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  • il y a 3 mois
Franck Tanguy reçoit Samuel Lafont, Eric Richermoz, Jacques Georges et Michel Fize.

Au programme des débats :
1) Nouveau gouvernement : tout ça pour ça ?
2) Russie : quelle menace, pour qui ?

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Transcription
00:00Bonjour à tous, nouvelle émission de Tête à Clash, deux sujets, des coups de gueule, des coups de cœur, quatre invités.
00:17Le premier invité, c'est un nouveau, il s'appelle Michel Fize.
00:20Michel Fize, vous êtes auteur et sociologue et vous avez un nouveau livre qui s'appelle Septembre Noir et qui sort tout de suite là.
00:27Oui, tout à fait. Alors là, qui fait intervenir plutôt le politologue que je suis parallèlement.
00:32Le politologue que vous êtes aussi. Très bien. Parfait. L'homme à multiples casquettes.
00:35Jacques-Georges, bonjour. Vous, vous faites partie des anciens de cette équipe.
00:39Eh oui, je fais partie des meubles maintenant. C'est ça, on va dire ça. Jolie comode.
00:43J'en suis très honoré.
00:46Samuel Laffont, bonjour.
00:47Bonjour Franck, bonjour à tous les spectateurs de TV Liberté.
00:50Merci. Et Eric Richermoz, à vous deux, c'est votre deuxième participation. Troisième pour Samuel.
00:56Bonjour Franck, bonjour à tous les spectateurs et merci pour l'invitation.
00:59Je vous en prie. Allez, les sujets, c'est le nouveau gouvernement.
01:03On le voit, on le voit plus. Est-ce qu'on a un Premier ministre ?
01:06On va parler de tout ça.
01:08Et le deuxième sujet, c'est la Russie qui est présentée comme un grand ennemi de l'Occident en général.
01:14Et je voulais qu'on examine ce sujet pour vraiment rentrer dans les détails et les fondamentaux.
01:21Le premier sujet, c'est, enfin, il n'en a échappé à personne que depuis 2024, nous avons une foultitude de premiers ministres, de gouvernements qui se ressemblent beaucoup.
01:34Et là, on a eu la dernière pantalonnade en date.
01:38Un premier ministre qui met trois semaines pour faire son gouvernement et le gouvernement tient 12 heures.
01:44Ça, c'est un record et c'est peut-être même un record mondial.
01:48Globalement, ce qui m'intéresse, c'est de voir pourquoi on en est là et quelles sont les voies de sortie.
01:55J'aurais plein de questions, mais j'ai un premier interlocuteur, c'est Samuel. Samuel Laffont.
01:59Alors, effectivement, il y a beaucoup de choses à dire.
02:01Ce qu'il faut voir, c'est que ça a surpris que Sébastien Lecornu, qui était annoncé comme une personne qui discutait avec les autres partis politiques,
02:07qui était entendu, qui ne provoquait pas de haine particulière dans les autres partis politiques.
02:13C'était presque un politicien à l'ancienne.
02:15Oui, c'était ça.
02:16On le présentait presque comme Jacques Chirac, toute chose étant égale par les gens.
02:19Le jeune vieux, aussi, depuis longtemps.
02:22On a expliqué qu'il pourrait discuter avec tout le monde, qu'il ne serait pas censuré.
02:25Finalement, trois semaines pour avoir un gouvernement dans lequel il reprend l'essentiel des anciens.
02:30On a plutôt l'impression d'avoir vu des enjeux partisans à l'œuvre plutôt que l'intérêt du pays.
02:37Ça, c'est le premier point.
02:38Deuxième point, j'ai eu l'occasion d'en parler sur TV Liberté dans cette émission.
02:41Le problème, c'est qu'Emmanuel Macron, en 2024, n'a pas supporté le résultat des élections européennes.
02:49Il a pris ça comme une claque.
02:50Il a surpris tout le monde en choisissant une dissolution.
02:53Contre son camp.
02:53Contre à peu près tous les avis de ceux qui l'avaient consultés.
02:56C'était totalement égotique.
02:57C'était pour lui, sa personne.
02:59Il a mal pris ce résultat-là.
03:01Il fait une dissolution.
03:02Derrière la dissolution, on a l'Assemblée telle qu'elle est, telle qu'on la connaît.
03:05C'est-à-dire, je ne vais pas entrer tout de suite dans le mode de scrutin, mais avec des rapports de force qui ne permettent pas d'avoir une majorité absolue à laquelle la plupart des partis politiques en France sont obsédés.
03:21Ils veulent toujours la majorité absolue.
03:22Ils ne veulent pas la majorité, ils veulent la majorité absolue.
03:24Et donc, il n'y a pas eu directement de majorité.
03:26Qu'est-ce qu'on a eu concrètement ces derniers mois ?
03:28On a eu un gouvernement de centre-droit, un autre gouvernement de centre-droit et l'impossibilité d'avoir un gouvernement.
03:32Vous êtes en train de nous faire le récap, Samuel.
03:35Ce n'est pas ça qui...
03:36Enfin, j'entends, je vous remercie de le faire.
03:39Mais la question maintenant, c'est l'après.
03:41C'est les scénarios de sortie.
03:44Est-ce qu'on doit aller vers une dissolution ?
03:47J'allais y venir.
03:48En gros, le sujet maintenant, c'est que Emmanuel Macron avait toutes les cartes en main institutionnelle.
03:53C'est-à-dire qu'il pouvait très bien changer le système institutionnel en changeant le mode de scrutin, en mettant la proportionnelle.
03:59Pas besoin d'entrer dans les détails des proportionnels.
04:01Il suffit de voir dans les autres pays européens.
04:02Là, je parle à titre personnel, mais regardez tous les autres pays européens, sauf l'Angleterre.
04:05Ils ont des systèmes soit proportionnels, soit mixtes.
04:07Ils pouvaient le faire.
04:08Il ne l'a pas fait.
04:09Ça fait des années que...
04:09Samuel, je vous coupe parce que la proportionnelle, c'est effectivement un serpent de mer.
04:14Sauf que quand on retraite le résultat des élections législatives et qu'on refait ça à la proportionnelle,
04:21c'est-à-dire qu'on a le décompte des voix,
04:22eh bien, finalement, on est sur la même assemblée.
04:24Je suis content que vous parliez de ça parce qu'en fait...
04:26Finalement, ça ne changerait pas grand-chose.
04:27Non, non, en fait, ça change tout.
04:28Au contraire, ça change tout.
04:29Parce que la proportionnelle, c'est un système...
04:31Il faut voir la chose de manière dynamique et non statique.
04:33En fait, on a un système actuel qui est totalement bloqué parce qu'il est anticoncurrentiel.
04:37Il est extrêmement difficile d'exister.
04:39Je pense que mon voisin à droite dirait la même chose.
04:41En fait, vous avez des grands partis qui dirigent, qui tiennent le pays.
04:44Longtemps, ça a été l'UMP et le PS.
04:45Il était très difficile, je donne seulement un exemple, très difficile pour les autres partis d'émerger.
04:49Le FN, en 86, proportionnel par département, fait un peu moins de 10%.
04:54Ils ont 35 députés.
04:56En 88, changement du mode de scrutin.
04:59On revient au scrutin dit majoritaire.
05:01Même score, 9-80, quelque chose dans le genre.
05:03Moins de 10.
05:04Ils ont un seul député, Yann Piak, qui part à l'UDF.
05:06On parlait d'il y a 40 ans.
05:08Avec le même score, il change tout.
05:10Non, le mode de scrutin a des influences énormes sur le système de partis.
05:14Donc, juste pour terminer, Emmanuel Macron avait des cartes en main, il ne s'a pas utilisé.
05:17Aujourd'hui, on ne voit pas trop ce que donnerait une nouvelle dissolution.
05:20Et malheureusement, on assiste à des guéguères partisans.
05:23On n'a pas trop bien compris ce qu'a joué M. Rotaillot ces derniers jours.
05:26En tout cas, moi, je pense aux Français qui voient tout ce fou et ce bazar avec des élus.
05:30Et d'ailleurs, et je termine là-dessus, on a vu quand même des ministres qui ont failli toucher pendant 3 mois de salaire.
05:35Et ça a choqué énormément de Français.
05:36Oui, mais c'est une fausse polémique parce que, globalement, la plupart ont dit que ce ne serait pas le cas.
05:43Et deuxièmement, le Premier ministre a dit qu'il en était même pas la question.
05:46Après coup, parce qu'ils ont vu monter la politique de personnes qui risquaient de se gaver sur leur défense.
05:48Michel Fize.
05:49Je pense qu'il y a une chose essentielle à rappeler que l'on oublie très souvent.
05:54C'est que la Ve République repose sur le fait majoritaire.
05:58Le fait majoritaire au sens d'une majorité absolue, dessinant une opposition et une majorité.
06:04Et en clair, jusqu'à ces dernières années, une droite et une gauche, dont deux camps.
06:08À partir du moment où il y a trois camps, le système électoral, même modifié, ne changerait pas fondamentalement les choses.
06:15Parce qu'on resterait, encore une fois, dans ce système qui n'a de viabilité que si ce fait majoritaire est maintenu.
06:23Ce qui pose d'ailleurs un problème, c'est qu'en réalité, aujourd'hui, on est dans une situation de blocage.
06:29Et il n'y a aucune bonne solution.
06:31Il n'y a que des mauvaises solutions.
06:33Alors, peut-être de plus mauvaises que d'autres, probablement.
06:37Mais il est vrai qu'une dissolution, si elle n'amène pas une majorité absolue pour le vainqueur, ça ne changera rien.
06:43Bon, même une élection présidentielle anticipée, si une élection...
06:48C'est l'autre scénario.
06:49Oui, si une élection n'amène pas dans la foulée une majorité législative qui dégage cette majorité absolue...
06:56Michel, on peut s'assurer que le président de la République, nouvellement élu, si Emmanuel Macron démissionne, fera des élections législatives dans la foulée pour essayer justement de profiter de l'élan.
07:08Sauf qu'on revient paradoxalement à la situation de l'après-guerre, le tripartisme.
07:13On a un tripartisme de fait.
07:15Un bloc central, un bloc de gauche, un bloc de droite.
07:18Mais Michel, est-ce que la solution, ce n'est pas finalement le message qui est envoyé par les Français,
07:23ok, il y a trois blocs, mais entendez-vous, parlez-vous pour venir au-dessus, c'est-à-dire à un niveau de l'intérêt du pays.
07:32Non, ça c'est impossible parce qu'encore une fois, il faut bien comprendre que nous sommes dans un parti qui reste idéologique.
07:40Donc l'idée qu'a eue M. Lecornu et d'autres avant lui de prendre un petit bout chez les socialistes, un petit bout au bloc central, un petit bout à droite, un petit bout au RN,
07:49ça ne peut pas marcher parce que chaque formation politique, et on peut comprendre, avance avec un programme global qui est un projet de société si on prend...
07:57Pardon, mais dans toutes les grandes démocraties européennes, c'est la même chose.
08:01Et pourtant en Allemagne, ils arrivent à se parler, par exemple, de faire des coalitions.
08:04D'abord, ce n'est pas le même système électoral, pas le même système politique, et ce n'est pas la même culture.
08:09C'est une culture qui est moins idéologique que la nôtre.
08:12Quoi qu'on pense, d'ailleurs c'est la déroute du macronisme aussi, dans cette affaire, parce que la droite et la gauche sont toujours...
08:19C'est une déroute du macronisme et du président.
08:21Moi, ce que je crains, il y a un mot qui me vient à l'esprit, c'est blocage. On a une situation vraiment bloquée.
08:27Ok, je vais faire l'alternance. Ok, Jacques ?
08:32C'est toi le chef.
08:33C'est moi, merci. Eric Richard-Mose.
08:35Il y a plusieurs choses qui bloquent.
08:39Macron est un énorme problème, la majorité des Français veulent qu'il parte.
08:42Il faut qu'il démissionne, il ne faut pas juste une dissolution de l'Assemblée nationale, elle est absolument nécessaire.
08:46Dans les pistes que vous pensez possibles, ce serait une démission quasi immédiate.
08:51En fait, vous êtes sur la position d'Edouard Philippe qui, il y a deux jours, a dit...
08:56Macron, en gros, je le traduis, prépare le terrain, fait un Premier ministre, juste budget,
09:03qui est d'ailleurs un petit sujet qu'on va aborder, et en gros, derrière ça, il dit « je démissionne »
09:07et il y a des élections présidentielles d'ici trois mois.
09:10Là, on ne peut pas avoir un gouvernement.
09:11Ça, ça vous semble être une solution ?
09:13Mais il faut soit qu'il parte, soit qu'il y ait une destitution, mais il faut qu'il dégage,
09:16et dans la foulée, évidemment, une dissolution de l'Assemblée nationale
09:19pour avoir un nouveau président qui ne bloque pas les institutions, comme c'est le cas actuellement,
09:23et une nouvelle élection législative.
09:25Rien ne dit qu'on aura un président de la République et une majorité en accord.
09:29Le statut de coût est catastrophique, sachant qu'Emmanuel Macron n'en fait qu'à sa tête.
09:33Après, il avait décidé de ne pas nommer de Premier ministre pour les Jeux olympiques, etc.
09:38Il ne joue pas du tout le jeu des institutions, et normalement, le primat du président de la République
09:43dans la Ve République, c'est des pouvoirs énormes pour le président, à condition d'être légitime.
09:50Et il est illégitime, en particulier, il a compris qu'il était légitime depuis les dernières élections européennes,
09:54c'est pour ça qu'il a dû dissoudre.
09:55Il faut qu'il s'en aille.
09:56Les Chermos, on va dans ce sens-là.
10:00Le président de la République actuel, qui en a théoriquement pour encore un an et demi,
10:04démissionne rapidement.
10:04Est-ce que ça ne crée pas un précédent qui va endommager la position du prochain président ?
10:11Parce qu'il est possible, on sent qu'il y a une tendance quand même qui va vers Marine Le Pen présidente.
10:17On sent un truc qui est en train d'arriver.
10:19Est-ce que Marine Le Pen présidente ne va pas se retrouver avec le précédent Macron ?
10:24Ou à la moindre anicroche, il y aura des gens qui lui diront « attendez, vous partez, c'est bon ».
10:28Au contraire, le général de Gaulle, quand il s'est senti moins légitime suite au référendum perdu,
10:32il est parti et c'est ce qui a fait en sorte de préserver justement la légitimité de la fonction présidentielle
10:38puisque le président a beaucoup de pouvoirs, mais par contre, quand il a un désaveu du peuple, il s'en va.
10:43C'est la logique de nos institutions.
10:45Même si la France a beaucoup changé depuis...
10:47Absolument.
10:48Alors, très bien.
10:50Je voudrais juste peut-être avancer, Jacques, et vous faire réagir sur le sujet
10:55qu'en fait, il y a eu une sorte de Premier ministre qui n'a pas été essayé.
10:59En fait, on n'a pas essayé le Premier ministre de gauche et on n'a pas essayé le Premier ministre de droite.
11:06On n'a pas essayé Bardella d'un côté et on n'a pas essayé je ne sais pas qui à gauche,
11:10Lucie Castel qui était sortie du chapeau de la gauche ou le président actuel des socialistes.
11:19Vous ne pensez pas que ce serait une voix, ça ?
11:21Moi, je souscris à ce qu'a dit Michel, c'est qu'on est en blocage.
11:26On est en tripartisme et donc ça c'est le blocage.
11:29C'est incompatible avec la constitution actuelle.
11:32C'est ça le problème.
11:33Donc ce que vous êtes en train de dire, c'est le changement de constitution ?
11:36Voilà.
11:37C'est pire qu'en 88, la cohabitation Mitterrand-Chirac.
11:43C'est pire qu'en 97 avec la cohabitation Chirac-Jospin.
11:49C'est pire qu'en 2005 avec le référendum et le traité de Lisbonne.
11:54Tout ça, c'est pire que tout ça.
11:57Et donc ça veut dire que ce n'est plus un problème politique, c'est un problème institutionnel.
12:00C'est une crise de régime.
12:03Et donc, à mon avis, l'essentiel de la discussion maintenant, c'est savoir ce qu'on fait de la constitution actuelle.
12:08Il y a d'ailleurs à peu près 47% ou 48% des Français de part et d'autre qui sont divisés vraiment en deux.
12:17Ceux qui pensent qu'il faut une sixième république et ceux qui pensent qu'il faut amender l'actuelle.
12:21Mais il n'y a presque personne aujourd'hui pour penser qu'il faut rester comme ça.
12:26Oui, mais pardon, l'amendement d'une constitution ou une nouvelle constitution, ça demande des grandes majorités politiques qui s'accordent.
12:34Sinon, on est coincé dans la constitution actuelle, non ?
12:36Mais on est coincé de toute façon. On est en blocage de toute façon. Moi, je ne vois pas de sortie. Personnellement, je ne vois pas de sortie.
12:42Oui, mais pardon, c'est un...
12:42Mais il y en aura une, mais elle ne sera pas agréable de toute façon.
12:46D'accord.
12:46Non, mais la sixième république.
12:47Ok. Fils et Samuel Laffont.
12:49La sixième république, ça peut être soit un choix idéologique.
12:53Bon, c'est le cas, par exemple, de Jean-Luc Mélenchon qui a organisé un scénario qui passerait d'ailleurs par la désignation d'une assemblée constituante.
13:01Qui ne serait pas composée des députés actuels, mais d'autres personnes. Et puis, il y a une réponse qui est la mienne en termes d'efficacité politique.
13:10Pour moi, la sixième république n'est pas une alternative. C'est une obligation aujourd'hui. Voilà.
13:15Il faut rappeler que les constitutions, c'est comme beaucoup de choses, sont périssables, comme n'importe quelle denrée.
13:20Voilà. Donc, cette cinquième république a rempli son office, je crois. Alors, il y a quelque chose auquel les Français ne pensent pas.
13:28Le cœur du problème, le cœur du problème, c'est l'élection d'un homme ou d'une femme à la majorité directe.
13:39Moi, je crois que c'est ça dont il faut se débarrasser. Parce que ça les rend fous ou ça les rend folles.
13:44Peu importe. Voilà. On voit bien que tout le blocage d'aujourd'hui, il est alimenté aussi par le fait que chacun pousse ses pions,
13:50mais pas trop loin pour ne pas risquer...
13:52Oui, pardon, Michel. Moi, je veux bien. Mais si on n'élu plus le président au suffrage direct,
13:58on se retrouve dans un truc à la quatrième république ou à l'italienne,
14:02où le président de la république est une sorte de plane un petit peu au-dessus des événements.
14:07Et soit il inaugure les crises en termes, soit il est un arbitre ultime en cadre...
14:12Dans la Constitution, il faut de toute façon un nouveau président.
14:14Il faut avoir, quel que soit ce qu'on souhaite faire, ce que les Français souhaitent faire en termes constitutionnels,
14:18que ce soit une évolution de la cinquième ou une sixième, il faut de toute façon un nouveau président,
14:22une nouvelle élection présidentielle avec des choix stratégiques clairs et des choix constitutionnels clairs.
14:27Parce que là, sinon, on va faire de sur place pendant plus d'un an et on va continuer à s'appauvrir,
14:32on va continuer à ne rien pouvoir faire et à laisser le pays dans une façon catastrophique.
14:35– Pardon, ça veut dire, alors, j'arrive vers vous, ça veut dire que, ok,
14:39donc vous êtes toujours sur votre principe, Macron démissionne, nouvelle élection présidentielle.
14:45Mais ça veut dire que ce président doit s'engager à dire, voilà,
14:50si vous votez pour moi, c'est pour aller vers une sixième république dans telle et telle et telle condition.
14:55Parce qu'autrement, on risque de se retrouver dans le même blocage.
14:58– Samuel Laffont.
14:59– Je crois vraiment qu'on met la charrue avant les bœufs, pour reprendre les différents éléments.
15:03Alors, effectivement, nous, chez Reconquête, on demande la démission d'Emmanuel Macron,
15:06parce que, comme je le disais tout à l'heure, il a depuis longtemps toutes les cartes en main
15:09pour utiliser les institutions de la cinquième république.
15:12Il n'a pas voulu les utiliser.
15:13Le référendum, est-ce qu'il a fait des référendums ?
15:15Il a promis des référendums, il ne les a pas faits.
15:17Il a fait des promesses institutionnelles durant sa campagne, notamment avec la proportionnelle.
15:20Il ne les a pas mises en place.
15:23Pourquoi je dis qu'on met la charrue avant les bœufs ?
15:24C'est parce que, vous disiez vous-même tout à l'heure, c'est peut-être ce que veulent les Français
15:28quand on parle du tripartisme.
15:29De fait, on est le seul pays européen, pardon, avec l'Angleterre, à se dire
15:33« Ah ben, en fait, on a un système, on doit le conserver. »
15:35Et puis, même si ça bloque, et on n'écoute pas ce que disent les Français,
15:38les Français, ils ont envie, avant tout, c'est un des rôles de l'Assemblée, je rappelle,
15:41l'Assemblée, c'est représenter, contrôler et légiférer,
15:45contrôler le gouvernement et légiférer, représenter.
15:48Nous, on est obsédés actuellement par le fait d'avoir une majorité,
15:51quand bien même cette majorité est tout à fait artificielle.
15:54Pourquoi on en est dans cette situation-là ?
15:55C'est parce qu'on a une véritable situation schizophrénique,
15:58où on a une Assemblée qui n'est pas vraiment représentative,
16:01avec une normalement qui devrait être plus à droite que ce qu'elle est aujourd'hui.
16:03Ça devrait être plus simple de s'allier à droite pour créer un gouvernement.
16:07C'est pourquoi vous avez aujourd'hui des possibilités
16:09qu'affichent Sébastien Lecornu et d'autres,
16:11d'avoir un Premier ministre qui serait de gauche ou de centre-gauche.
16:14Mais en fait, il faut rappeler qu'il représente 30%, 30% de l'électorat, maximum.
16:19Alors ne parlons même pas du civilité...
16:21Ok, alors on prend le scénario, Sarah Knafo est désigné Premier ministre, demain.
16:28Puisqu'il ne veut pas essayer à gauche, il veut bien essayer à droite.
16:32Sarah Knafo devient Premier ministre.
16:34Qu'est-ce qui se passe ?
16:35Alors, il faut lui demander si elle accepterait,
16:36mais moi je pense qu'elle acceptait.
16:38Ça ne se refuse pas.
16:39Mais pourquoi ?
16:40Mais simplement parce que nous, on veut être au pouvoir
16:41pour avoir des résultats pour les Français.
16:43sur la sécurité, sur l'immigration, sur le pouvoir d'achat, sur la santé, sur tous les sujets.
16:48Et donc, concrètement, il faut arriver à avoir des points d'accord.
16:51Et c'est là ce que font tous les autres pays européens.
16:53Vous parliez tout à l'heure de...
16:53Vous n'avez pas dit le mot, mais le nouveau mot, c'est compromis.
16:56C'est-à-dire, vous avez des points majeurs d'accord.
16:59Parfois, il y a des critiques vis-à-vis du RN ou d'autres parties à droite, l'LR.
17:03Mais si on peut se mettre d'accord sur l'essentiel,
17:06vous savez que même à gauche, même à gauche,
17:08la plupart des Français veulent arrêter l'immigration.
17:11C'est-à-dire qu'ils veulent arrêter l'immigration.
17:12Ils ont des positions contre l'immigration qui sont plus dures que l'LR.
17:16Donc, on peut arrêter l'immigration rapidement.
17:19Sur la sécurité, les Français voient très bien qu'il y a un problème au niveau de la justice
17:22et que quand bien même vous avez parfois des criminels qui sont condamnés assez fort,
17:26le problème est au niveau des délits.
17:27Et vous avez des délinquants de tous les jours qui embêtent les Français.
17:30Donc, il faut se mettre d'accord.
17:31Ce qui se fait dans les autres pays européens,
17:32c'est des accords sur les sujets majeurs.
17:34Et évidemment, il y a des désaccords.
17:36C'est la démocratie.
17:37C'est la démocratie.
17:38Mais on doit agir concrètement pour les Français.
17:40Et là, j'ai l'impression qu'on est en haut,
17:42on est au-dessus de ce qui se passe réellement dans le pays.
17:43Est-ce que vous me feriez la même réponse
17:45si demain, c'est un Premier ministre de gauche qui est désigné ?
17:49Il faut faire des compromis.
17:51Et donc, la droite, quelle qu'elle soit, doit lâcher du laisse.
17:55Si c'est un Premier ministre de gauche,
17:56le problème qu'on va avoir, c'est cette schizophrénie.
17:57C'est-à-dire qu'on va avoir à l'Assemblée des gens
18:00qui vont essayer de discuter sur des sujets qui sont impopulaires dans le pays
18:03pour lesquels les Français n'ont pas voté.
18:05Donc, je pense qu'un Premier ministre de gauche,
18:06il aura vraiment du mal à avancer,
18:08à part par des propositions démagogiques,
18:10mais ça ne pourra pas tenir.
18:11Le fait est, c'est que le compromis en France
18:14est considéré comme une compromission et un reniement.
18:18Donc, ça ne peut pas marcher.
18:19On aura beau comparer avec tous les pays d'Europe que l'on veut,
18:22nous, nous sommes en monarchie républicaine.
18:24C'est lié au mal de ce qu'on dit.
18:24Et par rapport à ce que vous disiez sur la démission,
18:27j'ai écrit un livre dont j'ai parlé ici même il y a un an
18:31sur le président Macron.
18:32Il faut savoir que le président Macron,
18:34c'est une réalité psychologique pathologique
18:37qui est enfermée en lui-même dans ce que j'ai appelé la mégalotimie.
18:41C'est-à-dire que, par exemple, rêver d'une démission,
18:44c'est impensable.
18:45C'est impensable.
18:46Il ne démissionnera jamais.
18:48Sauf s'il y a le feu sous le palais de l'Élysée,
18:51devant l'Élysée, peut-être.
18:52Donc ça, c'est une décision qu'il ne prendra pas.
18:56La deuxième chose, c'est qu'il fera exactement ce qu'il a envie de faire
19:00et il ne fera pas ce qu'on attend ou qu'on exige de lui.
19:03Mais ça, c'est pour le moment.
19:05Vous avez raison.
19:06C'est pour le moment.
19:06Vous savez, on dit que la folie,
19:08c'est reproduire sans cesse les mêmes choses.
19:12Et on en est là.
19:13On en est arrivé à un président
19:15qui, finalement, renomme des hommes qui portent des noms différents,
19:19mais qui, en réalité, ont la même politique.
19:22Je vais vous donner un exemple.
19:24On est arrivé au bout, là.
19:25On continue de penser que le président Macron n'est pas un homme politique.
19:29Voilà.
19:29C'est un individu qui est perturbé pour toutes sortes de raisons.
19:33Voilà.
19:33Et dans le seul réflexe, il y a toujours un réflexe instinctif.
19:37Je vais vous donner un exemple.
19:38La nomination de Bruno Le Maire.
19:40Bon, de l'extérieur, c'est une bourde politique majeure.
19:43Mais parce que nous, nous considérons que Bruno Le Maire a failli dans sa mission.
19:48Les mille milliards de dettes, elles ne viennent quand même pas, évidemment, du Saint-Esprit.
19:52Voilà.
19:53Mais pour M. Macron, Bruno Le Maire est un excellent ministre.
19:58Il dirait ce que disait Giscard d'Estaing.
20:00Autrement dit, il n'a aucun instinct politique.
20:01Aucun instinct lié à...
20:03Non, non.
20:03Il est épidermique.
20:05Michel, Jacques Georges, parce que vous avez très peu parlé.
20:07Oui, oui.
20:08On va prolonger le débat.
20:10On est un peu martyrisé, là, cette fois-ci.
20:12C'est pas grave.
20:13De toute façon, il se trouve que je suis d'accord avec presque tout ce qui a été dit.
20:16Alors, donc, ça va.
20:16Donc, on peut presque passer.
20:18Non, moi, je vais regarder un peu quelles sont les propositions de modifications constitutionnelles
20:24qui sont dans l'air.
20:26Et je trouve que ça a un fort côté qu'a très vrai public.
20:30C'est-à-dire, si j'enlève mes lunettes et je regarde un petit peu les notes que j'ai prises,
20:34plus de régime parlementaire, le Premier ministre, véritable chef du gouvernement,
20:39comme d'ailleurs dans la, quand il a dit ça, originelle de 58.
20:45La limitation du 49-3, ce qui est très risqué et très osé, à mon avis.
20:52Une dose de proportionnelle, voire la proportionnelle intégrale.
20:55Le Sénat soit fusionné avec le Césé, soit carrément supprimé.
21:04J'ai regardé également le RIC, évidemment.
21:06Le RIC, le référendum d'initiative populaire.
21:10Citoyenne.
21:11Ou citoyenne.
21:12Et la réforme du Conseil constitutionnel, en tout cas pour les gens de droite.
21:17Pour les gens de gauche, c'est pas tout à fait sûr.
21:19Mais donc, ça, à mon avis, ce sont des sujets sur lesquels surtout la gauche a travaillé
21:25et pas assez la droite, à mon avis.
21:27D'accord.
21:28Il faudrait qu'il y ait un point de vue de droite sur ces sujets-là.
21:30Pour faire avancer le débat, je vais vous parler de deux échéances.
21:34J'annonce au réalisateur qu'on va dépasser de 5 à 10 minutes ce sujet-là,
21:40mais je trouve qu'on a besoin de le creuser.
21:42Il y a deux échéances qui s'annoncent.
21:43Il y en a une dont tout le monde parle, c'est le budget.
21:45Parce qu'il y a quelques jours avant de le rendre.
21:49Et dans tous les cas, il faut qu'il soit voté, acté, avant le 31 décembre.
21:53Première échéance.
21:54Et pour ça, il faut avoir un gouvernement et une assemblée.
21:58Première chose.
22:00Deuxième chose, deuxième échéance dont personne ne parle, me semble-t-il,
22:03en tout cas pas assez, c'est Moody's et Standard & Poor's qui rendent...
22:09Alors, pour Moody's, c'est en fin octobre, le 24.
22:12Et pour Standard & Poor's, c'est le 28 novembre qui rendent des échéances
22:17qui risquent d'aller vers une dégradation de la note de la France.
22:21Dégradation, tout le monde s'en fout.
22:22Mais l'impact, c'est renchérissement du coût de l'emprunt.
22:26Bien sûr.
22:27Et donc là, ça coûte beaucoup plus cher.
22:28Je suis étonné que ce ne soit pas un motif d'union, ça, pour avancer rapidos.
22:34– Ah ben oui, oui, mais moi j'en parle à chaque fois.
22:37À chaque fois que je suis ici, je parle du déficit.
22:40On nous dit, on grappille 40 milliards, c'est un effort insupportable.
22:44C'est insupportable, c'est pas possible.
22:46Or, il en faut 170, il en faut même 200, à vrai dire.
22:49Il faut économiser 200 milliards alors que les recettes sont 350.
22:53Ça, c'est un problème insurmontable.
22:57Insurmontable dans l'état actuel.
22:58– Et pourtant, d'autres pays sont sortis de l'ornière budgétaire.
23:03Le Portugal, la Grèce, l'Italie dans une moindre mesure, mais quand même.
23:07– Oui, mais ils sont passés par la diminution des dépenses.
23:10Et ça, c'est quelque chose qui ne passe pas en France.
23:12– Oui, mais c'est que quelles que soient les parties, d'ailleurs y compris,
23:15peut-être sauf peut-être Zemmour.
23:18Moi, j'ai une petite sympathie pour Zemmour.
23:20Mais en tout cas, au RN, c'est pas la tendance.
23:23– C'est vraiment le sujet, effectivement, vous avez raison.
23:25– Il faut une diminution des dépenses, et c'est quasiment un gros mot
23:28pour beaucoup de partis politiques en France.
23:30Mais honnêtement, soit par intérêt politicien immédiat,
23:35mais honnêtement, je pense que les Français, quand on regarde dans un sondage,
23:38ils savent très bien, ils le disent qu'il faut faire des réductions de dépenses.
23:40Ils le voient, ils ont l'impression qu'il y a des gaspillages.
23:42Soit par manque de réflexion.
23:44Là, Sarah Knafoua a proposé un plan de 63 milliards d'euros d'économie,
23:48avec notamment baisse ou suppression d'une partie de l'aide du public au développement,
23:52privatisation de l'audiovisuel public.
23:53Enfin bref, on peut y aller, réserver les allocations sociales aux Français.
23:57On peut faire des économies.
23:59Et je pense aussi que c'est une critique majeure que font les Français aujourd'hui.
24:02Ils ont l'impression, c'est pour ça que je vous parlais des ministres
24:03qui risquaient de partir avec de l'argent gratuit
24:05en ayant travaillé ou pas pendant 12 heures.
24:09C'est qu'on leur dit, faites toujours plus d'efforts.
24:11Nous, on a de moins en moins de reste à vivre.
24:12Il y a tout qui augmente, l'inflation sur l'alimentation, le logement.
24:16– Mais tout le monde le vit au quotidien.
24:17Et en même temps, on a l'impression que l'État est incapable
24:21de réduire les dépenses et les collectivités d'eux-mêmes.
24:26Et c'est ça qui est insupportable, avec un niveau de service public qui diminue.
24:28C'est pour ça que c'est insupportable pour les Français de voir ça.
24:31On a l'impression non pas d'avoir des...
24:32– Vous n'avez pas réagi à mes deux égents sur le budget et sans l'enceinte pour ?
24:37Éric Richermoz.
24:38– Sur les agentes de notation, bon, c'est déjà, il faut un petit peu désamorcer ça.
24:42Souvent, c'est quelque chose qui nous est dit pour faire peur
24:45et pour pouvoir accepter tout l'agenda que voudrait le MEDEF, etc.
24:48– Pour faire partie d'une forme de manipulation.
24:49– Déjà, il faudrait avoir la main sur notre monnaie, sur notre banque centrale.
24:54Et pour cela, il faudrait déjà sortir de l'Union européenne
24:56pour être beaucoup plus souverain vis-à-vis des marchés financiers.
24:58Mais à part ça, concernant ces agences de notation,
25:01les agences de notation, les financiers, les grandes entreprises,
25:06tous les chefs d'entreprise ont besoin de visibilité, ont besoin de stabilité
25:10et préfèrent même avoir un programme qui ne leur plaît pas trop,
25:13mais au moins avoir un petit peu de visibilité pour pouvoir se projeter dans l'avenir
25:15plutôt que d'être dans une instabilité totale.
25:17– C'est une incitation à l'entente entre les partis politiques.
25:23– De l'entente pourquoi ? Les partis politiques ne sont d'accord sur rien.
25:26Il faut revenir au peuple.
25:27– Oui, mais si dissolution, ça veut dire, d'ailleurs…
25:30– Ça ne peut pas être pire que le résultat de la dissolution.
25:32– Dissolution, ça veut dire incertitude pendant encore un mois et demi.
25:35– Eh bien oui, il vaut mieux avoir une incertitude pendant un mois et demi.
25:38De toute façon, le résultat ne pourra pas être moins stable que la situation actuelle
25:40avec un gouvernement qui ne reste que quelques heures.
25:44Donc le résultat ne pourra pas être pire en termes d'instabilité.
25:46On ne peut qu'avoir plus de stabilité.
25:48Peut-être que ça ne suffira pas.
25:49Et puis aussi que Macron s'en aille pour pouvoir tout remettre à zéro.
25:52– D'ailleurs, vous savez que le gouvernement a donné comme instruction au préfet
25:57de réserver deux dates en novembre pour d'éventuelles élections législatives.
26:03– C'est aussi peut-être un écran de fumée pour obliger les partis à s'entendre
26:07et qu'il n'y ait pas de discussion.
26:08Personne ne le saura vraiment parce qu'honnêtement, tout le monde discutait depuis lundi
26:12et personne n'arrivait vraiment à savoir ce qu'il y avait dans la tête de Macron.
26:15Ce qui est certain, c'est que, pourquoi je vous le disais aussi tout à l'heure,
26:17quand on mettait la charrue avant les bœufs, c'est que Emmanuel Macron, il peut démissionner.
26:21Moi, je n'ai pas de rêve personnel de la démission d'Emmanuel Macron.
26:23Mais en fait, je ne dis pas qu'il va le faire.
26:25Mais en fait, les Français le veulent qu'il démissionne.
26:27Il peut très bien le faire.
26:29La menace au précédent, attention, ça va créer un précédent qu'on entend ici ou là.
26:32Mais attendez, les institutions, elles vivent.
26:35Le pays, il vit.
26:36On n'est pas depuis mille ans de la même manière.
26:38La Ve République, elle a énormément évolué.
26:40Le texte de la Constitution, il n'est plus du tout exact à celui de 1958.
26:44– Est-ce que je peux faire…
26:45– Je veux terminer, on parle de problèmes de blocage institutionnel.
26:48Il n'y a pas besoin de changer la Constitution.
26:51– Encore une fois, je vais revenir là-dessus.
26:53Mais sur le référendum, le président, il peut faire des référendums.
26:55Ça a été prévu comme ça.
26:57Le mode de scrutin, c'est une loi simple en France.
26:59Historiquement, en France, on a choisi de ne pas mettre le mode de scrutin dans la Constitution.
27:03Donc, tous ceux qui vous disent…
27:05Moi, à titre personnel, je suis pour le proportionnel.
27:07Mais tous ceux qui vous disent que c'est compliqué, j'ai envie de le dire aux spectateurs.
27:11– Mais il faut une assemblée pour voter, ce texte proposé.
27:14– Les Français, il y a une majorité dans les partis à l'Assemblée d'aujourd'hui
27:19pour dire qu'ils veulent le proportionnel.
27:20Tous ceux qui vous disent qu'on ne peut pas changer le mode de scrutin
27:22vous mentent éhontément.
27:24On peut le faire.
27:25Et d'ailleurs, à chaque fois qu'on vous dit qu'on entre dans les détails,
27:28c'est pour ne pas aller sur le sujet.
27:30Au fond, en fait, le proportionnel, il y a soit l'intégral au niveau national,
27:33soit il y aura des départementales, soit régionales.
27:35C'est tout, mais on peut le faire.
27:36Et toutes les questions de seuil derrière ou le système qu'il avait même proposé
27:40il y a eu le brode pivot, en fait, c'est des systèmes qui n'existent pas ailleurs.
27:43Ailleurs, c'est très simple parce qu'il faut un système, je termine là-dessus,
27:46il faut un système qui soit lisible et qui ne fasse pas une construction
27:49complètement artificielle, ridicule.
27:51– Jacques-Georges, d'abord, et vous aurez le mot de la fin, Michel.
27:55– Jacques-Georges.
27:56– Moi, je crois qu'un des problèmes fondamentaux du Français,
28:00c'est qu'ils considèrent que l'État, c'est l'État, et eux, c'est eux.
28:04– Donc, la dette de l'État, ça concerne les politiques, ça ne nous concerne pas nous.
28:09Et malheureusement, quand il va falloir passer à la caisse,
28:12c'est-à-dire payer 100 milliards d'intérêts par an…
28:16– C'est le chemin qu'on prend, c'est après demain.
28:18– Bien sûr, déjà, je vous signale que la Grande-Bretagne est déjà à 120 milliards
28:24pour une dette inférieure en pourcentage du PIB.
28:31Donc, on va aller, de toute façon, ce n'est pas compliqué.
28:33Quand les taux seront à 4, 4 fois 3, 12, ça fait 120 milliards par an.
28:37Ce n'est pas compliqué.
28:39Ça, quand on va en être là, là, à ce moment-là,
28:42les Français vont arrêter de faire de la littérature ou de baratiner.
28:47Il va falloir payer.
28:48– C'est les politiques.
28:49– Il va falloir payer.
28:50Et quand on aura 120 milliards à payer d'intérêts par an, on n'y arrivera pas.
28:55Et alors là, qu'est-ce qui va se passer ?
28:57Là, c'est là qu'il n'y aura plus de littérature, il n'y aura plus de baratins.
29:01Là, on va arriver à l'étiage.
29:03Là, on va arriver au vrai problème.
29:05– Oui, mais c'est quoi le scénario ?
29:06Si vous dites, on ne peut pas payer, la France ne fait pas faillite, par définition ?
29:11– Non, elle ne fera pas…
29:12– Parce qu'en plus, elle…
29:13– Attention, elle ne fera pas faillite.
29:15Le jour où…
29:16Vous savez, j'avais présenté il y a quelques années un bouquin
29:19qui a été publié il y a 15 ans de Jaffray,
29:22qui expliquait le jour où la France a fait faillite.
29:27C'est un bouquin qui date de 15 ans, au moins, ou 20 ans,
29:30qui expliquait ça dans le détail.
29:32Et on va y arriver à nouveau.
29:34Il faut que ce bouquin ait été réédité.
29:37On va y arriver à…
29:38C'est expliqué dans le détail.
29:39Et je peux vous dire que ça veut dire que dès le lendemain,
29:43ou peut-être la semaine prochaine,
29:45les fonctionnaires ne sont plus payés,
29:46les retraites ne sont plus payées,
29:48ou sont payées avec retard.
29:49Et là, qu'est-ce qui se passe ?
29:50– Qu'on se retrouve dans cette situation à la grecque.
29:52– Évidemment, le PIB s'écroule.
29:54Et on est dans un scénario grec très aggravé.
29:58Et on va, à mon avis, on y va.
30:00– Attendez, ce n'est pas juste la Grèce.
30:02Et Michel, vous allez clore le débat.
30:05La Grèce, c'était…
30:06Il n'y avait plus de médicaments pour soigner les cancéreux.
30:08Il y a plein de gens qui sont morts à cause de ça.
30:12La Grèce s'en est sortie,
30:14mais entre-temps, ça a mis beaucoup de gens sur le carreau.
30:15– On y va, sauf si on reste dans l'euro,
30:17parce que mon collègue, lui, il est partisan de sortir de…
30:21– Là, vous avez une grosse différence.
30:23– Là, c'est une énorme différence.
30:24Si on reste dans l'euro, ça sera douloureux,
30:26mais pas trop.
30:27On n'en crevera pas.
30:28Si on sort de l'euro, ça sera en plus la mort définitive.
30:30– Au contraire, si on avait notre monnaie,
30:31on pourrait ne pas emprunter en dépendant des marchés financiers.
30:34– On ne va pas débattre là-dessus.
30:36Celui qui clôt le débat, parce qu'on a plus de 10 minutes d'écart,
30:40c'est Michel Fils.
30:41Michel.
30:41– La première chose, c'est qu'il faut comprendre
30:44que les choix budgétaires chez nous ne sont pas des choix comptables.
30:48Ce sont des choix qui correspondent à des projets politiques.
30:50C'est la raison pour laquelle il ne peut pas y avoir entente.
30:53C'est impossible.
30:55Donc, au mieux, je pense, on aura la fameuse année blanche.
30:58Donc, on va reproduire, effectivement, pour l'année prochaine,
31:01le budget qui a été voté précédemment.
31:05La deuxième chose, il faut sortir d'une grande hypocrisie.
31:08Évidemment, on ne remboursera jamais 3 400 milliards.
31:12– Il ne s'agit pas de ça.
31:13Il s'agit des intérêts annuels.
31:14– On paiera les intérêts annuels, c'est vrai.
31:16– Oui, mais il y a quand même toujours l'idée que, bon,
31:18cette dette, il faut la rembourser, au moins la résorber.
31:23– C'est là où il y a la différence entre un ménage
31:25qui emprunte pour acheter sa maison et qui doit rembourser la maison
31:28et un État qui roule, finalement, sur une dette
31:31dont il ne rembourse que les intérêts.
31:33– Qui roule s'il y a des prêteurs.
31:36– S'il y a des prêteurs, bien sûr.
31:37– Et quand il n'y a plus de prêteurs, s'il n'y a plus de prêteurs,
31:39on ne peut même pas rouler.
31:41– On va clore le débat là.
31:44J'ai pris 11 minutes de plus.
31:46Mais je sens bien que je pourrais presque faire l'heure dessus.
31:49Néanmoins, il y a un sujet qui m'importe.
31:51On se retrouve dans quelques secondes pour parler de la Russie
31:54et du type d'ennemi ou pas que c'est pour nous.
31:57A tout de suite.
31:57– La Russie apparaît comme l'ennemi.
32:15Alors, on va dire, la Doxa fait que la Russie, c'est l'ennemi de l'Occident,
32:19encore plus depuis l'invasion de l'Ukraine.
32:22Mais en fait, ça date de l'URSS au minimum.
32:26Bien.
32:26Maintenant, moi, ce que je voudrais savoir, c'est est-ce qu'on est intoxiqué ?
32:31Ou est-ce que finalement, la Russie, il y a des éléments ?
32:34Moi, j'ai fait, en préparant l'émission, j'ai fait une colonne des oui
32:36et une colonne des non pour essayer d'avoir les deux arguments.
32:41Le premier qui commence à parler, c'est qui ?
32:44C'est Jacques.
32:45Ah oui, Jacques.
32:45– Oui, moi, j'ai fait la même chose.
32:47J'ai fait la colonne...
32:48– D'accord.
32:48– Oui, oui.
32:50D'ailleurs, je recommençais par dire que sur les...
32:54Apparemment, d'après ce que j'ai lu, les Français pensent majoritairement,
32:57quand je dis majoritairement, c'est 80% pensent que la Russie est une menace.
33:02Et 40% et plus, 45% environ, pensent que c'est une menace grave.
33:07Donc, ça veut dire quand même que la grosse caisse fonctionne très bien.
33:14– Mais la grosse caisse, c'est quoi ? C'est de l'intox ?
33:16– L'intox, bien sûr, à mon avis.
33:18Je voudrais simplement...
33:19– Quelle raison, alors ?
33:19– Je vais être très court, mais je vais simplement...
33:22– Ça m'inquiète quand vous commencez comme ça.
33:23– Non, je ne vais que donner des chiffres.
33:26Je ne vais pas donner des chiffres de PIB, de dépenses militaires et de bases militaires.
33:32– Passionnant, passionnant.
33:33– Voilà, alors je vais les donner pour les États-Unis, pour l'Union européenne à 27, et pour la Russie.
33:39– Très bien.
33:39– Après, il ne devrait plus avoir besoin d'une solution.
33:43– Allez-y, vous avez 6 chiffres de données.
33:45– Le PIB, USA, 29 000, un milliard de dollars.
33:4929 000, l'UE 27, 23 000, la Russie 2100.
33:56– Oui, ok.
33:57– 29, 23, 2, 29, 23, 2, les budgets militaires, 900 milliards américains,
34:06370 pour l'UE 27, contrairement à ce qu'on pense, on n'est pas du tout une petite puissance militaire,
34:14et 130 pour la Russie.
34:15Et encore, c'est un chiffre récent, parce qu'il y a encore quelques mois, moi j'avais lu 60.
34:21– Sachant que la Russie consacre 50% de son budget, pas de son PIB,
34:2550% de son budget, ou dépenses militaires.
34:27– Bien sûr.
34:28– C'est gigantesque.
34:29– Pour la France, arrive à peine à 1% ou à 2%, je crois.
34:34– Oui, absolument, bien sûr.
34:36– L'objectif étant de 3.
34:37– Et alors, les bases militaires, c'est croquignolesque aussi,
34:41800, pour les USA, 800, dont dans 177 pays,
34:47l'UE 27, 40, et la Russie 21, tous dans les pays périphériques.
34:55– Bon, pour moi, ça clôt le débat, parce que même si la Russie avait l'intention d'être méchante,
34:59elle n'en a pas les moyens, et elle est déjà exsangue.
35:03À mon avis, elle est exsangue.
35:04– Merci, je l'avais noté dans la colonne des noms, je suis clé vous.
35:07– Il y a beaucoup de choses à dire, mais je…
35:09– Ok, qui suit ?
35:11Samuel ?
35:11– Moi, je peux comprendre qu'une partie des Français se sentent menacés,
35:14surtout après ce qu'ils ont entendu dans les médias pendant des mois et des mois,
35:17et on sait très bien qu'Emmanuel Macron s'en est servi à fond pendant la dernière campagne présidentielle,
35:22pour ne parler plus que de ça, qu'il n'y ait plus de débat dans les derniers mois et dernières semaines,
35:25et puis être réélu encore par défaut.
35:28Et lui, s'en est bien sorti, mais effectivement, il a joué à fond la peur.
35:31Après, moi, si on regarde sur le temps long, parler d'ennemis,
35:37moi, ce que je vois aussi, c'est qu'il faut toujours réfléchir à…
35:39On a des ennemis, anciens ennemis, l'Angleterre, l'Allemagne, qui finalement sont des alliés.
35:44Donc, ce n'est pas de tout temps, on peut avoir des alliés, des concurrents, des ennemis…
35:48– La France a été alliée à la Russie du temps des Tsars pendant très longtemps.
35:51– Absolument, pourquoi je dis ça ? Parce qu'il faut penser à la suite.
35:54Troisième point, j'ai envie de dire, sortons un peu, on a un focus là-dessus actuellement.
35:59Moi, ce qui m'intéresse particulièrement, c'est est-ce qu'on a les mains, est-ce qu'on peut agir ?
36:03Parce qu'on sait qu'il y a le théâtre d'Emmanuel Macron, on a l'impression qu'il est ridiculisé.
36:06Je ne vous refais pas ce qui s'est passé avec Donald Trump, où la chaise a été retirée,
36:10où systématiquement il est ridiculisé.
36:11Il fait semblant, lui, à titre personnel, de peser sur le débat.
36:15La réalité, c'est qu'il ne pèse pas sur le débat.
36:16En revanche, il y a quelque chose sur lequel on a la main, sur lequel on peut agir,
36:21et on n'en parle jamais en politique en France.
36:24C'est l'influence culturelle de la France dans le monde entier.
36:27On fait des focus sur les zones de guerre à tel ou tel moment,
36:30mais on ne pense jamais à ce qui se passe ailleurs.
36:31– Mais là, c'est le soft power. Le soft power ne préserve pas d'une guerre.
36:35– Et c'est essentiel pour préparer la suite, parce que là, encore une fois,
36:39on a Emmanuel Macron qui s'agite.
36:40Moi, j'ai envie de regarder ce qui s'est passé en Afrique.
36:43Pendant un moment, on était persuadés d'être dominants en Afrique,
36:45on avait des bases, etc., on a dépensé énormément.
36:47Finalement, au détriment de nos militaires, on a été un peu chassés comme des malpropres.
36:52Moi, j'ai envie de penser simplement, je cite quelques exemples.
36:54Qu'est-ce qu'on fait actuellement pour peser dans les esprits en Amérique du Sud ?
36:58Qu'est-ce qu'on fait actuellement pour peser dans les esprits en Corée, au Japon ?
37:02– Samuel, vous ne vous êtes… Excusez-moi.
37:04– C'est le temps long. Pour moi, c'est le temps long.
37:05– Alors, dans la colonne des « oui », il y a quand même un fait, c'est l'attaque de l'Ukraine.
37:11– Oui, mais on n'est pas en Ukraine, c'est l'Ukraine.
37:12– Personne ne discute de ça.
37:14– Personne ne discute de ça. Très bien.
37:16Deuxièmement, il y a le passé expansionniste de l'URSS et même de la Russie.
37:21Ce qui s'est produit peut se reproduire à nouveau.
37:25Vous êtes quand même en train de glisser du sujet « la Russie est-elle une menace »
37:30vers « la France n'en fait pas assez ».
37:32Il y a quand même une question qui est posée.
37:35Et dans la colonne des « oui », il y a quand même des éléments importants.
37:38– La question, c'est la menace. Pour qui, exactement ?
37:41Jusqu'où ? Il y a des discussions.
37:43Vous savez très bien qu'il y a des discussions avec les États-Unis en ce moment.
37:46Vraiment, je reviens là-dessus.
37:47Vous allez dire que ce n'est pas fondamental,
37:48mais j'invite tous les auditeurs à s'intéresser à ça.
37:51On est en train de perdre du terrain.
37:52Je donne un seul exemple.
37:53La France est un modèle pour des pays étrangers,
37:55comme par exemple le Japon, qui est à nouveau à la mode,
37:58après que la Corée était à la mode.
37:59On était un modèle.
38:00Vous savez que chez les plus de 50 ans au Japon,
38:03la France est encore un des pays majeurs dans le monde.
38:05Maintenant, on a dépassé par l'Italie.
38:07Chez les jeunes générations, la France, elle passe après l'Italie.
38:09Et ça va être pareil en Corée, ça va être pareil partout.
38:11Alors, quand plus personne voudra apprendre le français,
38:13quand plus personne trouvera que ce qu'on fait, c'est génial,
38:15donc nos industries, elles fonctionneront moins bien.
38:17Parce que quand on a une bonne image, c'est plus facile de vendre du luxe.
38:20Je fais juste de la fiction.
38:23On fait de la fiction.
38:23– Il reste trois minutes, il y en a deux qu'on va parler.
38:24– Imaginez que demain, Hermès est dépassé par Faragamo.
38:28Imaginez que demain, Hermès soit dépassé par Faragamo.
38:30– Je pense que c'est de la marge.
38:31– Eh bien oui, mais c'est possible.
38:32Et en fait, on est vraiment en train de…
38:33– Là, on a Emmanuel Macron qui est en train de faire son théâtre,
38:37qui n'a aucune influence.
38:39Et ce sur quoi on peut avoir une influence, eh bien, on n'agit pas.
38:42– Alors, la menace russe prétendue,
38:46elle est mise dans la tête des Français par Emmanuel Macron,
38:49par Ursula von der Leyen, etc.
38:50On nous parle d'ogre russe à nos portes.
38:52Elle est complètement artificielle.
38:54Et elle sert l'agenda d'Emmanuel Macron,
38:56parce que ça lui permet d'éviter de parler d'un tas de sujets nationaux.
38:59Et ça sert à créer un État européen, puisque…
39:01– Mais Eric, vous oubliez, Lituanie, Estonie, donc les pays baltes…
39:05– Mais ce n'est pas nos intérêts.
39:06Nos intérêts ne sont pas les mêmes que les baltes.
39:07La France, avant la guerre en Ukraine, et même encore aujourd'hui,
39:10est l'un des premiers employeurs…
39:12– Et la Pologne, non ?
39:12– On a beaucoup de business en Russie, moins aujourd'hui,
39:15mais encore aujourd'hui.
39:15Auchan est le premier employeur étranger là-bas.
39:17On a intérêt, en France, notamment vis-à-vis des États-Unis
39:20et des autres continents,
39:22on a intérêt à importer un gaz pas cher de Sibérie.
39:24Donc là, ceux qui gagnent à tout ça,
39:26c'est ceux qui veulent dissoudre la France de l'Union Européenne,
39:28ou alors les États-Uniens ou les autres qui veulent nous vendre
39:30leur gaz liquéfié hyper craze, hyper cher.
39:33On n'a jamais été autant saigné,
39:35notre industrie perd de tout ça.
39:36Ceux qui y gagnent, c'est essentiellement les États-Unis.
39:39On n'a pas les mêmes intérêts.
39:41Les intérêts français ne sont pas les intérêts polonais.
39:43Les intérêts français ne sont pas les intérêts ukrainiens, ni baltes.
39:46Notre intérêt est différent.
39:47Notre intérêt est de s'entendre avec plein de pays dans le monde,
39:48dont la Russie, dont l'Inde, sans être naïf.
39:51Mais on n'est pas menacés directement.
39:53On n'a pas de région française avec des minorités russes
39:56qui sont menacées par un irrédentisme, etc.
39:59Nous, on a vocation à travailler avec eux
40:01parce qu'on a besoin de gaz
40:03et ils ont besoin de notre luxe, de nos voitures, etc.
40:05Très bien.
40:07J'aimerais bien qu'on revienne là-dessus,
40:09mais on va donner la parole à Michel Fils.
40:10Alors, je rejoins ce que tu viens de dire.
40:14Il y a eu une fabrication de la menace russe par Emmanuel Macron
40:19pour des fins psychologiques personnelles.
40:22Encore une fois, cet homme...
40:23Oui, mais pardon, Macron.
40:24Macron n'est pas le seul.
40:25Si, à la limite, au sein de l'Europe,
40:27il n'y avait que Macron dans son petit fortin
40:29qui disait que les Russes sont méchants
40:30et les Allemands diraient autre chose,
40:33les Britanniques, les...
40:35Parce qu'il y a, pardon, mais il y a tous les pays baltes...
40:37Les Finlandais et les Suédois, quand même,
40:39ce qu'ils ont fait, c'est inouï.
40:41Inouï.
40:41Ils remettent en place le service militaire alors que...
40:44Donc, pardon.
40:44Oui, mais encore une fois,
40:46Emmanuel Macron a conditionné
40:48tous nos partenaires européens
40:50pour les remettre dans l'idée
40:52qu'on avait une menace russe à nos portes
40:54et qu'il fallait donc se repréparer,
40:57se réarmer, etc.
40:58Tout ça vient d'Emmanuel Macron.
41:00Ce qui veut dire que la France a quand même de l'influence.
41:02La Russie, c'est à 3 000 kilomètres.
41:04C'est pas nos portes.
41:04La deuxième chose...
41:05Ça vient de Macron,
41:06c'est bien surtout de l'OTAN.
41:06La deuxième chose pour compléter
41:11ce que disait Jacques tout à l'heure
41:12sur la faiblesse réelle russe,
41:17c'est qu'en réalité,
41:18je l'ai écrit d'ailleurs dans un livre,
41:19ça s'appelle Une guerre sans fin.
41:20Je pense que la Russie est embourbée
41:24dans le conflit avec l'Ukraine.
41:25Pour moi, c'est un nouveau Vietnam.
41:27Voilà.
41:28Donc, je pense que la Russie
41:30a d'autres chats à fouetter
41:31que de porter la guerre en dehors de l'Ukraine.
41:34Alors, évidemment, il peut y avoir les pays baltes, etc.
41:37Parce qu'il y a toujours cette volonté,
41:40à la fois qui est soviéto-tsariste.
41:43C'est ça.
41:44De reconstituer les possessions d'abord.
41:46Absolument.
41:47Jacques-Georges.
41:48Je veux dire une chose pour aller exactement
41:49dans ce sens-là.
41:51La Russie n'a pas les moyens de sa taille.
41:55Et tant que la Russie restera
41:58le plus grand pays du monde
42:00avec 144 millions d'habitants
42:02qui n'ont pas la puissance,
42:05ils seront menacés
42:05et on sera en tension permanente
42:10et ça va durer effectivement des décennies.
42:13Mais le remède à ça, ce serait quoi ?
42:15Réduire la taille de la Russie ?
42:17Il n'y a pas de bonne solution.
42:18Vendre la Sibérie à la Chine ?
42:19On finira par casser la Russie en morceaux,
42:22je pense.
42:22Ou la rendre chinoise.
42:24Oui, ça oui.
42:24D'accord.
42:25Ça, je pense.
42:25Ça, c'est une grosse menace
42:27du basculement de la Russie à la Chine.
42:29La Russie n'a pas les moyens de sa taille.
42:30Voilà, si je résume.
42:31Ok.
42:32De toute manière.
42:33Alors, ce sera le mot de la fin, Samuel.
42:35Il faut rester serein
42:36pour prendre de bonnes décisions.
42:37Je rappelle quand même qu'en 2022,
42:38il y a des gens qui nous expliquaient
42:40que des chars allaient arriver dans Paris.
42:42Je rappelle ça.
42:43Moi, j'ai une amie qui m'a dit ça.
42:44En 2022 ?
42:44Oui, pendant la campagne.
42:45Je pensais que vous parliez de 1981.
42:47Pendant la campagne.
42:48Vous n'étiez pas née.
42:48Effectivement.
42:50C'était du même ressort, d'ailleurs.
42:52Et en fait, je disais juste à une amie,
42:54mais tu sais combien ça met de temps
42:55pour avancer un char ?
42:56Il faut de l'essence.
42:57Il y a des ressorts, de la justice.
42:58Il y a des gens qui disent non
42:59quand il passe.
43:00On est arrivé dans un délire.
43:02Et là, c'est inacceptable pour le politique
43:04de surfer sur ce genre de discours.
43:06Oui, il faut regarder les menaces
43:08dans le monde en face.
43:09Mais il ne faut pas propager.
43:11Et effectivement, il n'y a pas
43:12qu'il y a Emmanuel Macron.
43:12Il y a des chaînes sur certains médias
43:14qui ont entretenu des Français
43:16qui ont profité de cette peur légitime
43:18pour embrigader les Français.
43:21Et ça, ça a été inacceptable.
43:24Il est normal d'avoir peur
43:25d'avoir une nouvelle guerre
43:25parce qu'on avait depuis 1945,
43:27grosso modo,
43:28on a fait en sorte de ne pas avoir
43:29de guerre sur notre sol.
43:32Mais il est inacceptable
43:33que le politique se serve de ça
43:35pour contrôler des esprits.
43:37Merci beaucoup.
43:40Fin de ce débat-ci.
43:41Merci messieurs.
43:42On passe dans quelques secondes
43:43au coup de gueule et au coup de cœur.
43:45A tout de suite.
43:45Retrouvez et achetez les livres
43:47des invités de TVL
43:49dans la boutique de votre chaîne
43:53sur tvl.fr
43:54Rebonjour, les coups de gueule et les coups de cœur.
44:04Alors là, on va faire un premier tour
44:06sur tous les coups de gueule
44:07et on finira par les coups de cœur.
44:09Et c'est Michel Fize
44:10qui a un coup de gueule.
44:11Sur quoi, Michel ?
44:12Alors moi, je voudrais vous parler
44:13des morts pour rien.
44:14Alors évidemment, déjà,
44:16les 1 à 2 millions de morts soldats
44:19en Ukraine et en Russie,
44:21mais surtout les civils.
44:23Alors je vais simplement
44:24donner quelques chiffres.
44:2667 000 Palestiniens
44:28donc tués à Gaza,
44:31dont plus de 18 000 enfants,
44:33167 000 blessés
44:34et plus de 10 000 personnes
44:36portées disparues
44:38sous les bombardements.
44:39En Ukraine,
44:4014 000 civils tués,
44:43dont 700 enfants,
44:4435 000 blessés,
44:46dont plus de 2 000 enfants.
44:48Voilà.
44:48Donc c'est une série de chiffres
44:50qui montrent que quelque part,
44:51le monde n'a toujours rien compris.
44:53Ça, c'était votre coup de gueule ?
44:54Tout à fait.
44:55Ultra rapide et très pertinent
44:57et percutant.
44:58Merci beaucoup, Michel.
44:59Jacques-Georges ?
45:00Eh bien, mon coup de gueule,
45:01je vais le diriger contre mes amis.
45:04Ceux d'en face, là,
45:04les affreux...
45:05Un petit peu, toujours paradoxal.
45:07Je suis toujours coupé en deux, moi.
45:08Mais c'est vrai que j'écoute Asselineau,
45:11j'écoute Philippe de Villiers,
45:13j'écoute, bon,
45:14toutes sortes de...
45:15ce qu'on appelle des souverainistes.
45:16Et je les passe des approuves en profondeur,
45:19mais là, il y a un point sur lequel
45:21je ne suis pas du tout d'accord avec eux,
45:23c'est sur l'Europe.
45:24Je ne crois pas que le Frexit
45:25serait vraiment un désastre.
45:27Je vais vous dire pourquoi.
45:28En démographie,
45:29je ne pense pas que nous soyons sauvés
45:31par le Frexit,
45:33même grâce à Mayotte.
45:36En immigration,
45:37je ne pense pas que ça ira mieux
45:39sans Schengen,
45:39comme l'a montré l'exemple
45:41des plombés polonais
45:42façon Grande-Bretagne.
45:44C'est un échec total
45:46et une risée triste.
45:49En économie,
45:50je ne pense pas que...
45:52Notre économie se portera mieux
45:53du fait de ne plus avoir à supporter
45:56les traîtrises de ces salauds d'allemands
45:58qui pensent à eux,
45:59alors que nous,
45:59on pense à tout le monde,
46:01on est plus généreux,
46:02naturellement.
46:03Je ne pense pas qu'en finance,
46:04tout ira mieux sans l'euro.
46:05Au contraire,
46:06je pense que sans l'euro,
46:07c'est le désastre assuré
46:09et, à mon avis,
46:10presque irrémédiable.
46:11Je ne pense pas que l'électricité
46:14sera moins chère
46:15du fait qu'on sort,
46:18qu'on adopte
46:19l'attitude espagnole.
46:20Je ne pense pas
46:21que notre diplomatie
46:22sera davantage écoutée,
46:23nous qui sommes moins de 1%
46:24de la population mondiale.
46:26Je ne pense pas
46:26qu'on va gagner beaucoup
46:27à sortir de l'Europe.
46:29Je pense que tout ça,
46:30c'est de la pure démagogie,
46:32c'est très léger,
46:33je dirais c'est léger.
46:34Voilà.
46:35Et ça oublie l'essentiel,
46:37à savoir que nous sommes
46:37européens
46:39et que l'Europe
46:39est notre destin.
46:41Voilà.
46:41Et ça dépasse
46:42toute considération.
46:44Merci.
46:44Alors je sais,
46:45j'en vois un qui doit
46:46beau bouillir,
46:47bondir dans son fauteuil,
46:49mais il n'a pas le droit
46:49de trop répliquer.
46:51Samuel,
46:51votre coup de gueule.
46:52Oui, c'est un coup de gueule,
46:53un coup de projecteur
46:54sur ce qui se passe
46:54à Gravelines,
46:55dans le Nord,
46:56où vous avez des migrants,
46:58entre guillemets,
46:58donc des immigrés clandestins,
47:00qui pourrissent la vie
47:01des Français.
47:02Là, on est dans le parc calaire.
47:03Absolument.
47:04Au quotidien.
47:05Qui leur pourrissent la vie
47:06dans le 59.
47:06Dans le 59, ok.
47:08On a fait la vie au quotidien
47:10et on voit que l'État
47:11ne fait rien.
47:12On a vu des choses
47:13qui n'étaient jamais vues
47:14auparavant.
47:15On a déjà vu des caillassages
47:16de voitures qui passent
47:17sur les routes.
47:18Là, on voit des immigrés clandestins
47:20qui transportent des bateaux,
47:21qui vont même piquer
47:22parfois des bateaux.
47:23Apparemment,
47:24il y a eu des vols
47:25dans des maisons alentours
47:26pour les utiliser,
47:27pour aller faire
47:28la traversée de la Manche.
47:29Et là, l'État ne fait rien.
47:31Avec Reconquête,
47:31on a lancé une mobilisation,
47:32on a une pétition en place,
47:34on va faire des tractages en place,
47:35mais il faut que le préfet agisse
47:37et donc que l'État agisse
47:38et se prononce là-dessus
47:39parce qu'il est inacceptable
47:40de maintenir cette situation
47:42d'insécurité
47:42qui s'aggrave de jour en jour
47:43pour les habitants de Gravelines.
47:45Merci.
47:47Éric Richermoz,
47:48votre coup de gueule,
47:48c'est quoi ?
47:48Je voulais faire mon coup de gueule
47:49sur Chat Control
47:50qui est une catastrophe.
47:52Qu'est-ce que c'est que ça,
47:52Chat Control ?
47:52Chat Control,
47:53c'est au niveau européen
47:54quelque chose qui va être adopté
47:55et qui va faire en sorte
47:56que toutes les messageries privées,
47:59y compris cryptées
48:00comme Signal,
48:01comme WhatsApp,
48:02etc.,
48:03pourraient avoir
48:05un scan
48:06de tout ce qui est envoyé
48:07avant que ce soit crypté.
48:08Donc, en gros,
48:08c'est comme si
48:09on envoyait un courrier
48:10par la Poste
48:11et qu'elle était ouverte
48:12par le facteur
48:14et ensuite refermée
48:14et envoyée.
48:15Ce qui serait une catastrophe
48:16qui posera de grandes
48:17failles de sécurité
48:17qui montre à quel point...
48:19Enfin, il faut absolument
48:20s'y opposer.
48:21Ça pose des problèmes
48:22de failles de sécurité.
48:22Mais je vais faire aussi
48:23un autre coup de gueule
48:24pour répondre à mon collègue.
48:25Je suis un double...
48:26C'est comme ça.
48:27Du moment que vous êtes dans les...
48:28Sur l'esprit
48:29de tous les franco-sceptiques
48:31qui, malheureusement,
48:32malheureusement,
48:32et il y en a des très bien
48:33des baby-boomers,
48:33mais malheureusement
48:34sont surreprésentés
48:35dans la génération du baby-boom
48:36qui, depuis Valéry Giscard d'Estaing,
48:38François Mitterrand,
48:39n'a pas arrêté
48:40de nous dire
48:40le discours que disait monsieur,
48:42à savoir
48:42la France n'est toute petite,
48:44la France ne peut rien,
48:45on est 1%,
48:45on ne peut rien,
48:46il faut se fonder
48:46dans l'Union européenne.
48:48C'est une mentalité
48:48de loser,
48:49une mentalité de perdant
48:50qui nous a emmenés
48:52dans des situations
48:53absolument catastrophiques.
48:54Si on sort du marché européen
48:55de l'électricité,
48:56on payera évidemment moins cher,
48:57on la produit moins cher.
48:58Si on est souverain
48:59de notre politique étrangère,
49:01on n'ira pas être embêté
49:04dans tous les conflits
49:05des Etats-Unis,
49:06dans tous les conflits
49:06de la Pologne,
49:07dans tous les conflits
49:07de l'Europe de l'Est
49:08parce qu'on a des intérêts
49:09qui sont absolument différents.
49:10Cette religion européiste
49:12comme ça,
49:13elle a des résultats
49:14absolument piteux.
49:15Heureusement,
49:16les jeunes générations
49:17ne sont beaucoup moins
49:18sur ces opinions-là
49:20et c'est pour ça
49:21que j'ai confiance
49:21dans notre pays
49:22parce qu'on peut se relever
49:23puisque les jeunes générations
49:24sont beaucoup plus patriotes
49:25que les plus anciennes,
49:26même s'il y a des personnes âgées
49:27qui sont extrêmement très bien
49:28qui ont lutté pendant des années.
49:30Les personnes âgées
49:31en face de vous
49:32vont commencer à trépigner.
49:34En fait,
49:35vous l'avez improvisé
49:36ce coup de cul de gueule
49:38contre Jacques.
49:39Les jeunes sont vieux
49:40et les vieux sont jeunes.
49:41En fait,
49:41c'est ça le résumé.
49:42C'est assez drôle
49:42comme front renversé.
49:44En fait,
49:44il a exercé
49:45un droit de réponse.
49:46D'une certaine manière,
49:47c'est une improvisation,
49:48c'est en direct.
49:48Je ne la contrôlais pas
49:50mais c'était pas mal.
49:51Je ne la prouve pas
49:51mais je le comprends.
49:52En tous les cas,
49:52c'était brillamment réveillé.
49:53Il y a du vrai là-dedans.
49:54Allez,
49:55les coups de cœur.
49:56Michel Fils,
49:57coup de cœur.
49:57Alors moi,
49:58c'est une histoire
49:59que j'ai vue
50:00en septembre dernier
50:01quand elle s'est produite.
50:03Donc,
50:03j'ai choisi
50:03de vous parler
50:04de Maïdène.
50:06Maïdène,
50:06c'est un chien malinois
50:07âgé de 9 ans,
50:09ancien chien de sécurité,
50:11abandonné par son maître
50:12après des années
50:13de bons et loyaux services
50:15et le pauvre animal
50:16vivait seul
50:17dans un terrain vague,
50:19sans abri,
50:20sans affection,
50:21sans soin.
50:22Donc,
50:22affligé par sa maigreur,
50:24des riverains ont alerté
50:25deux associations
50:26de la protection animale
50:27que je nomme,
50:28parce qu'il y en a deux.
50:29Donc,
50:30Animaux sans toit
50:31et les Amis des bêtes
50:32qui l'ont recueilli,
50:34remis sur pied.
50:35Et,
50:36cet animal,
50:37quelques semaines plus tard,
50:38a été adopté
50:39et il vit aujourd'hui
50:41confortablement
50:42dans sa nouvelle famille.
50:43Ce qui prouve
50:44que les histoires heureuses
50:45existent aussi
50:46pour les animaux.
50:47Merci.
50:47Alors,
50:48j'ai jeté un,
50:49comme on a 40 secondes,
50:50j'ai jeté un œil
50:51sur votre bibliographie.
50:53Vous avez écrit
50:54sur les chiens.
50:55Ah oui,
50:56tout à fait.
50:56Vous avez un amour
50:56des chiens.
50:57Ah oui,
50:57des labradors en particulier
50:59et sable
51:00pour ne pas,
51:01évidemment,
51:02stigmatiser tous les autres.
51:03Mais oui,
51:04j'ai écrit un livre
51:04qui s'appelle
51:05Will,
51:06merci et à bientôt.
51:08Merci à bientôt.
51:09C'était un livre
51:10précurseur
51:11de son odeur
51:12après la pluie.
51:13Tout à fait.
51:14Tout à fait.
51:14C'est un livre
51:15que j'ai écrit
51:16à la mort
51:17de mon labrador
51:18qui avait 10 ans
51:19et qui m'a entraîné.
51:22Alors,
51:22quelque chose
51:22qui m'a projeté
51:23aussi dans la défense
51:25des personnes endeuillées
51:26parce que quand on vit
51:27la mort d'un animal,
51:29c'est un choc
51:29qu'on ne peut même pas imaginer
51:31quand on n'est pas passé par là.
51:33Entièrement d'accord.
51:34Bon.
51:35OK.
51:36Je partage pas avec vous
51:37l'amour des chiens.
51:37Moi, c'est les bulldogs
51:38mais c'est une autre question.
51:40Jacques-Georges,
51:40votre coup de cœur.
51:41Moi,
51:41je découvre Michel,
51:43je dois dire,
51:43je ne le connaissais pas
51:44mais je trouve que c'est
51:44un intellectuel
51:45qui a du cœur.
51:46Ah, je suis entièrement d'accord.
51:47Ça me plaît beaucoup.
51:49Alors,
51:49moi,
51:49je ne vais pas vous parler
51:50d'Animaux
51:51mais je vais vous parler
51:51de Colcause,
51:52le bouquin de...
51:54D'Emmanuel Carrère.
51:54D'Emmanuel Carrère.
51:55Alors,
51:55Emmanuel Carrère,
51:56moi,
51:56c'est une vieille...
51:57Je ne l'ai jamais rencontré
51:58mais c'est un vieil ami
51:59parce que c'est un type
52:00que je lis ses bouquins
52:03depuis très longtemps.
52:05J'ai lu en particulier
52:06Le Royaume
52:07qui est un...
52:07de 2014
52:08qui est un livre extraordinaire.
52:10J'ai lu également
52:11son Limonov.
52:13Limonov,
52:13c'est un sujet
52:14qui m'intéresse
52:14depuis longtemps aussi
52:15mais il est mort maintenant.
52:16Il était contemporain
52:17de moi-même
52:18mais il est mort déjà.
52:19Et Yoga,
52:20qui est un problème...
52:22qui règle ses problèmes
52:23avec la psychologie
52:24et la psychologie
52:25est un problème familial.
52:27C'est un problème familial.
52:29Alors,
52:29donc,
52:29Colcause,
52:30je n'ai pas le temps
52:30de vous en parler
52:31dans le détail
52:31mais je pourrais vous en parler
52:32parce que je l'ai lu deux fois.
52:35Ce bouquin
52:36m'a passionné.
52:37J'espère qu'il sera
52:38élu comme...
52:40Au Goncourt,
52:41par exemple.
52:42Je trouve
52:43que c'est un bouquin intéressant
52:44parce que c'est un problème.
52:46C'est un roman de famille.
52:48Il raconte beaucoup.
52:49Il a commencé
52:49à le rédiger
52:50au moment de la mort
52:51de sa mère
52:51en juillet.
52:53Il était,
52:53rappelons-le,
52:54secrétaire perpétuel.
52:56Hélène Carrère d'Ankos.
52:57Voilà.
52:58D'origine géorgienne.
52:59Qui s'appelle
53:00Zourabijuili.
53:01Exact.
53:02Elle s'appelait
53:02Zourabijuili.
53:03Elle était fille
53:03d'un collabo
53:04fusillé par les FFI
53:07en 1945.
53:09Elle commençait très mal
53:10dans la vie.
53:10Et pourtant.
53:12Et c'est une ambitieuse.
53:13C'est une femme
53:14qui n'est pas du tout
53:15dans la géographie.
53:16C'est une femme
53:17qui avait beaucoup de qualités
53:18et beaucoup de défauts aussi.
53:19Donc,
53:20c'était une ambitieuse,
53:22une arriviste,
53:23mais en même temps,
53:24c'était une femme
53:25extrêmement rigoureuse,
53:26extrêmement honnête
53:27comme lui.
53:28Parce que lui,
53:29c'est pareil,
53:30Emmanuel Carrère,
53:31j'aimerais prendre un pot
53:32avec lui,
53:33même un peu plus.
53:35Ça doit pouvoir s'arranger.
53:36Je pense que c'est
53:36un type très bien.
53:38Je pense que c'est
53:39un type d'une honnêteté
53:40absolument extraordinaire.
53:42Alors,
53:42je m'adresse à Emmanuel Carrère.
53:44Si cette émission
53:45vient à vos oreilles,
53:47vous avez un fan
53:47et vous êtes un invité ici.
53:49Oh,
53:50c'est formidable.
53:51On vous mettrait
53:52avec des fans
53:53et peut-être des moins fans
53:54histoire de pouvoir
53:55bien débattre.
53:56Parce que c'est un intellectuel,
53:58mais c'est une gueule également.
53:59Physiquement,
54:00c'est une gueule.
54:00C'est-à-dire,
54:01c'est quelqu'un
54:02qui a du corps.
54:03Ce n'est pas n'importe qui.
54:04Et c'est un fort faible
54:06et c'est un faible fort.
54:07Moi,
54:07ça me plaît beaucoup.
54:08Parfait.
54:09Merci beaucoup
54:09pour ce coup de cœur
54:11en forme de déclaration d'amour.
54:13Je vous parlais beaucoup plus longtemps.
54:13J'ai bien compris.
54:15Samuel Laffont,
54:15coup de cœur.
54:16J'ai un coup de cœur
54:17pour l'association
54:18des victimes de Crépaule.
54:19Vous savez,
54:19c'est l'endroit
54:20où Thomas a été tué
54:22avec des amis
54:23qui ont été aussi attaqués
54:24parce qu'il y a eu
54:24plusieurs blessés au couteau
54:25quand des racailles
54:26sont arrivées
54:27dans ce bal populaire
54:28et ont commencé
54:29à mettre des coups de couteau.
54:31C'est présentement
54:32sur Isère.
54:34Cette association,
54:35elle fustige,
54:36elle s'attaque aujourd'hui
54:36à Patrick Cohen
54:38et à France Télévisions
54:39parce qu'elle dénonce
54:40le traitement médiatique
54:41qui a été fait de l'affaire
54:42par une partie des médias
54:43qui ont,
54:44je le rappelle,
54:44menti,
54:46menti sur l'affaire,
54:47qui ont essayé
54:48de diminuer
54:48la responsabilité
54:49des assaillants
54:50comme on le voit
54:51trop souvent
54:51dans ces agressions.
54:52Ça a duré pendant
54:53des décennies en France
54:54où vous aviez
54:54l'agresseur
54:55qui était à moitié excusé
54:56où il faut le comprendre
54:57où ils n'ont pas fait exprès
54:58où le coup de couteau
54:59s'est donné tout seul.
55:00Moi, je rappelle
55:00que Thomas,
55:04est tout marqué à vie
55:05et je suis content
55:06que cette association
55:06de victimes,
55:07elle aussi...
55:08Rappelez le nom
55:08de l'association ?
55:09J'ai juste le nom
55:10de l'association de victimes
55:11et elle se présente comme ça,
55:12l'association des victimes
55:13de Crépole
55:13et c'est fondamental
55:14de poursuivre ce combat
55:15parce que nous,
55:17ce qu'on souhaite évidemment
55:17chez Reconquête,
55:18mais je sais que c'est le cas
55:19de très nombreux Français,
55:20c'est qu'on arrête
55:21avec tous ces meurtres,
55:22on arrête
55:23avec toutes ces agressions...
55:23La culture de l'excuse.
55:24La culture de l'excuse
55:25mais au-delà de ça,
55:27c'est qu'il faut rétablir
55:34récemment qui a pris la parole
55:35après son procès
55:36parce qu'elle a été violée
55:38par un immigré clandestin.
55:40Il faut qu'il y ait
55:40un maximum de Français
55:41qui prennent la parole
55:42pour forcer l'État,
55:43forcer les politiques
55:44à agir enfin
55:45dans son premier rôle régalien,
55:47c'est-à-dire assurer
55:48la sécurité sur l'entre-sol.
55:49Évitez pas d'inter au Panthéon.
55:53Ça c'est après-demain, je crois.
55:54Bien.
55:55Allez, votre coup de cœur
55:57clôt l'affaire, Eric Richard.
55:59Coup de cœur pour Michel Dévoray.
56:01Vous savez qui est Michel Dévoray ?
56:02On en a malheureusement
56:03très peu entendu parler.
56:05C'est un Français
56:05qui vient d'être nommé
56:06pour le prochain prix Nobel.
56:08Ils sont à plusieurs
56:09sur le prix Nobel de physique.
56:10Ah oui, hier !
56:10Enfin...
56:11Sur des travaux
56:11sur la physique quantique
56:12assez complexes
56:13que je n'expliquerai pas en détail.
56:16Je ne me demande pas pourquoi.
56:18Non, c'est la façon
56:19dont ce qui se passe
56:21à l'échelle quantique
56:22sur les électrons
56:23peut aussi avoir lieu
56:24à plus grande échelle
56:25et notamment ça peut avoir
56:26des conséquences extrêmement fortes
56:27sur les ordinateurs quantiques
56:29et sur ce qui fera
56:30les nouvelles technologies
56:31dans la génération qui vient.
56:33Je peux vous apprendre
56:33quelque chose ?
56:34Allez-y.
56:34Le prix Nobel de physique,
56:36ce dont on parle,
56:37c'est le prix Nobel
56:38où les Français
56:39ont eu le plus grand nombre
56:40de prix devant la littérature,
56:42devant le prix Nobel de la paix.
56:43Donc, c'est une vraie spécialité française.
56:45Et justement,
56:46c'est une spécialité française.
56:48On est capable
56:48de former des personnes
56:49extrêmement compétentes
56:50en physique,
56:51mais aussi en maths.
56:52Il n'y a pas de prix Nobel,
56:53mais on a énormément
56:54de médailles.
56:54Non, mais il y a
56:55la Michel Field.
56:56La médaille Field,
56:57et pas la Michel Field.
56:57Exactement.
56:58Donc, on est un grand pays
57:00qui est capable
57:00de former des gens
57:01absolument en pointe
57:02sur énormément de sujets.
57:03Il faut le savoir
57:04et il faut faire en sorte
57:06qu'ils puissent travailler
57:06en France,
57:07qu'ils puissent développer
57:08les savoirs,
57:09les entreprises françaises,
57:10bien évidemment.
57:11Mais réfléchir en se disant
57:13on n'est qu'un pour cent
57:14de la population,
57:15du coup,
57:15on ne peut rien.
57:15On est un pour cent
57:16de la population,
57:16mais combien de pour cent
57:17de prix Nobel,
57:18combien de pour cent
57:18de médailles Fields,
57:19combien de pour cent
57:20de gros,
57:21de fleurons industriels,
57:23énormément de choses.
57:23Le Bangladesh est énormément
57:25plus peuplé que nous.
57:26Si on réfléchit
57:27en termes de pourcentage,
57:28ça serait une superpuissance
57:29aujourd'hui,
57:29donc ce n'est pas le cas.
57:30Donc, croyons en nous,
57:31arrêtons le franco-scepticisme
57:33macronien omniprésent
57:34dans la classe politique
57:36aujourd'hui
57:36et croyons en nous, bordel.
57:38En fait,
57:38vous avez fait un coup de gueule
57:39et deux coups de gueule
57:41et un coup de cœur
57:41sur le même sujet.
57:43La fierté d'être français
57:44et la foi dans ce pays.
57:45Et la foi dans l'avenir,
57:47justement.
57:47Ce n'est pas juste
57:48un musée,
57:49des belles ruines,
57:50etc.
57:51On est un pays d'avenir
57:52pour le XXIe siècle
57:53et même après.
57:54Écoutez,
57:54merci beaucoup.
57:57Rendez-vous dans 15 jours
57:59pour une nouvelle émission.
58:00De beaux intervenants
58:01avec, j'espère,
58:02autant d'énergie
58:03et de foi.
58:04À dans 15 jours, donc.
58:06Au revoir.
58:06Sous-titrage Société Radio-Canada
58:19Sous-titrage Société Radio-Canada
58:20Sous-titrage Société Radio-Canada
58:20Sous-titrage Société Radio-Canada
58:21Sous-titrage Société Radio-Canada
58:22Sous-titrage Société Radio-Canada
58:23Sous-titrage Société Radio-Canada
58:23Sous-titrage Société Radio-Canada
58:24Sous-titrage Société Radio-Canada
58:25Sous-titrage Société Radio-Canada
58:26Sous-titrage Société Radio-Canada
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