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00:00Interview Européen CNews, Romain Desarres.
00:058h13, la grande interview CNews Européen avec ce matin Charles Rodouel.
00:09Bonjour Charles Rodouel.
00:10Bonjour, merci pour votre invitation.
00:12Merci à vous d'être avec nous, députés ensemble pour la République des Yvelines.
00:16On va balayer toute l'actualité.
00:17Je voulais commencer évidemment par votre actualité,
00:20qui est une actualité politique bien sûr.
00:23Charles Rodouel, vous allez déposer une proposition de loi en mémoire de Philippines.
00:27Une jeune fille évidemment de 19 ans qui, il y a tout juste un an,
00:31a été violée, tuée et enterrée au bois de Boulogne par un homme visé par une OQTF.
00:36Ce drame a bouleversé les Français et au-delà.
00:39Vous dites ne plus vouloir qu'un drame pareil se reproduise pour d'autres familles.
00:43Et votre texte, le texte de votre proposition de loi, je cite,
00:46vise à améliorer la sécurité des Français et allonger la durée de rétention des criminels et délinquants étrangers.
00:53Vous l'avez préparé ce texte avec le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau.
00:56En quoi cette proposition de loi peut-elle donc améliorer la sécurité des Français ?
01:02Cette proposition de loi, à travers cette proposition,
01:04nous portons un message collectif de manière transpartisane,
01:07c'est que jamais l'État de droit ne nous condamnera à l'impuissance.
01:11La famille de Philippines a vite ma circonscription.
01:13Elle est d'une dignité extraordinaire depuis le drame qui lui est arrivé il y a maintenant un an.
01:18Et en mémoire de cette famille, en nom de cette famille, au nom des dizaines de familles françaises
01:22qui ont été attaquées de manière similaire ces dernières années,
01:26nous prenons des mesures qui, certes, visent à protéger nos libertés publiques,
01:30mais qui visent avant tout à améliorer et à renforcer la sécurité des Français.
01:34Parmi ces mesures, huit mesures très concrètes.
01:37Une des mesures phares que nous reprenons, avec Gabriel Attal,
01:40le président de mon groupe, Ensemble pour la République,
01:43avec Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur,
01:45et avec d'autres personnalités, je pense notamment à Michel Barnier,
01:48nous reprenons une mesure cardinale qui est d'allonger la rétention
01:52des criminels et délinquants étrangers présents illégalement sur le territoire français
01:57afin de pouvoir les empêcher de passer à l'acte
01:59et afin de pouvoir faciliter leur expulsion du territoire français
02:03avant qu'ils ne passent à l'acte contre des personnes telles que Philippines il y a un an.
02:08Parce qu'aujourd'hui la durée est trop courte,
02:10on n'a pas le temps d'expulser en 90 jours ?
02:12En tout cas la durée est beaucoup plus courte en France
02:14que ne serait-ce que d'autres pays européens.
02:17L'Allemagne est déjà à 180 voire à 210 jours de rétention.
02:21Notre objectif est de permettre la rétention de criminels et délinquants étrangers
02:25présents illégalement sur le territoire français
02:28en passant cette durée à 180 voire à 210 jours
02:32pour que ces personnes puissent être retenues
02:34et pour que ces personnes puissent être expulsées
02:37avant qu'elles ne passent à l'acte
02:39contre des familles, contre des jeunes filles,
02:41contre des jeunes garçons sur le territoire français.
02:43Alors cette mesure, elle avait été retoquée par le Conseil constitutionnel cet été.
02:48On s'en souvient.
02:48Comment est-ce que vous comptez surmonter cet obstacle ?
02:52Oui, cette mesure avait été censurée par le Conseil constitutionnel
02:55sur ses écritures et non pas sur son principe.
02:57Il aurait été délirant qu'elle soit censurée sur son principe
03:00puisque d'autres pays européens qui sont soumis aux mêmes droits européens que nous
03:03le pratiquent déjà.
03:05Donc nous avons travaillé une bonne partie de l'été de la rentrée
03:07avec Gabriel Attal, avec Bruno Retailleau,
03:10avec d'autres personnalités comme je vous le disais,
03:12notamment Michel Barnier,
03:14pour déposer un texte qui permet de passer les fourches codines
03:18du Conseil constitutionnel
03:19et qui va permettre d'allonger la durée de rétention
03:22de criminels et délinquants illégaux.
03:24Cette mesure, elle vient s'ajouter aux autres mesures
03:27que j'étais venu présenter chez vous cet été
03:29pour améliorer la sécurité des Français
03:31et prévenir le risque d'attentats,
03:34notamment en suivant mieux
03:35et en contrôlant mieux les personnes
03:37qui sont atteintes de troubles psychiatriques
03:39ou qui sont radicalisées
03:40avant qu'elles ne passent à l'acte.
03:42Ce sont huit mesures concrètes
03:43et j'espère que ce texte sera adopté
03:45de manière la plus large et la plus transpartisane possible
03:48parce que nous avons vraiment voulu trouver l'équilibre
03:51entre protéger nos libertés publiques
03:53mais assurer coûte que coûte
03:55la sécurité des Français face à ce type de menaces.
03:58Charles Rodouel, député ensemble pour la République des Yvelines,
04:01invité de la grande interview CNews Europe 1.
04:03De nombreux responsables politiques jugent
04:05que les sages du Conseil constitutionnel
04:07ont, je cite, capturé la démocratie
04:10et réclament une réforme du Conseil constitutionnel.
04:13Est-ce que c'est votre cas ?
04:14Moi, je réclame surtout, si c'est nécessaire,
04:16des réformes de la Constitution.
04:18C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'on a ce type de locage
04:20où, au gré des évolutions politiques,
04:22depuis 1958, notre Constitution a évolué à plusieurs reprises.
04:26Moi, ce que je peux vous dire, c'est que l'État de droit,
04:28jamais l'État de droit, ne peut nous condamner à l'impuissance.
04:31Moi, je suis attaché à l'État de droit.
04:32Je considère que l'État de droit, c'est notre démocratie,
04:34ce sont nos institutions,
04:36c'est la manière dont les Français peuvent voter,
04:37exprimer leur libre choix.
04:39Mais que cet État de droit, évidemment,
04:40ne nous condamne pas à l'impuissance.
04:42S'il y a des mesures qui sont bloquées
04:43par le Conseil constitutionnel,
04:45il y a toujours la possibilité pour la représentation nationale,
04:48pour les Français, pour les hommes et femmes politiques,
04:49de déposer des réformes constitutionnelles.
04:51Sur un tout autre sujet, par exemple,
04:53moi, je suis favorable à un référendum sur l'immigration,
04:56pour faire évoluer notre Constitution
04:58sur des sujets clés liés à ce sujet.
05:00Donc, on a toujours la possibilité
05:02de faire évoluer notre Constitution.
05:04En l'espèce, sur ce sujet-là,
05:06nous considérons que, dans l'écriture qui a été définie,
05:08nous pouvons passer la barre du Conseil constitutionnel,
05:11parce que nous nous sommes aussi appuyés sur son avis éclairé.
05:14Vous avez signé la pétition de Philippe Devilliers,
05:16qui réclame un référendum sur l'immigration ?
05:18Alors, cette pétition a eu un écho immense au sein de notre pays.
05:23La raison pour laquelle je ne l'ai pas co-signé,
05:25c'est que je ne suis pas d'accord sur les solutions
05:27que propose Philippe Devilliers.
05:28Philippe Devilliers, moi, je le respecte.
05:30C'est une personnalité qui porte une voix forte dans notre pays.
05:32Là, c'est une pétition pour obtenir un référendum sur l'immigration.
05:35Non, alors, un référendum, c'est quoi ?
05:36C'est un projet de loi qu'on dépose.
05:38Et un référendum est organisé autour d'un projet de loi.
05:41Moi, ce que je porte sur les questions migratoires,
05:43parmi d'autres collègues,
05:44c'est une immigration massivement réduite,
05:47fondée uniquement sur le travail,
05:49une immigration choisie pour répondre aux besoins de la nation.
05:52Donc, ça implique deux choix fondamentaux.
05:53Ça veut dire qu'on assume de mener une politique massivement réduite,
05:57mais une politique d'immigration de travail.
05:59Mais ça implique aussi qu'on assume d'assécher
06:01toutes les autres voies d'immigration,
06:04fin de l'immigration familiale, le regroupement familial,
06:07fin de l'immigration pour soins,
06:09réforme complète du droit d'asile
06:11pour éviter que le droit d'asile continue d'être un aspirateur
06:14à une migration irrégulière.
06:15Je constate hier que le gouvernement social-démocrate britannique,
06:20le gouvernement de gauche britannique,
06:22a annoncé la fin du regroupement familial au Royaume-Uni.
06:26C'est une mesure qui, à mon avis,
06:27il serait bon de porter pour notre pays
06:29la suspension du regroupement familial.
06:31Charles Rodouel, vous savez qu'il y a 500 000 étrangers
06:33qui sont en recherche d'emplois sur le sol français.
06:36C'est peut-être suffisant, non, pour les emplois non pourvus ?
06:39Mais c'est bien la raison pour laquelle
06:40nous devons mener, coûte que coûte,
06:42une politique d'immigration choisie.
06:44En 30 ans, on a voté 30 lois d'immigration.
06:46Là, on parle d'immigration qui sont déjà sur le territoire.
06:49J'ai bien compris.
06:50En 30 ans, nous avons voté...
06:51En 30 ans, nous avons voté 30 lois d'immigration.
06:56Pour quel résultat ?
06:5770% des Français qui rejettent notre politique migratoire
06:59centre, droite, gauche, confondus.
07:02Nous n'avons pas d'autre choix
07:03que de refonder notre doctrine sur ce sujet.
07:06Et les 500 000 personnes qui sont présentes
07:08sur le territoire français, qui cherchent un emploi,
07:10c'est vrai.
07:10Il y a aussi des milliers de Français
07:11qui cherchent un emploi sur le territoire français.
07:13Mais il y a besoin de faire venir d'autres personnes
07:15pour le travail ?
07:16C'est ce qu'on appelle la politique d'immigration choisie.
07:18C'est-à-dire, par exemple, peut-être qu'on va évoquer le sujet
07:20sur les questions des étudiants.
07:22Moi, je considère, parmi d'autres collègues,
07:24on a mené un gros travail sur ces questions,
07:26que l'immigration choisie, ça veut dire quoi ?
07:27Ça veut dire qu'on accueille moins d'étudiants
07:29en sciences sociales
07:30et plus d'étudiants dans les domaines de l'ingénierie,
07:33dans le domaine des sciences,
07:34dans le domaine des mathématiques.
07:35Parce qu'on constate aujourd'hui
07:36que ces personnes qui cherchent un emploi sur le territoire français,
07:39elles ont des compétences
07:40qui ne sont pas nécessairement recherchées
07:41par nos entreprises,
07:42par nos administrations,
07:43par les Français.
07:44Donc, l'immigration choisie, c'est quoi ?
07:46C'est réduire massivement nos flux migratoires
07:48avec les mesures que je vous ai partagées.
07:51Et ça veut dire surtout choisir
07:52les personnes qui peuvent rentrer
07:54sur le territoire français
07:55pour répondre aux besoins de la nation.
07:57Et Dieu sait que nous avons des besoins en la matière.
07:59Donc, sur l'Algérie,
08:00la France accorde de plus en plus
08:02de visas étudiants aux jeunes Algériens,
08:04mille de plus cette année par rapport à 2024.
08:06Et le Quai d'Orsay s'en félicite, vous aussi ?
08:09Je comprends que cette polémique choque.
08:12Très franchement,
08:13il n'y aurait pas dû avoir cette communication.
08:15Mais moi, je vais vous donner mon avis.
08:16Mais sur les faits,
08:17au-delà de la communication.
08:18Moi, sur les faits,
08:19je vais vous donner en toute franchise mon avis.
08:21Je suis pour la remise en cause
08:22des accords entre la France et l'Algérie de 68.
08:24Je suis pour la fin ou la suspension
08:26du regroupement familial,
08:27notamment vis-à-vis de l'Algérie.
08:28Mais sur la question des étudiants,
08:30mais ça dépend desquels.
08:31C'est-à-dire que là,
08:32vous pointez le nombre,
08:33mille de plus,
08:34évidemment que je comprends
08:35que ça peut choquer
08:36téléspectateurs et auditeurs,
08:37mais si c'est mille de plus
08:38dans le domaine des mathématiques,
08:40dans le domaine des sciences,
08:41dans le domaine des sciences de l'ingénieur,
08:43honnêtement, il faut regarder.
08:44Si c'est mille étudiants,
08:45en plus, dans les sciences sociales
08:46ou dans des filières
08:48qui ont moins besoin
08:49de personnes étrangères
08:50sur le territoire français,
08:51je comprends que ça choque.
08:52Donc moi,
08:53parmi d'autres parlementaires,
08:54on a demandé...
08:55Ce qui choque,
08:55c'est qu'on accorde des visas étudiants,
08:57en l'occurrence,
08:58à un pays qui refuse nos OQTF,
09:00à un pays qui ne veut pas relâcher
09:02nos compatriotes Boilem-Sansal
09:03et Christophe Gleize.
09:04Mais c'est la raison pour laquelle,
09:07depuis la rentrée,
09:08et heureusement,
09:09on a suspendu déjà les accords de 2013
09:12pour les dignitaires algériens
09:13et que nous avons toujours la possibilité,
09:15et c'est à quoi nous appelons
09:16avec Gabriel Attal,
09:17notamment à la suspension
09:19des accords franco-algériens de 68
09:20comme levier,
09:22non seulement de pression
09:23sur les relations diplomatiques
09:25entre la France et l'Algérie,
09:26mais au-delà de ça,
09:26pour reprendre la main
09:27sur une partie de nos flux migratoires.
09:30Le Premier ministre,
09:31Sébastien Lecornu,
09:32va prendre la parole à 8h45.
09:33On va voir ce qu'il va annoncer
09:35juste avant de recevoir
09:36les responsables du Rassemblement national
09:38et les responsables socialistes
09:40dans la journée.
09:41Sur l'immigration,
09:42Bruno Retailleau est sévère
09:43vers ce que l'on sait
09:44et ce qu'il sait
09:45du projet de Sébastien Lecornu.
09:47Bruno Retailleau qui dit
09:48qu'il n'y a rien sur l'immigration
09:49dans son projet,
09:50dans le projet de Sébastien Lecornu.
09:51Rien sur l'AME,
09:52l'aide médicale d'État,
09:53rien sur le délit
09:54de séjour irrégulier.
09:55Il va falloir que Sébastien Lecornu
09:57s'engage sur ces sujets ?
09:58Sébastien Lecornu est un homme de droite,
10:01est un homme de compromis.
10:02Il ne fait aucun doute
10:03que ce sujet fait partie
10:04de ses priorités.
10:06À l'Assemblée nationale,
10:07je suis rapporteur
10:07sur le budget de l'immigration
10:09avec mon collègue Mathieu Lefer.
10:10Dès l'année dernière,
10:11nous avons proposé
10:12le renforcement du budget
10:14pour la police aux frontières
10:15et la rétention administrative
10:16et la baisse du budget
10:18pour les associations
10:19idéologisées d'aide aux migrants
10:21et la refonte
10:22de notre politique de l'AME
10:24et du droit d'asile,
10:26notamment du financement
10:27du droit d'asile.
10:28Ces budgets,
10:29parmi tous les autres,
10:30ont été rejetés
10:31et censurés
10:32par le Rassemblement national.
10:33Donc moi,
10:34je renvoie la balle,
10:35pardonnez-moi,
10:35à nos oppositions.
10:37On a quand même
10:37un gouvernement aujourd'hui
10:38qui est loin d'être
10:39le gouvernement
10:39le plus gaugiste
10:40de la Ve République.
10:41On a l'association
10:42du garde des sceaux
10:43Gérald Darmanin
10:43et du ministère de l'Intérieur
10:44Bruno Retailleau
10:45et je le vois tous les jours
10:46en tant que rapporteur
10:47sur le budget de l'immigration,
10:49à quel point
10:49ils veulent sévir
10:50et ils sévisent
10:51sur ces questions-là.
10:52Mais pour cela,
10:53on a besoin d'une majorité
10:54pour adopter notre budget.
10:55Et donc moi,
10:56je renvoie la balle
10:56à nos oppositions,
10:58nos oppositions siotistes,
10:59nos oppositions
10:59du Rassemblement national.
11:01Je ne comprends pas
11:02pourquoi ils envisagent
11:03de censurer un budget
11:04qui propose
11:05de prendre de telles mesures
11:06sur l'immigration.
11:07Ils veulent censurer
11:08un budget
11:08qui, a priori,
11:13ne changera pas grand-chose
11:13sur l'immigration.
11:14En réalité,
11:15dans les faits,
11:16il faut des mesures
11:17plus drastiques.
11:18On va regarder peut-être
11:18un sondage.
11:19Regardons ensemble
11:20ce que demandent
11:20les Français.
11:2279% des Français
11:24réclament un durcissement
11:25de la politique migratoire.
11:27C'est énorme.
11:27Sondage CSA
11:28pour CNews
11:29et Europe 1
11:30et le journal du dimanche.
11:32Regardez.
11:3320% de non.
11:34La France doit-elle
11:34durcir sa politique
11:35d'immigration ?
11:36Il n'y aura pas
11:36de durcissement dans les faits.
11:37Il y aura des petites mesures,
11:39mais il n'y aura pas
11:39un véritable durcissement.
11:41Qu'est-ce que vous dites
11:41aux 79% de Français
11:44qui veulent durcir
11:44la politique migratoire
11:46du pays ?
11:47Moi, ce que je leur partage
11:48et ce qui est intéressant
11:48dans votre sondage,
11:49c'est qu'il y a même
11:49une majorité des électeurs
11:50de gauche
11:50qui sont favorables
11:53au durcissement
11:53de la politique migratoire,
11:55ce qui est quand même
11:55un paradoxe total
11:58par rapport
11:59à la position
12:00que prennent leurs partis
12:01qui les représentent.
12:03Moi, ce que je leur dis,
12:03c'est que le projet
12:04que nous portons,
12:05c'est un projet
12:05d'immigration massivement réduite,
12:07fondé uniquement
12:09sur le travail
12:09pour répondre
12:10aux besoins de la nation.
12:11Et donc,
12:12si vous votez pour nous,
12:13en tout cas,
12:14moi, c'est des propositions
12:15que je porte,
12:16c'est un,
12:17assumer une immigration
12:19massivement réduite
12:19mais de travail
12:20vers la France,
12:21mais assumer en même temps
12:23d'assécher
12:23toutes les autres voies
12:24d'immigration.
12:25Le regroupement familial,
12:26il faut le suspendre
12:27pour redéfinir les règles.
12:28L'immigration pour soins,
12:30le droit d'asile
12:30qui doit exister
12:31mais qui doit être refondé
12:32pour éviter d'être
12:33un aspirateur
12:34à une migration irrégulière.
12:36Pourquoi est-ce que je dis ça ?
12:37Parce que je ne crois
12:37évidemment pas
12:38à l'immigration de masse
12:39pour créoliser la France
12:40que porte l'extrême-gauche.
12:42Je ne crois pas non plus
12:43à l'immigration zéro
12:44pour éviter le grand remplacement
12:45que porte l'extrême-droite.
12:47C'est leur conviction,
12:49je ne la partage pas.
12:50Et je considère
12:51que le seul moyen
12:52de sortir
12:53de la situation
12:53dans laquelle on est,
12:54c'est une politique
12:55d'immigration choisie
12:56fondée uniquement
12:57sur le travail.
12:58Charles Rodouel,
12:59député Ensemble
13:00pour la République
13:00des Yvelines avec nous
13:01sur CNews
13:02et sur Europe 1 ce matin.
13:03Un élu LFI
13:04des Hauts-de-France
13:05a quitté son groupe
13:06au Conseil régional
13:07estimant que son groupe
13:08était infiltré
13:09par les frères musulmans,
13:11ce qui est extrêmement grave.
13:12Est-ce qu'il faut aller
13:13jusqu'à la dissolution
13:14de la France insoumise ?
13:15La question doit clairement
13:16être mise sur la table.
13:16La question est sur la table ce matin.
13:19Pourquoi ?
13:19Parce que je vais participer
13:20à la commission d'enquête
13:21parlementaire
13:22sur les liens
13:24entre l'extrême-gauche,
13:24nommément la France insoumise
13:25et les réseaux islamistes
13:27qui gangrènent notre pays.
13:29Quand j'entends
13:30Jean-Luc Mélenchon
13:30expliquer que l'antisémitisme
13:32est résiduel en France
13:32alors qu'on voit l'actualité
13:33ne serait-ce que d'hier
13:34au Royaume-Uni
13:35et de ses dernières semaines
13:36en France.
13:36Lorsque j'entends
13:37Henri Mahassane
13:37expliquer que les attaques
13:38du 7 octobre
13:39sont des actes légitimes.
13:40Lorsque j'entends
13:41Daniel Obono
13:42expliquer que le Hamas
13:43est un mouvement
13:44de résistance
13:45et non pas un groupe terroriste.
13:46Lorsque je les entends
13:47systématiquement
13:48nier l'antisémitisme
13:49dans notre pays
13:50et les attaques aussi
13:50contre les chrétiens.
13:52Je considère
13:52qu'il y a un lien
13:54inacceptable
13:55qu'entretient la France insoumise
13:56un communautarisme électoral
13:57qui continue d'ailleurs.
13:59C'est l'enquête
13:59que nous allons mener
14:00à l'Assemblée nationale
14:01à l'initiative,
14:02il faut le reconnaître,
14:03de mon collègue
14:03Vincent Jambrun
14:04et la question
14:05à mon avis
14:06de la dissolution
14:07de la France insoumise
14:08doit être sur la table.
14:09C'est-à-dire que soit
14:10c'est un parti
14:10qui re-entre dans le champ républicain,
14:12qui renonce
14:13à sa politique
14:14de soutien
14:15ou de cautionnement
14:16de l'antisémitisme,
14:17soit il faudra
14:18clairement la poser
14:18la question
14:19de la dissolution
14:20d'un groupuscule
14:21anti-républicain
14:22comme c'est le cas
14:22pour d'autres organisations.
14:24La montée
14:24de l'antisémitisme
14:26va très vite.
14:27Qui le constate
14:28c'est Elisabeth Badinter.
14:29C'est pas rien,
14:29elle le dit dans le point.
14:30La montée
14:31de l'antisémitisme
14:33en Europe.
14:34Qu'est-ce qu'on fait de concret ?
14:36Vous avez entendu
14:37une parole solennelle
14:37du président de la République ?
14:39J'ai entendu
14:40beaucoup, beaucoup,
14:40beaucoup, beaucoup
14:41de paroles solennelles.
14:42J'ai aussi vu des actes.
14:43Pourquoi est-ce que je vous le dis ?
14:45Sur ma circonscription,
14:46l'une des synagogues
14:47de ma circonscription
14:48a fait l'objet
14:48d'une attaque matérielle,
14:50fort heureusement.
14:51Rien à voir avec
14:52la grande motte
14:53et le drame
14:53qu'a connu
14:54la synagogue de Manchester.
14:55Mais ce sont quand même
14:56des juifs de France
14:57qui ont été ciblés,
14:58y compris sur ma circonscription.
14:59Un, assurés coûte que coûte
15:01leur sécurité.
15:01C'est les mesures qu'ont prises
15:03Bruno Bretagno
15:03et Gérald Darmanin.
15:05La deuxième des choses,
15:06c'est que maintenant,
15:07il est temps,
15:07plus que jamais,
15:08de responsabiliser
15:09les hommes et femmes politiques
15:10qui surfent
15:11sur cet antisémitisme électoral.
15:13Nommément,
15:13la France insoumise.
15:14Je rappelle quand même,
15:15pardon,
15:16mais que Jean-Luc Mélenchon
15:18prône une nouvelle fois
15:19l'antisémitisme
15:20qui serait résiduel
15:21dans notre pays.
15:22C'est la raison
15:22pour laquelle
15:23nous créons
15:23notre commission d'enquête
15:24communément
15:25à l'initiative
15:25de Vincent Jean-Brun
15:26pour pouvoir affronter
15:28et mettre
15:29la France insoumise
15:30face à ses responsabilités.
15:31et mettre sur la table
15:32si elle ne change pas de cap
15:34sa dissolution.
15:34Charles Rodouel,
15:36entre 33 et 35%
15:37d'attention de vote
15:38pour Marine Le Pen
15:39ou Jordan Bardella
15:40au premier tour
15:41de la présidentielle
15:42si la présidentielle
15:43avait lieu dimanche prochain.
15:44Sondage IFOP fiducial
15:45pour Sud Radio
15:46et l'opinion.
15:47Qu'est-ce que ça vous inspire ?
15:48Très loin devant
15:49le candidat du socle commun
15:51et tous les autres.
15:52Ça m'inspire
15:53que le Rassemblement national
15:54suscite aujourd'hui
15:54une large adhésion
15:56des Français.
15:57Et moi,
15:58je ne partage pas
15:59leurs idées.
16:00Je respecte
16:00la vie,
16:02les positions
16:02que porte le Rassemblement
16:03national,
16:03même si je note
16:04des dichotomies
16:05terribles.
16:06Je pense par exemple
16:06à la taxe Zuckman
16:07lorsque publiquement
16:09ils disent
16:09qu'ils sont défavorables
16:10à la taxe Zuckman
16:11mais qu'ils laissent passer
16:12la taxe Zuckman
16:13en commission des finances.
16:14Lorsqu'ils expliquent
16:15aux uns
16:16qui veulent la retraite
16:16à 60 ans
16:17aux autres
16:17la retraite
16:17à 67 ans,
16:19je ne comprends pas
16:19leur ligne politique
16:20notamment en matière
16:21économique et fiscale.
16:22Donc je les combats.
16:23Mais il est temps
16:24qu'on se réveille
16:24pour convaincre
16:27les Français
16:27que notre politique
16:28peut être une alternative
16:29à celle du Rassemblement national
16:30en respectant
16:31les avis
16:32et les opinions
16:33de chacun.
16:33Charles Rodouel,
16:34vous êtes député
16:34ensemble pour la République
16:35donc le groupe macroniste.
16:37On prête à Emmanuel Macron
16:38le souhait de se présenter
16:39en 2032.
16:41Vous le soutiendriez ?
16:42Moi, ce que je constate
16:42aujourd'hui,
16:43c'est qu'Emmanuel Macron
16:44il est coûte que coûte
16:45embarqué
16:47et hyper engagé
16:48pour la réussite
16:49de notre pays
16:49sur l'an et demi
16:50qui viennent.
16:51On est conscients
16:51qu'on n'a pas de réussite
16:52depuis 8 ans.
16:53Et clairement,
16:53sinon on aurait gagné
16:54les élections législatives.
16:55Mais la politique économique
16:56qu'on a menée,
16:57la politique européenne
16:57qu'on a menée,
16:58la création de 2,7 millions
17:00d'emplois depuis 8 ans
17:01dans notre pays
17:02au service des Français
17:03et au service
17:04de la lutte contre le chômage
17:05et de la lutte
17:06pour l'emploi dans notre pays,
17:08c'est des résultats
17:08qu'il faut que nous défendions
17:09et qu'il faut que nous défendions
17:11jusqu'à la fin de ce quinquennat.
17:13Charles Rodouel,
17:13député EPR des Yvelines
17:15avec nous ce matin
17:16sur CNews et sur Europe 1.
17:17Merci monsieur le député
17:18d'être venu.
17:18Bonne journée à vous,
17:19à bientôt.
17:19Merci Charles Rodouel.
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