00:00Vous voyez aujourd'hui l'ambiance politique qu'il y a, c'est la cour d'école, enfin on est même nous perdus quoi.
00:14La lassitude, le découragement et la colère.
00:19Voilà dans quel état d'esprit on est tous aujourd'hui.
00:23On voit bien le pouvoir de la France sur l'Europe, il n'y en a plus.
00:26Nos politiques, vous voyez le bordel que c'est actuellement à l'Assemblée.
00:30Des ministres, on en change, on veut tu en voilà, moi je suis même perdu dans les noms.
00:46Regardez, la pomme qui arrive du Chili, est-ce que c'est normal ça ?
00:49Franchement.
00:51Alors vous voyez, elles sont belles, il n'y a pas une trace de petit verre, il n'y a rien.
00:54Regardez, prenez par rapport à une française.
00:56Vous voyez la différence.
00:58Mais moi, même si elle paraît moins belle, c'est celle-là que je vais manger moi.
01:01C'est la française.
01:03Parce qu'elle aura du goût et on sait qu'il n'y a pas eu de produits interdits à la consommation.
01:08Là-dedans, dans le Nestlé Dessert et Claude Noisette, ils viennent du Ganor ou de l'Équateur.
01:15Quel est le problème ?
01:15Le problème, c'est, ben, mangez-les.
01:17Parce que nous, on nous interdit d'utiliser des produits pour traiter ces noisettes ou le sucre.
01:25Par contre, on l'importe.
01:26On marche sur la tête.
01:27On l'a dit, mais comme ça, on ne l'a pas entendu.
01:29On ne l'a pas encore dit.
01:33On doit vivre de notre métier.
01:40Aujourd'hui, on a des charges qui sont les impôts, les coûts de production, les entrains.
01:45Et on a des produits.
01:46C'est qu'on vend nos productions, les céréales.
01:49Et aujourd'hui, nos charges sont plus élevées que nos produits.
01:53On est passé en 30 ans d'un million d'agriculteurs à aujourd'hui moins de 400 000.
01:57Vous craignez pour l'avenir de votre exploitation ?
02:00Ben oui, je suis jeune installée.
02:02Aujourd'hui, on dit qu'il faut installer des jeunes.
02:03C'est bien d'installer des jeunes.
02:04Mais en fait, il faut qu'ils aient une visibilité à long terme.
02:07On est des entreprises où on investit beaucoup.
02:09Il faut qu'on ait une visibilité à long terme.
02:10Un revenu, une situation viable.
02:23Vous voyez aujourd'hui, l'ambiance politique qu'il y a, c'est la cour d'école.
02:28On est même nous perdus.
02:30Il n'y a pas de stabilité.
02:31Donc est-ce que vous voulez que nous, on ait une stabilité aussi ?
02:33C'est très compliqué pour nous aujourd'hui.
02:34Vous avez beaucoup manifesté depuis 2024.
02:36Là, aujourd'hui, vous n'êtes pas très nombreux, en tout cas peut-être moins qu'à l'époque.
02:40Est-ce que vous vous êtes un peu résigné des agriculteurs aujourd'hui ?
02:43Il y a une résignation générale, bien sûr.
02:47Mais je pense qu'il y aura bientôt un grand sursaut au niveau européen.
02:53On n'est plus entendu au niveau français.
02:55Donc on se dit qu'il faut qu'on passe à la marche du dessus.
02:58Il y a les actions aussi du marché, avec des produits français.
03:05On passe son temps un peu plus à donner une vraie vision, notamment à l'agriculture.
03:10On ne peut pas continuer comme ça.
03:11Sous-titrage Société Radio-Canada
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