- il y a 6 mois
Les députés de la commission des affaires sociales organisent une table ronde sur l'affaire Joël Le Scouarnec, réunissant des représentants du Conseil de l'Ordre des médecins, de la Direction générale de l'offre de soins, des Agences régionales de santé et de la Conférence nationale des directeurs de centres hospitaliers. Pour rappel Joël Le Scouarnec, a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour violences sexuelles sur 299 victimes, le 28 mai dernier. L'ancien chirurgien, arrêté en 2017, avait été condamné une première fois en 2005 avant d'être titularisé, en avril 2006. Plusieurs signalements ont été effectués à sa hiérarchie et à l'Ordre des médecins, mais sont restés lettre morte. Retrouvez les échanges entre les députés et les représentants des instances sanitaires.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Générique
00:00:00Bonjour, ravie de vous retrouver à l'Assemblée Nationale.
00:00:11La séance est ouverte sur LCP.
00:00:13On va prendre tout de suite la direction de la salle Lamartine
00:00:16où était organisée une table ronde sur une affaire hors normes,
00:00:20l'affaire Le Squarnec.
00:00:21Le 28 mai dernier, l'ancien chirurgien a été condamné
00:00:25pour viol et agression sexuelle sur 299 victimes.
00:00:29A plusieurs reprises, des professionnels avaient signalé son comportement
00:00:34et son attrait pour la pédopornographie.
00:00:37Pourtant, ce n'est qu'en 2017 que le chirurgien a été arrêté
00:00:40puis radié de l'ordre des médecins.
00:00:43Voilà ce que disent les responsables des instances sanitaires
00:00:48mises en cause dans cette affaire.
00:00:50Ecoutez.
00:00:50Ma considération à ce moment précis, pour la suite de mes propos,
00:00:55ne concernera que les victimes.
00:00:59Mon engagement antérieur à ce terrible événement que vous avez cité
00:01:03en qualité de médecin généraliste installé à Toulouse, 33 ans,
00:01:08quartier populaire, professeur des universités en charge de la formation
00:01:11de mes confrères, jeunes confrères, futurs confrères, transmission,
00:01:16très rapidement m'a permis de m'impliquer dans l'institution ordinale
00:01:19depuis 28 ans.
00:01:20Mais surtout, assez rapidement, on a créé à Toulouse une association magnifique
00:01:25qui s'appelle Previos, prévention des violences, d'abord intrafamiliale,
00:01:30et faite aux femmes, et secondairement, aujourd'hui,
00:01:33qui a une emprise un peu plus importante.
00:01:37Et je tiens à votre disposition, je l'avais dit au président Frédéric Valtoux,
00:01:41une action qu'on avait menée déjà en 2009, co-construite avec les associations
00:01:44de femmes et victimes, et diffusé à l'ensemble des médecins et sages-femmes
00:01:49au sujet, bien sûr, des problématiques des violences faites aux femmes.
00:01:56Le fait qu'un médecin, Joël Le Scorneck, ait pu commettre en l'exercice
00:02:02de ses fonctions et profitant l'état de sédation et de vulnérabilité
00:02:07des victimes, des faits d'une telle atrocité, sur un temps si long,
00:02:15préjudice d'un nombre si important de victimes, constitue,
00:02:21soyons à tous assurés, une réelle déflagration,
00:02:27qui a ébranlé durablement et qui ébranle durablement,
00:02:29l'ensemble des médecins au premier rang duquel l'ordre des médecins.
00:02:33Notre institution, normalement, a pour rôle de représenter,
00:02:38mais également de veiller au respect de l'exemplarité déontologique
00:02:41que requiert cette profession.
00:02:46Pour nous, pour moi, c'est la négation la plus totale
00:02:49de ce qui a fait l'essence d'un médecin, du serment séculaire,
00:02:53du serment médical, pas que d'Hippocrate,
00:02:56un serment médical, il suit l'évolution des règles
00:02:59et des lois que vous votez ici.
00:03:01Et donc, c'est pour nous une infraction majeure
00:03:07à ce qu'un médecin jure aux autres de respecter,
00:03:10soigner, respecter en confiance, et non de nuire.
00:03:15Alors, l'affaire LeScorenec, soyez-en sûr,
00:03:17pour laquelle le GNOME a exprimé ses profonds regrets,
00:03:20et que je réitère avec force,
00:03:24ça a été l'occasion d'une profonde analyse
00:03:27voire introspection de l'institution dans son ensemble,
00:03:30son mode de fonctionnement,
00:03:33son système d'articulation des actions disciplinaires et pénales.
00:03:36Vous verrez, et sur les éléments que j'ai identifiés,
00:03:40les problématiques internes que nous avons immédiatement,
00:03:42ou dans un temps très bref,
00:03:44rémédiées pour lesquelles il y avait des mesures qui s'imposaient,
00:03:47avec les moyens que nous avions depuis 2020.
00:03:49Mais aussi, on va vous exprimer les freins majeurs
00:03:55qui ne permettent pas aujourd'hui de remplir pleinement,
00:03:58voire totalement, la mission que nous estimons être la nôtre.
00:04:04Mais on va vous proposer des leviers
00:04:05et les partenariats institutionnels,
00:04:07les institutionnels notamment qui sont avec nous aujourd'hui,
00:04:10sur lesquels nous, nous travaillons,
00:04:12pour faire des éléments.
00:04:14Qu'est-ce qu'on a mis en place depuis 2021 ?
00:04:17Le soutien aux victimes par la création d'une page
00:04:20sur le site Internet,
00:04:22qu'ils peuvent saisir à tout moment,
00:04:26et qui permet d'orienter et d'informer au mieux
00:04:28les patients et les professionnels confrontés à ces situations.
00:04:33Nous avons réalisé une enquête majeure
00:04:35sur les violences sexuelles et sexistes
00:04:36dont on a rendu en novembre dernier
00:04:39les réponses qui ont été édifiantes,
00:04:42et notamment pendant la formation initiale
00:04:45de nos jeunes futurs consoeurs et confrères.
00:04:48C'est un élément assez retentissant
00:04:53et sur lequel nous espérons,
00:04:55avec la conférence des doyens,
00:04:58amener des éléments de rémédiation rapide,
00:05:01fort et total.
00:05:03Concernant la réception et le suivi
00:05:05des plaintes disciplinaires,
00:05:07on a deux éléments majeurs.
00:05:09La Commission nationale des plaintes,
00:05:13qui permet d'analyser toutes les décisions
00:05:17de première instance ou d'appel,
00:05:19et qui permettent, en cas d'incompréhension,
00:05:23de saisir, via le Conseil national,
00:05:26l'appel ou le Conseil d'État
00:05:28d'une décision qu'on ne comprendrait pas
00:05:30et qu'elle ne penserait totalement infondée,
00:05:33et qui va nous permettre aussi
00:05:35d'engager les actions pénales.
00:05:37Mais cela, c'est de Christine Louivada
00:05:39qui va vous en parler,
00:05:40puisque c'est l'objet de la mandature
00:05:42que je mène et que je porte
00:05:45depuis le 25 juin dernier,
00:05:46et qui a été le sens de mon engagement
00:05:48à me présenter à la présidence.
00:05:54Qu'est-ce que nous avons créé d'autre ?
00:05:56L'outil de gestion de centralisation des plaintes,
00:05:58qui s'appelle Orion, depuis 2022,
00:06:00tous les conseils départementaux
00:06:02qui engagent des plaintes,
00:06:04nous avons, là aussi, un outil
00:06:07qui permet d'harmoniser totalement
00:06:08sur tous les départements
00:06:10la même façon d'arriver à la plainte,
00:06:13de la conciliation jusqu'à la saisine
00:06:16de la chambre disciplinaire.
00:06:19La commission vigilance, violence, sécurité,
00:06:22qui a été rebaptisée,
00:06:23Mme Louivada va vous en parler,
00:06:25et la centralisation et la civilisation pénale.
00:06:27Il y a deux éléments majeurs.
00:06:31Vous allez voir ce que nous avons créé
00:06:33dans la mandature depuis le 25,
00:06:35sujet décrété de la tolérance zéro
00:06:37comme l'axe majeur de notre inscription
00:06:40et notre mandature,
00:06:42mais c'est surtout,
00:06:43nous avons créé un poste
00:06:44de conseiller judiciaire,
00:06:47c'est un magistrat en détachement du parquet,
00:06:50ancien procureur de la République,
00:06:53et donc qui est la conseillère du président,
00:06:54et qui va permettre, on va vous l'expliquer,
00:06:57l'acculturation de l'institution ordinaire
00:06:59à tous les étages, à l'action pénale,
00:07:01et qui va permettre à travers
00:07:03des cellules d'intervention
00:07:04de mettre en place partage, coordination
00:07:08de tout ce qui nous paraît,
00:07:10ne pas attendre, soit par le signalement,
00:07:12soit par le dépôt de plainte.
00:07:13Je commencerai cette audition
00:07:16en reprenant la question
00:07:17qu'a posée devant vous,
00:07:19début juillet, Mme Manon Lemoyne,
00:07:22qui confierait son enfant
00:07:25à un médecin qui se masturbe
00:07:28en regardant les images
00:07:30de viol d'un mineur.
00:07:33J'ai lu, écouté, relu
00:07:35les auditions des victimes
00:07:36pour m'imprégner de leur histoire,
00:07:39de leur douleur.
00:07:40Je suis gynéco-obsétricienne
00:07:42depuis 40 ans,
00:07:43aux côtés des patients victimes,
00:07:45des patientes victimes de violences,
00:07:48de toutes les formes de violences,
00:07:49intrafamiliales, soumission chimique,
00:07:52mais également les violences
00:07:53dans les soins.
00:07:55J'ai été élue présidente
00:07:56de la section éthique et déontologie
00:07:58le 25 juin 2025.
00:08:01Dans le prolongement de l'action
00:08:03déjà entreprise
00:08:04par la précédente mandature,
00:08:06je me suis employée
00:08:07à identifier tout ce qui aurait dû
00:08:10et pu être fait,
00:08:12ce que nous avons déjà mis en place
00:08:14et qui a été évoqué
00:08:15par le président Stéphane Oustrich
00:08:17et les moyens législatifs
00:08:20qui nous manquent
00:08:20pour que plus jamais
00:08:22une telle horreur
00:08:24ne puisse se reproduire.
00:08:27Sous cette nouvelle mandature,
00:08:30notre remise en question
00:08:32est entière.
00:08:34Elle ne me quitte pas
00:08:35un seul instant
00:08:36quand j'arrive dans ma section.
00:08:39C'est à partir de la remise
00:08:41en question de notre système
00:08:43et de nos failles
00:08:45que nous pourrons protéger
00:08:47les victimes.
00:08:48Les actions mises en place,
00:08:50je ne reviendrai pas
00:08:50sur celles qui n'ont pas besoin
00:08:52d'être détaillées.
00:08:53Je parlerai de la création
00:08:54de la commission en 2022
00:08:56des commissions
00:08:58Vigilance, Violence, Sécurité
00:09:00qui actuellement s'appellent
00:09:02Vigilance, Violence, Victime
00:09:04ont été créées
00:09:05dans chaque département,
00:09:07dans chaque conseil départemental
00:09:09pour faire un suivi
00:09:12de toutes les plaintes
00:09:14et signalements,
00:09:15autrefois appelés doléances,
00:09:18qui arrivent dans les conseils
00:09:21et qui permettent des recoupements
00:09:25concernant des médecins délictueux.
00:09:29C'est également un travail
00:09:30de formation
00:09:31qui va du conseil national
00:09:34vers les conseils départementaux.
00:09:37Donc il y a l'observatoire
00:09:38et il y a ce travail
00:09:40en permanence
00:09:41de qu'est-ce qu'il y a
00:09:44et le logiciel Orion
00:09:46permet également
00:09:47de tracer
00:09:48des plaintes
00:09:49ou des signalements
00:09:50qui arriveraient.
00:09:52Ensuite,
00:09:53le président l'a dit,
00:09:54cette magistrate détachée
00:09:57est vice-procureure,
00:09:59était vice-procureure
00:10:00jusqu'à ce qu'elle arrive
00:10:01dans notre service
00:10:02à la section santé publique
00:10:04du parquet,
00:10:05c'est la section S1.
00:10:07Elle est là pour nous aider
00:10:09dans notre action pénale
00:10:10parce qu'il nous est apparu
00:10:11très vite,
00:10:12nous avons fait ce bilan
00:10:13avec le président,
00:10:15que nous ne nous saisissions pas
00:10:17assez de l'action pénale
00:10:19parce que nous ne savions pas.
00:10:22L'action disciplinaire,
00:10:23nous savons la mettre en place.
00:10:25L'action pénale
00:10:25n'était pas dans notre culture déontologique.
00:10:30et cette magistrate
00:10:32et cette magistrate
00:10:32à nos côtés
00:10:33par l'intermédiaire
00:10:34de la cellule
00:10:35d'intervention rapide,
00:10:37judiciaire,
00:10:39disciplinaire et pénale
00:10:40nous aident à,
00:10:42c'est comme un puzzle en fait,
00:10:44à arriver à imbriquer
00:10:46pour qu'il n'y ait plus de faille
00:10:48ce qui manquait
00:10:50dans cette coordination
00:10:51entre l'action pénale
00:10:53et l'action disciplinaire.
00:10:55Alors,
00:10:57ce que nous souhaitons faire
00:10:58et pour lesquels
00:11:00il nous manque des moyens
00:11:01et c'est là
00:11:03que nous nous sommes appuyés,
00:11:04nous avons constitué
00:11:05un groupe avec les victimes
00:11:07et nous comptons aussi
00:11:09sur ce travail
00:11:10avec les victimes,
00:11:11toutes les formes
00:11:12de victimes de violences
00:11:13arriver à être appuyées
00:11:18dans les demandes
00:11:20qui parfois mettent
00:11:21énormément de temps
00:11:23à devenir des mesures
00:11:25effectives.
00:11:27Nous voulons délivrer
00:11:28à tous les médecins
00:11:30inscrits à notre tableau
00:11:31une attestation d'honorabilité
00:11:33sur le modèle
00:11:34de l'attestation
00:11:35de la petite enfance.
00:11:38Cette attestation
00:11:39d'honorabilité,
00:11:41elle nécessite
00:11:42deux éléments
00:11:43tout à fait indispensables.
00:11:46Premièrement,
00:11:47l'actualisation
00:11:48de la circulaire
00:11:49du 24 septembre
00:11:51de 2013
00:11:52sur la communication
00:11:54des informations
00:11:56entre les parquets
00:11:58et les ordres.
00:12:00J'étais conseillère nationale
00:12:01à la précédente mandature,
00:12:03j'ai assisté
00:12:03à des réunions
00:12:04avec le ministère
00:12:05de la Justice
00:12:06qui ont duré
00:12:07pendant à peu près
00:12:09deux années
00:12:10et nous attendons toujours
00:12:12et elle est parquée
00:12:13dépendant.
00:12:14Nous nous retrouvons
00:12:14parfois face
00:12:15à des procureurs
00:12:17qui ne vont pas
00:12:18nous transmettre
00:12:18transmettre
00:12:19le fait
00:12:21qu'un de nos médecins
00:12:22inscrit à notre tableau
00:12:23est sous contrôle judiciaire
00:12:24avec une interdiction
00:12:26d'exercice.
00:12:27J'ai des exemples
00:12:28précis, récents
00:12:29à vous citer là-dessus.
00:12:32C'est absolument
00:12:32impossible,
00:12:34nous devons être informés,
00:12:35nous avons des médecins
00:12:36inscrits à nos tableaux
00:12:38dont nous ne savons pas
00:12:39qu'ils ont
00:12:40une interdiction
00:12:41d'exercice
00:12:42et qu'ils sont
00:12:43sous contrôle judiciaire.
00:12:44Donc ça,
00:12:45c'est un élément
00:12:45absolument essentiel
00:12:47et dans l'autre sens
00:12:48quand le parquet
00:12:49classe sans suite
00:12:50des affaires
00:12:51qui concernent
00:12:52nos médecins,
00:12:53nous avons besoin
00:12:54de le savoir
00:12:55parce que ce n'est pas
00:12:56parce que le juge pénal
00:12:57ne retient pas
00:12:58la matérialité
00:12:59des faits
00:12:59que nous,
00:13:01aux disciplinaires,
00:13:03nous n'allons pas
00:13:04considérer
00:13:04qu'il faut déférer
00:13:06ce médecin
00:13:06devant notre chambre
00:13:07parce qu'il y a
00:13:08des manquements
00:13:09déontologiques
00:13:10qui doivent être
00:13:11sanctionnés
00:13:12voire allant
00:13:13jusqu'à l'interdiction
00:13:14de l'exercice.
00:13:15La deuxième chose
00:13:18dont nous avons besoin,
00:13:20c'est d'avoir accès
00:13:21au B2
00:13:22à n'importe quel moment
00:13:24de la vie du médecin.
00:13:25Actuellement,
00:13:26nous y avons droit
00:13:27à l'inscription
00:13:28et quand le médecin
00:13:30bouge
00:13:31d'un département
00:13:32à l'autre.
00:13:33Également,
00:13:34nous demandons
00:13:35l'accès
00:13:35au FIGES
00:13:36parce que nous ne pourrons
00:13:37pas réaliser
00:13:38l'attestation
00:13:38d'honorabilité
00:13:39sans ces accès
00:13:42au B2
00:13:43et au FIGES.
00:13:44cette attestation,
00:13:47nous voulons
00:13:47qu'elle soit affichée
00:13:49dans la salle d'attente
00:13:50des médecins
00:13:51ou disponible
00:13:54sur les sites
00:13:56des établissements
00:13:57d'hospitalisation.
00:13:58L'Ordre des médecins
00:14:01est la seule autorité
00:14:03ayant connaissance
00:14:04en temps réel
00:14:05des sanctions disciplinaires
00:14:08et des suspensions
00:14:09administratives.
00:14:11C'est donc à ce titre
00:14:12que l'Ordre doit avoir
00:14:14la totalité des moyens
00:14:15lui permettant
00:14:17de délivrer
00:14:18cette attestation
00:14:19d'honorabilité.
00:14:21Nous demandons également
00:14:22en urgence
00:14:23la possibilité
00:14:25de suspension
00:14:26administrative
00:14:27pour les médecins
00:14:29sous contrôle judiciaire
00:14:31avec interdiction
00:14:32d'exercice
00:14:33durant la durée
00:14:35de leur contrôle judiciaire.
00:14:38Nous ne pouvons
00:14:39pas le faire.
00:14:42Nous alertons
00:14:43sur les incohérences
00:14:45concernant
00:14:46les interdictions
00:14:47d'exercice
00:14:48prononcées
00:14:48par le juge
00:14:49d'instruction,
00:14:50se limitant
00:14:51parfois
00:14:52à certains actes
00:14:53ou dont
00:14:54les conditions
00:14:55paraissent
00:14:56inapplicables
00:14:57et j'ai des exemples
00:14:58à votre disposition.
00:15:01L'ensemble
00:15:02de ces dispositions
00:15:03sont en discussion
00:15:05avec la DGOS
00:15:06et les ministres
00:15:08concernés.
00:15:10Nous sommes
00:15:10tout prêts
00:15:11de les obtenir
00:15:12et nous avons besoin
00:15:13de vous pour nous aider
00:15:14parce que sans cela
00:15:15nous ne délivrerons
00:15:17nous ne pourrons pas
00:15:18resserrer
00:15:20les mailles
00:15:20de ce filet
00:15:21que nous voulons
00:15:22infranchissables
00:15:24pour les victimes.
00:15:25Pour conclure,
00:15:26je voudrais insister
00:15:27sur le fait
00:15:28que l'Ordre
00:15:29s'emploie
00:15:29à une remise
00:15:30en question
00:15:31en profondeur
00:15:32de son institution
00:15:33et se veut
00:15:34aux côtés
00:15:35des victimes
00:15:36plus que jamais
00:15:37pour que des enfants
00:15:39se retrouvent
00:15:40victimes
00:15:41de médecins
00:15:42prédateurs.
00:15:43Je vous remercie.
00:15:44Je vous remercie
00:15:46d'avoir organisé
00:15:47cette audition
00:15:48qui nous permet
00:15:48collectivement
00:15:49d'avoir un échange
00:15:50aujourd'hui
00:15:51dans une configuration
00:15:52au vu de tous
00:15:53les participants
00:15:54que l'on peut qualifier
00:15:55d'inédite.
00:15:57Avant de m'exprimer
00:15:57au nom de ma direction,
00:15:59la direction générale
00:16:00de l'offre de soins,
00:16:01j'aurai d'abord
00:16:01une pensée
00:16:01pour les victimes
00:16:02et pour leurs familles.
00:16:04Nous sommes tous
00:16:05patients
00:16:06ou parents
00:16:07de patients
00:16:08et leur parole
00:16:09nous oblige.
00:16:11Lorsque j'ai
00:16:12pris mes fonctions
00:16:14à la DGOS
00:16:14il y a de cela
00:16:15trois ans maintenant,
00:16:17le dossier
00:16:19notamment
00:16:19des violences
00:16:20sexuelles
00:16:20est un dossier
00:16:21sur lequel
00:16:22on s'est
00:16:24avec mes équipes
00:16:25beaucoup investi.
00:16:27En guise
00:16:27de propos liminaires,
00:16:28voici quelques éléments
00:16:29que je souhaitais
00:16:30partager avec vous tous
00:16:31avant de répondre
00:16:32bien évidemment
00:16:33à vos questions.
00:16:35En premier lieu,
00:16:36il nous faut rappeler
00:16:37qu'à l'époque des faits,
00:16:38la compétence
00:16:39et la responsabilité
00:16:40quant au traitement
00:16:41des signalements
00:16:41étaient partagés
00:16:42entre le ministère,
00:16:43l'ordre des médecins,
00:16:44les établissements
00:16:45de santé,
00:16:46les agences régionales
00:16:47de santé
00:16:47et les préfectures.
00:16:50Il existait
00:16:50des dispositifs
00:16:51de contrôle
00:16:52qui étaient en place
00:16:53tels la transmission
00:16:54d'un extrait
00:16:55du bulletin
00:16:55dit B2,
00:16:56du bulletin numéro
00:16:57B2 du casier judiciaire
00:16:58notamment pour candidater
00:17:00au concours
00:17:00pour devenir praticien
00:17:01hospitalier
00:17:02au service
00:17:03du ministère
00:17:04de la Santé
00:17:04alors chargé
00:17:05du recrutement
00:17:06et de la gestion
00:17:06des carrières
00:17:07des praticiens hospitaliers
00:17:08avant la création
00:17:09du CNG.
00:17:11Il existait aussi
00:17:12la saisine de l'ordre
00:17:13ou l'engagement
00:17:13éventuel
00:17:14de procédures
00:17:15disciplinaires
00:17:15devant l'ordre
00:17:17mais aussi
00:17:17organisé
00:17:18par le ministère.
00:17:21Il apparaît
00:17:21que ces mécanismes
00:17:22n'ont pas fonctionné
00:17:23comme ils auraient dû.
00:17:25L'action judiciaire
00:17:27qui est en cours
00:17:27vous le comprendrez
00:17:31fait que
00:17:31nous ne sommes pas
00:17:33en mesure
00:17:33de nous exprimer
00:17:34totalement sur les faits
00:17:35qui sont examinés
00:17:36mais il est probable
00:17:37comme cela a été pointé
00:17:38que ce dossier
00:17:39a été en effet
00:17:40émaillé
00:17:41de plusieurs manquements.
00:17:42et cette audition
00:17:44est surtout
00:17:44l'occasion
00:17:45d'identifier
00:17:45aujourd'hui
00:17:46à la fois
00:17:47le déroulé
00:17:48des faits
00:17:48et nous sommes là
00:17:49pour répondre
00:17:50à vos questions
00:17:50mais aussi
00:17:51les zones d'ombre
00:17:52qui sont susceptibles
00:17:53de perdurer
00:17:54et sur lesquelles
00:17:55bien évidemment
00:17:56il ne nous faut pas
00:17:57transiger
00:17:57et sur lesquelles
00:17:58il nous faut agir
00:17:59pour éviter
00:17:59d'avoir
00:18:00de tels faits
00:18:02qui puissent
00:18:02se reproduire.
00:18:04parce que c'est bien
00:18:05toute la difficulté
00:18:06de cette affaire
00:18:06les contrôles
00:18:08et les dispositifs
00:18:08qui existaient
00:18:09et qui existent
00:18:10et que j'ai rappelé
00:18:11montrent
00:18:12qu'ils reposaient
00:18:13d'abord
00:18:14sur la coordination
00:18:15et l'intervention
00:18:16cocomitante
00:18:17des acteurs.
00:18:18Par ailleurs
00:18:19les outils
00:18:19qui existaient
00:18:20menaient à des décisions
00:18:22que ce soit
00:18:22par exemple
00:18:23lorsqu'il y avait
00:18:24une plainte
00:18:24qui pouvait être
00:18:25déposée devant l'ordre
00:18:26ou lorsqu'il y a
00:18:27une poursuite disciplinaire
00:18:30des décisions
00:18:31où il n'y a pas
00:18:31d'automaticité
00:18:32de sanctions derrière
00:18:33en tout cas
00:18:34c'est l'état du droit
00:18:35et donc une analyse
00:18:37en opportunité
00:18:37des personnes
00:18:39qui peuvent
00:18:39qui peuvent être amenées
00:18:41à en juger.
00:18:42Donc vos travaux
00:18:43aujourd'hui
00:18:43ils ouvrent la voie
00:18:44à une réflexion approfondie
00:18:46sur les moyens législatifs
00:18:47qu'il nous faut mobiliser
00:18:48en effet
00:18:48pour pouvoir être
00:18:50beaucoup plus efficaces
00:18:52et percutants
00:18:53à l'avenir.
00:18:55Car si les institutions sanitaires
00:18:57ont pu manquer
00:18:58à leur mission
00:18:58il apparaît
00:18:59que le cadre légal
00:19:00n'a pas offert
00:19:01tous les outils nécessaires
00:19:02pour prévenir
00:19:03ou agir
00:19:04face à de telles situations.
00:19:07Je l'ai dit
00:19:07il y a des
00:19:09ce qu'on appelle
00:19:09enfin ce qu'on peut dire
00:19:11de façon un peu triviale
00:19:13il existe encore
00:19:14des trous
00:19:15dans le droit
00:19:16et force est de constater
00:19:17que certaines fragilités
00:19:19identifiées
00:19:19a posteriori
00:19:20sont encore présentes
00:19:21aujourd'hui
00:19:22dans le contrôle
00:19:23des antécédents
00:19:23judiciaires.
00:19:26Aujourd'hui
00:19:26on a un contrôle
00:19:27et j'y reviendrai
00:19:28si vous le souhaitez
00:19:28mais qui repose
00:19:30uniquement sur le B2
00:19:31et qui ne mentionne
00:19:32que les condamnations
00:19:33définitives
00:19:34contrairement
00:19:34au fameux fichier
00:19:36FIGEIS
00:19:37qui est le fichier
00:19:38judiciaire national
00:19:39automatisé
00:19:39des auteurs
00:19:40d'infractions
00:19:40sexuelles ou violentes
00:19:41qui inclut
00:19:42les condamnations
00:19:42non définitives
00:19:44voire les mises
00:19:44en examen
00:19:45dans certains cas.
00:19:46On est sur un simple
00:19:47contrôle de compatibilité
00:19:48des fonctions
00:19:49qui se fait
00:19:49au moment du recrutement
00:19:50inscription à l'ordre
00:19:52et par ailleurs
00:19:53on a une absence
00:19:53de contrôle
00:19:54pour les établissements
00:19:55de santé privée
00:19:56les professionnels
00:19:57libéraux
00:19:57non ordrés
00:19:58et les étudiants
00:19:59en santé.
00:20:00On a eu récemment
00:20:00des affaires
00:20:01qui nous ont montré
00:20:02que là aussi
00:20:03on manquait
00:20:03d'outils
00:20:04efficaces
00:20:06pour faire face
00:20:06à certaines situations.
00:20:10Donc
00:20:10le contexte
00:20:11de gestion
00:20:11des affaires courantes
00:20:12que vous comprenez bien
00:20:13et les règles
00:20:14en matière
00:20:14d'expression publique
00:20:15ne me permettent pas
00:20:16aujourd'hui de préciser
00:20:17les évolutions
00:20:18qui pourraient être opérées
00:20:19mais néanmoins
00:20:20je suis là aussi
00:20:21pour partager avec vous
00:20:22les propositions
00:20:23que nous
00:20:23en tant qu'administration
00:20:25nous pouvons soumettre
00:20:26à un futur
00:20:26gouvernement
00:20:28et qu'on peut partager
00:20:29aujourd'hui
00:20:30avec vous.
00:20:32Donc
00:20:32parmi les scénarios
00:20:33de travail
00:20:33nous souhaiterions
00:20:34proposer de construire
00:20:35un mécanisme
00:20:35qui prévoit
00:20:36un contrôle
00:20:37systématique
00:20:37et impératif
00:20:38de l'honorabilité
00:20:39pour l'ensemble
00:20:39ou partie
00:20:42des professionnels
00:20:42de santé
00:20:43c'est-à-dire
00:20:43un contrôle
00:20:44des antécédents
00:20:44judiciaires
00:20:45qui devrait
00:20:46permettre
00:20:47à la fois
00:20:48un accès
00:20:48au casier
00:20:50judiciaire B2
00:20:50mais aussi
00:20:51comme je le disais
00:20:52à la base
00:20:52de données
00:20:53Figeais
00:20:53évoquées
00:20:54tout à l'heure.
00:20:54Il pourrait
00:20:56s'agir
00:20:56d'un contrôle
00:20:57régulier
00:20:57à une fréquence
00:20:58qu'il conviendra
00:20:58de définir
00:20:59le recrutement
00:21:00un contrôle
00:21:00tous les X années
00:21:01et puis
00:21:02bien évidemment
00:21:03en routine
00:21:04entre guillemets
00:21:04en cas de levée
00:21:05de doute
00:21:05ou de questionnement
00:21:06lorsque des informations
00:21:08ou des faits
00:21:09le justifient.
00:21:10On pourrait
00:21:11imaginer
00:21:12et discuter
00:21:12du champ
00:21:13de ces nouvelles
00:21:16mesures
00:21:16en envisageant
00:21:17un contrôle
00:21:18de l'ensemble
00:21:18des professionnels
00:21:19qui interviennent
00:21:20dans les établissements
00:21:20de santé
00:21:21et ce
00:21:22quel que soit
00:21:22le titre
00:21:23de leur activité
00:21:24ainsi que
00:21:25des professionnels
00:21:26de santé
00:21:26libéraux
00:21:27en lieu
00:21:28et place
00:21:28du contrôle
00:21:29actuel
00:21:29qui est réduit
00:21:31uniquement
00:21:32aux employeurs
00:21:32publics
00:21:33et aux ordres.
00:21:34On pourrait
00:21:34y inclure
00:21:36également
00:21:36les prestataires
00:21:37ou des professions
00:21:38qui aujourd'hui
00:21:39ne sont pas
00:21:40cataloguées
00:21:41comme des professions
00:21:41de santé
00:21:42mais qui peuvent
00:21:43avoir
00:21:43face à eux
00:21:44des patients
00:21:45et des patientes.
00:21:49C'est effectivement
00:21:49ça a été dit
00:21:50je crois
00:21:50le système
00:21:51mis en place
00:21:51pour la petite enfance
00:21:52et la protection
00:21:53de l'enfance
00:21:53qui nous inspire
00:21:54et donc c'est
00:21:56cet exemple-là
00:21:57que nous devons suivre
00:21:57parce que pour rebondir
00:21:58avec le début
00:21:59de ce que je disais
00:22:00il a aussi le mérite
00:22:02de ne plus reposer
00:22:04sur une éventuelle décision
00:22:07d'un seul acteur
00:22:08et donc d'une coordination
00:22:09des acteurs
00:22:09et il a le mérite
00:22:10aussi de mettre
00:22:12en place
00:22:12une certaine
00:22:12automaticité
00:22:14dans la conséquence
00:22:15et dans la sanction
00:22:16qui fait qu'on n'a plus
00:22:17à réagir
00:22:19en opportunité
00:22:20mais le droit
00:22:21sera suffisamment clair
00:22:24pour appliquer
00:22:25immédiatement
00:22:26les mesures
00:22:26qui doivent être
00:22:27appliquées.
00:22:29Il conviendra aussi
00:22:30de mettre en cohérence
00:22:31le futur dispositif
00:22:32avec celui
00:22:33d'ores et déjà
00:22:34en vigueur
00:22:34dans le champ médico-social
00:22:35il faut que tout ça
00:22:36s'articule.
00:22:37Aujourd'hui
00:22:37ce qui existe
00:22:38suite à la loi
00:22:39bienveillir
00:22:40pour le champ médico-social
00:22:42c'est qu'un professionnel
00:22:43de santé
00:22:44ne peut plus
00:22:44exercer
00:22:45en établissement
00:22:47médico-social
00:22:47mais en revanche
00:22:48il peut continuer
00:22:50d'exercer
00:22:50en établissement
00:22:51de santé
00:22:51par exemple
00:22:52ou il peut
00:22:54autre exemple
00:22:55on a
00:22:56sur la protection
00:22:58de l'enfance
00:22:59et la petite enfance
00:23:00il peut ne pas
00:23:01exercer
00:23:02être interdit
00:23:03d'exercer
00:23:04en crèche
00:23:04hospitalière
00:23:05par exemple
00:23:06mais continuer
00:23:06d'exercer
00:23:07en néonatologie
00:23:08tout ça
00:23:08c'est des exemples
00:23:09qui montrent
00:23:09qu'on n'est pas encore
00:23:10arrivé tout à fait
00:23:11au bout de la démarche
00:23:12et qu'il faut
00:23:13qu'on articule
00:23:14et qu'on englobe
00:23:15au maximum
00:23:16le champ
00:23:17et donc en balayant
00:23:18sur le champ
00:23:21du champ sanitaire
00:23:22au champ médico-social
00:23:23et social
00:23:24si on veut
00:23:25pouvoir sécuriser
00:23:27totalement
00:23:27les patients
00:23:29et les patientes
00:23:31voilà donc
00:23:31en quelques mots
00:23:32les questions
00:23:33qui sont soulevées
00:23:34aujourd'hui
00:23:34et les pistes
00:23:35de travail
00:23:36qui sont les nôtres
00:23:36et je suis bien évidemment
00:23:37à votre disposition
00:23:40pour répondre
00:23:40à l'ensemble
00:23:41de vos questions
00:23:42l'affaire
00:23:46qui
00:23:46très retentissante
00:23:48qui a conduit
00:23:49à la mobilisation
00:23:50de ce débat
00:23:52et de vos travaux
00:23:53évidemment
00:23:54trouble
00:23:56tous les acteurs
00:23:57du monde
00:23:58de la santé
00:23:59du médico-social
00:24:00mais malheureusement
00:24:01ne devrait pas
00:24:03masquer
00:24:04à elle seule
00:24:05tous les dysfonctionnements
00:24:07que nous identifions
00:24:09dans les établissements
00:24:10de santé
00:24:10mais peut-être
00:24:11encore plus
00:24:12dans les établissements
00:24:13médico-sociaux
00:24:13que nous sommes
00:24:14amenés
00:24:15à contrôler
00:24:16et à l'occasion
00:24:17des contrôles
00:24:19plus systématiques
00:24:20qui ont été demandés
00:24:21au service
00:24:23d'inspection
00:24:23contrôle
00:24:24des ARS
00:24:24par nos ministres
00:24:26de tutelle
00:24:26nous découvrons
00:24:28dans les établissements
00:24:28médico-sociaux
00:24:29d'abord
00:24:30dans les maisons
00:24:31pour personnes âgées
00:24:32il y a deux ans
00:24:34et l'année dernière
00:24:35et à partir de cette année
00:24:36dans les établissements
00:24:37accueillant des personnes
00:24:38vivant avec un handicap
00:24:40des situations
00:24:41qui nous inquiètent beaucoup
00:24:42et qui montrent
00:24:44que les dispositifs
00:24:46qu'il s'agisse
00:24:47des dispositifs
00:24:47des dispositifs
00:24:48de prévention
00:24:49des dispositifs
00:24:50de formation
00:24:51des dispositifs
00:24:52d'alerte
00:24:52et des dispositifs
00:24:53de réponse
00:24:54immédiate
00:24:55pour mettre fin
00:24:55à des situations
00:24:56laissent encore
00:24:58à désirer
00:24:59et laissent encore
00:25:00prospérer
00:25:00un certain nombre
00:25:01de comportements
00:25:02qui ne sont plus
00:25:03admissibles
00:25:04les agences régionales
00:25:05de santé
00:25:06interviennent
00:25:07de trois façons
00:25:08premièrement
00:25:09par le recueil
00:25:10d'informations
00:25:11sur des situations
00:25:13qui nécessitent
00:25:14une réaction rapide
00:25:16deuxièmement
00:25:17elles interviennent
00:25:18parce qu'elles ont
00:25:18dans leurs mains
00:25:19une possibilité
00:25:21d'intervention
00:25:21avec la suspension
00:25:22immédiate
00:25:23du professionnel
00:25:24et troisièmement
00:25:25elles interviennent
00:25:26au titre plus global
00:25:29de la prévention
00:25:30de ces dispositifs
00:25:31par de la formation
00:25:32et parce qu'elles sont
00:25:34aussi un des acteurs
00:25:35des dispositifs
00:25:36de contrôle
00:25:37des antécédents
00:25:38qui ont été rappelés
00:25:39par la directrice générale
00:25:40si je reprends
00:25:41très rapidement
00:25:42ces trois points
00:25:43en vous donnant
00:25:44quelques éléments
00:25:45d'évaluation
00:25:46de ce que ça représente
00:25:47premier point
00:25:49moi je suis assez
00:25:50préoccupé
00:25:51du fait que
00:25:52la remontée
00:25:53d'alerte
00:25:54de signaux
00:25:55qui nécessiteraient
00:25:57une intervention
00:25:57très rapide
00:25:58est sans doute
00:26:01très très sous-évaluée
00:26:03très inférieure
00:26:04à la réalité
00:26:05des situations
00:26:06dans les établissements
00:26:08pour vous donner
00:26:09une idée
00:26:10j'ai regardé
00:26:10sur mon ARS
00:26:11mon agence
00:26:12donc sur la région
00:26:13Île-de-France
00:26:14sur le second semestre
00:26:152024
00:26:16nous avons reçu
00:26:181245 réclamations
00:26:20d'usagers
00:26:21sur ces 1200
00:26:22réclamations d'usagers
00:26:24seuls 19
00:26:25c'est à dire
00:26:261,5%
00:26:27mentionner
00:26:28une notion
00:26:29de violence
00:26:30sexuelle
00:26:31ou sexiste
00:26:31ça c'était
00:26:33les réclamations
00:26:33des usagers
00:26:34si je regarde
00:26:35sur la même période
00:26:36les déclarations
00:26:37faites par les établissements
00:26:39par les employeurs
00:26:40qu'il s'agisse
00:26:41des établissements
00:26:41de santé
00:26:42ou des établissements
00:26:42médico-sociaux
00:26:43sur 842 déclarations
00:26:46faites
00:26:46d'incidents
00:26:47dans ces établissements
00:26:4886
00:26:50c'est à dire
00:26:5110% environ
00:26:53mentionnaient
00:26:53des faits
00:26:54avec violence sexuelle
00:26:55mais uniquement
00:26:56dans une relation
00:26:57entre usagers
00:26:59des faits
00:27:00entre usagers
00:27:01patients
00:27:02et non pas
00:27:03avec des professionnels
00:27:05sur cette période
00:27:07depuis le début
00:27:08pardon
00:27:08de la mise en place
00:27:09du dispositif
00:27:10des suspensions
00:27:11temporaires
00:27:11enfin si je prends
00:27:12les années 2023
00:27:13à 2025
00:27:14l'ARS a prononcé
00:27:1514 suspensions
00:27:17temporaires
00:27:17ce qui n'est pas
00:27:18si mal que ça
00:27:19mais ça montre
00:27:20là encore
00:27:20qu'il y a un décalage
00:27:21entre les chiffres
00:27:22que je vous donne
00:27:22tout ça pour dire
00:27:24que nous avons
00:27:25intimement le sentiment
00:27:26qu'aujourd'hui
00:27:27la déclaration
00:27:28de ces faits
00:27:30très graves
00:27:31n'est pas encore
00:27:32une pratique
00:27:34courante
00:27:35facile
00:27:36ni pour les usagers
00:27:38ni pour les employeurs
00:27:40et ça nécessite
00:27:41qu'on s'interroge
00:27:42pourquoi
00:27:42et que faire
00:27:43pour faciliter
00:27:45et pour en beaucoup
00:27:45plus systématique
00:27:46ces remontées
00:27:47d'informations
00:27:48deuxième élément
00:27:49d'information
00:27:51sur
00:27:52le pouvoir
00:27:55qui est dans
00:27:56les mains
00:27:56des ARS
00:27:57les ARS
00:27:57ont la possibilité
00:27:58de suspendre
00:27:59immédiatement
00:28:00un professionnel
00:28:01pour une période
00:28:02maximum
00:28:02de 5 mois
00:28:03pour
00:28:04dans le but
00:28:05de protéger
00:28:06d'autres
00:28:08éventuelles
00:28:09victimes
00:28:10comment est-ce que
00:28:11l'ARS
00:28:11prend cette décision
00:28:12soit parce qu'elle
00:28:13a été saisie
00:28:15par un usager
00:28:16ou par un établissement
00:28:17c'est-à-dire par un employeur
00:28:19on a vu que c'était
00:28:20rarement le cas
00:28:20sur mes cas de suspension
00:28:22je me suis rendu compte
00:28:23c'était essentiellement
00:28:24sur ces înes
00:28:25de l'ordre des médecins
00:28:26qui me demandaient
00:28:27qui me proposaient
00:28:27une suspension
00:28:28le temps de mener
00:28:30de mener son instruction
00:28:31est-ce que c'est
00:28:34ce pouvoir
00:28:35de suspension
00:28:36est suffisant
00:28:37efficace
00:28:37il a une efficacité
00:28:39en mettant
00:28:40hors de
00:28:40la possibilité
00:28:42de nuire
00:28:42d'un professionnel
00:28:43pendant 5 mois
00:28:44c'est assez court
00:28:45parce que
00:28:46les enquêtes
00:28:46sont souvent
00:28:47assez longues
00:28:48et assez complètes
00:28:50donc ce délai
00:28:50de 5 mois
00:28:51est assez court
00:28:52est-ce qu'elles sont
00:28:53suffisantes
00:28:54la réponse est non
00:28:55parce que
00:28:56il y a finalement
00:28:57dans la réponse
00:28:58à apporter
00:28:58plusieurs intervenants
00:28:59il y a d'abord
00:29:00l'employeur
00:29:01qui peut se saisir
00:29:03du cas
00:29:03mener son enquête
00:29:04interne
00:29:04et en tant qu'employeur
00:29:06décider une mise à pied
00:29:07de son salarié
00:29:09qu'il s'agisse
00:29:10d'un médecin
00:29:11ou d'un personnel
00:29:12non médical
00:29:14deuxièmement
00:29:15comme je l'ai dit
00:29:15il y a l'ARS
00:29:16qui peut prendre
00:29:16une décision
00:29:17de suspension
00:29:18troisièmement
00:29:18il y a l'ordre
00:29:19qui a rappelé
00:29:20ses pouvoirs
00:29:21et puis enfin
00:29:21il y a la justice
00:29:22puisque un certain
00:29:24nombre d'affaires
00:29:25font l'objet
00:29:25d'un signalement
00:29:26au titre
00:29:26de l'article 40
00:29:27et la justice
00:29:28cette multiplicité
00:29:30d'intervenants
00:29:30on pourrait se dire
00:29:31que c'est une garantie
00:29:32pour tout le monde
00:29:33parce que
00:29:33beaucoup d'acteurs
00:29:35interviennent
00:29:36je considère que
00:29:36malheureusement
00:29:37aujourd'hui
00:29:37c'est plutôt
00:29:38une fragilité
00:29:38parce que
00:29:40tous ces acteurs
00:29:41interviennent
00:29:41malheureusement
00:29:42souvent en ordre
00:29:44c'est comme le rappelait
00:29:44monsieur le président
00:29:45de l'ordre national
00:29:46des médecins
00:29:47nous apprenons
00:29:49parfois
00:29:49de l'ouverture
00:29:51d'enquête
00:29:51ou des décisions
00:29:53de contrôle judiciaire
00:29:54pris par la justice
00:29:55sur des cas
00:29:55que nous ignorions
00:29:57au moment
00:29:58où la justice
00:29:59elle s'en est saisie
00:30:00et donc
00:30:01je crois
00:30:02qu'il est absolument
00:30:02nécessaire
00:30:03qu'il y ait
00:30:03un travail important
00:30:04sur l'obligation
00:30:06de signalement
00:30:07entre nous
00:30:07des décisions
00:30:08que nous sommes
00:30:09amenés à prendre
00:30:09comme l'a rappelé
00:30:10aussi monsieur le président
00:30:11de l'ordre
00:30:12ce qui me frappe
00:30:13beaucoup
00:30:13c'est que la justice
00:30:14est amenée à prendre
00:30:15un certain nombre
00:30:16de mesures
00:30:17de contrôle judiciaire
00:30:18qui ne sont rarement
00:30:19des mesures
00:30:20de suspension
00:30:20totale d'activité
00:30:22ce que ferait
00:30:22l'ARS
00:30:23si elle-même
00:30:24avait été saisie
00:30:25or une fois
00:30:26que la justice
00:30:26est saisie
00:30:27et qu'elle mène
00:30:28son instruction
00:30:28il est rare
00:30:30et pas très confortable
00:30:31pour les autorités
00:30:32administratives
00:30:33que nous sommes
00:30:33d'intervenir
00:30:34pour aller plus loin
00:30:35ou en complément
00:30:36des mesures
00:30:37qui sont prises
00:30:38toujours sur ce point
00:30:40l'autre fragilité
00:30:41que j'identifie
00:30:42c'est que
00:30:42il y a finalement
00:30:44pour des professionnels
00:30:45qui le souhaitent
00:30:46plusieurs possibilités
00:30:47de contourner
00:30:48nos dispositifs
00:30:49et nos contrôles
00:30:50et nos mesures
00:30:51premièrement
00:30:52d'abord
00:30:52parce que nous intervenons
00:30:53dans un cadre régional
00:30:54et le changement
00:30:55de région
00:30:56malheureusement
00:30:57peut faciliter
00:30:59une réinscription
00:31:00ou la reprise
00:31:01d'une activité
00:31:02dans un établissement
00:31:03d'une autre région
00:31:04deuxièmement
00:31:06parce qu'il y a
00:31:06des dispositifs juridiques
00:31:07qui à mon avis
00:31:08passent un peu
00:31:09en travers
00:31:10des gouttes
00:31:10de nos contrôles
00:31:11je pense notamment
00:31:12au régime
00:31:13des intérimaires
00:31:14les multi-employeurs
00:31:15les vacataires
00:31:16qui sont
00:31:17de mon point de vue
00:31:18une fragilité importante
00:31:20dernier point
00:31:21Madame la Présidente
00:31:22je pense que nous avons
00:31:23à travailler beaucoup
00:31:24sur la question
00:31:25de la prévention
00:31:26par la consultation
00:31:27des antécédents
00:31:28les règles
00:31:29aujourd'hui
00:31:30sont un peu complexes
00:31:31et un peu confuses
00:31:32entre
00:31:32les médecins
00:31:36les paramètres
00:31:38médicaux
00:31:39et les personnels
00:31:40des établissements
00:31:40médico-sociaux
00:31:41les règles
00:31:42ne sont pas
00:31:43identiques
00:31:43elles mériteraient
00:31:44d'être harmonisées
00:31:45et surtout
00:31:46il est toujours
00:31:46très compliqué
00:31:47de savoir
00:31:47quel est le document
00:31:48qui a été consulté
00:31:49et il me semblerait
00:31:51de bonne politique
00:31:52pour tout le monde
00:31:52et très efficace
00:31:53que finalement
00:31:54toutes ces décisions
00:31:55judiciaires
00:31:56ou administratives
00:31:57de suspension
00:31:59ou de contrôle judiciaire
00:32:01soient systématiquement
00:32:02et de sanctions
00:32:03pardon
00:32:04soient systématiquement
00:32:05inscrites
00:32:06dans le document
00:32:07qui est consulté
00:32:08par tout employeur
00:32:09potentiel
00:32:10ou par toute personne
00:32:11qui s'intéresse
00:32:13à un professionnel
00:32:14de santé
00:32:14qui est le répertoire
00:32:15partagé
00:32:16des professionnels
00:32:16de santé
00:32:17le RPPS
00:32:18qui est un document
00:32:19commun
00:32:20à tous les acteurs
00:32:22voilà ce que je voulais
00:32:22vous dire
00:32:23en introduction
00:32:23merci
00:32:27je me permets
00:32:27de rajouter
00:32:28un instant
00:32:29bien sûr
00:32:30au propos
00:32:31de mon collègue
00:32:32en somme
00:32:33les sujets
00:32:33portent beaucoup
00:32:34la difficulté
00:32:35porte beaucoup
00:32:35sur la définition
00:32:36du champ
00:32:36de nos interventions
00:32:37et même
00:32:39le RPPS
00:32:40lui-même
00:32:40n'englobe pas
00:32:41les veilleurs de nuit
00:32:42par exemple
00:32:42qui ne sont pas
00:32:43des professions
00:32:44de santé
00:32:44et qui vont être
00:32:45concernés
00:32:46par le contact
00:32:47avec des personnes
00:32:47vulnérables
00:32:48donc à la fois
00:32:49le juge
00:32:50lorsqu'il prononce
00:32:51une interdiction
00:32:52quelconque
00:32:52fait souvent
00:32:53il peut arriver
00:32:55qu'il fasse
00:32:55ces erreurs
00:32:56de définition
00:32:57de champ
00:32:58qui permettent
00:32:59à la personne
00:32:59d'échapper
00:33:00finalement
00:33:01ou de poursuivre
00:33:03son forfait
00:33:04dans un autre
00:33:05environnement
00:33:05professionnel
00:33:06ou un autre métier
00:33:07nous avons le cas
00:33:08également
00:33:08des professions
00:33:09à ordre
00:33:10où il est tout à fait
00:33:12possible
00:33:13de ne plus être
00:33:13autorisé
00:33:14à exercer
00:33:14le métier
00:33:15par exemple
00:33:15de kinésithérapeute
00:33:16mais d'exercer
00:33:18le titre professionnel
00:33:19d'ostéopathe
00:33:19donc en somme
00:33:20nous avons
00:33:21une très grande
00:33:23définition
00:33:23et vous allez avoir
00:33:24une très grande
00:33:25difficulté
00:33:27à définir
00:33:27précisément
00:33:29le champ
00:33:30en n'oubliant
00:33:31évidemment pas
00:33:32les non-professionnels
00:33:34de santé
00:33:35et en pouvant
00:33:37aussi
00:33:39prendre en compte
00:33:40le fait
00:33:41qu'il y a
00:33:41beaucoup de professions
00:33:42de titres
00:33:43de bien-être
00:33:44autour du bien-être
00:33:45je ne voudrais pas
00:33:46que du fait de l'affaire
00:33:47nous ne voudrions pas
00:33:48que du fait de l'affaire
00:33:48que vous traitez
00:33:50aujourd'hui
00:33:50les seules professions
00:33:52à ordre
00:33:54professions médicales
00:33:55en particulier
00:33:55soient la cible
00:33:57de la plus grande
00:33:58sécurité
00:33:59et qu'en fait
00:34:00aux côtés
00:34:01de ces professions
00:34:03ordrées
00:34:03il y ait toujours
00:34:05une forme de
00:34:06je vais oser le terme
00:34:07de non-droit
00:34:07pour des professions
00:34:09qui parfois
00:34:10sont très en contact
00:34:12voire encore davantage
00:34:13en contact
00:34:13de personnes vulnérables
00:34:15je voudrais
00:34:17tout d'abord
00:34:18dire
00:34:19à titre individuel
00:34:21en tant que
00:34:22directrice
00:34:22d'un hôpital
00:34:23engagé depuis
00:34:24plus de 20 ans
00:34:25avec une unité
00:34:27de médecine légale
00:34:28dans l'accompagnement
00:34:29des victimes
00:34:30de violences
00:34:32faites aux femmes
00:34:33faites aux personnes
00:34:33vulnérables
00:34:34des violences
00:34:35sexistes et sexuelles
00:34:36dire
00:34:37toute ma compassion
00:34:39pour les victimes
00:34:40de cette affaire
00:34:41vous l'avez dit
00:34:42madame la présidente
00:34:43hors normes
00:34:44nous avons tous
00:34:45cherché nos mots
00:34:46leur intensité
00:34:48n'est pas suffisante
00:34:48pour se situer
00:34:50à la hauteur
00:34:50des souffrances
00:34:51subies
00:34:52par les victimes
00:34:53et dont nous avons
00:34:54compris le détail
00:34:55tout au long
00:34:56de cette si longue
00:34:57procédure
00:34:57l'ampleur des atrocités
00:34:59qu'elles ont subies
00:35:00et que leurs proches
00:35:01ont subies
00:35:02forme une table
00:35:05de commandement
00:35:05en quelque sorte
00:35:06pour tous les niveaux
00:35:08de responsabilité
00:35:09de l'écosystème
00:35:10hospitalier
00:35:11dans lequel se trouvent
00:35:12les directeurs
00:35:13d'établissements
00:35:14et pour lequel
00:35:15vous pouvez compter
00:35:16sur notre complète
00:35:18détermination
00:35:19pour au travers
00:35:20de nos échanges
00:35:22aujourd'hui
00:35:22comme nous le faisons
00:35:24déjà depuis
00:35:25plusieurs années
00:35:26sous l'égide
00:35:27de nos autorités
00:35:27de tutelle
00:35:28et notamment
00:35:28madame la directrice
00:35:29générale de l'offre
00:35:30de soins
00:35:30elle a rappelé
00:35:31dans le cadre
00:35:32de nombreux travaux
00:35:32engagés
00:35:33de façon très accélérée
00:35:35et très poussée
00:35:35ces dernières années
00:35:36tout notre concours
00:35:38en région également
00:35:40que ce soit
00:35:41au travers
00:35:41de nos travaux
00:35:42dans les commissions
00:35:43régionales paritaires
00:35:44s'agissant
00:35:45des praticiens hospitaliers
00:35:46ou dans tous les champs
00:35:47que les agences
00:35:48régionales de santé
00:35:49déploient
00:35:50dans la conduite
00:35:51de ces thématiques
00:35:52si particulières
00:35:53des ressources humaines
00:35:54vous pouvez encore une fois
00:35:56compter sur notre engagement
00:35:58je ne voudrais pas
00:36:00être trop longue
00:36:01et surtout reprendre
00:36:02des éléments
00:36:02qui ont été
00:36:03énoncés
00:36:04d'un point de vue pratique
00:36:06nous nous retrouverons
00:36:08dans les actions
00:36:08qui seront à proposer
00:36:09et à travailler
00:36:10au travers de nos discussions
00:36:11autour de trois éléments
00:36:12en ce qui nous concerne
00:36:14nous considérons
00:36:15qu'il nous faut travailler
00:36:17sur la coordination
00:36:19des acteurs
00:36:20il nous faut travailler
00:36:22à la détermination
00:36:23de pouvoir
00:36:24ensemble
00:36:25traquer
00:36:26si vous m'excusez
00:36:27ce terme un peu
00:36:28trivial
00:36:29tous les interstices
00:36:30qui figurent
00:36:31dans les dispositifs
00:36:32déjà existants
00:36:33et qui ont été
00:36:33longuement énoncés
00:36:35et travailler
00:36:36à ce que notre
00:36:36pleine capacité
00:36:37et cette coordination
00:36:38avec votre concours
00:36:39mesdames messieurs
00:36:40les députés
00:36:40nous permettent
00:36:41que l'état de droit
00:36:43soulage l'état
00:36:44de souffrance légitime
00:36:45dans ce contexte
00:36:47et enfin
00:36:47travailler
00:36:48à ce que
00:36:50ces responsabilités
00:36:51s'exercent
00:36:52dans le même sens
00:36:53en collégialité
00:36:54pourquoi
00:36:55viens-je parler
00:36:56de collégialité
00:36:57parce qu'à côté
00:36:58des dispositifs
00:36:59qui ont été énoncés
00:37:00auxquels nous souscrivons
00:37:01la simplicité
00:37:04d'accès
00:37:05au bulletin B2
00:37:07la possibilité
00:37:08d'accéder
00:37:09à tous les fichiers
00:37:11d'identification
00:37:12des victimes
00:37:13des auteurs
00:37:14ayant déjà
00:37:15été recensés
00:37:17ou bien
00:37:18tous les outils
00:37:19statutaires
00:37:20qui existent
00:37:21nous avons besoin
00:37:22de les exercer
00:37:23ensemble
00:37:23et le premier sujet
00:37:25qui peut préoccuper
00:37:26les directeurs
00:37:27d'hôpitaux
00:37:28ce sont trois choses
00:37:30l'une qui a été citée
00:37:31c'est la capacité
00:37:32ensemble
00:37:33au sein des établissements
00:37:34de former
00:37:35sensibiliser
00:37:37permettre
00:37:38que la parole
00:37:39des victimes
00:37:40comme la prévention
00:37:42des auteurs
00:37:43soit
00:37:44un combat
00:37:45gagné
00:37:46de tous les jours
00:37:46c'est notre enjeu
00:37:48de tous les jours
00:37:49dans tous nos établissements
00:37:50nous avons mis en place
00:37:52récemment
00:37:54ou de manière
00:37:55un peu plus ancienne
00:37:56les référents
00:37:57au sein
00:37:57notamment
00:37:57des commissions
00:38:00sécurité
00:38:00hygiène
00:38:01conditions de travail
00:38:02les référents
00:38:03pour la lutte
00:38:04contre les violences
00:38:06faites aux femmes
00:38:06et les violences
00:38:07sexistes et sexuelles
00:38:09nous avons des référents
00:38:10violences
00:38:10au sein de nos services
00:38:12d'urgence
00:38:12déjà je pense
00:38:13depuis une dix
00:38:14quinzaine d'années
00:38:15l'observatoire
00:38:17des violences
00:38:17hospitaliers
00:38:18nous permet
00:38:18de traiter ces questions
00:38:20et de renvoyer
00:38:21ces signalements
00:38:22mais nous avons
00:38:23encore une fois
00:38:24la nécessité
00:38:25d'améliorer
00:38:25cette formation
00:38:26pour que tout le monde
00:38:27toutes les composantes
00:38:29d'un hôpital
00:38:30et un hôpital
00:38:30c'est plus de 130 métiers
00:38:32je suis représentant
00:38:33des centres hospitaliers
00:38:34en CHU
00:38:35c'est la même chose
00:38:36mais un peu plus compliqué
00:38:37mais la raison
00:38:38est la même
00:38:39c'est cette collégialité
00:38:40ce besoin d'embarquer
00:38:41tout le monde
00:38:41pour que cette vague
00:38:43de préoccupation
00:38:45et d'attention
00:38:46déterminée
00:38:47vis-à-vis des victimes
00:38:48se manifeste
00:38:49avec succès
00:38:51cette formation
00:38:52et cette sensibilisation
00:38:53elle peut se faire
00:38:54à l'intérieur
00:38:54des centres hospitaliers
00:38:55mais elle doit se faire
00:38:57aussi dans les formations
00:38:58initiales
00:38:58et ce seront bien sûr
00:38:59ça a été évoqué
00:39:00par monsieur le président
00:39:00de l'ordre tout à l'heure
00:39:02un travail
00:39:03avec les doyens
00:39:04des différentes facultés
00:39:06de médecine
00:39:07odontologie
00:39:08pharmacie
00:39:09et maïotique
00:39:10ce doit être le cas
00:39:12aussi
00:39:13avec les représentants
00:39:14des instituts
00:39:15de formation
00:39:15de tous les professionnels
00:39:16de santé
00:39:17et je souligne
00:39:18les propos
00:39:19de monsieur Robin
00:39:20à l'instant
00:39:21sur l'idée
00:39:21et de madame de bord
00:39:22d'embrasser
00:39:23la totalité
00:39:24encore une fois
00:39:25des professionnels
00:39:26pour que nous puissions
00:39:27dépasser
00:39:28cet effet
00:39:30ça a été prononcé
00:39:31de déflagration
00:39:32dans cette affaire
00:39:33qui concerne un praticien
00:39:34mais pour laquelle
00:39:35nous déploierions
00:39:36la même énergie
00:39:37s'il s'agissait
00:39:38d'un autre professionnel
00:39:39de santé
00:39:40c'est là tout l'enjeu
00:39:41finalement de ce champ
00:39:42ensuite
00:39:43collégialité
00:39:45parce que
00:39:45finalement
00:39:46nous devons travailler
00:39:47à ce que la gouvernance
00:39:49interne
00:39:49des établissements
00:39:50de santé
00:39:50que votre commission
00:39:52a eu à connaître
00:39:52à de nombreuses reprises
00:39:54lors des dernières
00:39:55mandatures
00:39:55notamment dans sa
00:39:56médicalisation
00:39:57puisse nous permettre
00:39:59en tant que
00:40:00directeur d'établissement
00:40:01de déterminer
00:40:02les meilleures conditions
00:40:04possibles
00:40:04pour le déclenchement
00:40:05des procédures
00:40:07existantes
00:40:08que ce soit
00:40:09les procédures statutaires
00:40:11et dans la diversité
00:40:12des statuts
00:40:12là aussi
00:40:13nous avions autrefois
00:40:1413 ou 15 statuts médicaux
00:40:16depuis de réformes récentes
00:40:17ils sont moins nombreux
00:40:18mais cela a été souligné
00:40:19également
00:40:20il y a encore une complexité
00:40:21pour pouvoir les activer
00:40:23et donc nous avons
00:40:24le souhait
00:40:25en tant que conférence
00:40:27de continuer à travailler
00:40:28sur ces thèmes
00:40:29comme nous l'avons fait
00:40:30à comment dire
00:40:32dans le cadre des travaux
00:40:33que le président
00:40:35de la commission
00:40:35des affaires sociales
00:40:36autrefois ministre
00:40:37avait lancé
00:40:38dans les premiers travaux
00:40:39lors de la révélation
00:40:41notamment
00:40:42des atteintes sexistes
00:40:44et sexuelles
00:40:45au sein de l'assistance
00:40:46publique
00:40:46hôpitaux de Paris
00:40:47dans ce cadre là
00:40:48nous serons
00:40:49force de proposition
00:40:50pour que cette collégialité
00:40:52cette gouvernance
00:40:53médico-administrative
00:40:55qui structure
00:40:56fortement
00:40:57nos établissements
00:40:59puissent se reconnaître
00:41:01aussi facilement
00:41:02dans les modalités
00:41:03de déclenchement
00:41:04de ces procédures
00:41:05et notamment
00:41:06en lien avec
00:41:07les procédures ordinales
00:41:08qui doivent finalement
00:41:09tout aller dans le même sens
00:41:10comme cela a été dit
00:41:12et notre devoir
00:41:13étant tous
00:41:14à nos niveaux
00:41:15de responsabilité
00:41:15d'éviter le télescopage
00:41:17de ces procédures
00:41:18pour qu'elles se ralentissent
00:41:19on a vu
00:41:20dans l'affaire
00:41:21Le Squarnec
00:41:22la durée considérable
00:41:24de la commission
00:41:26des infractions
00:41:27et donc nous devons
00:41:27pouvoir y travailler
00:41:28enfin nous devons
00:41:31pouvoir être
00:41:33force de proposition
00:41:34et nous le serons
00:41:36sur l'exercice
00:41:38donc du pouvoir
00:41:39de sanction
00:41:40qui est en partie
00:41:41à notre disposition
00:41:42mais pas en totalité
00:41:43et là aussi
00:41:44nous sommes tout à fait
00:41:45tendus
00:41:45vers le fait
00:41:46de travailler
00:41:47lorsque nos autorités
00:41:49de tutelle
00:41:49nous solliciteront
00:41:50en la matière
00:41:50et nous ont déjà sollicité
00:41:51je l'ai dit
00:41:52à ce que
00:41:53ces pouvoirs de sanction
00:41:54s'exercent
00:41:56avec simplicité
00:41:57c'est aussi un enjeu
00:41:58finalement
00:41:58de simplification
00:41:59du fonctionnement
00:42:00de nos établissements
00:42:01publics
00:42:03dans la simplification
00:42:04dans le juste équilibre
00:42:06des décisions
00:42:07pour que
00:42:09les victimes
00:42:10puissent le plus tôt possible
00:42:11être entendues
00:42:11pour que la confiance
00:42:13qui doit présider
00:42:15à la révélation
00:42:15de la parole
00:42:16continue
00:42:17à se déployer
00:42:19et puisse
00:42:19renforcer
00:42:20plutôt que de craindre
00:42:21de l'affecter
00:42:22la solidarité
00:42:23interne
00:42:24de nos établissements
00:42:24qui fait leur richesse
00:42:25également
00:42:26donc voilà
00:42:27un petit peu
00:42:28brossé
00:42:28à grand trait
00:42:30madame la présidente
00:42:31et en complémentarité
00:42:31des propos précédents
00:42:32dans quel état d'esprit
00:42:35et dans quelles conditions concrètes
00:42:37nous souhaitons
00:42:37que notre conférence
00:42:38se pose
00:42:39auprès de vous
00:42:39je vous remercie
00:42:40voilà pour ces témoignages
00:42:43des responsables
00:42:44des autorités sanitaires
00:42:47qui ont été mises en cause
00:42:49à l'époque
00:42:50dans l'affaire
00:42:51Le Squarnec
00:42:52on a pu voir
00:42:53les failles
00:42:53du système actuel
00:42:55et les pistes
00:42:56d'évolution
00:42:57qui sont à l'étude
00:42:59place tout de suite
00:42:59aux questions des députés
00:43:01elles sont nombreuses
00:43:02et précises
00:43:03à tout à l'heure
00:43:04en préambule à mon intervention
00:43:05ou à mes questions
00:43:07je souhaitais bien évidemment
00:43:08réaffirmer
00:43:10ma solidarité
00:43:11mon soutien
00:43:11à l'ensemble des victimes
00:43:13de Joël Le Squarnec
00:43:15aux victimes
00:43:16ainsi qu'à leur famille
00:43:17et à leurs proches
00:43:18puisqu'ils sont bien évidemment
00:43:20également victimes
00:43:21j'ai moi aussi
00:43:22toujours en mémoire
00:43:24l'audition des victimes
00:43:25le 1er juillet
00:43:26ici même
00:43:26dans cette salle
00:43:27une audition empreinte
00:43:29de beaucoup
00:43:29d'émotions
00:43:31de colère
00:43:31mais aussi une très grande dignité
00:43:33et l'objectif
00:43:34de ce collectif
00:43:35rejoint le nôtre
00:43:36comprendre
00:43:37comment de tels faits
00:43:38ont pu se produire
00:43:40dans notre pays
00:43:41au sein de notre système
00:43:42de soins
00:43:43et comment faire
00:43:43bien évidemment
00:43:44pour que cela
00:43:44ne se reproduise pas
00:43:46alors j'avais
00:43:46quelques questions
00:43:48au conseil
00:43:49pour le conseil
00:43:50national de l'ordre
00:43:51autour des relations
00:43:52avec la justice
00:43:52mais je veux dire
00:43:53que vous y avez répondu
00:43:54j'ai bien noté
00:43:56les différents outils
00:43:56que vous avez mis
00:43:57en place
00:43:58notamment l'attestation
00:43:59d'honorabilité
00:44:00que vous souhaitez
00:44:01étendre
00:44:01j'ai bien noté
00:44:02également
00:44:02les difficultés
00:44:04mais le souhait
00:44:04d'accéder au B2
00:44:05au FIGES
00:44:06j'ai noté
00:44:07également
00:44:08avec satisfaction
00:44:09le recrutement
00:44:10à vos côtés
00:44:11président
00:44:11d'un magistrat
00:44:13chargé
00:44:14de vous conseiller
00:44:15de vous acculturer
00:44:16tout ça me semble
00:44:17aller dans la bonne direction
00:44:19n'hésitez pas
00:44:20à nous solliciter
00:44:21si vous avez besoin
00:44:21effectivement du soutien
00:44:22des parlementaires
00:44:23pour aller plus vite
00:44:24parce qu'on ne comprend pas
00:44:26quand même
00:44:26comment le conseil national
00:44:27de l'ordre
00:44:27n'est pas informé
00:44:28systématiquement
00:44:29lorsqu'un médecin
00:44:30est condamné
00:44:30par la justice
00:44:31pourquoi un jugement
00:44:32de cette nature
00:44:34n'est pas assorti
00:44:35d'une interdiction
00:44:35d'exercer immédiat
00:44:36donc alors je ne sais pas
00:44:37si c'est d'ordre
00:44:38législatif
00:44:40ou réglementaire
00:44:41mais en tous les cas
00:44:42n'hésitez pas
00:44:43à nous interpeller
00:44:44pour voir comment
00:44:46nous-mêmes
00:44:46nous pouvons saisir
00:44:47le garde des Sceaux
00:44:48le ministre de la justice
00:44:49pour faire accélérer
00:44:50ces choses
00:44:51alors je ne me contenterai
00:44:52alors dans ces conditions
00:44:54que d'une seule question
00:44:55un peu technique
00:44:57mais je la pose
00:44:58au président de la CNOM
00:44:59et également
00:44:59aux autres interlocuteurs
00:45:01en 2009
00:45:02lors de l'adoption
00:45:03de la loi
00:45:04HPST
00:45:05le CNOM
00:45:06avait souligné
00:45:07à l'époque
00:45:07la complexité
00:45:08des procédures
00:45:09disciplinaires
00:45:09selon que le praticien
00:45:11exerçait dans le secteur
00:45:12public
00:45:12ou privé
00:45:13autrement dit
00:45:14selon que le médecin
00:45:15était libéral
00:45:17en cabinet
00:45:17ou médecin hospitalier
00:45:18la loi avait alors
00:45:20permis d'élargir
00:45:21la liste des autorités
00:45:22habilitées à saisir
00:45:23les chambres disciplinaires
00:45:24de première instance
00:45:25pour les médecins hospitaliers
00:45:26en y intégrant
00:45:28notamment le CNOM
00:45:29et le conseil départemental
00:45:31de l'ordre
00:45:31pour autant
00:45:32cette amélioration
00:45:34n'empêche toujours pas
00:45:35aujourd'hui
00:45:35une dualité de procédure
00:45:36difficile à gérer
00:45:38et toujours mal comprise
00:45:39par les usagers
00:45:40selon qu'on est hospitalier
00:45:42fonctionnaire
00:45:42ou selon qu'on est libéral
00:45:43la procédure n'est pas la même
00:45:44et vous n'avez pas
00:45:46la même autorité
00:45:47sur les deux
00:45:48ce qui s'est passé
00:45:49d'ailleurs
00:45:49pour l'affaire
00:45:50le SCORNEC
00:45:50donc pouvez-vous me dire
00:45:53si vous envisagez
00:45:53de nouvelles évolutions
00:45:54législatives
00:45:55pour simplifier
00:45:56harmoniser ces procédures
00:45:57et me dire
00:45:58les uns et les autres
00:45:59que pensez-vous
00:46:00d'une seule procédure
00:46:02unique
00:46:02pour les deux statuts
00:46:03merci
00:46:04mesdames et messieurs
00:46:06depuis des années
00:46:07des défaillances
00:46:08du conseil
00:46:09de l'ordre des médecins
00:46:09ne cessent de surgir
00:46:10au grand public
00:46:11je pense aux défaillances
00:46:13éthiques
00:46:13dans les avortements
00:46:14et les stérilisations
00:46:15forcées
00:46:16des réunionnaises
00:46:16des maoraises
00:46:17ou encore
00:46:18des personnes trans
00:46:19jusqu'en 2016
00:46:20le procès
00:46:21le SCORNEC
00:46:22confirme
00:46:22que les défaillances
00:46:23ne se situent pas
00:46:24sur le seul terrain
00:46:25de l'éthique
00:46:26les logiques
00:46:27de sécurité
00:46:27des patients
00:46:28ont été balayées
00:46:29par celles
00:46:30de la protection
00:46:30des confrères
00:46:31en 2005
00:46:33le conseil de l'ordre
00:46:34connaissait
00:46:34la condamnation
00:46:35pour pédopornographie
00:46:37si le SCORNEC
00:46:38avait été empêché
00:46:39d'exercer
00:46:39dès 2005
00:46:40nous aurions évité
00:46:4269 victimes
00:46:43alors que la cour
00:46:47des comptes
00:46:48dénombrait
00:46:49160 plaintes
00:46:51150 plaintes
00:46:52pour des faits
00:46:52de caractère sexuel
00:46:54entre 2014
00:46:55et 2017
00:46:5643 ont été rejetées
00:46:58par l'ordre
00:46:59pour devenir quoi
00:47:00manifestement
00:47:02la justice disciplinaire
00:47:04de l'ordre
00:47:04est défaillante
00:47:05mais finalement
00:47:06le rôle des médecins
00:47:07du conseil de l'ordre
00:47:08ne devrait-il pas
00:47:09se cantonner
00:47:10à conseiller
00:47:10d'autres
00:47:11sur les pratiques médicales
00:47:13de leurs confrères
00:47:14et pour prévenir
00:47:15l'exposition
00:47:16des patients
00:47:16et des agresseurs
00:47:18multirécidivistes
00:47:19pensez-vous
00:47:19que nous ne pourrions
00:47:21pas mieux protéger
00:47:22s'ils prononçaient
00:47:25des sanctions
00:47:25des suspensions
00:47:26et des interdictions
00:47:27d'exercice
00:47:29étaient confiés
00:47:30à un comité
00:47:31pluridisciplinaire
00:47:32qui ne représenterait
00:47:34pas les seuls
00:47:34intérêts
00:47:35des médecins
00:47:35mais le conseil
00:47:37de l'ordre
00:47:38n'est malheureusement
00:47:38pas la seule institution
00:47:39à avoir failli
00:47:40l'hôpital lui-même
00:47:41n'a pas su protéger
00:47:42ni les patients
00:47:43ni les équipes médicales
00:47:45en 2015
00:47:47malgré les alertes
00:47:48de pair
00:47:49toujours plus nombreuses
00:47:50le ministère
00:47:51de la santé
00:47:51a autorisé
00:47:52monsieur le squarnec
00:47:53à prolonger
00:47:54son activité professionnelle
00:47:55et au-delà
00:47:56de l'âge légal
00:47:57de départ à la retraite
00:47:58alors je profite
00:47:59pour rappeler
00:48:00que les femmes médecins
00:48:02sont particulièrement
00:48:03exposées aux violences
00:48:04sexistes et sexuelles
00:48:0554% d'entre elles
00:48:06ont été victimes
00:48:07d'après votre propre rapport
00:48:10et qu'il est effectivement
00:48:11grand temps
00:48:12de se saisir
00:48:13de cette question
00:48:14et dans ces institutions
00:48:16les rapports
00:48:17de domination
00:48:18reignent
00:48:19rapports de domination
00:48:20en fait
00:48:20que vous semblez ignorer
00:48:22parmi ces dernières
00:48:23il y a la concentration
00:48:24des pouvoirs
00:48:26pouvoir soignant
00:48:27le pouvoir professionnel
00:48:28le pouvoir financier
00:48:29le pouvoir symbolique
00:48:30les rapports hiérarchiques
00:48:32notamment
00:48:33jusque dans les écoles
00:48:34de formation
00:48:35où là aussi
00:48:35les hiérarchies
00:48:36passent sous silence
00:48:37et protègent
00:48:38les agresseurs
00:48:38que les ministères couvrent
00:48:40comment enfin
00:48:42permettre
00:48:43que des signalements
00:48:44pour violences
00:48:45sexistes et sexuelles
00:48:47qui viennent de professionnels
00:48:48de santé
00:48:48de patients
00:48:49de patientes
00:48:50ou d'autres encore
00:48:51soient effectivement traités
00:48:52et non plus étouffés
00:48:54par des institutions
00:48:55aussi hiérarchisées
00:48:56je rappelle que
00:48:57dans l'affaire
00:48:57le squarnet
00:48:58qu'il y a 299 victimes
00:49:00qui sont uniquement
00:49:02issues
00:49:03d'une enquête
00:49:04de police
00:49:04à partir
00:49:05des carnets
00:49:06retrouvés
00:49:06chez le squarnet
00:49:07ce qui signifie
00:49:08que peut-être
00:49:09il y en a davantage
00:49:11puisque
00:49:12et d'ailleurs
00:49:13ça va être
00:49:13ma première question
00:49:14je vais repartir
00:49:16du mot
00:49:16que vous avez utilisé
00:49:17monsieur Oustric
00:49:18de déflagration
00:49:19parce que
00:49:20ce terme là
00:49:21je l'entends
00:49:22dans vos paroles
00:49:23et dans
00:49:23le caractère solennel
00:49:25de ces paroles
00:49:26aujourd'hui
00:49:27dans l'Assemblée nationale
00:49:27mais pour autant
00:49:28vu de l'extérieur
00:49:29vu depuis
00:49:30cette commission
00:49:31des affaires sociales
00:49:32vu depuis
00:49:33la place de citoyenne
00:49:34cette déflagration
00:49:35n'a pas l'air
00:49:35d'avoir été
00:49:36si forte
00:49:38qu'elle ait été
00:49:39entendue
00:49:40suffisamment
00:49:41dans les secteurs
00:49:43dont vous avez la charge
00:49:44je vais m'expliquer
00:49:44là dessus
00:49:45c'est que
00:49:45par exemple
00:49:46et ce sera
00:49:47ma première question
00:49:48avez-vous
00:49:48demandé
00:49:50à ce que
00:49:51les hôpitaux
00:49:52dans lesquels
00:49:53était passé
00:49:53monsieur le squarnet
00:49:54transmettent
00:49:55à la justice
00:49:55l'ensemble
00:49:56des patients
00:49:57et patientes
00:49:58qui ont été
00:49:58entre les mains
00:49:59de monsieur le squarnet
00:50:00monsieur le squarnet
00:50:01a-t-il été
00:50:02à ce jour
00:50:03radié de l'ordre
00:50:04des médecins
00:50:05dans le procès
00:50:07le squarnet
00:50:08il apparaît
00:50:09qu'en effet
00:50:09vous l'avez dit
00:50:11monsieur Robin
00:50:11il y avait énormément
00:50:13d'échelons
00:50:14et sans doute
00:50:15une forme de flou
00:50:16autour des responsabilités
00:50:18et ce qui s'est passé
00:50:19à la barre de ce tribunal
00:50:21est que
00:50:21de nombreux acteurs
00:50:22et actrices
00:50:23se sont renvoyés
00:50:24la balle
00:50:25de la responsabilité
00:50:26tout en minimisant
00:50:28chacun
00:50:29sa part
00:50:30de responsabilité
00:50:31donc je continue
00:50:32ma série de questions
00:50:33en disant
00:50:33est-ce que
00:50:34par exemple
00:50:34la directrice
00:50:35de l'hôpital
00:50:36de Jonzac
00:50:36qu'il est allé voir
00:50:37en disant
00:50:38qu'il avait été condamné
00:50:39pour détention
00:50:40d'images pédopornographiques
00:50:42cette femme
00:50:42a-t-elle été sanctionnée ?
00:50:46Ensuite
00:50:46y a-t-il eu
00:50:47des sanctions
00:50:48des personnes
00:50:49dans les ARS
00:50:50qui ont entendu
00:50:51les témoignages
00:50:52qui ont été
00:50:52dépositaires
00:50:53des signalements
00:50:54et qui n'ont pas
00:50:55relayé
00:50:56ces signalements ?
00:50:58Y a-t-il eu aussi
00:50:59des changements
00:51:00de protocole
00:51:01pour que
00:51:02une personne
00:51:03pour que
00:51:03des chirurgiens
00:51:04qui s'occupent
00:51:05d'enfants
00:51:05ne soient jamais
00:51:06seuls
00:51:06avec des enfants
00:51:07dans une salle
00:51:08au cours
00:51:09du processus
00:51:10opératoire
00:51:10et du processus
00:51:11de soins ?
00:51:12Bref
00:51:12la question
00:51:13que je vous pose
00:51:13plus généralement
00:51:14est cette déflagration
00:51:15qu'a-t-elle
00:51:17véritablement
00:51:18dans
00:51:18l'échelon
00:51:20le plus petit
00:51:21du système
00:51:22de santé
00:51:22cette déflagration
00:51:24s'est-elle faite
00:51:25entendre
00:51:25jusqu'à ces échelons-là ?
00:51:27Votre première question
00:51:28sur le médecin hospitalier
00:51:30c'est la loi HPST
00:51:32qui l'a permis
00:51:32puisque
00:51:33le modèle
00:51:35avant
00:51:35c'était pas
00:51:36la RS
00:51:36c'était la RH
00:51:37c'était pas
00:51:39la DGOS
00:51:41c'était la
00:51:41DHOS
00:51:42et donc
00:51:44il y avait un système
00:51:44qui était purement
00:51:45bloqué
00:51:46c'est-à-dire que
00:51:47l'ensemble des confrères
00:51:48qui étaient
00:51:48purement
00:51:49d'exercice hospitalier
00:51:50n'avait pas
00:51:51de relations
00:51:52réelles et constantes
00:51:53sur l'expression
00:51:54de la déontologie
00:51:55et de leur manquement
00:51:55que pouvait exprimer
00:51:57l'ordre
00:51:57donc c'est ce qui a été fait
00:51:59puisqu'on a une saisie
00:52:00où c'est l'ordre départemental
00:52:02qui peut porter plainte
00:52:03devant des faits
00:52:03qui lui sont
00:52:04rapportés
00:52:05directement à la CDPI
00:52:07tandis que
00:52:08dans le cadre
00:52:08d'un praticien
00:52:09qui est en ville
00:52:10quand il y a
00:52:11un dépôt de plainte
00:52:12l'instruction
00:52:13est automatique
00:52:14au CD
00:52:15et la transmission
00:52:16est automatique
00:52:17à la chambre
00:52:18disciplinaire
00:52:19de première instance
00:52:19deuxième question
00:52:21madame
00:52:22qu'a fait l'ordre
00:52:23depuis 2007
00:52:24l'ordre ne fait pas
00:52:25la discipline
00:52:26il faut revoir
00:52:28les fiches
00:52:28peut-être
00:52:29depuis 2007
00:52:30c'est une justice
00:52:31administrative
00:52:32donc le président
00:52:34est un magistrat
00:52:36du tribunal administratif
00:52:37pour la chambre
00:52:38d'appel
00:52:38le président
00:52:40est un conseiller
00:52:41d'état
00:52:41c'est lui
00:52:42qui appelle au rôle
00:52:43c'est lui
00:52:44qui constitue
00:52:45les assesseurs
00:52:45c'est lui
00:52:46qui fixe
00:52:47de la temporalité
00:52:48de l'expression
00:52:49en totale indépendance
00:52:51du conseil
00:52:52de l'ordre
00:52:52départemental
00:52:53et national
00:52:54pour lequel
00:52:55nous assurons
00:52:56simplement
00:52:56nous assurons
00:52:58simplement
00:52:58le paiement
00:53:00des moyens
00:53:00le paiement
00:53:02des moyens
00:53:02d'héberger
00:53:03la chambre
00:53:04de payer
00:53:05les greffiers
00:53:06et de mettre
00:53:07à disposition
00:53:08nous n'assurons
00:53:09rien du tout
00:53:10nous n'intercédons
00:53:11en rien
00:53:11il y a des assesseurs
00:53:13qui sont
00:53:13régulièrement élus
00:53:15par un tour extérieur
00:53:16et donc
00:53:18les assesseurs
00:53:20sont choisis
00:53:21par le président
00:53:21depuis 2007
00:53:24c'est la règle
00:53:25donc ça fait
00:53:25aujourd'hui
00:53:2618 ans
00:53:27que
00:53:28par rapport
00:53:30à ce qui a été
00:53:30vécu avant
00:53:31qui faisait
00:53:32que les médecins
00:53:33présidaient aussi
00:53:33leur discipline
00:53:35nous ne le faisons plus
00:53:36et nous sommes
00:53:36totalement
00:53:37sous le coup
00:53:38de la cassation
00:53:38du conseil d'état
00:53:39donc c'est une justice
00:53:41administrative
00:53:41qui ne dépend pas
00:53:43de l'ordre
00:53:43qui ne met
00:53:44que les moyens
00:53:44et qui en total
00:53:45indépendance
00:53:46c'est la loi française
00:53:48donc ça
00:53:48ce sont les textes
00:53:50c'est pas nous
00:53:50qui les inventons
00:53:52je vous donne
00:53:54un exemple
00:53:55nous déférons
00:53:58un médecin
00:53:59pour des faits
00:54:00de violence sexuelle
00:54:01à l'encontre
00:54:02de patients
00:54:03devant la chambre
00:54:04disciplinaire
00:54:05il est sous
00:54:07contrôle judiciaire
00:54:08avec interdiction
00:54:10d'exercice
00:54:10si nous le déférons
00:54:12trop tôt
00:54:13j'ai les exemples
00:54:14je pourrais vous
00:54:15les donner
00:54:15la plainte
00:54:17sera rejetée
00:54:18d'accord
00:54:19et ce médecin
00:54:20nous ne pourrons
00:54:21plus jamais
00:54:21le renvoyer
00:54:22devant notre chambre
00:54:23disciplinaire
00:54:23parce que
00:54:25nous ne pouvons
00:54:25pas faire état
00:54:26des éléments
00:54:27qui sont dans
00:54:27le contrôle judiciaire
00:54:28c'est la réalité
00:54:29c'est pour ça
00:54:30que nous travaillons
00:54:31avec les victimes
00:54:32il nous faut
00:54:35on veut
00:54:35de la transparence
00:54:37on ne connait pas
00:54:38ce que c'est
00:54:38que notre fonctionnement
00:54:39j'ai des exemples
00:54:40à vous donner
00:54:41de médecins
00:54:42condamnés
00:54:43ensuite au pénal
00:54:44que nous ne pouvons
00:54:45pas renvoyer
00:54:46la suspension
00:54:47administrative
00:54:48dont on fait
00:54:49la demande
00:54:50aujourd'hui
00:54:50si on prend
00:54:52un directeur
00:54:54lui va pouvoir
00:54:55le faire
00:54:55moi je ne peux pas
00:54:56aujourd'hui le faire
00:54:57tant que le contrôle
00:54:58judiciaire n'est pas fini
00:54:59ce qui est embêtant
00:55:00parce que si on a
00:55:01une juridiction pénale
00:55:02qui dit un contrôle
00:55:02judiciaire qui va durer
00:55:03deux ans ou trois ans
00:55:04le directeur de l'ARS
00:55:06vous l'a dit
00:55:06lui peut le faire
00:55:07pendant cinq mois
00:55:07et il peut saisir
00:55:08directement la chambre
00:55:09disciplinaire
00:55:10de première instance
00:55:11qui a l'obligation
00:55:12dans les cinq mois
00:55:14puisque le temps
00:55:15de rendre
00:55:15les conclusions
00:55:17le magistrat
00:55:18doit les rendre
00:55:18dans un délai
00:55:19de deux mois
00:55:19donc il doit saisir
00:55:21régulièrement
00:55:22dans les deux mois
00:55:23pour que l'expression
00:55:24des mémoires
00:55:24puisse se donner
00:55:27mais à l'arrivée
00:55:28il a deux mois
00:55:29pour rendre
00:55:30la décision
00:55:32concernant la radiation
00:55:34administrative
00:55:35pour les médecins
00:55:37qui ne
00:55:37qui ne remplissent pas
00:55:40les conditions
00:55:40de moralité
00:55:41c'est un élément
00:55:42qui n'est pas
00:55:43du tout
00:55:44utilisé
00:55:45et donc aujourd'hui
00:55:46on a décidé
00:55:47nous d'agir
00:55:49sur ces éléments
00:55:50de moralité
00:55:51même s'il y a
00:55:51la présomption
00:55:52d'innocence
00:55:52donc c'est une volonté
00:55:54politique
00:55:54mais ça veut dire
00:55:55que c'est très compliqué
00:55:56parce que ça sera
00:55:56l'objet de recours
00:55:58mais c'est pas un problème
00:55:58voilà
00:55:59donc ça c'est dans des cas
00:56:00très très particuliers
00:56:01très précis
00:56:02mais on n'a pas
00:56:03les éléments
00:56:03administratifs
00:56:06pardon
00:56:07mais il est radié
00:56:09enfin
00:56:09il est radié
00:56:10mais je vous réponds
00:56:12il est radié
00:56:13non mais il est radié
00:56:16officiellement
00:56:16il est radié
00:56:17par la chambre
00:56:18après qu'elle ait
00:56:19pu être saisie
00:56:20je vous rappelle
00:56:21que la première
00:56:22condamnation
00:56:23c'est 5 mois
00:56:25d'emprisonnement
00:56:25avec sursis
00:56:26sans interdiction
00:56:27d'exercer
00:56:282005
00:56:31il n'y a pas
00:56:32d'interdiction
00:56:32d'exercer
00:56:33c'est là où
00:56:33on se pose
00:56:34la question
00:56:35nous
00:56:35de pouvoir
00:56:36interagir
00:56:36avec les éléments
00:56:37que l'on vous a donnés
00:56:38parce que
00:56:38si c'est un cas
00:56:39ce cas là
00:56:40nous
00:56:41on a
00:56:42la décision
00:56:46qui pour nous
00:56:47est équivalent
00:56:48à un crime
00:56:49ou délit
00:56:49et donc là
00:56:50obligatoirement
00:56:51on va faire appel
00:56:53et obligatoirement
00:56:55on va pouvoir
00:56:56si on a
00:56:56les dispositions
00:56:58de faire la suspension
00:56:59donc
00:57:01l'arrêt définitif
00:57:02mais le temps
00:57:03de
00:57:03de l'instruction
00:57:05qui peut durer
00:57:052 ans
00:57:063 ans
00:57:074 ans
00:57:075 ans
00:57:08c'est à dire
00:57:09qu'aujourd'hui
00:57:10ce que peut faire
00:57:11l'ARS
00:57:11et heureusement
00:57:12qu'elle peut le faire
00:57:13mais elle peut le faire
00:57:13dans un temps
00:57:14tellement contraint
00:57:15qu'il faut qu'une
00:57:16machinerie se mette en place
00:57:18et ce n'est que
00:57:19au niveau de la discipline
00:57:20parce que nous
00:57:21on va le faire
00:57:21au niveau de la discipline
00:57:22mais on peut le refaire
00:57:23au niveau du pénal
00:57:23c'est à dire que
00:57:24c'est cette articulation
00:57:25qui aujourd'hui
00:57:26n'est pas permis
00:57:27puisqu'on n'a pas
00:57:28la transmission
00:57:28vous l'avez bien dit
00:57:29des jugements
00:57:32de première instance
00:57:33ou des jugements
00:57:34définitifs
00:57:34c'est laissé
00:57:36à la capacité
00:57:38il ne faut pas
00:57:39les accabler
00:57:39c'est laissé
00:57:40à la capacité
00:57:41des parquets
00:57:42de le faire
00:57:43ou des relations
00:57:44entre le parquet
00:57:46et les ordres départementaux
00:57:47mais c'est aussi
00:57:49les procédures en cours
00:57:51quand il y a une procédure
00:57:52en cours
00:57:52pour nous
00:57:53c'est là où la suspension
00:57:54administrative
00:57:55doit avoir lieu
00:57:56quand on a des éléments
00:57:57inconcrétaux
00:57:58qui nous disent
00:57:58qu'il faut que ça s'arrête
00:57:59et que derrière
00:58:00on puisse enclencher
00:58:01en même temps
00:58:01la chambre disciplinaire
00:58:04aujourd'hui
00:58:04une chambre disciplinaire
00:58:05de première instance
00:58:06on va dire que c'est entre
00:58:08allez on va faire
00:58:09une moyenne
00:58:10on va dire que c'est
00:58:1115 à 18 mois
00:58:13pour une première instance
00:58:15et si on repart
00:58:16au national
00:58:17c'est jusqu'à deux ans
00:58:18de plus
00:58:19donc ça veut dire
00:58:21que l'embolisation
00:58:22d'aller à la plainte
00:58:26ou disciplinaire
00:58:26qui coûte zéro
00:58:27à personne
00:58:28et qui souvent
00:58:29n'amène pas d'ordonnance
00:58:31parce qu'on a eu
00:58:32un quart d'heure de retard
00:58:33ou des éléments
00:58:33comme ça
00:58:34permet que les éléments
00:58:35les plus graves
00:58:36mettent un temps fou
00:58:37c'est là où l'intérêt
00:58:38de la suspension
00:58:39immédiate pour nous
00:58:40comme dit le directeur général
00:58:42de la RS Ile-de-France
00:58:43c'est les ordres
00:58:44qui viennent le voir
00:58:45parce qu'on sait
00:58:45que du coup
00:58:46l'affaire va passer
00:58:48dans les deux mois
00:58:48sinon on est parti
00:58:50pour deux ans
00:58:50et nous on n'a aucune capacité
00:58:53à le bloquer
00:58:54même en faisant
00:58:55un signalement
00:58:56même en faisant
00:58:56un dépôt de plainte
00:58:57puisqu'on n'a pas
00:58:58la capacité
00:58:59à instruire
00:59:00une plainte
00:59:02ou faire une instruction
00:59:04de quelque matière
00:59:05que ce soit
00:59:05et donc c'est là
00:59:06où c'est un peu compliqué
00:59:07parce qu'il ne nous manque
00:59:09pas grand chose
00:59:10pour enclencher
00:59:11les moyens
00:59:11fermes et définitifs
00:59:13fermes et définitifs
00:59:15sans aucune faille
00:59:15que ce soit
00:59:16dans les conseils départementaux
00:59:18qui ont une personnalité morale
00:59:20donc ça doit être
00:59:21l'institution ordinale
00:59:23donc maintenant
00:59:23qu'on a mis
00:59:24comme je vous l'ai dit
00:59:25le logiciel Orion
00:59:26en place
00:59:27on sait
00:59:28tout ce qui se passe
00:59:30et qu'on a
00:59:31la commission nationale
00:59:32des plaintes
00:59:32on analyse
00:59:33toutes les décisions
00:59:34de première instance
00:59:35avant que ça vienne
00:59:36ou pas
00:59:37en chambre nationale
00:59:39d'appel
00:59:40où là nous nous pouvons
00:59:41si le département
00:59:42ou si la personne
00:59:42ne fait pas appel
00:59:43on pense que la matérialité
00:59:44des faits
00:59:45est suffisamment grave
00:59:46on peut en tout cas
00:59:47demander l'appel
00:59:48à la chambre d'appel
00:59:50donc on a mis déjà
00:59:51ces deux éléments internes
00:59:52pour faire
00:59:53mais de quelque chose
00:59:54que l'on ne maîtrise pas
00:59:54il ne nous manque pas
00:59:55grand chose
00:59:56pour qu'on puisse garantir
00:59:57garantir totalement
00:59:59aux citoyens
01:00:01et aux patients
01:00:04la totalité
01:00:05de la filière
01:00:07en ce qui concerne
01:00:08les médecins
01:00:10sur l'harmonisation
01:00:11des procédures disciplinaires
01:00:13aujourd'hui
01:00:14comme vous le savez
01:00:14on a deux systèmes différents
01:00:16avec des médecins
01:00:17qui sont salariés
01:00:18salariés d'un employeur
01:00:19et donc c'est
01:00:20le pouvoir disciplinaire
01:00:21il revient d'abord
01:00:22à l'employeur
01:00:23et donc en l'occurrence
01:00:24le centre national
01:00:25de gestion aujourd'hui
01:00:26et c'est pour les praticiens
01:00:28hospitaliers
01:00:28et c'est lui
01:00:29qui décide
01:00:30et qui
01:00:30et qui
01:00:31préside
01:00:33enfin qui préside
01:00:34avec le ministère
01:00:34les conseils de discipline
01:00:36pour les praticiens
01:00:37hospitaliers
01:00:37et on a effectivement
01:00:38de l'autre côté
01:00:39un système libéral
01:00:40où là
01:00:41c'est la justice
01:00:42c'est les conseils
01:00:44de discipline
01:00:44au sein de l'ordre
01:00:45des médecins
01:00:46qui peuvent
01:00:46qui peuvent rendre
01:00:48enfin qui peuvent mettre
01:00:49en place ces procédures
01:00:50c'est vraiment
01:00:51deux systèmes différents
01:00:52d'un côté
01:00:52il n'y a pas d'employeur
01:00:53de l'autre côté
01:00:53il y a un employeur
01:00:54qui est un employeur public
01:00:55avec un statut
01:00:55qui est un statut
01:00:56non pas de la fonction publique
01:00:57mais un statut d'agent public
01:00:58et avec tout ce qui va derrière
01:01:00et qui oblige
01:01:01on ne pourrait pas
01:01:02je pense sauter
01:01:02la case du ministère
01:01:03et dire que tout va à l'ordre
01:01:05si c'était votre
01:01:06votre demande
01:01:08ça nous semble important
01:01:10que l'employeur
01:01:11puisse continuer
01:01:12de suivre
01:01:13les sanctions
01:01:14disciplinaires
01:01:15et la procédure disciplinaire
01:01:16et à l'inverse
01:01:16dire que c'est le ministère
01:01:18qui suit
01:01:19les procédures disciplinaires
01:01:21pour des praticiens libéraux
01:01:22c'est aussi un système
01:01:24différent
01:01:25de celui
01:01:25qui existe
01:01:26aujourd'hui
01:01:27avec la médecine libérale
01:01:29ça c'est le premier point
01:01:31sur la recherche
01:01:32de responsabilité
01:01:33au sein
01:01:34du ministère
01:01:37des établissements
01:01:38etc.
01:01:39comme ça a été
01:01:39mis en avant
01:01:41deux choses
01:01:43peut-être rappeler
01:01:43qu'il y a en cours
01:01:44à la fois
01:01:45une procédure administrative
01:01:46et à la fois
01:01:47une procédure de la justice administrative
01:01:48une recherche indemnitaire
01:01:50et une procédure pénale
01:01:51et que donc
01:01:52il reviendra
01:01:53à ces juridictions
01:01:55d'établir
01:01:56les différentes responsabilités
01:01:58des autorités publiques
01:02:00au sein
01:02:01des différentes institutions
01:02:08dire peut-être
01:02:09quand même
01:02:09puisque c'est quelque chose
01:02:10que j'ai entendu
01:02:11que le ministère
01:02:13ne couvre absolument
01:02:14plus rien
01:02:16aujourd'hui
01:02:17en admettant
01:02:17qu'il l'ait fait
01:02:18dans le passé
01:02:18encore une fois
01:02:19ça ne me revient pas
01:02:20de porter
01:02:21ce type de jugement
01:02:22dans le contexte
01:02:23mais en revanche
01:02:24aujourd'hui
01:02:24tout ce qui est mis en avant
01:02:26et toutes les réformes
01:02:27qui sont mises en avant
01:02:27sont des réformes
01:02:28qui visent à ne plus rien
01:02:29étouffer
01:02:30et avoir le plus grand
01:02:31degré de transparence possible
01:02:32il y a notamment
01:02:32le plan
01:02:34qui a été mis en place
01:02:35sur les violences sexuelles
01:02:36et sexistes
01:02:37par le ministre
01:02:39Yannick Noder
01:02:40et qui crée
01:02:41ce qu'on appelle
01:02:42un système
01:02:43de signalement 2.0
01:02:44avec l'Observatoire national
01:02:46des violences en santé
01:02:47et qui va
01:02:48en lien
01:02:49et je laisserai
01:02:49Nicolas Delmas
01:02:50compléter éventuellement
01:02:51en lien
01:02:52avec une association
01:02:54dédiée
01:02:54pouvoir faire
01:02:55le suivi précis
01:02:56de ces signalements
01:02:57lorsqu'ils remontent
01:02:58au niveau national
01:02:58et les suites
01:03:00qui y sont données
01:03:01de la même façon
01:03:02aujourd'hui
01:03:03on a une juridiction
01:03:04à part
01:03:04qui concerne
01:03:05les praticiens
01:03:06hospitaliers
01:03:06et universitaires
01:03:07et aujourd'hui
01:03:08dès qu'un sujet
01:03:10de cet ordre là
01:03:11nous est remonté
01:03:12quasi systématiquement
01:03:13il est proposé
01:03:15au ministre
01:03:15puisque c'est le ministre
01:03:16qui décide
01:03:16de pouvoir poursuivre
01:03:18au niveau disciplinaire
01:03:20les professeurs
01:03:22d'université
01:03:23concernés
01:03:25voilà peut-être
01:03:28je te laisse compléter
01:03:29rapidement sur l'ONVS
01:03:30juste effectivement
01:03:31bonjour à tous
01:03:32madame la présidente
01:03:33mesdames et messieurs
01:03:34députés
01:03:34juste pour compléter
01:03:35effectivement
01:03:36sur la question
01:03:37de l'ONVS
01:03:37on appelle 2.0
01:03:38c'est qu'actuellement
01:03:40depuis maintenant
01:03:41trois ans
01:03:41a mis en place
01:03:42avec le MESR
01:03:43le ministère
01:03:44de l'enseignement
01:03:44supérieur de la recherche
01:03:45et le ministère
01:03:46de la santé
01:03:46une plateforme dédiée
01:03:48pour les étudiants
01:03:48qui s'appelle la CNAE
01:03:49et qui est justement
01:03:50une plateforme de signalement
01:03:51qui vise justement
01:03:52à répondre aux risques
01:03:54que les signalements
01:03:54puissent comme vous l'avez
01:03:55parfois justement
01:03:56indiquer
01:03:57se perdre au niveau local
01:03:59ou ne pas être traité
01:03:59avec la possibilité
01:04:01de saisir cette instance nationale
01:04:02qui fait le lien
01:04:03avec la DGOS
01:04:05et la DGCIP
01:04:06côté ministère
01:04:07de l'enseignement supérieur
01:04:07et de la recherche
01:04:08et donc avec les ARS
01:04:09et les acteurs de terrain
01:04:10pour justement éclaircir
01:04:12les faits qui nous sont remontés
01:04:13et l'idée c'est de faire
01:04:14un peu le même dispositif
01:04:15dans le secteur de la santé
01:04:16c'est pas seulement réservé
01:04:18aux étudiants en santé
01:04:19mais ouvert à tous
01:04:20les professionnels
01:04:21et à ce qu'on voudrait
01:04:22justement
01:04:23et c'était
01:04:23ce qu'on a fait remonter
01:04:24c'est avoir une plateforme
01:04:25y compris ouverte aux patients
01:04:26pour pouvoir justement
01:04:27faire remonter
01:04:28parfois ces signalements
01:04:29qui peuvent être enterrés
01:04:31ou en tout cas
01:04:31ne pas être vus à temps
01:04:33c'est aussi ça parfois
01:04:34le problème
01:04:34on reçoit tous trop de mails
01:04:35quand même aujourd'hui
01:04:36on le voit tous
01:04:36et ça je pense
01:04:37qu'il y a aussi un sujet
01:04:38de pouvoir avoir
01:04:39un meilleur suivi
01:04:40et ça peut permettre
01:04:41cette évolution là
01:04:42en tout cas
01:04:42on va poursuivre
01:04:44on va poursuivre alors
01:04:44avec les questions
01:04:45des députés
01:04:46moi j'avais
01:04:47la première chose
01:04:48c'est que je voudrais dire
01:04:49cette affaire
01:04:50ça a été quand même
01:04:51un drame considérable
01:04:52pour tout le monde
01:04:53les victimes d'abord
01:04:54et les professionnels
01:04:55de santé ensuite
01:04:56et imaginer le fait
01:04:58que ce soit possible
01:05:00pour avoir travaillé
01:05:01dans les blocs opératoires
01:05:01pendant un certain nombre
01:05:02d'années
01:05:02je me pose la question
01:05:04que personne n'ait pu
01:05:05faire de signalement
01:05:07tout au long
01:05:09de ce parcours
01:05:10et justement
01:05:10j'ai une question
01:05:11par rapport aux défaillances
01:05:13des signalements
01:05:13comme vous l'avez évoqué
01:05:15je crois monsieur Robin
01:05:16on a un vrai problème
01:05:18mais entre autres
01:05:20médical
01:05:22c'est pas la première fois
01:05:23où des médecins
01:05:25n'osent pas non plus
01:05:26faire de signalement
01:05:27pour x raisons
01:05:28entre signalement
01:05:29et délation
01:05:30il y a toujours eu
01:05:30un problème à régler
01:05:32dans ce domaine
01:05:33et donc je pense
01:05:35qu'on a un défaut
01:05:36de signalement
01:05:37dans les parcours
01:05:38qui n'est pas admissible
01:05:40aujourd'hui
01:05:41et je pense que
01:05:42le premier travail
01:05:43il est sans doute
01:05:44là-dessus
01:05:44à renforcer
01:05:45alors plus sur un logiciel
01:05:47que sur une plateforme
01:05:48moi je pense
01:05:49qu'il y a quand même
01:05:50une accroche humaine
01:05:52à prendre les signalements
01:05:53parce qu'on a un peu
01:05:55plus de chance
01:05:55peut-être que ce soit
01:05:56écouté
01:05:58la deuxième chose
01:05:59c'est que
01:06:00quand on a des signalements
01:06:01ce qui est quand même
01:06:02déjà plutôt rare
01:06:03par rapport au nombre
01:06:05d'affaires
01:06:05qui existent
01:06:07ces infos
01:06:08elles sont cloisonnées
01:06:09chacun dans son secteur
01:06:10c'est-à-dire que
01:06:12pour les conseils de l'ordre
01:06:13c'est au niveau du département
01:06:15c'est pas dans la région
01:06:16c'est pas au national
01:06:17donc on a un réel problème
01:06:20quand c'est à l'ARS
01:06:21c'est pas ailleurs
01:06:21et quand c'est à la justice
01:06:22c'est pas ailleurs non plus
01:06:23donc on a à nouveau
01:06:25un travail en silo
01:06:26avec une impossibilité
01:06:28de communiquer
01:06:29sur ce genre de signalement
01:06:30qui se perdent
01:06:31donc comme ça se perd
01:06:32les gens
01:06:33ils reviennent pas à la charge
01:06:35une deuxième ou une troisième fois
01:06:37ils abandonnent aussi
01:06:38leurs plaintes
01:06:39et on les découvre
01:06:39dix ans ou vingt ans plus tard
01:06:41et la troisième chose
01:06:43c'est sur le recensement
01:06:44des documents
01:06:44alors moi je suis quand même
01:06:45étonnée
01:06:45parce que j'ai quand même
01:06:46le privilège
01:06:47d'être pendant dix ans
01:06:48dans un conseil de l'ordre
01:06:49où je travaillais
01:06:50avec le procureur
01:06:51et où on avait
01:06:52les informations
01:06:53montantes et descendantes
01:06:56et un échange permanent
01:06:57sur l'état des lieux
01:07:00donc ça existe
01:07:01donc je pense
01:07:02qu'on n'a pas besoin
01:07:02de loi supplémentaire
01:07:03pour le faire
01:07:04c'est juste
01:07:05quelque chose
01:07:07de réglementaire
01:07:08et qu'il faut
01:07:09qu'on appuie
01:07:10sur cette communication
01:07:12sur les sanctions
01:07:14parce que
01:07:15c'est là aussi
01:07:16qu'on a déloupé
01:07:17que finalement
01:07:18ces professionnels
01:07:19de santé
01:07:19ils circulent
01:07:20impunément
01:07:22sur tout le territoire
01:07:23et ils récidivent
01:07:25régulièrement
01:07:25le Square Neck
01:07:26n'est pas le seul
01:07:27dans le domaine
01:07:28à faire ce genre
01:07:30d'itinérance
01:07:32si je puis dire
01:07:32malheureusement
01:07:33l'autre chose
01:07:35c'est aussi
01:07:35sur
01:07:36s'attacher
01:07:37sur les violences
01:07:38entre les professionnels
01:07:39de santé
01:07:39parce qu'on parle
01:07:40beaucoup effectivement
01:07:41des usagers
01:07:43avec les professionnels
01:07:45mais on a un certain
01:07:46nombre de signalements
01:07:47qui sont encore moins
01:07:48faits à l'intérieur
01:07:49des établissements
01:07:50notamment
01:07:51par souci
01:07:52de représailles
01:07:53de promotion
01:07:54etc
01:07:54donc je pense
01:07:55qu'on a
01:07:56un travail à faire
01:07:57et je pense que ça
01:07:58ça passe
01:07:59ni par
01:08:00des outils
01:08:01ni par
01:08:02je ne sais
01:08:03quelle procédure
01:08:04mais par une volonté
01:08:05délibérée
01:08:06de s'attaquer
01:08:07aux problèmes
01:08:08de les dénoncer
01:08:09de les traiter
01:08:09et de se coordonner
01:08:11Merci Madame Godard
01:08:14Merci Madame la Présidente
01:08:18Mesdames et Messieurs
01:08:18évidemment
01:08:19je m'associe
01:08:20et je rejoins
01:08:21les mots
01:08:22qui ont pu être
01:08:22partagés
01:08:23concernant
01:08:25les victimes
01:08:27leurs familles
01:08:28leurs proches
01:08:29et je pense
01:08:30également
01:08:30aux professionnels
01:08:32impactés
01:08:33évidemment
01:08:33par cette
01:08:34insoutenable
01:08:35affaire
01:08:35le Square Neck
01:08:36quelques questions
01:08:40concernant
01:08:43les signalements
01:08:44nombreux
01:08:45les radiations
01:08:47pour fait de mœurs
01:08:48qui restent
01:08:49rarissimes
01:08:50et le traitement
01:08:51disciplinaire
01:08:52lent
01:08:53l'Observatoire
01:08:54national des violences
01:08:56en milieu de santé
01:08:56recense depuis
01:08:57plusieurs années
01:08:58près de 20 000
01:08:58signalements par an
01:08:59avec une part
01:09:01très importante
01:09:01d'atteinte
01:09:02aux personnes
01:09:03en face
01:09:04l'appareil disciplinaire
01:09:05montre
01:09:06semble montrer
01:09:07en tout cas
01:09:07malheureusement
01:09:09des limites
01:09:09structurelles
01:09:10en 2022
01:09:11les chambres disciplinaires
01:09:12de première instance
01:09:13ont rendu
01:09:131547 décisions
01:09:15et prononcé
01:09:1712 radiations
01:09:18pour affaire
01:09:20de mœurs
01:09:20et le délai
01:09:21moyen de jugement
01:09:22est de 1 an
01:09:233 mois
01:09:24et 18 jours
01:09:25l'ordonnance
01:09:26présidente moyenne
01:09:27met près de
01:09:2810 jours
01:09:2910 mois
01:09:29pardon
01:09:30et 22 jours
01:09:30le stock d'affaires
01:09:31en instance
01:09:32reste élevé
01:09:332510 affaires
01:09:34fin 2022
01:09:35ces délais
01:09:36et ce faible
01:09:37nombre
01:09:37de radiations
01:09:39interpellent
01:09:40évidemment
01:09:41et je voudrais
01:09:44tout d'abord
01:09:45poser une question
01:09:47à vous
01:09:48monsieur
01:09:49Wistrich
01:09:50votre propre
01:09:52rapport
01:09:52d'activité
01:09:53le rapport
01:09:54d'activité
01:09:55du conseil
01:09:55national
01:09:55de l'ordre
01:09:56des médecins
01:09:56reconnaît
01:09:57qu'en 2022
01:09:58seules 12 radiations
01:10:00pour affaires
01:10:00de mœurs
01:10:00ont été prononcées
01:10:01sur plus
01:10:03de 1500
01:10:03décisions
01:10:04disciplinaires
01:10:04rendues
01:10:05et dans le même
01:10:06temps
01:10:06l'ONVS
01:10:07documente
01:10:07près de
01:10:0820 000
01:10:08signalements
01:10:08annuels
01:10:09comme je le
01:10:09disais
01:10:10comment peut-on
01:10:11expliquer
01:10:11cet écart
01:10:12cette disproportion
01:10:14dirais-je
01:10:16entre le nombre
01:10:18de signalements
01:10:19et les décisions
01:10:21disciplinaires
01:10:22et les radiations
01:10:24et êtes-vous prêt
01:10:25à instaurer
01:10:26une transmission
01:10:26automatique
01:10:27horodatée
01:10:28entre justice
01:10:29hôpitaux
01:10:29ARS
01:10:30et ordre
01:10:30pour que
01:10:32davantage
01:10:33de signalements
01:10:34soient
01:10:35traités
01:10:35considérés
01:10:36et puis peut-être
01:10:37une dernière
01:10:38question
01:10:39toujours
01:10:42destinée
01:10:43au conseil
01:10:44national
01:10:44de l'ordre
01:10:44des médecins
01:10:45en 2022
01:10:46vos chambres
01:10:47disciplinaires
01:10:47ont rendu
01:10:48338 ordonnances
01:10:49présidentes
01:10:49pour accélérer
01:10:50les procédures
01:10:51sur plus
01:10:51de 1500
01:10:51affaires
01:10:52traitées
01:10:53pourquoi
01:10:53un tel
01:10:53sous-usage
01:10:54de cet outil
01:10:55et qui est
01:10:55pourtant prévu
01:10:57pour protéger
01:10:57rapidement
01:10:58les patients
01:10:59vous avez déjà
01:11:00partagé
01:11:01certaines réponses
01:11:03mais voilà
01:11:03êtes-vous prêt
01:11:04à demander
01:11:06au gouvernement
01:11:08des moyens
01:11:10humains
01:11:10supplémentaires
01:11:11pour instruire
01:11:12prioritairement
01:11:12les affaires
01:11:13de violences
01:11:14sexuelles
01:11:15et sexistes
01:11:16merci
01:11:17madame
01:11:18le boucher
01:11:19merci
01:11:20madame
01:11:21madame la présidente
01:11:23alors nous sommes
01:11:24ici en commission
01:11:25aux affaires sociales
01:11:25nous sommes tous
01:11:27très en lien
01:11:27avec les professionnels
01:11:28de santé
01:11:28notamment ceux
01:11:29qui travaillent
01:11:29à l'hôpital
01:11:30public
01:11:30on est certain
01:11:31même à y avoir
01:11:32à y avoir
01:11:33travaillé
01:11:33et on connaît
01:11:34on sait
01:11:35l'omerta
01:11:35qu'il y a
01:11:36sur les violences
01:11:37sexuelles
01:11:37et sexistes
01:11:37dans ce secteur
01:11:38où la hiérarchie
01:11:40est majoritairement
01:11:40portée par des hommes
01:11:42au poste important
01:11:43on a tous eu
01:11:44des témoignages
01:11:45sur le fait
01:11:46de dénoncer
01:11:46des comportements
01:11:47d'un collègue
01:11:48et d'être réduit
01:11:49au silence
01:11:50car c'est un chef
01:11:51de service
01:11:51car parfois aussi
01:11:52on connaît aussi
01:11:53les difficultés
01:11:53à l'hôpital
01:11:54c'est le seul médecin
01:11:55capable de porter
01:11:56un service
01:11:56on a fait face
01:11:58aussi à une démographie
01:12:00médicale
01:12:00qui met en difficulté
01:12:01donc des fois
01:12:02on garde aussi
01:12:03des médecins
01:12:03parce que si on le dénonce
01:12:04il n'y a plus personne
01:12:05il existe depuis
01:12:07quelques années
01:12:08un MeToo
01:12:08hôpital
01:12:09qui n'existe pas
01:12:10pour rien
01:12:10du coup je suis un peu étonnée
01:12:12monsieur Robin
01:12:13je reviens sur votre interrogation
01:12:14sur le peu de signalements
01:12:15qui sont faits
01:12:17en fait
01:12:17on comprend pourquoi
01:12:18il y a peu de signalements
01:12:19parce qu'aujourd'hui
01:12:20combien de signalements
01:12:21aboutissent
01:12:21il y a quand même
01:12:23très peu d'exemples
01:12:24de signalements
01:12:25qui aboutissent
01:12:26et quelles mesures
01:12:28sont prises
01:12:29de prévention
01:12:31on parle d'un peu de prévention
01:12:32dans la formation
01:12:33des médecins
01:12:34pour sortir aussi
01:12:36de ce système
01:12:36de domination patriarcale
01:12:38qui existe encore
01:12:38à l'hôpital
01:12:39et qui peut expliquer
01:12:40les dysfonctionnements
01:12:41dans le traitement
01:12:42des situations
01:12:43de violences sexuelles
01:12:44et sexistes
01:12:44merci
01:12:46il reste encore
01:12:46deux questions
01:12:47je vous propose
01:12:48de toutes les prendre
01:12:48et puis vous ferez
01:12:49si vous voulez bien
01:12:50une réponse
01:12:51groupée
01:12:52donc
01:12:53Madame Rousseau
01:12:54oui merci
01:12:56Madame la Présidente
01:12:56je me permets
01:12:57de reposer ma question
01:12:58puisque j'ai pas eu
01:12:58beaucoup de réponses
01:12:59sur qui
01:13:00dans les personnes
01:13:01qui ont été au courant
01:13:02de cette affaire
01:13:03le squarnec
01:13:03avant que la justice
01:13:05ne passe
01:13:05qui aujourd'hui
01:13:06fait l'objet d'une sanction
01:13:07est-ce qu'il y a
01:13:08une responsabilisation
01:13:09des différents acteurs
01:13:10qui ont été
01:13:10au courant
01:13:11et qui n'ont pas agi
01:13:12oui ou non
01:13:13parce qu'en fait
01:13:14s'il n'y a pas
01:13:15de sanctions derrière
01:13:16pour avoir tu
01:13:17une affaire
01:13:18de cette ampleur
01:13:18alors quand est-ce
01:13:19qu'il y en a
01:13:20telle est la question
01:13:21merci
01:13:22Monsieur Taché
01:13:23merci Madame la Présidence
01:13:25moi j'aurais une question
01:13:26assez courte
01:13:27conséquemment
01:13:28à l'affaire
01:13:28le squarnec
01:13:29à ses dimensions
01:13:30atroces
01:13:31on parle de 300 victimes
01:13:33moi je dirais
01:13:33un millier
01:13:34si on y inclut
01:13:35les familles
01:13:36d'après ce que j'entends
01:13:37je vais essayer
01:13:40de tirer du positif
01:13:41de ces échanges
01:13:41c'est qu'il y a
01:13:42une volonté
01:13:43de consensus
01:13:44concernant
01:13:45le moyen
01:13:46de se doter
01:13:46d'outils
01:13:47de moyens
01:13:47qu'ils soient
01:13:49légaux
01:13:50judiciaires
01:13:51ou humains
01:13:52pour lutter
01:13:52contre les violences
01:13:53sexistes
01:13:54sexuelles
01:13:55et voire
01:13:56la pédocriminalité
01:13:57pour revenir
01:13:58à monsieur
01:13:58le squarnec
01:13:59effectivement
01:14:00une collègue
01:14:01a posé
01:14:01la question
01:14:02de l'errance
01:14:03permettez-moi
01:14:04de ce mot
01:14:05des signalements
01:14:06une autre collègue
01:14:10pardonnez-moi
01:14:10a parlé
01:14:10de 20 000 signalements
01:14:12et donc
01:14:12quid
01:14:12de ce qu'ils deviennent
01:14:14et par rapport
01:14:15à ce que vous nous disiez
01:14:16en début d'entretien
01:14:17monsieur le professeur
01:14:18factuellement
01:14:20en tant que vous
01:14:21responsable
01:14:22et nous législateurs
01:14:23la réponse
01:14:24doit-elle être
01:14:25par rapport
01:14:25à ce que vous avez
01:14:26désigné tout à l'heure
01:14:28législative
01:14:29s'il y a manquement
01:14:29dans ces cas-là
01:14:30législateur
01:14:30doit-il
01:14:31s'emparer
01:14:32d'un complément
01:14:33concernant les textes
01:14:34existants
01:14:35ou pas
01:14:35où est-elle
01:14:36et là
01:14:37on va renvoyer
01:14:37la balle
01:14:38au prochain gouvernement
01:14:39réglementaire
01:14:40et administratif
01:14:41je vous remercie
01:14:43je vous donne la parole
01:14:45monsieur Ostré
01:14:46je vais commencer
01:14:47en fait
01:14:53vous avez tout
01:14:54résumé
01:14:55les problématiques
01:14:57c'est qu'aujourd'hui
01:14:58il ne manque pas
01:14:59grand chose
01:15:00pour que
01:15:00tout soit
01:15:02sur la table
01:15:03c'est terrible
01:15:03qu'il ait fallu
01:15:04attendre
01:15:04cet événement-là
01:15:07mais en fait
01:15:08à chaque fois
01:15:10qu'il y a eu
01:15:10une avancée
01:15:11on a reculé
01:15:13c'est-à-dire
01:15:14qu'on nous a
01:15:15en ce qui concerne
01:15:16l'ordre
01:15:16amputé
01:15:17d'éléments fondamentaux
01:15:20qui nous permettaient
01:15:21d'agir
01:15:22au gré de l'évolution
01:15:23parce que l'ordre
01:15:24évolue
01:15:25comme la société
01:15:25puisque
01:15:26aujourd'hui
01:15:27l'ensemble des médecins
01:15:28et le corps
01:15:29constitué des médecins
01:15:30a largement évolué
01:15:32ne serait-ce que
01:15:33par sa composition
01:15:34ce qui est une excellente
01:15:35nouvelle
01:15:35nous
01:15:38il ne nous faut pas
01:15:39grand chose
01:15:39il y a des éléments
01:15:40que nous travaillons
01:15:41avec
01:15:42les cabinets
01:15:45aujourd'hui
01:15:46des missionnaires
01:15:47et l'ensemble
01:15:48notamment
01:15:49de la DGOS
01:15:50où on est
01:15:51très proche
01:15:52d'arrivée
01:15:52il y a des éléments
01:15:53par circulaire
01:15:54il y a des éléments
01:15:55par simple décret
01:15:56décret en conseil d'état
01:15:58il y aura des éléments
01:15:59qui seront de cadre
01:15:59de la loi
01:16:00qui reviendront vers vous
01:16:01nous on va vous adresser
01:16:03si vous êtes d'accord
01:16:04à toutes et à tous
01:16:05les éléments
01:16:06qui ont concurru
01:16:07à dire
01:16:08qu'est-ce qu'on a bougé
01:16:09depuis 2020
01:16:09réellement
01:16:10et qu'est-ce qu'aujourd'hui
01:16:12il manque
01:16:12pour qu'on puisse
01:16:14afficher
01:16:15très clairement
01:16:16la finalité
01:16:19c'est l'attestation
01:16:20d'honorabilité
01:16:21qui garantira
01:16:22de date à date
01:16:23à un patient
01:16:25une famille
01:16:26des aidants
01:16:27qui rentrent
01:16:27dans une salle d'attente
01:16:28ou qui vont
01:16:28à un hôpital
01:16:29sur un site
01:16:30avec une consultation
01:16:31on est à jour
01:16:33sur des éléments
01:16:33de base
01:16:34ça c'est l'information
01:16:36nécessaire
01:16:37nous on va le coupler
01:16:37à quelque chose de plus
01:16:38c'est-à-dire
01:16:39on aura le certificat
01:16:41donc l'arrivée
01:16:43de la certification
01:16:44et du parcours
01:16:44du professionnel
01:16:45qui dit que
01:16:46tous les 6 ans
01:16:46il est dans les clous
01:16:47et il a continué
01:16:49à se former
01:16:49parce que ce sont
01:16:50deux éléments
01:16:51qui sont aujourd'hui
01:16:52incontournables
01:16:53à la connaissance
01:16:54du citoyen
01:16:55et du patient
01:16:56c'est pas possible
01:16:57différemment
01:16:57ça c'est des éléments
01:16:59qui pour nous
01:17:00sont importants
01:17:01ce que disait
01:17:01madame Dubré-Echira
01:17:02aussi ou d'autres
01:17:03l'important
01:17:04c'est la pédagogie
01:17:05aujourd'hui
01:17:05c'est-à-dire qu'il faut
01:17:06acculturer aussi
01:17:08dans la formation initiale
01:17:10l'ensemble des jeunes
01:17:11professionnels
01:17:12qui s'engagent
01:17:12dans un parcours
01:17:13de professionnels
01:17:15de santé
01:17:16quelle que soit
01:17:16leur spécialité
01:17:17médicale ou paramédicale
01:17:19déjà à se connaître
01:17:20et travailler ensemble
01:17:21un peu mieux
01:17:21parce que de fait
01:17:22ils travailleront tous
01:17:23ensemble après
01:17:23mais surtout
01:17:24à s'acculturer
01:17:26ce qui se fait
01:17:27depuis très longtemps
01:17:28nous à Toulouse
01:17:29on le faisait
01:17:29depuis très longtemps
01:17:30et les uniques
01:17:30médicaux judiciaires
01:17:32la médecine légale
01:17:33sur prévios
01:17:34qu'on a créé en 2006
01:17:35la prévention
01:17:36des violences
01:17:37intrafamiliales
01:17:38et les violences
01:17:39faites aux femmes
01:17:40donc on le fait
01:17:41depuis maintenant
01:17:4219 ans
01:17:42donc c'est des éléments
01:17:44qui existent
01:17:45mais c'est toujours pareil
01:17:46il ne faut pas que ça reste
01:17:47personne dépendant
01:17:48ni modèle
01:17:49dans un endroit
01:17:50il faut que ça soit
01:17:51partagé et diffusé
01:17:52pour que ça devienne
01:17:53culturel
01:17:55il faut changer
01:17:56bien sûr
01:17:57ces modèles
01:17:58et casser les paradigmes
01:17:59là-dessus
01:18:00on est tous d'accord
01:18:00sur les signalements
01:18:03quand il est fait à l'ordre
01:18:04il ne peut pas être arrêté
01:18:05il est systématiquement
01:18:06transmis
01:18:07et c'est aujourd'hui
01:18:07nous depuis
01:18:08je vous l'ai dit
01:18:082021
01:18:09dans un logiciel
01:18:10qui nous permet
01:18:12d'harmoniser
01:18:13sur tous les départements
01:18:14ce qui n'était pas
01:18:14le cas avant
01:18:15donc
01:18:16ce n'est pas possible
01:18:17différemment
01:18:17ils sont obligés
01:18:18de le renseigner
01:18:19et on a immédiatement
01:18:20une traçabilité
01:18:22le fameux document
01:18:23Orion
01:18:23quand on est enregistré
01:18:26dans les chambres
01:18:26il y a un document
01:18:27il y a un logiciel
01:18:28qui s'appelle
01:18:28Temis
01:18:29qui est à la disposition
01:18:30de la chambre
01:18:31sur lequel je n'ai même
01:18:32pas le droit de regard
01:18:33puisqu'il y a une telle séparation
01:18:36et une telle indépendance
01:18:37que la totalité
01:18:38des moyens financiers
01:18:39sont engagés par l'ordre
01:18:40donc payés par les cotisations
01:18:41des médecins
01:18:42mais je ne peux pas
01:18:44savoir
01:18:45donc moi
01:18:46si on me dit
01:18:46il faut payer
01:18:47deux fois plus
01:18:48de greffier
01:18:50ou de tenue de chambre
01:18:54je paierai deux fois plus
01:18:55ce n'est pas moi
01:18:56qui le décide
01:18:56puisque c'est la justice
01:18:57administrative
01:18:58qui le décide
01:18:58ce n'est pas moi
01:18:59qui fixe le rôle
01:19:00qui fixe les séances
01:19:02qui fixe le contenu
01:19:04des dossiers
01:19:04vous voyez
01:19:05donc moi
01:19:06je ne peux que dire
01:19:07je donne les moyens
01:19:09et je les mets
01:19:09à disposition
01:19:10de la justice administrative
01:19:14tribunal administratif
01:19:15en première instance
01:19:15et conseil d'état
01:19:16en appel
01:19:18là dessus
01:19:19on est très clair
01:19:20on donnera
01:19:20largement les moyens
01:19:22alors
01:19:22dans les cellules d'intervention
01:19:24qu'on vous a dit
01:19:24ça s'appelle
01:19:25c'est les acronymes
01:19:26en France
01:19:27c'est la CIGUP
01:19:27cellule d'intervention juridique
01:19:29on l'a créée
01:19:30on l'a votée
01:19:30en session
01:19:31la semaine dernière
01:19:32parce que c'était
01:19:33à notre programme
01:19:34à l'occasion de l'élection
01:19:35du 25 juin
01:19:36c'est à dire que
01:19:37dorénavant
01:19:37tous les conseils départementaux
01:19:39qui ont un élément
01:19:40vient vers le conseil national
01:19:43la section éthique
01:19:44s'en saisit
01:19:45avec la directrice
01:19:46des services juridiques
01:19:47de l'institution ordinaire
01:19:49et la conseillère du président
01:19:51qui est cette magistrate
01:19:52cette procureure de la république
01:19:54et donc à trois
01:19:55on donne une réponse
01:19:56dans la journée
01:19:56quelles sont les modalités
01:19:58est-ce que c'est un simple
01:19:59signalement article 40
01:20:00est-ce que ça va être
01:20:01un dépôt de plainte
01:20:03et avec ou pas derrière
01:20:05la constitution de parti civil
01:20:07c'est à dire que
01:20:07nous avons acculturé
01:20:09ça a été voté en session
01:20:10et présenté à tous
01:20:11les présidents
01:20:12de conseils départementaux
01:20:13secrétaire généraux
01:20:14et trésoriers
01:20:15samedi dernier
01:20:16nous allons acculturer
01:20:17à l'action pénale
01:20:19de l'ordre
01:20:19l'ensemble
01:20:20des acteurs
01:20:21départementaux
01:20:22et régionaux
01:20:23pour qu'il y ait
01:20:24une harmonisation
01:20:25totale
01:20:26pour autant
01:20:27quand on a fait ça
01:20:28il va me manquer
01:20:28quelques outils
01:20:29et c'est là
01:20:30où vous allez bien sûr
01:20:31nous aider énormément
01:20:33c'est à dire
01:20:34qu'il faut que
01:20:35s'il y a une procédure
01:20:36en cours
01:20:36nous soyons au courant
01:20:38et ça ça se travaille
01:20:39avec la DGOS
01:20:40et je pense que
01:20:41ce signalement
01:20:42Mme Daudet va intervenir
01:20:43et puis
01:20:45dès qu'il y a une disposition
01:20:47en première instance
01:20:48moi j'attendrai pas
01:20:50je peux vous le dire
01:20:50j'attendrai pas
01:20:52la plainte définitive
01:20:53si en première instance
01:20:55il y a une plainte
01:20:56d'une gravité
01:20:57sur un crime
01:20:57ou sur un délit
01:20:58et c'est là
01:20:59où il faut que j'ai
01:21:00la suspension administrative
01:21:01je vais faire
01:21:03la suspension administrative
01:21:05de fait
01:21:05parce qu'il faut
01:21:06qu'on puisse faire
01:21:08l'instruction normale
01:21:10mais pendant ce temps là
01:21:12quelqu'un qui est dans le crime
01:21:13et dans le délit
01:21:14on ne peut pas continuer
01:21:15à le laisser
01:21:16auprès des patients
01:21:17on a des décisions
01:21:18qui sont aberrantes
01:21:19même dans le cadre
01:21:20des médecins
01:21:21qui le font
01:21:22dans le cadre de la vie privée
01:21:23mais du moment
01:21:26que ça n'a pas été fait
01:21:27dans le cadre
01:21:28de l'activité professionnelle
01:21:29on ne leur interdit pas
01:21:30l'exercice
01:21:31il faut que je suspende
01:21:33c'est pas possible
01:21:34que
01:21:34c'est inadmissible
01:21:36c'est intolérable
01:21:37de laisser penser
01:21:38que
01:21:38parce que c'était
01:21:39dans le cadre
01:21:39de la vie personnelle
01:21:41on peut continuer
01:21:42à les laisser
01:21:43non mais c'est
01:21:44donc là dessus
01:21:46on a quelques éléments
01:21:48sur lesquels
01:21:49vous allez nous aider
01:21:49donc je vous en remercie
01:21:50parce que
01:21:51nous on a décrété ça
01:21:53on a doté les moyens
01:21:55aujourd'hui
01:21:55on y mettra d'autres moyens
01:21:57c'est pas
01:21:57c'est pas une problématique
01:21:59là dessus
01:21:59on sait gérer
01:22:01la confidentialité
01:22:02pour des habilitations
01:22:03rentrées sur des fichiers
01:22:05type figé
01:22:05ou d'autres choses
01:22:06avec des personnes
01:22:07agréées
01:22:08mais
01:22:08il faut qu'on puisse garantir
01:22:11à tout patient
01:22:11qui arrive dans un cabinet
01:22:13ou dans un établissement
01:22:14on est à jour
01:22:15de notre
01:22:16de notre attestation
01:22:17d'honorabilité
01:22:18et nous on y rajoutera
01:22:19aussi
01:22:20l'attestation
01:22:21de compétences professionnelles
01:22:22voilà
01:22:22voire même avec
01:22:23la haute autorité
01:22:24de santé
01:22:25les lieux
01:22:26qui ont été accrédités
01:22:27parce que c'est un élément
01:22:28supplémentaire de qualité
01:22:29notamment pour nos
01:22:30pour nos
01:22:31établissements
01:22:32voilà
01:22:32donc là dessus
01:22:33nous le périmètre
01:22:34on l'a
01:22:35il ne manque pas grand chose
01:22:36et donc vous les proposez
01:22:37on vous l'enverra
01:22:38et vous pourrez
01:22:38vous en saisir
01:22:39à juste titre
01:22:40et pour le reste
01:22:41des signalements
01:22:42ceux qui sont faits alors
01:22:43ces systématiques
01:22:43sur la plateforme
01:22:44madame Daudet je pense
01:22:45va vous répondre
01:22:46merci monsieur le président
01:22:48madame Daudet
01:22:50oui sur les signalements
01:22:52peut-être pour clarifier
01:22:53un peu
01:22:53un peu les choses
01:22:54aujourd'hui
01:22:55l'ONVS
01:22:56tel qu'il existe
01:22:57il relève
01:22:58son champ
01:23:00c'est les signalements
01:23:01de violences
01:23:02faites aux soignants
01:23:03donc là on parle
01:23:04des soignants
01:23:05pas des patients
01:23:07des soignants
01:23:08et des violences
01:23:09faites aux soignants
01:23:09qui sont
01:23:10très largement
01:23:11et pas du tout
01:23:12sur les 19 000
01:23:12madame la députée
01:23:13ou les 20 000
01:23:14que vous mettez en avant
01:23:15qui sont très peu
01:23:15des affaires de mœurs
01:23:16qui sont essentiellement
01:23:17des affaires de violences
01:23:18à personne
01:23:18des usagers
01:23:20du système
01:23:21sur les soignants
01:23:22aujourd'hui c'est ça
01:23:23l'ONVS
01:23:24donc c'est pas
01:23:25donc c'est normal
01:23:26que ça ne recoupe pas
01:23:27les chiffres de l'ordre
01:23:28puisque c'est les patients
01:23:29qui sont
01:23:30et les usagers
01:23:30qui sont à l'origine
01:23:31de ces violences
01:23:32dans la grande majorité
01:23:34des cas
01:23:34et justement
01:23:36ce que l'on souhaite faire
01:23:38donc il y a deux choses
01:23:39il y a d'abord
01:23:39puisque madame la députée
01:23:41mettait en avant
01:23:43le MeToo
01:23:43de la santé
01:23:44et donc les déclarations
01:23:45qui sont faites
01:23:46là aussi
01:23:47en général
01:23:48c'est des violences
01:23:49de soignants
01:23:49sur soignants
01:23:50pour le coup
01:23:51c'est de ça
01:23:52dont on parle
01:23:52et donc pas non plus
01:23:53des patients
01:23:54voilà
01:23:54voilà
01:23:56mais justement
01:23:57le plan
01:23:57pas de
01:23:58exactement
01:23:58et ça ce système là
01:24:00est exactement
01:24:01très bien
01:24:02comme vous le mettez
01:24:02en avant
01:24:03notamment
01:24:03souvent l'excuse
01:24:04de dire
01:24:04et pour l'offre de soins
01:24:05si on condamne tel PH
01:24:07ou si on le traduit
01:24:08en procédure disciplinaire
01:24:09alors on va avoir un sujet
01:24:10parce qu'il n'y a pas
01:24:11de chirurgien pédiatrique
01:24:12sur la région
01:24:12etc
01:24:13ça bien évidemment
01:24:14je suis bien placée
01:24:15pour le savoir
01:24:16puisque très souvent
01:24:17et notamment
01:24:18parce qu'il s'agit
01:24:19de praticiens universitaires
01:24:21comme je disais
01:24:21souvent
01:24:24et la mesure
01:24:26nous revient à nous
01:24:27de convoquer
01:24:28ou pas
01:24:28et de déclencher
01:24:29ce qu'on appelle
01:24:30la JDHU
01:24:31et donc ça
01:24:31aujourd'hui
01:24:32on est vraiment
01:24:33dans une politique
01:24:33de tolérance zéro
01:24:34il y a un plan
01:24:35qui a été sorti
01:24:36par le ministre
01:24:37qui a été annoncé
01:24:38et qui se met
01:24:39petit à petit en place
01:24:40vous parliez de la formation
01:24:41on est en train
01:24:42de revoir
01:24:42les maquettes de formation
01:24:43justement sur les VSS
01:24:45vous parliez de signalement
01:24:47et c'est le fameux
01:24:48ONVS 2.0
01:24:49qui a mis en avant
01:24:49tout à l'heure
01:24:50mon collaborateur
01:24:51avec l'association
01:24:52féministe
01:24:54spécialisée sur les VSS
01:24:57qui va nous aider
01:24:57à monter
01:24:58ce nouveau système
01:24:59donc on a 4 groupes
01:25:00de travail thématiques
01:25:02pour que justement
01:25:02il n'y ait plus
01:25:03de sujet de VSS
01:25:04là-dessus
01:25:07et donc
01:25:08cette ONVS 2.0
01:25:10le sujet
01:25:10c'est aussi
01:25:11de pouvoir
01:25:11l'élargir
01:25:13à terme
01:25:13à des signalements
01:25:14pour le coup
01:25:15là
01:25:15de patients
01:25:16et on reboucle
01:25:18sur notre premier
01:25:19sujet
01:25:19c'est pour ça
01:25:19je voulais juste
01:25:20clarifier les choses
01:25:21parce que parfois
01:25:21on parle de violences
01:25:22sexuelles et sexistes
01:25:23mais qui s'exercent
01:25:24encore une fois
01:25:25sur les soignants
01:25:26ou de violences
01:25:27sur les soignants
01:25:28et sur les patients
01:25:29oui tout à fait
01:25:31mais les 19 000
01:25:32on ne peut pas dire
01:25:32que les 19 000
01:25:33sont des VSS
01:25:34c'est pas vrai
01:25:35voilà
01:25:35c'est pour ça
01:25:36que je me permettais
01:25:36de rappeler
01:25:37de rappeler
01:25:38les choses
01:25:40là-dessus
01:25:41et donc
01:25:42c'est bien
01:25:42justement
01:25:43le fait
01:25:44de pouvoir
01:25:44briser
01:25:45cette omerta
01:25:46sur laquelle
01:25:46on est en train
01:25:47de travailler
01:25:48et de considérablement
01:25:50se mobiliser
01:25:50au ministère
01:25:51et enfin
01:25:52sur la question
01:25:52de madame la députée
01:25:53Sandrine Rousseau
01:25:54je croyais avoir répondu
01:25:55et je m'en excuse
01:25:56parce que
01:25:57si j'ai pas été
01:25:57assez claire
01:25:59la réponse
01:25:59que je peux vous faire
01:26:00c'est que la procédure
01:26:01est en cours
01:26:02information judiciaire
01:26:03contre X
01:26:03pour abstention volontaire
01:26:05d'empêcher des crimes
01:26:06ou des délits
01:26:06et donc
01:26:07il y a une enquête
01:26:08en cours
01:26:08une enquête judiciaire
01:26:11sur justement
01:26:11qui savait
01:26:12qui ne savait pas
01:26:13qu'est-ce qui s'est passé
01:26:14exactement
01:26:15à quel moment
01:26:15l'autorité administrative
01:26:17aurait pu savoir
01:26:18ou pas
01:26:18et moi aujourd'hui
01:26:19je sortirais de mon rôle
01:26:20si je vous disais
01:26:21que je savais déjà
01:26:23ce qu'allait
01:26:23rendre la justice
01:26:25donc je renvoie
01:26:26vers la procédure
01:26:27en cours
01:26:28voilà pour les temps forts
01:26:29de cette table ronde
01:26:30sur l'affaire
01:26:31Le Squarnec
01:26:32affaire hors normes
01:26:34299 victimes
01:26:37l'ex-chirurgien
01:26:38a été condamné
01:26:39le 28 mai dernier
01:26:40rappelons
01:26:41que les députés
01:26:42ont auditionné
01:26:42il y a 3 mois
01:26:43le collectif
01:26:45des victimes
01:26:46de Joël Le Squarnec
01:26:48la séance est levée
01:26:49à très vite
01:26:49sur LCP
01:26:50pour voir ou revoir
01:26:51d'autres moments parlementaires