00:00C'est ce qu'on a vu vis-à-vis de Marine Le Pen, puisque je rappelle qu'outre le risque de récidive et le risque de fuite,
00:07il y a dans la loi le risque de trouble à l'ordre public.
00:11Et les juges, pour justifier l'exécution provisoire appliquée à Marine Le Pen, ont inventé un risque de trouble à l'ordre démocratique
00:22en écrivant que l'ordre démocratique serait troublé si Marine Le Pen, condamnée en première instance,
00:30mais qui allait faire appel, pouvait néanmoins se présenter à l'élection présidentielle.
00:37Donc c'est vraiment... Le juge s'est émancipé au point de s'auto-proclamer plus fort que le suffrage universel.
00:52Or, la loi prévoit, dans une multitude de cas, que la décision du juge doit être proportionnée,
01:01notamment proportionnée dans les cas où elle leur est à juger des politiques, aux conséquences politiques de sa décision.
01:08Vous savez, c'est la fameuse QPC déposée par cette élu de Bayotte,
01:13qui s'est prioritaire de constitutionnalité, au Conseil constitutionnel,
01:22qui a dit que vous pouvez empêcher quelqu'un de se présenter,
01:29à condition que l'expression du suffrage universel n'en soit pas faussée exagérément.
01:36Donc il y a vraiment un devoir du juge de respecter l'expression du suffrage universel,
01:43le citoyen qui est tout en haut, en fait.
01:46Ce qui précisément n'a pas été fait dans le cas de Marine Le Pen.
01:48Il n'y a pas plus de souveraineté que la souveraineté populaire, elle se sommet la hiérarchie.
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