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  • il y a 4 mois

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00:00C'est tombé, les séries Netflix, les séries que vous voyez sur différentes plateformes de téléchargement.
00:05Peu importe, prenez ce livre, lisez-le, ça se lit véritablement comme une série télévisée.
00:12Malheureusement, mon cher Wally, c'est la triste réalité.
00:16Et à la fin, quand on referme le livre, on se dit qu'on a passé un bon moment,
00:19mais le problème, c'est que c'est avec nos impôts.
00:21Le tableau est effarant.
00:22Le tableau est effarant.
00:24Et d'ailleurs, c'est ce que je me suis dit dès que j'ai lancé l'idée de ce bouquin,
00:28en voyant la situation politique cataclysmique de l'Assemblée nationale coupée en trois,
00:35de la France ingouvernable à venir.
00:38Le point de départ, c'est la dissolution qui a mis dans l'angle mort de la Ve République
00:43le gouvernement et le Parlement actuels,
00:46ce qui fait qu'on a ces fameux trois couloirs de nage étanches où personne ne s'entend.
00:51Et cette dissolution, vous le dites au tout début du livre,
00:55en fait, elle a été voulue par différents conseillers.
00:58On assiste à un dialogue entre Thierry Solaire et Alexis Collaire.
01:02Mais au départ, l'idée du président de la République,
01:06c'était de mettre le RN.
01:08Et contrairement à ce que, j'allais dire,
01:12tout Renaissance, tout Ensemble pour la République,
01:15tout le narratif, tout le verbatim qu'on nous déverse en disant
01:19« Mais non, il y a eu le Front Républicain,
01:21c'est bien la raison pour laquelle on n'a pas voulu passer le RN ».
01:23En fait, Emmanuel Macron, et vous le dites dans le livre,
01:26il a passé des coups de fil pour que ça se réalise.
01:28Et puis finalement, pour reprendre le titre d'un autre auteur,
01:31« Rien ne se passe comme prévu ».
01:32Rien ne se passe comme prévu.
01:34Effectivement, on est dans, il faut se rappeler,
01:37on est au sortir des élections européennes où le RN est dans une dynamique absolument exceptionnelle
01:43au niveau électoral.
01:45Et donc effectivement, Emmanuel Macron a déjà pris la décision de dissoudre
01:50plusieurs jours, voire plusieurs semaines avant de le faire.
01:53Et on l'apprend le soir même.
01:55Moi, je me souviens, je présente la soirée électorale avec Laurence Ferrari
01:59sur Europe 1 et sur CNews,
02:00et on apprend, voilà, on a des câbles juste avant que cette décision arrive,
02:06que ça va effectivement se produire.
02:07C'était absolument effarant.
02:09Et lui, son objectif, effectivement, c'est d'avoir un duel avec le RN,
02:14parce qu'il sait que la gauche ne s'alliera pas au vu de leurs dernières mésententes.
02:19Bon, on a vu le résultat au final.
02:21Et il veut son duel avec le RN.
02:24Il pense qu'il va le perdre.
02:27Mais tant pis, puisque de toute façon, le RN au pouvoir va se casser les dents.
02:31Lui, en est persuadé en tout cas.
02:33Sauf qu'effectivement, son plan est contrarié par le résultat du premier tour,
02:36par le fameux barrage républicain fait par la gauche et suivi par Gabriel Attal.
02:42Lui, ne le voulait pas.
02:43Effectivement, je révèle dans le livre qu'Emmanuel Macron, entre les deux tours,
02:47a commencé à appeler certains candidats engagés dans des seconds tours
02:51en triangulaire face au RN et la gauche,
02:53mais s'est fait prendre de vitesse, finalement, par Gabriel Attal sur cette stratégie
02:56et a bien été obligé, finalement, de s'y résoudre au front républicain.
03:01Et donc, effectivement, on a un résultat avec une assemblée totalement impossible à regarder.
03:05Alors moi, je me souviens effectivement très bien de ce 9 juin,
03:07parce que j'étais à Maison de la Mutualité,
03:08donc c'était le QG de Renaissance à ce moment-là.
03:11Et effectivement, la stupeur s'était emparée de la salle.
03:14Il y avait des ministres, des députés, tout le monde était extrêmement choqué
03:17et ne savait pas comment réagir à cette annonce.
03:19La question que j'aimerais vous poser, Wally Bernas, c'est
03:21est-ce que votre livre, qui commence donc ce soir de la dissolution,
03:25aurait pu commencer en amont dans le sens où,
03:28à mon sens, la tripartition de l'Assemblée nationale aujourd'hui,
03:32c'est l'aboutissement du Macronisme, c'est-à-dire la création d'un bloc central
03:35qui crée de facto, il n'y a plus seulement le bipartisme entre l'UMP et l'PS,
03:39ou LRLPS, mais trois blocs, et que cette dissolution vient,
03:42si vous voulez, parachever l'œuvre d'Emmanuel Macron et dire
03:44voilà, maintenant il y a trois blocs, et donc c'est un gouvernable
03:47puisqu'il y a toujours deux blocs contre un.
03:49Sur les trois blocs, vous avez tout à fait raison,
03:51sauf que la seule réserve, c'est qu'entre 2022 et 2024,
03:55Emmanuel Macron n'a certes pas la majorité absolue,
03:58mais il pourrait l'avoir, il a encore une majorité,
04:00et il pourrait avoir la majorité absolue s'il se résout
04:03à faire cette alliance avec LR, qui finalement,
04:06finalement la Macronie a fait ça, contrainte et forcée.
04:11Vous parlez d'une colocation non désirée, je crois.
04:14Oui, c'est une colocation avec des colocataires qui se détestent,
04:19des conditions de location déplorables.
04:21Mais qui disent qu'à date, c'est tout ce qu'ils ont,
04:22donc finalement, ils restent là.
04:23À date, faute de mieux, on le fait.
04:26Mais effectivement, pour revenir à votre idée,
04:30on voit cette tripartition depuis maintenant bientôt quatre ans,
04:35on ne sait pas comment on va en sortir.
04:38Parce que franchement, même s'il y a une nouvelle dissolution,
04:41je ne suis pas certain que cette tripartition prenne fin.
04:45Mais ça, je ne sais pas, c'est ce qu'à rond.
04:47Vous aviez quelques réflexions à nous apporter aussi ?
04:50Réflexions ? Non, non.
04:52Juste, je secoue la tête en permanence,
04:54comme les chiens à l'arrière de la voiture.
04:56Alors moi, je n'en ai pas sur la voiture.
04:58Vous êtes un homme de goût.
05:00Vestimentairement et intellectuellement,
05:03vous êtes un homme de goût, Pierre.
05:04Non, simplement parce que ce que dit Wally Bordas,
05:08c'est quelque chose que l'on savait,
05:12mais lui, il en apporte la preuve.
05:15Voilà, c'est la toute différence.
05:16On en avait l'intuition.
05:18On avait l'intuition que Gabriel Attal a, pardon,
05:20joué un sale tour à Emmanuel Macron,
05:23qui est un peu la riposte de Gabriel Attal,
05:27parce qu'il a aussi appris la dissolution,
05:29comme vous dites, au dernier moment,
05:32alors qu'il était Premier ministre, rappelons-le.
05:35Et en fait, Gabriel Attal,
05:38il fait échouer le plan du président Macron.
05:41Et ça, c'est vraiment,
05:43c'est très important de ce que vous dites là.
05:45C'est très important.
05:46C'est vraiment le roi est nu,
05:46parce que vous expliquez exactement
05:48ce qu'il en était
05:50et ce qu'attendait Emmanuel Macron
05:52de la dissolution.
05:54Et du coup, on voit les choses absolument différemment
05:57grâce à votre livre.
05:58C'est-à-dire qu'on voit qu'Emmanuel Macron
06:01est prêt, d'une certaine manière,
06:03à se servir du Rassemblement National,
06:06y compris d'ailleurs,
06:07ça ne dérangerait pas, peut-être,
06:09si le Rassemblement National
06:10arrivait à l'Élysée
06:12et que ça lui permettrait
06:13de se représenter en 2032.
06:15Voilà.
06:16C'est ça, hein, Wally Bordat ?
06:18C'est vrai qu'on dit fréquemment
06:20que la grande angoisse
06:21depuis le début d'Emmanuel Macron,
06:23c'est de laisser le pouvoir aux ARN.
06:27La seule nuance que je peux apporter,
06:29c'est que moi, j'ai l'impression
06:30que cette stratégie de 2024,
06:33c'est en quelque sorte tenter de les tuer
06:35avant la prochaine présidentielle
06:37et leur imposer une cohabitation.
06:40On sait que les cohabitations...
06:41Pour qu'ils se décrédibilisent
06:42dans la tête d'Emmanuel Macron, bien sûr.
06:45Car lui, il reste un contre-pouvoir important
06:48étant à l'Élysée.
06:50Donc, je ne sais pas si l'objectif inavoué,
06:54c'est de leur confier le pouvoir en 2027.
06:56En revanche, ce qui est sûr,
06:56c'est que Gabriel Attal,
06:58à ce moment-là,
06:59et je vais élargir un petit peu
07:00au reste du livre,
07:02mais lui est dans une posture,
07:05finalement, de chef.
07:06C'est lui qui prend le lead complètement
07:09sur tout ce qui va se passer en Macronie.
07:12et je raconte une autre histoire
07:15dans le livre sur Gabriel Attal.
07:16Il est très plaisant, Gabriel Attal,
07:17dans votre livre.
07:18C'est la manière dont il a essayé,
07:20au retour à l'Assemblée nationale,
07:23en juillet,
07:24de faire capoter la réélection
07:26de Yael Brunpivet au quart choix.
07:27Oui, absolument.
07:28C'est assez incroyable de voir ça.
07:30Parce qu'il complote beaucoup, entre guillemets.
07:32Il complote, mais de manière incroyable
07:35à ce moment-là,
07:36pour la faire échouer,
07:38pour tenter de lui trouver
07:38n'importe lequel candidat de recours.
07:41Il essaye de mettre Marc Fénault du modem.
07:44Pourquoi ?
07:45Parce qu'Yael Brunpivet,
07:47en quelque sorte,
07:48bon déjà,
07:48elle n'est pas appréciée
07:49totalement au sein du bloc central.
07:52À l'époque,
07:53elle est assez contestée.
07:54Et ensuite,
07:55et je pense que c'est la raison
07:56peut-être inavouée de Gabriel Attal,
07:58c'est qu'elle est au sein
07:59du camp macroniste,
08:01la personnalité politique
08:03qui incarne la même chose que lui.
08:06la centralité,
08:09l'aile un peu sociale,
08:10finalement,
08:11que lui voudrait pouvoir
08:12incarner en vue de 2027.
08:14Et donc,
08:14en tentant de la tuer politiquement,
08:17il se permet, lui,
08:19d'être le seul à exister
08:20sur son terrain.
08:21On a vraiment l'impression
08:22d'être dans House of Cards.
08:23Et si on devait prendre
08:25un Kevin Spacey,
08:26ça serait justement peut-être
08:27Gabriel Attal,
08:28qui est le personnage central du livre.
08:29On va y revenir dans quelques instants.
08:30On marque une pause,
08:31le rappel des titres,
08:32et on revient dans un instant
08:33avec Wally Bordas
08:33sur Europe 1 tout de suite.
08:37La liberté d'expression.
08:39Vous l'entendez sur Europe 1.
08:41On a quand même
08:41un esprit critique
08:42et ça,
08:43c'est proprement français.
08:44Bonjour Christine,
08:45je suis dévastée.
08:46Je pense qu'il faut aujourd'hui
08:47redonner la parole au peuple.
08:49J'apprécie vraiment
08:50la bienveillance
08:51avec laquelle vous traitez
08:52vos auditeurs.
08:55Merci de nous écouter.
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