Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 an
Cette deuxième semaine du procès de Cédric Jubillar, à Albi (Tarn), se poursuit ce jeudi 2 octobre. La compagne de l'amant de Delphine Jubillar et des amis de l'infirmière disparue fin 2020 sont entendus à la barre.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Écoutez, nous étions impatients de lui adresser un certain nombre de questionnements.
00:06Si je dois résumer mon sentiment à l'issue de cette deuxième semaine,
00:10nous sommes sortis de la théorie de l'enquête avec le directeur d'enquête
00:15et les critiques qui ont pu être adressées à son travail.
00:19Également au problème périphérique du communiqué de presse
00:24qui à l'époque avait été réalisé par le procureur Al-Zahari.
00:28Là, si vous voulez, nous avons pu, me semble-t-il, établir que le rapport à la vérité de Cédric Jubilard pose question.
00:37C'est quelqu'un dont on peut être à peu près certain qu'il utilise le mensonge pratiquement érigé en art de vivre.
00:45Plusieurs témoins se sont présentés à la barre et effectivement, il est indiqué qu'on ne peut pas véritablement lui faire confiance.
00:52Si j'étais dans le registre, je dirais, de l'analyse, moi je crois qu'il dit la vérité en réalité quand il est submergé par ses émotions
01:03et par ce que lui renvoie son inconscient.
01:06Nous savons qu'il a eu une enfance traumatique, qu'il a un rapport au vécu abandonné qui est effectivement questionné par rapport à ce dossier
01:15puisque par définition, le passage à l'acte, notamment en matière de féminicide, peut être justifié par le refus d'être abandonné.
01:25Et souvent, vous avez effectivement des articulations qui consistent à dire plutôt morte que sans moi.
01:30Si tu décides de me quitter, tu en paieras effectivement le prix de manière morbide.
01:36C'est souvent ce qui est à l'œuvre et c'est vrai qu'au détour des dernières auditions des différents témoins,
01:44on sait qu'il lézarde en amont, c'est-à-dire qu'il est capable, au moins en direction d'un témoin dont on a lu les dépositions,
01:53Sofiane, de dire qu'il va la tuer ou qu'il va l'enterrer parce qu'en fait, il n'en peut plus.
01:59Il est submergé par l'émotion effectivement qui est liée à un divorce dont il n'accepte pas du tout l'augure.
02:05Et au-delà, on a quand même eu également quelqu'un qui est venu dire que le 17, c'est-à-dire le lendemain même de la disparition,
02:14il était capable de se vanter effectivement d'avoir donné la mort à sa femme.
02:19Vous conviendrez que c'est très tôt après la disparition et qu'il est à peu près le seul à être parfaitement convaincu qu'on ne la retrouvera pas.
02:27Et pour terminer, si vous m'y autorisez, il y a eu le témoignage de la nounou qui, pas plus tard que ce matin,
02:33vient nous dire que par référence à ce qu'il voit à la télévision concernant l'affaire Jonathan Daval,
02:41il est capable de dire si ça avait été moi, on n'aurait pas retrouvé le corps parce que je l'aurais dissimulé.
02:46convenait que dans la situation qui nous préoccupe, c'est quand même extrêmement lourd de sens.

Recommandations