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  • il y a 11 mois

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Transcription
00:00Combien de patients, médecins en moins sur la commune, ça veut dire combien de patients qui n'ont plus de médecins traitants aujourd'hui ?
00:06Alors, le docteur Seller avait 950 patients déclarés.
00:10950 patients qui doivent donc faire avec les deux médecins restants de la commune.
00:15On imagine que c'est le casse-tête, on ne peut pas tous les prendre ?
00:18Oui, c'est ça, exactement.
00:20C'est compliqué pour les deux médecins, enfin le médecin restant à la maison de santé.
00:25Ça veut dire aussi des délais qui s'allongent mécaniquement ?
00:29Des délais qui s'allongent et l'impossibilité pour le médecin restant de prendre toute la patientèle.
00:35Donc, elle ne prend que les urgences.
00:38Elle ne prend que les urgences ? Ça veut dire que pour le reste, il faut aller voir dans d'autres communes ?
00:42C'est compliqué, c'est l'impasse.
00:44On ne trouve pas aujourd'hui de médecins remplaçants pour venir, alors que ce soit ne serait-ce que sur les congés de la médecin qui est encore en place, ou pour venir épauler ?
00:54C'est très compliqué. Il y a 7 ans, c'était beaucoup plus facile.
00:58Et les remplaçants sont de plus en plus difficiles à trouver, sur les congés scolaires notamment, forcément.
01:07Et les remplaçants sont de plus en plus rares.
01:09Qu'est-ce qui fait que ça devient de plus en plus compliqué de faire venir, faire rester surtout nos soignants en milieu rural ?
01:16Et rester surtout nos soignants en milieu rural, selon vous ? Parce que c'est un petit peu la problématique qui se pose ici.
01:24Moi, je pense que c'est difficile de trouver du travail au conjoint.
01:27Souvent, il y a un turnover parce que les gens viennent pendant le temps des études du conjoint ou un stage.
01:33Et ensuite, ils repartent vers des grosses villes avec beaucoup d'emplois.
01:40Ça a été le cas notamment ici, à la maison de santé ?
01:42Oui, j'ai des collègues, des collaborateurs kinés qui sont restés peu de temps en attendant de partir pour suivre leur conjoint.
01:50On entend aussi certains soignants dire que c'est compliqué pour eux d'aller dans des petites communes
01:54où il n'y a pas toujours d'école, où il n'y a pas toujours tous les services publics.
01:58Est-ce que ça, c'est aussi un frein ? Parce que finalement, c'est un peu le serpent qui se mord la queue.
02:01On cherche des communes où on a un médecin, les médecins eux-mêmes ne viennent pas parce qu'il n'y a pas certains services.
02:06Oui, c'est certain.
02:08Les gens cherchent à s'installer dans des endroits où ils vont avoir une qualité de vie.
02:13Alors, en rural, on a une très bonne qualité de vie.
02:16À Bonneu-Matur, on a quand même beaucoup de services.
02:19On a cette chance-là d'avoir le côté rural, agréable à vivre.
02:24Et puis, le côté, il y a les commerces, il y a les écoles.
02:29Et la fin de liberté d'installation qui se dessine pour certaines professions, notamment les kinés,
02:33est-ce que ça peut être une bonne solution ?
02:34Je ne suis pas convaincue parce que ça risque d'imposer un turnover aux patients.
02:41Les kinés vont créer une patientèle pendant ces 6 000 actes en zone sous-dotée d'ici deux ans.
02:49Avant de partir en suite.
02:50Avant de pouvoir partir.
02:51Donc, est-ce que ça va bien ?
02:55Ça va être bénéfique dans certaines localités ?
02:59Mais seulement, d'un point de vue temporaire, on l'a bien compris.
03:03D'où la difficulté, effectivement, de les conserver, ces soignants.
03:06Pas seulement de les faire venir, mais de les conserver sur place.
03:08Donc, enjeux prioritaires dans nos communes rurales.
03:10Sous-titrage Société Radio-Canada
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