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  • il y a 11 mois
Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, estime que les concertations à venir avec le Premier Ministre, Sébastien Lecornu seront décisives pour l'avenir du gouvernement : «Si rien ne change, on censurera le gouvernement».

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Transcription
00:00Non, ça ne prépare rien. En fait, pour l'instant, d'abord, personne ne connaît le montant qui est prévu en direction des salariés.
00:06Et puis les mesures qui sont suggérées sont quand même très datées.
00:11Il n'y a rien qui va dans le bon sens aujourd'hui ?
00:13Je ne dis pas que rien ne va dans le bon sens. C'est sûr qu'il vaut mieux faire quelque chose en direction des salariés plutôt que rien.
00:18Mais la réalité, c'est que c'est très en deçà de ce que nous attendons, nous espérons.
00:22Et que pour l'instant, aucune mesure qui a été rendue publique n'est de nature à infliger notre propre position.
00:29Donc nous verrons demain, en fonction de ce qu'il nous dira, nous prendrons une décision dans les minutes, les heures, les jours qui suivront, en fonction de ce qu'il dira.
00:37On se voit quand même des gages, Sébastien Lecornu, c'est quand même des mesures de justice fiscale ?
00:42Non, ce n'est pas la justice fiscale.
00:45Vous avez bien compris que là, on parle de couple au SMIC.
00:53C'est-à-dire qu'un couple qui a un enfant, il n'est de toute façon pas imposable.
00:57Donc la réalité, c'est que ça va toucher très très peu de monde.
01:00Et donc moi, ce que je souhaite, c'est qu'au contraire, le plus grand nombre de salariés puissent voir leur revenu réel augmenter.
01:06C'est la raison pour laquelle nous avons proposé, nous, le fait que nous ayons des taux différenciés de CSG
01:12pour permettre à celles et ceux qui sont en dessous du salaire médian de voir leur pouvoir d'achat augmenter de 1 500 euros par an.
01:21Ce qui n'est pas rien.
01:22Ce n'est pas quelques centimes ou quelques euros supplémentaires accordés par mois, comme c'est le cas avec la mesure qui est envisagée.
01:29Donc on est très très loin de ce que le Premier ministre rend public.
01:34J'imagine que s'il le rend public, c'est parce qu'il veut montrer la direction dans laquelle il veut aller.
01:40Pour l'instant, ce n'est pas concluant.
01:43Nous verrons demain.
01:43Moi, je veux donner sa chance au Premier ministre et faire comme si nous étions dans une élaboration
01:52qui permettra demain de retrouver le minimum qui permette de ne pas censurer dès la semaine prochaine.
01:58Il a écarté les mesures que vous proposiez depuis le début des mobilisations et depuis votre rentrée.
02:04En quoi ça va changer dans les prochaines heures par rapport au rendez-vous de demain ?
02:09Je n'en sais rien.
02:09Je n'ai aucune indication de cela.
02:11Et donc peut-être que demain, rien n'aura changé.
02:14Auquel cas, ma réponse, vous la connaissez.
02:16Dans ce cas, nous censurerons le gouvernement dès le discours de politique générale.
02:20Donc, s'il souhaite éviter ce qui serait un pas de plus vers la dissolution,
02:27eh bien, il doit répondre à ce que la gauche et les écologistes lui disent depuis quelques semaines.
02:32Nous avons présenté nous-mêmes des propositions qui sont très concrètes,
02:35qui sont plébiscitées par l'opinion
02:37et qui supposent maintenant de recueillir un accueil favorable de la part du gouvernement.
02:43Ça me paraît être la seule façon d'entendre ce que les Français ont dit.
02:47Mathilde, ce projet, c'est la base des discussions budgétaires.
02:51Après, il va falloir négocier au Parlement.
02:52Est-ce que cette nouvelle méthode, c'est celle qu'a utilisé Michel Barnier,
02:56est susceptible de vous convaincre ou vous voulez des garanties avant ?
02:58Mais vous savez très bien qu'avec les outils qui sont ceux de ce qu'on appelle le parlementarisme rationalisé,
03:04donc les outils de la contrainte sur le Parlement,
03:07article 40, article 45, article 49.3,
03:10eh bien, en réalité, s'il nous dit qu'il se met sur la tutelle du Parlement,
03:14il doit renoncer, en fait, à tous ces articles-là
03:17et faire en sorte que nous puissions avoir un débat qui soit vraiment un débat libre
03:20dans lequel il laisse s'exprimer le Parlement tel qu'il a été voulu par les Français il y a un an.
03:26Auquel cas, je regarderai.
03:28Mais pour l'instant, ce que j'observe, c'est que tout ça ressemble beaucoup à ce que nous avons déjà vu.
03:33Et j'avais compris, lorsqu'il est arrivé à Matignon, qu'il était prêt à une rupture.
03:38Il a même ensuite dit au journal La Voix du Nord qu'il était prêt à renverser la table.
03:44Avouez que pour l'instant, on est loin d'avoir vu une table se renverser.
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