00:00Et Nicolas Sarkozy, j'en suis totalement convaincu et totalement, totalement, totalement, totalement, totalement innocent.
00:08Je peux le répéter cent fois ce mot-là.
00:10Et donc qu'il soit très touché, c'est tout à fait normal.
00:14Alors chacun s'exprime avec ses mots, avec son histoire, avec son tempérament.
00:18Mais moi je vous dis une chose, c'est que quand il y a une injustice, que doit-on faire ?
00:23On doit combattre l'injustice.
00:25Et moi c'est ce que je fais, c'est ce que je vais faire en faisant appel, appel que j'ai d'ailleurs fait aujourd'hui.
00:31Mais pas avec les mêmes mots, on l'aura noté, que Nicolas Sarkozy contre la justice, qui a dénoncé la haine contre lui aujourd'hui.
00:37Ce ne sont pas vos mots ce soir ?
00:39Chacun s'exprime avec ses mots.
00:41Et encore une fois, je comprends que Nicolas Sarkozy soit personnellement très touché par cette décision qui est objectivement totalement surprenante.
00:49Vous lui avez parlé depuis ce matin ?
00:50Non, je l'ai vu ce matin, mais on ne sait pas reparler aujourd'hui.
00:53Vous vous parlez toujours ?
00:55Oui, bien sûr.
00:56On se reparle depuis aujourd'hui, puisqu'il avait un contrôle judiciaire.
01:02Moi je n'avais pas de contrôle judiciaire, mais lui avait un contrôle judiciaire, donc on ne se parlait pas avant.
01:06Et là vous vous reparlez aujourd'hui, vous avez le droit de le faire.
01:09Vous reparlez de cet épisode-là entre vous ?
01:11Non, mais ça on ne l'a pas.
01:13Je vous pose la question, parce que pendant le procès, Nicolas Sarkozy, interrogé sur vos déplacements en Libye et ceux de Claude Guéant, a dit je n'étais informé de rien.
01:22Ils ont été naïfs, ils ont commis une erreur.
01:24Ça ressemble quand même un petit peu à un lâchage.
01:26Non, pas du tout.
01:27Vous avez été naïf ?
01:28Non, il a dit quelque chose de très juste.
01:35Il a dit que c'était une erreur.
01:36Mais bien sûr que c'est une erreur.
01:38Cette erreur, il me l'a reproché une fois.
01:40Mais pardon, mais moi je me la reproche tous les matins.
01:42Vous vous rendez compte, 13 années d'enquête, 3 mois de procès, mais qu'est-ce que vous croyez que je me félicite le matin d'avoir vu le bras droit d'un despote ?
01:52Non mais pardon, ce n'est pas ma motif de fierté dans ma vie ça.
01:54Donc, bien sûr, il a dit que c'était une erreur.
01:57Mais en même temps, il a bien dit une chose.
02:00C'est pour ça que je suis inscrit totalement en faute sur ce que vous dites.
02:04Et il n'a pas dit que c'était une faute.
02:06Parce qu'une faute, ça suppose l'intention.
02:08Ça suppose l'intention.
02:10Il n'y avait naturellement aucune intention.
02:11Une erreur, bien sûr.
02:13Mais moi je vous dis une chose.
02:15Quelqu'un, à cette époque, ça fait 20 ans.
02:17Encore une fois, ça fait 20 ans.
02:18Jeune ministre inexpérimenté, pas proche à l'époque du président de la République.
02:22Je n'en connais pas un seul qui réagit différemment de moi.
02:25Pas un seul.
02:25Je vous le dis, c'est comme ça.
02:27Vous êtes là, vous êtes dans une situation.
02:29Vous la subissez, vous la vivez.
02:31Vous dites vivement que je m'en aille.
02:32Ce qui est fait, d'ailleurs je suis parti très vite.
02:34Et puis, après, plus jamais de nouvelles.
02:37Plus aucun contact.
02:37Rien du tout pendant 20 ans et un seul déplacement.
Commentaires