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  • il y a 11 mois
Le sélectionneur Thomas Voeckler a annoncé mardi la liste des huit Bleus qui participeront à la course en ligne des Championnats d'Europe, dimanche en Drôme-Ardèche. Le meilleur Français des Mondiaux, Paul Seixas, sera encore de la partie. Le puncheur Romain Grégoire devrait être l'une des cartes maîtresses, alors que Julian Alaphilippe, sans surprise, ne fait pas partie du groupe.

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Sport
Transcription
00:00Vous pressentiez Romain Grégoire, je ne vais pas vous faire durer le plaisir plus longtemps,
00:04évidemment Romain Grégoire sera un des hommes de base de ce collectif.
00:11Il y aura la présence également de Nicolas Prodom de l'équipe Decathlon AG2R
00:15que vous avez pas mal vu sur la chaîne l'équipe je pense cette année.
00:20Alex Baudin également qui est le coureur de IF qui a été épatant toute l'année.
00:26Et puis il y aura les deux frangins, Aurélien Paré-Peintre qui sera présent avec son frère qui était au Rwanda, Valentin Paré-Peintre.
00:41Valentin Paré-Peintre fait partie des quatre coureurs qui vont doubler le championnat du monde et le championnat d'Europe.
00:48Valentin Paré-Peintre, Pavel Sivakov, Julien Bernard et puis les derniers que j'oublie
00:55Paul Sexas peut-être, Paul Sexas, comme il ne fait pas beaucoup parler de lui, il m'est sorti de la tête.
01:03C'est vrai que je reprenne mes esprits un peu, je descends de l'avion et tout.
01:08Oui puis on ne l'a pas du tout vu dimanche.
01:11Voilà les huit coureurs, j'entendais un petit peu l'antenne avant, le retour à l'antenne.
01:14J'ai trouvé très judicieux de parler de l'opposition qu'il y a, du fait que autant être à domicile, c'est clair que c'est un plus, on a un sentiment de fierté.
01:27Mais ça ne fait pas forcément avancer le vélo plus vite, on doit s'en servir comme levier aussi.
01:32Mais on a bien conscience, en tout cas j'ai bien conscience que c'est cette année le plus relevé des championnats d'Europe depuis la création en 2016.
01:40Si je ne dis pas de bêtises, donc évidemment qu'il y a plein de critères à prendre en compte.
01:46Et ce n'est pas parce que sur le papier ça a l'air un petit peu comme à Kigali que ça va se passer pareil.
01:53C'est deux épreuves et deux déroulements de course complètement différents.
01:56France, je vais vous laisser poser des questions d'abord, mais je rebondis juste sur ce que tu disais Thomas.
02:00Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ta stratégie a évolué en voyant Pogacar s'aligner, Vingegaard s'aligner.
02:05Alors il y a Romain Grégoire qui est là en puncher bien sûr, tu as aussi mis des grimpeurs autour de lui.
02:09C'est-à-dire que tu as changé tout ça ? Il y avait peut-être des coureurs que tu avais prévus à la base et que tu as changé ?
02:13Très honnêtement, si comme certaines années, des coureurs comme Pogacar, Vingegaard, Remco Evenpool, Ayuso, Almeida n'étaient pas présents,
02:26il y aurait sans doute eu une composition d'équipes différentes.
02:29Peut-être on aurait eu sans doute un statut différent aussi je pense par rapport à l'opposition.
02:34Donc je dois tenir compte de tout ça et je ferais mal mon métier si je ne m'adaptais pas à l'évolution des coureurs annoncés au départ.
02:46Et donc voilà, c'est mon job de faire ça parce que le seul intérêt qui compte, ce n'est pas celui de Romain Grégoire, c'est celui de l'équipe de France.
02:56Il n'en reste pas moins que c'est un parcours qui convient à Romain Grégoire, il l'a déjà prouvé et donc on verra quelle carte on va jouer.
03:04Vainqueur de la Fonard des champions cette année, à vous France.
03:06Oui d'ailleurs on va peut-être revoir des images parce qu'on le disait, c'est un parcours important, c'est un parcours que nos Français connaissent bien.
03:11Il y aura la même arrivée, les mêmes montées, le fameux Val d'Enfer et Saint-Romain Delerre.
03:15Qui sera le leader ? Parce que là il y a du beau monde parmi les huit et il y a potentiellement Paul Sexas, il y a potentiellement Pavel Sivakov, il y a potentiellement Romain Grégoire.
03:22Est-ce que vous savez déjà aujourd'hui, Thomas, qui sera votre leader dimanche ?
03:25Vous avez utilisé plusieurs fois le mot potentiellement, donc c'est bien, ça veut dire qu'il y a des questions.
03:37C'est justement le but aussi un petit peu, parce qu'on n'a pas une tête qui dépasse très largement de la mêlée.
03:44Je compte sur les gars pour s'adapter aux scénarios de course, c'est les scénarios au pluriel, donc aux différents scénarii de course.
03:52Et la course, c'est plus l'état d'esprit et la course qui dictera qui sera le leader, même s'il y a une tendance de base que j'impulserai, évidemment, en amont les jours qui précèdent
04:05et qui sera très précise et limpide pour qu'il n'y ait aucun sous-entendu et malentendu au sein du collectif France.
04:11Mais vous ne voulez pas nous la dire maintenant ?
04:12Disons que, ce n'est pas que je ne veux pas vous la dire, mais si je vous annonce un truc et qu'on change au bout de 50 km parce que la situation de course l'impose,
04:24c'est un petit peu comme l'annonce de la sélection.
04:26Si j'ai attendu aujourd'hui aussi, c'est parce que sur un championnat du monde, il peut se passer des choses,
04:32que ce soit au niveau des opposants engagés ou alors des coureurs qui doublent.
04:35Il y en a très bien plusieurs qui auraient pu se sentir pas bien et j'aurais dû faire des choix.
04:41Le cas de Julien Philippe, par exemple, qui n'est pas présent, c'est différent.
04:44Il était malade le jour du championnat du monde, mais il n'était pas disponible en amont.
04:49De toute façon, j'avais eu l'information de par son équipe qu'il n'aurait pas pu être disponible.
04:54Donc voilà, ça ne se prend pas à la légère et j'aime bien prendre mon temps et puis parler en avant pour dire des choses.
05:02Franchement, ce n'est pas très utile. Je comprends que vous ayez envie,
05:05mais comme vous avez beaucoup de personnes compétentes, des consultants qui font ça très bien.
05:10Moi, quand je suis avec cette casquette de sélectionneur, j'essaye de prendre un petit peu de recul et de tirer le maximum
05:15et surtout d'avoir de l'humilité, ce qui n'empêche pas d'avoir de l'ambition parce que les coureurs en a faim.
05:20J'ai amené de la viande fraîche aussi, comme on dit dans ce collectif.
05:23On a des gars qui marchent et puis on va aller.
05:26C'est clair que l'opposition sur le papier, ce n'est pas nouveau que Vingegaard,
05:31dans les côtes de 8 km, sont plus forts que les gars que j'ai, les Vingegaard, Pogacar.
05:35Mais ce n'est pas nouveau que moi, je ne baisse pas les bras devant des gars comme ça.
05:40Et voilà, on va au combat, ça c'est clair et net.
05:43Tant mieux, Pierre Bouby.
05:44Salut Thomas. Moi, j'ai une question justement par rapport au fait qu'il n'y ait pas de vrai leader
05:47qui se dégage un petit peu de cette équipe.
05:49Est-ce que tu attends de voir un petit peu la personnalité de chacun ?
05:52Qu'est-ce qui va ressortir un peu de l'envie, de la détermination de chacun ?
05:56Est-ce qu'il y a une personnalité qui va s'élever un peu plus que l'autre ?
05:59Est-ce que c'est un peu du management ce que tu es en train de faire ?
06:04Oui, il y a un petit côté de ça seulement.
06:07Le bémol, c'est que je n'ai pas beaucoup de temps pour le faire,
06:09donc je dois utiliser toute l'année ma présence sur les courses pour cerner les coureurs.
06:13Sur les 3-4 jours où j'ai la possibilité de les avoir à dispo, c'est un petit peu difficile.
06:18Et là, il y a quand même une bonne partie qui viennent pour la première ou la deuxième fois en équipe de France.
06:26Et donc le rôle, ça va être un petit peu nouveau.
06:30Donc à moi de les mettre à l'aise, à moi de les manager justement.
06:33Et puis surtout de leur dire que c'est moi qui sélectionne, qu'ils n'ont pas de responsabilité.
06:37La seule responsabilité qu'ils ont, c'est d'être digne du maillot de l'équipe de France,
06:42de tout donner avec l'état d'esprit qui va avec.
06:44Et puis après, c'est moi qui assume la sélection.
06:46Mais que chacun se découvre un petit peu dans un statut qui est complètement différent
06:53de celui qu'il peut avoir dans son équipe de marque.
06:56En fait, on est avec pas mal de coureurs, pardon France,
06:58mais qui n'ont pas beaucoup de sélection en fait dans cette sélection-ci.
07:03Oui, oui, je m'en rends compte.
07:06Et je ne veux pas dire que c'est un risque, mais pour moi, c'était assez logique.
07:12Tout le monde n'est pas capable d'encaisser l'enchaînement championnat du monde, championnat d'Europe.
07:18Ça, c'est très individuel.
07:20Ce n'est pas parce que c'est valable pour l'un que ça peut être valable pour l'autre.
07:23Tout comme le parcours du championnat du monde ne convenait pas à certains coureurs,
07:28contrairement au parcours du championnat d'Europe, selon moi.
07:32Et donc, voilà, ça fait un mixte de tout ça.
07:34Et c'est vrai qu'il y a peut-être moins d'anciens que dans certaines sélections,
07:39mais je ne me fais aucun souci pour ça parce qu'on a du staff et moi, je suis là.
07:44Et on a, voilà, même un Valentin Paré-peintre ou un Paul Sexas.
07:47Franchement, avec la semaine qu'ils ont passée, c'est déjà des anciens maintenant en fait.
07:51Tidiane Iembo.
07:51Bonjour Thomas.
07:53Vous aviez dit après les Mondiaux et les 13e et 15e places de Paul Sexas et de Pavel Sivakov
07:59qu'il n'y avait rien à reprocher à votre équipe malgré l'absence de médaille.
08:03Qu'est-ce qui vous laisse penser que le scénario peut être différent cette fois
08:06et sur quoi en fait vous comptez jouer pour qu'il soit différent ?
08:14Il n'y a pas beaucoup d'espoir que Tadej Pogacar ne soit pas fort.
08:19On est d'accord.
08:19En revanche, il y a moins de kilomètres.
08:24Sur le papier, il y a quand même moins de kilomètres.
08:26Il y a 50 kilomètres, ça monte un petit peu au début.
08:29Ensuite, pour schématiser, il y a 50 kilomètres de plat et ensuite il y a des difficultés.
08:35Ce sera moins une épreuve de force et de résistance.
08:38Ça fait moins peur, je pense, sur le papier.
08:41Donc peut-être ouvrir le champ des offensives d'un peu plus loin par rapport à d'autres équipes.
08:46Je veux dire Pogacar par rapport aux autres nations.
08:51Et voilà, on arrive, je pense, sur un parcours où l'ultra domination physique peut être compensée un petit peu par une tactique et un état d'esprit collectif.
09:02Mais pour le coup, autant la semaine dernière pour Kigalich parler d'état d'esprit, autant là, il ne faudra pas se louper d'un point de vue tactique, que ce soit pour l'équipe de France, mais aussi et surtout pour les autres.
09:11Notamment, je pense à l'équipe de Belgique avec un Remco Evenpool revanchard.
09:16Franchement, ce n'est pas pour nous enlever de la pression, mais si on regarde par rapport au niveau de l'année, les 5-6 noms qu'on a cités, dans l'année, ils nous sont supérieurs.
09:25Mais il y a déjà eu des fois sur les championnats où c'était comme ça sur le papier, on a réussi à ramener une médaille, voire même mieux.
09:32Donc c'est pour ça qu'on va partir ce week-end.
09:34Et après, on garde à l'esprit qu'il faut de l'humilité, que ça ne reste que du sport, mais qu'il faut prendre ça au sérieux et tout donner.
09:41Et ensuite, on relativise, mais bien sûr qu'on vise haut.
09:44Dernière question pour un champion d'esprit, Maxime Potty.
09:47Bonjour Thomas, vous êtes un sport d'état de forme.
09:50Dans quelle mesure, même si c'est vous qui avez le dernier call, dans quelle mesure vous échangez avec les coureurs pour savoir quelles sont leurs sensations et à quel point vous allez les écouter ?
09:59Est-ce qu'il y en a qui peuvent dire « non, moi je ne le sens pas », d'autres qui disent « je le sens », mais vous ne les sentez pas vous ? »
10:03À quel moment ces échanges-là sont importants pour vous, surtout avec un enchaînement comme celui-là ?
10:08C'est une très bonne question, parce qu'il y a des coureurs que je connais depuis des années, donc je sais quelle relation je peux avoir de confiance avec eux.
10:20Et puis en général, vous savez, quand vous appelez un coureur pour venir en équipe de France, il vous dit toujours que ça va.
10:26Même si ça va moyen, il a tellement envie de venir, donc c'est à moi après de prendre mes informations.
10:31Je travaille en collaboration avec leurs équipes respectives, avec les entraîneurs aussi, pour savoir.
10:37Et puis après, je me repose aussi sur mon feeling, mon échange avec le coureur, et ensuite je prends mes décisions.
10:44Mais c'est vrai que l'état de forme, avant même l'état d'esprit, je suis obligé de dire que c'est un critère numéro un.
10:51Un coureur a 80% de son potentiel, surtout à cette période de l'année.
10:55On est le 5 octobre, dimanche, c'est juste pas comparable avec ce qui se passe par exemple autour de Romandie au mois de mai.
11:04Donc franchement, c'est super important l'état de forme.
11:07Et je dois le juger avec les entraîneurs, mais surtout prendre un peu de recul pour me faire mon jugement à moi.
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