00:00Ça a fait écho tout de suite en moi. Déjà, je n'ai pas trouvé dans ma ville d'association. Je me sentais assez seule. Je ne savais pas trop à qui parler avec d'autres victimes qui avaient vécu la même chose que moi.
00:12Et en fait, quand j'ai entendu parler de l'histoire de Claire et de son association, j'ai tout de suite adhéré. Je les rejoins sur les réseaux. On a communiqué, on a échangé.
00:21Et là, son association a pris de l'ampleur. Elle demande des référents dans des villes. Et voilà, je me suis dit que les victimes ne doivent pas se retrouver seules comme j'ai pu l'être.
00:31Donc, c'est vraiment pour être à l'écoute.
00:35Je discute souvent avec des policiers, notamment avec l'un d'entre eux hier qui disait dans un commissariat, quand il y a un agresseur, si on ne lui donne pas son plateau repas à l'heure, vous êtes sûr qu'il va falloir faire un rapport.
00:48En revanche, la victime, même si c'est un viol, peut attendre 2-3 heures parce que c'est fait comme ça, parce que là. Est-ce que vous avez ressenti ça ?
00:56C'est-à-dire une plus grande prise en charge de l'agresseur que de la victime ? Est-ce que vous vous êtes sentie soutenue ?
01:04Globalement, au commissariat, pour ma part, ça s'est plutôt bien passé. Je me suis sentie quand même soutenue.
01:11Maintenant, l'enfer, c'est la partie après son procès. C'est toute la partie.
01:15J'ai écouté Claire ce matin sur Europe 1 qui disait que c'est toute la partie avec les rendez-vous médicaux, judiciaires, pour prouver qu'on a été victime.
01:25Et là, cette partie-là, en fait, là, on tombe des nues parce qu'on ne sait pas ce qui nous arrive.
01:30Et on ne parle pas assez de ça. Et c'est un deuxième enfer, en fait.
01:33– Sous-titrage Société Radio-Canada
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