00:00Bien sûr, quand on refuse de regarder le réel, on décrit le réel comme coupable.
00:05Mais à la fin, ce qui compte, c'est d'ouvrir les yeux sur la réalité.
00:08Tous les totalitarismes, toutes les pulsions dictatoriales
00:11commencent par la volonté de réduire au silence ceux qui disent une réalité qui dérange.
00:17Et vous le rappeliez à l'instant, effectivement, aujourd'hui, on entend de plus en plus souvent,
00:21j'en ai été le témoin direct, mais d'autres le sont aussi.
00:24Il y a quelques jours, j'ai eu droit à ce slogan merveilleux, Bellamy à l'échafaud,
00:28je vois que la gauche n'a pas renoncé à cette pulsion totalitaire qui a marqué son histoire.
00:32Et quand vous avez ça, vous avez quelle possibilité juridique de poursuite quand on vous cribe et Bellamy à l'échafaud ?
00:38Ma première possibilité, c'est de regarder avec...
00:41Vous êtes député européen.
00:43Avec la désolation que cela mérite, ce spectacle confondant.
00:47Honnêtement, ça m'est indifférent.
00:49Il y a des gens très courageux qui affrontent la réalité de menaces qui les visent directement.
00:53Ce n'est pas mon cas.
00:53Et je dois dire que mon admiration va à tous ceux qui, aujourd'hui, dans le silence, se confrontent à la réalité du danger.
01:01Mais le problème, c'est qu'on ne peut justement pas...
01:02Moi, je ne me sens pas en danger et je ne peux surtout pas faire croire que je le suis.
01:05Mais on ne peut pas s'habituer à ça, vous le disiez tout à l'heure.
01:07Non, bien sûr.
01:08Ce que je constate, encore une fois, c'est la réalité du silence porté sur la montée de cette pression contre tous les discours qui dérangent.
01:18Mais encore une fois, j'ai beaucoup plus d'admiration pour tous les professeurs qui, aujourd'hui, continuent de faire leur travail courageusement,
01:23malgré la pression d'un islam intégriste qui leur interdit de parler de la Shoah ou de la réalité, de la biologie.
01:33Parce qu'il y a des choses qui sont interdites désormais dans bien des salles de classe.
01:37J'ai beaucoup plus d'admiration pour des gens qui, aujourd'hui, sont confrontés silencieusement à la réalité de ces menaces.
01:46Ce qui compte, c'est de ne pas s'y habituer.
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