiences et même durant les plaidoiries.
00:12:44Je les ai sentis concentrés, intéressés évidemment
00:12:48et c'est le gage d'une bonne justice.
00:12:50– Une tension autour de vous
00:12:54à l'attente de ce verdict ou pas ?
00:12:57Une tension particulière qu'on ressent
00:12:58de la part de votre cliente peut-être
00:13:01et de la part de l'ensemble des parties prenantes ?
00:13:03– Très clairement, nous sommes tous
00:13:07au 36e dessous, mais comme toujours,
00:13:09quand on attend un délibéré,
00:13:10puisqu'effectivement, on ne peut plus rien faire,
00:13:13c'est fini, on se demande toujours
00:13:14est-ce qu'on a fait ce qu'il fallait ?
00:13:16Est-ce qu'il ne fallait pas ajouter
00:13:17telle et telle intervention ?
00:13:19Est-ce qu'il ne fallait pas en faire plus
00:13:20ou en faire mieux ?
00:13:22Bon, mais c'est toujours ce qu'on se dit,
00:13:24mais là, il ne manque plus qu'une chose à faire,
00:13:26c'est attendre et espérer avoir une...
00:13:29– Sur quel point vous avez-vous éventuellement des regrets ?
00:13:32– Je n'ai pas vraiment de regrets,
00:13:39mais c'est vrai que l'abondance des parties civiles
00:13:43et l'abondance des interventions
00:13:45nous a contraints à limiter notre temps de parole,
00:13:49parce que c'était déjà par respect
00:13:52par rapport aux jurés et à la Cour
00:13:54qui ne pouvaient pas supporter
00:13:56que chacun plaide pendant trois heures, bien sûr.
00:14:00Donc c'est vrai que je n'ai pas volontairement
00:14:04pu dire tout ce que j'avais envie de dire
00:14:06pour soutenir et corroborer l'accusation,
00:14:10mais je pense que la globalité
00:14:12des avocats de la partie civiles a fait,
00:14:14comme on dit, le job.
00:14:15– Il y a forcément de la frustration,
00:14:17on l'imagine, chez tous les avocats
00:14:20qui ont participé à ce procès.
00:14:21Merci beaucoup, Philippe Pressec,
00:14:23de nous avoir parlé pendant cette longue attente,
00:14:25avec donc le verdict qui doit tomber
00:14:26dans les heures qui viennent.
00:14:27Maître Carbon de 16 est également avec nous,
00:14:29qui est avocat pénalisé.
00:14:31Vous avez entendu ce que vient de dire
00:14:31votre confrère, Maître ?
00:14:32Il dit, au fond, la conviction des jurés,
00:14:35elle se forme pendant les débats,
00:14:37pendant les trois semaines de débats,
00:14:38et assez peu pendant les plaidoiries.
00:14:40Des plaidoiries qui ont été relativement saluées
00:14:41hier par l'ensemble des observateurs,
00:14:43ceux qui ont écouté,
00:14:44mais sans qu'on sache évidemment
00:14:45ce qu'en ont pensé les jurés.
00:14:46Est-ce que c'est un avis que vous partagez ou pas ?
00:14:48– Partiellement, oui.
00:14:50Bonjour, monsieur.
00:14:51– Bonjour.
00:14:51– Pourquoi ?
00:14:52Parce qu'il y a un point très important
00:14:55que vient d'expliquer en sous-titre
00:14:59mon excellent confrère,
00:15:01c'est que par un paradoxe de la loi,
00:15:04les jurés n'ont pas accès au dossier.
00:15:06Donc la seule chose qu'ils retiennent
00:15:09pour juger de la culpabilité ou non,
00:15:13c'est l'impression que leur laisse l'audience.
00:15:18Voilà d'ailleurs une des explications
00:15:20de la formule de l'intime conviction
00:15:22dans ce que la loi impose aux jurés.
00:15:26Donc il n'y a pas de trace de l'instruction,
00:15:29hormis ce que la presse leur a relaté,
00:15:32contrairement à un magistrat professionnel
00:15:34qui lui a lu le dossier.
00:15:35Et la seule idée que va se faire des faits injurés,
00:15:42c'est celle des dépositions à l'audience,
00:15:44évidemment de l'accusé,
00:15:45mais également des témoins, des experts, etc.
00:15:49Donc, si vous voulez, oui,
00:15:52une grande partie de l'idée se fait à l'audience,
00:15:56raison pour laquelle il est très important
00:15:58pour les avocats de poser toutes les questions
00:16:01qui lèvent les ambiguïtés servant la cause qu'il défend.
00:16:06Et puis, quand même,
00:16:08les plaidoiries précisément ont un impact.
00:16:11Pourquoi ?
00:16:12Parce que le juré veut écouter
00:16:17ce que les partis civils et la défense ont à dire
00:16:21pour expliquer précisément les zones d'ombre qui resteraient.
00:16:25Et donc savoir quelle est l'articulation d'une démonstration
00:16:29qui restera la plus convaincante.
00:16:31Donc, je pense, quoi qu'en dise mon confrère,
00:16:35qu'en réalité, ce sont les deux.
00:16:37L'audience est importante,
00:16:38le temps des plaidoiries est important.
00:16:40Sinon, on ne prêterait pas d'attention
00:16:43aux réquisitions de l'avocat général,
00:16:45aux plaidoiries des partis civils,
00:16:47ni à celles de la défense.
00:16:49Et les audiences seraient beaucoup plus courtes.
00:16:51– Oui, ces plaidoiries, elles permettent, vous nous le dites,
00:16:52de redonner de la cohérence
00:16:54à tout ce qu'ont entendu les jurés pendant trois semaines.
00:16:57Merci beaucoup, Maître.
00:16:57Un procès qui a évidemment passionné la France,
00:17:02mais encore plus dans la région.
00:17:04Il y a énormément de monde qui est venu depuis ce matin
00:17:06et qui attend maintenant le verdict autour du palais de justice.
00:17:09Où vous trouvez Boris Carlamoff ?
00:17:12– Oui, absolument.
00:17:13Un engouement tout particulier pour ces assises.
00:17:16Et cela depuis maintenant quatre semaines.
00:17:18Nous sommes arrivés ici très tôt ce matin
00:17:20avec Laura Champion.
00:17:21Et dès 6h du matin,
00:17:22il n'y a pas moins de 40 personnes
00:17:24faisaient la queue ici même
00:17:25pour avoir l'espoir d'assister au dernier mot de Cédric Jubilard.
00:17:29Toutes ces personnes, elles sont ressorties
00:17:31et elles se sont repositionnées dans cette queue
00:17:34pour pouvoir toujours avoir une place
00:17:35au moment du verdict d'ici à quelques heures.
00:17:38Je vous propose justement d'écouter
00:17:39ces quelques témoignages recueillis au micro de Laura Champion.
00:17:42J'ai persuadé qu'il était coupable
00:17:46mais après, en regardant bien,
00:17:50j'ai vu qu'il n'y avait pas de preuves tangibles
00:17:53pour dire qu'il était vraiment coupable.
00:17:56Je me suis dit que c'était super important
00:17:57de venir voir comment ça allait se passer
00:18:00parce que sans cadavre ni rien,
00:18:01c'est vrai que c'est compliqué sans corps
00:18:03de pouvoir le déclarer coupable ou innocent.
00:18:05C'est peut-être le clim parfait,
00:18:07donc je vais venir voir ça en direct.
00:18:08Et en réalité, Julien, cette queue,
00:18:10elle a commencé dès hier soir, 22h30.
00:18:13Il y a une première personne qui a passé
00:18:15toute la nuit ici.
00:18:17Des petits groupes ici et là
00:18:18qui ont tué le temps, entre guillemets,
00:18:20avec des jeux de société,
00:18:22boire du café ou encore avec un seul sujet
00:18:25forcément au cœur des conversations.
00:18:27Le sort qui sera réservé à Cédric Jubilard
00:18:30d'ici à quelques heures ici
00:18:31dans ce département du Tarn.
00:18:32Merci beaucoup Boris Karlamov.
00:18:34Et ce soir, rendez-vous très important.
00:18:36Nicolas Poincaré nous a rejoint à Lignes Rouges.
00:18:38Vous avez pu suivre les avocats,
00:18:40édition spéciale,
00:18:41vous avez pu suivre les avocats
00:18:43tout au long de cette audience.
00:18:46Oui, ce qui s'est passé,
00:18:46c'est qu'Isabelle Quintar et Michael Gagné,
00:18:49qui ont fait le sujet pour Lignes Rouges,
00:18:50pour BFM,
00:18:50ont passé un accord,
00:18:52avant même le début du procès,
00:18:53avec les avocats en disant
00:18:54si vous l'acceptez,
00:18:56on viendra vous voir régulièrement le soir
00:18:58dans les AirBnB,
00:18:59que les avocats de la Défense,
00:19:01par exemple Emmanuel Franck
00:19:02et Alexandra Martin-Véloé,
00:19:03et on vous demandera
00:19:04vos impressions du procès.
00:19:05Mais avec un deal,
00:19:06c'est qu'on ne diffusera pas
00:19:07avant le verdict.
00:19:09Et donc, effectivement,
00:19:10ça a permis aux avocats
00:19:11de parler assez librement,
00:19:12puisqu'ils savaient que
00:19:12tout ce qu'ils pourraient dire
00:19:14n'aurait pas de conséquences.
00:19:16Donc, c'est un long travail
00:19:17qui a été fait,
00:19:18et c'est le résultat
00:19:20de cette enquête
00:19:20de plusieurs semaines
00:19:22qu'on verra ce soir.
00:19:23Ça va vous parler plus spécifiquement,
00:19:25Nicolas,
00:19:26parce qu'il se trouve
00:19:26que ce que les jurés
00:19:27sont en train de vivre
00:19:28en ce moment,
00:19:28vous-même,
00:19:29vous l'avez vécu une fois,
00:19:30vous avez été juré décise,
00:19:31et vous allez nous raconter
00:19:33tout à l'heure
00:19:33comment ça s'est passé,
00:19:35comment ça se passe concrètement,
00:19:36parce que cette porte,
00:19:38vous,
00:19:38vous l'avez poussée,
00:19:39cette fameuse porte
00:19:39derrière laquelle se déroule
00:19:40le conclave,
00:19:41qui dirige,
00:19:42est-ce qu'il y a des débats
00:19:43passionnés ou pas,
00:19:44une expérience,
00:19:46évidemment,
00:19:46assez rare,
00:19:47que vous partagerez avec nous
00:19:48tout à l'heure,
00:19:48parce qu'on va continuer
00:19:49à suivre évidemment
00:19:50l'évolution de ce procès,
00:19:52et dès que les premières
00:19:53informations tombent
00:19:54sur le verdict,
00:19:55et bien vous le saurez
00:19:55sur BFM TV.
00:19:57Dans quelques instants,
00:19:58la politique,
00:19:58parce que l'actualité politique
00:19:59ne s'arrête pas
00:20:00pendant l'actualité judiciaire,
00:20:02et les débats politiques
00:20:03rebondissent,
00:20:03il y a notamment
00:20:04Edouard Philippe,
00:20:04vous l'apercevez derrière moi,
00:20:05qui persiste et signe
00:20:06en demandant le départ
00:20:07du président de la République,
00:20:09débat également passionné
00:20:10sur la taxation de l'héritage
00:20:12et la taxation des holdings.
00:20:13On vous dira ce que c'est
00:20:14précisément,
00:20:15ces fameuses holdings.
00:20:15Et de suite.
00:20:17Sébastien Lecornu
00:20:17pensait en avoir fini
00:20:18avec les ennuis
00:20:20après le rejet
00:20:22des motions de censure,
00:20:23et bien que nenni,
00:20:24une autre épreuve.
00:20:24Ce profil maintenant
00:20:25avec le débat sur le budget,
00:20:27ce sera la semaine prochaine
00:20:28et ça promet d'être
00:20:29particulièrement dense.
00:20:31Il va devoir défendre
00:20:32son projet de loi.
00:20:33Le Premier ministre
00:20:34retrouvant justement
00:20:35Amatignon,
00:20:36Naoufel El-Kawafi.
00:20:38C'est vrai Naoufel
00:20:38que les jours qui viennent
00:20:39vont être encore agités
00:20:41pour le Premier ministre,
00:20:42peut-être même encore plus
00:20:43que hier.
00:20:46Absolument,
00:20:46il a du pain sur la planche.
00:20:48Sébastien Lecornu
00:20:49sauvé,
00:20:50Sébastien Lecornu
00:20:50d'ores et déjà au travail
00:20:52et ses proches
00:20:53le font savoir
00:20:53en expliquant que désormais
00:20:54le Premier ministre
00:20:55peut entièrement
00:20:56se consacrer à sa fonction,
00:20:59à répondre aux différentes
00:21:00préoccupations des Français.
00:21:01Et autant vous dire
00:21:02que les dossiers brûlants
00:21:03qui sont sur son bureau
00:21:05sont nombreux.
00:21:06Le premier,
00:21:06c'est bien évidemment
00:21:07le budget
00:21:08avec notamment
00:21:09cet amendement
00:21:10pour suspendre
00:21:10la réforme des retraites
00:21:12et ça s'annonce
00:21:13compliqué
00:21:13parce que certains députés
00:21:15de son propre parti
00:21:16de renaissance
00:21:16ont expliqué hier
00:21:17au président de la République
00:21:18lors d'une réunion
00:21:19que certains ne comptaient pas
00:21:20la votée.
00:21:22Autre urgence,
00:21:23la Nouvelle-Calédonie
00:21:24ou encore l'immigration.
00:21:26Beaucoup de dossiers
00:21:26donc et du pain sur la planche
00:21:28pour le Premier ministre,
00:21:29d'autant plus
00:21:30que la motion,
00:21:31la menace de censure
00:21:32plane toujours autour de lui.
00:21:34Ses proches
00:21:34nous ont expliqué hier
00:21:35qu'il en avait conscience,
00:21:36qu'il ne souhaite pas
00:21:37se reposer sur ses lauriers
00:21:39mais qu'il voulait rester
00:21:40focus désormais
00:21:41sur son travail
00:21:42de Premier ministre.
00:21:43Autant vous dire
00:21:43que ces prochains jours
00:21:44risquent d'être agités.
00:21:46Sur Naofel,
00:21:47ça va être compliqué.
00:21:48Vous êtes à Matignon
00:21:49avec Julien Thoreau
00:21:50et vous allez nous faire vivre
00:21:51cette actualité politique
00:21:52très très dense
00:21:53avec ce débat
00:21:54autour du budget
00:21:55149.3.
00:21:56On le rappelle,
00:21:57chacun va donc lancer
00:21:58ses propositions,
00:21:59parfois très polémiques
00:22:00et ça a déjà commencé
00:22:02figurez-vous
00:22:02avec notamment
00:22:03la présidente
00:22:03de l'Assemblée nationale
00:22:04Yaël Braun-Pivet
00:22:05qui propose
00:22:06d'y aller plus fort
00:22:07sur la taxe
00:22:08sur les héritages.
00:22:10Elle a eu cette phrase
00:22:11très polémique
00:22:11qu'elle dit
00:22:12il faut taxer davantage
00:22:12les héritages.
00:22:14Vous savez,
00:22:14ce truc qui vous tombe du ciel
00:22:16à un moment dit-elle
00:22:17ça suffit.
00:22:18Ça a suscité pas mal
00:22:19de réactions,
00:22:19notamment une réaction
00:22:20un peu inattendue
00:22:21celle de quelqu'un
00:22:21qui n'est pas
00:22:22un représentant politique
00:22:23mais un représentant médiatique.
00:22:25C'est un animateur
00:22:25de télévision,
00:22:26Julien Courbet
00:22:27qui lui a répondu
00:22:28sur X Twitter
00:22:30et qui dit
00:22:31ma maman
00:22:32elle avait la maladie
00:22:32d'Alzheimer
00:22:33et durant les rares moments
00:22:34de lucidité qu'elle avait
00:22:35elle n'avait qu'une obsession
00:22:36c'est savoir
00:22:36s'il y avait un petit peu
00:22:37d'argent sur son compte
00:22:38pour ses enfants.
00:22:39Alors il dit
00:22:39taxez-moi sur mon gros salaire
00:22:41ça n'a pas de problème
00:22:41c'est plus juste
00:22:42mais s'il vous plaît
00:22:43pas sur la transmission.
00:22:45Elle a ensuite répondu
00:22:46Yaël Braun-Pivet
00:22:47en disant que ça n'était pas
00:22:48ce qu'elle voulait dire
00:22:49voilà elle a fait un peu
00:22:49marche arrière
00:22:50mais quand même
00:22:50on voit bien que ça relance
00:22:52le débat sur la taxation
00:22:53de l'héritage
00:22:55Benoît Perrin est avec nous
00:22:56économiste et directeur général
00:22:57des contribuables associés
00:22:58qui connaît ces sujets
00:22:59évidemment par cœur
00:23:00est-ce qu'elle a raison
00:23:01la présidente de l'Assemblée
00:23:02l'héritage en France
00:23:02n'est pas suffisamment taxé
00:23:03selon vous ?
00:23:04C'est un point de vue
00:23:05moi je pense qu'il est
00:23:06trop taxé justement
00:23:07il faut quand même rappeler
00:23:08qu'en ligne directe
00:23:09ça peut aller
00:23:10vous avez un abattement
00:23:11de 100 000 euros
00:23:12pour vos enfants
00:23:13quand c'est en ligne directe
00:23:14donc c'est parents-enfants
00:23:15exactement
00:23:15et ensuite ça va de 5 à 45%
00:23:17ce qui est absolument énorme
00:23:19vous voyez qu'en Italie
00:23:20vous avez un abattement
00:23:22d'à peu près 1 million d'euros
00:23:23en Allemagne
00:23:24vous avez des taux aussi
00:23:25plus avantageux
00:23:26donc dire que le patrimoine
00:23:28en France
00:23:28en tout cas les successions
00:23:29en France
00:23:30sont trop taxées
00:23:30par rapport à nos voisins
00:23:31c'est complètement faux
00:23:32et puis deuxièmement
00:23:33il faut quand même rappeler
00:23:33que cet argent
00:23:34il a été taxé
00:23:35en fait tout au long de la vie
00:23:36c'est-à-dire qu'il a subi
00:23:37l'impôt sur les sociétés
00:23:38il a subi l'impôt sur les dividendes
00:23:39il a subi l'impôt sur le revenu
00:23:42enfin je veux dire
00:23:42il a été taxé vraiment
00:23:44tout au long de sa vie
00:23:44et je pense que c'est même
00:23:45un très mauvais message
00:23:46d'un point de vue
00:23:47comment dire
00:23:49ligné
00:23:49c'est-à-dire que je pense
00:23:50qu'on ne travaille pas
00:23:51que pour soi
00:23:51on travaille aussi
00:23:52pour ses enfants
00:23:52et je trouve qu'il y a
00:23:54une espèce d'attaque
00:23:55vraiment importante
00:23:57sur le fait
00:23:58de transmettre son
00:23:59comment dire
00:24:00de certaines descendants
00:24:01c'est-à-dire de faire en sorte
00:24:02de garder de l'argent
00:24:03pour ses enfants
00:24:04donc on ne travaille pas
00:24:05que pour soi
00:24:05on travaille aussi
00:24:05pour ses enfants
00:24:06M. Courbet l'a très bien dit
00:24:07je pense que cette attaque
00:24:09sur le patrimoine
00:24:09en tout cas sur la succession
00:24:10me semble vraiment
00:24:11tout à fait malsain
00:24:12je pense qu'il faut en revanche
00:24:13faire en sorte que le travail
00:24:14rapporte davantage
00:24:15et je pense que c'est ça le sujet
00:24:16Lucie Robkin
00:24:17c'est un tabou qu'elle lève ici
00:24:19il y a le bon de pied
00:24:20c'est pas sûr qu'elle soit entendue
00:24:21parce qu'on sait que c'est vraiment
00:24:22un sujet qui fâche
00:24:22C'est un tabou absolu
00:24:23tous les français sont contre
00:24:24la taxation accrue
00:24:26des héritages
00:24:26ceux qui veulent taxer
00:24:28davantage les héritages
00:24:28Peut-être pas tous
00:24:29il y a votre voisin par exemple
00:24:30on peut vous poser la question
00:24:32tout à l'heure
00:24:32Il y a un argument
00:24:33qui est très fort
00:24:33chez ceux qui veulent taxer
00:24:34plus les héritages
00:24:35c'est qu'au-delà
00:24:36des taux faciaux de taxation
00:24:38il y a beaucoup d'exemptions
00:24:39et aujourd'hui
00:24:40les héritages sont taxés
00:24:418 fois moins que le travail
00:24:42l'idée aujourd'hui
00:24:43c'est de moins taxer le travail
00:24:44et de plus taxer les héritages
00:24:46je rappelle qu'il y a 50 ans
00:24:48deux tiers de notre fortune
00:24:49venait du travail
00:24:50et un tiers de l'héritage
00:24:52aujourd'hui c'est l'inverse
00:24:53deux tiers de votre fortune
00:24:54vient de l'héritage
00:24:55donc il y a cette volonté
00:24:56de corriger un peu
00:24:58ce type de déséquilibre
00:24:59et c'est ce qui justifie
00:25:00aujourd'hui de parler
00:25:01par exemple
00:25:01d'un rétrécissement
00:25:03du pacte du trade
00:25:04ça vous permet
00:25:04de transmettre
00:25:05votre entreprise
00:25:06en franchise d'impôts
00:25:07ça a coûté
00:25:085 milliards d'euros
00:25:10à l'État
00:25:10cette année
00:25:115 fois plus
00:25:12que ce que Bercy
00:25:13avait anticipé
00:25:14donc il y a un vrai sujet
00:25:16sur cette petite mesure
00:25:17qui taxerait
00:25:17les patrimoines
00:25:18les plus élevés
00:25:18on ne parle pas
00:25:19du français
00:25:19du français
00:25:22de ménage
00:25:23le beau d'est
00:25:24on parle vraiment
00:25:25des revenus
00:25:25des très grandes fortunes
00:25:26et le débat politique
00:25:28on va le lancer
00:25:28donc Yann Brossat
00:25:29et Pierre-Eck Bournazel
00:25:30qui sont avec nous
00:25:30d'abord
00:25:30Anthony Lebeau
00:25:32pourquoi elle fait cette sortie
00:25:33Yann Broun-Pivet
00:25:34il faut rappeler
00:25:34qu'elle vient plutôt
00:25:35de la gauche
00:25:35ce sont des positions
00:25:36qu'elle défend habituellement
00:25:37elle a en tête
00:25:38l'idée d'apporter
00:25:39plus de justice fiscale
00:25:40et c'est vrai que ces débats
00:25:41vont commencer
00:25:41à partir de 9h lundi
00:25:42en commission des finances
00:25:44donc il y aura aussi
00:25:45l'opportunité
00:25:45pour tous les groupes politiques
00:25:46y compris le camp
00:25:48de Yann Broun-Pivet
00:25:49de présenter
00:25:49un contre-budget
00:25:50vous l'avez aussi dit
00:25:51pas d'utilisation
00:25:52de 49.3
00:25:52ça veut dire
00:25:53qu'il y aura quand même
00:25:53une sorte d'émulation
00:25:54d'idées
00:25:55peut-être parfois démagogiques
00:25:56de la part de certains
00:25:57mais il va falloir aussi
00:25:58faire des débats
00:26:00quitte à créer
00:26:01parfois la polémique
00:26:01sur un sujet pareil
00:26:02elle a fait une erreur
00:26:03de communication
00:26:04Yann Broun-Pivet
00:26:04finalement en ne précisant
00:26:06pas assez sa pensée
00:26:07elle a fait un long texte
00:26:08sur LinkedIn
00:26:08je l'ai imprimé
00:26:09c'est très très long
00:26:10il y a même une réponse
00:26:11dans son poste
00:26:12donc c'est très très long
00:26:13quand même
00:26:13pour préciser
00:26:14que c'était les super héritages
00:26:15qu'il fallait taxer
00:26:16donc il y a cette idée
00:26:17quand même de serpent de mer
00:26:18de taxation des super héritages
00:26:19qui contournerait l'impôt
00:26:21via des systèmes d'optimisation
00:26:22des holdings familiales
00:26:24etc
00:26:24c'est un serpent de mer
00:26:25Amélie Donchalin
00:26:26en avait déjà parlé
00:26:27quand il fallait préparer
00:26:28le budget 2025
00:26:29on y est encore
00:26:31Yann Brossat
00:26:31vous êtes favorable
00:26:33à cette surtaxation
00:26:34des héritages
00:26:35vous dites Yann Broun-Pivet
00:26:36elle a raison
00:26:36il faut y aller
00:26:37ne me prêtez pas des opinions
00:26:39ça dépend évidemment
00:26:41du niveau de l'héritage
00:26:42si on se bat
00:26:43pour la justice fiscale
00:26:44pour la justice sociale
00:26:45qu'on aille taxer
00:26:46davantage des héritages
00:26:47au-delà de 10
00:26:4820 millions d'euros
00:26:49pourquoi pas
00:26:50en revanche
00:26:50qu'on aille taxer
00:26:51le petit héritage
00:26:52assurément non
00:26:53mais surtout
00:26:53le gros héritage
00:26:55ça commence à 10 millions
00:26:55pour vous
00:26:56c'est ça le
00:26:57oui et surtout
00:26:58je ne suis pas dupe
00:26:59je ne suis pas dupe
00:27:00parce que
00:27:00pourquoi elle fait ça
00:27:01Mme Broun-Pivet
00:27:02elle fait ça en service commandé
00:27:03pour qu'on ne parle pas
00:27:04de la réalité de ce budget
00:27:06qui ne ressemble pas
00:27:06du tout à ça
00:27:07la réalité de ce budget
00:27:08c'est qu'on s'en prend
00:27:09aux malades
00:27:09avec le doublement
00:27:10des franchises médicales
00:27:12c'est qu'on s'en prend
00:27:12aux plus pauvres
00:27:14avec en particulier
00:27:15le gel
00:27:16de toute une série
00:27:17de prestations sociales
00:27:17elle dit
00:27:18prenez l'argent ailleurs
00:27:19et notamment sur les héritages
00:27:20pour pouvoir faire en sorte
00:27:22qu'on n'augmente pas
00:27:22les franchises médicales
00:27:23c'est ça son point
00:27:24et en attendant
00:27:25elle soutient un gouvernement
00:27:27qui s'apprête
00:27:27à geler
00:27:28les allocations familiales
00:27:30à geler
00:27:30l'allocation adulte handicapé
00:27:32à geler
00:27:33l'allocation
00:27:33de rentrée scolaire
00:27:34à geler
00:27:35l'allocation
00:27:36pour décès d'un enfant
00:27:37pour décès d'un enfant
00:27:39à bloquer
00:27:40les pensions de retraite
00:27:42c'est ça la réalité
00:27:42du budget
00:27:43donc j'aimerais quand même
00:27:44plutôt que
00:27:45d'aller débattre
00:27:46d'idées
00:27:46qui en réalité
00:27:47ne sont que
00:27:48des ballons d'essai
00:27:48on regarde
00:27:49la réalité du budget
00:27:51qui a été présenté
00:27:51par Sébastien Lecornu
00:27:52parce que
00:27:53la facture
00:27:54qui attend les français
00:27:55est une facture
00:27:56qui risque d'être
00:27:56extrêmement douloureuse
00:27:58alors elle n'arrive même pas
00:27:58à mettre les comédistes
00:27:59de son côté
00:27:59avec cette proposition
00:28:00Pierre-Éve-Brandazel
00:28:01et Gaël Brond-Pivet
00:28:02écoutez
00:28:03est-ce qu'on peut dire
00:28:04quelque chose
00:28:05qui peut paraître
00:28:06un peu inédit
00:28:07dans le débat public
00:28:08on a des taux
00:28:09de prélèvement obligatoire
00:28:10trop élevés en France
00:28:11et le seul débat
00:28:13c'est
00:28:13qui doit-on taxer
00:28:15qui doit-on
00:28:16encore plus imposer
00:28:17je pense que
00:28:18la vraie question
00:28:18c'est de savoir
00:28:19comment on diminue
00:28:20le train de vie de l'État
00:28:21quand est-ce qu'on va
00:28:22s'attaquer au doublon
00:28:23et au triplon
00:28:23entre les administrations
00:28:24centrales
00:28:25déconcentrées
00:28:26décentralisées
00:28:27quand est-ce qu'on va
00:28:27diminuer le poids
00:28:29de cette puissance publique
00:28:30dans la technostructure
00:28:31et dans la bureaucratie
00:28:32ces sujets ne s'opposent pas
00:28:33non ils ne s'opposent pas
00:28:33mais je pense qu'aujourd'hui
00:28:35on a besoin de préserver
00:28:36les ménages
00:28:36on a besoin de préserver
00:28:38leur pouvoir d'achat
00:28:38et on a besoin de préserver
00:28:39la compétitivité
00:28:40de la France
00:28:41et de nos entreprises
00:28:42donc il ne faut pas taxer
00:28:42davantage les héritages
00:28:43aujourd'hui
00:28:45oui non
00:28:45il ne faut pas taxer
00:28:46il faut arrêter de taxer
00:28:47aujourd'hui
00:28:48dans notre pays
00:28:49dans notre pays
00:28:50les carnets de commandes
00:28:51sont bloqués
00:28:52les carnets de commandes
00:28:53sont bloqués
00:28:54plus personne n'a confiance
00:28:55il va falloir installer
00:28:56de la stabilité
00:28:57pour les acteurs économiques
00:28:58il va falloir redonner
00:28:59de la confiance
00:28:59et la confiance
00:29:00c'est se dire
00:29:01que quand on a de la dette
00:29:02qu'il faut baisser le déficit
00:29:03il faut baisser
00:29:04la dépense publique
00:29:05dans la technocratie
00:29:06la bureaucratie
00:29:07tout ce qui fait
00:29:07qu'aujourd'hui
00:29:08on n'arrive pas
00:29:10à se dégager
00:29:10parce qu'on ne fait pas
00:29:11les réformes structurelles
00:29:12alors c'est vrai que
00:29:12la baisse des taxes
00:29:13ce n'est pas vraiment
00:29:13à l'ordre du jour
00:29:14ça n'aurait échappé à personne
00:29:15il y a une taxe
00:29:18qui semble faire
00:29:19l'unanimité
00:29:19sur le plan politique
00:29:21même si sur le plan économique
00:29:22c'est beaucoup moins vrai
00:29:22on va vous l'expliquer
00:29:23c'est la fameuse taxe
00:29:25sur les holdings
00:29:26alors déjà
00:29:26qu'est-ce que c'est
00:29:27les holdings
00:29:28un certain nombre de français
00:29:29qui nous regardent
00:29:29sans doute découvrent
00:29:30un petit peu ce mot
00:29:31et puis nous aussi
00:29:31on s'est dit
00:29:32tiens exactement
00:29:32qu'est-ce que ça veut dire
00:29:33les holdings
00:29:34et bien on va vous le dire
00:29:35avec nos éclaireurs
00:29:36Et c'est Elisa Trannin
00:29:40qui nous éclaire
00:29:41aujourd'hui
00:29:42dites-nous
00:29:42comment ce projet de loi
00:29:43prévoit
00:29:44de faire contribuer
00:29:45via cette histoire
00:29:46des holdings
00:29:46les personnes
00:29:47les plus fortunées
00:29:48Il y a plusieurs pistes
00:29:50en effet
00:29:50pour taxer
00:29:51les plus hauts revenus
00:29:52donc d'abord
00:29:53cette idée
00:29:53comme vous le dites
00:29:54de taxer
00:29:55le patrimoine financier
00:29:56on l'a rapidement
00:29:57surnommé en effet
00:29:58la taxe
00:29:59sur les holdings
00:30:00un petit rappel
00:30:00d'abord
00:30:01une holding
00:30:01c'est une société mère
00:30:02qui détient des participations
00:30:04dans d'autres sociétés
00:30:05donc il y a
00:30:06beaucoup d'entrepreneurs
00:30:08et de familles
00:30:08qui utilisent
00:30:09cette structure financière
00:30:10pour regrouper
00:30:12tous leurs actifs financiers
00:30:13ça leur permet
00:30:14de bénéficier
00:30:15d'un régime fiscal
00:30:16avantageux
00:30:17c'est de l'optimisation
00:30:18oui mais c'est
00:30:19parfaitement légal
00:30:21le problème
00:30:22et bien c'est que
00:30:23certains l'utilisent
00:30:23ces holdings
00:30:24pour placer
00:30:25du patrimoine
00:30:26personnel
00:30:27de l'immobilier
00:30:28des voitures de luxe
00:30:29des yachts
00:30:30etc
00:30:30ces holdings là
00:30:31elles ne produisent rien
00:30:33et ce sont celles-ci
00:30:34que veut taxer
00:30:35le gouvernement
00:30:36la partie en fait
00:30:37dite patrimoniale
00:30:38de la holding
00:30:39en les taxant
00:30:40à hauteur de 2%
00:30:42et bien cela pourrait
00:30:42rapporter entre
00:30:431 et 1 milliard et demi
00:30:45d'euros par an
00:30:45quelles sont les autres pistes
00:30:46pour taxer les hauts revenus ?
00:30:48alors deux autres pistes
00:30:49dont je vais vous parler
00:30:50ce matin
00:30:50la reconduite d'abord
00:30:51de la surtaxe
00:30:52sur les bénéfices
00:30:53des grandes entreprises
00:30:54celles qui font en fait
00:30:55plus de 1 milliard
00:30:57de chiffre d'affaires
00:30:58par an
00:30:59cette surtaxe
00:31:00elle a été conçue
00:31:01par le gouvernement
00:31:02Barnier
00:31:03et puis
00:31:03elle a été reprise
00:31:04dans le budget 2025
00:31:06de François Bayrou
00:31:07elle pourrait rapporter
00:31:08jusqu'à 4 milliards
00:31:10d'euros
00:31:10troisième piste
00:31:11c'est la prolongation
00:31:13de la CDHR
00:31:14la contribution
00:31:15différentielle
00:31:16sur les hauts revenus
00:31:17en fait
00:31:18c'est un impôt
00:31:18planché
00:31:19de 20%
00:31:20pour les contribuables
00:31:22et bien
00:31:22qui gagne
00:31:23plus de 250 000 euros
00:31:25par an
00:31:25500 000 euros
00:31:26pour un couple
00:31:28et ça
00:31:28le rendement attendu
00:31:29et bien
00:31:29c'est 1 milliard
00:31:30et demi d'euros
00:31:31Merci beaucoup
00:31:32Elisa
00:31:32Lucie Robkin
00:31:33cette fameuse taxe
00:31:34sur les holdings
00:31:34dans les bureaux
00:31:36de conseil
00:31:36en fiscalité
00:31:37on a déjà trouvé
00:31:38la parade ou pas ?
00:31:39Il paraît
00:31:40qu'il y a déjà
00:31:40des réflexions
00:31:42assez approfondies
00:31:43sur la manière
00:31:43de contourner
00:31:44cette nouvelle taxe
00:31:45sur les holdings
00:31:46c'est effectivement
00:31:46une taxe
00:31:47qui ne touche
00:31:47que les actifs
00:31:48non professionnels
00:31:49donc on va voir
00:31:50de quelle manière
00:31:51ces grandes fortunes
00:31:52vont tenter
00:31:53d'y échapper
00:31:53le produit
00:31:54quoi qu'il en soit
00:31:55est plutôt modeste
00:31:56par rapport à ce
00:31:57qu'espérait la gauche
00:31:58on est sur un montant
00:31:59espéré
00:31:59d'un milliard d'euros
00:32:00nul doute
00:32:01que dès lundi
00:32:02en commission des finances
00:32:03il y aura
00:32:03de nombreux amendements
00:32:05pour se rapprocher
00:32:06plutôt d'une taxe
00:32:07Zuckman
00:32:07qui taxerait
00:32:08l'ensemble du patrimoine
00:32:09de ses grandes fortunes
00:32:10et là
00:32:11on parle de recettes
00:32:12espérées
00:32:12de 15 milliards d'euros
00:32:13ça arrivera
00:32:14dès lundi matin
00:32:15on va surveiller ça
00:32:15de très très près
00:32:16On a besoin d'y voir
00:32:17Claire Benoît Perrin
00:32:18elle rapporte combien
00:32:19exactement
00:32:19ces fameuses taxes
00:32:20entre ce chiffre
00:32:21de 15 milliards
00:32:21qui est donné par les partisans
00:32:22de la taxe Zuckman
00:32:23qui vous fait sourire
00:32:24et ce chiffre
00:32:25de 1 milliard et demi
00:32:26sur une taxe
00:32:26sur les holdings
00:32:27dont on voit bien
00:32:27qu'elle pourrait être
00:32:28facilement contournée
00:32:29C'est ça qui est
00:32:30effectivement toujours
00:32:30difficile sur les taxes
00:32:31sur le patrimoine
00:32:32c'est qu'elles le sont
00:32:32effectivement
00:32:33les acteurs économiques
00:32:36sont rationnels
00:32:36c'est-à-dire qu'en fait
00:32:37en gros
00:32:37quand vous leur mettez
00:32:38des taxes
00:32:38ils font tout
00:32:38pour ne pas les payer
00:32:39ce qui est absolument normal
00:32:40et d'ailleurs
00:32:41sur les taxes
00:32:41sur le patrimoine
00:32:41il y a le conseil
00:32:43d'analyse économique
00:32:43qui a sorti un rapport
00:32:44très récent
00:32:44qui est très intéressant
00:32:45et qui explique
00:32:46qu'en gros
00:32:46quand vous cherchez
00:32:47à taxer 100%
00:32:48du patrimoine
00:32:48vous arrivez
00:32:49à globalement
00:32:50collecter à peu près
00:32:5130%
00:32:52parce que justement
00:32:52les gens soit partent
00:32:53soit s'arrangent
00:32:54justement
00:32:54pour éviter de les payer
00:32:55sur les holdings
00:32:56il faut vraiment
00:32:57je crois être
00:32:57très pédagogue
00:32:58sur le sujet
00:32:59les holdings
00:32:59c'est pas juste
00:33:00comme une espèce
00:33:01de tirelire
00:33:01dans laquelle
00:33:02les dirigeants
00:33:02d'entreprise
00:33:02peuvent piocher
00:33:03sans être taxés
00:33:04quand ils sortent
00:33:05de l'argent
00:33:06de ces holdings
00:33:06pour leur consommation
00:33:07pour leur vie personnelle
00:33:08ce sont la fameuse
00:33:09flat tax qui s'applique
00:33:10donc ils sont imposés
00:33:11à 30%
00:33:12deuxième élément
00:33:13quand ils achètent
00:33:14on parle souvent
00:33:15des bateaux
00:33:15pardon c'est important
00:33:16parce que s'ils s'en servent
00:33:20il n'y a pas d'impôt dessus
00:33:20alors exactement
00:33:22tout l'enjeu c'est ça
00:33:22vous avez raison
00:33:23mais quand ils hébergent
00:33:24des biens
00:33:24typiquement on parle
00:33:25toujours des bateaux
00:33:25des yachts
00:33:26si un dirigeant
00:33:27d'entreprise
00:33:27utilise son yacht
00:33:28à titre privé
00:33:29ce qu'il est censé faire
00:33:30c'est faire un contrat
00:33:31de location
00:33:32entre lui
00:33:33et sa société
00:33:34et le louer
00:33:35à un tarif normal
00:33:36de prix du marché
00:33:37donc il ne faut pas dire
00:33:38que les chefs d'entreprise
00:33:39peuvent utiliser
00:33:40leurs biens professionnels
00:33:41dans leur vie privée
00:33:42c'est faux
00:33:42ça s'appelle un abus
00:33:43de biens sociaux
00:33:44s'ils le font
00:33:45et ça doit être
00:33:45lourdement condamné
00:33:46mais il ne faut pas dire
00:33:50parce qu'ils sont abrités
00:33:50par ces holdings
00:33:51comme ils le souhaitent
00:33:52ce n'est pas vrai
00:33:52pourquoi il ne vous suffit pas
00:33:54Yann Brossat
00:33:54cette taxe sur les holdings ?
00:33:55parce que c'est ridicule
00:33:561 milliard, 1 milliard 5
00:33:58enfin on parle de 3 cacahuètes
00:33:59au regard de ce qu'aurait
00:34:01par exemple rapporté
00:34:02la taxe Zuckman
00:34:03dont on estime
00:34:03qu'elle rapportait
00:34:04entre 15 et 20 milliards
00:34:05d'euros
00:34:07je rappelle quand même
00:34:08que la taxe Zuckman
00:34:08elle concerne 1800 foyers
00:34:10qui ont un patrimoine
00:34:11supérieur à 100 millions d'euros
00:34:13et lorsque cette idée
00:34:15a été avancée
00:34:15on a eu droit
00:34:16au champ des chouineurs
00:34:17de la terre entière
00:34:18qui nous ont expliqué
00:34:20à pouvoir payer
00:34:21davantage de taxes
00:34:23et qu'en l'occurrence
00:34:23il était scandaleux
00:34:24de taxer leur patrimoine
00:34:25mais je voulais revenir
00:34:26sur ce que disait
00:34:27Pierre-Yves Bournazel
00:34:27tout à l'heure
00:34:28parce que c'est là
00:34:29que se situe le vrai débat
00:34:30oui, moi j'assume
00:34:32le fait que
00:34:33si nous voulons
00:34:34dans notre pays
00:34:34maintenir notre modèle social
00:34:36si nous voulons maintenir
00:34:37un haut niveau
00:34:38de service public
00:34:39qui a longtemps fait
00:34:39la fierté de notre pays
00:34:40à ce moment-là
00:34:41il y a besoin en face
00:34:43de trouver des recettes
00:34:44et ceux qui nous expliquent
00:34:45qu'il faut réduire
00:34:47le train de vie de l'Etat
00:34:47en réalité derrière
00:34:49ce qu'il nous annonce
00:34:50c'est une dégradation
00:34:51du service public
00:34:52une dégradation
00:34:53de l'hôpital public
00:34:54une dégradation
00:34:55de l'école publique
00:34:56et je pense que nous
00:34:57n'avons pas besoin
00:34:57de ça en ce moment
00:34:58que nous avons besoin
00:34:59de solidarité
00:34:59et donc ça, ça suppose
00:35:01et du service public
00:35:02et des recettes en face
00:35:03on a des dépenses publiques
00:35:04qui sont supérieures
00:35:05à n'importe quel pays européen
00:35:06et on n'a pas
00:35:07un meilleur service public
00:35:07parce qu'on a beaucoup d'argent
00:35:09qu'on a le meilleur service
00:35:10nous avons un bien meilleur
00:35:11service public par exemple
00:35:13un bien meilleur accès
00:35:14à la santé
00:35:15que les Etats-Unis
00:35:16et je suis très fier
00:35:16par exemple
00:35:17que nous, nous ayons
00:35:18la sécurité sociale
00:35:19et par ailleurs
00:35:19il y a d'autres pays
00:35:21comparables européens aussi
00:35:22mais prenons la question
00:35:24des retraites
00:35:25nous avons en France
00:35:26le taux de retraités pauvres
00:35:28le plus faible
00:35:29de toute l'Union Européenne
00:35:30parce que nous avons
00:35:31des retraites par répartition
00:35:32nous sommes à 10%
00:35:33de retraités pauvres
00:35:33mais qui sont très déficitaires
00:35:34ça vous n'aura pas échappé
00:35:35si vous voulez protéger
00:35:36des recettes
00:35:37j'en termine
00:35:37nous avons 10%
00:35:39de retraités pauvres
00:35:40en France
00:35:40nous sommes à 15%
00:35:42à l'échelle
00:35:42de l'Union Européenne
00:35:43et donc qu'est-ce que ça montre
00:35:44ça montre que malgré tout
00:35:45malgré toutes les économies
00:35:47qui ont été faites
00:35:47ces dernières années
00:35:48nous avons un modèle social
00:35:49qui fonctionne mieux
00:35:50que celui de nos voisins
00:35:52a besoin de recettes en face
00:35:53c'est un débat intéressant
00:35:55ah oui c'est un débat passionnant
00:35:56et qui concerne tous les français
00:35:57c'est un débat tout à fait honorable
00:35:59ce que je dis
00:36:01c'est pas toucher
00:36:02à la santé
00:36:03à l'éducation
00:36:04c'est toucher à la bureaucratie
00:36:05il y a trop de bureaucratie
00:36:07en France
00:36:07tout le monde le sait
00:36:08des rapports ont été faits
00:36:09et on peut comparer
00:36:10non pas aux Etats-Unis
00:36:11mais à d'autres pays
00:36:12autour de nous
00:36:13des démocraties européennes
00:36:14le modèle social
00:36:16peut bien fonctionner en France
00:36:17il peut protéger
00:36:18les plus modestes
00:36:18mais il ne s'agit pas
00:36:20de le remettre en cause
00:36:21il s'agit de remettre en cause
00:36:22cette bureaucratie
00:36:22pour faire des économies
00:36:24pour désendetter le pays
00:36:25éviter la crise financière
00:36:27qui serait terrible
00:36:28pour le pouvoir d'achat
00:36:28des français
00:36:29et permettre à notre pays
00:36:30de retrouver de la confiance
00:36:31pour qu'on ait des investisseurs
00:36:32parce que moi je veux bien dire
00:36:34qu'il faut imposer davantage
00:36:36les plus riches
00:36:37philosophiquement
00:36:38ça ne me gênerait pas
00:36:39mais la réalité
00:36:40c'est qu'il faut bien
00:36:41des gens qui investissent
00:36:41dans notre pays
00:36:42il faut bien des gens
00:36:43qui créent de l'emploi
00:36:44et je préfère
00:36:44qu'ils le fassent en France
00:36:45plutôt qu'ils partent
00:36:46à Milan ou à Francfort
00:36:47donc à un moment donné
00:36:48il faut faire attention
00:36:49au message qu'on envoie
00:36:50au monde économique
00:36:51aux investisseurs
00:36:52oui vous êtes les bienvenus
00:36:54en France
00:36:54oui on a besoin de vous
00:36:55donc il faut arrêter
00:36:56de toujours taxer plus
00:36:58taxer plus
00:36:58taxer plus
00:36:59il faut faire
00:37:00la création de richesse
00:37:01cette création de richesse
00:37:02nous permettra
00:37:03d'avoir les moyens
00:37:03de financer notre modèle social
00:37:04et il y a une personnalité
00:37:05qui cristallise
00:37:06souvent ce débat
00:37:07c'est évidemment
00:37:08Bernard Arnault
00:37:08il a été largement cité
00:37:10encore hier
00:37:10avec ce chiffre
00:37:11donné par Olivier Faure
00:37:12Bernard Arnault
00:37:13qui aurait gagné
00:37:1319 milliards de dollars
00:37:14en une journée
00:37:15soit 16 milliards d'euros
00:37:18c'est vrai ce chiffre
00:37:21Bonopérin ou pas ?
00:37:23c'est vrai mais très simplement
00:37:24parce que ses actions
00:37:24comme justement
00:37:25son entreprise est bien gérée
00:37:27ses actions ont pris
00:37:27je crois que c'est à peu près
00:37:2812% en une journée
00:37:29et je pense qu'on peut être
00:37:30d'abord heureux
00:37:31entre guillemets
00:37:31pour lui évidemment
00:37:32parce qu'il mène bien sa barque
00:37:34et pourquoi il gagne de l'argent
00:37:35c'est parce qu'en fait
00:37:35il fait des produits
00:37:36qui répondent à des besoins
00:37:38mais tant qu'il n'a pas vendu
00:37:39donc qu'il vend bien
00:37:39il n'a pas gagné
00:37:40cet argent c'est complètement virtuel
00:37:41d'autre part
00:37:42on peut être heureux aussi
00:37:42pour les petits actionnaires
00:37:43qui eux aussi ont gagné 10%
00:37:45ceux qui ont eu la bonne idée
00:37:46en quelque sorte
00:37:47de prendre un petit risque
00:37:48en achetant des actions LVMH
00:37:50ils sont gagnants
00:37:51et puis troisièmement
00:37:52on peut être aussi heureux
00:37:52pour tous les salariés
00:37:53les salariés de LVMH
00:37:55ils sont à peu près
00:37:5640 000 en France
00:37:5740 000 salariés
00:37:58qui bénéficient de conditions salariales
00:38:00très intéressantes
00:38:01parce que ça aussi il faut le dire
00:38:01vous avez 87% des salariés de LVMH
00:38:04qui vivent au-dessus
00:38:05du salaire médian français
00:38:07donc je veux dire
00:38:07ce sont des gens
00:38:08qui sont bien payés
00:38:09et tant mieux pour eux
00:38:09ils bénéficient de systèmes
00:38:11justement
00:38:12de tarifs
00:38:13de rachats d'actions
00:38:14à tarifs préférentiels
00:38:15qui étaient lancés l'année dernière
00:38:16moins 20%
00:38:17sur les actions LVMH
00:38:18ils ont des dispositifs
00:38:19de participation
00:38:20d'intéressement
00:38:21je veux dire
00:38:21ce sont des salariés
00:38:22qui sont très bien traités
00:38:23et c'est tout à fait normal
00:38:24parce qu'ils travaillent
00:38:25dans une entreprise
00:38:25qui gagne de l'argent
00:38:26donc je pense qu'on aurait
00:38:27justement
00:38:27et vraiment
00:38:28je m'en réjouis pour eux
00:38:29je me réjouis pour tout le monde
00:38:29et je me réjouis pour le pays
00:38:30mais le problème
00:38:31c'est que malheureusement
00:38:32on n'a pas assez
00:38:33de Bernard Arnault en France
00:38:34l'objectif des responsables politiques
00:38:36ça devrait être au contraire
00:38:37de faire en sorte
00:38:38d'en attirer un maximum
00:38:39parce que tout le monde est gagnant
00:38:40je rappelle quand même
00:38:41qu'LVMH
00:38:41c'est 5 milliards d'impôts par an
00:38:43je veux dire
00:38:44c'est absolument considérable
00:38:45avec un chiffre d'affaires
00:38:46qui est seulement de 8% en France
00:38:48donc on devrait la remercier
00:38:49cette sortie d'Olivier Faure
00:38:50c'était hier soir
00:38:51lors d'une émission
00:38:52au cours de laquelle
00:38:53était également invité
00:38:54Edouard Philippe
00:38:55le patron d'Oraison
00:38:56et c'était important de l'entendre
00:38:57Edouard Philippe
00:38:58le patron de votre parti
00:38:59Pierre-Yves Bonazel
00:39:00parce qu'il en a remis une couche
00:39:02sur la demande
00:39:03d'émission du président
00:39:05de la République
00:39:05d'élection présidentielle
00:39:07anticipée
00:39:07voilà c'est l'expression
00:39:09qu'il a employée
00:39:10on l'écoute
00:39:11l'ancien Premier ministre
00:39:11j'ai beaucoup de respect
00:39:13pour le président de la République
00:39:14qui m'a nommé Premier ministre
00:39:15mais je ne lui dois rien
00:39:16il est venu me chercher
00:39:17je trouve qu'il s'honorerait
00:39:18à trouver la façon
00:39:19la plus digne
00:39:20pour lui
00:39:20et pour les institutions
00:39:22de régler cette crise
00:39:23Alors
00:39:24on a l'impression
00:39:26au contraire
00:39:26Pierre-Yves Bonazel
00:39:27que comme la motion de censure
00:39:28les motions de censure
00:39:29n'ont pas été votées hier
00:39:30il a plutôt
00:39:30un peu d'air
00:39:31le président de la République
00:39:32pourquoi est-ce qu'il doit partir
00:39:33malgré tout ?
00:39:34Pourquoi vous acharnez ?
00:39:35Non mais ce n'est pas
00:39:36une question d'acharnement
00:39:36c'est une question
00:39:37de l'analyse
00:39:38de la situation du pays
00:39:39nous sommes dans un moment
00:39:41charnière
00:39:42de bascule possible
00:39:43Pourquoi ne pas voter la censure
00:39:44à ce moment-là ?
00:39:45Parce que ce n'est pas
00:39:46un peu hypocrite ?
00:39:46Non parce que
00:39:48l'idée d'Edouard Philippe
00:39:49depuis le début
00:39:49vous l'avez bien compris
00:39:50c'est la recherche
00:39:50de la stabilité
00:39:51si vous me permettez
00:39:52en 2022
00:39:53le président de la République
00:39:55n'a obtenu
00:39:55qu'une majorité relative
00:39:56Edouard Philippe
00:39:57a été le seul à dire
00:39:58il faut créer
00:39:59les conditions
00:39:59d'une majorité plus large
00:40:00et plus stable
00:40:01c'est pour ça
00:40:02qu'il appelait une coalition
00:40:03il n'a pas été entendu
00:40:04en 2024
00:40:05il y a une dissolution
00:40:06que nous n'avons pas voulu
00:40:07que nous n'avons pas comprise
00:40:09cette dissolution
00:40:10a amené le chaos
00:40:11à l'Assemblée nationale
00:40:12avec une majorité introuvable
00:40:14personne n'a de majorité
00:40:15à l'Assemblée nationale
00:40:16nous avons appelé
00:40:17avec Edouard Philippe
00:40:18à une coalition
00:40:18à l'époque aussi
00:40:19des sociodémocrates
00:40:21à la droite républicaine
00:40:22cela n'a malheureusement
00:40:23pas été possible
00:40:24aujourd'hui
00:40:25ce que nous disons
00:40:26c'est que
00:40:26s'il y a une nouvelle dissolution
00:40:27la situation peut être
00:40:29encore pire
00:40:29que celle d'aujourd'hui
00:40:30si demain il y a une dissolution
00:40:31et qu'il n'y a pas de majorité
00:40:33à l'Assemblée nationale
00:40:33c'est la chiant-lite
00:40:34vous avez entendu
00:40:35Christelle Maron
00:40:36elle aurait censuré
00:40:37vice-présidente d'Horizon
00:40:38mais très bien
00:40:39vous savez
00:40:39Horizon ce n'est pas une caserne
00:40:41chacun a la liberté
00:40:42de s'exprimer
00:40:42la ligne a été fixée
00:40:46Philippe
00:40:46nous ne voulons pas la censure
00:40:47les députés n'ont pas voulu
00:40:49la censure
00:40:49parce qu'ils veulent permettre
00:40:50le débat sur le budget
00:40:51avec nos idées
00:40:53nos convictions
00:40:53ne pas augmenter les impôts
00:40:55baisser la dépense publique
00:40:56de fonctionnement
00:40:57et faire en sorte
00:40:58de relancer l'attractivité
00:40:59de notre pays
00:40:59nous allons défendre
00:41:00ces idées-là
00:41:01et nous disons simplement
00:41:02que changer de Premier ministre
00:41:04et créer des conditions
00:41:05de l'instabilité
00:41:06n'est pas bon pour le pays
00:41:07et à un moment donné
00:41:08on sait très bien
00:41:09simplement
00:41:09que le Président de la République
00:41:11qui est la clé de vue
00:41:12des institutions
00:41:13peut débloquer
00:41:14la situation du pays
00:41:15bien sûr
00:41:16il est élu pour 5 ans
00:41:17il peut aller au bout
00:41:18de son bandat
00:41:18nous ne sommes pas des putschistes
00:41:20nous signons pas
00:41:21les procédures de destitution
00:41:22l'idée c'est simplement
00:41:24qu'il y ait une vraie réflexion
00:41:25sur comment on s'en sort
00:41:27et comment on permet
00:41:27à notre pays
00:41:28de repartir de l'avant
00:41:29Edouard Philippe
00:41:30dont on rappelle
00:41:30qu'il est candidat lui-même
00:41:31pour la prochaine présidentielle
00:41:32évidemment
00:41:33dans un instant
00:41:34la justice
00:41:34parce que le procès jubilard
00:41:36le verdict tombera
00:41:37dans quelques heures
00:41:38maintenant
00:41:39les jurés se sont retirés
00:41:40pour délibérer
00:41:41quelle est l'ambiance
00:41:42à Albi
00:41:43autour de la cour d'assises
00:41:44du Tarn
00:41:44c'est ce qu'on verra
00:41:45dans quelques instants
00:41:46et on vous racontera
00:41:46comment ça se passe
00:41:47de l'intérieur
00:41:47une délibération
00:41:49de jurés d'assises
00:41:50à tout de suite
00:41:50la cour d'assises
00:41:58du Tarn
00:41:59à Albi
00:42:00parce que
00:42:00Cédric Jubilard
00:42:01s'est exprimé
00:42:02pour la dernière fois
00:42:02ce matin
00:42:03les jurés
00:42:04se sont ensuite
00:42:05retirés
00:42:06ils sont en ce moment même
00:42:07en pleine délibération
00:42:08on verra
00:42:09dans les heures
00:42:10peut-être les minutes
00:42:11qui viennent
00:42:12ça on n'en a vraiment
00:42:12aucune idée
00:42:13ce qu'ils décideront
00:42:15et le verdict
00:42:16qui sera prononcé
00:42:17pour Cédric Jubilard
00:42:19c'est Jean-Wilfrid
00:42:21Forquez
00:42:21qui est sur place
00:42:22qui nous dira
00:42:22le premier
00:42:23si les choses
00:42:24évoluent ou pas
00:42:25parce que vous surveillez
00:42:26l'évolution des choses
00:42:27comme vous avez suivi
00:42:27cette affaire
00:42:28depuis maintenant 5 ans
00:42:29et ce procès
00:42:30depuis 3 semaines
00:42:31Jean-Wilfrid
00:42:32est-ce que la tension
00:42:32est en train de monter ou pas ?
00:42:34Oui la tension est palpable
00:42:37vous le voyez sur les images
00:42:38de Gaëtan Malakhin
00:42:40des gens sont déjà arrivés
00:42:42font la queue
00:42:42pour assister à ce verdict
00:42:44alors vous l'avez dit
00:42:45il n'y a pas de règle du jeu
00:42:46on ne sait pas
00:42:47un verdict ça peut prendre
00:42:49une heure de réflexion
00:42:51deux heures
00:42:51parfois la journée
00:42:52là il n'y a pas de règle du jeu
00:42:54on sera fixé
00:42:55en tout cas
00:42:55on l'espère
00:42:56dans l'après-midi
00:42:57ce qui est sûr
00:42:58vous le disiez Julien
00:42:59ce sont ces derniers mots
00:43:01de Jubilard
00:43:02très laconiques
00:43:03je n'ai rien fait
00:43:04Adelphine
00:43:04c'est ce qu'il a dit
00:43:05à la présidente
00:43:05avant que le jury
00:43:07ne se retire pour délibérer
00:43:08c'était vers 9h
00:43:099h15 ce matin
00:43:10les jurés sont en train
00:43:12de prendre cette décision
00:43:14alors il y a
00:43:15trois magistrats professionnels
00:43:17on le rappelle
00:43:17et il y a six jurés
00:43:19quatre hommes
00:43:20deux femmes
00:43:21qui font partie de ce juré
00:43:22ils vont réfléchir
00:43:24ils vont devoir répondre
00:43:25à deux questions
00:43:26je vous les livre
00:43:26Julien
00:43:27Cédric Jubilard
00:43:28a-t-il tué sa femme
00:43:29ça c'est la première question
00:43:31deuxième question
00:43:32qui est posée
00:43:32en ce moment
00:43:33aux jurés
00:43:34Cédric Jubilard
00:43:35était-il le conjoint
00:43:37de Delphine
00:43:38au moment des filles
00:43:39ils doivent répondre
00:43:40à ces questions
00:43:41et ce qui est très important
00:43:43et qu'il faut souligner
00:43:44évidemment
00:43:44c'est que
00:43:45si trois jurés
00:43:46sur les neuf jurés
00:43:47trois jurés
00:43:47disent
00:43:48que Cédric Jubilard
00:43:49n'est pas coupable
00:43:50et bien il sera acquitté
00:43:51en revanche
00:43:52dans le cas contraire
00:43:53et bien il faudra
00:43:54décider
00:43:55de la durée de la peine
00:43:56de l'étendue de la peine
00:43:58vous le savez
00:43:58les avocats généraux
00:44:00dans cette affaire
00:44:01ont dit
00:44:01avant-hier
00:44:03qu'il fallait
00:44:04une peine de 30 ans
00:44:05les jurés
00:44:06vont devoir trancher
00:44:07et lorsqu'ils auront
00:44:08tranché
00:44:09dans ce cas précis
00:44:10et bien
00:44:10ils retourneront
00:44:11dans la salle d'audience
00:44:12et la présidence
00:44:14annoncera le verdict
00:44:15Jean Wilfrid
00:44:17on le rappelle
00:44:18vous parlez
00:44:19de ces neuf avis
00:44:19il y a trois magistrats
00:44:21professionnels
00:44:21et six jurés
00:44:23populaires
00:44:24c'est comme ça
00:44:24que vont se répartir
00:44:26les votes
00:44:27cette affaire
00:44:27c'est vrai
00:44:28vous l'avez
00:44:28vécu de très près
00:44:30suivi de très près
00:44:31en tout cas
00:44:31depuis cinq ans
00:44:32vous qui êtes notre correspondant
00:44:34depuis longtemps maintenant
00:44:35et depuis un mois
00:44:35donc ce procès
00:44:36quels sont les moments
00:44:37les plus forts
00:44:37vous que vous avez retenus
00:44:39écoutez
00:44:41c'est purement subjectif
00:44:43mais je retiens
00:44:44quatre trangs forts
00:44:45d'abord
00:44:46les premières semaines
00:44:47la première semaine
00:44:48les dix premiers jours
00:44:49c'est la défense
00:44:50qui prend un petit peu
00:44:51l'ascendant
00:44:52en épinglant
00:44:53l'enquête
00:44:54des gendarmes
00:44:55enquête contestée
00:44:57enquête à charge
00:44:58selon les avocats
00:45:00de Cédric Jubilard
00:45:00ensuite
00:45:01deuxième temps
00:45:02et bien ce sont
00:45:03ces témoignages
00:45:04à la barre
00:45:04des proches
00:45:05de la famille
00:45:06de Cédric Jubilard
00:45:07notamment de Delphine
00:45:08qui viennent témoigner
00:45:09ses deux frères
00:45:12sa soeur
00:45:12des témoignages
00:45:13poignants
00:45:14parce que ce sont
00:45:15des gens
00:45:15qui n'ont pas l'habitude
00:45:16de parler
00:45:17de s'exprimer
00:45:18et ils viennent
00:45:19raconter à la barre
00:45:20qui était Delphine
00:45:22cette fille solaire
00:45:23comme ils l'ont dit
00:45:24à la barre
00:45:25à l'occasion
00:45:26de ces témoignages
00:45:26troisième temps
00:45:27ce sont les réquisitions
00:45:28là des réquisitions
00:45:30qui tombent
00:45:3030 ans
00:45:31demandées
00:45:32contre Cédric Jubilard
00:45:33et puis hier
00:45:33la quatrième image
00:45:35que je retiens
00:45:35de ce procès
00:45:36ce sont ces plaidoiries
00:45:37pour demander
00:45:38l'acquittement
00:45:39de Cédric Jubilard
00:45:40avec notamment
00:45:41une plaidoirie
00:45:41assez brillante
00:45:42chirurgicale
00:45:44très précise
00:45:45de maître
00:45:45Emmanuel Franck
00:45:46qui a repris
00:45:47point par point
00:45:48les erreurs
00:45:49selon elle
00:45:50de cette procédure
00:45:51les erreurs
00:45:52commises par les gendarmes
00:45:53pour essayer
00:45:53de rééquilibrer
00:45:55les choses
00:45:55et en ce moment
00:45:56évidemment
00:45:56avec tous ces éléments
00:45:57les jurés
00:45:59doivent se forger
00:45:59une intime conviction
00:46:01merci beaucoup
00:46:03Jean Wilfrid
00:46:04en direct
00:46:04d'Albi
00:46:05vous qui nous parlez
00:46:06justement
00:46:06des avocats
00:46:07de la défense
00:46:08quel est leur état d'esprit
00:46:10juste après
00:46:12les derniers mots
00:46:12prononcés par
00:46:13Cédric Jubilard
00:46:14et en attendant
00:46:14l'annonce du véridique
00:46:15écoutez
00:46:16il est un peu écrasé
00:46:18par tout ce qu'il se passe
00:46:19et puis c'est un homme
00:46:20qui vous l'imaginez bien
00:46:21est dans l'attente
00:46:22avec une différence
00:46:24par rapport à nous tous
00:46:25c'est que lui
00:46:25c'est de sa vie
00:46:26dont on parle
00:46:26il est à la jeule du palais
00:46:28où il va passer sa journée
00:46:29à attendre
00:46:31tout simplement
00:46:32les avocats peuvent toujours
00:46:33lui rendre visite
00:46:34à tout moment
00:46:36voilà
00:46:37il sera
00:46:37les agents de l'administration
00:46:40le feront sortir
00:46:41parfois
00:46:42pour aller fumer
00:46:43une cigarette
00:46:43il va attendre
00:46:46et voilà
00:46:47il n'y a plus qu'à attendre
00:46:48tout le monde est suspendu
00:46:49à cette décision des jurés
00:46:50qui se sont donc retirés
00:46:52Mélanie Bertrand
00:46:52et leur décision
00:46:54leur verdict
00:46:55il sera d'autant plus difficile
00:46:56à rendre
00:46:56que Jean Wilfried nous l'a dit
00:46:57c'est vrai qu'il y a eu
00:46:58plusieurs moments
00:46:59pour chacun des deux camps
00:47:02si j'ose dire
00:47:02mais il n'y a pas eu
00:47:03la preuve irréfutable
00:47:05non il n'y a pas
00:47:06la preuve irréfutable
00:47:07il y a un faisceau d'indices
00:47:08il y a des témoignages
00:47:10il y a des éléments matériels
00:47:11ces lunettes brisées
00:47:12cette voiture garée
00:47:13dans le sens inhabituel
00:47:15en tout cas dans lequel
00:47:15Delphine
00:47:16Jubilard Lagaret
00:47:17oui là nous on est
00:47:18dans des heures d'attente
00:47:19pour les jurés
00:47:20la tâche s'annonce très lourde
00:47:21c'est un peu un tribunal
00:47:22plongé en apnée
00:47:23avec une salle
00:47:24des délibérations
00:47:25où ils sont actuellement
00:47:26les six jurés
00:47:27et les trois magistrats
00:47:27et où justement
00:47:28peut-être sont-ils en train
00:47:29de se refaire
00:47:30tout le film de ce procès
00:47:31ces quatre semaines
00:47:32que eux ont vécu
00:47:33en première ligne
00:47:34parce que nous
00:47:34nous pouvions sortir
00:47:35prendre l'air
00:47:37eux étaient vraiment
00:47:37dans cette salle d'audience
00:47:38presque dix heures par jour
00:47:40avec à quelques mètres
00:47:41d'eux
00:47:41Cédric Jubilard
00:47:42des avocats
00:47:43qui ont tous été
00:47:44chacun dans leur rôle
00:47:45convaincant
00:47:45des procureurs
00:47:46qui ont requis
00:47:47une peine très lourde
00:47:48ils ont vu défiler
00:47:49un certain nombre
00:47:50de témoins
00:47:50plus d'une vingtaine
00:47:51une trentaine je crois
00:47:52des gendarmes
00:47:53des directeurs d'enquête
00:47:54la mère de Cédric Jubilard
00:47:55et au final
00:47:56comme le dit l'article
00:47:57du code pénal
00:47:57dans le silence
00:47:58et le recueillement
00:47:59ils doivent se forger
00:48:00une intime conviction
00:48:01ils doivent fixer
00:48:02déjà
00:48:02Jean-Wilfrid le disait
00:48:03si oui ou non
00:48:04Cédric Jubilard
00:48:05est coupable
00:48:05ou s'il décide
00:48:06de l'acquitter
00:48:07aujourd'hui
00:48:07s'il est acquitté
00:48:08il sortira de prison
00:48:09dès ce soir
00:48:10mais s'il décide
00:48:11de le condamner
00:48:11à quelle peine
00:48:12faut-il le condamner
00:48:13est-ce qu'on prend
00:48:14la peine maximale
00:48:15la réclusion criminelle
00:48:16à perpétuité
00:48:17ou est-ce qu'on descend
00:48:18un tout petit peu
00:48:1830 ans
00:48:1925 ans
00:48:2020 ans
00:48:20là ça va donner lieu
00:48:21à des tours de vote
00:48:22évidemment sans doute
00:48:23très nombreux
00:48:24parce qu'ils ont
00:48:25entre leurs mains
00:48:26le sort d'un homme
00:48:27et que cette décision
00:48:28elle va être cruciale
00:48:29même si on le rappelle
00:48:30qu'il y aura sans doute
00:48:31un procès en appel
00:48:32dans les prochains mois
00:48:33qu'ils soient condamnés
00:48:34ou acquittés
00:48:34Précision sur le mode d'emploi
00:48:36pour qu'on comprenne bien
00:48:36ils sont donc neuf
00:48:37en ce moment
00:48:38dans cette salle
00:48:383 magistrats
00:48:39et 6 jurés décises
00:48:41ça se passe à la majorité
00:48:43ça se passe comment ?
00:48:44Alors pour fixer la peine
00:48:45il faut 7 voix sur 9
00:48:46qui décident de le condamner
00:48:48Si il décide
00:48:50qu'il est coupable
00:48:50Si il décide de le condamner
00:48:51Il faut que 7 personnes
00:48:52disent qu'il est coupable
00:48:52Il y a une question
00:48:53Cédric Jubilard
00:48:54est-il coupable
00:48:55du meurtre
00:48:56de sa femme Delphine ?
00:48:58Oui ou non ?
00:48:58S'ils sont 7 à dire oui
00:49:00il est condamné
00:49:00mais s'ils ne sont que 3
00:49:02à dire non
00:49:03à dire non coupable
00:49:04et bien Cédric Jubilard
00:49:05est acquitté
00:49:05ça c'est la première phase
00:49:07qui prend évidemment
00:49:08qui est la phase décisive
00:49:10Ensuite
00:49:10s'ils décident
00:49:11de le condamner
00:49:12ce que je disais
00:49:13il faut fixer
00:49:13le quantum de la peine
00:49:14c'est-à-dire
00:49:15le montant de la peine
00:49:16est-ce qu'on part
00:49:17sur la peine
00:49:17principale perpétuité
00:49:19et là il faut
00:49:207 voix sur 9
00:49:21pour le condamner
00:49:22à perpétuité
00:49:22en revanche
00:49:23si on décide
00:49:24de le condamner
00:49:24si les jurés
00:49:25décident de le condamner
00:49:26à 25 ans
00:49:2720 ans
00:49:2725 ans
00:49:28c'est ce qu'avait pris
00:49:28par exemple
00:49:29Jonathan Daval
00:49:30et bien là
00:49:30il faut 5 voix sur 9
00:49:32concordantes
00:49:32pour le condamner
00:49:33à une peine inférieure
00:49:34au maximum
00:49:36qui l'encourt
00:49:36donc c'est assez technique
00:49:37la présidente de la cour d'assises
00:49:39est un peu la chef d'orchestre
00:49:40bien sûr qu'ils discutent
00:49:42ensuite
00:49:42est-ce qu'on peut dire
00:49:43qu'elle influence
00:49:44les jurés
00:49:44pas forcément
00:49:45chacun en son âme
00:49:45et conscience
00:49:46va mettre son bulletin
00:49:47dans l'urne
00:49:48et tout ça est en train
00:49:49d'être dépouillé
00:49:49sans doute au moment
00:49:50où on se parle
00:49:50On a salué
00:49:52les observateurs
00:49:53en tout cas ceux qui étaient présents
00:49:54ont tous salué
00:49:54la qualité des plaidoiries
00:49:56à la fois de la défense
00:49:57mais aussi
00:49:58les réquisitions
00:49:59des avocats généraux
00:50:01Maître Hector Lajoigny
00:50:02vous qui êtes pénaliste
00:50:03au bureau de Versailles
00:50:04ces plaidoiries finales
00:50:05elles jouent un rôle important
00:50:06ou pas ?
00:50:07ça peut faire basculer
00:50:08dans un sens ou dans l'autre
00:50:09ou bien d'une façon générale
00:50:10c'est lors de ces 4 semaines
00:50:11de procès
00:50:12que l'intime conviction
00:50:13des jurés s'est formée ?
00:50:15Alors deux éléments de réponse
00:50:16Eric Dupond-Moretti disait
00:50:17si on n'introduit pas
00:50:18du contradictoire
00:50:19dès le moment des débats
00:50:21c'est trop tard
00:50:22donc il faut que les avocats
00:50:23de la défense
00:50:23aient déjà marqué des points
00:50:25durant les 4 semaines d'audience
00:50:26ce qui je crois
00:50:27a été fait
00:50:28et deuxième élément de réponse
00:50:30évidemment que la plaidoirie finale
00:50:32joue immensément
00:50:33puisque les avocats
00:50:35de la défense
00:50:35ont la parole en dernier
00:50:37donc ce sont
00:50:38les derniers mots
00:50:38qu'ils auront entendu
00:50:39C'est un petit avantage
00:50:40C'est un avantage immense
00:50:42immense
00:50:42on ne peut pas répliquer
00:50:43derrière vous
00:50:44les derniers mots
00:50:45qu'ont entendu les jurés
00:50:46sont les plaidoiries
00:50:47des avocats de la défense
00:50:48Et c'était l'un des moments
00:50:49forts évidemment
00:50:49de cette audience
00:50:50il y a aussi eu
00:50:51Alexandre Gonzales
00:50:52le témoignage de l'amant
00:50:53d'Elphine Jubilard
00:50:55on ne l'avait jamais vu
00:50:55on ne l'avait jamais entendu
00:50:56c'était très attendu
00:50:57et sa parole
00:50:59elle a résonné fortement
00:51:00C'était la première fois
00:51:02que Cédric Jubilard
00:51:04même découvrait
00:51:05le visage
00:51:05de celui
00:51:07qui allait peut-être
00:51:08avoir un futur
00:51:09avec Delphine Jubilard
00:51:11à ce moment-là
00:51:12ce jour-là
00:51:12le jour de la disparition
00:51:14ils avaient
00:51:14réellement projeté
00:51:15leur vie ensemble
00:51:16plus tard
00:51:17lui avait annoncé
00:51:18à sa femme
00:51:19que c'était terminé
00:51:20entre eux
00:51:21et qu'il allait
00:51:21la quitter
00:51:22elle devait
00:51:24le dire
00:51:25à Cédric Jubilard
00:51:26il est le dernier
00:51:29le soir de la disparition
00:51:30à avoir échangé
00:51:31un message
00:51:31avec Delphine Jubilard
00:51:33et donc
00:51:34tout le monde
00:51:35attendait cet homme
00:51:36dans la salle
00:51:37et il s'est passé
00:51:38un moment d'audience
00:51:39assez incroyable
00:51:40lorsqu'il était à la barre
00:51:41donc il a raconté
00:51:43tout l'amour
00:51:43qu'il avait
00:51:44pour Delphine
00:51:45il a raconté
00:51:45qu'il n'avait pas
00:51:46réellement encore
00:51:47tourné complètement la page
00:51:48et lorsque la défense
00:51:50l'a interrogé
00:51:51elle a eu d'abord
00:51:52cette question
00:51:52Emmanuel Franck
00:51:53elle lui dit
00:51:53est-ce que vous êtes
00:51:54déjà allé
00:51:55dans votre vie
00:51:56à Cagna Clémine
00:51:57il faut savoir
00:51:58que cet homme
00:51:58habite à Montauban
00:51:59et que lorsqu'il se retrouvait
00:52:00avec Delphine Jubilard
00:52:01une quinzaine de fois
00:52:02au total
00:52:03dans leur relation
00:52:03extra-conjugale
00:52:04ce n'était jamais
00:52:05à Cagna Clémine
00:52:06et donc il répond
00:52:07immédiatement
00:52:09non je ne suis jamais
00:52:10allé à Cagna Clémine
00:52:11et là
00:52:11l'avocate de la défense
00:52:12lui dit
00:52:13alors expliquez-nous
00:52:14comment se fait-il
00:52:15que votre numéro
00:52:17de téléphone
00:52:17apparaisse
00:52:18dans une liste
00:52:20de numéros
00:52:21qui ont activé
00:52:22une cellule internet
00:52:23le soir de la disparition
00:52:25autour du domicile
00:52:26des Jubilards
00:52:27ce que personne
00:52:27n'avait repéré
00:52:28c'était un rebondissement
00:52:29c'était quelque chose
00:52:30qui était glissé
00:52:31dans le dossier
00:52:31on rappelle
00:52:32le nombre de tomes
00:52:33immense
00:52:3427 tomes
00:52:35dans la procédure
00:52:36c'était un petit élément
00:52:37qui était glissé
00:52:38que la défense
00:52:39a détecté
00:52:40et là
00:52:40lorsque l'avocate
00:52:42a soumis ça
00:52:44à cet homme
00:52:45qui est à la barre
00:52:45on est tous restés
00:52:47complètement stupéfaits
00:52:48parce que
00:52:48d'un seul coup
00:52:49on découvre
00:52:50que cet homme
00:52:50est peut-être suspect
00:52:51sur le coup
00:52:52vraiment
00:52:53on était tous
00:52:53bouche bée
00:52:54et en fait
00:52:55le dénouement
00:52:56est arrivé le lendemain
00:52:57lorsque le gendarme
00:52:58à l'origine de l'enquête
00:53:00est venu à la barre
00:53:00expliquait que c'était lui
00:53:01qui avait commis une erreur
00:53:02et que cet homme
00:53:04n'avait absolument
00:53:04rien à voir
00:53:05et que son numéro
00:53:06était là
00:53:06par erreur
00:53:07dans ce listing
00:53:08et c'est à ce moment-là
00:53:09que la stratégie
00:53:10de la défense
00:53:10s'est un petit peu écroulée
00:53:11parce qu'il voulait
00:53:11insuffler le doute
00:53:12évidemment chez les jurés
00:53:13en disant
00:53:13il y a une autre possibilité
00:53:14peut-être qui n'a pas été
00:53:15suffisamment explorée
00:53:16ce qui permettrait
00:53:17peut-être
00:53:21il y a donc en ce moment
00:53:22derrière cette porte
00:53:24du palais de justice
00:53:26d'Albi
00:53:27les jurés
00:53:27qui sont en train
00:53:28de délibérer
00:53:29au moment où on se parle
00:53:30Nicolas Poincaré
00:53:31vous nous avez rejoint
00:53:32parce que c'est une expérience
00:53:33que vous avez vécue
00:53:33alors c'est vrai que
00:53:35voilà
00:53:36c'est un juré populaire
00:53:37ils sont tirés au sort
00:53:38vous recevez un jour
00:53:39une convocation
00:53:40parce qu'on ne vous demande
00:53:41pas votre avis
00:53:41vous êtes obligés d'y aller
00:53:43racontez-nous
00:53:44comment ça se passe
00:53:44une fois que la porte se ferme
00:53:46Mélanie nous disait
00:53:47la présidente
00:53:49elle est plus ou moins
00:53:50partie prenante
00:53:51pour vous ça s'est passé
00:53:52comment ?
00:53:52alors c'est une expérience
00:53:53très très particulière
00:53:55c'était il y a plus
00:53:55d'une trentaine d'années
00:53:56et je me souviens
00:53:57de chaque minute
00:53:57je me souviens
00:53:58du nom des accusés
00:53:59du président
00:53:59du procureur
00:54:00ça marque dans la vie
00:54:02d'avoir été citoyen
00:54:03comme ça
00:54:03et d'avoir à tenir
00:54:05cette responsabilité
00:54:06en l'occurrence
00:54:07donc c'était trois affaires
00:54:09il y a une trentaine d'années
00:54:10parce qu'on est tiré au sort
00:54:10pour une session
00:54:11et ensuite pour chaque procès
00:54:12vous êtes retiré en sort
00:54:13moi j'avais été tiré au sort
00:54:14trois fois sur trois
00:54:15donc ça fait trois groupes
00:54:16ce qui m'avait frappé
00:54:18c'est que le groupe des jurés
00:54:20est très cohérent
00:54:23très solidaire
00:54:24les gens se respectent énormément
00:54:26au départ on ne se connait pas
00:54:27on arrive tout seul
00:54:29et puis on est face
00:54:29à des gens qu'on ne connait pas
00:54:30qui n'ont pas votre âge
00:54:31qui n'ont pas votre profession
00:54:32et puis au bout d'un moment
00:54:34le délibéré
00:54:35on dit qu'il dure depuis deux heures
00:54:36en fait c'est pas vrai
00:54:37il dure depuis un mois
00:54:38le délibéré
00:54:39les six jurés
00:54:39qui sont en train de discuter
00:54:40de l'avenir de Jubilat
00:54:41ils se connaissent depuis un mois
00:54:43ils déjeunent tous les jours
00:54:44ensemble à la cantine
00:54:44au palais de justice
00:54:45ils ne parlent que de ça
00:54:47ils font des pauses
00:54:48dans la journée
00:54:48on fait des pauses
00:54:49et on parle énormément
00:54:50à l'audience
00:54:50ils ne disent rien
00:54:51mais en coulisses
00:54:53ils n'arrêtent pas de se parler
00:54:54donc eux
00:54:54ils savent
00:54:55qui pense quoi
00:54:56qui a des doutes
00:54:57qui n'en a pas
00:54:57on ne sait pas
00:54:58combien de temps
00:54:59ils vont mettre
00:54:59pour voter
00:55:01mais en tout cas
00:55:02c'est le travail
00:55:04d'un long processus
00:55:05alors concrètement
00:55:05effectivement
00:55:06je me souviens
00:55:07qu'on avait d'abord
00:55:07le droit à la parole
00:55:08chacun son tour
00:55:09donc on était un petit peu
00:55:10plus à l'époque
00:55:11on était douze
00:55:11alors que maintenant
00:55:12ils ne sont plus à neuf
00:55:13et là chacun a dit
00:55:14moi je pense qu'il est coupable
00:55:15et on ne s'interrompt pas
00:55:17les uns les autres
00:55:17c'est le président
00:55:18qui nous donnait la parole
00:55:19et on a le temps qu'on veut
00:55:21pour dire ce qu'on a ressenti
00:55:22et puis après
00:55:23c'est une vraie conversation
00:55:25qui s'engage
00:55:25on se parle
00:55:26on échange des arguments
00:55:27encore une fois
00:55:28avec beaucoup de respect
00:55:28et puis au bout d'un moment
00:55:30alors le président intervient
00:55:31il dit son avis à lui ou pas ?
00:55:33oui oui
00:55:33il dit moi je pense qu'il est coupable
00:55:35comme un autre
00:55:35il peut dire
00:55:36voilà moi j'ai remarqué ça
00:55:37etc
00:55:38il essaye de se donner
00:55:39un petit peu
00:55:39une image d'arbitre
00:55:41mais en fait quand même
00:55:41il intervient
00:55:42puis surtout
00:55:42c'est lui qui a le pouvoir
00:55:43de mettre fin au débat
00:55:44à un moment il va dire
00:55:45bah maintenant on vote
00:55:46voilà
00:55:46et là on passe effectivement
00:55:48à quelque chose
00:55:49qui est très particulier
00:55:49on écrit sur un petit papier
00:55:50oui ou non
00:55:51à la question de la culpabilité
00:55:52puis après on écrit
00:55:5312 ans, 13 ans, 14 ans
00:55:54etc
00:55:54et puis les papiers sont brûlés
00:55:57c'est un peu religieux
00:55:58parce que
00:55:59c'est un conclave
00:55:59voilà
00:56:00brûler les papiers
00:56:01ça fait vraiment penser
00:56:02au conclave
00:56:03et les papes
00:56:04et puis on nous demande
00:56:05d'avoir une intime conviction
00:56:07et de se la forger
00:56:08il a dit tout à l'heure
00:56:09dans le silence
00:56:10et le recueillement
00:56:11c'est quand même une phrase
00:56:12qui évoque quelque chose
00:56:13de religieux
00:56:14et dans votre cas
00:56:15ça avait donné quoi ?
00:56:16il y avait l'unanimité
00:56:16à chaque fois ou pas ?
00:56:17ah non non non
00:56:18il y avait trois affaires
00:56:19il y en a une
00:56:19c'était un pédophile
00:56:20qui était jugé pour
00:56:21quatre agressions sexuelles
00:56:22sur des enfants
00:56:22et on n'était pas du tout d'accord
00:56:24il y avait une partie du jury
00:56:25qui voulait absolument
00:56:26la peine maximale
00:56:27qui était 20 ans
00:56:27et puis d'autres
00:56:28qui lui trouvaient
00:56:28des circonstances
00:56:29c'était une honte
00:56:29et ça allait faire
00:56:30et sur la culpabilité
00:56:31il n'y avait pas de doute
00:56:31c'était sur le quantum de la peine
00:56:32voilà
00:56:33là effectivement
00:56:34c'est un procès exceptionnel
00:56:35parce que c'est coupable
00:56:36ou non coupable
00:56:36nous les trois affaires
00:56:37tous les accusés
00:56:38avaient reconnu les faits
00:56:39donc c'était le quantum
00:56:39de la peine
00:56:40qui est difficile
00:56:40et c'est difficile
00:56:41pour quelqu'un
00:56:42qui ne connait rien
00:56:42à la prison
00:56:43qui ne connait rien
00:56:44à la justice
00:56:44de venir et de dire
00:56:46bah lui il mérite
00:56:47trois ans
00:56:47quatre ans
00:56:48dix ans
00:56:48douze ans
00:56:49etc
00:56:49quelqu'un qu'on a vu
00:56:50qu'on a entendu
00:56:51c'est pas comme un nom
00:56:52dans un journal quoi
00:56:53voilà tout ça devient réel
00:56:54mettre la joignisse
00:56:55cette affaire
00:56:57nous évidemment
00:56:57elle nous semble exceptionnelle
00:56:58à bien des égards
00:56:59et est-ce que vous
00:57:00qui êtes avocat
00:57:02qui voyait défiler
00:57:02les affaires
00:57:03elle vous semble aussi
00:57:04exceptionnelle
00:57:05dans ce que vivent
00:57:06en ce moment
00:57:07les jurés
00:57:08est-ce que pour eux
00:57:09c'est vrai que vous dites
00:57:10le dilemme
00:57:11il est plus vaste
00:57:12que dans une affaire
00:57:13normale entre guillemets
00:57:14oui complètement
00:57:15parce que déjà
00:57:16comme le disait
00:57:17Nicolas Poincaré
00:57:18c'est extrêmement difficile
00:57:19d'être juré
00:57:20c'est une tâche
00:57:21immensément difficile
00:57:22à laquelle vous n'êtes pas préparé
00:57:24et là où c'est
00:57:25encore plus complexe
00:57:26pour eux
00:57:26c'est que c'est une affaire
00:57:27extrêmement médiatisée
00:57:28on ne parle pas
00:57:30de six jurés
00:57:31citoyens
00:57:32sur une affaire
00:57:33d'assises lambda
00:57:33on parle de six jurés
00:57:35citoyens
00:57:35qui ont toutes les chaînes
00:57:36d'info
00:57:37braquées sur eux
00:57:38toute la presse
00:57:39et donc il y a une presse
00:57:40ils ont la télé
00:57:40ils ont les réseaux
00:57:41ils voient tout
00:57:42qui est immense
00:57:42mais j'abonde
00:57:43dans ce qui a été dit
00:57:44c'est que moi
00:57:45j'ai déjà vu
00:57:46il y a quelques mois
00:57:46aux assises
00:57:47des jurés
00:57:49qui arrivent le lundi
00:57:50qui ne se connaissent pas
00:57:51et le vendredi soir
00:57:52après le délibéré
00:57:53qui repartent ensemble
00:57:54et ensemble
00:57:56j'entends par couple
00:57:57qui s'est formé
00:57:58parce qu'effectivement
00:57:59effectivement
00:58:01ça Nicolas
00:58:01il n'a pas raconté
00:58:02mais
00:58:02Eric Dupond-Mainti
00:58:07était marié
00:58:08à une ancienne jurée
00:58:09ils se sont rencontrés
00:58:10comme ça
00:58:10donc il y a des liens
00:58:11qui se font
00:58:11comme cela
00:58:13et effectivement
00:58:14il y a
00:58:15des hommes
00:58:17et des femmes
00:58:17qui déjeunent ensemble
00:58:18pendant plusieurs jours
00:58:19qui se voient le matin
00:58:21avant l'audience
00:58:21qui se voient
00:58:22à la fin de la journée
00:58:23qui ont des pauses
00:58:24cafés ensemble
00:58:25qui vivent ensemble
00:58:26pendant 12 heures
00:58:2712 heures par jour
00:58:28pendant plusieurs semaines
00:58:29un procès hors norme
00:58:30à bien des égards
00:58:31et c'est pour ça
00:58:32d'ailleurs qu'il y a
00:58:32autant de monde
00:58:32qui veut être présent
00:58:33lors de l'oncée du verdict
00:58:35tout à l'heure
00:58:35Boris Karlamov
00:58:36il y avait déjà
00:58:37beaucoup de monde
00:58:37cette nuit
00:58:38pour entendre
00:58:39les derniers mots
00:58:39de Cédric Jubilard
00:58:40Oui absolument
00:58:43preuve de l'engouement
00:58:44que suscitent
00:58:45ces 4 semaines d'audience
00:58:47ce matin
00:58:47à 6h
00:58:48il y avait déjà
00:58:4940 personnes
00:58:50qui faisaient la queue
00:58:50ici même
00:58:51en bas
00:58:51des marges
00:58:52du palais de justice
00:58:53pour espérer
00:58:54avoir une place
00:58:54dans cette salle d'assises
00:58:56et pouvoir assister
00:58:57donc au tout
00:58:58dernier mot
00:58:58de Cédric Jubilard
00:59:00cette queue
00:59:00elle s'est reformée
00:59:02il y a maintenant
00:59:02quelques heures
00:59:03depuis le départ
00:59:04des jurés
00:59:05pour aller délibérer
00:59:07des personnes
00:59:07qui attendent
00:59:08d'avoir une place
00:59:08pour le verdict
00:59:09qui est attendu
00:59:10dans les toutes prochaines heures
00:59:11et je vous propose
00:59:12justement
00:59:12d'écouter
00:59:13ces quelques réactions
00:59:14au micro
00:59:16de Laura Champion
00:59:16Au début
00:59:18j'étais persuadée
00:59:19qu'il était coupable
00:59:21mais après
00:59:22en regardant
00:59:23bien
00:59:24j'ai vu
00:59:25qu'il n'y avait
00:59:25pas de preuves
00:59:27tangibles
00:59:28pour dire
00:59:28qu'il était
00:59:29vraiment coupable
00:59:30Je me suis dit
00:59:31que c'était super important
00:59:32de venir voir
00:59:32comment ça allait se passer
00:59:34parce que
00:59:35sans cadavre
00:59:35ni rien
00:59:36c'est vrai
00:59:36que c'est compliqué
00:59:37c'est encore
00:59:37de pouvoir
00:59:38le déclarer coupable
00:59:39ou innocent
00:59:39C'est peut-être
00:59:40le crime parfait
00:59:41donc je suis venu
00:59:41voir ça en direct
00:59:42Et pour illustrer
00:59:44une nouvelle fois
00:59:44l'engouement
00:59:45que suscite ce procès
00:59:46nous avons rencontré
00:59:47ce matin
00:59:47Cléo
00:59:48un jeune homme
00:59:49qui est arrivé
00:59:50la veille
00:59:50hier soir
00:59:51dès 22h30
00:59:52pour pouvoir avoir
00:59:53sa place en tête
00:59:55de la file d'attente
00:59:56il a passé toute la nuit
00:59:57ici avec sa soeur
00:59:58et sa petite amie
00:59:59comment ils se sont occupés
01:00:00et bien forcément
01:00:01ils ont beaucoup discuté
01:00:02avec un seul sujet
01:00:03au corps des conversations
01:00:04le sort
01:00:04que Cédric Jubilard
01:00:07le sort qui sera réservé
01:00:09à Cédric Jubilard
01:00:09dans les prochaines heures
01:00:10la délibération
01:00:11elle est en cours
01:00:12juste derrière
01:00:13ces portes
01:00:14du palais de justice
01:00:14d'Albi
01:00:15vous appelez
01:00:16dès que cette porte
01:00:17s'entrouvre
01:00:18Boris Karlamov
01:00:19vous qui êtes avec
01:00:20Gaëtan Malakhin
01:00:21du côté d'Albi
01:00:23dans le Tard
01:00:24Mélanie
01:00:25comment ça doit se passer
01:00:27donc on va pas raconter
01:00:28n'importe quoi
01:00:29on ne peut absolument pas savoir
01:00:30à quel moment ça va se finir
01:00:32c'est donc la présidente
01:00:33qui aura la main
01:00:35mais il n'y a pas quand même
01:00:36on essaie d'avoir
01:00:37des bruits
01:00:38des réactions
01:00:40on est tous évidemment pendus
01:00:42au moindre signal
01:00:43c'est très difficile à dire
01:00:44parce que là
01:00:45contrairement à ce que vous racontiez
01:00:47au procès que vous aviez été
01:00:48là il nie
01:00:49donc il clame son innocence
01:00:52donc il y a un vrai enjeu
01:00:53non seulement
01:00:54peut-être sur la peine
01:00:55si on en fixe une
01:00:56mais surtout sur la culpabilité
01:00:57c'est un enjeu immense
01:00:59tout à l'heure
01:00:59on interrogeait des gens
01:01:00dans le public
01:01:00nos reporters
01:01:01et beaucoup de gens disaient
01:01:02oui on a notre propre idée
01:01:03mais on n'aimerait pas
01:01:04être à la place des jurés
01:01:04parce que eux c'est pour de vrai
01:01:05donc avant de trancher une peine
01:01:07bien sûr qu'il va y avoir
01:01:08de nombreuses discussions
01:01:09alors on a vu des verdicts
01:01:11je parlais de Jonathan Daval
01:01:12à Vesoul
01:01:13lui il reconnaissait l'effet
01:01:14ça a duré trois heures
01:01:15le délibéré
01:01:16au bout de trois heures
01:01:16il a été condamné à 25 ans de prison
01:01:18Monique Olivier
01:01:19à un enterre
01:01:19il y a quelques années
01:01:20elle reconnaissait tout
01:01:21et pourtant
01:01:22les jurés avaient délibéré
01:01:23jusqu'à minuit
01:01:23alors qu'il n'y avait pas vraiment
01:01:24d'enjeu
01:01:25elle était déjà en détention
01:01:26c'était sur l'affaire Estelle Mouzin
01:01:27ça avait pourtant duré des heures
01:01:29c'est très difficile à dire
01:01:30un confrère nous a laissé entendre
01:01:32que ça pourrait être
01:01:32en début d'après-midi
01:01:33selon les bruits
01:01:35qu'il a entendus du tribunal
01:01:36on va rester prudent
01:01:37peut-être sont-ils en train
01:01:38de discuter déjà d'autre chose
01:01:39de l'après
01:01:40peut-être ont-ils déjà fixé
01:01:41la culpabilité
01:01:42ou au contraire
01:01:42ils sont en train de s'écharper
01:01:44sur un possible acquittement
01:01:45on verra ça dans les prochaines heures
01:01:46Ce sont eux
01:01:47qui ont la main maintenant
01:01:49et tout dépend
01:01:49de la décision
01:01:51de ces neuf membres du jury
01:01:53au procès jubilard
01:01:55après les plaidoiries
01:01:57des avocats de la défense
01:01:59qui sont donc intervenus hier
01:02:00des avocats que vous avez suivis
01:02:02par vos équipes Nicolas
01:02:03pour Ligne Rouge
01:02:04et ce soir vous pourrez voir
01:02:05un document exceptionnel
01:02:07parce que nos équipes
01:02:07ont pu donc accompagner
01:02:08les avocats tout au long
01:02:09de ce procès
01:02:11image que vous découvrirez
01:02:12après le verdict
01:02:14naturellement
01:02:15ça c'est pour ce soir
01:02:15pour nous
01:02:16en revanche dans quelques minutes
01:02:17c'est le retour de la politique
01:02:18avec les sujets qui fâchent maintenant
01:02:20la taxation sur l'héritage
01:02:21et puis l'immigration
01:02:22absente du budget
01:02:23et des discours
01:02:24à la grande colère de la droite
01:02:25et vous verrez que
01:02:25ça commence à provoquer
01:02:27pas mal de réactions
01:02:27tout de suite
01:02:28L'actualité politique
01:02:29elle ne s'arrête jamais
01:02:31en ce moment
01:02:32et Sébastien Lecornu
01:02:33même au lendemain
01:02:34de ces motions de censure
01:02:36qui ont été rejetées
01:02:37et bien il n'a pas le temps
01:02:38de souffler
01:02:38parce que le débat
01:02:39sur le budget
01:02:39va commencer dès lundi
01:02:41et on peut imaginer
01:02:41que les trois jours
01:02:42qui le séparent
01:02:43de cette échéance
01:02:45et bien ils vont être
01:02:46particulièrement agités
01:02:47et denses
01:02:48on va le vérifier
01:02:50tout de suite
01:02:50avec Naoufel El-Kawafi
01:02:53qui se trouve
01:02:53du côté de Matignon
01:02:55avec Julien Thoreau
01:02:56Naoufel
01:02:57quel est le programme
01:02:57aujourd'hui
01:02:58pour Sébastien Lecornu
01:02:59ça va être studieux
01:03:00et un peu plus calme
01:03:01qu'hier quand même
01:03:01ou pas ?
01:03:07sur la planche
01:03:09ses proches
01:03:10nous ont expliqué
01:03:11qu'il était à Matignon
01:03:12en train de plancher
01:03:13sur les nombreuses urgences
01:03:15il peut enfin
01:03:16se consacrer
01:03:17aux différentes priorités
01:03:18des français
01:03:19c'est ce que nous a expliqué
01:03:20ses proches
01:03:20avec plusieurs dossiers
01:03:22brûlants
01:03:22qui sont en ce moment même
01:03:23sur son bureau
01:03:24le premier
01:03:24vous en parliez
01:03:25c'est bien évidemment
01:03:26le budget
01:03:26avec notamment
01:03:27cet amendement
01:03:28concernant la suspension
01:03:29de la réforme des retraites
01:03:30qu'il va falloir faire voter
01:03:31ça s'annonce compliqué
01:03:33d'autant plus
01:03:33ce qu'hier
01:03:33les députés de son parti
01:03:35Renaissance
01:03:35ont expliqué
01:03:36lors d'une réunion
01:03:37à l'Elysée
01:03:37avec Emmanuel Macron
01:03:38qui ne la voterait pas forcément
01:03:39autre priorité
01:03:40autre urgence
01:03:41le dossier sur la Nouvelle-Calédonie
01:03:43l'immigration
01:03:44la taxation
01:03:45également sur l'héritage
01:03:46beaucoup de travail
01:03:47ces prochains jours
01:03:48donc pour Sébastien Lecornu
01:03:50d'autant plus
01:03:51qu'il y a toujours
01:03:51cette épée de Damoclès
01:03:52au-dessus de sa thèse
01:03:53cette menace
01:03:54de la censure
01:03:55qui plane toujours
01:03:56autour de lui
01:03:56ses proches
01:03:57son entourage
01:03:57nous ont expliqué
01:03:58qu'il en avait
01:03:59pleinement conscience
01:04:00qu'il ne souhaitait pas
01:04:00se reposer sur ses lauriers
01:04:02mais qu'il souhaitait
01:04:02ces prochains jours
01:04:03rester focus
01:04:04sur son travail
01:04:05de Premier ministre
01:04:06avec notamment
01:04:07ces travaux parlementaires
01:04:08qui vont débuter
01:04:09Merci beaucoup
01:04:10Naufel, Anthony Lebeau
01:04:10ça va se passer comment
01:04:11les débats sur le budget ?
01:04:13Ça va être une foire
01:04:13d'empoigne évidemment
01:04:14parce qu'en plus
01:04:15il y a cette promesse
01:04:15de la part du Premier ministre
01:04:17de ne pas utiliser
01:04:17le 49-3
01:04:18donc il y aura évidemment
01:04:19des contre-budgets
01:04:20qui seront présentés
01:04:20par chacune des forces politiques
01:04:22qui vont essayer
01:04:23d'arracher des victoires
01:04:24l'année dernière
01:04:25on sait que le nouveau
01:04:26Front Populaire
01:04:26avait réussi à arracher
01:04:27un certain nombre de victoires
01:04:28pendant le débat
01:04:30notamment en commission
01:04:31le Rassemblement national aussi
01:04:32à la fin
01:04:33Michel Barnier
01:04:34avait utilisé
01:04:35l'article 49-3
01:04:36pour faire passer
01:04:36ce budget
01:04:38et puis ensuite
01:04:39il est tombé
01:04:39donc il y aura évidemment
01:04:41des débats
01:04:42des accrochages
01:04:44ça va commencer
01:04:449h lundi
01:04:45en commission des finances
01:04:47et ça promet
01:04:47d'être évidemment
01:04:48assez tendu
01:04:49déjà en commission
01:04:50et ça donnera déjà
01:04:51une atmosphère
01:04:52de ce que pourraient
01:04:53être les débats
01:04:54au sein de l'hémicycle
01:04:55de l'Assemblée nationale
01:04:55Chacun va jouer sa carte
01:04:57et ça sera tendu
01:04:58entre les différents
01:04:59représentants politiques
01:05:00il y en a certains
01:05:01sur ce plateau
01:05:01Daniel Obono
01:05:02pour la France insoumise
01:05:03Alexandre Nicolique
01:05:04pour le Rassemblement national
01:05:06et puis Pierre-Alexandre Anglade
01:05:08pour Ensemble pour la République
01:05:10les Macronistes
01:05:11c'est vrai qu'il y a des sujets
01:05:11qui fâchent
01:05:12des sujets de friction
01:05:13des sujets strictement budgétaires
01:05:15sur la taxe sur les héritages
01:05:16par exemple
01:05:16il y a Elbron Pivet
01:05:17qui a lancé une piste
01:05:19sur laquelle on va revenir
01:05:20mais il y a aussi
01:05:20un sujet qui est absent
01:05:22et c'est ce que regrettent
01:05:23la droite
01:05:24et le Rassemblement national
01:05:25c'est le sujet
01:05:26de l'immigration
01:05:26vous allez voir quelqu'un
01:05:27qui est un ancien député
01:05:28qui est Guillaume Larivé
01:05:29qui a annoncé hier
01:05:31avec Fraca
01:05:32qu'il démissionnait
01:05:33de la présidence
01:05:34de l'Office français
01:05:35de l'immigration
01:05:35et de l'intégration
01:05:36parce qu'il a écouté
01:05:37le discours de politique générale
01:05:38il a vu le projet de budget
01:05:39et il estime
01:05:40qu'il n'y a absolument rien
01:05:42sur l'immigration
01:05:43et donc dans ces conditions
01:05:44les choses ont changé
01:05:46et donc
01:05:46je décide
01:05:48de m'en aller
01:05:49et c'est vrai
01:05:50Alexandre Nicoli
01:05:51que ce sujet
01:05:52de l'immigration
01:05:52qui était très présent
01:05:53y compris
01:05:54à la fin
01:05:55du mandat
01:05:57si j'ose dire
01:05:58de François Bayrou
01:05:59qui était revenu
01:06:00sur l'AME
01:06:00ici ce sont des sujets
01:06:01dont on ne parle plus du tout
01:06:02et on imagine évidemment
01:06:03que vous le regrettez
01:06:04bien sûr
01:06:05et vous parlez de l'AME
01:06:07je rappelle
01:06:07l'AME
01:06:08l'aide médicale d'état
01:06:09permet à des clandestins
01:06:10qui sont censés être expulsés
01:06:11du territoire
01:06:12d'être soignés gratuitement
01:06:14quand des français
01:06:15ou des étrangers
01:06:16en situation régulière
01:06:17doivent cotiser
01:06:18la sécurité sociale
01:06:19ou payer une mutuelle
01:06:19cette injustice
01:06:20elle coûte
01:06:21plus d'un milliard
01:06:22200 millions par an
01:06:23elle bénéficie
01:06:24à 480 000 clandestins
01:06:26donc en moyenne
01:06:27donc 2800 euros
01:06:28avec l'argent
01:06:29des impôts des français
01:06:31et de l'autre côté
01:06:32c'est une économie
01:06:33très claire
01:06:34je le disais
01:06:35de plus d'un milliard
01:06:35200 millions
01:06:35et de l'autre côté
01:06:36vous voyez quoi
01:06:36qu'ils vont prendre
01:06:388% sur les tickets restos
01:06:40sur les français
01:06:41qui sont salariés
01:06:43qui bénéficient
01:06:45ces tickets restos
01:06:45pour pouvoir s'acheter
01:06:47à manger
01:06:47ou déjeuner
01:06:48par exemple
01:06:48et ça c'est une économie
01:06:50d'un milliard d'euros
01:06:50c'est des choix
01:06:51des arbitrages
01:06:52qui sont faits
01:06:53sur le dos
01:06:53des salariés français
01:06:54au profit de clandestins
01:06:56par exemple
01:06:56et c'est pas ce que veulent
01:06:57la majorité des français
01:06:58aujourd'hui
01:06:59est-ce que Pierre-Alexandre
01:07:00Anglade
01:07:00ces sujets ont été mis
01:07:01sous le tépit ?
01:07:03je pense qu'il faut
01:07:03remettre un petit peu
01:07:04les choses dans l'ordre
01:07:05c'est-à-dire que depuis
01:07:06le vote de confiance
01:07:07sollicité et perdu
01:07:09par François Bayrou
01:07:09au mois de septembre dernier
01:07:11il y a maintenant
01:07:11cela deux mois
01:07:12il n'y a pas eu de débat
01:07:13à l'Assemblée Nationale
01:07:14compte tenu du fait
01:07:15qu'il n'y avait pas de gouvernement
01:07:16et donc pas de cession
01:07:17et donc le Parlement
01:07:19n'a pas siégé
01:07:19on a vécu
01:07:21des semaines d'instabilité
01:07:22avec il y a encore
01:07:23cinq jours de cela
01:07:24une crise politique
01:07:25majeure
01:07:25où on ne savait pas
01:07:26si le gouvernement
01:07:27allait durer
01:07:27plus de quelques heures
01:07:29et encore hier
01:07:29des motions de censure
01:07:31portées par le Rassemblement National
01:07:32et la France Insoumise
01:07:33visant à renverser le gouvernement
01:07:34des motions de destitution
01:07:35portées là aussi
01:07:37par la France Insoumise
01:07:38et donc
01:07:38La vérité c'est que c'est ça
01:07:41c'est que le pays
01:07:42a été écrasé
01:07:43par l'instabilité politique
01:07:45nourrie
01:07:45par ceux qui veulent
01:07:47plutôt le désordre
01:07:48que le travail
01:07:49de nos institutions
01:07:50et du Parlement
01:07:50et donc moi je me réjouis
01:07:52je me félicite
01:07:53que l'on sorte enfin
01:07:54de l'instabilité politique
01:07:56et que l'on rentre
01:07:57dans le débat parlementaire
01:07:58hier ce qu'on a vu
01:07:59à l'Assemblée Nationale
01:08:00c'est qu'il y avait
01:08:00ce que j'ai qualifié moi
01:08:02de coalition des bonnes volontés
01:08:04de partis
01:08:05dits de gouvernements
01:08:06qui sont prêts à travailler
01:08:07et à rentrer dans le débat parlementaire
01:08:08et de manière sincère
01:08:09puisque le Premier Ministre
01:08:11a fait le choix
01:08:11de renoncer au 49-3
01:08:13et donc désormais
01:08:14c'est la construction
01:08:15du compromis
01:08:15pas à pas
01:08:16ce sera difficile
01:08:17mais c'est nécessaire
01:08:18sur l'immigration
01:08:19que vous inspire
01:08:20ce départ de votre ancien collègue
01:08:21Guillaume Larivet
01:08:21mais là aussi
01:08:22il ne faut pas être dupe
01:08:23Guillaume Larivet
01:08:24c'est un proche
01:08:25de Bruno Retailleau
01:08:26et j'ai l'impression
01:08:27qu'au sein des Républicains
01:08:29il y a une épidémie
01:08:30de tweets en ce moment
01:08:31pour annoncer sa démission
01:08:32c'est Bruno Retailleau
01:08:32il y a dix jours
01:08:33quand il a vu le nom
01:08:33de Bruno Le Maire
01:08:35au casting du gouvernement
01:08:36c'est maintenant
01:08:37M. Larivet
01:08:37qui est appelé à la censure
01:08:38il y a encore quelques heures
01:08:40de cela sur vos plateaux
01:08:40ici à BFM TV
01:08:41et qui maintenant
01:08:42dans un tweet
01:08:43qui laisse penser
01:08:45qu'il se préoccupe
01:08:45des grands intérêts
01:08:46du pays
01:08:47vient en réalité
01:08:48nourrir la petite polémique
01:08:50politicienne
01:08:50et cherche là aussi
01:08:50à déstabiliser l'édifice
01:08:52et donc il faut être dupe
01:08:53de rien
01:08:53de ce qui se passe
01:08:54en ce moment
01:08:55c'est une manœuvre
01:08:56de déstabilisation
01:08:57des proches
01:08:57de Bruno Retailleau
01:08:58qui à mon avis
01:08:59n'ont pas digéré
01:09:00ce qui s'est passé
01:09:02alors est-ce que
01:09:04Daniela Bono
01:09:05vous dites vous
01:09:05oui peut-être
01:09:06c'est une victoire
01:09:07de la gauche
01:09:07que ce sujet
01:09:09n'ait pas été abordé
01:09:11lors du discours
01:09:11de politique générale
01:09:12et qu'il ne soit pas
01:09:13abordé pour l'instant
01:09:14en tout cas
01:09:14sur la discussion
01:09:15sur le budget ou pas ?
01:09:16Non mais il ne s'agit pas
01:09:17de victoire
01:09:18ou pas de victoire
01:09:19je comprends
01:09:20que l'extrême droite
01:09:20quand elle ne peut pas
01:09:21taper sur les immigrés
01:09:22son cerveau n'arrive pas
01:09:23à fonctionner
01:09:24donc il faut
01:09:25toutes les deux minutes
01:09:26qu'on arrive à mettre
01:09:27le bingo
01:09:28et qu'il y ait
01:09:30des propos
01:09:30et des propositions
01:09:31xénophobes
01:09:32la réalité
01:09:33je parlais des propos
01:09:35qui ont été
01:09:35là
01:09:36et d'ailleurs
01:09:37monsieur
01:09:37l'arrivée
01:09:39on voit bien
01:09:40la pente
01:09:41sur laquelle
01:09:41il s'engouffre
01:09:42mais d'abord
01:09:43je voudrais
01:09:43rétablir
01:09:44des faits
01:09:45non ce n'est pas
01:09:45une économie
01:09:46que de ne pas soigner
01:09:47les gens qui sont malades
01:09:48parce qu'à la fin
01:09:49tout le monde
01:09:50va être malade
01:09:51les microbes
01:09:52les maladies
01:09:53ne demandent pas
01:09:54aux gens
01:09:54si les personnes
01:09:56ont des papiers
01:09:57en situation rédilière
01:09:58ou pas
01:09:59donc il faut soigner
01:10:00tout le monde
01:10:00et c'est précisément
01:10:01la logique
01:10:02de la protection sociale
01:10:04qui permet
01:10:05qu'on se protège
01:10:06tous et toutes
01:10:07donc il faut arrêter
01:10:07avec ces visions
01:10:08en Europe
01:10:09qui sont par ailleurs
01:10:09complètement hallucinantes
01:10:12d'un point de vue sanitaire
01:10:12mais la vérité
01:10:14c'est que
01:10:14effectivement
01:10:15nous sommes dans une instabilité
01:10:17je rejoins
01:10:17le collègue d'EPR
01:10:19politique
01:10:20mais dont la cause
01:10:21excusez-moi
01:10:22collègue
01:10:23ce n'est pas
01:10:24les parlementaires
01:10:25qui utilisent
01:10:26les outils
01:10:27à leur disposition
01:10:28pour dire
01:10:29leur désaccord
01:10:30avec ce qui est prévu
01:10:30parce que
01:10:31excusez-moi
01:10:31l'émotion de censure
01:10:33ça fait encore partie
01:10:34de la constitution
01:10:35l'instabilité
01:10:35elle est produite
01:10:36depuis plus d'un an
01:10:37par Emmanuel Macron
01:10:39qui a décidé
01:10:39de s'asseoir
01:10:40sur le résultat des urnes
01:10:41d'une élection
01:10:42qu'il a lui-même provoquée
01:10:43vous vous rappelez
01:10:44la grenade
01:10:45la grenade
01:10:45la grenade
01:10:46dégoupillée
01:10:47c'est lui
01:10:48qui aurait eu
01:10:49ces propos
01:10:49je ne regrette pas
01:10:56le choix des français
01:10:57parce qu'ils ont mis en tête
01:10:58le programme
01:10:59que j'ai défendu
01:10:59et pour lequel
01:11:00j'ai été élue
01:11:00et depuis un an
01:11:02Emmanuel Macron
01:11:03refuse de répondre
01:11:04je ne pouvais pas revendiquer
01:11:07la victoire
01:11:07aux élections législatives
01:11:08il y a trois camps
01:11:09qui se font en grande
01:11:10une face
01:11:11sans majorité absolue
01:11:12et c'est la nécessité
01:11:13en matière de compromis
01:11:14vous savez
01:11:15si on avance
01:11:16allez-y concluez
01:11:18s'il vous plaît
01:11:18la vérité c'est qu'on va
01:11:20entrer désormais
01:11:21dans le débat budgétaire
01:11:22et on va voir
01:11:23la vérité des prix
01:11:24c'est-à-dire que
01:11:25M. Lecornu
01:11:26va reproduire
01:11:27le plan Beyrou
01:11:28qui signifie
01:11:29une saignée
01:11:30pour des millions
01:11:32de Français
01:11:32et de Françaises
01:11:33je vais juste rebondir
01:11:35on a fait 3 millions
01:11:36de voix de plus
01:11:37qu'un NFP unique
01:11:38qui ne l'est plus
01:11:39donc je ne sais pas
01:11:39dans quel monde parallèle
01:11:40vous parlez
01:11:41pour les élections
01:11:41législatives anticipées
01:11:42mais en tout cas
01:11:43c'est faux
01:11:43quand vous dites
01:11:43que vous êtes arrivés
01:11:44en tête
01:11:44mais parlons évidemment
01:11:45de ce qui se passe
01:11:46aujourd'hui
01:11:47parce que ce qui est
01:11:47vraiment choquant
01:11:48c'est qu'on a
01:11:49une alliance
01:11:50de gens
01:11:51qui soi-disant
01:11:52n'ont rien en commun
01:11:53mais dont le seul
01:11:54point commun
01:11:54est de refuser
01:11:55qu'on retourne
01:11:56aux urnes
01:11:56et de laisser
01:11:57la possibilité
01:11:58aux Français
01:11:58de nous sortir
01:11:59de cette instabilité
01:12:00des élus
01:12:01qui sont hypocrites
01:12:02qui veulent juste
01:12:03garder leur poste
01:12:03hypocrites
01:12:04pour des LR
01:12:04Alors ne faisons pas
01:12:05le débat sur la censure
01:12:06ça si vous le voulez bien
01:12:07c'était hier
01:12:07on a effectivement
01:12:08ça a été tranché
01:12:09par les votes
01:12:10Oui mais excusez-moi
01:12:12de repréciser
01:12:13aux Français quand même
01:12:14qui nous écoutent là
01:12:15qu'il y a une hypocrisie
01:12:18sur les motivations
01:12:19qui ont engendré
01:12:20ce refus de la censure
01:12:21non seulement des LR
01:12:22qui font semblant
01:12:23de ne pas voir
01:12:24les 19 milliards
01:12:24de hausse d'impôt
01:12:25les 28 milliards
01:12:26de hausse
01:12:27des dépenses publiques
01:12:29que 200 000 Français
01:12:31je pense aux classes populaires
01:12:32200 000 Français
01:12:32200 000 foyers français
01:12:33qui ne payaient pas
01:12:34l'impôt sur le revenu
01:12:35qui vont le payer
01:12:36et des PS
01:12:37et le PS qui fait
01:12:37semblant
01:12:38de ne pas comprendre
01:12:39qu'il y a très peu de chances
01:12:40en réalité
01:12:41qu'on ait une suspension réelle
01:12:43de la réforme
01:12:44des retraites
01:12:45constitutionnellement
01:12:46et donc
01:12:47cette alliance
01:12:48de gens
01:12:48qui font semblant
01:12:49de ne pas comprendre
01:12:49elle amène
01:12:50à cette non-censure
01:12:51mais ce n'est que provisoire
01:12:52parce qu'on y reviendra
01:12:54et ils le regretteront
01:12:55justement parce que
01:12:56c'est ce que veulent
01:12:56aujourd'hui les Français
01:12:57et pouvoir nous sortir
01:12:58de cet impasse
01:12:59vous dites tous
01:12:59il y a une impasse
01:13:00retournons aux urnes
01:13:01et donnons-nous
01:13:01la possibilité
01:13:02justement
01:13:03qu'on puisse sortir
01:13:05d'une instabilité
01:13:05avec des blocs
01:13:06à peu près équitables
01:13:07qui se contredisent
01:13:08je suis très étonné
01:13:14qu'on soit encore
01:13:14bloqué quelque part
01:13:15dans les postures
01:13:16de la motion de censure
01:13:16et avec les uns
01:13:17et les autres
01:13:18qui essayons de refaire
01:13:18le vote des élections
01:13:19législatives
01:13:19qui ont eu lieu
01:13:20il y a seulement 18 mois
01:13:21et je rappelle
01:13:22que personne n'a remporté
01:13:23ces élections
01:13:24que c'est vraisemblablement
01:13:25l'Assemblée nationale
01:13:26la mieux élue
01:13:27depuis de très nombreuses années
01:13:29donc avec des parlementaires
01:13:30qui sont peut-être
01:13:30plus légitimes
01:13:31que jamais
01:13:32et que maintenant
01:13:33le pouvoir est au Parlement
01:13:34le Premier ministre
01:13:35a fait le choix
01:13:36de se retirer
01:13:37du principal attribut
01:13:38qu'il avait constitutionnel
01:13:39qui était le 49-3
01:13:40il nous donne le pouvoir
01:13:41il nous donne le pouvoir
01:13:43il nous donne le pouvoir
01:13:44madame Obono
01:13:45saisissons-nous
01:13:45cette opportunité
01:13:47et débattent aussi
01:13:48et soyons capables
01:13:49de construire un budget
01:13:50à la hauteur
01:13:50du moment que nous traversons
01:13:52c'est incroyable
01:13:53de voir des parlementaires
01:13:53qui veulent se saborder
01:13:54et qui veulent se retirer
01:13:55le propre pouvoir
01:13:56qui leur a été donné
01:13:57c'est aussi figurez-vous
01:13:59le point de vue
01:14:00d'un prix Nobel d'économie
01:14:02qui était sur BFM TV
01:14:03ce matin
01:14:03qui s'est exprimé
01:14:04sur le budget
01:14:06et qui a renvoyé
01:14:07dos à dos
01:14:08deux parties
01:14:08qui se représentaient
01:14:09ici sur ce plateau
01:14:09écoutez
01:14:10je ne veux pas
01:14:11je ne leur fais pas confiance
01:14:13je ne fais pas confiance
01:14:14à ces gens-là
01:14:14pour gérer la France
01:14:15voilà
01:14:15donc je ferai tout
01:14:16pour que ça n'arrive pas
01:14:17vous ferai tout
01:14:18pour que ça n'arrive pas
01:14:19à tout point de vue
01:14:19point de vue économique
01:14:20mais aussi pour le reste
01:14:21je suis un économiste
01:14:22bien sûr
01:14:22mais en tout cas
01:14:24moi je ne fais pas confiance
01:14:26à ces gens-là
01:14:26pour diriger la France
01:14:27Merci de le dire aussi clairement
01:14:28Vous diriez pareil de LFI
01:14:30et LFI pareil
01:14:31mais LFI
01:14:32il n'y a aucun danger
01:14:33qu'il soit ministre
01:14:34dans l'immédiat
01:14:35mais c'est pareil
01:14:35je mets les deux
01:14:36sur le même plan
01:14:36Vous mettez les deux
01:14:37sur le même plan ?
01:14:37Absolument
01:14:38RN et LFI
01:14:39même combat
01:14:39la parole à la défense
01:14:40Daniel Le Bono d'abord
01:14:41La défense
01:14:42je ne savais pas
01:14:42que j'étais invitée
01:14:43à un tribunal
01:14:43écoutez
01:14:44moi ce qui m'intéresserait
01:14:45peut-être
01:14:46c'est d'interroger
01:14:46M. Aguillon
01:14:47sur son soutien
01:14:49au décalage
01:14:50de la réforme des retraites
01:14:51je ne crois pas
01:14:52que c'est le militant Aguillon
01:14:53qu'il s'agit aujourd'hui
01:14:55de discuter
01:14:56avec lequel il faudrait
01:14:57Il est dit qu'il soutenait
01:14:58cette décision
01:14:58au nom de la stabilité
01:15:00Justement
01:15:00et là on voit bien
01:15:02un parti pris politique
01:15:03de soutenir
01:15:04le régime d'Emmanuel Macron
01:15:05mais dans la réalité
01:15:06puisqu'on parlait
01:15:07du travail parlementaire
01:15:08nous le savons
01:15:09que d'abord
01:15:10il s'agit
01:15:11et comme l'a expliqué
01:15:11Michael Zemmour
01:15:13d'un simple décalage
01:15:14pas d'une suspension
01:15:15nous savons que
01:15:16la question de combien
01:15:18de personnes
01:15:18vont être réellement
01:15:19impactées
01:15:21par cette réforme
01:15:22pose un certain nombre
01:15:23de questions
01:15:23et puis surtout
01:15:24qu'il s'agit en vérité
01:15:25d'une arnaque
01:15:26en grand
01:15:27parce que
01:15:27le processus parlementaire
01:15:29que nous connaissons
01:15:30collègues
01:15:31signifie qu'il y a
01:15:32très peu de chances
01:15:33que ça arrive au bout
01:15:35et que
01:15:35ce hochet
01:15:36qui a été agité
01:15:37pour acheter
01:15:38la non-censure
01:15:39du parti socialiste
01:15:40est un leurre
01:15:41qui est
01:15:42particulièrement indécisant
01:15:44quand on sait
01:15:44ce que signifie
01:15:45pour des millions de gens
01:15:46aujourd'hui
01:15:47les deux ans de vie
01:15:47volées
01:15:47par le régime
01:15:51macroniste
01:15:51et qu'on pourrait
01:15:53abroger cette réforme
01:15:55parce que
01:15:55l'abrogation
01:15:56il y a une majorité
01:15:57et elle aurait
01:15:58la réponse
01:15:58du RNF
01:15:59on n'a aucune
01:16:00leçon à recevoir
01:16:01de M. Algion
01:16:01qui a soutenu
01:16:02et qui a appelé
01:16:02à voter pour M. Hollande
01:16:04en 2012
01:16:04et je rappelle
01:16:05le bilan Hollande
01:16:0610% de dettes supplémentaires
01:16:08qui a soutenu
01:16:08ensuite Emmanuel Macron
01:16:09en 2017
01:16:10et en 2022
01:16:11qui l'a conseillé
01:16:12économiquement
01:16:12et qui nous amène
01:16:13à avoir la pire
01:16:14spirale économique
01:16:15en termes de déficit
01:16:16public et de dettes
01:16:17supplémentaires
01:16:17des pays de l'OCDE
01:16:18on voit que
01:16:19sa seule préoccupation
01:16:20c'est que le RN
01:16:20n'arrive pas au pouvoir
01:16:21il devrait surtout
01:16:21être inquiet économiquement
01:16:22de ces 5,6 milliards
01:16:24de hausses d'impôts
01:16:25sur les entreprises
01:16:26notamment
01:16:26la fin des exonérations
01:16:28de cotisations
01:16:29pour les apprentis
01:16:30parce que
01:16:30si on veut justement
01:16:31relancer le pays
01:16:33il va falloir qu'on mise
01:16:34sur l'apprentissage
01:16:34pour les emplois non pourvus
01:16:35notamment
01:16:36et qu'on oriente
01:16:36les jeunes vers ça
01:16:37et aujourd'hui
01:16:38la suppression justement
01:16:39de cette exonération
01:16:41sur les cotisations
01:16:43sur les apprentis
01:16:44c'est un non-sens
01:16:45si on veut relancer
01:16:46le pays économiquement
01:16:46il y a effectivement
01:16:47des hausses d'impôts
01:16:48qui arrivent
01:16:49certaines sont annoncées
01:16:50d'autres qui se profilent
01:16:50peut-être notamment
01:16:51une éventuelle taxe supplémentaire
01:16:53sur les héritages
01:16:54c'est ce que défend
01:16:55la présidente
01:16:56de l'Assemblée nationale
01:16:56elle dit
01:16:57l'héritage après tout
01:16:58c'est un truc
01:16:59qui tombe du ciel
01:16:59et donc il faut en finir
01:17:01ça suffit
01:17:01avec ce truc
01:17:02dit-elle
01:17:03qui tombe du ciel
01:17:04est-ce que c'est vrai
01:17:06Lucie
01:17:06est-ce qu'en France
01:17:08on est moins taxé
01:17:09qu'ailleurs
01:17:10sur les héritages
01:17:11ou pas ?
01:17:12C'est vrai
01:17:12l'héritage
01:17:13est 8 fois moins taxé
01:17:15que le travail
01:17:15alors nous avons des taux
01:17:16de taxation
01:17:17des successions
01:17:18qui sont extrêmement élevés
01:17:19qui peuvent aller jusqu'à 45%
01:17:20mais les exemptions
01:17:21font que les héritages
01:17:22sont en réalité
01:17:24bien moins taxés
01:17:25une taxation moyenne
01:17:26de 8%
01:17:27l'idée de Yael Brown-Pivet
01:17:28n'est pas de taxer
01:17:29tous les héritages
01:17:30ce qui serait d'ailleurs
01:17:30explosif et politiquement
01:17:32inacceptable
01:17:32pour tous les français
01:17:33mais de taxer
01:17:34les héritages
01:17:35les plus élevés
01:17:36certains économistes
01:17:38parlent d'héritage
01:17:39au-dessus de 500 000 euros
01:17:40par exemple
01:17:41voilà
01:17:41c'est ce qui circule aujourd'hui
01:17:43avec aussi l'idée
01:17:43de mettre fin
01:17:45en tout cas
01:17:45de réduire
01:17:46l'une des niches fiscales
01:17:47les plus coûteuses
01:17:47pour la France
01:17:48c'est le pacte d'Utreil
01:17:49ça permet de transmettre
01:17:50son entreprise
01:17:51en franchise d'impôts
01:17:52ça coûte 5 milliards d'euros
01:17:53par an
01:17:54à la France
01:17:54ça va être dans les débats
01:17:56dès lundi matin
01:17:57en commission des finances
01:17:58sur l'héritage
01:17:59le débat il est politique
01:18:00mais il est aussi un peu médiatique
01:18:01regardez ce qu'a dit
01:18:01l'animateur Julien Courbet
01:18:02vous connaissez
01:18:03Julien Courbet
01:18:04lui
01:18:05il dit très mauvaise idée
01:18:06et il raconte une histoire
01:18:08personnelle
01:18:08celle de sa maman
01:18:09qui avait la maladie d'Alzheimer
01:18:10il dit dans les rares moments
01:18:11de lucidité qu'elle avait
01:18:12elle voulait juste savoir
01:18:13s'il y avait un peu d'argent
01:18:14sur son compte
01:18:14pour ses enfants
01:18:15taxez-moi dit-il
01:18:16sur mon gros salaire
01:18:17c'est plus juste
01:18:18mais en revanche
01:18:18pas la transmission
01:18:19Daniel Obono
01:18:20votre avis là-dessus
01:18:20d'abord c'est un scoop
01:18:22Yael Brownville privé
01:18:24rejoint Jean-Luc Mélenchon
01:18:26sur la question de l'héritage
01:18:27parce que vous vous rappelez
01:18:27ça a été un des sujets
01:18:28que Jean-Luc Mélenchon
01:18:30a porté dans le débat présidentiel
01:18:35donc finalement on y arrive
01:18:36il y a tant de gens
01:18:37qui finalement se rendent compte
01:18:38que ce qu'on propose
01:18:39est intéressant pour la France
01:18:42et il faudrait avoir ce débat
01:18:43on va voir peut-être
01:18:44que la présidente de l'Assemblée nationale
01:18:46va expliciter par un amendement précis
01:18:48dans le débat budgétaire
01:18:49nous nous avons une proposition
01:18:51très pensée sur cette question
01:18:53mais plus large
01:18:54sur un autre budget
01:18:56pour faire en sorte
01:18:58d'avoir les recettes nécessaires
01:18:59pour répondre aux besoins des gens
01:19:00alors il y a la question
01:19:02de la taxe Zuckman
01:19:04il y a la question peut-être
01:19:05de l'héritage
01:19:06nous nous proposons
01:19:06au-delà de 12 millions d'euros
01:19:08et ça constitue déjà beaucoup
01:19:11et c'est pas les petits héritages
01:19:12justement des petites gens
01:19:14qui ont accumulé
01:19:16tout au long de leur vie
01:19:16donc il ne s'agit pas de ça
01:19:17on parle effectivement bien
01:19:18des très très très gros héritages
01:19:20qui devraient être plus taxés
01:19:22mais il y a tout un ensemble
01:19:23de recettes supplémentaires
01:19:25qu'il faudrait voter
01:19:26malheureusement je crains
01:19:28que Mme Broun-Pivet
01:19:29n'aille pas au bout
01:19:29de cette logique
01:19:30parce que
01:19:31recettes supplémentaires
01:19:31ça veut dire un peu en plus
01:19:32je rappelle qu'ils ont voté
01:19:35contre le budget
01:19:36l'année dernière
01:19:36que nous avions amendé
01:19:38dans ce sens-là
01:19:38dans un sens de justice sociale
01:19:40que nous nous avons voté
01:19:42et on voit bien
01:19:42donc l'hypocrisie
01:19:43un peu
01:19:43en tout cas la contradiction
01:19:45dans les propos de Mme Broun-Pivet
01:19:47quel rôle joue le président
01:19:48de la République
01:19:48dans ce débat ?
01:19:50Est-ce qu'il tire un peu
01:19:51les ficelles
01:19:51du côté de l'Elysée ?
01:19:53On va y aller à l'Elysée justement
01:19:54parce que Mathieu Coache
01:19:55est sur place
01:19:56et on sent que
01:19:57le président
01:19:58il est un peu en opération
01:19:59renaissance
01:20:00si j'ose dire
01:20:01depuis le rejet
01:20:03de la motion de censure
01:20:03Oui on pourrait appeler ça
01:20:07l'opération renaissance
01:20:08Julien
01:20:09et d'ailleurs
01:20:09il s'entretient en ce moment même
01:20:11avec la présidente
01:20:12de la commission européenne
01:20:13Ursula von der Leyen
01:20:14et écoutez
01:20:15ce qu'a dit Emmanuel Macron
01:20:16hier
01:20:17aux députés
01:20:18et au cadre
01:20:19de son parti renaissance
01:20:20il leur a dit ceci
01:20:22je vais être discret
01:20:23c'est le parlement
01:20:25qui a le pouvoir
01:20:25mais je m'engagerai
01:20:27sur l'Europe
01:20:28sur la protection
01:20:29de nos démocraties
01:20:30dans ce moment géopolitique
01:20:31si sensible
01:20:32alors ça n'est pas
01:20:33la première fois
01:20:33qu'il dit
01:20:34qu'il va laisser la main
01:20:35au premier ministre
01:20:36se concentrer
01:20:37sur la politique internationale
01:20:39mais disons que
01:20:39jusqu'à présent
01:20:40il l'avait dit
01:20:41sans faire pour autant
01:20:42de concessions majeures
01:20:44sur le plan politique
01:20:45c'est fait
01:20:46avec la suspension
01:20:47de la réforme des retraites
01:20:48et d'ailleurs
01:20:48voilà comment
01:20:49le président de la république
01:20:50l'a justifié hier
01:20:51auprès de ses troupes
01:20:52phrase importante
01:20:54là encore
01:20:54rapportée par Léopold d'Hodbert
01:20:56c'est douloureux
01:20:57pour nous
01:20:57je sais
01:20:58ce que vous coûte
01:20:59cette concession
01:21:00ce combat
01:21:01était juste
01:21:02mais il fallait
01:21:03ce compromis
01:21:03pour permettre
01:21:05la stabilité
01:21:06est-ce que la renaissance
01:21:08d'Emmanuel Macron
01:21:08passera par un semblant
01:21:09de stabilité
01:21:10rien n'en est moins sûr
01:21:11évidemment
01:21:12mais c'est le pari
01:21:13qu'il fait
01:21:13à partir de maintenant
01:21:14on verra combien de temps
01:21:15cela dure
01:21:15Mathieu Coache
01:21:16à l'Elysée
01:21:17avec Joao Alankar
01:21:19alors il se trouve
01:21:19Pierre-Alexandre
01:21:20Anglade
01:21:20que vous y étiez
01:21:21à cette réunion
01:21:22hier en fin de journée
01:21:23à l'Elysée
01:21:24autour d'une dizaine
01:21:26de députés
01:21:27qui sont trahires de secrets
01:21:27c'était quoi l'état d'esprit
01:21:29du président
01:21:29quand il vous a reçu ?
01:21:31C'était une rencontre
01:21:31un moment d'échange informel
01:21:33sur la situation politique
01:21:34du pays
01:21:34Vous lui avez dit quoi ?
01:21:36Avec la volonté
01:21:38il a beaucoup écouté
01:21:40en réalité
01:21:40il a très peu parlé
01:21:41il nous a expliqué
01:21:42Ça vous a surpris ?
01:21:43C'est pas son genre ?
01:21:44Non mais il est souvent
01:21:45dans ce genre de format
01:21:47il écoute évidemment beaucoup
01:21:48vous avez des parlementaires
01:21:49qui font remonter
01:21:49ce qu'ils entendent aussi
01:21:50de leur circonscription
01:21:50donc c'est des moments
01:21:51d'échange importants
01:21:53mais il a rappelé
01:21:53le compromis indispensable
01:21:55qui était devant nous
01:21:57pour donner de la stabilité
01:21:59au pays
01:22:00après les semaines
01:22:00de désordre
01:22:01qu'on a connus
01:22:02et donc effectivement
01:22:03le Premier ministre
01:22:05a fait cet acte de compromis
01:22:07à l'endroit du Parti Socialiste
01:22:08et des forces du NFP
01:22:10de manière générale
01:22:11qui demandaient
01:22:11la suspension
01:22:12de la réforme des retraites
01:22:13et d'ailleurs pas qu'à gauche
01:22:14à droite et à l'extrême droite
01:22:15certains le demandaient aussi
01:22:16qu'est-ce que j'ai entendu
01:22:17moi sur les plateaux
01:22:18pendant les mois
01:22:20et les mois de débat
01:22:21sur la réforme des retraites
01:22:22et donc c'est une main tendue
01:22:24pour que l'on puisse avoir
01:22:26de la stabilité
01:22:27dans les semaines
01:22:27et les mois à venir
01:22:28je pense que c'est indispensable au pays
01:22:29Si cette main tendue
01:22:30elle est saisie
01:22:31à partir de la semaine prochaine
01:22:32donc le débat sur le budget
01:22:33à la suite
01:22:34sur BFM TV
01:22:35c'est Roselyne Dubois
01:22:36et Christophe Delay
01:22:37Salut à tous
01:22:37Sous-titrage Société Radio-Canada
01:22:39Sous-titrage Société Radio-Canada
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