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  • il y a 4 mois
Alors que Nicolas Sarkozy a été condamné à cinq ans d’emprisonnement par le tribunal pour association de malfaiteurs dans l’affaire du financement libyen de sa campagne électorale de 2007, Judith Waintraub compare cette décision avec la condamnation en première instance de Marine Le Pen à cinq ans d'inéligibilité.

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Transcription
00:00C'est ce qu'on a vu vis-à-vis de Marine Le Pen, puisque je rappelle qu'outre le risque de récidive et le risque de fuite,
00:07il y a dans la loi le risque de trouble à l'ordre public.
00:11Et les juges, pour justifier l'exécution provisoire appliquée à Marine Le Pen, ont inventé un risque de trouble à l'ordre démocratique
00:22en écrivant que l'ordre démocratique serait troublé si Marine Le Pen, condamnée en première instance,
00:30mais qui allait faire appel, pouvait néanmoins se présenter à l'élection présidentielle.
00:37Donc c'est vraiment... Le juge s'est émancipé au point de s'auto-proclamer plus fort que le suffrage universel.
00:52Or, la loi prévoit, dans une multitude de cas, que la décision du juge doit être proportionnée,
01:01notamment proportionnée dans les cas où elle leur est à juger des politiques, aux conséquences politiques de sa décision.
01:08Vous savez, c'est la fameuse QPC déposée par cette élu de Bayotte,
01:13qui s'est prioritaire de constitutionnalité, au Conseil constitutionnel,
01:22qui a dit que vous pouvez empêcher quelqu'un de se présenter,
01:29à condition que l'expression du suffrage universel n'en soit pas faussée exagérément.
01:36Donc il y a vraiment un devoir du juge de respecter l'expression du suffrage universel,
01:43le citoyen qui est tout en haut, en fait.
01:46Ce qui précisément n'a pas été fait dans le cas de Marine Le Pen.
01:48Il n'y a pas plus de souveraineté que la souveraineté populaire, elle se sommet la hiérarchie.
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