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  • il y a 4 mois
Bernard Sananès, président de l'institut de sondage Elabe, présente un sondage sur une éventuelle présidentielle anticipée.

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Transcription
00:00Depuis plusieurs mois, et ça s'est encore renforcé, un sondage de nos confrères hier montrant que 7 Français sur 10 étaient pour la démission du Président de la République,
00:08dont 1 sur 2 tout à fait favorable, c'est un chiffre très important, et dans l'enquête, on l'a vu à l'instant, on voit bien que sur l'arbitrage,
00:15est-ce que ça aggraverait la situation ou est-ce que ça la débloquerait, ce qui nous semblait une manière intéressante de poser la question,
00:21le double de Français répondent « oui, ça débloquerait la situation ». Donc ça c'est le premier point.
00:25Le deuxième point, c'est qu'on voit bien que dans les arguments pour et contre qu'on entend, pas seulement dans les sondages, mais dans le débat public, c'est intéressant.
00:31Il y a quelques semaines, on aurait posé ce débat ici, on nous aurait dit « mais on ne l'évoque même pas, personne n'envisage la démission ».
00:36Le débat public, les conversations qu'on entend, c'est aussi un signe.
00:40On voit bien qu'est-ce qui joue contre, dans l'opinion, encore une fois, je ne parle pas des arguments constitutionnels,
00:45qu'est-ce qui joue contre la démission du Président de la République dans l'opinion ?
00:47Deux arguments qui reviennent souvent. Le premier, c'est le risque du désordre du précédent.
00:52Le deuxième, encore plus important, c'est la situation internationale.
00:55Pendant ce temps-là, on n'est pas à l'abri qu'il y ait une attaque de drone ou autre chose.
01:00Ça, c'est les arguments, j'allais dire, négatifs.
01:02A l'inverse, ceux qui sont favorables à la démission du Président avancent trois arguments.
01:06Le premier, c'est le blocage. Ils disent que c'est la seule solution qui peut permettre de sortir de cette situation.
01:10Le deuxième, qui est important aussi, c'est de ne pas perdre 18 mois.
01:13On ne peut pas continuer comme ça, 18 mois, à la vitesse où voit le monde, où il accélère et on ne règle pas les problèmes.
01:18Et troisième point, il faut le voir aussi, l'hostilité envers le Président de la République ne fait que croître.
01:23Il n'est plus majoritaire dans son propre camp.
01:25On était à 17% d'opinion favorable pour le chef de l'État.
01:29Cette hostilité, évidemment, joue contre la stabilité politique.
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