00:00 Jules, à laquelle saveur cette médaille de bronze ?
00:04 C'est incroyable, je n'imaginais pas ça quand je suis venu ici.
00:09 Je disais à mes amis pourquoi pas top 10, ce serait exceptionnel.
00:12 Mais dès le début de course j'ai vu que j'avais des bonnes jambes et quand je faisais mes efforts ça répondait bien.
00:17 J'entendais le public et à chaque tour je levais la tête et je voyais que ça diminuait.
00:21 J'étais encore là et j'ai commencé à y croire au podium.
00:25 J'avais plus de frein dans le dernier tour donc je prenais 3 mètres.
00:30 J'étais à bloc mais il m'en restait encore un peu.
00:32 Je ne pouvais pas aller vite dans la descente sinon j'allais prendre un filet.
00:35 Je prenais des cassures dans chaque virage.
00:38 Quand je suis arrivé sur la partie physique et qu'il n'y avait plus de partie technique, j'ai pu faire mon effort.
00:44 Je suis revenu sur l'italien et je savais qu'il était à bloc.
00:47 J'allais aller chercher cette troisième place.
00:50 - Tu as appris beaucoup de la dernière ligne droite ? A quel moment tu as vu le passé devant ?
00:57 - Juste après l'herbe quand on rentre sur la route, je savais qu'au sprint j'allais vite.
01:02 Je voyais qu'il bougeait des épaules sur la route et qu'il donnait tout pour essayer de coller les deux devant.
01:09 Je savais que quand j'allais déboîter normalement, je n'allais pas se coller et j'allais profiter avec le public.
01:16 - Et toi, dans cette réunion du soir, quel était ton rôle de finis ?
01:23 - Je ne sais pas, pendant ce briefing je n'ai pas mal parlé.
01:26 Je voulais vraiment qu'on fasse une course d'équipe.
01:29 L'année dernière, et même quand on partait sur les UCI, aux Pays-Bas ou en Allemagne,
01:34 je suis souvent en sous-nombre face aux Néerlandais, ils nous faisaient la pause.
01:39 Je me suis dit qu'il faut vraiment qu'on soit là dans le match, qu'on leur montre qu'on est là.
01:43 Et là, c'était la course parfaite.
01:46 On faisait un peu ce qu'on voulait, on essayait d'attaquer, on n'avait même pas besoin de parler,
01:49 on le sentait, on le savait, on avait juste à se retourner.
01:52 Et ce briefing, on n'y croyait pas trop, on se disait que ça allait se faire à la pédale.
01:58 Mais quand on s'est vu en surnombre dès le début, on s'est dit qu'on prend la course en main et qu'on allait chercher ce titre.
02:04 - Quand les Hongrois sont rentrés sur l'île, est-ce que ça peut perturber ton plan ?
02:09 - Non, je ne pense pas. On avait tous confiance en nos qualités.
02:12 On voyait qu'ils étaient quand même à bloc quand ils faisaient quelques efforts.
02:15 Ils faisaient un peu l'élastique.
02:18 On n'y a pas pensé, on était en surnombre, on le savait, on était une personne, on était une force.
02:28 Personne ne pouvait rentrer dans cette boule.
02:31 - Et en kendo, tu t'interroges un peu sur ta forme, mais là ça montre que la programmation d'entraînement était bonne.
02:36 - Oui, je suis content. J'avais fait un gros bloc, c'était fini avec le kendo, j'avais eu beaucoup de mal.
02:41 Je ne me suis pas...
02:43 C'est un peu cogité, mais j'ai bien vu avec mon entraîneur, j'ai récupéré quelques jours et je me suis relancé dans la préparation aux Europes.
02:50 Aujourd'hui, j'arrive avec une forme que je voulais, j'espère encore passer à un palier.
02:56 Je suis déjà concentré sur la suite avec un œil aux champions d'Europe dans l'équipe.
03:01 - Merci.
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