- il y a 6 mois
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SportTranscription
01:30Face à toi, ils sont deux. Bertrand Antoine est aussi avec nous.
01:33Bonsoir Amrik, bonsoir Bernard, bonsoir Gérald, bonsoir à tous.
01:36Et tu as fait sa présentation en passe décisive comme on les aime sur le plateau.
01:40Gérald Russello est également avec nous.
01:42Bonjour tout le monde, très content d'être ici malgré les circonstances.
01:45On continuera à parler football quoi qu'il arrive.
01:48On va commencer évidemment avec cette première partie, c'est le journal de la Ligue 1.
01:52Le FC Metz recevait l'Olympique de Marseille au Stade Saint-Saint-Florien
02:00pour le compte de la septième journée de Ligue 1 McDonald's.
02:04Un match avec pas mal de rebondissements, ou de moins de buts et d'occasions pour l'Olympique de Marseille.
02:10On va revenir évidemment sur cette rencontre avec le résumé de Mathieu Ankinet.
02:14On ne peut pas dire que la situation du FC Metz est arrangée lors de cette septième journée de Ligue 1.
02:25On pourrait même dire que le contexte est quelque peu aggravé.
02:29En recevant l'Olympique de Marseille, la bande de Stéphane Lemignan voulait prouver devant son public.
02:34Malheureusement, en face, c'est sûrement l'une des équipes les plus en forme de Ligue 1 qui a dicté sa loi.
02:40L'ouverture du score aurait pu avoir lieu en début de rencontre,
02:42mais Angel Gomez manque le cadre à la surprise générale.
02:46Plus encore, Mason Greenwood trouve le poteau après un raid solitaire.
02:50Sous l'eau, le FC Metz a droit à une rare occasion.
02:54Cependant, le pressing de Tchek Sabali ne permet pas de tromper Rulli et de prendre l'avantage au score à la surprise générale.
03:00La satisfaction de tenir, le match nul ne sera qu'éphémère en seconde période.
03:04Si Jonathan Fischer devant Peksao, puis la barre transversale permettent de retarder l'inévitable,
03:09le Brésilien ouvre finalement le score avec la déviation de Sadi Boussane.
03:16Dans la foulée, Matora il est trouvé par Amin Goury, entré en jeu et double la mise face à un Fischer impuissant.
03:24Le second cité remercie le premier avec un peu de réussite dans la surface de réparation.
03:29Ça fait 3-0 pour les hommes de deux herbes.
03:31Si Jonathan Fischer évite le naufrage sur le terrain, dans les tribunes, les esprits s'échauffent amenant à l'arrêt temporaire du match.
03:39Les groupes de supporters sont finalement partis en avance.
03:43Le FC Metz prend soin de sa dernière place au classement avec cette nouvelle défaite.
03:47Place désormais à la trêve internationale, déjà l'une des dernières possibilités de trouver des solutions avant qu'il ne soit trop tard.
03:53Retour donc sur la défaite du FC Metz face à l'Olympique de Marseille.
03:58Gérald, je vais commencer avec toi.
04:00Pas le même football entre les deux équipes, ça c'est une évidence.
04:04On n'est pas vraiment surpris à ce niveau-là, mais on reste quand même un petit peu déçus de ce FC Metz.
04:08J'ai envie de te dire, en temps normal, perdre 3-0 contre Marseille, il n'y a rien de scandaleux.
04:12Contre ce Marseille-là surtout.
04:13Surtout contre ce Marseille-là.
04:15Mais moi j'ai beau chercher, même les pires années en Ligue 1 face à Marseille, on a toujours réussi.
04:22Au moins montrer quelque chose.
04:24Peut-être pas gagner, mais faire au moins montrer quelque chose là.
04:28Les images parlent d'elles-mêmes.
04:30On voit 4 Marseillais dans la surface contre 8 Grenats.
04:34T'as 4 solutions.
04:35Les mecs, ils ont le temps de contrôler, de frapper.
04:37C'est un monde.
04:40On dit que ce n'est pas notre championnat.
04:42Il y a au moins 5 championnats de différence.
04:44Je pèse mes mots.
04:47Tu l'as dit en off, Bernard.
04:48On dirait une équipe de pupilles qui joue contre des pros.
04:52C'est impressionnant ce qu'on a vu.
04:54Moi je suis sans voix.
04:57On a vu une équipe incapable de réagir.
05:01Même physiquement.
05:02Alors qu'il soit techniquement en dessous, il n'y a pas de problème.
05:06Mais il fait quelque chose.
05:07Il essaye de jouer comme le FC Metz est normalement censé jouer.
05:11Avec un peu de grinta, un petit peu de...
05:14Essayer de récupérer ton public.
05:17Moi ce que j'ai vu là, c'est un abandon total du football.
05:20C'est une résignation totale.
05:24C'est la même que la semaine d'avant contre le Havre.
05:26Sauf que là en face, t'as une équipe qui joue au ballon.
05:28Qui sait amuser.
05:29Voilà, c'est pitoyable ce qu'on a vu.
05:33Constats partagés, Bernard ?
05:35Oui, oui, bien sûr.
05:36Après, c'est sûr qu'on sait pertinemment que...
05:41Enfin, depuis le début de saison, avec ce début de saison-là,
05:44que le FC Metz va batailler pour sa survie en Ligue 1.
05:48Moi, ce n'est pas ça qui m'a dérangé.
05:50Moi, comme l'a dit un petit peu Gérald,
05:52c'est pour moi l'état d'esprit.
05:54Moi, je ne vois pas 11 mecs sur le terrain
05:56qui ont envie de se dépouiller,
05:58qui ont envie de se battre,
05:59qui ont envie de se défoncer pour éventuellement...
06:03Alors, je ne dis pas gagner, comme tu l'as dit,
06:05mais faire quelque chose et tout du moins ne pas perdre.
06:08On ne voit pas ça.
06:09Donc, je ne sais pas.
06:11Alors, j'ai lu que la première mi-temps,
06:13on avait bien maîtrisé Marseille.
06:15Moi, j'ai vu une équipe de Marseille jouer en marchant,
06:17tranquillement, avoir presque 80% de possession de balle en marchant.
06:24à l'extérieur,
06:25est-ce qu'ils avaient peur ?
06:27Je ne sais pas.
06:28Je ne sais pas ce qu'ils ont.
06:30Mais je pense plutôt que c'est ça,
06:32plutôt une crainte ou un manque de confiance en soi
06:36qui fait qu'ils préfèrent ne pas sortir.
06:39Mais moi, ce qui me dérange,
06:40c'est que tant qu'à mourir,
06:43meurs en essayant de faire quelque chose.
06:46Alors, avec tes idées, c'est peut-être un grand mot.
06:48Mais en essayant de faire quelque chose
06:50et de te battre jusqu'au bout.
06:52Et dans ce match-là, j'ai vu personne...
06:54Enfin, bon, je ne veux pas sortir Pierre-Paul ou Jacques.
06:58Je n'ai vu personne dans cet état d'esprit-là.
07:01Et moi, c'est ça qui me dérange
07:02et qui me fait le plus peur.
07:03Voilà.
07:03C'est qu'on ne voit pas de réaction.
07:06Donc, ça risque d'être quand même très compliqué
07:08sur toute la saison
07:10parce que Metz va devoir batailler.
07:13Et s'ils ne sont pas capables de le faire ?
07:15Parce que Marseille,
07:16je l'avais déjà dit dans l'émission
07:17où je suis venu le coup d'avant,
07:18perdre contre Marseille, comme tu l'as dit, Gérald.
07:21Bon, c'est...
07:23Je ne dis pas que c'est logique.
07:24Mais les gens, on perd contre Marseille.
07:27Ils ne vont rien trouver d'anormal.
07:28Ils vont dire,
07:28« Ouais, Marseille, c'est une grosse signée du championnat.
07:30Les résultats qu'ils avaient faits
07:31plaît dans leur faveur. »
07:33Mais bats-toi, quoi.
07:34Bats-toi.
07:35Essaye de faire quelque chose.
07:37Essaye de contrecarrer.
07:38Essaye de niveler un peu les valeurs
07:41par une fougue,
07:43par un esprit de combat et tout.
07:46Là, il n'y avait rien.
07:47Et on l'a dit,
07:48si Marseille avait joué à 100%,
07:49on s'en prenait 10.
07:51Ce n'est pas que si Marseille avait joué à 100%,
07:53c'est que si Marseille a un petit peu de réussite,
07:55il y a déjà deux tirs sur les poteaux,
07:56ils peuvent t'en mettre deux de plus,
07:57ça fait cinq.
07:58Et puis il y en a,
07:59je ne sais plus quel joueur,
08:00qui a 1m50 du but,
08:01a raté le ballon.
08:02Ils peuvent t'en mettre six,
08:04tranquillement,
08:04en jouant comme ça.
08:06Voilà, quoi.
08:07Mais tu n'as aucun signe
08:11qui te montre
08:12que tu peux éventuellement les inquiéter.
08:13Et on l'a vu sur les images,
08:15on le voit aussi sur les statistiques de la rencontre,
08:17au niveau de la possession,
08:1838% pour le FC Metz,
08:1962% pour l'Olympique de Marseille,
08:224 tirs à 21,
08:231 tir cadré à 9.
08:25Au niveau des passes,
08:25c'est quasiment le double pour l'Olympique de Marseille.
08:29Tout simplement injouable,
08:30cet Olympique de Marseille, Bertrand ?
08:32C'est sûr qu'on ne les a pas pris au meilleur moment.
08:34Ils sont dans une spirale positive,
08:37à l'inverse du FC Metz,
08:40qui restait sur un match nul compliqué.
08:43contre le Havre.
08:46Plus synonyme de défaite que de satisfaction.
08:49Oui, parce que c'est forcément des matchs
08:52où le public,
08:53et on les attend,
08:55pour déjà débloquer le compteur point
08:57avec une victoire,
08:59et puis on magasine un peu de confiance.
09:01Parce que c'est le sentiment que j'ai,
09:03c'est que là,
09:04les joueurs sont en difficulté
09:06parce qu'ils sont entamés dans le domaine là.
09:08Est-ce qu'effectivement,
09:09ils n'ont pas ce supplément d'âme ?
09:10Dont parlait Bernard,
09:12je le rejoins aussi.
09:13Donc, quand vous cumulez la perte de confiance
09:16plus un engagement qui n'est pas nécessaire
09:18face à une équipe de l'Olympique de Marseille
09:21qui reste quand même sur un match probant
09:24en Ligue des Champions,
09:25deux même,
09:25un contre le Real,
09:27un contre l'Ajax,
09:27et un match contre à domicile.
09:31Contre Paris.
09:31Contre Paris.
09:32Qu'est-ce qu'ils ont fait contre Paris,
09:34Marseille ?
09:34Bon, ils peuvent dire
09:36on est dans une bonne phase,
09:38dans une bonne dynamique,
09:39on est une bonne équipe,
09:41mais contre Paris,
09:41ils ont mis de l'impact
09:43pendant tout le match,
09:44pendant une heure et demie.
09:45Tu vois, cette équipe-là,
09:46elle s'est dépouillée contre le Paris Saint-Germain
09:48et elle a gagné.
09:49Alors, je ne te dis pas que Metz peut battre
09:50le Paris Saint-Germain,
09:51mais ce n'est pas ça.
09:52Mais dans l'esprit de faire ça,
09:54ils ne l'ont pas fait les Messins,
09:55du tout.
09:55Non, parce que je pense qu'effectivement,
09:57peut-être qu'ils ont ce syndrome-là.
10:00Alors, moi, après,
10:01j'essaie de comprendre
10:02d'un point de vue plus de technicien.
10:07Je regardais en analysant
10:09les sept matchs,
10:11c'est sept défenses différentes,
10:13que vous soyez à quatre ou à cinq.
10:16Un milieu de terrain
10:17où il y a un peu de stabilité au départ
10:19avec Stambouli, Traoré, Aïn,
10:21quoique Aïn n'était pas là.
10:22Mais finalement, il y en a toujours un qui manque.
10:23Et il y en a manqué un
10:25sur les trois derniers matchs
10:26parce qu'il y a eu blessure
10:27de Traoré à Monaco
10:28plus Stambouli
10:29sur les deux dernières rencontres.
10:30Et Demaguet n'était pas au top
10:31même s'il n'était pas titulaire
10:32au début de saison.
10:34Exactement.
10:35Vous rajoutez devant
10:36où on part avec le petit Majo
10:37qui n'a pas un match de…
10:39Je ne parle pas de Ligue 1,
10:40même de Ligue 2
10:40chez les adultes,
10:43on va dire.
10:45Là-dessus,
10:46Idriss Aguet
10:47qui finalement part.
10:49Habib qui arrive
10:50mais qui n'a pas joué
10:51depuis longtemps.
10:53Les Georgiens
10:53qui sont alignés
10:54puis après d'autres excentrés
10:56parce qu'on parle des pistons.
10:57donc Titiazuli
10:59a joué piston
10:59à un coup
11:00il a joué excentré.
11:01J'ai le sentiment
11:02en fait que
11:02pour l'instant
11:03le coach n'a pas trouvé
11:05la bonne formule.
11:07Bien entendu,
11:07il y a des faits
11:09de match
11:11ou des blessures
11:12qui font que…
11:13Je pense à
11:14Michel Mboula
11:16qui est blessé
11:17deux fois
11:17sur ses mi-temps
11:18où il joue.
11:20La blessure
11:20de Gbamin
11:21sur le dernier match.
11:22la sortie
11:24de Sadie Boussane
11:26sur le carton rouge
11:27au Paris FC
11:28qui…
11:29Donc il n'y a pas
11:30cet équilibre
11:32qui puisse être trouvé.
11:34Donc si vous n'avez pas
11:35un supplément d'âme
11:37comme le disait Bernard,
11:38une confiance
11:40qui s'effrite
11:41au fur et à mesure du temps
11:42parce qu'il ne faut
11:43quand même pas oublier
11:44parce que pour être
11:45le plus juste
11:46dans mon analyse,
11:47j'ai regardé aussi
11:48les adversaires.
11:49On joue
11:49sur les sept matchs,
11:51on joue les quatre premiers
11:52hors 1000 PSG.
11:54Donc c'est forcément
11:55des équipes
11:56à haut potentiel
11:57et si vous n'avez pas ça,
11:58forcément l'écart
12:00il est…
12:00Il ne peut pas niveler
12:00les valeurs.
12:01Exactement, il se crée.
12:02Tu peux perdre
12:02contre ces équipes-là,
12:03ce n'est pas un problème
12:04mais pas comme ça.
12:06Relève la tête quoi.
12:08Père avec un peu de panache,
12:09je ne sais pas.
12:10Tu ne peux pas montrer ça
12:11à ton public.
12:12Non mais si tu les accroches
12:12et que tu fais nul…
12:13Deux matchs de suite
12:13que tu fais nul.
12:14Je ne l'explique avant
12:14donc je ne vais pas…
12:15Oui, non mais bien sûr.
12:16Je pense que la confiance
12:18et puis des deux mains gays…
12:20Ah ça suffit pour ça ?
12:21Ils n'ont pas…
12:22Tu penses que ça,
12:23ça explique l'apathie
12:24qu'on voit depuis deux matchs ?
12:25Ben…
12:26Beaucoup d'arguments.
12:27Tu as été dans un vestiaire,
12:28tu as déjà dirigé un…
12:29Oui.
12:30Non mais je…
12:30Eh ben moi je te le dis.
12:32Moi je…
12:32Je comprends Bertrand mais…
12:33J'ai vu mes équipes…
12:34Oui, j'ai vu mes équipes
12:35se liquifier sur des matchs
12:36parce qu'il y a une perte
12:37de confiance
12:37et puis effectivement
12:39il n'y a pas cette âme
12:40dont vous parlez.
12:42Je ne dis pas
12:42que ça n'existe pas.
12:43Je dis juste que là,
12:46il faut que tu aies
12:49les garçons capables
12:50justement d'impulser
12:52une révolte.
12:53Est-ce qu'on les a là ?
12:55Sur le match là, non ?
12:56Et tu le sens aussi
12:58sur les zones mixtes.
12:59On va écouter notamment
13:00Jesse Dumagué et Faudet-Boltori
13:01qui sont des joueurs
13:02d'expérience quand même
13:03de ce FC Metz.
13:04On va écouter leur analyse
13:05de la rencontre
13:06et vous allez voir
13:06il y a un point commun
13:07entre les deux.
13:08En premier,
13:09on a donné forcément
13:09beaucoup d'énergie.
13:12Je pense qu'on y a
13:13laissé des plumes.
13:14Donc voilà,
13:15on savait que
13:16on tombait contre
13:17une belle équipe
13:18de Marseille
13:18qui est en pleine confiance.
13:21Ils ont déroulé
13:22leur jeu en seconde mi-temps.
13:23Pour nous,
13:23ce n'était pas simple.
13:24Je pense qu'il y avait
13:25mieux à faire
13:25sur cette première mi-temps.
13:27Je trouvais qu'on était
13:29plutôt compact
13:29et on a réussi
13:30à leur faire mal
13:31sur nos contre-attaques.
13:32Maintenant,
13:32pas assez réaliste
13:34pour faire mal à cette équipe.
13:36Je ne vais pas dire logique
13:37parce qu'en première mi-temps,
13:38on avait bien tenu.
13:40On a respecté
13:40les consignes du coach.
13:42On a eu quelques situations
13:43où on aurait pu bien
13:45les exploiter.
13:47Mais malheureusement,
13:48on n'a pas pu.
13:50Après,
13:51en deuxième mi-temps,
13:52on était bien en bloc.
13:53Après,
13:54ça s'est joué
13:54sur des petits détails.
13:56Et on sait que
13:57face à Marseille,
13:58une grande équipe,
13:58ça ne pardonne pas.
14:00On avait eu le débat
14:01la semaine dernière
14:02après l'oeuvre.
14:02Mettons de côté
14:03Morgane Bokele
14:04qui est en conférence d'espèce,
14:05pas forcément à l'exercice
14:07le plus adapté
14:08après ce genre de match.
14:09Gauthier avait dit
14:10que c'était une purge.
14:11Là,
14:11sur ce match-là,
14:12on a l'air quand même
14:12de se contenter
14:14de ce qui s'est passé
14:14en première période.
14:15Alors qu'on ne va pas se cacher,
14:16s'il y a 0-0
14:17à la fin de la première période,
14:18ça tient un peu aussi
14:20du miracle.
14:21Oui,
14:21mais bon,
14:22comme ils sont à 0-0
14:23à la fin du match,
14:24je ne sais pas.
14:25Oui,
14:25ce qui importe,
14:26c'est le résultat à la fin.
14:26Ils doivent estimer
14:27qu'ils ont fait
14:28une mi-temps correcte.
14:29Après,
14:30quand tu regardes,
14:32je veux dire,
14:32ils n'ont pas été dangereux
14:34une seule fois
14:35dans la première mi-temps.
14:36La seule fois
14:37où ils ont été
14:37un peu dangereux,
14:38c'est Cheikh Sabali
14:39à la Tudar.
14:40Arrête,
14:40il est arrivé,
14:41il y a le gardien qui est dessus.
14:42Il y a un centre aussi.
14:43Après,
14:43à un moment donné,
14:44il faut le transformer,
14:44mais ces buts-là,
14:45ils les mettaient l'année dernière.
14:46Il y a un centre en fin de mi-temps.
14:47Après,
14:47ce n'est pas les mêmes équipes en face,
14:48mais ce pressing-là,
14:49tu l'as vu l'année dernière
14:50contre d'autres équipes.
14:52Il n'est quand même pas
14:53dans une position hyper favorable.
14:56Non,
14:56mais c'est…
14:56Regarde,
14:57il y a le gardien qui est dessus.
15:05La première mi-temps,
15:05les joueurs,
15:08eux,
15:08je ne sais pas,
15:08sur le terrain,
15:09comment ils apprécient ça,
15:10ils n'ont pas été…
15:12Ils étaient à 0-0 à la mi-temps,
15:14ce qui en soi pouvait être bien.
15:16Si tu arrives en deuxième mi-temps,
15:18à la limite,
15:18s'ils avaient joué de la même façon
15:19et que tu arrives à 0-0,
15:21tout le monde aurait été content
15:22parce que c'est l'OM,
15:23parce qu'on aurait dit
15:24qu'on a fait contre une grosse équipe,
15:26on a fait un match nul.
15:28Mais je te dis,
15:29moi,
15:29sur ce que je retiens,
15:31c'est qu'il n'y a pas de révolte.
15:34Voilà,
15:34c'est ça qui me dérange.
15:36Après,
15:36que tu perds Marseille,
15:37c'est globalement logique.
15:39Je veux dire,
15:40bon,
15:40voilà,
15:41c'est une des meilleures équipes
15:41du championnat,
15:42les budgets ne sont pas les mêmes,
15:44tout ce que tu veux,
15:44il y a plein d'arguments,
15:46mais il n'y a pas de volonté,
15:49il n'y a pas de niaque,
15:50il n'y a pas de révolte.
15:51Donc,
15:52voilà.
15:52Pour aller dans le sens-là,
15:54Bernard,
15:55je pense que le premier but,
15:57il est vraiment à l'image
15:58de ce que tu dis.
15:59Tu sens que là,
16:00il y a toute la misère du monde
16:01qui vient de s'effondrer,
16:02qui vient de s'abattre
16:03sur l'équipe,
16:04et il n'y a pas de réaction,
16:05en fait.
16:06Et pire que ça,
16:07c'est que tu t'enfonces.
16:08Tu t'enfonces, après.
16:09Donc,
16:10ça,
16:10c'est compliqué
16:11parce que tu as le senti,
16:13dans leur plan de jeu,
16:14je pense,
16:14qui était plutôt
16:15d'être dans une position
16:16plus défensive
16:17qu'à la Coutumé.
16:18Oui, bien sûr.
16:19Ils se disent à ce moment-là,
16:20comment on va faire,
16:21en fait ?
16:21Alors maintenant,
16:22il y a peut-être le Messi,
16:22je n'en sais rien.
16:24Stambouli ne jouait pas.
16:25Est-ce que ce garçon-là,
16:27il arrive,
16:28mais c'est compliqué,
16:28je vous le dis,
16:31est-ce que lui,
16:32quand il rentre dans l'équipe,
16:33il va arriver
16:34à insuffler un peu
16:35un état d'esprit
16:36pour que les mecs
16:37s'arrachent,
16:38se battent et se battent ?
16:39On va les chercher
16:39dans la coïncidence,
16:40ça fait combien de matchs
16:40que Stambouli n'est pas là ?
16:41Deux matchs,
16:42ça fait combien de matchs
16:42que le FCS ne monte plus rien
16:43du tout sur le terrain ?
16:44Donc,
16:44il faut espérer que ce soit lui
16:47la solution
16:48et qu'il va pouvoir justement…
16:50Il faut le mettre capitaine alors,
16:51si c'est ça.
16:51Non, non, mais ça n'a rien à voir.
16:53Non, Gérald,
16:54ça n'a rien à voir du tout,
16:55je te le dis, moi.
16:56Capitaine, pas capitaine,
16:57ça n'a rien à voir.
16:58Le meilleur joueur…
16:58Attends,
16:59pour avoir été un petit peu
17:00sur le terrain,
17:01que tu sois capitaine ou pas,
17:03si tu es dans l'âme
17:04et si tu as ça en toi,
17:06tu peux être un détonateur
17:08de révolte,
17:10de choses comme ça,
17:11ça n'a rien à voir
17:12d'être capitaine.
17:13C'est pas…
17:13Voilà,
17:14c'est par ce que tu fais
17:15sur le terrain,
17:16par tes actions,
17:18par ton comportement,
17:19que tu vas entraîner
17:20toute ton équipe,
17:21par la voix aussi.
17:22Et si on n'a qu'un joueur
17:22comme ça,
17:23c'est un peu triste quand même.
17:23Non, non, non, non.
17:25Imagine,
17:25on a un joueur
17:26sur le groupe
17:27qui est capable de faire ça
17:28et il est blessé.
17:29Non,
17:29c'est pour ça que je te dis ça
17:30et j'espère qu'il est capable
17:32de faire ça,
17:32cet embouli.
17:33Alors là,
17:34vous me dites que c'est
17:34coïncidence…
17:35Je te donne la coïncidence.
17:36Ça fait deux matchs
17:37qu'il n'est pas là
17:37et ça fait deux matchs
17:38où on a trouvé
17:39que c'était catastrophique.
17:41J'espère que lui,
17:42il sera la solution
17:43pour le FC Metz
17:44parce que sinon,
17:45on se répète encore,
17:47la saison va être longue.
17:48On reviendra un peu après
17:49sur les différentes solutions
17:50possibles ou non
17:51pour le FC Metz
17:52dans la deuxième partie
17:53de l'émission.
17:54On va continuer
17:54un petit peu
17:55sur cet après-match
17:56avec le FC Metz
17:57qui a perdu,
17:58oui,
17:58mais qui a aussi perdu
17:59un joueur,
17:59Jean-Philippe Bama.
18:00C'est l'autre grosse désillusion
18:02Gérald de ce match,
18:04sorti sur blessure.
18:06Alors,
18:06heureusement,
18:06entre guillemets,
18:07il y a la trêve
18:07en espérant
18:07qu'il ne soit pas trop grave.
18:09Ça fait encore un problème
18:10dans la défense,
18:10surtout si on met aussi
18:11de côté que Kofi Koua
18:12est sorti en boitant
18:13assez fort du stade
18:14Saint-Sinforien.
18:15Être défenseur
18:16au FC Metz cette saison,
18:17c'est loin,
18:17loin d'être de tout repos.
18:19Oui,
18:19surtout quand tu es défenseur
18:20et que tu dois jouer
18:21Elie Droit comme Koua O,
18:23en plus pendant plusieurs minutes
18:24alors que tu es blessé,
18:25voilà.
18:27Ça,
18:27peut-être qu'on va en parler aussi,
18:28mais il y a des choix
18:30et pourtant,
18:31Dieu sait que j'aime beaucoup
18:32Stéphane Lemignan,
18:34je l'ai beaucoup défendu,
18:35mais il y a des choix
18:36qui me surprennent.
18:37Encore une fois,
18:39pourquoi s'obstiner absolument
18:41à vouloir faire un poste pour poste
18:43en remplaçant Bama
18:44par Colin,
18:44quand tu vois le match
18:46que fait Colin derrière,
18:48je suis désolé,
18:48non,
18:49ce n'est pas possible en fait.
18:51Tu obliges après Koua O
18:54à jouer plus haut,
18:56pas à son poste non plus
18:57au lieu de faire rentrer
18:57le site Saint-Julie.
18:58Mais est-ce qu'il y a
18:58d'autres solutions ?
18:59Est-ce qu'il y a d'autres questions
19:00qui peuvent faire rentrer ?
19:01Je pense qu'il y en a.
19:02Il ne fait peut-être pas confiance
19:03à certains joueurs.
19:05Tu l'as dit tout à l'heure Bertrand,
19:07il y a des circonstances atténuantes
19:08et il n'y a pas une fois
19:10la même défense
19:10qui est mise en place.
19:11On voit là,
19:12c'est une défense à 5
19:13avec Kofiko et après
19:15l'animation trop sur le terrain
19:16mais encore une défense
19:17comme tu l'as dit.
19:18On parlait des deux géorgiens
19:19mais Tsitsashvili,
19:21il a fait un match à son poste.
19:23Un seul.
19:24Tous les autres,
19:25c'est soit il rentre
19:26en cours de match
19:27pour pallier
19:29l'état de forme
19:30de l'arrière-gauche,
19:31soit il démarre
19:32à l'arrière-gauche.
19:32Ce n'est pas possible en fait.
19:33Après,
19:34pour faire l'avocate viable,
19:36est-ce que Stéphane Lemillian
19:36peut y faire quelque chose
19:37si aujourd'hui,
19:38il a deux latéraux gauches
19:40qui ne sont pas là,
19:41qu'il a un défense à 5
19:42qui n'est pas là,
19:42qu'il n'a plus du coup
19:43de doublure à droite
19:44parce que…
19:45Mais est-ce qu'il a essayé seulement ?
19:47Il est forcé d'essayer
19:49vu qu'il fait du bricolage.
19:50Peut-être qu'il faudrait essayer
19:51de mettre les joueurs
19:52à leur poste
19:53même si certains sont…
19:54Le souci,
19:55c'est à ce moment-là
19:55quand je veux sortir
19:55Balotouré qui,
19:57on peut en parler un petit peu,
19:58qui fait son match,
19:58qui est loin de faire un match
20:00qui n'est pas encore
20:01la possibilité de jouer
20:02tout le match
20:02quand tu as Koufiko
20:03qui est KO,
20:04quand derrière,
20:04en fait,
20:05Colin était le seul renfort
20:06défensif de cette équipe
20:07à ce moment-là.
20:08Il est déjà rentré.
20:08Tu fais rentrer qui en défense
20:09si tu dois les faire souffler ?
20:10Si tu ne fais pas rentrer
20:11un mec du milieu de terrain,
20:12tu fais rentrer qui ?
20:12Quand tu as un effectif très moyen
20:13pour jouer en Ligue 1,
20:16tu le payes.
20:17C'est compliqué.
20:18Oui, mais là,
20:19vu que techniquement,
20:20c'est compliqué
20:21et vu qu'il n'y a pas de…
20:22Un effectif très moyen.
20:23Normalement,
20:24tu as tous les potes
20:24qui sont doublés en défense.
20:26On en avait parlé.
20:27Tu as tous les potes
20:27qui sont doublés en défense.
20:29Aujourd'hui,
20:29tu en as trois qui sont à faire…
20:30Donc, quels sont ces leviers,
20:31alors ?
20:31Il n'y en a pas ?
20:32Je pense que je voudrais…
20:33Moi, je ne voudrais pas
20:34être à sa place.
20:35Je te le dis.
20:36Je ne voudrais pas être
20:36à la place d'un entraîneur
20:37du FCMS aujourd'hui.
20:39Mais je reviens
20:39sur ce que je disais tout à l'heure.
20:40En fait, l'équipe,
20:41elle bouge tellement
20:42chaque week-end
20:43que ça montre bien
20:45que pour l'instant,
20:45il n'a pas trouvé
20:46la bonne solution
20:47avec les joueurs.
20:48C'est pour ça que je dis
20:48qu'elle bouge aussi
20:49tous les week-ends,
20:50pas parce qu'ils décident
20:51de la faire bouger
20:52tous les week-ends.
20:52C'est aussi pour ça
20:53que je vais donner contre-exemple.
20:55Plus encore dans les équipes
20:56plutôt moyennes du championnat
20:58que les gros.
20:59PSG, ils s'en foutent.
21:00Ils sortent.
21:01Tu l'as dit tout à l'heure.
21:01Quand tu vois
21:02ce qu'ils sortent
21:02de formation,
21:03ils sont 11 joueurs,
21:03ils en ont fait jouer
21:0411 à la place.
21:06Je ne dis pas que tu ne vois pas,
21:07mais dans le championnat de France,
21:07tu ne vois pas.
21:08Mais à Metz,
21:09ce n'est pas comme ça.
21:10Voilà.
21:11Donc, non,
21:11c'est très compliqué.
21:14Lui,
21:15il doit se faire des nœuds.
21:16Il ne doit pas dormir les nuits
21:17parce que tu mets qui
21:18à la place de qui ?
21:20Tu as un effectif moyen.
21:21Oui, mais je suis désolé.
21:22Par exemple,
21:23le choix de démarrer
21:24avec une défense à 5
21:25contre Marseille,
21:26c'est jouer petit bras.
21:28Par exemple,
21:29c'est bien,
21:30tu as Sainé qui revient
21:30dans le groupe.
21:31Tu le mets.
21:32Pourquoi tu ne fais pas avancer
21:34bas-main, par exemple,
21:35un cran plus haut
21:36pour densifier un milieu de terrain
21:37qui était totalement inexistant ?
21:39On le sait,
21:40à chaque fois qu'on joue
21:40avec 5 défenseurs,
21:41il n'y a pas de jeu,
21:42on ne le joue pas.
21:43Le mignon,
21:44je ne le connais pas.
21:44Je suis bon,
21:45donc,
21:45mais si tu commences à 4
21:48et qu'à la mi-temps,
21:50c'est 3-0,
21:50s'ils ont de la réussite,
21:51c'est 3-0,
21:53tu vas dire quoi ?
21:53On joue contre Marseille.
21:55Ben oui,
21:55je te dis ça
21:56parce que toi,
21:57tu me dis pourquoi
21:57on ne joue pas à 4 et à 3.
21:59Parce qu'il pense
21:59que c'est mieux
22:00de jouer à 5
22:00parce que je dis
22:02tout le temps ça.
22:03Il voit les mecs
22:03à l'entraînement
22:04toute la semaine.
22:05Il voit bien
22:05qui fait quoi
22:06et je vous le redis,
22:07il ne va pas se mettre
22:09à faire jouer
22:09les plus mauvais
22:10de son groupe
22:10pour le plaisir
22:12de rigoler.
22:14Donc,
22:14il va mettre
22:15sa meilleure équipe.
22:16Mais Metz,
22:17tu as un effectif
22:18moyen de Ligue 1,
22:19très moyen même.
22:21Donc,
22:21il est obligé
22:22de composer
22:23et en plus,
22:24s'il a des aléas
22:25parce que c'est comme ça
22:26le football,
22:27de blessures,
22:28de suspensions,
22:28de je ne sais pas quoi
22:29ou de maladies
22:30ou de trucs,
22:31pourquoi vous l'avez sorti ?
22:33Parce qu'il ne pouvait pas jouer.
22:34L'autre jour,
22:34il y en a un
22:34qui avait le torticolis
22:35ou je ne sais pas quoi.
22:36Ben,
22:36l'autre serait.
22:37avant le match.
22:38Or,
22:38tu le sais ça ?
22:40Donc,
22:40tu vois,
22:40il y a plein de...
22:43Ce n'est pas marrant,
22:44mais voilà,
22:45moi,
22:45je ne voudrais pas
22:45être à sa place
22:46de l'humignon.
22:47Non,
22:47mais alors,
22:47si on part
22:48de ce postulat-là,
22:50aucun entraîneur
22:51n'est jamais responsable
22:52de ce qui se passe.
22:53Pourquoi on les fait sauter alors ?
22:55Pourquoi est-ce que
22:55quand une équipe...
22:56Pourquoi ?
22:56Parce que tu ne fais pas sauter
22:5825 joueurs,
22:59tu fais sauter un mec.
23:00Voilà.
23:00Pourquoi ?
23:01Quand l'équipe,
23:01elle est nulle
23:02et que tu es dernier,
23:03tu fais sauter l'entraîneur
23:04parce que c'est plus facile
23:05le joueur de l'entraîneur.
23:06Tu ne les vois pas sur le terrain.
23:07Tu vides 25 mecs,
23:07tu fais comment ?
23:08Tu fais où le mercato ?
23:09Tu fais quoi ?
23:09C'est fini.
23:10Donc,
23:10tu joues avec les gars-là.
23:11Ce n'est pas une solution.
23:12Vous vous rappelez d'Henriquet
23:13au début du PSG ?
23:15Je crois que les gens
23:15se sont bien vivent à la plat.
23:17Il y a aucun coup.
23:17L'uricope à Liverpool,
23:18c'est pareil.
23:18Même dans les grands clans,
23:19c'est pareil.
23:20Ça prouve bien
23:21que ça ne sert à rien
23:21de faire sauter l'entraîneur
23:22quand c'est comme ça
23:23puisque ce n'est pas de sa faute.
23:34C'est au joueur de se bouger les fesses.
23:38C'est au groupe de se bouger les fesses.
23:40Quand tu es joueur,
23:41tu es sur le terrain,
23:43c'est à toi de te bouger
23:43le maxi de ce que tu peux faire
23:45pour essayer de te sauver,
23:47de sauver ton équipe
23:48et de sauver ton club.
23:49C'est un constat
23:50qu'ont eu les supporters.
23:51Ce qui nous permet
23:52d'ouvrir cette parenthèse.
23:53En plus de tout ce que tu avançais
23:55tout à l'heure, Bertrand,
23:56on peut aussi rajouter
23:57le fait que derrière,
23:58tu n'arrives plus
23:58à embarquer ton public
23:59qui a répondu présent
24:00à Saint-Symphorien.
24:01Il n'y a pas de souci,
24:02le stade était au complet
24:03mais finalement, projectiles,
24:04sifflés, des directions d'émission,
24:06des altercations entraînées,
24:08une brève interruption de la partie,
24:10une sortie aussi précoce
24:11du stade des groupes de supporters.
24:13On peut le dire,
24:14la cassure est actée.
24:15Il y avait eu un avertissement
24:16après le Havre,
24:17il y a eu une réunion,
24:18il y a eu un communiqué.
24:19J'allais t'en parler.
24:21La fin du match de le Havre,
24:22quand les joueurs vont voir
24:24les deux copes,
24:26les deux groupes de supporters,
24:28au moins les remercier d'être là.
24:31Bon, ils ont réussi,
24:34je dirais,
24:35des hués
24:36où ils ont vite compris
24:38qu'ils n'étaient pas contents.
24:39Donc, quand tu arrives
24:41sur le match de Marseille,
24:42il est plein à craquer
24:43parce que les gens
24:43viennent aussi voir l'OM.
24:45Ils ne viennent pas
24:45que supporter le FCMES.
24:47Ça, c'est une réalité.
24:48On voit bien comment ça se passe
24:48sur les buts.
24:49On voit bien ce qui s'est passé.
24:51On n'a pas pris tant de trucs
24:51pour plaisir.
24:51Après, chacun fait comme il veut.
24:52Ça, tu le sais,
24:53l'OM, c'est comme ça.
24:54Il y a des supporters partout.
24:56Moi, ça, ce ne sont pas des choses
24:57qui me dérangent personnellement.
24:58Mais le problème,
25:00c'est que là,
25:01ça fait deux matchs de suite
25:04à Saint-Symphorien
25:05où le public mausélan
25:07ne reconnaît pas son équipe
25:09dans ce que disait Bernard.
25:11Et ça, c'est vraiment
25:11une des marques de fabrique
25:13d'il y a quelques années.
25:16Je vais parler d'avant
25:17les années 2000
25:18et qui est compliqué.
25:20Et ce qui est compliqué
25:21encore plus
25:22pour nos supporters,
25:24c'est que depuis 25 ans,
25:27en fait,
25:27on est sur courant alternatif
25:29qu'une saison,
25:30ça se passe plutôt bien
25:32en Ligue 2.
25:32En fait, depuis 25 ans,
25:33tu sais ce qui se passe,
25:34quoi qu'il arrive.
25:35Et aujourd'hui,
25:35parce qu'ils l'ont déjà vécu.
25:37Donc là, en fait,
25:38ils en ont marre.
25:38Ils en ont marre.
25:39C'est difficile pour eux
25:40parce que c'est des passionnés,
25:42parce qu'ils viennent au stade
25:44pour vivre des émotions
25:45et qu'ils ne se retrouvent pas
25:46en fait dans ce que disait Bernard,
25:48dans le fait d'emmener.
25:50Mais aujourd'hui,
25:50est-ce que l'équipe,
25:51elle a les moyens là ?
25:52Moi, je ne pense pas.
25:53Ce n'est pas qu'ils ne veulent pas
25:54parce que je pense
25:55qu'ils ne peuvent pas.
25:57Donc, pour les raisons
25:58que j'ai essayé d'invoquer,
26:00après, moi,
26:01je ne suis pas devin
26:02ou j'essaye de comprendre,
26:04j'essaye d'analyser.
26:05Et là, on a besoin
26:07d'un match référence
26:09à Saint-Symphorien
26:11pour qu'ils puissent reconnecter
26:13l'équipe
26:15avec ses supporters
26:17parce qu'effectivement,
26:17c'est pas près de l'heure
26:18parce que là,
26:18quand tu reviens de la trêve,
26:20c'est deux déplacements
26:21qu'on s'est dit.
26:21Je n'étais pas prêt
26:22de le voir,
26:23ce match référence à Saint-François,
26:24parce que quand tu reviens,
26:24c'est deux matchs à l'extérieur,
26:25à Toulouse et à Lille.
26:27Et après,
26:27tu reçois le Racing Club de l'Anse.
26:29Tu auras peut-être droit
26:29à un peu deux moments de jeu
26:30parce que Mathieu Dole
26:30revient au stade,
26:31mais ça est assez particulier.
26:34On va regarder
26:35les autres résultats
26:37de cette journée
26:37parce qu'il y a
26:38d'autres conclusions
26:38qui arrivent
26:39avec cette défaite
26:40du FC Metz.
26:41Avant ça,
26:42le Paris FC s'est imposé
26:43face à Lorient,
26:44deux buts à zéro.
26:45Brest-Nantes,
26:460 à 0 au Cernan-Ducteur de Lens
26:48dans les toutes dernières secondes.
26:49Dimanche,
26:51Lyon s'est fait surprendre
26:51par Toulouse.
26:52Match une entre
26:53Le Havre-Rennes,
26:54Monaco-Nice
26:54et Lille-Paris-Saint-Germain.
26:56Strasbourg s'est imposé
26:56cinq buts à zéro
26:57face à Angers.
26:58Au classement,
26:59évidemment,
26:59ça chamboule un petit peu
27:00déjà le haut du tableau
27:01avec Marseille
27:02qui refait son retard.
27:04Paris est toujours leader.
27:06On a ensuite derrière,
27:07on va le regarder,
27:08Le Havre qui est 14e,
27:10le FC Nantes 15e.
27:11Le FC Metz est toujours dernier
27:12mais c'est presque un miracle
27:13de se dire
27:14qu'après cette journée
27:15et aucune victoire,
27:15le FC Metz n'est qu'à
27:16quatre points
27:17de ses concurrents
27:18de la 14e place
27:19qui serait synonyme
27:20de maintien en Ligue 1.
27:21Gérald,
27:23on en avait déjà parlé
27:23il y a deux ans,
27:24c'était assez incroyable
27:24de voir que le FC Metz
27:26pouvait,
27:26malgré son jeu,
27:27être encore possiblement
27:29sauvé à la dernière journée.
27:31Là,
27:31on est reparti pour un tour
27:32visiblement de dire
27:33que tu n'as que
27:34quatre points de retard.
27:35– En début octobre,
27:36on parle déjà
27:37de mathématiques.
27:38– J'adore calculer
27:39les classements,
27:39c'est un mes pires défauts.
27:40– C'est effrayant.
27:41C'est effrayant
27:42et en même temps…
27:43– En même temps,
27:43tu n'as pas le choix,
27:44tu es obligé d'espérer
27:45que quelqu'un soit plus
27:45mauvais que toi.
27:46– Et comme on le disait
27:47avec Bertrand,
27:48on sait qu'une fois sur deux,
27:50tous les deux ans,
27:50de toute façon,
27:51on sait que ça va être
27:51comme ça.
27:52Maintenant,
27:53c'est acquis.
27:54On nous prévient même
27:55avant la saison,
27:55maintenant,
27:56on dit,
27:56bon,
27:57on doit beaucoup d'argent,
27:59on a un déficit,
28:01donc on aura une équipe
28:02certainement un peu plus faible.
28:04On ne va pas pouvoir
28:05concurrencer.
28:06À tout casser,
28:06on aura peut-être
28:07une place dans les
28:08cinq, six derniers,
28:10voilà.
28:10Et il faut s'en contenter.
28:12On est début octobre,
28:13on n'est pas encore largué,
28:14mais avec ce que tu vois
28:16sur le terrain,
28:18concrètement,
28:18tu sais comment ça va
28:19se terminer.
28:21Donc, ouais…
28:22– Il faut souhaiter que non.
28:23– Il faut souhaiter que non.
28:24Alors après,
28:25bon,
28:26on nous a quand même
28:26présenté cette équipe
28:27et à juste titre,
28:29en Ligue 2,
28:30on marchait un petit peu
28:31sur l'eau par rapport
28:32à d'autres.
28:33Voilà.
28:34Parce qu'on avait enfin
28:35un milieu de terrain
28:36digne de la Ligue 1.
28:37On se disait même,
28:38l'année dernière,
28:39il y a beaucoup d'équipes
28:39de Ligue 1
28:40qui aimeraient avoir
28:40un autre milieu de terrain.
28:42Notre milieu de terrain,
28:43on l'a gardé.
28:44On s'est même renforcés
28:45avec un joueur.
28:46Quand même,
28:46Traoré,
28:47ce n'est pas n'importe qui.
28:48Donc,
28:48je ne comprends pas
28:49qu'on dise maintenant
28:52que cette équipe
28:52ne peut pas jouer,
28:54ne peut pas rivaliser
28:55dans ce championnat.
28:57Pourtant,
28:57on a quand même
28:57un milieu de terrain
28:58qui est,
28:59voilà,
28:59on a récupéré un buteur
29:00et je pense que Diallo,
29:03ce n'est quand même
29:03pas n'importe qui.
29:04Est-ce qu'on pense,
29:04par exemple,
29:05que Idrissa Gueye
29:07et Papa Diallo,
29:08c'était plus fort
29:09que Habib Diallo
29:11et Tita Julli,
29:13par exemple ?
29:14Non,
29:15normalement,
29:15ce qu'on a là,
29:16c'est censé être plus fort.
29:17Donc,
29:17je ne comprends pas
29:18ce constat
29:19qu'on fait déjà
29:19dès début octobre
29:20en se disant,
29:22bon,
29:22voilà,
29:22en fait,
29:23de toute façon,
29:24on ne peut pas rivaliser.
29:25Maintenant,
29:25je suis désolé,
29:26sur le papier,
29:26on a quand même
29:27des joueurs
29:27qui sont censés
29:28tenir la route
29:29sur le papier
29:29et qu'on ne peut pas rivaliser.
29:33On ne peut pas rivaliser
29:33avec Marseille,
29:34on ne peut pas rivaliser
29:35avec Monaco,
29:36on ne peut pas rivaliser
29:37avec Lyon.
29:37Mais regardez un petit peu
29:38les…
29:39Vous avez vu
29:40le banc de touche
29:40de l'OM ?
29:41Tu as vu notre banc de touche ?
29:42Tu as vu qui c'est ?
29:43Là,
29:45pour moi,
29:46oui,
29:46tu ne peux pas rivaliser.
29:47Pour l'instant,
29:48on est à cette match
29:49et on a deux points,
29:49Bertrand.
29:50C'est pour ça que je fais ça.
29:51Mais il nous manque,
29:52Bernard,
29:52il le disait tout à l'heure,
29:53je crois,
29:53ou c'était en avant-émission,
29:54mais il nous manque quoi ?
29:55Il nous manque quatre points.
29:57Allez,
29:57un point peut-être
29:58contre Strasbourg
29:59parce que tu prends le but
30:00dans les derniers instants,
30:01mais regarde où est Strasbourg
30:02et regarde à quelle vitesse
30:03ils vont.
30:04C'est quand même
30:04des équipes qui jouent
30:05l'Europa League,
30:06la Ligue des Champions,
30:07la Conférence League,
30:08quatre équipes.
30:09Le Paris FC
30:10qui a mis 130 millions,
30:11130 millions.
30:13Je ne sais pas
30:13si vous voyez le truc.
30:14J'ai été voir
30:15Paris FC là,
30:16contre l'Orient.
30:18et l'équipe là,
30:20il y a de la vie,
30:23il y a de l'envie.
30:24Donc on ne s'inquiète
30:25pour rien finalement
30:26parce que le championnat
30:27n'est pas encore
30:28complètement lancé
30:29et toutes les chances
30:30sont encore de notre côté.
30:31Moi,
30:31de mon point de vue,
30:33je pense qu'effectivement
30:36ça va très très vite
30:37et que l'équipe
30:38elle a peut-être besoin,
30:40je parlais de cette confiance,
30:41sauf que,
30:42et je reviens
30:42sur ce que je disais
30:43là tout à l'heure,
30:44comme l'équipe
30:45et le club
30:46ou les supporters plutôt,
30:47pas l'équipe,
30:48les supporters.
30:48Ils sont impactés
30:49depuis tellement d'années
30:50que le scénario,
30:51ils le voient arriver,
30:53la fin du film en tout cas,
30:55et qu'ils en ont marre
30:56et ça,
30:56on peut les comprendre
30:57parce qu'on est aussi...
30:59Moi,
30:59j'espère que tu as raison.
31:01Je ne sais pas
31:01si j'ai raison.
31:02En fait,
31:02j'essaie de trouver
31:03une lueur d'espoir.
31:04Si on se maintient
31:04à la fin de la saison,
31:06c'est moins,
31:06je ne peux payer un coup.
31:08Sauf que moi,
31:09je ne suis pas dans les vestiaires,
31:10je ne suis pas,
31:11je suis juste un consultant.
31:12Pour rêver d'un match,
31:14il va falloir trouver
31:16des solutions.
31:17On l'a déjà évoqué
31:17quelques-unes.
31:18Je propose qu'on regarde
31:19les autres qu'on peut avoir
31:20sous la main.
31:21C'est l'heure du focus.
31:26On parlait de mental
31:28tout à l'heure.
31:30C'est vrai,
31:31peut-être,
31:32Bernard,
31:33que cette première victoire
31:35que le FC Metz attend,
31:37c'est psychologique,
31:38c'est une évidence,
31:39mais elle commence
31:40à faire de plus en plus
31:41de dégâts.
31:41Oui,
31:43le fait de ne pas gagner,
31:45oui,
31:45ça insère le doute.
31:49Est-ce que maintenant
31:49de gagner un match,
31:50peu importe la manière,
31:51tu penses que ça peut
31:51être un peu idyllique
31:53de débloquer un peu tout ?
31:55Bien sûr,
31:55le fait de gagner,
31:57ça peut un peu
31:57inverser la tendance.
31:59Après,
32:00il ne faut pas non plus…
32:01Ça ne cachera pas
32:01la réalité qui est celle
32:02du FC Metz.
32:03Ça ne cachera pas
32:03la réalité du FC Metz
32:05qui ne va pas
32:05tout d'un coup
32:06arriver dans les places européennes.
32:09Après,
32:09le titre est encore jouable
32:10mathématiquement,
32:11si je compte un peu.
32:12Oui,
32:12bien sûr,
32:13sûrement.
32:14Non,
32:15non,
32:15mais voilà,
32:15après,
32:16moi je pense que,
32:19donc ce qui a manqué
32:20sur ces matchs-là,
32:21mais le problème,
32:22c'est que c'était
32:23deux matchs,
32:24où Taha,
32:25pour moi,
32:26il n'y a pas d'esprit,
32:28il n'y a pas de révolte.
32:30Mais il reste
32:31combien de matchs-là ?
32:32Il reste un paquet
32:34de matchs.
32:35Il va falloir quand même…
32:36Bon,
32:37Jack Lemignan,
32:38il a bien fait jouer
32:39l'équipe la saison passée
32:40en Ligue 2.
32:41En Ligue 1,
32:42c'était forcé
32:43que tu n'aurais pas
32:44la même maîtrise.
32:46Forcément,
32:46les équipes en face
32:47sont meilleures.
32:48Alors,
32:49à part peut-être
32:49contre celle,
32:50vous me dites toujours ça,
32:51du championnat du FC Metz,
32:53c'est la Ligue 1
32:54le championnat du FC Metz,
32:55mais bon,
32:55les 4-5 équipes
32:56de bas de classement,
32:58moi je pense
32:59qu'il faut quand même
32:59continuer
33:00à essayer
33:01de jouer au football
33:02parce que
33:03on a vu
33:04ce que ça a donné
33:05quand il y avait
33:05Laszlo qui était là
33:06et qui mettait le bus
33:08devant le but,
33:09et n'empêche
33:09qu'à la 7ème journée,
33:10ça fait plus de points.
33:11Mais on n'a pas de joueur
33:12pour de jouer en transition
33:13comme on joue avec Bologna,
33:14de toute façon.
33:14Voilà.
33:14Et on n'a pas de Mikko Talze
33:15qui veut lancer un ballon
33:17et qui va marquer.
33:17Tu ne peux pas jouer,
33:18tu n'as pas l'effectif
33:18qui est pour,
33:19tu n'as pas les joueurs
33:20pour jouer en contre.
33:22Il n'y a pas de souci
33:22par rapport à ça.
33:24Donc,
33:24il faudra quand même
33:25que tu passes
33:25par un minimum de jeu
33:27pour pouvoir éventuellement
33:28te sauver.
33:29Donc,
33:30pour moi,
33:31il ne faut pas
33:31que le coach
33:32il jette à la poubelle
33:35toutes ses idées.
33:36Ce n'est pas ça du tout.
33:36Il ne le fera pas,
33:37il l'a dit de toute façon.
33:38Il a raison.
33:38En plus que pas.
33:39Moi,
33:40je pense qu'il a raison.
33:41Il faut simplement,
33:42et ça,
33:43c'est une prise de conscience
33:44du groupe.
33:45Alors que le coach
33:45il soit là pour leur dire,
33:47c'est forcé,
33:48tu es dans le vestiaire,
33:49tu es coach,
33:50et quand ton équipe ne va pas,
33:51tu essayes de les motiver,
33:53de les remotiver
33:54ou de les booster
33:55de temps en temps.
33:57Mais tu n'es pas sur le terrain,
33:58Bertrand.
33:59C'est sûr.
33:59Il faut trouver les lequets.
34:00Qui c'est qui doit avoir
34:01la réaction ?
34:02C'est le groupe.
34:03C'est les garçons
34:04qui doivent prendre en compte
34:07ce truc-là
34:07et se rendre compte
34:08que c'est à eux
34:09d'avoir la réaction.
34:10Mais le coach,
34:10il doit quand même
34:11les amener à lui
34:13de trouver les leviers
34:14pour leur ouvrir le chemin.
34:15Tu penses qu'il ne le fait pas ?
34:16Tu penses qu'ils ne le font pas ?
34:18Je ne suis pas dans le vestiaire.
34:20Alors,
34:21franchement,
34:21je ne sais pas,
34:22je suis comme toi,
34:22Bernard,
34:23je n'y suis pas.
34:24Mais j'ai tellement entendu
34:26« Allez les gars,
34:27il faut y aller maintenant,
34:28aujourd'hui ! »
34:29Mais c'est quoi ça ?
34:30C'est-à-dire que
34:31comme ça,
34:31quand tu dis quelque chose,
34:32on y va
34:33et puis c'est parti.
34:34Non,
34:34il y a tous des leviers.
34:35Mais je ne pense pas.
34:36Je vous redis,
34:38je ne le connais pas,
34:39mais je pense que quand même
34:40quand il dit quelque chose,
34:41il explique.
34:43Il va leur dire,
34:44les gars,
34:45il faut qu'on mette
34:46plus de pression,
34:47il faut ça,
34:47mais il va leur expliquer
34:48comment ils doivent faire.
34:50En tout cas,
34:50Bernard,
34:51je reviens
34:52et les joueurs
34:53doivent se bouger les fesses.
34:54Les joueurs doivent
34:54se bouger les fesses.
34:55C'est évident.
34:58C'est évident
34:58que...
34:59Je n'arrête pas de dire
34:59qu'ils adorent
35:00ce coaching
35:01et cette envie de jouer.
35:02Qu'ils le montrent maintenant.
35:03C'est bien beau de dire
35:04qu'on aime notre entraîneur,
35:05on aime sa philosophie de jeu.
35:07Mais montrez-le sur le terrain,
35:08les gars.
35:08– Oui.
35:09– Voilà.
35:10– Mais ça, le coach,
35:11comment tu veux qu'il fasse ?
35:11– Je fais juste un petit retour
35:13parce que là,
35:15je vous invite
35:16à revenir avec moi
35:17juste avant
35:18sur la première mi-temps danger.
35:21Vous y êtes ?
35:22– Hum.
35:22– D'accord ?
35:23On mène un zéro,
35:24donc on fait une première mi-temps
35:27qui était plus que correcte.
35:29Hum.
35:29– Hum.
35:30– Hum.
35:30– Ben, on mène un zéro,
35:31il y a du jeu,
35:32on récupère les ballons,
35:33Stambouli,
35:34par rapport à ce que tu disais,
35:36là, on y était.
35:37Et sur les matchs
35:39qu'on avait perdus,
35:40il y avait des choses aussi
35:41qui étaient intéressantes
35:41à Lyon.
35:42Enfin, voilà.
35:43– Oui.
35:43– Et pour moi,
35:45là, il y a eu un déclic,
35:47mais malheureusement négatif.
35:48– Un mauvais déclic.
35:49– Oui, malheureusement.
35:50C'est ce pénalty manqué
35:51par Habib
35:52qui derrière,
35:53tu n'amènes pas
35:54à prendre
35:54ces trois premiers points.
35:57Et puis derrière,
35:58tu vas à Monaco
35:58où tu fais du jeu,
36:01tu marques début,
36:01mais tu en prends 5 quand même.
36:04Et puis là,
36:04arrivent les deux non-matchs
36:06parce que là,
36:06il y a deux non-matchs.
36:08Un qui est sans doute
36:09plus abordable que l'autre,
36:11le Havre,
36:12parce que le Havre,
36:13ils sont effectivement
36:14dans les mêmes conditions
36:16que nous
36:16à deux points
36:18ou trois points près
36:19ou quatre points
36:19parce qu'ils ont fait
36:20match nul là.
36:22Et puis l'OM,
36:23forcément,
36:25c'est d'un autre niveau.
36:27Donc, pour revenir
36:28sur ce que tu disais, Gérald,
36:29j'essaye d'être
36:30le plus objectif possible.
36:32Je ne ferme pas les yeux.
36:34Mon amour au FCM,
36:35vous êtes tous des amoureux
36:36du FCM.
36:36Donc, j'essaie d'être
36:37le plus lucide
36:38et de me dire,
36:39aujourd'hui,
36:40le FCM a pas eu
36:41toutes les armes
36:41avec des joueurs
36:43qui sont arrivés tardivement.
36:44Il y a eu des circonstances
36:45qui font que.
36:46La Ligue 1,
36:47ce n'est pas la Ligue 2.
36:48On a joué le haut tableau
36:49de la Ligue 1.
36:50Personne ne te laisse le temps.
36:51Mais je sais bien.
36:52Mais ce qui fait que,
36:54peut-être que,
36:54justement,
36:55il faut plus être
36:57tous ensemble
36:58derrière cette équipe.
37:00Sauf qu'aujourd'hui,
37:01les joueurs,
37:02ils ont tellement la tête
37:02dans le sceau
37:03qu'ils ne t'ont pas amené
37:04avec eux.
37:05Tu parlais de confiance,
37:06Bertrand.
37:07Il y a un match amical
37:08qui arrive là
37:09pour le FCM.
37:10Comme en droit
37:11de se poser quelque chose.
37:12Alors, je me doute
37:12que ce n'est pas forcément facile
37:13et que tu ne peux pas jouer
37:13contre qui tu veux.
37:14Mais alors là,
37:15tu vas jouer contre
37:16Waldorf-Mannheim
37:17qui est pensionnaire
37:18de 3e division allemande.
37:20Est-ce que ça aussi,
37:21ce n'est pas un peu juste ?
37:22C'est un entraînement.
37:24Mais d'autant que
37:24Stéphane Lemignan lui-même le dit.
37:25Le programme du début de saison,
37:27il a été fait en pensant
37:27que tu resterais peut-être
37:28en Ligue 2
37:28parce que les barrages
37:29étaient compliqués,
37:30c'était mal emmené.
37:31Tu le payes un peu aujourd'hui.
37:32Est-ce que là,
37:32d'avoir un petit manque d'adversité,
37:34quand tu cherches
37:34à rentrer dedans
37:35et à faire un machin,
37:36tu as gagné 4 ou 5-2
37:37contre Strasbourg,
37:38ça ne t'a pas aidé
37:38à faire beaucoup mieux
37:39en Ligue 1 derrière.
37:40Moi, tu sais,
37:41quand ils vont jouer contre eux,
37:43c'est peut-être le moyen
37:43de reprendre confiance.
37:44Tu gagnes 3, 4, 5-0.
37:46Mais regarde,
37:46je te dis but.
37:47C'est ce qui s'est passé d'ailleurs,
37:48tu joues encore moins bien.
37:50C'est ce qui s'est passé.
37:50Après,
37:51et je reviens
37:52à ce que je vous disais
37:53tout à l'heure,
37:54il y a une prise de conscience
37:55du groupe
37:56que le groupe doit faire
37:57à un moment donné.
37:58Ça oui, ça,
37:58on est d'accord.
37:59Ils doivent quand même
37:59se rendre compte
38:00que ça ne va pas
38:01et qu'il faut qu'ils fassent
38:02quelque chose
38:02et qu'il faut qu'ils se bougent
38:03et que ça ne passera
38:05que par une réaction
38:05qu'ils peuvent avoir.
38:07Parce que là,
38:07en plus,
38:08en parlant de continuité,
38:08tu as la trêve qui vient
38:09donc c'est ça
38:09que tu as des joueurs en moi aussi.
38:10Comme le dit Bertrand,
38:11le mignon,
38:12il vient,
38:12il leur propose,
38:12il leur dit
38:13il faut être plus machin,
38:15plus ci,
38:15plus ça,
38:16plus de pressing.
38:17Il leur donne les armes.
38:18Il leur dit
38:18vous faites comme ça,
38:19sortez comme ça.
38:20Pas l'aspect tactique,
38:21j'en sais rien.
38:22Ils travaillent tactiquement
38:22pour faire des pressings.
38:24Oh, je ne sais pas.
38:25Ils doivent le faire déjà.
38:26mais admettons
38:27qu'ils refassent ça
38:28dans les 15 jours.
38:29Ils font un match
38:30contre une équipe
38:31en se disant
38:32on va mettre 4-5 buts,
38:33ça va redonner confiance
38:34à Diallo
38:35qui va mettre 3 buts.
38:37Donc,
38:38ils le savent tout ça.
38:40Mais,
38:41je reviens,
38:42le point de départ,
38:43c'est ton groupe
38:44qui doit prendre conscience
38:45de ce truc-là
38:46et qui doit forcer la chose.
38:50Le mignon,
38:50il ne joue pas.
38:51Il a joué,
38:52mais il a joué il y a longtemps.
38:53Le mignon,
38:53il est comme nous.
38:54Il ne joue plus.
38:55En tout cas,
38:55Stéphane Le Mignon,
38:57lui,
38:57a encore confiance
38:58en son groupe.
38:59On peut peut-être l'écouter.
39:00Il nous reste encore
39:01un petit peu de temps.
39:02C'est en conférence de presse
39:03d'après-match.
39:05Lui,
39:05en tout cas,
39:05il est persuadé
39:06que ses joueurs
39:06sont capables
39:07de faire un petit peu mieux.
39:08On l'écoute.
39:09C'est notamment
39:10au niveau technique,
39:10au niveau du jeu.
39:11Il y a des choses
39:12qui sont faites
39:13correctement depuis le début.
39:14C'est un peu à l'image
39:15de la mi-temps.
39:15C'est des choses
39:16qui sont assez intéressantes.
39:17On arrive à ressortir
39:18par séquence.
39:19On met un petit peu
39:20de difficulté dans ce bloc.
39:25C'est vrai qu'on a pris
39:27trois buts
39:27et c'est difficile.
39:28Mais bon,
39:28c'est contre Marseille.
39:29Donc,
39:29il faut relativiser ça.
39:32Sûrement,
39:33la déception,
39:33c'est plutôt
39:34la semaine dernière
39:34contre le Havre
39:35où on ne semble pas
39:35faire un match
39:36totalement engagé.
39:39Là,
39:39je pense que je n'ai pas
39:40grand-chose à reprocher
39:41de ce côté-là
39:41dans l'engagement
39:42au niveau des joueurs.
39:43On ne peut pas reprocher ça.
39:45Moi,
39:46je crois qu'on a
39:47les capacités
39:47de se battre
39:48avec beaucoup d'équipes
39:49dans ce championnat.
39:50Évidemment que la psychose
39:51de la première victoire,
39:52elle est là
39:52et ça commence à être pesant
39:54même si aujourd'hui
39:55contre Marseille,
39:55ça aurait été un exploit.
39:56Il va falloir travailler
39:57pour être plus performant
39:58et puis on a 15 jours
39:59pour mettre l'équipe
40:00dans la meilleure disposition
40:01pour aller faire
40:03un résultat à Toulouse.
40:04Bon,
40:04on a fait un petit peu
40:05le tour de tout ce qui a été dit,
40:07Bertrand,
40:07de ce que dit Stéphane Lemieux.
40:08La conférence en groupe,
40:09il sait qu'il est capable
40:09de lutter,
40:11pas avec toutes les équipes,
40:11mais avec certaines équipes
40:12de son championnat
40:13et il y a la psychose
40:14de la première victoire.
40:15Donc, globalement,
40:16on n'est pas dans le faux.
40:17Mais maintenant,
40:17il faut réussir à,
40:18j'aurais dit,
40:19à ne pas passer la deuxième.
40:20Là, c'est presque la troisième
40:21voire la quatrième.
40:22Après, là,
40:22il est devant la presse.
40:25Il y a de la com' aussi.
40:27Tu ne peux pas tout dire.
40:29Je veux dire,
40:29il y a des choses
40:30qui doivent rester
40:31dans le vestiaire.
40:32Peut-être que le discours
40:33sera plus musclé,
40:34en tout cas,
40:34je l'espère,
40:35parce que forcément,
40:36on attend tous une réaction.
40:39Si j'étais coach
40:41à ce moment-là
40:42d'une équipe
40:42qui est en difficulté,
40:44parce qu'elle l'est,
40:45en fait,
40:46j'arrêterai de parler
40:48de cette première victoire.
40:49Je n'en parlerai plus.
40:50Je n'apporterai plus le sujet.
40:52C'est des leviers psychologiques.
40:54Je ne suis pas un expert
40:54en psychologie,
40:55mais j'ai la chance
40:56de suivre une formation
40:57à Clairefontaine
40:58où il y a des entraîneurs
41:00qui travaillent
41:01sur la psychologie.
41:04Il y a des leviers
41:05qui sont importants.
41:07Et ce n'est pas tout
41:07de dire,
41:08fais-ci,
41:09parce que si ça se passait
41:09comme ça,
41:10ça serait quand même
41:10vachement facile
41:11d'être coach.
41:12Et on voit
41:13toute la difficulté.
41:15Donc, du coup,
41:15je travaillerais plutôt
41:18sur le fait
41:20d'emmener
41:22les personnes,
41:23travailler peut-être
41:24sur des moments,
41:26Bernard,
41:26tu en entends parler
41:27quand tu étais joueur,
41:29des moments
41:29où vous viviez
41:30en dehors
41:31du terrain.
41:32Et c'est marrant
41:33parce que…
41:34On a fait un stage à Rome
41:34comme a fait Marseille
41:35l'année dernière.
41:35Là,
41:35j'ai lu quelque chose
41:38sur l'Olympique Lyonnais.
41:39Là,
41:41actuellement,
41:41alors toi,
41:41tu le faisais à l'époque,
41:42mais aujourd'hui,
41:44l'Olympique Lyonnais,
41:45il disait que chaque semaine,
41:47en début de saison,
41:48ils faisaient un barbecue
41:49chez les joueurs,
41:49ils ont instauré ça eux-mêmes
41:51et il y a des liens
41:52qui se créent forcément.
41:54Et à un moment donné,
41:55ça peut être délevé.
41:56Je ne dis pas
41:56que ça doit être comme ça.
41:58Tu peux parler de ça
42:00avec Michel Etor,
42:01notamment,
42:01qui était, lui,
42:02alors vraiment…
42:03Roi des barbecues.
42:04Non,
42:05pas le roi des barbecues.
42:05Je rigole.
42:07Au FC Metz,
42:08c'était comme ça.
42:10C'était,
42:10après tous les matchs,
42:11les joueurs mangeaient ensemble,
42:12mais pas par rapport
42:13à ce que le club faisait.
42:15C'était les joueurs
42:16qui allaient manger ensemble.
42:17Le club n'avait rien
42:17à voir là-dedans.
42:18Quand il y avait un souci,
42:19quand on avait un problème
42:20et on s'est trouvé
42:21dans des situations difficiles,
42:23des situations
42:24où on n'était
42:24en queue de classement
42:25et où on n'était pas bien,
42:26avant que le coach arrive,
42:29on fermait la porte
42:30du vestiaire,
42:31on se disait des trucs
42:32dans le vestiaire,
42:33nous,
42:33et en se disant,
42:37oh les gars,
42:37on ne va pas descendre.
42:38On ne va pas descendre.
42:39On ne va pas descendre à Metz.
42:41Ce n'est pas vrai.
42:42Donc, dimanche,
42:43il y a,
42:44je ne sais pas,
42:45n'importe quel était
42:46l'adversaire,
42:47on va leur marcher dessus.
42:49Mais il y avait,
42:51dans l'équipe,
42:52plusieurs personnalités
42:54qui étaient capables
42:56d'entraîner
42:56éventuellement,
42:57ceux qui étaient
42:58un peu moins,
42:59voilà,
43:00ça se passait comme ça
43:01tout le temps.
43:01Alors,
43:02on n'a pas été
43:02champion du monde,
43:03on n'était pas champion du monde,
43:05mais il y avait
43:06cet état d'esprit
43:06et il y avait cet état d'esprit
43:08qui faisait aussi
43:08que l'OM de l'époque,
43:11quand il venait ici,
43:13il craignait.
43:15Mais c'est,
43:16j'entends tout ça,
43:17c'est très bien
43:17de parler du passé.
43:18Non, non,
43:19je te parle du passé.
43:20Pour te dire,
43:20il faut qu'ils essayent
43:22de faire ça.
43:23Voilà,
43:24si tu n'as pas
43:24de la niac
43:25et de la volonté,
43:26tu ne pourras jamais
43:27n'y venir ta valeur
43:28par rapport aux autres équipes
43:29du championnat.
43:29On sait tout ça,
43:30Bernard,
43:30mais une fois qu'on le sait,
43:31Manon,
43:31on fait quoi ?
43:32Parce que là,
43:33je suis désolé,
43:33elle est quand même inédite.
43:34Peut-être qu'on osse
43:35un petit peu le temps,
43:36déjà.
43:36Oui,
43:37mais vous pensez
43:38qu'il n'ose pas le temps ?
43:40Il doit osser le temps.
43:42Et je te répète,
43:43aux joueurs,
43:44de prendre ça en compte
43:45et de faire ce qu'il faut.
43:47Les joueurs qui jouent malheureusement,
43:48pas malheureusement,
43:49heureusement,
43:50c'est les joueurs qui jouent.
43:51Bertrand,
43:52t'es sur le banc.
43:53T'as des trucs,
43:54des fois,
43:54tu leur dis
43:55et quand ça ne passe pas,
43:56t'es impuissant sur le banc.
43:58Voilà.
43:59Et si ça se passe bien,
44:00c'est les joueurs qui jouent.
44:01Dans cette situation-là,
44:01je suis désolé,
44:02messieurs.
44:03Tu veux faire quoi ?
44:04Tu ne vas pas changer
44:0540 joueurs,
44:05enfin 25 joueurs ?
44:06Non,
44:07mais encore une fois,
44:08il y a des leviers.
44:08Je suis désolé,
44:09j'adore Stéphane Lemignan,
44:11mais la question doit être posée.
44:12On est à la J7,
44:13je suis désolé,
44:14on a l'impression
44:15qu'on n'ose pas en parler.
44:16Parce que paradoxalement,
44:18je ne vais pas finir Bernard.
44:19Je n'ai pas le même avis.
44:20Pour une fois,
44:20je n'ai pas ton avis.
44:21La seule différence
44:22avec les années précédentes,
44:24c'est que là,
44:24on a un entraîneur
44:25qui nous a donné du plaisir.
44:27Parce que la même situation comptable
44:30avec un Laszlo Bologna,
44:31avec un Frédéric Antonetti,
44:33tout le monde serait déjà
44:34en train de demander
44:35sa tête.
44:36Mais tu rigoles
44:36et personne ne disait rien
44:37et aucune personne
44:39n'a dit rien.
44:39Même le président
44:40lui ne disait rien.
44:41Maintenant qu'on a vécu
44:42tout ça,
44:42il y a quand même eu des...
44:44Avec Antonetti et Bologna,
44:45il n'a rien dit
44:45pendant combien de temps ?
44:47Il n'a pas dit ça
44:48trois matchs.
44:48Oui, mais on n'était pas
44:49dans la situation-là.
44:49On a même prolongé entre-temps.
44:50Je suis désolé.
44:51Là, je suis désolé.
44:53Ça me rappelle
44:53l'époque Kinsberger,
44:54encore une fois.
44:55On adorait cet entraîneur.
44:56Mais malheureusement,
44:57c'était un crève-cœur.
44:58Il a fallu prendre des décisions
45:00et c'était un championnat
45:01à 20 équipes
45:01qui étaient beaucoup plus longs.
45:03Là, il n'y en a que 18.
45:04C'est beaucoup plus court.
45:05Donc, je suis désolé.
45:06On est à la journée 7.
45:08Il y a deux points.
45:09Il faut être pragmatique
45:09à un moment donné.
45:10Même si ça fait mal au cœur.
45:12Même si c'est un entraîneur
45:14qui nous a promis
45:15de redonner du plaisir
45:16et il l'a fait en Ligue 2.
45:19Je ne dis pas
45:19que c'est la solution
45:20mais peut-être
45:21que la question peut se poser.
45:22On va s'arrêter là-dessus, Bernard.
45:23Est-ce que c'est l'homme
45:25de la situation ?
45:26Ça peut se poser.
45:26Il faut qu'il change
45:27d'entraîneur.
45:28Et moi, je viendrai te voir
45:29en fin de saison.
45:30Je ne dis pas que c'est la solution.
45:30Les rendez-vous sont pris,
45:31j'ai hâte.
45:31Mais je pense qu'on a
45:32quand même le droit.
45:33Oui, mais tu as tous les droits.
45:35Tu as le droit d'avoir
45:35un avis sur la table.
45:37Et je n'ai pas envie
45:37qu'ils partent
45:38parce que je l'aime bien.
45:39Mais à un moment donné,
45:40malheureusement,
45:41c'est le football moderne.
45:42On verra ce qui se passera
45:43dans les prochains jours
45:45pour Stéphane Lemunan,
45:46les prochaines semaines,
45:47voire les prochains mois.
45:48Qui sait ?
45:48Peut-être qu'il t'amènera
45:49en Europe.
45:49Je ne sais pas.
45:50J'espère.
45:52Il nous reste encore
45:53quelques minutes.
45:53Évidemment, on va prendre
45:54le temps de parler
45:55de l'actualité du FC Metz
45:57avec un grand A.
45:58C'est l'heure du temps additionnel.
46:04Ce vendredi,
46:05le FC Metz
46:05et ses nombreux fans
46:07ont appris la disparition
46:08de Marcel Husson
46:08à l'âge de 88 ans.
46:10On l'a vu,
46:10une minute d'applaudissement
46:11a été observée
46:12avant la rencontre.
46:14Bernard,
46:15je me tourne vers toi.
46:16Marcel Husson,
46:16c'était un milieu de terrain,
46:17un capitaine,
46:18un entraîneur historique,
46:19mais pas que.
46:20Ah ouais, non,
46:21c'était Marcel.
46:22Ça a été tout ça
46:23et ça a été pour
46:24tous les garçons
46:26de ma génération,
46:27ça a été comme notre papa.
46:29C'était…
46:30Ah ouais.
46:31Autant il pouvait être
46:32excessif
46:33très très très exigeant.
46:38Autant il faisait
46:39la part des choses
46:40et à côté de ça,
46:42c'était notre père,
46:43voilà,
46:44et c'était quelqu'un
46:45d'hyper généreux.
46:47C'est un peu l'émotisé
46:48par Carlo Molinari.
46:49Ouais, ouais.
46:49On va regarder,
46:50si tu veux,
46:50il n'est pas dans République.
46:52C'est compliqué de dire
46:53autre chose.
46:53Hyper généreux,
46:54et je te dirais
46:55dans tous les sens du terme,
46:56dans ce qu'il faisait,
46:58dans tout,
46:58et quelqu'un
47:01de très compétent,
47:02très très compétent.
47:03Et voilà,
47:04donc moi,
47:05j'ai vécu ici
47:06avec lui
47:073-4 saisons,
47:08mais je le connaissais
47:09depuis que j'étais gamin déjà.
47:10En fait,
47:11Marcel avait joué
47:12avec mon papa au FC Metz.
47:14Donc,
47:14et moi,
47:15quand j'ai joué
47:16au foot à Florens,
47:17j'étais môme,
47:18j'avais 16 ans,
47:19Marcel jouait à Ameneville.
47:20J'ai joué contre lui.
47:21Et on avait eu,
47:23oulala,
47:24ouais,
47:24on avait eu des soucis.
47:25Et moi,
47:26quand je suis rentré
47:26après le match,
47:27je dis à mon père,
47:28papa,
47:28mais qu'est-ce qu'il fait,
47:29le gars-là,
47:30il est,
47:31enfin,
47:31il est fou,
47:32je n'ai pas dit
47:32qu'il était fou,
47:33mais je dis,
47:33franchement,
47:34il est impressionnant
47:36et tout,
47:37de ta agressivité.
47:38Et mon père rigole.
47:39Il me dit,
47:39mais tu ne le connais pas,
47:40c'est un mec adorable et tout.
47:41Et 15 jours après,
47:42on vient au match à Metz
47:42et on tombe sur lui
47:43devant le stade.
47:46Et on voit les mots de…
47:46Un mec d'une simplicité
47:47et très adorable.
47:49Très compétent au foot
47:50et je vais vous en dire
47:50encore une
47:51et après j'arrête.
47:52On a joué à Sochaux,
47:53je ne sais plus
47:54en quelle année,
47:55au bout de 10 minutes,
47:56on est mené 2-0.
47:57Stéphane Paye a marqué
47:58deux buts.
47:59Alain Colombo
48:00est remplaçant.
48:02Au bout de…
48:02à la 11ème,
48:04donc on est mené 2…
48:04on prend le deuxième but.
48:08Direct,
48:09on fait l'engagement,
48:10enfin,
48:10avant l'engagement,
48:11il appelle Plamen Markov,
48:12international,
48:13bulgare,
48:13coupe du monde
48:14avec la Bulgarie,
48:15enfin bref.
48:16Plamen,
48:16viens,
48:16viens,
48:17qu'est-ce qu'il y a ?
48:17Viens,
48:17viens,
48:18tu sors.
48:19Au bout de 10 minutes,
48:20il le sort,
48:21il lui dit,
48:21mets-toi assis là,
48:22je vais t'expliquer.
48:23Il le met assis,
48:24il fait rentrer Alain Colombo,
48:25il dit,
48:25tu prends Stéphane Paye.
48:26On a fait 2-2
48:27à Sochaux.
48:29Et à Plamen,
48:29il lui a expliqué
48:30que c'était
48:31une considération tactique,
48:33que ça ne avait rien à voir
48:33avec son match et tout.
48:35Voilà,
48:35et le week-end d'après,
48:36Markov est rentré.
48:37Donc Marcel,
48:38en 10 minutes de temps,
48:39clac,
48:39il a tout refait,
48:41il nous a remis en place
48:42et on a fait 2-2.
48:43Et c'est un des premiers entraîneurs
48:45à nous avoir fait jouer
48:46en 3-5-2.
48:47On jouait à 5 au milieu.
48:48Donc,
48:51il voulait qu'on marque des buts,
48:52il voulait qu'on sorte.
48:53De temps en temps,
48:54on prenait des caisses,
48:55ça arrivait,
48:56mais à côté de ça,
48:57on marquait des buts
48:58et bon,
49:00moi le souvenir,
49:00enfin,
49:01le souvenir qu'on a,
49:02nous, footballeurs,
49:04c'est que c'était hyper agréable
49:05de jouer sous ses ordres
49:08et qu'on a fait
49:09des super résultats avec lui.
49:11Donc,
49:12on est tous très,
49:13très,
49:13très malheureux
49:13de sa disparition.
49:15Je ne sais pas si c'est un hasard
49:15parce que c'est quand même
49:1641 ans,
49:17pile pour lui.
49:18au jour après la victoire
49:20à Barcelone.
49:21Et un petit mot aussi
49:21pour sa femme,
49:22il y a sa femme
49:23qui a toujours été
49:24près de lui,
49:24Chantal,
49:25et elle a été extraordinaire
49:26et elle a été pour beaucoup
49:27aussi dans la personnalité
49:30de Marcel.
49:30voilà.
49:31– Bertrand,
49:32on parle souvent
49:32des amoureux
49:33de GFC Metz,
49:35Bernard Levan en fait partie,
49:37tu en fais partie également
49:38et ce Marcel Husson,
49:40c'est quelqu'un qui a,
49:41on l'a dit,
49:42marqué l'histoire de ce club.
49:45Il n'y a pas de hasard.
49:46Je trouve ça assez fou,
49:47d'ailleurs,
49:47ça fera partie de la liste
49:49des longues anecdotes
49:49de Marcel Husson,
49:50mais là,
49:51ce 41 ans,
49:51jour pour jour,
49:52c'est quand même
49:52assez particulier.
49:53– Alors,
49:54je n'ai pas la même histoire
49:55que M. Husson.
49:58Lui,
49:59elle est liée pour moi
50:00avec mon papa aussi.
50:02Mon papa était journaliste
50:04au République à Lorrain
50:05et à l'époque,
50:08j'accompagnais mon papa
50:10dans les travées
50:11de Saint-Symphorien
50:11parce que juste avec
50:12la carte de presse,
50:13tu rentrais,
50:14tu étais mis assis
50:14dans les…
50:16j'étais même sur les marches.
50:18Effectivement,
50:19j'ai 8 ans à l'époque,
50:20en 84,
50:21donc le fait marquant,
50:23c'est cette date-là
50:24dont tu fais référence,
50:26Emmerich.
50:27Donc moi,
50:28ça a un peu lancé
50:29mon histoire
50:29et mon amour
50:30avec le foot
50:31et ce que j'ai apprécié
50:35chez Marcel Husson,
50:37c'est cette compétitivité
50:39et je pense que Bernard
50:42est mieux placé que nous
50:43et que moi
50:44pour en parler,
50:45mais des matchs
50:46où ils participaient,
50:48ils étaient longs,
50:49voire très longs
50:50s'ils ne gagnaient pas.
50:51– Il fallait qu'ils gagnent.
50:52Donc,
50:52un match d'entraînement
50:54qui durait une demi-heure,
50:56ça durait des fois une heure
50:57tant que son équipe
50:57dans laquelle il s'était inclus
50:59ne jouait pas,
51:00ne gagnait pas, pardon.
51:02Je trouve ça fabuleux.
51:02– Je ne sais pas
51:03si on peut faire ça
51:03encore jouer
51:04parce qu'un match
51:04pourrait durer assez longtemps.
51:05– Non,
51:05mais justement,
51:06ça résume bien
51:07peut-être une autre époque
51:08et puis,
51:09il incarnait bien
51:10les valeurs
51:11les valeurs mozellanes,
51:12les valeurs du territoire,
51:13du club,
51:15de M. Molinari.
51:16Voilà.
51:17Donc moi,
51:17il a baigné mon enfance
51:20et effectivement,
51:20j'étais triste
51:21d'apprendre cela ce week-end.
51:22– Évidemment,
51:23nos pensées vont
51:24à sa famille
51:25ainsi qu'à ses proches.
51:26On n'oubliera jamais
51:27ce qui a été fait
51:28par le passé
51:29par Marcel Husson,
51:30FC Metz.
51:30Nous, malheureusement,
51:31messieurs,
51:31on va devoir s'arrêter là
51:32pour cette émission.
51:33On aimerait aussi
51:34qu'elle dure comme ces matchs
51:35indéfiniment
51:36jusqu'à ce qu'on gagne.
51:37Tiens,
51:37histoire de faire durer
51:38un petit peu le plaisir,
51:39on doit s'arrêter là
51:39mais on se retrouve très vite
51:41sur Moselle TV.
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