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  • il y a 3 mois
Après avoir dit soutenir le plan de cessez-le-feu prévu par Donald Trump, Benjamin Netanyahu affirme que l'armée israélienne "restera dans la majeure partie de Gaza". Il a aussi nié avoir accepté le principe d'un État palestinien.

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Transcription
00:00Alors disons que très largement cet accord a été bien accueilli en Israël, notamment bien sûr par les familles des otages qui nourrissent beaucoup d'espoir car ils prévoient la libération d'un seul coup sous 72 heures de tous les otages morts et vivants détenus dans la bande de Gaza.
00:16Mais cela dit effectivement il y a des préventions, d'abord Benjamin Netanyahou l'a dit, il ne s'est pas engagé à la création de l'État palestinien et ça c'est véritablement un chiffon rouge pour toute une partie de la population, notamment la droite nationaliste ici en Israël.
00:30Et puis effectivement il y a cette question du maintien de la présence militaire à Gaza. Ce dont on se félicite d'une certaine manière ici en Israël c'est que désormais la pression se trouve sur le Hamas.
00:40C'est au Hamas de donner sa position, c'est au Hamas de dire s'il est prêt à mettre fin ou non au conflit et de ce point de vue-là l'opération de Benjamin Netanyahou, la visite de Benjamin Netanyahou à Washington est jugée comme un succès globalement.
00:53Merci beaucoup Stéphane Amar en direct de Jérusalem. François Clémenceau, est-ce qu'il faut entendre une forme de revirement de la part de Benjamin Netanyahou,
01:00dans ses déclarations du matin ?
01:01Non je ne crois pas, je pense qu'il a négocié, enfin il a fait négocier jusqu'au dernier moment cet accord en 20 points avec l'administration américaine,
01:09en veillant précisément à ce qu'il y ait des sortes de portes de sortie qui lui permettent précisément de dire
01:15que l'armée israélienne restera dans la bande de Gaza et s'en retirera progressivement sans déterminer les conditions auxquelles elle se retirera progressivement.
01:24Donc pour le Hamas qui en faisait une condition sine qua non pour accepter un éventuel cessez-le-feu, évidemment c'est nul et non avenu.
01:31Donc c'est ça qui est compliqué, même chose par exemple sur qui administrera Gaza.
01:35Voilà, le plan de Trump dit que c'est Trump lui-même, puisqu'il présiderait une sorte de comité de la paix avec d'autres, naturellement.
01:45Mais sans Israël.
01:47Or Israël dit, d'accord, mais à condition qu'il n'y ait pas d'autorité palestinienne.
01:51Et là-dessus il y a aussi un point de divergence, puisque les Américains disent que l'autorité palestinienne,
01:56naturellement, une fois qu'elle se sera réformée, aura le droit de pouvoir gouverner Gaza.
02:00Donc c'est très compliqué de pouvoir dire si oui, Netanyahou s'est fait tordre le bras.
02:06Je pense que c'est plutôt un peu le contraire.
02:08Je pense que Netanyahou a réussi à imposer certaines des conditions vitales pour lui,
02:13pour son avenir politique, pour l'avenir de sa coalition,
02:16et pour garder en quelque sorte des marges de manœuvre par rapport aux difficultés qui viendront dans les semaines qui viennent.
02:21Et est-ce qu'on sait quand et par quel canal le Hamas va répondre ?
02:24Alors le problème c'est qu'il y a deux Hamas.
02:26Et ça je crois qu'on a du mal à le reconnaître.
02:28C'est pas du tout pour faire une distinction entre les politiques et les terroristes.
02:31Ils sont tous terroristes.
02:32Mais vous avez des terroristes en exil et vous avez des terroristes sur le terrain.
02:37Et ceux qui sont en exil ont plus de capacité à négocier,
02:40d'abord parce qu'ils en ont l'expérience au Qatar ou ailleurs ou en Égypte,
02:44alors que ceux qui sont sur le terrain sont confrontés à la réalité de la guerre
02:47et à ce qu'ils vont faire des otages.
02:50Parce que ce sont eux qui détiennent les otages, ce ne sont pas ceux qui sont en exil.
02:53Et donc il peut y avoir aussi un conflit.
02:56Il y a des frictions au sein du Hamas ?
02:58Disons des difficultés à faire passer des consignes claires et nettes de la part de ceux qui sont en exil
03:03et qui en principe ont le leadership politique par rapport à ceux qui sont sur le terrain
03:07et qui ont le leadership de l'arme, des armées.
03:10On saura vite ?
03:11Il y a 72 heures qui ont démarré hier soir.
03:14Donc oui, il faut faire vite.
03:16Et c'est toujours plus difficile précisément sur le terrain de garder des canaux de négociation
03:21lorsque les conditions, comme on le voit sur le terrain, sont extrêmement difficiles sur le plan militaire.
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