00:00Nous remontons dans le temps et on ne change pas d'année, on reste en 66, c'est-à-dire
00:06que là on a un long temps,
00:07et tu vas voir une clientèle comme moi je l'aime énormément, là c'est un des documents, c'est
00:13celui qui m'a le plus amusé.
00:14Comment c'est votre boîte à l'être ?
00:15Pour donner des rendez-vous, pour dire où il se trouve ?
00:19Ah mais ce sont mes fans !
00:21Toujours, matin, soir, par n'importe quel temps, sous la pluie, quand il fait chaud, quand il fait froid,
00:25le samedi, le dimanche, tous les jours, le jeudi, toute la semaine jusqu'à 10h.
00:31On ne travaille pas alors ?
00:32Ah mais si, on travaille, mais entre nos heures de travail, en sortant du travail, on vient,
00:37à nos heures de table, ou alors on s'échappe, on prend des journées.
00:41Dieu, mais il n'a pas besoin de parler, il passe, ça y est, on est contentes, on n'a
00:44pas attendu pour rien.
00:45Voilà, parce qu'on ne le considère pas comme un homme normal d'ailleurs, c'est notre idole, c'est
00:52notre idole.
00:52C'est un dieu, c'est notre religion d'abord.
00:56C'est pas une passable.
00:57Oh là là, je crois que c'est pas une passable.
01:01On s'est plus laissé bottes.
01:03Comme il fume énormément, à chaque fois qu'il jette une cigarette par terre, je le ramasse,
01:06puis je le garde, et puis après dans nos petites boîtes, je mets la date,
01:10le bourget, Orly, l'Olympia, où j'ai ramassé les mégots, puis les cravates aussi.
01:14T'imagines ça, Johnny ? Je ne savais pas, ça.
01:18C'est une surprise.
01:20Oh, il trouve ça complètement stupide.
01:24Et Arlène, vous l'exécutiez aussi ?
01:26Moi, j'avais réussi à avoir une cravate à l'Olympia, il me l'avait donnée,
01:29puis on me l'a fauchée.
01:31J'avais gardée, je ne l'avais pas lavée, elle est restée mouillée pendant deux jours,
01:34il y avait sa sueur, ça sentait bon.
01:36Il est généreux.
01:37Là, on va tout de même énerver beaucoup de gens, mais c'est drôle.
01:53Ne m'attends pas, et jusqu'à minuit, et par répit, non, c'est bien l'écrit.
02:01Ne m'attends pas, je te remercie.
02:03Parce que, si je me rappelle bien, en 5, on en a une.
02:06Oui.
02:26C'est là, justement, où tu fais la chose qui te vient sur scène, où tu te laisses aller, tu
02:33ne contrôles plus tellement.
02:36Non, c'est vrai, c'est un moment de mon tour de chant, où je dis vraiment ce qui me
02:40passe par la tête.
02:41J'ai besoin de la sentir, tout contre mon corps.
02:50Oui, tout contre mon corps.
02:52Je voudrais la serrer, la serrer fort dans mes bras.
03:03Oh, oui.
03:08Y a-t-il quelqu'un ?
03:15Quelqu'un qui veut m'aimer ?
03:26Y a-t-il quelqu'un ici ?
03:30Quelqu'un qui veut m'aimer ?
03:34Quelqu'un qui veut m'aimer ?
03:35Quelqu'un qui veut m'aimer ?
03:35Quelqu'un qui veut m'aimer ?
03:37Quelqu'un qui veut m'aimer ?
03:38Quelqu'un qui veut m'aimer ?
03:39Quelqu'un qui veut m'aimer ?
03:39Quelqu'un qui veut m'aimer ?
03:39Quelqu'un qui veut m'aimer ?
03:40Quelqu'un qui veut m'aimer ?
03:41Quelqu'un qui veut m'aimer ?
03:41Quelqu'un qui veut m'aimer ?
03:44Quelqu'un qui veut m'aimer ?
03:48Quelqu'un qui veut m'aimer ?
03:54Quelqu'un qui veut m'aimer ?
03:58On s'insiste, on s'insiste, on s'insiste, on s'insiste.
04:13oh
04:13oh
04:17oh
04:17oh
04:17oh
04:26tu viens de ça ?
04:28Prissy ?
04:28C'est quand je suis à ce moment
04:32de tour de chant que je chante
04:33quand des gens viennent sur scène
04:35je ne les vois pas
04:37je suis complètement ailleurs
04:39je suis dans le monde
04:42que je me crée
04:44alors
04:45on peut faire n'importe quoi, on peut monter sur scène
04:47on peut me donner des coups de poing
04:48on peut
04:51faire n'importe quoi, je ne me rends pas compte
04:54parce que je ne suis plus
04:56je ne suis plus exactement moi-même
04:57et je ne suis plus
04:59je ne suis plus là en fin de compte
Commentaires