00:00C'est parti !
00:30C'est parti !
01:00C'est parti !
01:30C'est parti !
01:59C'est parti !
02:01C'est parti !
02:30Je vais te donner un conseil pour les spectacles.
02:33Tu arrives avec une chanson canon, il faut que ton entrée, on s'en souvienne tout le temps, tu finis avec une chanson canon et au milieu tu te débrouilles.
02:40Je n'avais pas oublié ça.
02:42Je n'avais pas oublié ça.
02:44Et si vous avez vu tous les spectacles de Johnny, toutes ses entrées ont été incroyables.
02:48Alors il y en a une, il enigrait un zénith où il arrivait dans un point, il y avait un bras gigantesque et au bout, il y avait un énorme point, le bras articulé et la main allaient au-dessus de la foule.
03:00Le point s'ouvrait, Johnny apparaissait et chantait.
03:03C'était un effet incroyable.
03:05Un jour, Johnny me dit, hier soir, le point ne s'est pas ouvert.
03:09Comment ça ?
03:16Eh, je n'ai pas ouvert.
03:18Mais tu es resté combien de temps ?
03:20Fin exemple, 20 minutes.
03:23Eh bien, c'est lent.
03:25Et alors ?
03:25Eh bien, alors je vais leur raconter.
03:27Surtout que les gens, ils savaient bien les gens que j'étais dans le point, au-dessus de leur tête.
03:32Ils disaient, eh Johnny, tu n'auras pas enfermé.
03:36Ça ne m'a pas fait rire du tout.
03:39Johnny.
03:40Et alors là, je vais vous raconter ce qui restera un de mes plus grands souvenirs quand j'aurai tiré ma révérence.
03:45Et il m'a encore dit, il n'y a pas tellement longtemps de Johnny que ça restera son plus beau souvenir d'entrer en scène.
03:50Nous sommes en 98.
03:51Johnny doit chanter en septembre au Stade de France, ses trois premiers stades de France de sa carrière.
04:00C'est très important, d'autant qu'on ne sait pas, ni lui ni moi, que deux mois avant, Zidane et Deschamps vont gagner la Coupe du Monde.
04:07Donc il va chanter dans un stade mythique.
04:10Et là, je sais qu'il converge.
04:13Qu'est-ce que je vais faire comme entrée en faisant mon premier stade de France ?
04:18Et là, manque de bol pour moi.
04:20Il sait que j'aime tout ce qu'il vole, que je suis pilote privé d'hélico, un petit pilote du dimanche, mais j'ai mon diplôme.
04:27Et donc il m'appelle en janvier, 98, 4h du matin, les Bahamas.
04:32Drin, drin.
04:33Ah, c'est Johnny, qu'est-ce que tu fais ?
04:37Je dis, je dors.
04:38Ah ben réveille-toi, t'as vu Apocalypse, le film avec Coppola, tout ça, où ils attaquent le vieux tâme à quatre hélicoptères.
04:43Bon, on va attaquer le Stade de France à quatre hélicoptères et tu vas me déposer sur la fule. Bonne nuit.
04:46Je lume la lumière, la femme me dit, qu'est-ce que t'as ?
04:55Écoute, écoute, c'est dingue.
04:58J'ai rêvé que Johnny et moi, comme dans Apocalypse Now, on arrivait à quatre hélicoptères.
05:05Au lieu d'aller sur le Vietnam, on allait sur le Stade de France.
05:08J'étais le copilote, je faisais un stationnaire, je déposais sur la foule et je partais.
05:13T'as fait un cauchemar, remords-toi. C'est un mauvais rêve.
05:18Un mois plus tard, 4h du matin, Johnny, c'est Johnny, qu'est-ce que tu fais ?
05:23Je dis, je dors. Tu dors tout le temps, vas-y.
05:27Est-ce qu'ils sont prêts, les hélicoptères ?
05:29Je dis, mais Johnny, t'es fou, on n'a pas le droit.
05:32Je me suis renseigné.
05:33On n'a pas le droit.
05:34On ne peut pas surveiller une foule en hélicoptère,
05:37sauf si c'est le SAMU ou les pompiers.
05:39Eh bien, on arrive avec quatre hélicoptères, les SAMU.
05:44Il ne m'a pas lâché.
05:46Jusqu'au mois de mai, il ne m'a pas lâché.
05:48Finalement, après, j'ai tapé à toutes les portes,
05:51même à l'Élysée, le ministère de l'Intérieur,
05:54la Seine-Saint-Denis, les pompiers, les assurants.
05:56J'obtiens un hélicoptère.
05:58Dis, Johnny, réjouis-toi, on va pouvoir le faire avec un hélicoptère.
06:03C'est pas mon cul.
06:05Un hélicoptère.
06:06Alors, écoute bien ce qu'on va faire.
06:07On n'ira pas sur la foule, c'est interdit.
06:09On va décoller d'ici les Mouniaux, 50 mètres du sol.
06:11On sera à six minutes de ton entrée en scène.
06:14On va arriver.
06:15Là, on va faire un tour complet à Saint-Denis du stade,
06:18qui est un ovale vue d'en haut.
06:20Et puis, on va faire un stationnaire à la plombe de ta Seine.
06:24On va te descendre au bout d'un filet.
06:25Il y aura une croix.
06:26Ne t'inquiète pas, on en a répété la veille.
06:28On va te descendre à peu près une vingtaine de mètres en altitude.
06:30Tu vas enlever le mousqueton, tu vas avancer.
06:34Tu vas saluer la foule, comme Céline Dion à la peau du Titanic.
06:38Moi, je repartirai avec le pilote, avec le copilote.
06:41Et là, le temps d'une intro très longue,
06:44tu auras le temps de descendre sous la Seine,
06:46et tu sortiras de la Seine.
06:48Euh, j'ai rien compris.
06:49Eh bien, Johnny, eh bien, on va répéter.
06:53Alors, on a répété.
06:55Et voilà le repérage.
06:57Ce sont des images que peu de gens ont vues, vous savez.
06:59Donc voilà, le stade de France est en vue.
07:02Laetitia est derrière.
07:05Et voilà, tout est prêt.
07:0720h30, soir du concert.
07:09On va décoller.
07:11Johnny est concentré.
07:12C'est bruyant d'un hélicoptère.
07:15On a nos casques.
07:17Je décolle.
07:18Hauteur du deuxième étage de la tour Eiffel.
07:20Direction la Défense.
07:22Et déjà, on aperçoit le stade de France.
07:24On arrive au-dessus de la Défense.
07:25J'ouvre la porte à glissière de l'hélicoptère
07:27pour que les caméras voient qu'on est vraiment au-dessus de Paris,
07:30au-dessus de la Défense.
07:31C'est incroyable comme image.
07:33Johnny regarde comme ça.
07:34Un bruit avec le rotor, etc.
07:36Et là, Johnny devient blanc.
07:39Et dans son casque, il me hurle.
07:40« Arrête ça tout de suite, j'ai le vertige. »
07:45« Redéponge-moi tout de suite, j'ai le vertige. »
07:49Au bord des larmes.
07:50Il dit « Mais Johnny, tu chantes dans 4 minutes. »
07:52« Oui, mais j'ai le vertige. »
07:54Même tout petit, j'avais le vertige.
07:57Et je crois que j'ai gerbé sur la Défense.
08:02Finalement, il n'a pas eu le vertige longtemps.
08:05Il s'est ressaisi.
08:06Il l'a fait.
08:08Il était très fier de ça.
08:09Mais fier, il m'en parlait tout le temps.
08:11Voilà.
08:12Et c'est un document que j'ai gardé pour moi longtemps.
08:14Mais je vais vous le faire partager quand même.
08:16Voilà ce qu'il a fait.
08:18Voilà.
08:21On était à la Défense une minute avant.
08:23Voilà.
08:25Il n'a pas la tête d'un mec qui va gerber.
08:26Tu vois ?
08:2785 000 personnes.
08:29Voilà.
08:30Il va enlever le squeton.
08:34Concentré.
08:36Il va aller saluer.
08:37Il va même avoir la coquetterie de se passer la main dans les cheveux.
08:40Clac, clac.
08:42Voilà.
08:43Il fait ce qu'on lui avait demandé.
08:44Il salue la foule.
08:45Pendant ce temps-là, avec le copilote, nous, on repart poser l'hélicoptère.
08:51Et là, fumigène, 14 juillet.
08:55Et il attaque une chanson inconnue à l'époque.
08:57Allumez le feu.
08:58Chapeau à l'artiste.
08:59Alors, moi, je retourne à l'hélicoptère.
09:14Avec une moto, on se dépêche.
09:15Avec le pilote.
09:16Pour voir au moins la fin du concert, on arrive.
09:18Voilà.
09:18Je vais dans sa loge après.
09:20Premier stade de France, c'est pas rien pour un chanteur.
09:22Et je vais dans sa loge.
09:23Je dis alors, t'as vu ?
09:24On a réussi.
09:25C'est ce qu'il me dit.
09:26Pourquoi t'as eu peur ?
09:27Ça, c'est Johnny.
09:35Johnny, ce que j'ai pu rire avec lui.
09:40Un jour, je déjeune à Marne-la-Coquette.
09:43Elle est toute la famille.
09:44Il m'invite à déjeuner.
09:45Que vous connaissez maintenant, si vous suivez Dallas, saison 2.
09:49Et donc, on déjeune.
09:53Il est fatigué, évidemment.
09:54Il est toujours fatigué parce qu'il ne dort pas.
09:55Et donc, il est 13h, mais il vient de se réveiller.
09:59On parle quand même de son nouvel album.
10:01Il est content de parler de tout ça.
10:02On échange nos souvenirs.
10:04Et puis, c'est pas ce qui me prend.
10:07Au moment du dessert, je lui fais une réflexion qui va m'amener très, très loin.
10:13Je lui dis, tu sais, Johnny, je les ai goûtés.
10:16Qu'est-ce qui sont bons, tes yaourts ?
10:17Réflexion.
10:20Il n'a aucun intérêt.
10:22Mais vous allez voir l'importance qu'elle va avoir pour la suite.
10:26Et là, l'œil s'éclaire.
10:29Il me fait un cours sur le yaourt.
10:31Tout le monde me le dit.
10:32C'est des yaourts qui viennent de Suisse.
10:33Je l'ai fait venir.
10:35Il y en a des bio, il y en a la poire, il y en a la fromage, il y en a la pomme, il y en a la fraise.
10:40Un quart d'heure sur ces yaourts.
10:43Ils viennent de Suisse, mais tu devrais goûter également mes petits.
10:46Ils viennent du même endroit.
10:47Mes petits Suisses.
10:51Un cours sur les yens.
10:52Trois heures et quart, quinze heures quinze, je vais quand même rentrer.
10:55Ça a duré un peu longtemps de déjeuner.
10:56Il m'accompagne.
10:58Il me dit qu'il était très content que je sois là.
10:59Il me dit, j'ai voulu faire plaisir à Danny, qui connaît ma faim depuis longtemps.
11:04Je t'ai mis une caisse de yaourt dans le coffre.
11:06J'arrive chez moi, il me dit, c'est quoi ?
11:10C'est Johnny.
11:11Mais t'as fait les courses maintenant.
11:12Une caisse de yaourt.
11:14Un mois plus tard, canapé, vivant dimanche, spécial Johnny Hallyday pour un album qui sort.
11:20Il est heureux, tous ses copains sont là.
11:22Il y a Lelouch, il y a Mitchell, il y a Jean Reynaud.
11:24Il est heureux.
11:26Puis au bout d'une heure, la lumière se baisse pour un nouvel extrait.
11:30Et pendant l'extrait, dans la pénombre, il se penche vers moi et il me dit,
11:34« Arrête ça tout de suite. Arrête ça tout de suite, viens dans ma loge. »
11:39La lumière s'allume, j'invente un peu, pas de technique.
11:42« Excusez-nous, excusez-nous, on a juste un petit problème technique, mais pas très longtemps.
11:46Direction à la loge. »
11:50Je le fais bien.
11:52C'est lui qui m'a montré.
11:54Je lui ai dit, un jour je vais t'imiter.
11:55Il me dit, voilà ce qu'il faut que tu fasses.
11:56Alors on arrive, il ferme la porte de sa loge.
12:00Derrière, Camus, les maquilleuses, les gardes du corps, le coiffeur, la civique.
12:05Qu'est-ce qui se passe ?
12:06Ça se passait tellement bien.
12:07Qu'est-ce que Michel a pu dire ?
12:09Et là, sérieusement, il me dit,
12:13« Tu sais que je t'aime beaucoup ? »
12:17« Et je t'ai jamais fait beaucoup de cadeaux. »
12:19« Je m'achète un peu des yaourts. »
12:25« Johnny, on est pratiquement en direct. »
12:30« On a encore une heure de télé à faire. »
12:32« Il y a plein de chanteurs qui attendent. »
12:33« Ça pouvait attendre après l'émission. »
12:36« Ça me tue, mais quand même. »
12:38« Non, non, c'est tout de suite. »
12:40« Gûte-en un, ça va te donner un cul-de-fouet. »
12:43« Bon, j'en ai gouté un, ça va te donner un cul-de-fouet. »
12:47« Et les gens n'ont jamais su pourquoi. »
12:48« Plus tard, parce qu'il a dit, tu ne dis rien. »
12:51« Camus, mais qu'est-ce qu'ils ont pu se dire dans la loge ? »
12:54« Vous imaginez ? »
12:55« Un mois plus tard, l'épisode n'est pas terminé. »
12:58« Je suis dans mon bureau, au-dessus de Gabriel. »
13:00« Il est 11h du matin. »
13:01« La porte s'ouvre. »
13:03« La secrétaire me dit, il y a Johnny Hallyday qui est là. »
13:05« J'ai 11h du matin, c'est un sosie. »
13:07« Non, non. »
13:08« À 11h, jamais. »
13:09« À 11h, Johnny, non. »
13:11« C'était lui. »
13:12« Euh, que que ? »
13:14« J'ai été dans le quartier. »
13:16« Et je me suis dit, tiens, je vais faire plaisir à mon copain Michel. »
13:19« Je t'ai apporté des euros. »
13:21« Et si un des secrets de cette carrière magnifique pour Johnny, c'était pas les euros ? »
13:37« Ah, c'est un personnage. »
13:41« Je vais vous raconter quelque chose, je n'avais pas prévu de vous raconter ce soir, mais je vais le faire. »
13:45« Dernière soirée, mes dernières heures avec Johnny, à Limoges, Zénith de Limoges, juste avant la tournée. »
13:52« Vieille canaille, il est déjà pas bien. »
13:54« Et je vais préparer une émission de télé avec lui la nuit, on n'avait pas le choix. »
13:59« Et il chantait dans Calimoges. »
14:01« J'ai rendez-vous à 17h avec l'avion privé pour aller du Bourget à Limoges. »
14:06« J'arrive dans le salon VIP, au Bourget, et j'ai rendez-vous avec Johnny Hallyday, là-bas, au fond. »
14:13« Non, non, je parle de Johnny Hallyday. »
14:15« C'est lui. »
14:16« Comment ça, c'est lui ? »
14:17« J'approche, et je vois un vieux cow-boy affaissé, et qui dort profondément. »
14:24« Mais une toute petite chose, un vieux monsieur. »
14:27« Je dis, c'est pas Johnny. »
14:29« Je lève le chapeau. »
14:31« Il me dit, mais qu'est-ce que tu fais là ? »
14:33« Il me dit, Johnny, on va à Limoges. »
14:34« Et il me dit, qu'est-ce que tu vas faire à Limoges ? »
14:38« Je dis, c'est toi qui chante à Limoges. »
14:40« Et vous oubliez. »
14:41« Finalement, il se réveille. »
14:42« On l'amène, le van, direction l'avion. »
14:46« Il est titubant de fatigue. »
14:49« Mais fatigué, fatigué. »
14:51« Mais comment il va faire ? »
14:52« On monte dans l'avion, il se rendort. »
14:54« 20 minutes après, on est à Limoges. »
14:56« Il y a un van qui vient de chercher, avec moi. »
14:59« Il arrive dans les coulisses du Zénith de Limoges. »
15:04« Une voiture électrique, genre voiture de golfeur, vient le chercher. »
15:07« Il l'amène dans Saint-Noël, il s'assoit. »
15:09« Je lui donne un produit pour l'inhalation, parce que mon père était pneumologue, comme je connais ça par cœur. »
15:14« Je vois qu'il est en insuffisance respiratoire. »
15:16« Il a déjà son cancer qui est en route. »
15:19« Il est là. »
15:21« 18 heures. »
15:22« J'entends les 7000 personnes qui tapent du pied déjà. »
15:26« Johnny, Johnny. »
15:27« Il ne chante qu'à 20 heures. »
15:29« Il est là, mais Johnny... »
15:31« C'est fou, ça. »
15:34« Le manager Sébastien Ferrand ouvre la porte et Johnny lui dit, « Je ne chanterai pas ce soir. »
15:41« Et Ferrand me fait un clin d'œil. »
15:43« Six heures et demie, Johnny, Johnny, Johnny. »
15:45« Il est toujours, mais vraiment très mal. »
15:48« La porte s'ouvre, il est 19 heures, arrive le coiffeur, Mathieu. »
15:54« Il sort de sa torpeur. »
15:56« Un quart d'heure après, il a la banane. »
15:58« Il a déjà changé. »
16:00« 19h15. »
16:02« Johnny, Johnny, Johnny. »
16:04« Dans trois quarts d'heure, il est sur scène. »
16:06« Arrive la billeuse. »
16:08« Il se regarde dans la glace. »
16:10« Il a déjà rajeuni de 10 ans. »
16:12« La billeuse arrive. »
16:14« La maquilleuse. »
16:17« Il se lève à 19h30, 19h45. »
16:21« Il enlève son peignoir. »
16:23« On lui met ses centiagues. »
16:25« Il rentre comme un torréador dans son habit de lumière. »
16:29« Il se lève devant moi. »
16:31« Il a grandi 10 centimètres. »
16:33« Il est comme ça. »
16:34« Il est moins fatigué. »
16:36« Il est blanc de peur parce qu'il a toujours peur. »
16:39« Un petit coup d'inhalation. »
16:41« Je te laisse te concentrer. »
16:42« Non, tu es avec moi. »
16:43« Je le suis. »
16:46« Dans les coulisses qui mènent à la scène. »
16:50« Il n'est plus le même. »
16:51« Ce n'est pas ce mec-là que j'ai vu il y a cinq heures au Bourget. »
16:56« Ce n'est pas possible. »
16:57« Ce que j'ai vu au Bourget, c'est son grand-père. »
16:59« Et là, il rentre sur scène avec Poupeau et ses musiciens qui pouvaient être ses enfants. »
17:06« Et je dis que ce n'est pas le même. »
17:07« Pendant deux heures. »
17:09« Extraordinaire. »
17:11« Je vais le chercher à la sortie de la scène. »
17:14« Il sort. »
17:15« On lui enlève les centiègues. »
17:17« On lui met la chaise de golfeur pour le ramener dans la loge. »
17:21« Le coiffeur lui sèche les cheveux pour qu'il prenne froid. »
17:24« Il rentre dans la loge. »
17:25« Il a reperdu 10 centimètres. »
17:27« Il est à nouveau anéanti. »
17:29« On était à la 35e date. »
17:31« Il en a fait 90. »
17:33Salut l'artiste. »
17:35« Applaudissements. »
17:44Denis.
17:46La dernière fois que j'ai eu au téléphone, Johnny m'a dit une chose magnifique.
17:50Il m'a dit « J'ai été jeune tellement longtemps que je ne me suis pas vu vieillir. »
17:56C'est magnifique.
17:57C'est magnifique.
18:27C'est magnifique.
18:37C'est magnifique.
18:39C'est magnifique.
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