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  • il y a 4 mois
Nommé Premier ministre le 9 septembre dernier, Sébastien Lecornu a présenté un premier gouvernement le 5 octobre avant de démissionner le lendemain matin. De nouveau nommé Premier ministre vendredi 10 octobre, il a annoncé la composition du gouvernement « Lecornu II » le 12 au soir. Ce mardi 14 octobre, Sébastien Lecornu présente aux députés sa feuille de route pour doter la France d'un budget avant le 31 décembre et « surpasser la crise politique ». Retrouvez la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu et la position des groupes politiques de l'Assemblée nationale.

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Transcription
00:00:00Bonjour et bienvenue à l'Assemblée Nationale, vous avez pu le vivre en direct sur LCP.
00:00:13C'était l'événement de la semaine, Sébastien Lecornu a affronté la représentation nationale,
00:00:19la DPG de tous les dangers, l'heure de vérité pour le Premier ministre qui a été reconduit par Emmanuel Macron.
00:00:25Il était attendu de pied ferme par les députés, notamment sur la question des retraites,
00:00:32question centrale pour les députés socialistes qui détiennent la clé de la censure.
00:00:37Alors qu'a-t-il dit ? Eh bien on va revoir tout de suite cette déclaration de politique générale qui était très attendue.
00:00:44Il y avait beaucoup de tensions dans l'hémicycle. A tout à l'heure.
00:00:46Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les parlementaires,
00:00:54il faut savoir tirer les bienfaits d'une crise.
00:00:58J'ai accepté la mission que m'a confiée le Président de la République
00:01:01parce que la France doit avoir un budget,
00:01:05parce qu'il y a des mesures d'urgence à prendre, sans attendre, c'est un devoir.
00:01:10Je l'accomplirai sous certaines conditions qui découlent d'évidence de la composition de cette Assemblée.
00:01:20Certains aimeraient voir cette crise parlementaire virer à la crise de régime.
00:01:24Cela n'aura pas lieu grâce aux institutions de la Ve République et à ses soutiens,
00:01:31mais cette crise a des racines.
00:01:33D'autres crises sont palpables, profondes, entremêlées.
00:01:38Crise sociale, économique, financière, écologique, climatique, culturelle, internationale.
00:01:45Aux crises habituelles s'ajoutent les crises imprévisibles,
00:01:48comme celles du Covid ou de l'énergie, sans oublier les guerres.
00:01:53En s'ajoutant à certaines dépenses qui augmentent de manière automatique,
00:01:56elles expliquent pour l'essentiel la situation financière dans laquelle nous sommes.
00:02:00Là non plus, il ne faut rien oublier.
00:02:04En vérité, plus qu'une crise, je crois que nous changeons de monde,
00:02:08créant des fractures tout aussi locales que mondiales et des bouleversements géopolitiques majeurs.
00:02:14Une révolution de même ampleur que la révolution industrielle remet tout en cause.
00:02:19Cette révolution digitale, sociétale, bouleverse notre façon de vivre.
00:02:24Elle choque, effraie.
00:02:27Il y a le monde d'avant, il y a ce monde de demain.
00:02:29L'irruption de ce nouveau monde provoque mille conflits, mille raidissements.
00:02:35Nous vivons et nous vivrons dans une époque de crise.
00:02:39Soit on les subit, soit on les utilise.
00:02:42Soit on change, soit on saura changer.
00:02:45Le dégagisme, c'est cela.
00:02:47Ceux qui ne changent pas, ceux qui s'agrippent aux vieux réflexes, aux postures, disparaîtront.
00:02:54En politique comme en tout, en France comme ailleurs, le basculement du monde ne s'arrêtera pas.
00:03:00Au fond, c'est la place de la France et des Français dans ce nouvel environnement qui est en jeu.
00:03:07Restera-t-elle parmi les pays dont la voix compte ?
00:03:10Restera-t-elle indépendante ?
00:03:13Le déclin n'est pas certain, le progrès non plus.
00:03:17Tout dépend de notre capacité à innover, en matière politique comme en matière sociale, économique ou scientifique.
00:03:24Innover, c'est vrai pour le gouvernement.
00:03:28J'ai pris acte de cet impératif.
00:03:31Innover, c'est assumer des ruptures.
00:03:33Le monde n'attend pas.
00:03:35Dans la vraie vie, nos concitoyens, pas les statistiques, travaillent, s'inquiètent, attendent des solutions.
00:03:42J'ai proposé un gouvernement de mission, d'objectif.
00:03:46Il n'agira qu'avec l'Assemblée nationale et le Sénat.
00:03:49A nous, au-delà des divergences, des écoles de pensée, des confrontations, de valoriser ce qu'il est possible de faire ensemble.
00:03:59La défiance de nos concitoyens n'épargne personne.
00:04:02Ou bien la politique sert à quelque chose et les politiques trouvent des terrains d'entente.
00:04:07Ou bien ils ne les trouvent pas et la déception se répand autant que l'impuissance.
00:04:12Je vous propose d'avancer.
00:04:14L'Assemblée, dans sa diversité et ses divisions, ressemble aux Français.
00:04:20Elle est le fruit du choix des Français.
00:04:23Elle traduit les doutes, peurs et espérances de millions de nos compatriotes.
00:04:27En un mot, cette Assemblée n'a jamais été aussi représentative des Français.
00:04:32Il faut en tirer toutes les conséquences.
00:04:34Jusqu'ici, on en a tiré essentiellement des conséquences négatives.
00:04:38On peut aussi en tirer des conséquences positives.
00:04:41Il serait temps.
00:04:42Pour avancer, la première condition élémentaire est de pouvoir compter sur le soutien des députés qui portent le besoin de stabilité.
00:04:51Je remercie toutes celles et ceux qui ont annoncé leur soutien.
00:04:55J'ai proposé au Président de la République un gouvernement pour donner un budget sérieux et fiable pour la France.
00:05:01Utile et bon pour les Français dans les trois mois.
00:05:04Ce gouvernement incarne le renouvellement avec l'entrée d'experts parmi les plus compétents de notre pays.
00:05:13Chacun apporte une expérience incontestable.
00:05:17Je les en remercie.
00:05:19Ils quittent des fonctions stables pour se frotter à une vie politique qui n'a pas toujours montré sa meilleure face ces derniers jours.
00:05:25Ils serviront le pays avec une nouvelle génération de parlementaires qui partagent l'envie d'avancer.
00:05:32Toutes et tous ont une feuille de route.
00:05:34Tous ont conscience des difficultés.
00:05:37Pour réussir à faire avancer notre pays avec une Assemblée nationale divisée, la seconde condition, que j'avais sans doute insuffisamment mesurée, je le reconnais devant vous,
00:05:49est de tenir le gouvernement le plus éloigné possible des divergences légitimes qui s'expriment à travers les partis politiques.
00:05:55Il est logique que chacun affirme ses convictions.
00:05:58Chacun pose ses lignes rouges avec d'autant plus de force que des élections se profilent.
00:06:03C'est tout naturel.
00:06:04Le gouvernement de la République assure la continuité de l'action de l'État, porte ses propres convictions dans le respect de la diversité de ses membres,
00:06:12mais il doit incarner l'ouverture au débat et au compromis.
00:06:16Qui recherche les points d'accord, d'action, plutôt que de cultiver les différences ?
00:06:21Parce que dans la situation du monde, marquée par une instabilité financière, militaire, économique, commerciale, migratoire, climatique,
00:06:29mieux vaut montrer une France unie qu'une France divisée.
00:06:32C'est une évidence qui est tellement évidente qu'elle disparaît tant on se complit dans des querelles intérieures.
00:06:38Ce que je vous propose, c'est de trouver un chemin commun malgré les divergences.
00:06:43Le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez.
00:06:48Là encore, c'est une rupture.
00:06:49La troisième condition pour réussir cette mission est de redonner du sens à la politique.
00:06:55Pas par des mots, mais par des actes, par une nouvelle pratique du pouvoir qui doit amener plus de progrès pour nos concitoyens et nos concitoyens.
00:07:03Mesdames et messieurs les parlementaires, partager le pouvoir avec le Parlement, voici incontestablement une rupture.
00:07:11Dans une assemblée divisée, un gouvernement, même en s'appuyant sur la majorité la plus relative, ne peut, dans la durée, agir sans tenir compte des oppositions.
00:07:21Ce n'est pas possible, ce n'est plus possible et surtout, ce n'est pas souhaitable.
00:07:26J'ai renoncé à utiliser l'article 49 alinéa 3 de la Constitution.
00:07:31C'est la garantie pour l'Assemblée nationale que le débat, notamment budgétaire, mais pas seulement, dans tous les domaines, vivra, ira jusqu'au bout, jusqu'au vote.
00:07:41Cette décision est forte de changements radicaux.
00:07:45La légitimité démocratique, c'est une démocratie où le Parlement a un rôle politique, expliquait Michel Debray, père de notre Constitution.
00:07:54Le Parlement et le gouvernement ayant, je le cite encore, chacun une semblable importance dans la marge de l'État et assurant les moyens de résoudre les conflits qui sont, dans tout système démocratique, la rançon de la liberté.
00:08:09Et la rançon de la liberté, pour reprendre ce terme, c'est la responsabilité.
00:08:14Le gouvernement présente le budget qu'il estime souhaitable.
00:08:17Le Parlement l'examine, le discute, le modifie.
00:08:20C'est sa liberté.
00:08:22Et 149.3, sans majorité absolue, le Parlement aura le dernier mot.
00:08:27C'est sa responsabilité.
00:08:29Et nous devons lui faire confiance.
00:08:30Nous ne devons pas en avoir peur.
00:08:33Cela paraît de bon sens.
00:08:36C'est pourtant presque une révolution.
00:08:38A vous de saisir ce pouvoir qui est une chance.
00:08:41Un bel exercice de responsabilité.
00:08:42Pour montrer à toutes celles et à tous ceux qui en doutent que la démocratie représentative n'est pas morte et que l'Assemblée nationale et le Sénat restent l'endroit du pouvoir de décision, du pouvoir d'agir.
00:08:54Quel parlementaire dira à ses concitoyens qu'il ne veut pas discuter le budget de l'État, le budget social de la nation ?
00:09:04N'est-ce pas le cœur même de la fonction parlementaire ?
00:09:07En renonçant au 49.3, il n'y a plus de prétexte pour une censure préalable.
00:09:12N'est-ce pas d'ailleurs ce que réclamait une grande partie de cette Assemblée ?
00:09:16Je ne reprendrai pas ici les déclarations des uns et des autres.
00:09:19Vous le demandiez, c'est fait.
00:09:21J'avais promis une rupture.
00:09:23Cela en est une.
00:09:23Les débats sur la fiscalité, sur le niveau des dépenses publiques, sur le déficit public, chaque parlementaire se prononcera.
00:09:32Les débats sur les moyens à allouer pour l'écologie, la sécurité, l'éducation, le logement, les collectivités locales, la culture, l'agriculture, nos services publics, chaque parlementaire s'en saisira.
00:09:43Cette fois, son vote dictera la copie finale.
00:09:47On verra la position de chacun sur la dette, les impôts, les dépenses, les économies.
00:09:53Chaque vote sera un acte.
00:09:56Le budget sera donc au cœur du débat.
00:09:59Alors, que contient ce budget initial ?
00:10:01Une maîtrise des comptes publics qui réduira le déficit.
00:10:05Dans la copie proposée par le gouvernement, il est réduit à 4,7% du PIB contre 4,6% suite au retrait de la suppression des 12 jours fériés.
00:10:14Comme je l'ai déjà annoncé, dans tous les cas de figure, à la fin de la discussion budgétaire, ce déficit devra être à moins de 5% du PIB, car cet impératif de souveraineté s'impose à nous tous.
00:10:28Nous ne pouvons pas placer notre pays en dépendance durable de prêteurs étrangers.
00:10:33Et je ne serai pas le Premier ministre d'un dérapage des comptes publics.
00:10:36Aussi, dès 2025, nous aurons respecté les 5,4% de déficit prévus par mon prédécesseur.
00:10:43Le gouvernement proposera un projet qui, par essence, est perfectible.
00:10:50Il est urgent de continuer à dépenser moins.
00:10:52L'État a engagé une revue de ses dépenses.
00:10:54Des économies seront faites.
00:10:56Et il faudra désormais qu'elles s'inscrivent dans un cadre pluriannuel en s'appuyant sur une véritable réforme de l'État.
00:11:02J'y reviendrai dès demain devant le Sénat et devant vous dans les jours qui viennent.
00:11:05Sur les dépenses de l'État, on peut faire beaucoup, à la condition de repenser son action en profondeur, de réussir sa transformation numérique, de moderniser ses interventions et d'alléger considérablement certaines procédures qui ne sont plus explicables.
00:11:20Tout le monde prône la simplification.
00:11:23Nombre d'acteurs dans le pays la réclament.
00:11:25Une majorité d'idées dans les deux chambres est possible sur ce sujet.
00:11:30D'autres économies seront engagées en luttant plus rigoureusement contre les fraudes, qu'elles soient sociales ou fiscales.
00:11:38Là encore, c'est une question de justice.
00:11:40Trop d'argent public est gaspillé parce qu'on ne contrôle pas assez à quoi il sert.
00:11:43Un projet de loi contre les fraudes a été déposé ce matin, en même temps que le budget de l'État et de la Sécurité sociale.
00:11:50C'est la première fois que vous pouvez vous en emparer.
00:11:55Il y a par ailleurs des baisses d'impôts pour les petites et moyennes entreprises.
00:12:01Il y aura des hausses d'impôts ciblées et exceptionnelles pour certaines très grandes entreprises.
00:12:06Baisses d'impôts d'un côté, hausses de l'autre pour mieux répartir les efforts au sein des contribuables
00:12:11et garder une maîtrise de nos prélèvements obligatoires qui sont déjà très élevés pour financer notre modèle de redistribution au profit des plus modestes.
00:12:20La fiscalité des très grandes fortunes parmi nos compatriotes a pu interpeller un certain nombre d'entre vous.
00:12:28Là aussi, il faut reconnaître qu'il peut y avoir des anomalies.
00:12:33Nous croyons que réussir par son travail est une bonne chose.
00:12:36Nous voulons une société où il est bon de travailler, de réussir et d'innover.
00:12:40Nous voulons aussi être vigilants au consentement à l'impôt.
00:12:45Mesdames et Messieurs les députés, encadrer l'optimisation fiscale, en particulier celle qui passe par les holdings, est une première réponse.
00:12:53Nous demanderons à créer une contribution exceptionnelle des grandes fortunes que nous proposons d'affecter au financement des investissements du futur,
00:13:02qui touche à notre souveraineté pour les infrastructures, la transition écologique ou la défense.
00:13:08Là encore, Mesdames et Messieurs les députés, le débat parlementaire aura lieu.
00:13:13Il permettra à chacun de faire valoir ses arguments en ne perdant jamais de vue que derrière la fiscalité se pose la question du consentement à l'impôt, de la confiance et de la justice.
00:13:23Le débat fiscal doit être aussi un débat sur l'emploi et la croissance, raison pour laquelle je ne suis pas favorable à ce que le patrimoine professionnel soit touché.
00:13:33Je ne détaillerai pas les mesures fiscales maintenant.
00:13:37J'ai ouvert le débat sans tabou.
00:13:39Je vous exposerai moi-même, avec les ministres, les propositions que j'ai faites, les modifications que je soutiendrai et celles que je combattrai.
00:13:49Le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez.
00:13:54Sans utilisation du 49-3, le gouvernement devra changer de méthode.
00:13:58Il faudra des discussions préalables, des compromis, le souci du détail et ne jamais refuser la technicité et l'aprôter du débat.
00:14:05La loi se fera ici, pas à Bercy.
00:14:10Je montrerai moi-même l'exemple en portant la discussion générale du budget de l'Etat et du budget de la sécurité sociale, ici même, dans les tout prochains jours.
00:14:19Une fois de plus, le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez.
00:14:24Mesdames et messieurs les parlementaires, je veux maintenant vous parler d'un sujet majeur qui a traversé notre pays,
00:14:32qui l'a parfois fracturé, le mérite, la dignité et le courage des travailleurs, la légitimité d'une bonne retraite.
00:14:42La fierté d'être travailleur, c'est la fierté de nos entreprises qui ne sont pas l'affaire que des patrons, mais aussi de tous les salariés.
00:14:49C'est celle de notre industrie, de toutes nos industries et de leurs filières, électroniques, automobiles, nucléaires, chimiques, métallurgiques, aéronautiques, militaires.
00:15:00Cette fierté, c'est celle du goût de l'effort partout et pour tous. L'effort mérite reconnaissance et récompense.
00:15:10Le gouvernement sera du côté des travailleurs et de celles et ceux qui veulent travailler.
00:15:14Le travail est la condition indispensable à la croissance et au financement de notre modèle social.
00:15:19Il nous faut nous attaquer à deux problèmes majeurs.
00:15:21Les Français, quand ils travaillent, sont productifs.
00:15:26Par contre, ils accèdent trop tard au travail et en sortent parfois trop tôt.
00:15:31Le deuxième problème est qualitatif.
00:15:33Nous avons en proportion trop d'emplois de services moins rémunérés et pas assez d'emplois industriels qualifiés.
00:15:40C'est la raison pour laquelle il est urgent d'accélérer la réindustrialisation de notre pays,
00:15:45par l'investissement, l'innovation, mais aussi par notre politique énergétique.
00:15:49Nous croyons à la promotion interne, à l'ascenseur social.
00:15:55Je demanderai aux ministres du Travail et des Solidarités d'engager dès cet automne des négociations par branche
00:16:01pour développer des parcours permettant aux salariés en bas de l'échelle de devenir agents de maîtrise et cadres.
00:16:07Le travail, le mérite, la volonté de progresser doivent être encouragés et récompensés.
00:16:13Comme le disait Gabriel Attal à cette tribune, on ne peut pas rester au SMIC des années sans perspective de progression.
00:16:19Des nouveaux ministres sont arrivés avec de nouvelles idées.
00:16:22C'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils sont là.
00:16:25Le gouvernement présente un budget pour l'emploi, pour produire, pour que le travail paie.
00:16:31Nous soutiendrons la rémunération, le logement, la santé des travailleurs.
00:16:35Ce sera aussi un budget pour préserver l'outil de production,
00:16:39avec la reprise de la baisse de la CVAE, impôts qui pèsent sur la production de nos petites et moyennes entreprises.
00:16:45Des propositions ont émergé de plusieurs groupes parlementaires ici même.
00:16:49Pour le pouvoir d'achat des travailleurs, là aussi, toutes seront examinées.
00:16:55Toutes seront débattues et font actuellement l'objet d'un travail technique préalable par les ministres en charge.
00:17:01Une fois là encore, le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez.
00:17:06Être du côté des travailleuses et des travailleurs, c'est être aussi auprès de celles et ceux qui ont travaillé toute leur vie et qui sont à la retraite.
00:17:16Nous respectons les travailleurs, donc nous respectons les retraités.
00:17:21Mesdames et messieurs les parlementaires, je vis donc avec quelques convictions simples,
00:17:26celles qu'il faut garantir l'équilibre de notre système,
00:17:30qu'il faut le financer pour les générations futures,
00:17:32qu'il faut pour chacun une retraite digne et pérenne.
00:17:35Il y a moins de cotisants qu'avant et plus de retraités.
00:17:39Cela s'impose à nous, comme dans plusieurs pays européens, plus personne ne peut le nier.
00:17:45Mais je ressens aussi ce que la dernière réforme pourtant nécessaire a provoqué.
00:17:50Des tensions, des inquiétudes, de la lassitude,
00:17:53parfois un sentiment d'injustice ou d'incompréhension,
00:17:56y compris à tort ou à raison dans sa dimension démocratique.
00:18:00Alors, est-ce que le gouvernement est prêt à un nouveau débat sur l'avenir de notre système de retraite ?
00:18:07La réponse est oui.
00:18:08Une réforme sociale, aussi nécessaire soit-elle, ne peut tenir que si elle est comprise et équitable.
00:18:14Cet enjeu reste un enjeu d'avenir.
00:18:16J'ai toujours indiqué que l'avenir de nos retraites serait au cœur de la prochaine campagne présidentielle.
00:18:21Mais nous devons entendre que ce débat est demandé dès maintenant par des forces politiques et syndicales légitimes.
00:18:29Paradoxalement, cette période de quelques mois d'ici à l'élection présidentielle
00:18:33peut être une opportunité pour avancer, y compris sur ce sujet difficile des retraites.
00:18:40J'ajoute que la plus grande richesse pour notre pays,
00:18:43c'est la stabilité et la capacité à recréer la confiance entre les acteurs,
00:18:47notamment chez les partenaires sociaux.
00:18:49La maîtrise des comptes publics, la croissance, l'emploi, le renforcement de notre défense,
00:18:54la perspective de réformes utiles votées d'ici à 2027
00:18:57reposent sur notre capacité collective à acter cette stabilité politique.
00:19:03La plus grande richesse du pays, c'est sa capacité collective à aller de l'avant.
00:19:08C'est pourquoi je proposerai au Parlement, dès cet automne,
00:19:12que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'à l'élection présidentielle.
00:19:16Aucun relèvement de l'âge n'interviendra à partir de maintenant jusqu'à janvier 2028,
00:19:23comme l'avait précisément demandé la CFDT.
00:19:27En complément, la durée d'assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres jusqu'à janvier 2028.
00:19:36Mais je le dis ici très directement, suspendre pour suspendre n'a aucun sens.
00:19:44La suspension en préalable de rien serait irresponsable.
00:19:48Cette suspension doit installer la confiance nécessaire pour bâtir de nouvelles solutions.
00:19:53La suspension pour faire mieux est la solution si chaque acteur s'étend tirer quelque chose.
00:19:59Mesdames et Messieurs les parlementaires, résumons.
00:20:04L'Assemblée voulait que je n'utilise plus le 49-3 ou pas le 49-3.
00:20:10Je m'y suis engagé.
00:20:11L'Assemblée voulait débattre à nouveau des retraites.
00:20:13Elle en débattra et chaque parlementaire pourra défendre ses opinions.
00:20:18L'Assemblée voulait que le gouvernement suspende la réforme en attendant un débat, une solution, un vote.
00:20:24Je le fais, ce qui permettra d'éclairer le débat lors de la future élection présidentielle.
00:20:30Mais je veux être très clair, je n'endosserai pas n'importe quoi.
00:20:35Le coût de la suspension pour notre système de retraite est de 400 millions d'euros en 2026 et d'1,8 milliard d'euros en 2027.
00:20:44Cette suspension bénéficiera à terme à 3,5 millions de Français.
00:20:49Elle devra donc être compensée financièrement, y compris par des mesures d'économie.
00:20:56Elle ne pourra pas se faire au prix d'un déficit accru.
00:21:00J'ai pris des engagements.
00:21:03Ceux que les oppositions demandaient.
00:21:08J'en prends un supplémentaire.
00:21:10Il doit être entendu par chacun, y compris, mesdames et messieurs les députés, par nos prêteurs sur les marchés financiers.
00:21:20Je n'endosserai pas un résultat qui mettrait en danger la crédibilité de notre pays et encore moins notre système de retraite tout entier.
00:21:28Je fais des pas en avant à chacun aussi d'en faire.
00:21:31Mesdames et messieurs les parlementaires, je veux être encore plus précis.
00:21:40Suspendre doit être une opportunité.
00:21:43Débattre de la question des retraites n'est pas seulement une équation financière.
00:21:47Elle est partie intégrante de notre contrat social.
00:21:50Et ce contrat a besoin, lui aussi, d'une refondation, d'innovation, de rupture.
00:21:55Ce gouvernement est prêt à renforcer le paritarisme, à faire confiance à la démocratie sociale.
00:22:02Une fois encore, suspendre la réforme n'a de sens que si c'est pour aller plus loin.
00:22:07Je propose, dans les prochaines semaines, d'organiser une conférence sur les retraites et le travail en accord avec les partenaires sociaux.
00:22:13Grâce à la suspension, cette conférence aura le temps de se prononcer avant l'élection présidentielle.
00:22:20Elle se posera la question de l'ensemble de la gestion de notre système de retraite.
00:22:24Certains veulent des systèmes par points.
00:22:27D'autres, par capitalisation.
00:22:29D'autres veulent abandonner toute référence d'âge.
00:22:32Mais ces propositions ne valent que si l'on sait qui est responsable aux partenaires sociaux de s'emparer ou non de cette responsabilité de gérer le régime.
00:22:41Ce serait revenir aux sources historiques de notre modèle de retraite.
00:22:45C'est d'ailleurs ce que font toujours nos voisins européens.
00:22:48Le gouvernement y est prêt.
00:22:50J'ai confiance dans la démocratie sociale.
00:22:53Confiance dans la démocratie parlementaire.
00:22:56Si la conférence conclut, le gouvernement transposera l'accord dans la loi et le Parlement décidera.
00:23:02Sinon, il appartiendra aux candidats à l'élection présidentielle de faire leurs propositions et aux Français de les trancher.
00:23:10Elle pourra rendre ses premières conclusions au printemps prochain.
00:23:15Mais il y a aussi des urgences.
00:23:17J'ai inscrit, comme s'y était engagé mon prédécesseur, dans le budget de la sécurité sociale, une amélioration concernant les retraites des femmes.
00:23:25Là aussi, je pense que c'est consensuel.
00:23:28Inutile d'attendre.
00:23:29La conférence devra aborder d'autres sujets cruciaux, comme l'attractivité de certains métiers indispensables, le travail pénible, l'usure au travail et les carrières longues.
00:23:43Voilà une discussion qui a été bloquée depuis 23 ans.
00:23:47Paradoxalement, la rupture, c'est de conclure.
00:23:52Là encore, le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez.
00:23:56Je le dis sans ditour.
00:23:57Suspendre, ce n'est pas renoncer, ce n'est pas reculer, si nous savons utiliser ce temps avec intelligence et volonté d'avancer.
00:24:04La cohésion sociale, l'unité du pays et donc sa stabilité sont une force.
00:24:09La division, elle, a un coût.
00:24:11Chacun doit l'assumer.
00:24:12Mesdames et Messieurs les parlementaires, partage du pouvoir entre le gouvernement et l'Assemblée.
00:24:19Partage du pouvoir entre le gouvernement et les partenaires sociaux.
00:24:23Partage du pouvoir aussi avec les collectivités locales.
00:24:26Pas pour faire plaisir aux élus locaux, j'en suis un, mais pour être efficace au service des Français.
00:24:32On le dit souvent, on le fait rarement.
00:24:35Déjà avec une urgence sensible, la réforme institutionnelle pour la Nouvelle-Calédonie.
00:24:41La fin des accords de Nouméa a laissé un vide institutionnel qu'il faut combler pour permettre la paix sur le caillou.
00:24:47L'accord de Bougival permet un chemin de réconciliation.
00:24:51Il doit être transcrit dans la Constitution.
00:24:54Le gouvernement proposera la discussion de ce texte avant la fin de l'année,
00:24:58afin que les Calédoniens puissent être consultés au printemps 2026.
00:25:02C'est une urgence.
00:25:04Mais ce serait une erreur de croire que la Nouvelle-Calédonie est un cas à part.
00:25:08La question des Outre-mer se pose aussi avec la même urgence.
00:25:13Un projet de loi concernant la vie chère est prêt.
00:25:16Il ne faut pas attendre.
00:25:18Certains territoires, comme aux Antilles et en Guyane, réfléchissent à leur avenir institutionnel.
00:25:23Nous devons les accompagner.
00:25:24Un projet de loi constitutionnel concernant la Corse, fruit de deux années de discussion,
00:25:30lui aussi est prêt.
00:25:31Rien ne serait pire pour l'État que de renier sa parole.
00:25:35Là aussi, l'Assemblée nationale et le Sénat débattront et trancheront.
00:25:39Nos concitoyens veulent que le pouvoir soit proche d'eux, adapté aux réalités de terrain.
00:25:44Je proposerai donc, en décembre, un projet de loi pour renforcer le pouvoir local.
00:25:48Un nouvel acte de décentralisation.
00:25:51Lui seul permettra de réformer l'État de manière globale
00:25:54et d'améliorer le fonctionnement de tous nos services publics.
00:25:57Qu'est-ce que l'on attend de l'État ? C'est la question centrale.
00:26:01La police, la justice, la sécurité, la défense, les relations internationales.
00:26:06Dans ces domaines, les budgets ont augmenté depuis 2017 et continueront d'augmenter.
00:26:11L'État s'est renforcé parce que ce sont des missions que lui seul peut exercer.
00:26:16Pour le reste, quel doit être le niveau de décision locale ?
00:26:20Qui est responsable de quoi ?
00:26:22Je proposerai un principe simple, celui de l'identification d'un seul responsable par politique publique.
00:26:29Il s'agira soit d'un ministre, soit d'un préfet, soit d'un élu.
00:26:33Il ne faut pas décentraliser des compétences.
00:26:35Il faut décentraliser des responsabilités avec des moyens budgétaires et fiscaux
00:26:39et des libertés, y compris normatives.
00:26:43C'est aussi une formidable occasion de repenser complètement notre planification écologique et énergétique.
00:26:49Nous ferons des propositions précises.
00:26:52Le gouvernement peut-il engager cette réforme dans les trois mois ?
00:26:55Vous vous dites que cela prendra du temps.
00:26:57C'est précisément parce que cela prendra du temps qu'il faut engager cette réforme tout de suite.
00:27:02Sinon, elle sera reportée une fois de plus et jusqu'à quand ?
00:27:06Au plus tôt, dans deux ans, après l'élection présidentielle.
00:27:09Nous n'attendrons pas.
00:27:10Des majorités sur ce texte sont possibles dans les deux chambres.
00:27:13Le gouvernement en proposera.
00:27:15Nous débattrons.
00:27:16Vous voterez.
00:27:17Mesdames et Messieurs les députés, ne pas attendre.
00:27:21Il y a urgence.
00:27:23Urgence pour tenir le calendrier d'adoption du budget et voter le meilleur budget.
00:27:27Urgence pour renforcer le dialogue social.
00:27:30Urgence avant les élections municipales.
00:27:32De mieux répartir les compétences et réformer l'Etat.
00:27:35Si les débats de cette Assemblée débutent cette semaine,
00:27:38cela permettra, via les discussions budgétaires,
00:27:41de répondre aux urgences pour la santé, l'accès aux soins avec France Santé,
00:27:45pour défendre l'environnement, la sécurité, pour la loi de programmation militaire.
00:27:50Il y a des urgences.
00:27:51Il y a des projets de loi qui sont prêts pour les polices municipales et la sécurité du quotidien,
00:27:57pour le statut de l'élu.
00:27:58Des discussions sensibles doivent se poursuivre, notamment sur la fin de vie.
00:28:02Des combats doivent sans cesse être menés contre le racisme, l'homophobie, l'antisémitisme,
00:28:08pour l'égalité entre les femmes et les hommes.
00:28:11La soif absolue de nos compatriotes pour leur sécurité,
00:28:15pour la justice et le respect de la loi, doit être entendue sur chaque banc de cette Assemblée.
00:28:22Les enjeux migratoires à venir, tant liés à la démographie, au réchauffement climatique et au terrorisme,
00:28:28posent un défi imminent qui ne peut être nié.
00:28:31J'y reviendrai.
00:28:31Les ministres y reviendront, à condition d'oser discuter, agir, avancer.
00:28:38Tout cela, nous pouvons le faire ensemble dans les mois qui viennent,
00:28:41si nous mettons fin, mesdames et messieurs les parlementaires, à cette crise.
00:28:46Désormais, cela dépend de vous.
00:28:48Je sais, je n'ai pas obéi à l'exercice de style habituel d'une déclaration de politique générale,
00:28:54collectant chaque domaine d'intervention de l'État,
00:28:56citant chacune des préoccupations de nos concitoyens dans leur travail,
00:29:00leur famille, leur village ou leur ville, que personne ne se sente oublié.
00:29:06Je pense sinon à tout, je n'en ai pas la prétention, en tout cas à toutes et à tous.
00:29:12Cela est facile, il me suffit de me sentir utile à mon pays,
00:29:16et je vous le dis avec toute ma conviction,
00:29:18avec aussi tout ce que j'ai appris au ministère des Armées,
00:29:20les seuls qui se réjouiraient d'une crise, d'une panne budgétaire en France,
00:29:25ce ne sont pas les Amis de la France.
00:29:27Qui, parmi les Français, se sentira mieux si la France se divise plus encore,
00:29:50si elle est plus faible, si elle repousse les questions de fonds et les questions d'urgence à plus tard ?
00:29:55Je ne vous ai pas fait un discours de politique générale convenu.
00:29:59Je reviendrai ici pour expliquer la politique que le gouvernement entend mener sur les sujets fondamentaux.
00:30:04Je me suis engagé à revenir pour expliquer le budget,
00:30:07parce qu'il traduit une politique pour la France.
00:30:09Mais je reviendrai aussi sur les questions de sécurité, d'immigration, d'énergie,
00:30:13de transition écologique, d'éducation, du numérique.
00:30:16Sur tout cela, nous ferons des propositions,
00:30:18nous débattrons et à la fin, vous voterez.
00:30:22Je ne vous ai pas présenté un programme à long terme.
00:30:26C'est un gouvernement de mission.
00:30:28L'urgence est de redonner son sens à la politique,
00:30:31de redonner confiance en la politique,
00:30:33de respecter les engagements de chacun,
00:30:35y compris ceux des oppositions.
00:30:37La vraie démocratie permet à celles et ceux qui ne sont pas d'accord
00:30:41de travailler ensemble.
00:30:43Sans rien rener de leur conviction,
00:30:45c'est ce qui se passe dans toutes les démocraties du monde
00:30:48et même dans tous les conseils municipaux de France.
00:30:52Osons, il suffit de faire un pas,
00:30:54c'est comme cela que l'on avance pour la France et pour les Français.
00:30:58Je vous remercie.
00:30:58Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre.
00:31:09Voilà pour cette DPG de Sébastien Lecornu.
00:31:12À l'Assemblée nationale, principale annonce la décision de suspendre
00:31:16jusqu'à l'élection présidentielle de 2027 la réforme des retraites.
00:31:22Décision de suspension à la fois sur la mesure d'âge,
00:31:25mais aussi sur la durée de cotisation,
00:31:26qui restera donc à 170 trimestres,
00:31:30a dit le Premier ministre,
00:31:31reconduit par le président de la République.
00:31:34Il promet aussi de se passer de l'article 49.3 de la Constitution,
00:31:39ce fameux article qui permet jusqu'à présent à un gouvernement
00:31:43de passer des réformes sans vote.
00:31:46Eh bien, ce sera fini, a dit Sébastien Lecornu.
00:31:49Le Parlement aura le dernier mot.
00:31:51Tout de suite, on va écouter la réaction,
00:31:53les positions des différents groupes politiques
00:31:55de l'Assemblée nationale,
00:31:57à commencer par celle de Laurent Wauquiez,
00:31:59qui fustige ses partenaires de gauche.
00:32:01Écoutez.
00:32:02Au cours des dix derniers jours,
00:32:05la politique française a donné le pire des spectacles.
00:32:10Une image terrible, oui.
00:32:15Mais ayez juste, messieurs et mesdames,
00:32:20l'élémentaire lucidité
00:32:22consistant à vous dire que vous y avez tous contribué,
00:32:26que chacun a contribué à cette situation lamentable
00:32:30dans laquelle la politique française s'est abîmée.
00:32:34Ceux qui ont joué avec la censure
00:32:36et qui, visiblement, ont plus de mal à faire leur autocritique.
00:32:41Ceux qui ont la volonté de tout faire tomber
00:32:43parce qu'ils y voient leurs intérêts.
00:32:46Et ceux, oui, reconnaissons-le,
00:32:48qui veulent que rien ne change
00:32:50alors que les Français aspirent à plus de ruptures.
00:32:52et vos rires sarcastiques
00:32:55sont l'illustration de votre incapacité
00:32:56à vous poser les bonnes questions.
00:32:58Les Français regardent cela.
00:33:01Ils regardent tout le monde.
00:33:03Ils le regardent avec un mélange d'écœurement.
00:33:06Ils le regardent aussi avec de la colère.
00:33:09Et ils le regardent plus que tout.
00:33:12Et vous feriez bien de l'entendre,
00:33:13vous qui traitez cela avec tant de légèreté,
00:33:17avec une profonde inquiétude.
00:33:20Et ne vous y trompez pas.
00:33:22Ils jugent avec sévérité
00:33:24ceux qui jouent avec cette inquiétude.
00:33:27Parce que nous sommes dans une des pires périodes d'instabilité
00:33:30qui est connue notre histoire.
00:33:33Parce que cela renvoie
00:33:34à la période que nous avons connue
00:33:36sous la Troisième République
00:33:37où à la fin du XIXe siècle,
00:33:39les gouvernements duraient à peine quelques semaines
00:33:40et certains ici semblent s'en réjouir.
00:33:43Parce que cela renvoie
00:33:44à une période au moment de la guerre d'Algérie
00:33:46où les gouvernements n'étaient pas capables
00:33:49de tenir tellement plus longtemps
00:33:50et certains ici ne devraient pas se réjouir de ce chaos.
00:33:54Mais au moins,
00:33:56vous qui semblez si imperméable à cette inquiétude des Français,
00:34:00à l'époque, la France pouvait compter sur une économie solide.
00:34:03A l'époque, la France pouvait compter sur une économie prospère
00:34:07qui protégeait ses compatriotes.
00:34:10Aujourd'hui,
00:34:11notre nation fait face
00:34:13à une triple crise.
00:34:15Une crise politique,
00:34:17certains ici la nourrissent,
00:34:19une crise économique,
00:34:21certains ici n'y semblent pas sensibles,
00:34:23et une crise géopolitique
00:34:25au moment où notre nation
00:34:27danse au-dessus du volcan.
00:34:28Aucun d'entre nous,
00:34:31je l'espère,
00:34:33aucun d'entre nous,
00:34:34sincèrement,
00:34:35ne peut s'en réjouir.
00:34:37Et chacun d'entre nous,
00:34:38j'en suis sûr,
00:34:39quelles que soient les différences politiques
00:34:40qui sont les nôtres,
00:34:42aspire à ce que notre pays retrouve
00:34:44les chemins de l'intérêt général.
00:34:46Et il est urgent
00:34:47de tourner cette page catastrophique
00:34:50pour la politique française.
00:34:51Et cela suppose un certain effort.
00:34:56Un certain effort de chacun.
00:34:59Est-ce qu'il y a de fortes différences politiques
00:35:01entre nous ?
00:35:02C'est une évidence.
00:35:05Est-ce que nous sommes tous convaincus
00:35:06que l'élection présidentielle
00:35:09dans nos institutions
00:35:10est la seule qui soit fondatrice ?
00:35:12Évidemment.
00:35:13Est-ce que ce moment de confrontation
00:35:15entre les visions politiques
00:35:17des uns et des autres viendra ?
00:35:19Tout le monde le sait.
00:35:20Mais entre-temps,
00:35:23il y a une question qui nous est posée.
00:35:25Est-ce que nous voulons tout détruire ?
00:35:28Ou est-ce que nous sommes capables
00:35:29de faire des efforts
00:35:31les uns vers les autres ?
00:35:33Un an.
00:35:35Un an.
00:35:37Juste un an.
00:35:39Un an avant qu'il y ait
00:35:41la campagne présidentielle.
00:35:43Un an avant ce débat décisif
00:35:46sur les causes de notre impuissance
00:35:48et les moyens d'en sortir.
00:35:52Et entre-temps,
00:35:53juste faire
00:35:54cet effort minimal
00:35:57qui consiste à trouver des compromis
00:36:00plutôt que de s'écharper,
00:36:03qui consiste juste tout simplement
00:36:05à discuter
00:36:07plutôt que de parier
00:36:09sur une énième élection
00:36:10par défaut.
00:36:11Que chacun juste
00:36:14soit capable
00:36:15de ce petit effort
00:36:17agir pour le moindre mal
00:36:20dans cette période
00:36:21où le pire est possible
00:36:23et où nous devrions tous le redouter.
00:36:25Et les Français,
00:36:29chers collègues,
00:36:31c'est cette lucidité
00:36:32que les Français attendent de nous.
00:36:35Ils nous disent
00:36:36« Entendez-vous ».
00:36:38Ils nous disent
00:36:39« Discuter ».
00:36:41Ils nous disent
00:36:42« Trouver des solutions ».
00:36:44Et j'en suis convaincu.
00:36:47Ils jugent avec sévérité
00:36:49ceux qui nourrissent le chaos.
00:36:52Et je le regrette,
00:36:53ceux qui nous écoutent
00:36:53ne l'entendent pas.
00:36:55Mais au moment où je parle,
00:36:56vous avez dans cet hémicycle
00:36:57sur les deux bouts
00:36:58ceux qui ne sont que capables
00:36:59de hurler,
00:37:01qui sont incapables d'écouter
00:37:02et qui sont incapables
00:37:03juste de se respecter
00:37:05et qui continuent à nourrir
00:37:06cette image lamentable
00:37:08de la politique française.
00:37:10Monsieur le Premier ministre,
00:37:12c'est la condition
00:37:14pour que votre gouvernement
00:37:17puisse agir.
00:37:19Oui,
00:37:21l'Assemblée nationale est divisée.
00:37:23Mais cela n'empêche pas d'avancer.
00:37:26La France l'a réussi par le passé.
00:37:29Et bien des démocraties
00:37:30autour de nous y parviennent.
00:37:33Dans un climat de division politique,
00:37:35trouver des équilibres,
00:37:37ne pas prétendre tout faire
00:37:39pour se concentrer sur l'essentiel,
00:37:41ce que vous avez rappelé,
00:37:43Monsieur le Premier ministre,
00:37:44dans votre discours.
00:37:46Les gouvernements d'Antoine Pinet
00:37:48pour la restauration
00:37:49de l'équilibre budgétaire,
00:37:50cher Michel,
00:37:51y étaient parvenus.
00:37:52Celui de Pierre Mendes France,
00:37:54avec la fin des guerres coloniales,
00:37:56y étaient parvenus.
00:37:58Le pays, à l'époque,
00:37:59avait su avancer
00:38:00en dépit de son instabilité politique.
00:38:04Et nous sommes convaincus
00:38:05avec les députés
00:38:05de la droite républicaine
00:38:06que c'est aujourd'hui
00:38:07notre responsabilité.
00:38:08C'est la position
00:38:11de notre groupe,
00:38:13Monsieur le Premier ministre,
00:38:14qui n'a pas changé
00:38:15depuis la dissolution.
00:38:18Refuser d'abord,
00:38:19je l'assume,
00:38:19et quand je les écoute
00:38:20dans cet hémicycle,
00:38:21ma détermination
00:38:22n'est que plus forte,
00:38:24refuser d'abord
00:38:25qu'il y ait un gouvernement
00:38:26sous la coupe
00:38:27de la France insoumise,
00:38:28de la folie
00:38:29de l'extrême gauche
00:38:30qui est le principal danger politique
00:38:33pour l'avenir
00:38:34de notre République.
00:38:34Et notre deuxième priorité,
00:38:41c'est que la France
00:38:43ne soit pas bloquée.
00:38:46Et nous nous engageons
00:38:47conscients
00:38:48des compromis nécessaires
00:38:50pour que des lois indispensables
00:38:52soient adoptées.
00:38:55Cette position,
00:38:56nous l'avons définie
00:38:57collectivement
00:38:58avec nos députés
00:39:00et nos sénateurs.
00:39:01nous ne censurerons pas
00:39:03un gouvernement a priori
00:39:05et nous ne ferons pas partie
00:39:07de ceux qui feront tomber
00:39:09les premiers ministres.
00:39:12Cette position
00:39:13des députés
00:39:15de la droite républicaine
00:39:16n'a pas varié.
00:39:18La France a besoin
00:39:19d'un minimum de stabilité.
00:39:21La France a besoin
00:39:22d'un gouvernement.
00:39:24La France a besoin
00:39:25d'un budget.
00:39:27Et pour ceux qui ici
00:39:28ne comprennent rien,
00:39:29notre priorité
00:39:30pour les semaines à venir
00:39:32sera simple.
00:39:34Il faut donner
00:39:35un budget à la France.
00:39:37Parce que si nous continuons
00:39:39comme cela,
00:39:40il n'y aura pas de budget
00:39:41pour protéger les Français.
00:39:45Et il faut dire les choses.
00:39:48Priver la France de budget,
00:39:50c'est aggraver
00:39:52le déficit déjà
00:39:53le plus élevé
00:39:54de la zone euro.
00:39:56Priver la France de budget,
00:39:58c'est nous mettre
00:39:59dans la main des créanciers.
00:40:01Priver la France
00:40:02de budget,
00:40:03c'est le poison
00:40:04de l'incertitude.
00:40:06Les Français ne consomment plus
00:40:07parce qu'ils sont inquiets.
00:40:09Les entreprises
00:40:10n'investissent plus
00:40:11parce qu'elles sont inquiètes.
00:40:13Et vous feriez bien
00:40:14d'écouter les commerçants
00:40:15et les artisans
00:40:16de ce pays
00:40:16qui nous disent tous
00:40:17la situation
00:40:18n'a jamais été aussi difficile
00:40:20à cause de l'instabilité politique
00:40:22que certains nourrissent ici.
00:40:25Priver la France de budget,
00:40:28c'est geler les moyens
00:40:29dédiés à l'hôpital.
00:40:31C'est geler les moyens
00:40:32dédiés à la santé.
00:40:35Et c'est même,
00:40:35Monsieur le Premier ministre,
00:40:37geler les moyens
00:40:38consacrés à nos armées
00:40:39dans un contexte géopolitique
00:40:41encore plus menaçant
00:40:43que celui de la guerre froide.
00:40:44Et Monsieur le Premier ministre,
00:40:49je me permets
00:40:50de rappeler ici
00:40:51une évidence
00:40:51parce que les débats
00:40:55de ces derniers jours
00:40:56ont tourné le dos
00:40:58au bon sens.
00:41:00Monsieur Tanguy,
00:41:01s'il vous plaît.
00:41:02Le sujet,
00:41:04il y a un peu de tension
00:41:06dans l'hémicycle.
00:41:08Ceux qui nous écoutent
00:41:09ne voient pas
00:41:09parce que certains
00:41:10se comportent n'importe comment.
00:41:12Voilà,
00:41:12c'est un peu regrettable.
00:41:14Mais ça me permet
00:41:15de l'expliquer
00:41:15à ceux qui nous écoutent.
00:41:17Monsieur le Premier ministre,
00:41:18je me permets donc
00:41:19de rappeler ici une évidence.
00:41:22Le sujet n'est pas
00:41:23d'augmenter les impôts
00:41:24dans un pays
00:41:25qui a le record
00:41:26de la fiscalité au monde.
00:41:28Le sujet,
00:41:29c'est de les baisser.
00:41:30Monsieur le Premier ministre,
00:41:31il y a les questions de fonds
00:41:34et il y a
00:41:34les questions démocratiques.
00:41:36Nous avons eu
00:41:37au sein du groupe
00:41:38écologiste et social
00:41:39des débats.
00:41:39Il n'y avait pas
00:41:40de vote évident
00:41:41sur la question
00:41:42de la censure.
00:41:43Vous l'avez vu,
00:41:44nous sommes profondément
00:41:45opposés aux orientations
00:41:47de votre gouvernement.
00:41:49Mais comme vous l'avez dit,
00:41:50nous devons,
00:41:50dans une assemblée,
00:41:51savoir travailler ensemble
00:41:53tout en étant opposés.
00:41:54Et pourtant,
00:41:55le groupe écologiste et social
00:41:57ira à la censure.
00:41:59Oui,
00:41:59parce que nous sommes
00:42:00opposés à votre politique,
00:42:02mais tout particulièrement
00:42:03parce que nous refusons
00:42:04d'assister sans réagir
00:42:05à l'accomparement du pouvoir
00:42:07par Emmanuel Macron.
00:42:08Monsieur le Premier ministre,
00:42:09vous devez reconnaître,
00:42:11aujourd'hui,
00:42:12regardez autour de vous,
00:42:13il est bien loin,
00:42:14le temps où il y avait
00:42:15361 sièges occupés
00:42:17par des soutiens
00:42:18du président de la République.
00:42:20Aujourd'hui,
00:42:20vous avez finalement
00:42:21deux groupes
00:42:22qui sont en soutien
00:42:23du président de la République
00:42:24et qui sont largement
00:42:25affaiblis en nombre
00:42:26de parlementaires.
00:42:27Vous avez le groupe
00:42:28Horizon qui est certes
00:42:29dans votre majorité,
00:42:30mais demande une présidentielle
00:42:32anticipée et donc
00:42:33le départ d'un président
00:42:34détesté.
00:42:35Et vous avez enfin
00:42:36les Républicains
00:42:37qui vous ont forcé
00:42:38par un tweet
00:42:39de leur chef
00:42:39à démissionner.
00:42:40Mais vraiment,
00:42:41pouvez-vous compter dessus ?
00:42:43Vous avez un socle
00:42:44parlementaire fragile
00:42:45en décomposition
00:42:46affaiblie et minoritaire.
00:42:51En d'autres termes,
00:42:53vous avez réussi
00:42:54une seule chose,
00:42:54c'est sans doute
00:42:55de nommer à votre gouvernement
00:42:56des visages jusqu'alors
00:42:57inconnus,
00:42:58laissant l'espoir
00:42:59que, comme vous l'avez dit,
00:43:00il serait détaché
00:43:02des partis.
00:43:02Mais finalement,
00:43:04ce n'est pas un gouvernement
00:43:05détaché des partis
00:43:06que vous avez constitués,
00:43:08mais un gouvernement
00:43:08subordonné
00:43:09à Emmanuel Macron.
00:43:11Parce que voilà,
00:43:12derrière la façade,
00:43:13ce sont les ex-conseillers
00:43:15présidentiels,
00:43:16des fidèles
00:43:16de Jean-Michel Blanquer,
00:43:18un ancien secrétaire d'Etat
00:43:19auprès de Christophe Castaner
00:43:20et de nombreux fidèles
00:43:22du président de la République
00:43:23qui constituent
00:43:24votre gouvernement.
00:43:26Alors voilà,
00:43:27non, nous refusons
00:43:28cette mascarade
00:43:28qui consiste à dire
00:43:29qu'on a tout changé
00:43:30pour rien changer.
00:43:31car cela a un prix
00:43:32et un prix qui est élevé.
00:43:34C'est celui
00:43:34de l'affaiblissement
00:43:35du fondement
00:43:36le plus pécieux
00:43:37de notre République,
00:43:38la confiance des citoyens
00:43:39envers celles et ceux
00:43:40qui les ont élus
00:43:41pour les représenter.
00:43:43Cette confiance,
00:43:43vous le sentez,
00:43:44elle s'affaiblit.
00:43:45Elle est en train
00:43:46presque de disparaître
00:43:49parce qu'à force,
00:43:50il y a les mots
00:43:50et il y a les actes.
00:43:51Et sur cette question
00:43:52de confiance,
00:43:53alors certes,
00:43:54vous n'étiez pas Premier ministre,
00:43:55mais il y a des précédents
00:43:56avant de vous,
00:43:57je n'ai plus le temps
00:43:58d'y revenir.
00:43:58La dernière chose
00:43:59que je voudrais dire,
00:44:00puisque quand on ne suit pas ces notes,
00:44:01forcément le temps court,
00:44:02c'est « vous êtes gaulliste ».
00:44:04Eh bien voilà,
00:44:05vous m'avez cité
00:44:05le discours de Bayeux,
00:44:06je suis donc allée le lire,
00:44:07Monsieur le Premier ministre,
00:44:08il y avait cette phrase
00:44:08du général de Gaulle.
00:44:10« Le trouble dans l'État
00:44:11pour conséquence inéluctable
00:44:12la désaffection des citoyens
00:44:14à l'égard des institutions.
00:44:15Il suffit alors d'une occasion
00:44:17pour faire apparaître
00:44:17la menace de la dictature.
00:44:19Nous n'en sommes pas là,
00:44:20mais aujourd'hui,
00:44:21le trouble de l'État,
00:44:22c'est vous.
00:44:23C'est le refus d'Emmanuel Macron
00:44:24de lâcher les rênes d'un pouvoir.
00:44:26C'est l'imposition
00:44:28de la volonté d'une minorité
00:44:29à la majorité du peuple français.
00:44:32Et à un moment
00:44:32où nous apprenons face
00:44:33à une internationale réactionnaire,
00:44:36nous ne pouvons pas accepter,
00:44:38même sous des formes mondaines,
00:44:40même avec un discours bien posé,
00:44:43un accaparement du pouvoir.
00:44:44C'est la décision du peuple
00:44:46qui doit toujours primer. »
00:44:48« Il y a un an seulement,
00:44:50et cette Assemblée nationale
00:44:51est issue de leur vote
00:44:52qui, lui, est souverain.
00:44:55Ils ne l'ont pas fait
00:44:56contre leur gré ou à la légère.
00:44:59Ils l'ont fait en pleine conscience,
00:45:01comme en témoigne
00:45:01le taux de participation inégalé
00:45:03depuis des décennies
00:45:04lors de ces élections.
00:45:06Ils l'ont fait pour envoyer
00:45:07deux messages,
00:45:08que cela plaise ou non
00:45:09à certains ici.
00:45:11Ils ont d'abord dit
00:45:12« Nous ne voulons pas
00:45:13de l'extrême droite au pouvoir. »
00:45:19Et ils ont dit aussi
00:45:21« Vous avez tous ces choix
00:45:22à nous convaincre,
00:45:23ceux qui sont en place
00:45:24depuis 2017
00:45:25comme ceux qui aspirent
00:45:26à gouverner. »
00:45:27Et ils nous ont donc dit
00:45:28« Entendez-vous
00:45:29pour faire mieux. »
00:45:31Alors évidemment,
00:45:35ça ne satisfait personne,
00:45:36mais ça s'impose à nous tous.
00:45:37Et j'entends ceux
00:45:38qui réclament à longueur
00:45:39de tribunes
00:45:40de faire revoter les Français,
00:45:42espérant à chaque fois
00:45:43que ce revote
00:45:44leur soit favorable
00:45:45et s'ils leur déplaient,
00:45:46continueront de le remettre
00:45:47en cause.
00:45:50Et voici qu'à son tour,
00:45:51le Rassemblement national
00:45:52joint ses voix
00:45:53à celle de la France insoumise
00:45:54dans une forme
00:45:55de réflexe pavloviens,
00:45:57sautant sur leur fauteuil
00:45:58comme des cabris,
00:45:59censure,
00:46:00censure,
00:46:01censure,
00:46:02comme seule réponse
00:46:03aux mots du pays.
00:46:06Abandonnant
00:46:07la stratégie
00:46:08de la cravate
00:46:11pour celle
00:46:11de la cravache,
00:46:14ils dévoilent ainsi
00:46:15leur vrai visage
00:46:16et deviennent
00:46:18les mêmes agents
00:46:19d'instabilité
00:46:19que leurs collègues
00:46:20insoumis.
00:46:22Mais le vote
00:46:23n'est pas une loterie
00:46:24et on ne continue pas
00:46:26à jouer
00:46:26jusqu'à espérer gagner
00:46:27parce que ça n'est pas
00:46:29un jeu.
00:46:30Et respecter le vote
00:46:31cela porte un nom
00:46:33et je sais
00:46:33que nous sommes nombreux
00:46:35et majoritaires
00:46:36à chérir ce nom
00:46:37et ce mot,
00:46:39c'est celui
00:46:39de démocratie.
00:46:43Si l'on veut
00:46:44que notre Assemblée
00:46:44soit respectée
00:46:45des Français,
00:46:47il faut les respecter
00:46:48dans leur vote
00:46:48car nous sommes condamnés
00:46:50à nous entendre
00:46:51plutôt qu'à nous opposer
00:46:52et je dois avouer
00:46:54qu'il y a pire
00:46:54cadenation tout de même
00:46:56que celle
00:46:57d'avoir à chercher
00:46:58des compromis.
00:47:00N'en déplaise
00:47:00à ceux qui veulent
00:47:01le chaos
00:47:02et le conflit,
00:47:03c'est la manière
00:47:04dont fonctionnent
00:47:05toutes les grandes
00:47:06démocraties.
00:47:08Et j'ai été heureux
00:47:09déjà d'entendre
00:47:10des voix
00:47:10à gauche
00:47:11et à droite
00:47:12plaidant désormais
00:47:14pour le compromis
00:47:15et abandonnant
00:47:17leur ligne rouge.
00:47:18Comme nous le demandions
00:47:19depuis des années,
00:47:20on n'a donc
00:47:21jamais tort
00:47:22d'avoir raison
00:47:23trop tôt.
00:47:23Et ce n'est pas
00:47:27parce que les Français
00:47:28ont constitué
00:47:29cette assemblée
00:47:30fragmentée
00:47:31qui nous invite
00:47:32par nos attitudes
00:47:33et nos décisions
00:47:34à nous fracturer
00:47:34plus encore.
00:47:36Je crois au contraire
00:47:37qu'il nous demande
00:47:37de trouver un point
00:47:38d'équilibre
00:47:39et une forme
00:47:40de stabilité.
00:47:41Quand cet état d'esprit
00:47:42qui nous guide,
00:47:43le budget que présente
00:47:44aujourd'hui le gouvernement
00:47:46n'est pas pour nous
00:47:46un texte d'adhésion
00:47:47mais déjà un compromis.
00:47:50Oui, il comporte
00:47:50des mesures
00:47:51que nous n'aurions pas
00:47:52proposées.
00:47:52Ainsi,
00:47:54bien que nous restions
00:47:55fermement opposés
00:47:56à toute hausse
00:47:56généralisée des impôts,
00:47:58nous ne rejetterons pas
00:47:59par principe
00:48:00les ajustements
00:48:01nécessaires
00:48:02à la stabilité politique
00:48:03à partir du moment
00:48:05où ceux-ci
00:48:06ne contreviennent pas
00:48:07à notre stabilité financière.
00:48:10Comme nous le répétons
00:48:11depuis des mois,
00:48:12aucune réforme structurelle
00:48:13ne pourra voir le jour
00:48:14dans pareils hémicycles.
00:48:16Faisons alors preuve
00:48:16d'humilité
00:48:17et de tempérance.
00:48:19Le temps n'est pas venu
00:48:20pour qu'un parti,
00:48:21quel qu'il soit,
00:48:21puisse prétendre
00:48:22appliquer son programme
00:48:24rien que son programme.
00:48:26Chacun dans cet hémicycle
00:48:28doit faire un pas.
00:48:29Mais entendons-nous bien,
00:48:31un pas en avant
00:48:32pour le pays
00:48:32et non pas en arrière.
00:48:35Je sais qu'on va me dire
00:48:36qu'on devrait s'accorder
00:48:37sur la suspension
00:48:38de la réforme des retraites,
00:48:40que ce geste
00:48:40ouvrirait la voie
00:48:41à la stabilité politique
00:48:42tant recherchée,
00:48:44que, somme toute,
00:48:45ce ne serait qu'un compromis
00:48:46technique
00:48:47comptablement supportable.
00:48:50Mais mes chers collègues,
00:48:51un très raisonnement
00:48:52serait, à mes yeux,
00:48:54profondément dévastateur.
00:48:56Car la réalité est là,
00:48:58implacable.
00:48:59Nous devons être plus nombreux
00:49:00à travailler
00:49:00et le faire plus longtemps.
00:49:03Nous avons aujourd'hui
00:49:04un système
00:49:04qui repose sur 1,8 actifs
00:49:07cotisants pour un retraité,
00:49:09là où il a été conçu
00:49:10avec 4,1 actifs cotisants
00:49:12pour un retraité.
00:49:14Dans le même temps,
00:49:15si la durée en retraite
00:49:17était à l'origine
00:49:17de 5 ans en moyenne,
00:49:19elle est aujourd'hui
00:49:20de plus de 22 ans.
00:49:22Notre système de retraite
00:49:23par répartition
00:49:24ne peut pas continuer
00:49:26à fonctionner
00:49:26avec 3 fois moins
00:49:28de cotisants
00:49:28pour une durée
00:49:30d'indemnisation
00:49:304 fois supérieure.
00:49:33C'est une folie.
00:49:35Le groupe Horizon
00:49:36et Indépendant
00:49:36est prêt à discuter
00:49:37d'un compromis
00:49:38sur les améliorations
00:49:39possibles d'une réforme
00:49:40de retraite,
00:49:41sur celles des femmes,
00:49:42sur les carrières hachées,
00:49:44les carrières longues
00:49:44ou encore la pénibilité.
00:49:47Mais suspendre
00:49:47la réforme des retraites
00:49:48pour offrir
00:49:48une victoire politique,
00:49:50aussi symbolique
00:49:51qu'éphémère
00:49:52aux groupes socialistes,
00:49:53est une dangereuse facilité.
00:49:55Car le compromis politique
00:49:57ne saurait se bâtir
00:49:58au détriment
00:49:59de l'intérêt général.
00:50:01Une nation
00:50:01qui renoncerait
00:50:02à la rigueur
00:50:02de ses engagements,
00:50:04à la cohérence
00:50:04de ses choix,
00:50:06perdrait la confiance
00:50:07de ses partenaires
00:50:07comme celle
00:50:08de ses citoyens.
00:50:10Et puis,
00:50:10disons-le clairement,
00:50:11la gauche a choisi
00:50:12de faire de la suspension
00:50:13de la réforme des retraites
00:50:14son nouveau totem.
00:50:16Et j'en suis tristement
00:50:17persuadé,
00:50:18Monsieur le Premier ministre.
00:50:19D'autres lignes rouges
00:50:20apparaîtront demain.
00:50:22Nous connaissons
00:50:22la tendance
00:50:23à la surenchère
00:50:23de nos collègues.
00:50:25S'il s'y adonnait,
00:50:26il nous conduirait
00:50:27immanquablement
00:50:28à l'échec budgétaire
00:50:29de demain.
00:50:30Je l'annonce ici,
00:50:31nous ne voterons pas
00:50:32n'importe quoi.
00:50:34Pour des objectifs
00:50:35de court terme,
00:50:36nous ne rendons pas
00:50:37service à nos concitoyens
00:50:38en mettant la vérité
00:50:40sous le tapis.
00:50:41Le courage politique,
00:50:43c'est de dire la vérité.
00:50:44C'est de reconnaître
00:50:45que sans équilibre financier,
00:50:47il n'y a pas
00:50:48de justice sociale.
00:50:50Et c'est précisément
00:50:51cela que nous défendons.
00:50:52Monsieur le Premier ministre,
00:50:54votre première mission
00:50:55sera de vous libérer
00:50:57de cette tutelle présidentielle.
00:50:59En réalité,
00:50:59Monsieur le Premier ministre,
00:51:01vous devez couper
00:51:02le cordon
00:51:03et trouver l'oxygène
00:51:05par vous-même,
00:51:06en lien avec le Parlement.
00:51:09Notre constitution
00:51:10est bien faite.
00:51:11D'ailleurs,
00:51:12dans son article 20,
00:51:13il est clairement inscrit
00:51:14que le gouvernement
00:51:15détermine et conduit
00:51:17la politique de la nation.
00:51:18Le gouvernement,
00:51:20votre gouvernement
00:51:21et non le président
00:51:21de la République,
00:51:23vous avez à raison
00:51:23parlé de ruptures,
00:51:25c'est la toute première
00:51:26à engager.
00:51:28Les autres ruptures
00:51:30concernent
00:51:31les politiques
00:51:32à mener.
00:51:33Elles ne peuvent
00:51:33et ne doivent pas
00:51:34se conduire
00:51:34dans le droit fil
00:51:35des huit dernières années.
00:51:36Alors que l'urgence
00:51:37est à fournir
00:51:38un budget
00:51:39à notre pays,
00:51:40nous vous demandons
00:51:41la mise en œuvre
00:51:42rapide
00:51:42de mesures
00:51:43attendues
00:51:44et plébiscitées
00:51:45par les Français.
00:51:47Vous le savez,
00:51:48notre groupe a été
00:51:48en pointe
00:51:49contre la réforme
00:51:50des retraites.
00:51:51Elle a été
00:51:51le premier
00:51:53à avoir demandé
00:51:54sa suspension
00:51:55et l'idée
00:51:56de réunir
00:51:56une conférence
00:51:57de financement.
00:51:57Il s'agit là
00:51:59d'un discours
00:52:00impératif,
00:52:01démocratique
00:52:02mais aussi
00:52:03économique
00:52:04tant la censure
00:52:05et la dissolution
00:52:05auraient un coût
00:52:06largement supérieur
00:52:08de l'ordre
00:52:09de 15 milliards
00:52:09d'euros
00:52:10à cette suspension.
00:52:11J'ai entendu
00:52:12ce que vous avez annoncé
00:52:13sur la réforme
00:52:13des retraites.
00:52:14C'est une avancée,
00:52:16c'est même,
00:52:17considérons-le,
00:52:18potentiellement,
00:52:19je dis bien
00:52:20potentiellement,
00:52:21une victoire
00:52:21pour notamment
00:52:23ceux qui vont
00:52:23pouvoir bénéficier
00:52:25d'un départ
00:52:25anticipé
00:52:26à la retraite
00:52:27par rapport
00:52:28à ce qu'était
00:52:28la loi Borne.
00:52:30Je dis potentiellement
00:52:31parce que j'ai entendu
00:52:31derrière votre prise
00:52:33de parole
00:52:33beaucoup de parlementaires
00:52:35du groupe
00:52:36du bloc central
00:52:37dire à quel point
00:52:38ils allaient
00:52:39combattre cette mesure
00:52:40et qu'ils comprenaient
00:52:42que vous en faisiez
00:52:43l'annonce
00:52:44pour pouvoir démarrer
00:52:45le débat budgétaire
00:52:46et pas être censuré
00:52:47immédiatement
00:52:48mais quand les choses
00:52:49viendront en débat
00:52:50dans l'hémicycle
00:52:51ils utiliseront
00:52:52tout leur poids
00:52:53pour essayer
00:52:53de la combattre
00:52:54et que cette suspension
00:52:55n'advienne pas.
00:52:57Alors,
00:52:57on connaît
00:53:00les habiletés
00:53:01du débat parlementaire
00:53:02et donc nous serons
00:53:03extrêmement
00:53:04vigilants
00:53:06mais je dois vous dire
00:53:07que cette
00:53:08première victoire
00:53:10que nous enregistrons
00:53:11aujourd'hui
00:53:11on la doit surtout
00:53:13et je veux les saluer
00:53:14ici à cet instant
00:53:15à l'opiniâtreté
00:53:16des syndicats
00:53:17et des mobilisations sociales
00:53:18qui n'ont jamais
00:53:20lâché l'affaire
00:53:21et à ceux
00:53:22qui ici
00:53:23dans cet hémicycle
00:53:24n'ont pas
00:53:25non plus jamais
00:53:26lâché l'affaire
00:53:27sur la réforme
00:53:27des retraites
00:53:28quand vous
00:53:29dans la majorité
00:53:31vous pensiez
00:53:32que les français
00:53:32étaient passés
00:53:33à autre chose
00:53:33nous on rappelait
00:53:35à quel point
00:53:35cette injustice
00:53:36marquée au fer rouge
00:53:38notre pays
00:53:38était une blessure
00:53:40démocratique
00:53:41au moins aussi
00:53:42importante
00:53:42que celle
00:53:43du non-respect
00:53:44du référendum
00:53:45de 2005
00:53:46sur le traité
00:53:46constitutionnel
00:53:47européen
00:53:48nous vivons
00:53:51aujourd'hui
00:53:51des heures
00:53:52dramatiques
00:53:53et sans doute
00:53:54historiques
00:53:55dramatiques
00:53:57pour notre pays
00:53:58qui subit
00:54:00la pire crise
00:54:01politique
00:54:01au bord
00:54:02de la crise
00:54:03de régime
00:54:04depuis 1958
00:54:05ces heures
00:54:07critiques
00:54:07de l'histoire
00:54:08sont celles
00:54:10où se défait
00:54:11notre nation
00:54:12victime
00:54:14d'un système
00:54:14à bout de souffle
00:54:15notre pays
00:54:17s'effondre
00:54:17de l'intérieur
00:54:18et s'efface
00:54:20à l'extérieur
00:54:21les français
00:54:22ont peur
00:54:23sont sidérés
00:54:24le monde entier
00:54:25nous regarde
00:54:26stupéfaits
00:54:27ahuris
00:54:28les marchés
00:54:29menacent
00:54:30mes chers collègues
00:54:31ce chemin
00:54:34de croix
00:54:35c'est celui
00:54:36de la France
00:54:37ce calvaire
00:54:38c'est celui
00:54:39des français
00:54:39abîmés
00:54:41par votre politique
00:54:42abîmés
00:54:44par votre bilan
00:54:453400 milliards
00:54:47d'euros
00:54:47de dettes
00:54:48des dépenses
00:54:49publiques
00:54:50endémiques
00:54:51le seul déficit
00:54:52de la zone euro
00:54:53à s'aggraver
00:54:54le record du monde
00:54:56des prélèvements
00:54:56obligatoires
00:54:57une immigration
00:54:58de masse
00:54:59qui ne cesse
00:55:00de croître
00:55:00une insécurité
00:55:02record
00:55:02le recul
00:55:04de l'indépendance
00:55:05énergétique
00:55:05et du nucléaire
00:55:06l'effondrement
00:55:07des services publics
00:55:09et des faillites
00:55:10d'entreprises
00:55:11historiques
00:55:12votre agonie
00:55:13coûte terriblement
00:55:15à la France
00:55:15combien de points
00:55:17de croissance
00:55:18perdus
00:55:18combien de défaillances
00:55:21d'entreprises
00:55:21combien d'emplois
00:55:23perdus
00:55:24combien d'acquisitions
00:55:25immobilières
00:55:26retardées
00:55:27combien au global
00:55:29de temps perdu
00:55:30face à la submersion
00:55:32migratoire
00:55:32combien d'occasions
00:55:34ratées
00:55:35pour affronter
00:55:36cette crise
00:55:37économique
00:55:38financière
00:55:39sociale
00:55:40dont vous êtes
00:55:41les responsables
00:55:42oui monsieur
00:55:43le premier ministre
00:55:44ce chaos
00:55:45vous en êtes
00:55:47responsable
00:55:48le chaos
00:55:48c'est vous
00:55:49l'irresponsabilité
00:55:51c'est vous
00:55:52lâchez en lit
00:55:53c'est vous
00:55:53votre nomination
00:55:56constitue
00:55:57une ultime
00:55:58tentative
00:55:59d'un président
00:56:00délégitimé
00:56:02effrayé
00:56:03par le jugement
00:56:04des français
00:56:04pour contourner
00:56:06les urnes
00:56:07elle traduit
00:56:08une défiance
00:56:09envers les français
00:56:11elle est faite
00:56:13elle s'est construite
00:56:14dans le déni
00:56:15dans la division
00:56:16dans le mépris
00:56:18dans l'isolement
00:56:19dans la provocation
00:56:21c'est pourquoi
00:56:23monsieur le premier ministre
00:56:24vous n'êtes pas
00:56:25un moine soldat
00:56:26mais plutôt
00:56:27un liquidateur judiciaire
00:56:29votre discours
00:56:37de politique générale
00:56:38était caduc
00:56:40avant d'avoir
00:56:41été prononcé
00:56:42nous avons
00:56:43mes chers collègues
00:56:44face à nous
00:56:45le premier ministre
00:56:46le plus faible
00:56:46de l'histoire
00:56:47de la cinquième république
00:56:49faible
00:56:50car abandonné
00:56:52par sa propre majorité
00:56:53faible
00:56:54car animé
00:56:55par le seul but
00:56:57le seul but
00:56:58et unique
00:56:59de se maintenir
00:57:00au pouvoir
00:57:01sans pouvoir
00:57:03l'exercer
00:57:03faible
00:57:05car suspendu
00:57:06à la clémence
00:57:07du parti socialiste
00:57:09prêt
00:57:10à tout céder
00:57:11à tout brader
00:57:12pour que
00:57:13monsieur Hollande
00:57:14est fort
00:57:14ne baisse pas
00:57:15le pouce
00:57:16pour vous achever
00:57:18faible
00:57:19et prêt
00:57:20monsieur Hollande
00:57:26confirme
00:57:27qu'il est aujourd'hui
00:57:28le comptable
00:57:29de la survie
00:57:30de ce gouvernement
00:57:31quelle honte
00:57:34et monsieur le premier ministre
00:57:36rigole
00:57:37dans une belle complicité
00:57:39à saluer
00:57:40entre monsieur Hollande
00:57:41et la Macronie
00:57:43l'union
00:57:44est faite
00:57:44faible
00:57:52et prêt
00:57:52à s'aborder
00:57:53la compétitivité
00:57:55de nos entreprises
00:57:56augmenter
00:57:57les impôts
00:57:58s'attaquer
00:57:59aux retraités
00:58:00s'aborder
00:58:01la réforme
00:58:02des retraites
00:58:03pour éviter
00:58:04le coup
00:58:04près des urnes
00:58:05faible
00:58:06car otage
00:58:07de l'idéologie
00:58:08socialiste
00:58:09monsieur le premier ministre
00:58:10bonjour
00:58:11et monsieur le premier ministre
00:58:14au revoir
00:58:14comme vous le savez
00:58:16on oppose souvent
00:58:18bonjour et au revoir
00:58:18alors que dans la langue française
00:58:20dire bonjour
00:58:20quand on quitte
00:58:21une personne
00:58:22n'est pas incorrect
00:58:22tu pars déjà
00:58:23alors bonjour
00:58:25et à bientôt
00:58:25écrivait Jules Verne
00:58:27alors bonjour
00:58:28monsieur le premier ministre
00:58:29et nous l'espérons
00:58:30dès demain
00:58:30au revoir
00:58:31monsieur le premier ministre
00:58:32en montant
00:58:34à cette tribune
00:58:35c'est l'Himalaya
00:58:37d'un pays
00:58:38que vous avez
00:58:38endetté
00:58:39au delà de tout
00:58:40que vous gravissez
00:58:42c'est la terrasse
00:58:43depuis laquelle
00:58:44vous regardez
00:58:44votre oeuvre collective
00:58:46celle de l'inaction
00:58:48celle de l'absence
00:58:49de courage politique
00:58:50celle de la soumission
00:58:52à l'union européenne
00:58:54celle de l'aveuglement
00:58:55idéologique
00:58:56à n'en pas douter
00:58:57lorsqu'on vient
00:58:58de vous entendre
00:58:59le plus dur
00:59:00quand il faut finir
00:59:01est de commencer
00:59:02missionner
00:59:04pour bricoler
00:59:05un budget
00:59:06se basant
00:59:07sur le plan
00:59:07de votre prédécesseur
00:59:09François Bayrou
00:59:09vous allez en réalité
00:59:11éteindre la lumière
00:59:12du macronisme
00:59:13monsieur le premier ministre
00:59:15vous nous aviez promis
00:59:15la rupture
00:59:16tant sur la forme
00:59:17que sur le fond
00:59:18et nous aurons
00:59:20la continuité
00:59:21et sur la forme
00:59:22et sur le fond
00:59:23et sans rien résoudre
00:59:24même conseiller ministériel
00:59:26même premier déplacement
00:59:28même pratique
00:59:30même politique
00:59:31même ministre
00:59:32la France s'interroge
00:59:33d'ailleurs sur
00:59:34l'idée lumineuse
00:59:35du retour de Bruno Le Maire
00:59:36la semaine dernière
00:59:37au gouvernement
00:59:38l'homme de la ruine
00:59:39réfugié en Suisse
00:59:40qui aura
00:59:41à la seule évocation
00:59:42de son nom
00:59:42plongé le pays
00:59:43dans une crise
00:59:44toujours plus profonde
00:59:45une crise politique
00:59:47qui permit à feu
00:59:48Bruno Retailleau
00:59:50de s'offusquer
00:59:51de l'idée
00:59:52de siéger
00:59:53à côté de Bruno Le Maire
00:59:54pourtant issu
00:59:55du même parti politique
00:59:56que lui
00:59:56alors qu'il roucoulait
00:59:57depuis de longs mois
00:59:58entre Manuel Valls
01:00:00et Elisabeth Borne
01:00:01sur la rupture
01:00:04sur la rupture
01:00:07gouvernementale
01:00:08on repassera
01:00:08entre ministres
01:00:10épuisés
01:00:11recyclés
01:00:12débauchés
01:00:13qui trouvent
01:00:13sur ce radeau
01:00:14de la méduse
01:00:15l'espoir
01:00:15d'exister encore un peu
01:00:16et technoternes
01:00:18à la déconnexion
01:00:19arrogante
01:00:20du pays réel
01:00:21ce gouvernement
01:00:22ressemble à celui
01:00:23de l'an 1
01:00:24du macronisme
01:00:25et comme dans l'évangile
01:00:26les premiers
01:00:27seront les derniers
01:00:28quelques survivants
01:00:30du gouvernement
01:00:31raffarin
01:00:31nous rappelant davantage
01:00:33le train fantôme
01:00:33que le futuroscope
01:00:34un ministre
01:00:37de l'économie
01:00:38qui veut la fin
01:00:39du siège de la France
01:00:40au conseil de sécurité
01:00:41de l'ONU
01:00:42un ministre du logement
01:00:44qui refuse la priorité nationale
01:00:45en matière de logement
01:00:46lui préférant
01:00:47la priorité amicale
01:00:49et quelques ministres
01:00:51quelques ministres
01:00:53LR
01:00:53quelques ministres
01:00:55LR
01:00:56désormais prêts
01:00:56à cautionner
01:00:57le contraire
01:00:58de ce qu'ils racontent
01:00:59à leurs derniers électeurs
01:01:00par ici
01:01:01la bonne soupe
01:01:02si
01:01:03si les dernières
01:01:04gorgées
01:01:05dégoûtent
01:01:06les français
01:01:06ici LR
01:01:07les avalent
01:01:08cul sec
01:01:08et puis
01:01:13comment ne pas voir
01:01:17avec ce hold-up
01:01:18de la technostructure
01:01:19sur les grands ministères
01:01:20du quotidien
01:01:21la mainmise
01:01:22de l'état profond
01:01:23qui gouverne ici
01:01:24en pleine lumière
01:01:25cela ne serait
01:01:26qu'anecdotique
01:01:27si ces acteurs
01:01:28ne portaient pas
01:01:29des convictions dangereuses
01:01:30à l'image
01:01:31de la nouvelle ministre
01:01:32de l'écologie
01:01:33militante
01:01:34anti-nucléaire
01:01:36renforçant
01:01:37dans cette période
01:01:37de crise
01:01:38l'illisibilité
01:01:39écologique
01:01:40de ce gouvernement
01:01:41une écolo barbu
01:01:43on a déjà vu
01:01:44une barbu
01:01:45ministre anti-nucléaire
01:01:46on ne veut pas voir
01:01:47point de rupture
01:01:54sur les hommes
01:01:54point de rupture
01:01:56sur les politiques
01:01:57tout est tenté
01:01:59pour vous survivre
01:02:00à vous-même
01:02:01une gesticulation
01:02:03piteuse
01:02:03Walter Benjamin
01:02:07écrivait
01:02:07la catastrophe
01:02:08c'est lorsque
01:02:09les choses
01:02:10suivent leur cours
01:02:10et c'est votre objectif
01:02:12reprendre le cours
01:02:14catastrophique
01:02:15des choses
01:02:16durer
01:02:17tenir
01:02:18continuer
01:02:19on fermerait
01:02:21les yeux
01:02:21on entendrait encore
01:02:22François Béroux
01:02:23alors vous faites semblant
01:02:24vous faites semblant
01:02:25de renoncer
01:02:26à l'utilisation
01:02:27du 49-3
01:02:28pour mieux achever
01:02:29le débat budgétaire
01:02:30par ordonnance
01:02:31ces derniers jours
01:02:32le plus grand
01:02:33cargo à voile
01:02:34du monde
01:02:35a accosté
01:02:36à Saint-Nazaire
01:02:36un bateau français
01:02:38montrant que l'innovation
01:02:39rime avec décarbonation
01:02:41que des solutions existent
01:02:43pour réussir la transition
01:02:44écologique
01:02:44et que ces solutions
01:02:46elles peuvent être françaises
01:02:48et puisque nous parlons
01:02:49transport
01:02:49la 320
01:02:51est devenue
01:02:51depuis quelques jours
01:02:52l'avion le plus commandé
01:02:54au monde
01:02:54et Airbus a annoncé
01:02:55agrandir son site
01:02:56de Toulouse
01:02:57et accélérer
01:02:58les recrutements
01:02:59la preuve
01:03:00que nous pouvons
01:03:01encore être pionniers
01:03:02et que nous ne devons
01:03:03rien lâcher
01:03:04la preuve
01:03:05que la transition écologique
01:03:07est possible
01:03:07qu'elle avance
01:03:08mais qu'elle ne pourra
01:03:09jamais se faire
01:03:10si nous misons encore
01:03:11sur les blocages
01:03:12ces derniers jours
01:03:14un homme
01:03:15Charlie Dalin
01:03:16a confié son histoire
01:03:18celle du courage
01:03:19en ayant gagné
01:03:20le vent des glomes
01:03:21malgré un cancer
01:03:22dimanche dernier
01:03:22dans des milliers
01:03:23de communes de France
01:03:24dans toutes nos circonscriptions
01:03:26des concerts et des marches
01:03:28ont eu lieu
01:03:28pour Octobre Rose
01:03:29pour s'engager
01:03:29contre le cancer du sein
01:03:30hier
01:03:32à Évreux
01:03:33dans une ville
01:03:34en liesse
01:03:34on a célébré
01:03:35le ballon d'or
01:03:36d'Ousmane Dembélé
01:03:37certains trouveront peut-être
01:03:40tout cela dérisoire
01:03:41allez s'il vous plaît
01:03:41un peu de silence
01:03:42c'est pourtant la France
01:03:43c'est ça la France
01:03:44un peu de silence
01:03:45s'il vous plaît
01:03:45c'est la France
01:03:46qui malgré les soubresauts politiques
01:03:47travaille
01:03:48crée
01:03:48recherche
01:03:49la France qui s'engage
01:03:50la France qui partage
01:03:52la France qui a peur parfois
01:03:53qui s'insurge
01:03:54et se désole
01:03:55c'est vrai
01:03:56mais qui ne baisse
01:03:57jamais la tête
01:03:58la France n'attend pas
01:03:59ses politiques pour vivre
01:04:00mais les Français
01:04:01attendent de nous
01:04:02des réponses
01:04:03des solutions
01:04:03des actions
01:04:04ils attendent de nous
01:04:05d'agir
01:04:06d'agir vraiment
01:04:07Monsieur le Premier Ministre
01:04:10vous tracez un chemin
01:04:11il est étroit
01:04:12nous le savons tous
01:04:13vous appelez
01:04:15à partager le pouvoir
01:04:16à écouter
01:04:16à agir
01:04:18avec les Français
01:04:18avec les collectivités
01:04:19avec les partenaires sociaux
01:04:21avec les parlementaires
01:04:23partager le pouvoir
01:04:25c'est ce pour quoi
01:04:26nous plaidons
01:04:27vous vous êtes donné
01:04:28une mission
01:04:29donner un budget
01:04:30à la France
01:04:30c'est aussi la nôtre
01:04:32assurer l'ordre
01:04:33la stabilité
01:04:34dont le pays a besoin
01:04:35c'est aussi
01:04:36notre volonté
01:04:37alors nous serons
01:04:39à vos côtés
01:04:39et aux côtés
01:04:40du gouvernement
01:04:41pour réussir
01:04:42avec mon groupe parlementaire
01:04:44avec mon parti
01:04:45nous n'avons
01:04:45jamais rien réclamé
01:04:46nous n'avons jamais
01:04:47brandi aucune ligne rouge
01:04:49jamais exigé
01:04:50aucun poste
01:04:51jamais jeté
01:04:52l'anathème
01:04:53sur aucun nom
01:04:54pourquoi ?
01:04:55parce que la seule chose
01:04:57que nous voulons
01:04:58c'est que ça marche
01:04:59c'est que ça marche
01:05:00même si parfois
01:05:01cela doit nous coûter
01:05:02parce que ce qui compte
01:05:04à la fin
01:05:04ce sont les français
01:05:05ce qui compte
01:05:06ce sont les femmes
01:05:07et les hommes
01:05:08de notre pays
01:05:08qui vivent aujourd'hui
01:05:10sans la politique
01:05:11et n'attendent plus
01:05:12qu'une chose
01:05:13qu'elles s'intéressent
01:05:14à nouveau à eux
01:05:15nous serons au rendez-vous
01:05:17alors je n'ai qu'un message
01:05:18à passer
01:05:19qu'une chose à dire
01:05:20mettons-nous au travail
01:05:21au travail pour un budget
01:05:23au travail pour réformer
01:05:25au travail pour les français
01:05:27Monsieur le Premier Ministre
01:05:29plus personne ne croit en vous
01:05:31car nous vous avons déjà vu à l'oeuvre
01:05:33vous êtes le seul homme du pays
01:05:35à avoir participé
01:05:36à tous les gouvernements
01:05:38d'Emmanuel Macron
01:05:38tous sans exception
01:05:40depuis 2017
01:05:41c'est votre haine de classe
01:05:43qui s'est abattue sur le pays
01:05:44c'est vous qui avez déployé
01:05:46le GIGN et le RAID
01:05:47contre le peuple guadeloupéen
01:05:49en lutte pour le droit à l'eau
01:05:50et à la santé
01:05:50c'est encore vous
01:05:52qui avez imposé la date
01:05:53du troisième référendum
01:05:54en Kanaki Nouvelle-Calédonie
01:05:56rompant ainsi un processus
01:05:58de 40 ans de paix civile
01:05:59et de décolonisation
01:06:01votre passage en force
01:06:03sur le dégel du corps électoral
01:06:04aura causé 15 morts
01:06:05et l'effondrement économique
01:06:07et social du territoire
01:06:08c'est vous toujours
01:06:10qui avez enterré
01:06:11les revendications
01:06:12des Gilets jaunes
01:06:12vous avez fait du peuple
01:06:14votre ennemi
01:06:15vous incarnez surtout
01:06:16Monsieur le Premier Ministre
01:06:18la complicité de la France
01:06:19avec le génocide
01:06:20mené par Netanyahou
01:06:21contre le peuple palestinien
01:06:22vous avez menti
01:06:24en affirmant que la France
01:06:26ne livrait aucune arme
01:06:27à Israël
01:06:27c'est le peuple de France
01:06:29qui vous a contraint
01:06:30à la plus minime
01:06:31des décences
01:06:31reconnaître l'état de Palestine
01:06:33qui agonise
01:06:34par l'abandon du monde
01:06:35c'est le peuple
01:06:36qui sauve l'honneur
01:06:37de la France
01:06:37en brandissant
01:06:38le drapeau palestinien
01:06:39partout
01:06:40c'est le peuple lui-même
01:06:41qui est parti prendre la mer
01:06:43pour briser
01:06:43le blocus illégal de Gaza
01:06:45mais au-delà de votre parcours
01:06:50vos actes parlent d'eux-mêmes
01:06:51votre premier déplacement
01:06:53aura été à l'hôpital
01:06:54pour expliquer
01:06:55que les problèmes budgétaires
01:06:56du pays
01:06:57sont dus
01:06:57au trop d'argent
01:06:58mis dans l'hôpital public
01:07:00les soignants épuisés
01:07:01et les patients abandonnés
01:07:03apprécieront cette saillie
01:07:04venant de ceux
01:07:05qui ont fermé
01:07:0530 000 lits
01:07:06en 8 ans
01:07:07votre première décision
01:07:09aura été de nommer
01:07:11deux hauts fonctionnaires
01:07:12pour démanteler l'état
01:07:13la même méthode que Trump
01:07:14et Millet en Argentine
01:07:16qui avec sa tronçonneuse
01:07:17a mené son pays
01:07:18à la faillite
01:07:19piller les caisses de l'état
01:07:20pour engraisser le grand patronat
01:07:22ça ne marche jamais longtemps
01:07:23la logique des insoumis
01:07:25a toujours été la même
01:07:27nous ne participerons pas
01:07:28à votre sauvetage
01:07:29nous avons compris
01:07:31qu'Emmanuel Macron
01:07:31ne changera pas de politique
01:07:33aussi longtemps
01:07:34qu'il restera au pouvoir
01:07:35à cet égard
01:07:36la crise que nous traversons
01:07:38ne connaîtra pas
01:07:38de retour à la normale
01:07:39le présidentialisme
01:07:41est crépusculaire
01:07:42Emmanuel Macron
01:07:43a sans l'aide de quiconque
01:07:45abîmé sa fonction
01:07:45et épuisé les institutions
01:07:47de la 5ème République
01:07:48en organisant
01:07:49l'irresponsabilité
01:07:50d'un homme
01:07:50qui ne cesse de rejeter
01:07:52sur les autres
01:07:52les conséquences de cet acte
01:07:54notre constitution
01:07:55permet toutes les dérives
01:07:56autoritaires
01:07:57les caprices
01:07:57et combines
01:07:58d'un seul homme
01:07:59à qui elle conflit
01:08:00les pleins pouvoirs
01:08:01mais dans les méandres
01:08:03de ces errements
01:08:03le président
01:08:04nous a livré un aveu
01:08:06de qui a-t-il donc
01:08:07le plus à craindre
01:08:08lui qui tremble
01:08:09à l'idée de voir
01:08:09sa politique démantelée
01:08:10on apprend ici et là
01:08:12qu'Emmanuel Macron
01:08:13au soir du premier tour
01:08:14des élections législatives
01:08:15manigancé
01:08:16espérant voir
01:08:17l'extrême droite en tête
01:08:18il pensait alors
01:08:19que les fondamentaux
01:08:20de sa politique
01:08:21seraient poursuivis
01:08:21par d'autres moyens
01:08:22à l'inverse
01:08:23de ce qu'il pouvait
01:08:24espérer de nous
01:08:24le système
01:08:26et son assurance vie
01:08:27la loi de l'attraction
01:08:28ne trompe pas
01:08:29n'en déplaise
01:08:30aux frontistes ridicules
01:08:32qui pleurnichent
01:08:32toute la journée
01:08:33sur une prétendue alliance
01:08:34sur un scrutin
01:08:35qui leur aurait été volé
01:08:37apprenez la démocratie
01:08:38élémentaire
01:08:39vous avez perdu
01:08:41les élections
01:08:42car les français
01:08:42ne voulaient pas de vous
01:08:43gardez plutôt
01:08:45votre énergie
01:08:45pour vos procès
01:08:46ne faisons pas
01:08:48comme si la plus grande
01:08:49crise qui nous menaçait
01:08:50n'était pas d'abord
01:08:51celle d'une extrême droite
01:08:52aux portes du pouvoir
01:08:53pour reprendre
01:08:55vos mots
01:08:56la défiance
01:08:57de nos concitoyens
01:08:58n'est pas une personne
01:08:59ce qui se joue
01:09:01ce n'est pas une affaire
01:09:01ce n'est pas qu'une affaire
01:09:03de désaccord stratégique
01:09:04entre forces de gauche
01:09:05de différence de ligne politique
01:09:07entre le centre
01:09:08la droite
01:09:08ou nous
01:09:09c'est notre avenir
01:09:10comme démocratie
01:09:11comme état de droit
01:09:12comme république
01:09:13et c'est ici
01:09:15toujours la même question
01:09:17qui vous est posée
01:09:18collègues du socle commun
01:09:19dans chaque débat
01:09:20parlementaire
01:09:21présent et à venir
01:09:23que préférez-vous
01:09:24la soumission
01:09:25au maître chanteur
01:09:26du rassemblement national
01:09:27ou la responsabilité
01:09:29républicaine
01:09:30au prix de négociations
01:09:31exigeantes
01:09:32avec la gauche
01:09:33monsieur le premier ministre
01:09:35nous vous avons écouté
01:09:38les français attendaient
01:09:39de votre déclaration
01:09:40et nous avec eux
01:09:41un signe
01:09:43que vous les entendiez
01:09:43ils attendaient
01:09:45un signe
01:09:46comme un commencement
01:09:46de réparation
01:09:47de ce qui a été vécu
01:09:48comme une brutalité
01:09:50la suspension
01:09:51de la réforme
01:09:52des retraites
01:09:52la voici
01:09:53enfin
01:09:54c'est une victoire
01:09:56assurément
01:09:57pour les centaines
01:09:58de milliers de français
01:09:59qui en bénéficieront
01:10:00chaque année
01:10:013,5 millions
01:10:02de nos concitoyens
01:10:03ce n'est pas rien
01:10:04pour qui la vie
01:10:05va changer
01:10:06à ceux qui veulent
01:10:07tout ou rien
01:10:07et qui souvent
01:10:08n'offrent rien
01:10:09j'hésite à le considérer
01:10:11en ces termes
01:10:12c'est la reconnaissance
01:10:14du combat mené
01:10:15par les organisations
01:10:16syndicales
01:10:17que je veux remercier
01:10:18ici
01:10:18c'est une fissure
01:10:19dans le dogme
01:10:20macroniste
01:10:21nous prenons cette situation
01:10:22pour une victoire
01:10:23autant que pour un
01:10:25premier pas
01:10:25qui permet d'envisager
01:10:27les suivants
01:10:27le blocage
01:10:29et l'abrogation
01:10:30nous vous avons
01:10:31écouté
01:10:32monsieur le premier ministre
01:10:33comme un gage
01:10:34de confiance
01:10:35dans le parlement
01:10:35vous avez accepté
01:10:37une nouvelle règle
01:10:38du jeu
01:10:38renoncer au 49-3
01:10:40nous l'acceptons
01:10:41puisque nous l'avons
01:10:42demandé
01:10:43avec toute la gauche
01:10:43d'ailleurs
01:10:44et que nous avons
01:10:46la conviction
01:10:47que la démocratie
01:10:48ne meurt pas
01:10:48de mouvement
01:10:49mais d'immobilité
01:10:50dans ce moment grave
01:10:53les députés
01:10:54socialistes
01:10:54et apparentés
01:10:55assument
01:10:56de ne pas vouloir
01:10:57livrer sans combat
01:10:58ici dans l'hémicycle
01:11:00la république
01:11:01à ses ennemis mortels
01:11:02assument
01:11:03de croire encore
01:11:05que le débat parlementaire
01:11:06entre forces républicaines
01:11:07est possible
01:11:07et peut changer la vie
01:11:08car je ne connais pas
01:11:10d'autres remèdes
01:11:11contre l'extrême droite
01:11:12contre le fascisme
01:11:13que la justice
01:11:14la république sociale
01:11:15la reconnaissance
01:11:16de la valeur du travail
01:11:17l'égale dignité
01:11:17l'école publique
01:11:19la solidarité nationale
01:11:20je vous cite
01:11:21et vous le prends
01:11:22au mot
01:11:22ou bien la politique
01:11:24sert à quelque chose
01:11:25ou bien la déception
01:11:26se répand
01:11:26autant que l'impuissance
01:11:28si nous sommes tous
01:11:29attachés à la république
01:11:30il nous faut faire ce pari
01:11:32de donner un budget
01:11:33un budget juste
01:11:34au pays
01:11:35un budget qui protège
01:11:36les plus fragiles
01:11:37et fait contribuer
01:11:38les plus fortunés
01:11:39un budget qui donne
01:11:40aux services publics
01:11:41les moyens de leur mission
01:11:42et qui prépare
01:11:44l'avenir
01:11:44et d'abord
01:11:45la transition écologique
01:11:46depuis des mois
01:11:47nous nous battons
01:11:48avec des principes simples
01:11:50épargner les français
01:11:51qui n'ont que leur force
01:11:53de travail pour vivre
01:11:54des efforts d'économie
01:11:55et soutenir
01:11:56leur pouvoir d'achat
01:11:56mettre à contribution
01:11:58les grandes fortunes
01:11:59et les hauts patrimoines
01:12:00qui ont trop longtemps
01:12:01été les passagers
01:12:02clandestins
01:12:02de la solidarité nationale
01:12:04réduire les déficits
01:12:05sans écraser la vie
01:12:07nous avons des propositions
01:12:08qui sont plébiscitées
01:12:09par les français
01:12:09dans les débats parlementaires
01:12:11nous verrons bien
01:12:12qu'ils se rangent
01:12:13du côté du peuple
01:12:14qui en défend la cause
01:12:15et qui protège
01:12:17les milliardaires
01:12:17parce qu'ils financent
01:12:18leurs médias
01:12:19parce qu'ils financent
01:12:20leurs think tanks
01:12:21parce qu'ils défendent
01:12:22leurs politiques
01:12:23car oui
01:12:24quand depuis des semaines
01:12:25nous défonçons
01:12:26les français
01:12:26qui travaillent
01:12:27le RN défend
01:12:28les rentiers
01:12:28parce que oui
01:12:29quand nous défendons
01:12:30le pouvoir d'achat
01:12:31le RN prépore
01:12:32une loi d'amnistie
01:12:33pour sa chef
01:12:34l'establishment
01:12:35c'est eux
01:12:36la défense du capital
01:12:39c'est eux
01:12:40la justice à deux vitesses
01:12:41et la trahison
01:12:42c'est eux
01:12:43nous nous battrons
01:12:45je vous le dis
01:12:46de toutes nos forces
01:12:47mais je le dis aussi
01:12:48de toutes nos armes
01:12:49vous nous renoncez
01:12:50au 49-3
01:12:53nous n'en demeurons
01:12:55pas moins
01:12:55dans votre opposition
01:12:56et maître d'une sanction
01:12:58du gouvernement
01:12:59tout au long
01:13:00du débat budgétaire
01:13:01nous ne croyons pas
01:13:02à la stabilité
01:13:03pour elle-même
01:13:04nous ne croyons
01:13:05qu'à la stabilité
01:13:06dans la justice
01:13:07qui fait reculer
01:13:08la misère
01:13:08et avec elle
01:13:09la colère
01:13:10Monsieur le Premier ministre
01:13:12Monsieur le Président Attal
01:13:13merci d'avoir parlé
01:13:14de la France
01:13:15et merci d'avoir parlé
01:13:16des Français
01:13:17merci d'avoir parlé
01:13:19des compromis
01:13:19parce que c'est effectivement
01:13:20la philosophie du groupe
01:13:21que vous présidez
01:13:22et je peux en témoigner
01:13:22depuis maintenant
01:13:23de nombreux mois
01:13:24et surtout pardon
01:13:25mais merci d'avoir pris
01:13:26la balle au bon
01:13:27sur la réflexion
01:13:27sur les retraites
01:13:28parce qu'au fond
01:13:29certains y verront
01:13:30la suspension
01:13:32peut-être
01:13:32pour la suspension
01:13:33je vois déjà
01:13:34une certaine presse de droite
01:13:35tenter de dire au fond
01:13:37que ça serait un chèque en blanc
01:13:38au contraire
01:13:39c'est une opportunité
01:13:40et ça
01:13:41on le voit bien
01:13:41les différents modèles
01:13:42qui ont pu être mis
01:13:43sur la table
01:13:44les différentes espérances
01:13:45sur la manière
01:13:45de concevoir ce régime
01:13:48auquel au fond
01:13:49tout le monde est attaché ici
01:13:50on l'entend bien
01:13:51dans les prises de parole
01:13:52il est clair que ce débat
01:13:53de la présidentielle
01:13:54doit être nourri
01:13:55avec les meilleurs experts
01:13:56avec les partenaires sociaux
01:13:57avec les parlementaires
01:13:59avec les différentes formations politiques
01:14:01et de cela au fond
01:14:02ce geste de la suspension
01:14:04qui est plus qu'un geste
01:14:05qui est quelque chose
01:14:06qui va être ici débattu
01:14:08sur lequel je m'engagerai
01:14:09en même temps
01:14:10il faudra s'engager
01:14:11justement sur cette discussion
01:14:13et sur ces concertations
01:14:15c'est comme cela aussi
01:14:16qu'on remet en scène
01:14:17un certain nombre
01:14:19de syndicats réformateurs
01:14:20c'est comme ça aussi
01:14:20d'ailleurs
01:14:21que les syndicats patronaux
01:14:22pourront aussi prendre
01:14:22un certain nombre
01:14:23de responsabilités
01:14:24parfois j'ai entendu dire
01:14:25que c'était un problème
01:14:27macroéconomique
01:14:28non
01:14:28c'est autant un problème
01:14:29macroéconomique
01:14:30que microéconomique
01:14:31et c'est bien pour ça
01:14:31que tout à l'heure
01:14:32j'ai dit que tout ce qui sera fait
01:14:33devra naturellement être financé
01:14:35et ça je sais que
01:14:36l'ensemble des partis
01:14:37de gouvernement
01:14:38qui sont ici
01:14:39partagent cette réflexion
01:14:41et nous aurons l'occasion
01:14:41d'y revenir
01:14:42le ministre président Fénault
01:14:44l'a dit aussi
01:14:44dans son interview
01:14:45dans son discussion
01:14:47dans son discours
01:14:48il y a quelques instants
01:14:50monsieur le ministre
01:14:51président Wauquiez
01:14:53à travers lui
01:14:56les membres
01:14:57monsieur le ministre
01:14:58pardonnez-moi
01:14:58travail
01:15:00travail
01:15:02travail
01:15:03je pense que
01:15:04on ne peut pas
01:15:06parler d'ailleurs
01:15:07des retraites
01:15:07sans parler
01:15:08du travail
01:15:09et de celles et ceux
01:15:10qui travaillent
01:15:10et tout à l'heure
01:15:11j'ai voulu le dire
01:15:12et j'ai commencé
01:15:13d'ailleurs par là
01:15:13ça pose la question
01:15:14des revenus du travail
01:15:15ça pose la question
01:15:16de l'incitation
01:15:18au travail
01:15:19de la récompense
01:15:20en quelque sorte
01:15:21de ce travail
01:15:21vous avez cité
01:15:22des mesures
01:15:23des propositions
01:15:24dans votre discours
01:15:26le ministre Farandou
01:15:27j'en suis certain
01:15:28les a entendus
01:15:29et ça pose effectivement
01:15:30tous les débats
01:15:32toutes les questions
01:15:33autour des mesures
01:15:34d'incitation
01:15:34des mesures
01:15:35qui permettent
01:15:36de travailler plus
01:15:37vous avez cité
01:15:37la question
01:15:38des heures supplémentaires
01:15:39d'autres formations politiques
01:15:40nous ont saisi
01:15:41sur d'autres mesures
01:15:42la CSG
01:15:43pour le parti socialiste
01:15:44les questions liées
01:15:46à la prime
01:15:46Macron
01:15:47pour d'autres
01:15:47en tout cas
01:15:48il est clair
01:15:48que dans la discussion
01:15:50budgétaire
01:15:50et je prends cet engagement
01:15:51devant vous
01:15:52monsieur le ministre
01:15:52président
01:15:53il doit y avoir
01:15:53des mesures
01:15:55pour le pouvoir d'achat
01:15:56de celles et ceux
01:15:56qui travaillent
01:15:57et je souhaite
01:15:58que les parlementaires
01:15:58de votre groupe
01:15:59puissent évidemment
01:16:00s'engager dans ces discussions
01:16:01et dans ces débats
01:16:02vous avez parlé
01:16:03de l'allocation sociale unique
01:16:05il y a une première étape
01:16:06pardon d'être technique
01:16:07mais qu'il faut à tout prix
01:16:08remplir
01:16:09c'est au fond
01:16:10il existe un impôt
01:16:11.gouv.fr
01:16:12il faut qu'on arrive
01:16:13à faire le social .gouv.fr
01:16:15ensuite peut-être
01:16:16que les opinions divergeront
01:16:17dans cet hémicycle
01:16:18sur la manière
01:16:18de concevoir
01:16:19l'allocation unique
01:16:20ce que je sais
01:16:21pour y avoir travaillé
01:16:21pendant ce mois
01:16:22c'est que nous n'avancerons pas
01:16:24sur ce dossier
01:16:25d'ici à la présidentielle
01:16:26si nous ne sommes pas capables
01:16:27de faire le grand rapprochement
01:16:28de l'ensemble des fichiers
01:16:30de l'ensemble des responsabilités
01:16:31j'ai été maire
01:16:32président de département
01:16:33vous avez été vous-même
01:16:34en responsabilité
01:16:35dans les collectivités
01:16:36on voit bien que si on veut avancer
01:16:38sur cette allocation sociale unique
01:16:39il y a un travail absolument prodigieux
01:16:41à accomplir
01:16:41et il faut qu'il démarre
01:16:43dès cet automne
01:16:44et là aussi je prends
01:16:44l'engagement devant vous
01:16:45que l'on puisse avancer
01:16:46sur le sujet
01:16:47les fraudes
01:16:48le projet de loi a été déposé
01:16:49ce matin
01:16:50en conseil des ministres
01:16:51comme je l'ai dit tout à l'heure
01:16:53à la tribune
01:16:53maintenant aux parlementaires
01:16:54de s'en emparer
01:16:56c'est un projet de loi
01:16:57que je crois
01:16:57juste
01:16:58équilibré
01:16:59il traite autant
01:17:00le social
01:17:01que le fiscal
01:17:01il traite autant
01:17:02les cotisations
01:17:03que les prestations
01:17:04il traite autant les impôts
01:17:06que les niches
01:17:06ou les différentes interventions
01:17:08donc au fond
01:17:09soit on prend ce dossier
01:17:10avec le plus d'ambition possible
01:17:13et il y aura du résultat
01:17:14et pardon de le dire
01:17:15pour les cordons de la bourse
01:17:17et pour nos comptes publics
01:17:18il y aura du rendement
01:17:20et des économies
01:17:21qui seront faites
01:17:21soit on le prend
01:17:22avec évidemment
01:17:24de l'idéologie
01:17:25et auquel cas
01:17:26évidemment
01:17:26le rendement sera moindre
01:17:28et donc je pense que les françaises
01:17:29et les français nous attendent
01:17:30en tout cas
01:17:30il faut être sourd
01:17:31pour ne pas entendre
01:17:32ce qu'ils nous disent
01:17:32par ailleurs
01:17:33et donc c'est évidemment
01:17:34un engagement
01:17:35que je prends devant vous
01:17:36d'autres questions
01:17:37sont portées
01:17:37par votre famille politique
01:17:39par vos parlementaires
01:17:40par les députés
01:17:40qui sont ici
01:17:41la question de la sécurité
01:17:42j'ai demandé au ministre
01:17:44de l'intérieur
01:17:44Laurent Nunez
01:17:46d'accélérer
01:17:47les discussions
01:17:48du texte
01:17:49sur les polices municipales
01:17:51et donc la question
01:17:52de la sécurité
01:17:52du quotidien
01:17:53on ne peut pas expliquer
01:17:55à nos concitoyennes
01:17:56et nos concitoyens
01:17:57qu'on a encore
01:17:57des systèmes de fichiers
01:17:58comme par exemple
01:17:59des fichiers aussi peu sensibles
01:18:00que les cartes grises
01:18:01qui ne sont pas consultables
01:18:03par les polices municipales
01:18:04il y a un défaut de bon sens
01:18:05et ce bon sens
01:18:06il faut à tout prix
01:18:07le convoquer
01:18:07dans les discussions
01:18:08qui sont à venir
01:18:09et c'est donc
01:18:10dans ce gouvernement
01:18:11de mission de trois mois
01:18:12monsieur le ministre Wauquiez
01:18:13c'est ce que je vous propose
01:18:14c'est qu'on puisse avancer
01:18:15parce que par définition
01:18:16l'engagement que j'ai pris
01:18:17sur le fait que
01:18:18les débats puissent avancer
01:18:19valent évidemment
01:18:20pour l'ensemble
01:18:21des formations politiques
01:18:22avec bon sens
01:18:23avec le sens
01:18:24des responsabilités
01:18:25et ça a été dit
01:18:25par le président Fénaud
01:18:28dans le respect
01:18:29de l'état de droit
01:18:29parce que là aussi
01:18:30par définition
01:18:31c'est le cadre
01:18:32dans lequel
01:18:32nous nous situons
01:18:34ensuite
01:18:35nos outre-mer
01:18:36qui me soient permis
01:18:38de dire
01:18:39que je ne pense pas
01:18:40que les rangs protocolaires
01:18:41des ministres
01:18:42donnent quelque chose
01:18:44systématiquement à voir
01:18:45sur la priorité gouvernementale
01:18:47je le dis
01:18:48parce que vous le savez
01:18:49très bien
01:18:49dans la pratique
01:18:50ce sont plutôt
01:18:51les qualités personnelles
01:18:53ou en tout cas
01:18:54le fait que le premier ministre
01:18:55Manuel Valls
01:18:56à qui je veux rendre hommage
01:18:57et je n'aurais jamais cru
01:18:59monsieur le président
01:18:59peu que vous regrettiez
01:19:01Manuel Valls un jour
01:19:02en tout cas
01:19:03il est clair
01:19:04que ce sont ses qualités
01:19:05d'ancien premier ministre
01:19:06qui l'ont amené
01:19:06à être ministre d'Etat
01:19:07et moi je peux témoigner
01:19:08de l'engagement
01:19:09de la ministre
01:19:10Naïma Mouchou
01:19:11sur ces questions
01:19:12et sur ces sujets
01:19:13je n'ai pas cité
01:19:14l'ensemble des territoires
01:19:15ça a été dit par
01:19:15le président Neiglène
01:19:17je n'ai pas cité Mayotte
01:19:19je n'ai pas non plus cité
01:19:20Saint-Pierre-et-Miquelon
01:19:21ou Alice-et-Foutouna
01:19:22la Polynésie française
01:19:23bref
01:19:24sur Mayotte
01:19:25pour que les choses
01:19:26soient claires
01:19:27et la députée Youssoufa
01:19:28je crois
01:19:28elle est avec nous
01:19:30et je la salue
01:19:31l'ensemble des engagements
01:19:33qui ont été pris
01:19:33y compris dans les lois Mayotte
01:19:35qui ont été votées
01:19:36ici même
01:19:36cette année
01:19:37suite notamment
01:19:38au drame
01:19:39que nous avons connu
01:19:40en début d'année
01:19:41l'ensemble des engagements
01:19:43seront tenus
01:19:43et dans la copie budgétaire
01:19:45madame la députée Youssoufa
01:19:46telle qu'elle vous sera soumise
01:19:48l'ensemble des lignes budgétaires
01:19:50prévues à cet effet
01:19:51seront bien au rendez-vous
01:19:52et si je puis me permettre
01:19:54c'est donc précisément
01:19:56une censure
01:19:57et le fait d'empêcher
01:19:58la discussion du budget
01:20:01qui repousserait malheureusement
01:20:02les différentes décisions
01:20:04qui sont attendues
01:20:04pour Mayotte
01:20:05là aussi on ne peut pas avoir
01:20:06de double discours
01:20:07mais ça je ne le dis pas
01:20:07pour vous
01:20:08vous l'avez bien compris
01:20:09mais pour d'autres bancs
01:20:10ici
01:20:11sur cette assemblée
01:20:12quatrième chose
01:20:15on ne peut pas faire comme si
01:20:17je n'avais rien dit
01:20:18à la discussion générale
01:20:19et à la présentation
01:20:21de la déclaration
01:20:21de politique générale
01:20:22sur le 49
01:20:23à l'inéa 3
01:20:23j'ai dit clairement
01:20:26mais qui vous a parlé
01:20:27d'ordonnance
01:20:27madame la députée
01:20:28non mais
01:20:29et si et si et si
01:20:30moi
01:20:31je vais vous dire une chose
01:20:33vous avez demandé
01:20:34l'abandon du 49-3
01:20:35c'est fait
01:20:36maintenant prenez
01:20:37vos responsabilités
01:20:38prenez vos responsabilités
01:20:40n'ayez pas peur du parlement
01:20:41n'ayez pas peur
01:20:43de la démocratie représentative
01:20:45je vous prends au mot
01:20:46et c'est un moment de vérité
01:20:48c'est un moment de vérité
01:20:51tout simplement
01:20:52par définition
01:20:53vos électrices
01:20:54et vos électeurs
01:20:55vous regardent
01:20:56mais on ne vous parle pas
01:20:57d'ordonnance
01:20:58on vous demande
01:20:59madame la députée
01:21:00de ne pas empêcher
01:21:01le début des discussions
01:21:02sur le budget de la nation
01:21:03et sur le budget
01:21:04de la sécurité sociale
01:21:05rien de plus
01:21:06le bon sens
01:21:08et pardon
01:21:09vos électeurs
01:21:10vous ont élu pour cela
01:21:11si je puis me permettre
01:21:12pour amender
01:21:13pour discuter
01:21:14pour voter
01:21:15et le cas échéant
01:21:17pour refuser
01:21:18la copie budgétaire
01:21:19c'est la démocratie
01:21:20mais vous ne pouvez pas
01:21:20le refuser
01:21:21au préalable
01:21:22donc
01:21:24la copie budgétaire
01:21:25telle qu'elle a été déposée
01:21:26et je veux répondre
01:21:27à ce que le président
01:21:29Vallaud a dit
01:21:30il y a quelques instants
01:21:31par définition
01:21:32monsieur le président
01:21:33ce texte
01:21:35entre ici
01:21:35dans cet hémicycle
01:21:36et donc par définition
01:21:38il sera discuté
01:21:39il sera amendé
01:21:40et il évoluera
01:21:41tout simplement
01:21:42parce que déjà
01:21:43en entendant
01:21:44les différentes prises
01:21:45de parole
01:21:45ici même
01:21:46dans cet hémicycle
01:21:47vous voyez bien
01:21:48qu'un certain nombre
01:21:48de sujets
01:21:49feront débat
01:21:49et les ministres
01:21:50le savent déjà
01:21:51la vraie règle
01:21:53désormais
01:21:54c'est comment
01:21:55permettre justement
01:21:56cet exercice
01:21:57parlementaire
01:21:58inédit
01:21:59qui doit nous conduire
01:22:00justement
01:22:01à avoir
01:22:02devant les françaises
01:22:03et les français
01:22:03une copie
01:22:04la plus intelligible
01:22:06possible
01:22:06parce que vous l'avez dit
01:22:07il y a ceux qui gouvernent
01:22:09et il y a les oppositions
01:22:10il n'y a pas de compromissions
01:22:11mais il y a des compromis
01:22:12et donc il va falloir les bâtir
01:22:14et je mesure que pour les différents
01:22:15présidents de groupe
01:22:16pour le ministre en charge
01:22:17des relations avec le parlement
01:22:18pour l'ensemble des ministres
01:22:19c'est un défi
01:22:20mais je pense que ce défi
01:22:21mérite d'être relevé
01:22:22parce qu'une fois de plus
01:22:23nous croyons
01:22:24en la démocratie représentative
01:22:26ensuite
01:22:27et j'en terminerai par là
01:22:29car je pense que nous aurons
01:22:30l'occasion
01:22:31d'y revenir
01:22:32madame la présidente Pannot
01:22:36votre énergie est bien connue ici
01:22:41et comme avait dit
01:22:43Michel Barnier
01:22:44j'ai du respect pour vous
01:22:45et je vous le redis
01:22:46la seule chose
01:22:48que je ne peux pas accepter
01:22:49vraiment
01:22:50vraiment
01:22:51c'est de dire
01:22:52que la France
01:22:53a participé
01:22:54à un génocide
01:22:55à Gaza
01:22:55pas une arme française
01:22:59n'est allée
01:23:00à la destination
01:23:01de Tzal
01:23:02je ne cesse
01:23:03de le répéter
01:23:03depuis trois ans
01:23:04et vous maintenez
01:23:05ce mensonge
01:23:06jamais vous ne faites état
01:23:07de l'action
01:23:08des forces armées
01:23:09lorsqu'elles ont distribué
01:23:11des vivres
01:23:11des denrées alimentaires
01:23:13des médicaments
01:23:14aux populations
01:23:15à Gaza
01:23:15jamais vous ne faites référence
01:23:17à ce que l'armée française
01:23:18a fait à El Ariche
01:23:19avec notamment
01:23:20ce bateau hôpital
01:23:21le Dixmud
01:23:22jamais vous ne parlez
01:23:23de l'engagement
01:23:24des forces armées
01:23:25dans la finule
01:23:26à la frontière
01:23:27avec notamment
01:23:28des soldats
01:23:28qui ont été blessés
01:23:29donc arrêtez
01:23:30de caricaturer
01:23:31et de mentir
01:23:33sur la position
01:23:34de la France
01:23:34sur un sujet
01:23:35aussi grave
01:23:36et aussi sensible
01:23:37arrêtez de remonter
01:23:39les françaises
01:23:39et les français
01:23:40les uns contre les autres
01:23:41vous avez le droit
01:23:42de vous opposer
01:23:43vous avez le droit
01:23:44d'être brutal
01:23:44vous n'avez pas le droit
01:23:45de mentir
01:23:46sur un sujet aussi grave
01:23:47c'est une question
01:23:53de dignité
01:23:54et c'est pour la République
01:23:59pour conclure
01:24:03et j'aurai l'occasion
01:24:05d'être à la disposition
01:24:07du Parlement
01:24:08autant qu'il le faudra
01:24:09avec l'ensemble
01:24:10des ministres
01:24:11moi je souhaite
01:24:12que le débat
01:24:12soit le plus franc possible
01:24:14je souhaite
01:24:15que la démocratie
01:24:15fonctionne
01:24:16mais elle doit se faire
01:24:17dans le respect
01:24:18y compris dans le respect
01:24:20des membres du gouvernement
01:24:21un bon chef d'équipe
01:24:23se doit de défendre
01:24:24les membres du gouvernement
01:24:25ce ne sont pas
01:24:26des marionnettes
01:24:27monsieur le président
01:24:28Chenu
01:24:28ce ne sont pas
01:24:29des ventriloques
01:24:30quand un président
01:24:31de la SNCF
01:24:32accepte de rentrer
01:24:33au gouvernement
01:24:34de son pays
01:24:34pour servir son pays
01:24:36ce n'est pas un alibi
01:24:37quand le préfet
01:24:38de police de Paris
01:24:39grand préfet
01:24:40de la République
01:24:41accepte de devenir
01:24:42ministre de l'Intérieur
01:24:43ce n'est pas une marionnette
01:24:44et pardonnez-moi
01:24:46monsieur le président
01:24:47de voir un vice-président
01:24:49de l'Assemblée nationale
01:24:50monter à la tribune
01:24:51et parler
01:24:52de madame Touraine
01:24:53comme si elle était
01:24:54dans une tombe
01:24:55me semble être
01:24:56complètement décalé
01:24:57et vous savez pourquoi
01:24:59je vous le dis
01:25:00monsieur le président Chenu
01:25:01parce que lorsque j'entends
01:25:03ces mêmes propos
01:25:04parfois sur madame Le Pen
01:25:05je les refuse
01:25:06parce que la question
01:25:07du respect des personnes
01:25:08est clé
01:25:09dans notre démocratie
01:25:10le débat peut avoir lieu
01:25:12ici
01:25:13qu'il commence
01:25:14mais il doit se faire
01:25:15dans la dignité
01:25:16Merci beaucoup
01:25:17monsieur le Premier ministre
01:25:19le débat est clos
01:25:21Voilà pour cette déclaration
01:25:22de politique générale
01:25:24de Sébastien Lecornu
01:25:25suivie par les prises de position
01:25:27des orateurs
01:25:28des différents groupes politiques
01:25:30de l'Assemblée nationale
01:25:31qui vous l'avez compris
01:25:32n'ont pas tous
01:25:33la même position
01:25:34principale annonce
01:25:35de cette DPG
01:25:36à retenir
01:25:37et bien
01:25:37la décision
01:25:38de suspendre
01:25:39la réforme des retraites
01:25:41réforme très décriée
01:25:42et ce
01:25:43jusqu'à l'élection présidentielle
01:25:45de 2027
01:25:46aucun relèvement
01:25:47de l'âge
01:25:47n'interviendra
01:25:48à partir de maintenant
01:25:49et jusqu'à janvier 2028
01:25:51a déclaré
01:25:52le Premier ministre
01:25:52reconduit par Emmanuel Macron
01:25:54la durée de cotisation
01:25:55elle aussi
01:25:56est suspendue
01:25:57elle restera
01:25:57à 170 trimestres
01:26:00ainsi se termine
01:26:00cet épisode
01:26:01on se retrouve très vite
01:26:02sur LCP
01:26:02pour voir la suite
01:26:04ciao tchau
01:26:04ciao
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