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  • il y a 11 mois
Judith Waintraub, grand reporter, déplore la gestion des alertes au sein de l'éducation nationale. «On multiplie les procédures pour alerter, mais après on ne fait rien», selon elle.

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Transcription
00:00Ce qui est très frappant, c'est que ce n'est pas le signalement qui pêche.
00:04Puisqu'en l'espèce, apparemment, l'élève était connu pour un comportement à problème.
00:11Est-ce que c'est des causes psychiatriques ou d'autres causes ? On n'en sait rien.
00:14Mais en tout cas, il avait été repéré.
00:16Et Sophie nous a très bien expliqué tout à l'heure que le peu qui était fait par la puissance publique,
00:21c'était de renforcer encore les procédures d'alerte.
00:24Mais si après une alerte, la puissance publique ne fait rien, ça ne sert strictement à rien.
00:29Moi, c'est ça qui me frappe, c'est qu'on multiplie les guichets, les procédures, les plateformes.
00:35C'est exactement comme Pharos, dont Jean-Michel Blanquer, à l'époque ministre de l'Éducation,
00:41nous expliquait que la masse d'informations qui arrivaient pour signaler les radicalisations
00:48et les menaces terroristes étaient tellement importantes qu'on n'arrivait pas à la traiter.
00:54Alors, il faudrait peut-être un jour se pencher sur le traitement des cas signalés par les alertes
01:01plutôt que de multiplier la nature du cas, psychiatrie ou autre, ou terroriste islamique.
01:08Il faudrait quand même se pencher sur l'action.
01:11Et autre chose, juste un mot, pour rendre hommage à cette professeure,
01:14j'ai vu son âge, 66 ans, ça veut dire qu'elle adore son métier.
01:17Parce que normalement, à 66 ans, on prend une retraite bien méritée.
01:21Sous-titrage Société Radio-Canada
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