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  • il y a 11 mois
« Vous voyez la situation politique ? C’est une cour d’école ! » Alors qu’ils attendent eux aussi de Sébastien Lecornu un gouvernement et donc un nouveau ministre de l’Agriculture (possiblement un septième en huit ans), des agriculteurs en colère ont mené des actions partout en France à l’appel de la FNSEA, vendredi 26 septembre, en particulier pour dénoncer la ratification prochaine du traité de libre-échange entre l’Europe et l’Amérique du Sud (Mercosur).

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Transcription
00:00Vous voyez aujourd'hui l'ambiance politique qu'il y a, c'est la cour d'école, enfin on est même nous perdus quoi.
00:14La lassitude, le découragement et la colère.
00:19Voilà dans quel état d'esprit on est tous aujourd'hui.
00:23On voit bien le pouvoir de la France sur l'Europe, il n'y en a plus.
00:26Nos politiques, vous voyez le bordel que c'est actuellement à l'Assemblée.
00:30Des ministres, on en change, on veut tu en voilà, moi je suis même perdu dans les noms.
00:46Regardez, la pomme qui arrive du Chili, est-ce que c'est normal ça ?
00:49Franchement.
00:51Alors vous voyez, elles sont belles, il n'y a pas une trace de petit verre, il n'y a rien.
00:54Regardez, prenez par rapport à une française.
00:56Vous voyez la différence.
00:58Mais moi, même si elle paraît moins belle, c'est celle-là que je vais manger moi.
01:01C'est la française.
01:03Parce qu'elle aura du goût et on sait qu'il n'y a pas eu de produits interdits à la consommation.
01:08Là-dedans, dans le Nestlé Dessert et Claude Noisette, ils viennent du Ganor ou de l'Équateur.
01:15Quel est le problème ?
01:15Le problème, c'est, ben, mangez-les.
01:17Parce que nous, on nous interdit d'utiliser des produits pour traiter ces noisettes ou le sucre.
01:25Par contre, on l'importe.
01:26On marche sur la tête.
01:27On l'a dit, mais comme ça, on ne l'a pas entendu.
01:29On ne l'a pas encore dit.
01:33On doit vivre de notre métier.
01:40Aujourd'hui, on a des charges qui sont les impôts, les coûts de production, les entrains.
01:45Et on a des produits.
01:46C'est qu'on vend nos productions, les céréales.
01:49Et aujourd'hui, nos charges sont plus élevées que nos produits.
01:53On est passé en 30 ans d'un million d'agriculteurs à aujourd'hui moins de 400 000.
01:57Vous craignez pour l'avenir de votre exploitation ?
02:00Ben oui, je suis jeune installée.
02:02Aujourd'hui, on dit qu'il faut installer des jeunes.
02:03C'est bien d'installer des jeunes.
02:04Mais en fait, il faut qu'ils aient une visibilité à long terme.
02:07On est des entreprises où on investit beaucoup.
02:09Il faut qu'on ait une visibilité à long terme.
02:10Un revenu, une situation viable.
02:23Vous voyez aujourd'hui, l'ambiance politique qu'il y a, c'est la cour d'école.
02:28On est même nous perdus.
02:30Il n'y a pas de stabilité.
02:31Donc est-ce que vous voulez que nous, on ait une stabilité aussi ?
02:33C'est très compliqué pour nous aujourd'hui.
02:34Vous avez beaucoup manifesté depuis 2024.
02:36Là, aujourd'hui, vous n'êtes pas très nombreux, en tout cas peut-être moins qu'à l'époque.
02:40Est-ce que vous vous êtes un peu résigné des agriculteurs aujourd'hui ?
02:43Il y a une résignation générale, bien sûr.
02:47Mais je pense qu'il y aura bientôt un grand sursaut au niveau européen.
02:53On n'est plus entendu au niveau français.
02:55Donc on se dit qu'il faut qu'on passe à la marche du dessus.
02:58Il y a les actions aussi du marché, avec des produits français.
03:05On passe son temps un peu plus à donner une vraie vision, notamment à l'agriculture.
03:10On ne peut pas continuer comme ça.
03:11Sous-titrage Société Radio-Canada
03:21Sous-titrage Société Radio-Canada
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