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  • il y a 5 mois
Le 24 octobre 2020, David Hallyday est l’invité de TV5 Monde. Dans cette interview pleine d’émotion, il évoque la résilience, l’unité face aux épreuves, et rend un hommage sincère à son père, Johnny Hallyday. Un moment touchant entre confidence et message d’espoir, marqué par une grande dignité.

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Musique
Transcription
00:00Bonjour David Hallyday, Imagine un monde, nouvel album et c'est un bonheur de vous
00:11retrouver David. C'est un album enregistré quoi ? Je vais dire confiné et c'est en même
00:16temps un album qui a une pêche incroyable. Il faut, il faut pour passer les épreuves,
00:21il faut au mieux avoir la pêche. C'est un album qui dit il faut regarder l'avenir,
00:27il faut créer un autre monde. Oui, il y en a qui ont déjà commencé à imaginer tout ça,
00:33ça va être long, ça va être long mais bon c'est un vaste programme. Et comment ça se passe comme ça ?
00:40Pendant le confinement, on imagine le monde d'après ? On imagine comme ça des mots ? Non mais en fait,
00:46moi j'ai des convictions depuis tout petit sur la chose, mais qui se sont évidemment développées
00:53au fil des années. Mais on va dire que le confinement a enfoncé le clou sur l'envie de dire des choses et de
01:02compacter un petit peu tous ces sentiments et tout ce ressenti qui est le mien sur le monde et sur ce que
01:10nous vivons tous. Et qui pose des questions. La question fondamentale c'est comment on fait pour vivre mieux
01:18ensemble en fait, c'est un petit peu ça l'idée. Oui, ensemble et maintenant. Regardez le nouveau clip de David
01:25Hallyday, nouvel album événement.
01:28Des hommes à terre, d'autres à genoux, des rêves en poussière ou traînés dans la boue. Où en sommes-nous ?
01:40Où en sommes-nous ? Oh, des femmes, des mères, d'autres qui pleurent, des cris de colère pour cacher leur douleur.
01:50Qu'est-ce qu'on peut faire pour un autre part ? Pour un nouveau départ ? Qui laisse personne à part ? Qui devons nous croire ?
02:09C'est ensemble et maintenant. Pendant qu'il est encore temps. Où nos croyances nous emmènent. Est-ce que le ciel en vaut la peine ? C'est ensemble et maintenant.
02:24Bonne question. Ouais, maintenant ici. En tous les cas, on sent, il faut y aller. Il faut courir. C'est un clip qui montre cette énergie-là.
02:32Bien sûr, mais pas simplement dans cette période. Tout le temps. Je pense que c'est une façon de voir les choses. Mais c'est vrai qu'il faut avancer.
02:42Il faut avancer. C'est la survie. C'est une question de survie.
02:45Oui. Cette chanson-là, évidemment, c'est les mots de Lionel Florence et François Velgrine qui, finalement, parlent de maintenant, de ces femmes qui pleurent, de ces souffrances que l'on peut voir et qui, finalement, se posent des questions, mais disent, au-delà des questions, il faut vivre.
03:03Il faut vivre et puis il faut surtout prendre soin de l'être humain, en fait. C'est ça. C'est-à-dire que... Et puis, il faut le faire ensemble parce que les prochaines étapes, je pense, en tout cas, c'est ce que je ressens, que l'on va tous traverser.
03:16Je pense qu'elles vont être très, très compliquées encore plus que maintenant. Je pense que c'est juste les prémices de ce qui s'annonce parce qu'on arrive au bout de quelque chose.
03:25Et dans l'histoire, on a toujours vu que la transgression vers un nouveau monde et la progression, ça veut dire, passent toujours par des épreuves très, très compliquées et parfois catastrophiques pour les plus démunis et tout ça.
03:37Donc, vaut mieux qu'on les passe ensemble qu'individuellement. C'est ce que je pense. Comment on va faire ça ? C'est une très bonne question.
03:44Je n'ai pas la solution, mais en tout cas, il faut vivre de l'art, de la culture, se divertir. Et puis, sinon, on est mort.
03:52La culture, c'est là. C'est ça que tu comptes. La musique.
03:54La musique, entre autres, oui, mais l'art en général. Et c'est vrai que c'est important.
04:00Oui, je pense à... On pense à Lennon. Mais on voit ce dessin incroyable, cette couverture sur le gare, qui est comme ça, comme d'un trait artiste.
04:08Alors, c'est un artiste que j'adore, qui s'appelle Omen Guyen, qui a cette technique qui lui est propre et qui fait des choses, des grands formats et qui fait des choses absolument étonnantes, je trouvais.
04:22Et comme je le connais un petit peu, je l'ai appelé pendant le confinement. Je lui ai dit, écoute, je fais un projet qui s'appelle Imagine un monde.
04:29Et je vois très, très bien. Ça irait bien avec tout le concept de ce que j'ai envie de dire sur cet album. Je trouve que ça irait bien avec la musique.
04:37Et donc, je lui ai envoyé. Il a écouté. Il m'a dit, ah, j'ai... Voilà. Donc, on a bossé là-dessus. Enfin, il a bossé là-dessus. Et il a fait un travail...
04:47C'est magnifique. C'est génial. Il y a une chanson qui dit ciel et terre. Mais qui dit aussi ce monde fou qui parle de cette violence, de ces tweets, de cette haine aussi que l'on voit.
04:58Ah ! Ouais. On est dans un monde beaucoup plus méchant qu'il y a 30 ans. Parce qu'il y a plus de souffrance. Il y a plus de disparité. Il y a plus d'inégalité.
05:06Normal. C'est un petit peu le monde qu'on a créé aussi. Donc, on fait des rois, mais on ne s'occupe pas des autres.
05:11Donc, le problème, c'est ça. Et tant qu'il y aura ça, il y aura encore plus de discorde et on sera encore moins connecté.
05:18Voilà. Donc, il y a des choses auxquelles je pense qu'il faudrait, par le biais de la culture et puis d'autres, donner des symboles et puis une mini goutte d'eau à chaque fois.
05:27Voilà. Mais ça peut aider à voir les choses et surtout aider ceux qui sont dans un pire état de surmonter et puis de leur donner la force.
05:35Je pense que l'art a un rôle très, très important et la culture là-dedans.
05:39Oui. Oui, c'est fondamental. On va avoir des images du clip parce que voilà, c'est ensemble et maintenant. C'est-à-dire que là, on n'a pas la possibilité d'attendre.
05:48Il y a des choses qu'on va pouvoir faire seul et on va dire les mouvements massifs de population et de sociétale, on va dire, on ne va pas pouvoir les faire seul.
05:57Il va falloir que l'on, ça ne veut pas dire avoir les mêmes goûts et d'être d'accord sur tout. Non, non, ça, c'est se concentrer sur les choses, on va dire, sur le côté humain des choses.
06:09Voilà. Et je pense que c'est vraiment, ça serait vraiment un bon début.
06:12Oui. Très, très bel album de David Hallyday. Regardez ces images.
06:16Ce qui est extraordinaire, c'est la nature aussi. C'est ce monde beau qui est abîmé aujourd'hui.
06:46qui est volonté. Et là, on dit revenir à l'essentiel au fond.
06:50Oui, il n'est pas abîmé partout, mais beaucoup d'endroits. C'est vrai qu'il faut. Je ne sais pas si c'est moi, je suis un défenseur de la nature, des animaux et tout ce qui nous entoure et de l'homme aussi, de l'être humain.
07:03Mais je pense que je ne sais pas si on va pouvoir stopper, mais en tout cas, on peut le ralentir vraiment, si on peut être réaliste.
07:10Je pense que c'est important de... Mais je pense qu'on va du bon côté, en fait. Je pense qu'il y a beaucoup moins de choses, de zones d'ombre qu'avant.
07:18Je pense qu'avec les réseaux sociaux, avec les images un peu violentes qu'on voit, je pense qu'il y a de plus en plus de gens qui deviennent sensibles à ça.
07:26Et surtout les jeunes générations. Et je pense qu'on va vers le meilleur, franchement. Je le crois vraiment. Je pense qu'il y a la lumière au bout du tunnel.
07:34Je pense qu'on va du bon côté. Donc ça, c'est positif. Il faut en parler.
07:37Oui, oui. Il y a une autre chanson qui s'appelle « Hallucinogène ». Parce qu'il y a des chansons qui parlent aussi de l'amour. Parfois, l'amour en fout.
07:45L'amour fait faire des choses contre, d'ailleurs, hallucinogène. C'est ça, au fond, une espèce de...
07:49Une relation non vue d'oublier, mais qui... Un peu dangereuse. C'est ça. Mais c'est toutes les beautés des sentiments amoureux.
07:56C'est la vie, absolument. Je trouve que ça passe par là aussi.
07:59On va entendre un peu cette chanson, d'ailleurs. C'est le prochain clip de l'album. Écoutez ça.
08:06C'est un peu un emprisonnement volontaire. Ce qui arrive dans cette chanson, à l'amour, ça fait penser un peu à Gabriel.
08:30C'est emprisonné. Dans la vraie vie, on n'est jamais emprisonné. On a toujours le choix.
08:38Oui, on a toujours le choix. Enfin, dans cette partie du monde, en tout cas.
08:41Oui, mais il y a une autre chanson qui dit « On ne peut pas être seul ». Personne n'est fait pour être seul, au fond.
08:46On mérite autre chose.
08:48Il y a un juste milieu et bien aussi. Dans la vraie solitude, pas d'amis, pas de famille, surtout.
08:54C'est une violence énorme dans la vie. Donc j'en parle de cette façon-là.
09:03Oui, mais dire au fond ce que je dis est l'essentiel. Parce que c'est un album qui sent ça, qui sent qu'on est en confiné.
09:10Et on revient aux vraies valeurs, on revient aux choses fondamentales.
09:14Dans l'idéal. Dans l'idéal. On n'est pas dans le monde des bisounences non plus.
09:18Mais c'est vrai que... Moi, je pense qu'à partir du moment où on se pose une question, à partir du moment où on se pose des questions,
09:27je pense que c'est un bon début déjà. Parce qu'à ne jamais s'en poser, on va dire qu'on va un petit peu dans le dénant
09:32et puis on agit impulsivement sur les choses. Je pense que quand on commence à se poser des questions, c'est bon signe.
09:37Oui, et cet album pose des questions. C'est ça qui est formidable aussi.
09:41Oui, absolument.
09:41Pas forcément d'assainer des réponses. Il n'y a pas de réponse.
09:45Non, non, non. Il y a juste une prise de conscience, en fait. C'est une prise de conscience sur certaines choses.
09:50On le voit, par exemple, dans la maltraitance animale, dans tout ce qui est écologique aussi.
09:58On voit, il y a des prises de conscience énormes qui sont en train de se...
10:01Il y a des mouvements formidables en même temps. Il faut en parler. Il n'y a pas que du négatif.
10:05Mais ça, c'est important aussi d'en parler en musique et de l'intégrer dans des...
10:12Oui, oui. Moi, j'avais tellement envie de revoir aussi le clip de l'album d'avant avec cet animal réalisé par Laura Smet.
10:19Parce qu'on parlait des animaux, on parle de la nature. C'est ça l'univers, votre univers, David ?
10:24Pour moi, en tout cas, oui. Ça a toujours été ça.
10:27Oui. Une forme un peu de solitude quelque part, un peu animale, un peu comme ça ?
10:32La solitude est importante parce que... Enfin, moi, je fais un métier de solitaire déjà.
10:35Parce que je suis souvent, presque tous les jours dans mon studio, seul à composer et à rêver de certaines choses,
10:42à avoir envie de partager des chansons. Et donc, j'ai l'habitude de ça.
10:47Oui.
10:47Mais je ne pourrais pas rester seul tout le temps, tout le temps. Il me faut ma famille, mes potes.
10:54Oui. Mais l'animal, là, on le voit parce qu'il est encore présent quelque part dans le nouvel album.
10:58Je disais, c'est la nature. C'est au fond quelque chose de vrai.
11:02L'animal, c'est pas une peluche. C'est un être humain. C'est un être vivant, quoi.
11:08Donc, avec des sentiments, avec une façon de... Et qui dépendent complètement de nous.
11:14Donc, c'est ça, le côté tragique de l'animal.
11:16Donc, c'est important de le préserver, de le protéger et puis d'en jouir l'existence quelque part.
11:23Parce que c'est hyper fort. La nature, c'est plus forte que nous.
11:25Oui.
11:26La nature est plus forte que nous.
11:27Oui. Regardez, d'ailleurs. La voilà, la nature. Regardez. C'est pour le plaisir. Regardez les images.
11:33C'est David. L'album précédent. Formidable.
11:38Ça, c'était une lettre à votre père, David.
11:51Oui, absolument. Oui. Franchement, à chaque fois que je regarde ce clip, ça me fait quelque chose.
11:55Laura Smet. Laura a fait un boulot époustouflant là-dessus.
12:01Et justement, c'est cette relation entre la nature, le côté mystique, le côté symbolique des choses qui nous sont chères.
12:08Et vraiment, vraiment, bien réussi ce clip.
12:11Donc, voilà. Laura, bravo. Je te regarde pour vous.
12:14Est-ce que je peux dire que j'adore votre sœur ? Je l'interview à chaque fois. Elle a un bonheur.
12:19Elle est d'une vérité, d'une gentillesse. Est-ce qu'on peut l'embrasser ? Parce que je crois qu'elle a eu un heureux événement.
12:23Embrassez-la.
12:24On peut l'embrasser. Je ne sais pas si elle nous entend, Laura.
12:26On dit qu'on est impatients de la revoir, qu'elle est absolument formidable.
12:30Là, il y a quelque chose qui vient d'arriver. C'est un inédit de votre papa, David. Vous l'avez vu, cette chanson-là ?
12:38Non, je n'ai pas.
12:39Vous l'avez vu ? Alors, je vous le montre. C'est deux sortes d'hommes. Est-ce que... Voilà, on va regarder.
12:44C'est un inédit de Johnny Hallyday. Regardez ces images.
12:47« Je ne parle pas de ceux qui s'en sortent, de ceux qui ne cherchent que le plaisir. Je ne parle pas de ceux qui s'en portent, qui voient l'amour où il y a du désir.
13:01Je parle des grands brûlés du cœur, les carbonisés pour toujours, les écartelés de l'intérieur, dont les plaines ne se fermeront jamais.
13:13Il y a deux sortes d'hommes, deux sortes d'hommes au vent, tous ceux qui ont aimé, lui, ceux qui aimeront.
13:24Il y a deux sortes d'hommes.
13:26Pour tous ceux qui l'aiment, c'est toujours émouvant, David.
13:29Oui, bien sûr.
13:30Une chanson inédite, comme ça.
13:32Oui, c'est toujours émouvant, de toute manière.
13:36Quelqu'un qu'on aime, de toute manière, c'est pour nous.
13:39Ça nous concerne tous, je pense.
13:41Oui, il y a deux sortes d'hommes.
13:43C'est vrai qu'il y a toujours cette ambiguïté dans la vie.
13:46C'est toujours, c'est jamais simple.
13:49Ceux qui pensent que tout est simple pour certaines personnes sont peut-être un peu...
13:54Je ne sais pas.
13:56C'est un peu simple d'esprit, peut-être.
13:57Oui, c'est vrai.
13:59Mais, comme vous voyez, l'amour qu'il y a toujours pour Johnny, quand même.
14:07Alors, je sais, je peux quand même le dire que Laura a dit un jour,
14:10je n'ai pas envie non plus qu'on fasse une attraction à Disneyland avec mon père.
14:14Il ne faut pas faire n'importe quoi avec lui.
14:16Vous êtes d'accord avec ça ?
14:18Parce qu'elle a raison, oui.
14:19Vous savez, quand on est artiste, on peut comprendre ces choses-là.
14:22Je pense qu'il faut l'être vraiment depuis le début, pas depuis la semaine dernière,
14:28pour comprendre ces choses-là.
14:30Oui, elle a raison, évidemment.
14:31Oui, mais ça, là, vous surveillerez, David et Laura.
14:34Écoutez, je ne suis pas sur mon guéridon non plus de surveillance,
14:38mais bon, quand ça vient...
14:41Mais les gardiens du temple, c'est vous.
14:43Je donnerais mon avis.
14:45Oui, mais c'est vous, les gardiens du temple.
14:47Je ne suis pas le seul avis à consulter.
14:48Oui, mais quand même, c'est vous, le musicien.
14:53Ben, écoutez...
14:53Non ?
14:54À preuve du contraire, oui.
14:56Oui, c'est vrai.
14:58Je ne veux pas vous demander ce que vous pensez de trucs qu'on peut entendre,
15:01tout ça, de témoignages, tout ça.
15:03Ben, écoutez, vous avez raison, ne me demandez pas.
15:04Vous ne voulez pas, hein ?
15:06Mais, en même temps, qu'on parle de lui, ça, oui.
15:11Qu'on parle de Johnny, oui.
15:12Ben, écoutez, oui, mais bien sûr.
15:15Bien sûr, vous savez, j'ai une théorie là-dessus.
15:18C'est que, dans le monde, on va être très, très peu nombreux à laisser des traces.
15:23Mais vraiment.
15:24C'est-à-dire que, pour moi, dans 50 ans ou dans un siècle,
15:28qui on écoutera encore d'aujourd'hui ou des années 70 ?
15:33Ben, je pense qu'on écoutera les Beatles, Michael Jackson, Elvis Presley, peut-être.
15:40Vous savez, je ne pense pas qu'on soit nombreux à laisser des traces partout.
15:46Donc, puisque c'est comme ça, je pense qu'il faut qu'on se marre, quand même.
15:49Il faut qu'on prenne les choses vraiment pas au sérieux.
15:51C'est-à-dire qu'on tourne cette page, qu'on le voit autrement.
15:53Et puis, je pense que la vie est bien plus grande que tout ça, je veux dire.
15:58On se fait plaisir, on a la chance de faire un métier où on se fait plaisir.
16:02Et on essaye de partager ce plaisir avec les gens pour leur faire plaisir.
16:05Voilà.
16:06Et puis, je pense que, vraiment, ça s'arrête là.
16:08Donc, il faut se relaxer.
16:10Johnny, il aimerait qu'on parle de sa musique.
16:12Ben, bien sûr, c'est le but.
16:13Peut-être pas qu'on parle de sa maladie éternellement ou qu'on parle de tout ça, non ?
16:16Ben, je ne sais pas, vous avez envie qu'on parle de votre...
16:18Non.
16:19Je ne sais pas, ben, voilà.
16:20Non, mais ça s'arrête là.
16:21Qu'on ne parle pas de choses tragiques.
16:23Vous savez, les choses sont assez simples, finalement.
16:26Oui, c'est vrai.
16:27Donc, finalement, c'est vrai.
16:29Non, mais c'est pour ça que le public est tellement heureux, toujours.
16:32Et bien, tant mieux, c'est le but.
16:34Oui.
16:34C'est le but, c'est qu'il soit heureux.
16:35Et ça va continuer.
16:37Johnny va continuer de vivre à travers sa musique.
16:38Voilà, mais il ne faut pas faire n'importe quoi.
16:41Voilà.
16:42Ça, bien entendu, vous serez là.
16:45Écoutez.
16:46Tant que je suis vivant, je serai là.
16:48C'est vrai.
16:48Le plus longtemps possible.
16:49Pour mes enfants, déjà.
16:50Oui.
16:51Mais voilà.
16:52Oui.
16:53Je ne sais pas si on peut revoir Ensemble et Maintenant.
16:56Parce que je voudrais quand même qu'on revienne sur cet album, David,
16:59qui nous touche beaucoup.
17:01Parce que ça vient de là, quoi.
17:03Vous, la musique, c'est gamin.
17:06C'est derrière la batterie.
17:09Vous savez, de toute manière, je sais que je suis né et j'ai été élevé pour faire ce que je fais.
17:15C'est comme un sportif.
17:18C'est comme un sportif qui en a fait sa vie.
17:21Il commence depuis qu'il est petit.
17:23C'est quelque chose qui est ancré à l'intérieur.
17:26Et j'ai construit, je me suis construit autour de ça.
17:28Donc voilà, aujourd'hui, ça n'a pas changé.
17:32C'est toujours le même, mais avec beaucoup plus d'expérience.
17:36Et je continue.
17:39Et je remercie le ciel tous les jours de vivre de mon métier et de ma passion.
17:45Mais ça a toujours été comme ça depuis le début.
17:47Donc pour moi, rien n'a changé réellement.
17:50Oui, il y a toujours des étoiles dans les yeux de rêver du public, de la scène.
17:54Ah, mais je veux dire, c'est exactement.
17:56Le rêve fait partie de tout, tout accomplissement.
18:00Celui qui ne rêve plus ou qu'on empêche de rêver, il est mort.
18:02C'est fini, il est mort.
18:04Si on élève le rêve de qui que ce soit, je veux dire, on ne fait plus rien.
18:08Je veux dire, donc il faut vraiment ça.
18:09C'est encore une bonne thématique de chanson tiens.
18:12Oui, oui.
18:12D'ailleurs, il y a une chanson qui s'appelle « Vie tes rêves ».
18:14Ben voilà, merci, je voulais vous souffler.
18:19C'est fondamental.
18:20Ça, c'est bizarre, ça n'a pas été fait exprès.
18:22Ah non, mais on est parfaitement exprès.
18:24Mais il y a « Vie tes rêves », elle parle quoi ?
18:27De Luther King, elle parle de tous ceux qui ont dépassé finalement les choses,
18:30qui sont allés au-delà, de dire « on peut bousculer ».
18:33Bien sûr, bien sûr, mais il faut de toute manière.
18:35Il faut bousculer, il faut continuer.
18:37Et puis même si on essaie de t'empêcher, il faut avancer avec des œillères peut-être,
18:41mais il faut avancer en fait.
18:42C'est ce que je disais, on parlait tout le temps d'avancer.
18:44C'est la vie et c'est vrai.
18:45Il faut ne jamais perdre de vue ce qu'on a envie de faire,
18:51ou même la personne qu'on a envie d'être, tout simplement.
18:55Même si on t'en empêche, même si on est dans des sociétés compliquées
18:57où on te dit que non, tu n'as pas le droit de faire ça, ben si.
19:00Ben si, si, si.
19:02Et se mettre derrière des ordi, derrière sa batterie,
19:06derrière ses instruments, et puis inventer de la musique comme ça.
19:09Et sentir que le public est là.
19:11Parce que le public est là, d'avance.
19:12Attends, attends, qu'il est là, c'est une bonne chose.
19:14Le public, il est là.
19:15Non mais c'est vrai, le public vous adore, David.
19:17Je ne sais pas s'il m'adore, mais en tout cas,
19:20moi je suis ravi de le voir à chaque fois,
19:21donc c'est ça qui est bon.
19:25Oui, cette affection, elle est là, elle est vraie, elle est forte.
19:29Ah ben elle est forte, c'est ce qu'il y a de plus fort.
19:30De toute manière, sans le public,
19:32on fait de la musique dans sa chambre,
19:34et puis c'est tout, on ne la partage pas.
19:35Donc si, on peut la partager par les réseaux sociaux, tout ça,
19:39mais on va dire, bon, voilà, ça reste limité.
19:42Donc le public fait tout, le public décide,
19:45voilà, s'il a envie de t'écouter,
19:47et puis c'est heureusement que ça se passe comme ça.
19:51Merci David.
19:52Merci à vous.
19:53Magnifique album.
19:54Imagine un monde, regardez.
19:56Voilà.
19:57Moi je voudrais faire, on le fait à chaque fois,
19:58un petit coucou à Sylvie,
19:59qui nous écoute de l'autre côté, très très loin,
20:02mais que j'adore, quand elle vient sur ce plateau.
20:04Non, non, elle est là en ce moment.
20:06Elle est là ?
20:06Ah bon, elle est à Paris ?
20:08Ah ben alors, on va lui dire de venir nous voir.
20:10Non, non, je rigole.
20:11Merci, c'était David Hallyday qui était notre invité.
20:14Écoutez son nouvel album.
20:15Merci David.
20:15Merci beaucoup.
20:16Au revoir.
20:16Au revoir.
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