Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 mois
Chaque jour, Arnaud Direct vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans Arnaud Direct. On est heureux de vous retrouver avec nos chroniqueurs François Clémenceau, Guillaume Daré, Lucie Robquin, fidèle au poste.
00:00:10Salut à tous les trois. On regarde le programme pour ce mardi avec d'abord l'audience qui reprend pour le procès jubilard à Albi.
00:00:18On l'a entendu hier l'accuser sur son enfance et sa personnalité. Aujourd'hui, on va notamment entendre des gendarmes qui vont venir raconter les tout premiers jours de l'enquête.
00:00:27Une catastrophe évitée d'un cheveu à l'aéroport de Nice. Un avion a failli en percuter un autre au moment où il atterrissait sur la piste.
00:00:34Le pilote armé des Gazines Extremis. Et nous verrons comment un tel incident est possible.
00:00:38Et puis, après Emmanuel Macron, Donald Trump attendu aujourd'hui à la tribune des Nations Unies.
00:00:42Il va réagir à la reconnaissance par la France de l'État palestinien. C'est parti pour 2h du direct.
00:00:57Et on commence bien sûr par un journal complet présenté par Pauline Pioche. Bonjour Pauline.
00:01:05Bonjour Julien.
00:01:05Alors évidemment, encore aujourd'hui à la une, un nom, celui de Cédric Jubilard. Deuxième jour de son procès à la cour d'assises du Tarn.
00:01:13L'audience qui a repris il y a environ une heure. Cédric Jubilard qui a réaffirmé son innocence hier dans la disparition de son épouse.
00:01:21Delphine, il a également été question d'établir son profil psychologique. Aujourd'hui, il s'agit entre autres de mieux comprendre qui était Delphine Jubilard.
00:01:29Je crois que l'enquête de personnalité est très importante dans la mesure où l'enquêteur a entendu un certain nombre de personnes, les proches, les amis, les gens avec qui elle travaillait.
00:01:42Et oui, c'est important. Après, par la suite, on va avoir bien sûr plein de témoignages. Mais c'est important parce qu'on ne parle pas assez de Delphine, de qui elle était.
00:01:49Et je crois que quand même, ça va être mis en évidence, c'était une mère formidable et une infirmière remarquable et une amie.
00:01:57Grosse actualité internationale également ce matin, quelques heures après que la France a reconnu l'État de Palestine.
00:02:04Un discours d'une vingtaine de minutes hier, un moment historique pour la France. C'était depuis la tribune des Nations Unies à New York.
00:02:12La France qui rejoint donc les 150 pays sur les 193 que compte l'ONU.
00:02:17Patrick Sos, vous êtes à New York pour BFM TV. Pour Emmanuel Macron, la paix passe à Gaza forcément par une solution à deux États.
00:02:24Il y avait un sentiment d'urgence dans le discours d'Emmanuel Macron hier soir.
00:02:29Urgence d'abord de libérer tous les otages israéliens.
00:02:33Urgence aussi de sauver ce qui peut encore l'être dans la bande de Gaza avant l'irréversible.
00:02:38Un mot utilisé par le président de la République qui a aussi prononcé cette phrase forte pour qualifier à la fois les attaques du 7 octobre 2023 contre le territoire israélien,
00:02:48plus de 1200 victimes, mais aussi les dernières décisions politiques israéliennes.
00:02:54C'est la négation de l'humanité de l'autre.
00:02:56Alors quelle solution pour enrayer cette spirale ?
00:02:59Celle de deux États, dit Emmanuel Macron.
00:03:02Pour la paix entre le peuple israélien et le peuple palestinien, je déclare que la France reconnaît aujourd'hui l'État de Palestine.
00:03:13Bien, maintenant que la France a reconnu l'État de Palestine, que va-t-il se passer ?
00:03:20Eh bien aujourd'hui, rien parce qu'Emmanuel Macron a rappelé deux conditions qui semblent pour l'instant très lointaines.
00:03:26La libération des otages, pour laquelle l'autorité palestinienne ne peut absolument rien.
00:03:32Ils sont dans les mains du Hamas.
00:03:34Et puis tout cela tient aussi au bon vouloir de Benjamin Netanyahou et de son allié américain Donald Trump,
00:03:39le président des États-Unis, qui est attendu ce mardi à la tribune de l'Assemblée Générale des Nations Unies sur ce sujet, comme bien d'autres.
00:03:48Et justement, pour bien comprendre les contours de cette reconnaissance, Emmanuel Macron répondra à vos questions.
00:03:53Patrick Saut, ce sera ce soir sur BFM TV dès 19h.
00:03:57Le choc maintenant, Pauline, pour les salariés de Stellantis à Poissy.
00:04:02Ils sont 2000 et ils vont être placés au chômage partiel ainsi qu'en congé le mois prochain.
00:04:06Ça va durer trois semaines.
00:04:07Et Julien, je vous propose de prendre la direction des Yvelines en région parisienne.
00:04:10C'est là-bas, justement, que ça se passe sur le site de Stellantis de Poissy.
00:04:14Alors, en gros, c'est une pause dans la production.
00:04:17La direction du constructeur automobile invoque un marché difficile.
00:04:21Bonjour Jeanne Daudet, vous êtes justement sur place.
00:04:24En fait, ce que craignent très clairement les salariés, c'est que ce soit les prémices d'une fermeture d'usine.
00:04:29Oui, c'est en tout cas ce que m'a dit tout à l'heure l'un des responsables syndicaux de cette usine de Poissy chez Sud.
00:04:38Il explique effectivement que pour lui, tout simplement, l'usine va fermer.
00:04:42Il en est persuadé.
00:04:44C'est ce qu'il m'a dit tout simplement.
00:04:45Parce qu'ici, sur les 420 voitures qui sortent chaque jour, l'extrême majorité de ces voitures, ce sont des Mocha et ces voitures.
00:04:53La production est prévue pour s'arrêter en 2028.
00:04:57Et aucune voiture n'a été annoncée pour remplacer ce précédent modèle.
00:05:03Et donc, tout simplement, le syndicaliste craint que ces chômages partiels soient effectivement les prémices d'une fermeture annoncée de ce site de Poissy.
00:05:14Pour autant, ils vont se mobiliser.
00:05:16Ils comptent bien continuer à se mobiliser ici à Poissy.
00:05:19Puisque tout à l'heure, vers 13h, ils seront nombreux à l'appel de ce syndicat à se rassembler devant la mairie de Poissy.
00:05:26Pourquoi la mairie ?
00:05:27Tout simplement parce qu'aujourd'hui, la maire de la ville doit se réunir avec les dirigeants du PSG.
00:05:35Car c'est à Poissy et sur le site industriel de Stellantis que la ville est candidate à avoir le nouveau stade pour le club du PSG.
00:05:45Donc, à cette occasion, les salariés comptent se faire entendre.
00:05:48Merci beaucoup, Jeanne Donnet, pour ces précisions.
00:05:50C'est Marjorie Marciac qui vous accompagne pour les images.
00:05:54Les aéroports de Copenhague et d'Oslo ont dû fermer pendant quelques heures.
00:05:58Mais ils ont pu rouvrir, Pauline.
00:06:00Oui, alors c'est quand même toujours très mystérieux.
00:06:02Ces deux, trois drones qui ont été aperçus effectivement au-dessus de la capitale danoise et norvégienne hier.
00:06:07Seule information confirmée ce matin.
00:06:09La police danoise parle d'un pilote de drone qualifié.
00:06:12Un événement qui fait forcément penser aux drones russes qui ont été interceptés en Pologne et en Roumanie.
00:06:17Merci beaucoup, Pauline.
00:06:19On vous retrouve à 11h pour un nouveau point complet sur l'actualité.
00:06:23Nous, on va revenir sur ce qui a ouvert votre journal, c'est-à-dire le procès jubilard.
00:06:27La deuxième journée a donc commencé il y a un peu plus d'une heure maintenant.
00:06:30On va entrer dans le dur de l'enquête dans quelques instants.
00:06:34Hier, il y a eu le gros plan sur la personnalité de l'accusé.
00:06:38Aujourd'hui, Maxime Clier-Rusat, vous qu'êtes sur place.
00:06:40On va plutôt s'intéresser à la personnalité de la victime.
00:06:44Oui, depuis une petite heure désormais, un enquêteur de personnalité qui révèle, dévoile qui était Delphine Jubilard.
00:06:52Un point intéressant puisque c'est désormais le seul à pouvoir donner avec autant de précision des détails sur qui était Delphine.
00:07:01Cinq ans bientôt après sa disparition.
00:07:03Il y décrit quelqu'un de joviale, aimante, avec une personnalité très gaie.
00:07:08Quelqu'un qui était cependant un petit peu effacé, notamment en partie à cause de Cédric Jubilard.
00:07:16Son mari, point intéressant également, l'enquêteur décrit une femme qui donnait absolument tout pour ses enfants, Louis et Elia.
00:07:26Une femme qui était cependant éteinte et qui s'est découverte lorsqu'elle a trouvé à l'été 2020 son amant rencontré sur une application de rencontre.
00:07:36Lui-même, cet amant, lorsqu'il a été interrogé par l'enquêteur de personnalité, il a répondu à cet enquêteur.
00:07:44Avec Delphine, j'avais trouvé l'interrupteur.
00:07:47Elle était éteinte.
00:07:48Elle est redevenue solaire.
00:07:50Des mots forts, donc des mots qui intéressent.
00:07:53Puisqu'ici, à la cour d'assises du Tarn, il y a toujours foule.
00:07:57A la fois dans la salle d'audience principale comme dans la salle de retransmission.
00:08:01Les deux salles sont pleines à craquer.
00:08:03Du Monde était encore présent à 4h du matin.
00:08:06Aujourd'hui, des gens que nous avions déjà pour certains vus hier pour vous dire.
00:08:10Autant vous dire que ce procès, pour ce deuxième jour, intéresse toujours autant.
00:08:14Ici, Albi.
00:08:14Merci beaucoup, Maxime.
00:08:16Pauline Rovnaz, il va témoigner l'amant d'Elphine ou pas ?
00:08:19Oui, il est appelé à la barre à la troisième semaine du procès, un lundi matin.
00:08:23Et effectivement, c'est un témoignage qui va être très attendu parce que c'est le dernier à avoir eu des échanges vivaces avec d'Elphine le soir de sa disparition.
00:08:33Et puis, ce face-à-face entre Cédric Jubilard et cet amant n'a jamais eu lieu.
00:08:37Ils ont sans doute des choses à se dire.
00:08:38Ça sera effectivement un échange très fort, tout comme sera sans doute fort l'audition des gendarmes cet après-midi.
00:08:43Parce qu'on va rentrer dans le dur de l'enquête.
00:08:45On va entendre les gendarmes qui ont fait les premières constatations.
00:08:48La FEMAS nuit où la disparition a été signalée.
00:08:51a été signalée ?
00:08:52Oui, parce que Cédric Jubilard va appeler d'abord une première fois pour signaler qu'il est très inquiet que sa femme a disparu.
00:08:58Aux alentours de quelle heure ? C'est en pleine nuit ?
00:08:59En pleine nuit et les deux femmes gendarmes, ce qui est intéressant, c'est que ce sont deux femmes gendarmes
00:09:03qui vont venir au domicile assez rapidement de Cédric Jubilard à 4h51.
00:09:08Ce qu'elle note et ce qui est assez bizarre dès le départ, c'est que lorsqu'elle frappe à la porte de la maison,
00:09:13elle voit Cédric Jubilard assis devant la machine à laver, devant le hublot de la machine à laver et fermant le hublot.
00:09:20Donc là, c'est troublant.
00:09:22Les gendarmes ont raconté qu'elles trouvaient ça intriguant qu'un homme signalant la disparition de sa femme
00:09:28ait la présence d'esprit de faire une machine ou au moins d'avoir l'idée de faire une machine.
00:09:32Ensuite, il y a une histoire entre la couette et la housse de couette.
00:09:35Parce que le lendemain, lorsqu'ils font des photos, ils se rendent compte qu'il y a une housse de couette humide
00:09:39qui est sur un étandoir.
00:09:40Donc il va falloir analyser.
00:09:42Il y a eu plusieurs versions qui ont circulé.
00:09:43Cédric Jubilard dit qu'il a lavé parce que les chiens avaient uriné sur cette housse de couette
00:09:47et qu'ils voulaient que ce soit propre.
00:09:49Ensuite, il a changé de version.
00:09:50On est même allé jusqu'à démonter le siphon de la machine à laver
00:09:53pour savoir s'il y avait des éléments confondants.
00:09:56Il y a des traces de sang, il y a des traces salivaires, il y a des traces digestives.
00:09:59Mais il n'y a rien d'incriminant, si vous voulez.
00:10:02Et cette couette, cette housse de couette, elle est au cœur des investigations.
00:10:05Elle a très longtemps intrigué les enquêteurs.
00:10:07Moi, j'ai envie que Cédric Jubilard y soit interrogé là-dessus
00:10:10et qu'il livre sa dernière version puisqu'il y en a eu plusieurs qui ont circulé.
00:10:14Et souvenez-vous, son ancienne compagne Jennifer qui a été entendue cet été,
00:10:18elle, elle a livré un détail beaucoup plus glaçant.
00:10:21Elle a expliqué que cette couette, elle a été lavée
00:10:23parce que selon Cédric Jubilard, il a étranglé Delphine
00:10:26et qu'en étranglant Delphine, Delphine a uriné sur cette couette.
00:10:30Et c'est la raison pour laquelle il a voulu faire disparaître les traces.
00:10:33Et il va répondre dès cet après-midi sur ce point-là ?
00:10:36Alors, les gendarmes vont d'abord être entendus
00:10:37et ensuite, logiquement, la présidente devrait lui poser des questions.
00:10:40Ce sera un moment effectivement particulièrement attendu.
00:10:44Déjà, on entendera dans le lieu et on verra s'il vacille ou pas
00:10:46parce qu'hier, il est plutôt resté solide sur ses bases, sur ses appuis.
00:10:49Il n'y a pas eu de surprise.
00:10:50Non, mais hier, c'était plus simple puisqu'on déroulait son enfance,
00:10:52son adolescence cabossée, sa vie dans de foyer en foyer,
00:10:55les relations compliquées avec sa mère, son beau-père
00:10:58et sa propre construction familiale.
00:11:00Il était au centre de l'attention et si je puis dire, il avait la main
00:11:03puisqu'on ne parlait que de lui, de sa personnalité et de son parcours.
00:11:07Là, on entre dans l'enquête.
00:11:08D'ailleurs, il a dit, moi, j'aime bien être au centre.
00:11:10J'aime bien qu'on me remarque.
00:11:11Je ne sais plus quels sont ces termes exacts,
00:11:12mais c'est évidemment l'une des phrases qu'on a retenues.
00:11:14Pauline Rovna qui suit évidemment l'ensemble de cette audience.
00:11:18On a suivi également hier le discours d'Emmanuel Macron
00:11:22à la tribune des Nations Unies, un moment solennel
00:11:25avec une proclamation qui est tombée aux alentours de 21h30.
00:11:31Fidèle à l'engagement historique de mon pays au Proche-Orient
00:11:35pour la paix entre le peuple israélien et le peuple palestinien,
00:11:41je déclare que la France reconnaît aujourd'hui l'État de Palestine.
00:11:51Alors voilà, il y a cette annonce, il y a les applaudissements,
00:11:53mais François, on précise quand même que l'ambassade,
00:11:54ce n'est pas pour tout de suite.
00:11:56Non, parce qu'il a déclaré qu'il n'y aurait d'ouverture
00:12:00d'une ambassade française probablement à Ramallah
00:12:03qu'à partir du moment où il y aurait la libération des otages.
00:12:07Et on comprend bien que c'est aussi à partir du moment
00:12:09où il y aurait un cessez-le-feu qui permette à ce moment-là
00:12:11d'enclencher un processus politique.
00:12:13Donc on en est loin.
00:12:14Et puis de toute façon, une ambassade à Ramallah,
00:12:16ça reste là aussi quelque chose de très symbolique.
00:12:18Il y a plus de 150 pays qui ont reconnu l'État de Palestine.
00:12:22Il n'y en a que 5 à ma connaissance qui ont une ambassade aujourd'hui à Ramallah.
00:12:26Donc ça n'est pas tellement le geste qui permet, j'allais dire,
00:12:29d'authentifier et de concrétiser la démarche.
00:12:31Ça reste encore effectivement la force du symbole.
00:12:34Guillaume Daré, quelles sont les premières réactions
00:12:35dans l'entourage d'Emmanuel Macron ?
00:12:36Une fois que la déclaration est faite,
00:12:37on se félicite de la façon dont ça s'est passé ou pas ?
00:12:40Oui, on se félicite aussi d'avoir été à l'initiative
00:12:42de ce qui s'est déclenché ensuite dans le monde entier.
00:12:44On l'avait vu il y a quelques mois, c'est-à-dire le Canada, la Grande-Bretagne.
00:12:48Il y a une volonté de montrer que s'il est en quelque sorte empêché
00:12:51en matière de politique intérieure et de politique nationale,
00:12:53sur le plan international, il reste quelqu'un qui marque les esprits,
00:12:57qui crée des initiatives.
00:12:58Et je parle sous le contrôle de François.
00:13:00L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin,
00:13:02qui est très au fait des affaires internationales,
00:13:04me disait aussi que dans ce secteur des affaires diplomatiques et internationales,
00:13:08l'antériorité joue un rôle considérable.
00:13:10Et le fait qu'il soit en poste depuis huit ans,
00:13:12c'est désormais l'un des seuls leaders sur le plan international
00:13:15qui est toujours en poste.
00:13:16Et donc, sur le plan international, ça lui donne une force d'entraînement.
00:13:18Armin Aréfi est également avec nous comme reporter,
00:13:21qui est spécialiste de ce Moyen-Orient compliqué,
00:13:24comme disait le général de Gaulle.
00:13:26Justement, est-ce qu'Emmanuel Macron, cette nuit,
00:13:28il a renoué avec une geste, comme on dit ?
00:13:30Est-ce qu'il s'est mis dans les pas du général de Gaulle
00:13:32en reprenant une politique, la fameuse politique arabe de la France ?
00:13:36Est-ce que c'est cette dynamique que vous avez ressentie hier en le voyant ?
00:13:39Ce que l'on peut dire, c'est que le président français,
00:13:42qui avait été maintes fois critiqué pour son fameux « en même temps »,
00:13:46à savoir un soutien indéfectible à Israël et, je cite,
00:13:50« au droit d'Israël à se défendre »,
00:13:51puis avec la proposition notamment d'une coalition anti-Hamas
00:13:53qui avait fait beaucoup parler à l'époque,
00:13:55il avait été beaucoup critiqué là-dessus,
00:13:57puis ensuite un soutien aux Palestiniens, l'État palestinien,
00:14:03et surtout un appel, on va dire un mois après le 7 octobre,
00:14:07ou plutôt deux mois, pardon, à un cessez-le-feu dans la bande de Gaza.
00:14:11Donc, revenir à une politique arabe, je ne suis pas sûr,
00:14:14en revanche, insister sur la position historique de la France
00:14:18qui était un soutien à la solution à deux États,
00:14:22ça m'a l'air clair, d'autant que c'est une position aujourd'hui
00:14:26qui n'est bien sûr pas partagée par le Hamas,
00:14:29qui veut toute la Palestine de la mer au Jordain,
00:14:32mais pas partagée non plus par le gouvernement israélien
00:14:34de Benyamin Netanyahu, qui fait la parabelle à l'extrême droite.
00:14:38Donc, il y a un constat en France qui est que
00:14:40c'est en raison de l'absence notamment d'État palestinien
00:14:45qu'il y a des crises, il y a eu de nombreuses guerres à Gaza
00:14:50et bien sûr les massacres du 7 octobre.
00:14:52Donc, il faut inverser la tendance
00:14:54et remettre cette question qui fait primer le droit international
00:14:57au centre de l'équation.
00:14:59Certes, comme l'a dit M. Clémenceau, c'est extrêmement symbolique
00:15:03puisqu'il faut que certaines conditions soient remplies,
00:15:06notamment la libération des otages et le désarmement du Hamas,
00:15:09mais il y a une volonté aujourd'hui de se placer
00:15:11comme le chantre de l'ordre du droit international.
00:15:15Est-ce que ça peut un peu forcer la main du Hamas
00:15:17justement pour libérer des otages ?
00:15:20Est-ce que le Hamas peut dire, bon bah oui,
00:15:21on embraye derrière ce qu'a dit la France pour avoir une ambassade
00:15:23Non, non, ce n'est pas la France qui joue, qui fait pression sur le Hamas,
00:15:27ce sont les États-Unis par le biais des négociateurs
00:15:30que sont les Égyptiens et les Qatariens
00:15:32qui d'ailleurs ont été frappés par Israël.
00:15:33Non, la volonté française justement, c'est d'isoler d'autant plus le Hamas.
00:15:37Sous l'égide de la France, il y a quand même une résolution
00:15:39qui a été adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU
00:15:42condamnant le Hamas avec derrière un soutien quand même de pays
00:15:46comme le Qatar.
00:15:47Donc, il y a une volonté en fait de remettre en celle de la part de la France
00:15:50l'autorité palestinienne qui est le seul représentant légitime
00:15:53par le biais de l'OLP des Palestiniens
00:15:56et donc de se poser en fait comme le chef du monde libre, entre guillemets,
00:16:00basé sur le droit international, à la différence de Donald Trump
00:16:02dont vous avez dit qu'il s'exprimerait sûrement pour condamner l'initiative française.
00:16:06Et pour faire passer son message, Emmanuel Macron a choisi l'Annafort.
00:16:09Le temps est venu de libérer les 48 otages détenus par le Hamas.
00:16:16Le temps est venu d'arrêter la guerre, les bombardements à Gaza,
00:16:20les massacres et les populations en fuite.
00:16:24Le temps est venu car l'urgence est partout.
00:16:29Le temps de la paix est venu car nous sommes à quelques instants
00:16:34de ne plus pouvoir la saisir.
00:16:36Et le temps est aussi venu d'entendre Donald Trump.
00:16:39Ça, ça sera cet après-midi.
00:16:40François Clémenceau, ça ne sera pas du tout le même son de cloche.
00:16:44Il peut taper sur la France ou pas ? Il va le faire ?
00:16:47Oui. Peut-être pas spécifiquement,
00:16:50mais en tout cas sur le mouvement de reconnaissance, oui.
00:16:52Parce que pour lui, c'est quelque chose qui se passe dans le désordre,
00:16:55c'est quelque chose qui est unilatéral.
00:16:56Ça s'est fait en gros sans concertation, ni avec les États-Unis, ni avec Israël
00:17:00et avec des intentions un peu cachées de la part de certains États.
00:17:05Je pense en particulier à l'Australie, au Canada et à la Grande-Bretagne.
00:17:10Ou comme par hasard, ce sont des gouvernements travaillistes,
00:17:13ce sont des gouvernements de gauche, ou de centre-gauche disons,
00:17:16et qui ont effectivement une volonté de se distancer de la politique étrangère de Donald Trump.
00:17:21On l'a vu en tout cas ces dernières semaines, ces derniers mois.
00:17:23Et donc, lui, ce qu'il veut, c'est dire tout cela, ça ne sert à rien,
00:17:28c'est un cadeau aux terroristes, et c'est un cadeau à des institutions mondialistes
00:17:32comme les Nations Unies, qui n'ont absolument aucun pouvoir
00:17:35et qui ne doivent pas en avoir.
00:17:37Parce que pour lui, la seule politique internationale qui vaille,
00:17:40c'est celle qui se décide de façon unilatérale,
00:17:43c'est-à-dire avec la force des États-Unis,
00:17:45la paix par la force, la force des États-Unis.
00:17:48Si je ne me trompe pas, on a vu le siège des États-Unis vide hier
00:17:50pendant le discours du président de la République.
00:17:52Je crois qu'il y avait marqué United States.
00:17:54Personne n'était assis derrière cette place.
00:17:55Personne dans la délégation israélienne,
00:17:57personne dans la délégation américaine.
00:17:59Donc, ce sont des frères jumeaux absents, en quelque sorte.
00:18:01La politique de la chaise vide.
00:18:02Et la politique de la chaise vide,
00:18:03et la politique aussi de l'ambassadeur qui n'existe pas.
00:18:06C'est quand même assez incroyable que le gouvernement Trump
00:18:08est aux affaires depuis le 20 janvier.
00:18:10Il n'y a toujours pas d'ambassadeur américain aux Nations Unies.
00:18:12Donald Trump, que vous entendrez sur BFM TV à 15h et à 19h,
00:18:17notez également ce rendez-vous évidemment important.
00:18:19Ce sera l'interview exclusive d'Emmanuel Macron par Patrick Sauss
00:18:22depuis New York.
00:18:24Vous l'entendrez donc sur BFM TV.
00:18:27Le rendez-vous est noté.
00:18:28Autre rendez-vous dans quelques instants maintenant.
00:18:30Que s'est-il passé à l'aéroport de Nice ?
00:18:32Deux avions ont failli se percuter.
00:18:33L'un était au sol, l'autre était en phase d'atterrissage.
00:18:36Et on est passé vraiment à deux doigts d'une catastrophe terrible.
00:18:40Que s'est-il passé exactement ?
00:18:41On va tenter de le savoir dans quelques instants.
00:18:43À tout de suite.
00:18:44Ils ont eu peur, très peur même,
00:18:46les passagers de deux avions.
00:18:49C'était dimanche soir.
00:18:51L'un des deux avions était au sol
00:18:52et l'autre était en phase d'atterrissage.
00:18:54Et ils ont failli se percuter.
00:18:56On va retourner 36 heures après sur place
00:18:59avec Benoît Ruiz qui se trouve donc
00:19:01à l'aéroport de Nice.
00:19:04Et vous avez justement, Benoît, rencontré
00:19:06certains des passagers
00:19:08qui ont vécu cette scène absolument terrifiante.
00:19:09Exactement.
00:19:13Et ce qui est plutôt étonnant,
00:19:15c'est qu'ils ne se sont rendus compte de rien
00:19:17ou presque.
00:19:18Ça s'est passé très vite.
00:19:20Alors, c'est vrai que ceux qui étaient sur l'avant
00:19:22de l'appareil au sol
00:19:24ont vu les lumières de l'autre avion
00:19:27qui était à deux doigts de se poser sur eux.
00:19:30Ils ont aussi senti un gros tremblement
00:19:32parce que l'avion de Nouvelle Air
00:19:34qui était au-dessus a remis les gaz
00:19:35pour éviter la collision.
00:19:37Mais après, il y a eu un moment de flottement
00:19:40et le pilote de l'appareil EasyJet,
00:19:43lui, a décidé de retourner au point de départ
00:19:45et de ne pas décoller.
00:19:47Et c'est au moment où il est arrivé
00:19:49à son point d'arriver
00:19:51en bas de la passerelle d'accès.
00:19:54C'est là que les pilotes ont expliqué
00:19:56aux passagers ce qui s'était réellement passé
00:19:59avec beaucoup d'émotion dans leur voix.
00:20:01Je vous propose justement d'écouter
00:20:03le témoignage de ces deux passagères
00:20:05qui racontent la scène.
00:20:08On a juste entendu surtout
00:20:10le discours et l'annonce du pilote
00:20:12et le copilote très en état de choc.
00:20:16Une dame m'a dit qu'elle avait entendu un choc.
00:20:19Ils étaient très émus
00:20:20et très choqués par ce qui venait de leur arrivée.
00:20:24Et le copilote disait que le copilote
00:20:27en pleurait d'émotion.
00:20:28Donc ils n'étaient pas en état
00:20:30de reconduire tous les voyageurs.
00:20:36Alors on est passé à deux doigts
00:20:37de la catastrophe, vous le savez.
00:20:40On a aussi eu par message
00:20:41une passagère du vol Nouvelle-Ère,
00:20:44l'autre avion impliqué,
00:20:46qui nous disait par message
00:20:48qu'en fait eux non plus
00:20:49s'étaient rendus compte de rien,
00:20:51qu'ils avaient juste vu que le pilote
00:20:53avait peut-être raté l'atterrissage,
00:20:55avait mis les gaz pour refaire une approche.
00:20:58Et c'est juste après, en arrivant,
00:21:00qu'ils se sont rendus compte
00:21:02de ce qui s'était passé.
00:21:04Alors le procureur de Nice, lui,
00:21:06a diligenté une enquête
00:21:07pour mise en danger de la vie d'autrui
00:21:09qui sera instruit par la GTA,
00:21:12la Gendarmerie des Transports Aériens.
00:21:14Mais voilà, c'est vrai qu'ici,
00:21:16à l'aéroport de Nice,
00:21:16on est passé tout près
00:21:18de l'une des plus grandes catastrophes aériennes
00:21:20qu'on aurait pu connaître dans le pays.
00:21:23Absolument, oui.
00:21:24L'une des plus grosses catastrophes aériennes civiles.
00:21:26Vous avez raison de le souligner.
00:21:26Et quand on entend, Benoît,
00:21:28le détachement avec lequel les passagers
00:21:30vous racontent ça,
00:21:31on est sidérés.
00:21:31Mais vous nous avez bien expliqué
00:21:33qu'eux, en réalité,
00:21:33ne s'étaient rendus compte de rien.
00:21:35A posteriori,
00:21:36quand ils ont compris la scène,
00:21:37ils ont vu à quoi ils avaient échappé.
00:21:39Et justement, cette scène,
00:21:40on va tenter de vous l'expliquer au mieux
00:21:42avec nos éclaireurs.
00:21:43Et c'est Fanny Weckscheider
00:21:48qui nous éclaire aujourd'hui.
00:21:49Fanny, vous avez reconstitué donc
00:21:51le scénario de cet incident
00:21:53qui a vraiment bien failli
00:21:54tourner au film catastrophe.
00:21:55Oui, alors déjà,
00:21:56on va vous montrer où ça se situe.
00:21:57On est dans les Alpes-Maritimes,
00:21:59dans le sud de la France,
00:22:00à Nice,
00:22:01donc sur ce tarmac
00:22:02de l'aéroport international
00:22:04qui est situé,
00:22:05qui a cette particularité
00:22:06d'être vraiment coincé
00:22:07entre la mer Méditerranée,
00:22:09la ville de Nice au nord
00:22:10et les montagnes,
00:22:11les Alpes du Sud,
00:22:12vraiment pas loin.
00:22:13C'est important de préciser tout ça.
00:22:14Ce qui s'est passé,
00:22:15c'est que dimanche,
00:22:16aux alentours de 23h30,
00:22:17eh bien, il y a deux avions
00:22:19qui sont impliqués dans l'incident,
00:22:21deux Airbus A320,
00:22:23un EasyJet qui est au sol,
00:22:25un nouvel air qui arrive au-dessus,
00:22:27EasyJet qui devait décoller
00:22:28en direction de Nantes
00:22:29et le nouvel air qui arrivait de Tunisie.
00:22:31Et vous le voyez,
00:22:32il frôle à à peine
00:22:33quelques dizaines de mètres,
00:22:35un peu moins d'une vingtaine de mètres,
00:22:37disent les témoins,
00:22:38l'avion qui est au sol.
00:22:39Voilà là où l'incident
00:22:41a vraiment pu arriver
00:22:43et vraiment,
00:22:43il a été évité de justesse.
00:22:45La suite ensuite,
00:22:46vous allez voir,
00:22:46c'est que cet avion de nouvelle air
00:22:47donc réagit assez rapidement.
00:22:49Il remet les gaz
00:22:50et il repart en dernière minute.
00:22:52Il reprend de l'altitude
00:22:53pour ensuite,
00:22:54eh bien,
00:22:54finir de refaire,
00:22:56on va le voir,
00:22:57une boucle au-dessus de la mer
00:22:59et de redescendre ensuite
00:23:00une nouvelle fois,
00:23:01cette fois-ci,
00:23:02pour atterrir correctement
00:23:03à l'aéroport
00:23:04une vingtaine de minutes plus tard.
00:23:06Ce qui se passe,
00:23:06c'est que les passagers,
00:23:08eux, du vol EasyJet,
00:23:09restent cloués au sol
00:23:11avec leur avion.
00:23:12Ils sont débarqués,
00:23:12on les raccompagne
00:23:13dans l'aérogare.
00:23:15Ils sont choqués,
00:23:16de même,
00:23:16vous l'avez compris,
00:23:17que le pilote
00:23:17est le copilote.
00:23:18Alors voilà pour la chronologie
00:23:20précise des faits.
00:23:21Merci beaucoup,
00:23:22Fanny.
00:23:22Mais la question,
00:23:22évidemment,
00:23:23qui se pose maintenant,
00:23:23c'est comment un tel incident
00:23:26est-il possible ?
00:23:26Oui, il y a plusieurs hypothèses
00:23:28qui vont être l'objet
00:23:30de ces enquêtes
00:23:30qui sont en cours
00:23:32d'être menées.
00:23:33Hypothèse,
00:23:34tout d'abord,
00:23:34de l'erreur humaine,
00:23:35la principale,
00:23:36puisque l'aéroport de Nice
00:23:37a déclaré,
00:23:38il semblerait que le pilote
00:23:39de la compagnie nouvelle ère,
00:23:40donc tunisienne,
00:23:41ait commis une erreur.
00:23:44Raison pour laquelle,
00:23:44donc,
00:23:45deux enquêtes sont désormais ouvertes.
00:23:47L'une qui a été confiée
00:23:47à la direction générale
00:23:48de l'avion civil,
00:23:49la DGAC,
00:23:50et l'autre qui a été confiée
00:23:51par Philippe Tabarro,
00:23:52le ministre démissionnaire
00:23:53en charge des transports
00:23:55au BEA
00:23:56pour donc ensuite
00:23:57essayer de comprendre
00:23:59ce qui est à la source
00:23:59de cet incident grave
00:24:01selon les termes
00:24:02utilisés par le bureau
00:24:03d'enquête et d'analyse.
00:24:04Et justement,
00:24:04ces enquêteurs du BEA,
00:24:06ils se sont réunis,
00:24:06ils sont quatre depuis hier
00:24:07à Nice,
00:24:09et ils vont donc analyser
00:24:10les boîtes noires
00:24:10des deux avions.
00:24:11Ils vont également essayer
00:24:12de recueillir des témoignages
00:24:13auprès des membres de l'équipage
00:24:14mais aussi auprès
00:24:15des personnels
00:24:17de contrôle aérien
00:24:18sur place,
00:24:19de visionner aussi
00:24:20des images,
00:24:21des vidéos
00:24:21pour essayer de comprendre
00:24:22ce qu'il s'est passé,
00:24:23le rapport ne sera pas rendu
00:24:24avant plusieurs mois.
00:24:25Et nous aussi,
00:24:26pour essayer de comprendre,
00:24:27merci beaucoup Fanny,
00:24:27on va interroger un expert,
00:24:29un pilote
00:24:30qui est aussi par ailleurs
00:24:31président de Claire Group,
00:24:32c'est Charles Claire
00:24:33qui est avec nous.
00:24:34Bonjour à vous,
00:24:35vous venez d'entendre
00:24:36Fanny Wegscheider
00:24:37qui nous dit
00:24:38que la communication
00:24:38de l'aéroport de Nice
00:24:39semble pencher
00:24:40vers une erreur humaine
00:24:42de la part du pilote
00:24:43qui était en vol,
00:24:44celui qui donc
00:24:45atterrissait
00:24:45et qui a remis les gaz.
00:24:46Est-ce qu'avec les éléments
00:24:48que vous avez
00:24:49qu'on vient de donner,
00:24:49ça vous semble
00:24:50à priori être
00:24:51l'explication la plus plausible ?
00:24:54Oui,
00:24:54malheureusement,
00:24:55c'est très plausible.
00:24:56La particularité
00:24:57de l'aéroport de Nice,
00:24:58comme dans beaucoup
00:24:59de autres aéroports,
00:24:59c'est que vous avez
00:25:00deux pistes parallèles.
00:25:01Donc,
00:25:02à Nice,
00:25:02la particularité,
00:25:03c'est que la piste sud,
00:25:04celle qui est le plus près
00:25:05de la mer,
00:25:05est plutôt utilisée
00:25:06pour les décollages
00:25:07et la piste nord,
00:25:08celle qui est proche
00:25:09du terminal,
00:25:10est utilisée
00:25:11pour les atterrissages.
00:25:12Donc,
00:25:13l'avion,
00:25:13l'Easyjet,
00:25:14qui était lui
00:25:15au décollage,
00:25:16avait été autorisé
00:25:17à s'aligner
00:25:17du point d'arrêt
00:25:19pour s'aligner
00:25:20sur la piste sud,
00:25:21donc la piste 04 droite,
00:25:23alors que le nouvel air,
00:25:24a priori,
00:25:25d'après les informations
00:25:25à notre disposition,
00:25:26était autorisé,
00:25:27lui,
00:25:27pour se poser
00:25:28en piste 04 gauche.
00:25:29Les conditions
00:25:30au moment
00:25:31du pseudo-accident
00:25:33étaient malheureusement,
00:25:35les conditions météo
00:25:36étaient malheureusement
00:25:37très mauvaises.
00:25:38Il y avait un orage
00:25:40qui était dans la région,
00:25:42donc on peut imaginer
00:25:44une visibilité faible
00:25:45et la particularité
00:25:46de l'aéroport de Nice
00:25:46est que vous avez
00:25:47quand même
00:25:48une grande partie
00:25:49de l'approche,
00:25:50la fin de l'approche
00:25:50qui se fait complètement à vue,
00:25:52c'est-à-dire que c'est au pilote
00:25:53d'identifier la piste 04 droite
00:25:54et la piste 04 gauche
00:25:55pour aller se diriger
00:25:57vers la 04 gauche
00:25:58à l'atterrissage
00:25:58et ne pas aller
00:25:59sur la 04 droite.
00:26:01A priori,
00:26:02encore une fois,
00:26:02l'enquête donnera
00:26:03beaucoup plus d'informations,
00:26:04mais on s'oriente
00:26:06vers une erreur humaine
00:26:08du pilote
00:26:09de la 320 Nouvelle-Ère
00:26:11qui s'est aligné
00:26:13pour faire une approche
00:26:14en 04 droite
00:26:16dès qu'il a aperçu la piste
00:26:17avec des mauvaises conditions météo
00:26:18au lieu de s'aligner
00:26:20pour une approche
00:26:21sur la 04 gauche.
00:26:23Et comme la 04 droite
00:26:25est un petit peu plus proche
00:26:26de la mer
00:26:26et plus proche
00:26:27de la visualisation du pilote,
00:26:28c'est la première piste
00:26:29qu'il a dû apercevoir
00:26:30et donc il a dû vouloir
00:26:31terminer cette approche
00:26:32jusqu'au moment
00:26:33où il a malheureusement
00:26:34aperçu
00:26:35ou heureusement
00:26:35finalement
00:26:36cet avion
00:26:37qui était aligné
00:26:38en 04 droite
00:26:38et donc a remis
00:26:39les gaz immédiatement.
00:26:41Elles sont séparées
00:26:43de quelle distance
00:26:44ces deux pistes parallèles
00:26:45dont vous nous parlez
00:26:46et qu'on voit d'ailleurs
00:26:46pendant que vous parlez
00:26:47sur l'animation ?
00:26:48C'est quelques dizaines de mètres ?
00:26:50Non,
00:26:50c'est quelques centaines de mètres.
00:26:52Elles sont éloignées
00:26:53de ces quelques centaines de mètres.
00:26:54Lorsque vous êtes
00:26:55dans de bonnes conditions à vue,
00:26:56il n'y a aucun doute possible
00:26:58en fait
00:26:58sur la visualisation
00:26:59de ces deux pistes.
00:27:00Maintenant,
00:27:01lorsque vous êtes
00:27:01de nuit,
00:27:03que vous sortez
00:27:04d'un orage,
00:27:05que vous avez
00:27:05des pluies abondantes
00:27:06qui réduisent énormément
00:27:07la visibilité,
00:27:09ça peut être
00:27:09beaucoup plus difficile
00:27:10de distinguer
00:27:11les feux d'approche
00:27:12de la 04 droite
00:27:13par rapport à celle
00:27:13de la 04 gauche.
00:27:14Après,
00:27:15vous avez plein d'autres moyens
00:27:16dans votre avion
00:27:16qui vous permettent
00:27:18en fait
00:27:18de faire cette distinction
00:27:19au-delà de ce qui est visuel
00:27:20de ce que vous voyez dehors
00:27:21parce que vous avez
00:27:23un moyen radioélectrique
00:27:24avec un axe
00:27:25qui va vous permettre
00:27:26de vous aligner
00:27:27sur la bonne piste.
00:27:27vous avez un positionnement
00:27:28GPS de l'avion
00:27:29qui vous donne ça.
00:27:30Ce que je veux vous dire,
00:27:31c'est que vous avez
00:27:31d'autres éléments.
00:27:32Mais si votre oeil
00:27:34est fixé sur autre chose,
00:27:36vous pourriez avoir
00:27:37tendance à faire confiance
00:27:38à vos yeux
00:27:38et malheureusement...
00:27:40Mais il n'y a pas
00:27:41des alertes
00:27:42qui retentissent
00:27:43dans tous les sens
00:27:44parce que le GPS
00:27:45donc il est activé
00:27:47et puis il y a aussi
00:27:48on imagine
00:27:48les contrôleurs aériens
00:27:50qui surveillent tout ça
00:27:51en temps réel
00:27:51et qui se disent
00:27:51mais il n'est pas
00:27:52dans le bon axe
00:27:52cet avion.
00:27:53Non,
00:27:54c'est très difficile
00:27:55pour le contrôle aérien
00:27:55déjà en temps réel
00:27:57avec sa vue
00:27:57d'où il est
00:27:58d'imaginer le parallaxe
00:28:00pour savoir
00:28:00si l'avion
00:28:01est plutôt aligné
00:28:02sur une approche
00:28:030,4 droite
00:28:03ou 0,4 gauche.
00:28:04C'est assez difficile
00:28:05à voir.
00:28:06D'autant plus
00:28:06quand vous êtes de nuit
00:28:07et que le contrôleur
00:28:08ne voit que dans le ciel
00:28:09un petit point lumineux rouge
00:28:10qui clignote
00:28:10donc c'est quasiment impossible
00:28:12pour le contrôleur
00:28:13d'avoir cette visualisation.
00:28:14Après,
00:28:14le contrôleur a un radar
00:28:15et il voit aussi
00:28:16comment il positionnait l'avion.
00:28:18La enquête dira
00:28:19en fait
00:28:19quelle est la hauteur
00:28:20des responsabilités de chacun
00:28:20mais depuis l'avion
00:28:22il est clair
00:28:23qu'au-delà
00:28:24d'avoir des alarmes
00:28:24vous n'avez pas directement
00:28:25des alarmes
00:28:26qui vont sonner
00:28:26dans votre poste de pilotage
00:28:28parce que vous n'êtes pas
00:28:28sur la bonne approche
00:28:29parce qu'encore une fois
00:28:30c'est une approche
00:28:31qui se termine à vue
00:28:33même si vous êtes guidé
00:28:34par un axe radioélectrique
00:28:35lorsque la météo est mauvaise
00:28:36mais cet axe radioélectrique
00:28:37vous donne quand même
00:28:38une indication
00:28:38de l'orientation
00:28:39si vous êtes situé
00:28:415 degrés à droite
00:28:42et sur la bonne piste
00:28:43vous avez quand même
00:28:44toutes ces informations
00:28:44qui sont à bord
00:28:45donc on se dirige
00:28:46vers malheureusement
00:28:48une erreur humaine.
00:28:50Il n'y a pas un truc
00:28:50tout simple
00:28:51sur la piste
00:28:51elle est éclairée
00:28:52je dis n'importe quoi
00:28:53mais en rouge
00:28:54si c'est la piste de décollage
00:28:55et en vert
00:28:55si c'est la piste d'atterrissage
00:28:56il n'y a pas un code international ?
00:28:58Non, vos deux pistes
00:28:59sont parallèles
00:28:59vous les voyez
00:29:00il y en a une
00:29:01c'est la gauche
00:29:01l'autre c'est la droite
00:29:02elles ont exactement
00:29:03le même éclairage
00:29:05d'entrée et de sortie de piste
00:29:06d'ailleurs en cas d'urgence
00:29:08ou de fermeture
00:29:08par exemple de la 0,4 droite
00:29:10les décollages
00:29:11pourraient être faits
00:29:12sur la 0,4 gauche
00:29:13et ne travailler
00:29:13qu'avec une seule piste
00:29:14donc ces pistes
00:29:14sont parfaitement identiques
00:29:15et vous n'avez même pas
00:29:17la cosette de nuit
00:29:18vous n'avez la visualisation
00:29:20au sol
00:29:21qu'au dernier moment
00:29:21même de la lettre R
00:29:22ou L
00:29:23pour signifiant
00:29:24droite ou gauche
00:29:25voilà
00:29:25mais elles sont
00:29:26clairement distinctes
00:29:27vous voyez que
00:29:29vous êtes sur une approche
00:29:29à Nice
00:29:30vous avez la piste à droite
00:29:31la piste à gauche
00:29:31on vous oriente
00:29:32sur la piste à gauche
00:29:33vous vous posez
00:29:34sur la piste à gauche
00:29:34Parlez-nous du réflexe
00:29:36du pilote de Nouvelle-Ère
00:29:38en combien de temps
00:29:39il prend cette décision
00:29:41quel est le temps de latence
00:29:42entre le moment
00:29:42où il décide
00:29:43de remettre les gaz
00:29:44et le moment
00:29:44où l'avion repart
00:29:45parce qu'ils sont passés
00:29:47à 15 mètres l'un de l'autre
00:29:48et on se dit 15 mètres
00:29:48ça doit être
00:29:49une demi-seconde
00:29:50de temps de réaction
00:29:52Alors c'est pire que ça
00:29:54c'est que 15 mètres
00:29:55c'est à mon avis
00:29:56où l'avion de Nouvelle-Ère
00:29:57est passé au-dessus
00:29:58de l'Easyjet
00:30:00maintenant
00:30:00entre le moment
00:30:01où vous décidez
00:30:02de remettre les gaz
00:30:02entre le moment
00:30:03où vous mettez
00:30:03toute la puissance
00:30:04de l'avion
00:30:05et que vous mettez
00:30:05l'assiette à cabrer
00:30:06de l'avion
00:30:06pour le refaire monter
00:30:08vous êtes passé
00:30:10d'une très faible puissance
00:30:11à la puissance maximum
00:30:12déjà pour obtenir
00:30:13cette puissance maximum
00:30:14il vous faut quelques secondes
00:30:15c'est 4-5 secondes
00:30:17pour obtenir
00:30:18la puissance maximum
00:30:18de votre avion
00:30:19et ensuite aérodynamiquement
00:30:20il faut que l'avion
00:30:21change sa trajectoire
00:30:22pour monter
00:30:22donc effectivement
00:30:23vous avez un système
00:30:24d'inertie sur votre avion
00:30:26qui entre le moment
00:30:27où vous prenez
00:30:27cette décision
00:30:28de remettre les gaz
00:30:29et au moment
00:30:30où l'avion commence
00:30:30effectivement à monter
00:30:32pour vous éviter
00:30:33un obstacle
00:30:33vous perdez quelques secondes
00:30:35et donc vous pouvez
00:30:36descendre facilement
00:30:37de l'ordre
00:30:38de 30 à 50 mètres
00:30:39donc même si la décision
00:30:40a été prise
00:30:41de façon très limite
00:30:42les avions
00:30:44sont passés
00:30:45quand même
00:30:46très proches
00:30:46l'un de l'autre
00:30:47et l'avion EasyJet
00:30:48n'a pu que subir
00:30:49cette situation
00:30:50parce qu'ils n'ont
00:30:50pu que regarder
00:30:51l'autre avion
00:30:52leur passer
00:30:53au-dessus de la tête
00:30:54et on comprend
00:30:55l'état du pilote
00:30:57et du copilote
00:30:58de l'avion EasyJet
00:30:59sur le Tarmac
00:31:00parce qu'eux
00:31:00ont réalisé
00:31:01ce que vous êtes
00:31:01en train de nous dire
00:31:02et qui nous donne
00:31:02à tous
00:31:03des frissons dans le dos
00:31:04et on se rend compte
00:31:05à quel point
00:31:05on est vraiment passé
00:31:06tout près d'un drame
00:31:07terrible
00:31:08avec ces deux avions
00:31:08qui étaient au complet
00:31:09merci beaucoup
00:31:11Charles Clerc
00:31:11pour nous avoir éclairé
00:31:12sur ce qui a pu se passer
00:31:13à l'aéroport
00:31:15de Nice
00:31:16les points de vue
00:31:17maintenant
00:31:17on va retrouver
00:31:18nos éditorialistes
00:31:19qui vont se mouiller
00:31:20comme chaque matin
00:31:20Et on va commencer
00:31:24ce matin par vous
00:31:25Thierry Lucie Robquin
00:31:26parce qu'il y a
00:31:27les difficultés
00:31:28de Stellantis
00:31:28à Poissy
00:31:29on ira voir
00:31:29Jean-Pierre Mercier
00:31:30délégué syndical
00:31:31bien connu là-bas
00:31:31tout à l'heure
00:31:32et c'est l'invité
00:31:33d'Arnaud Direct
00:31:34mais ce matin
00:31:35vous êtes avec nous
00:31:36parce que plus généralement
00:31:37il y a un problème
00:31:38sur l'industrie en France
00:31:39on le dit depuis longtemps
00:31:40c'est pas nouveau
00:31:40et bien pourtant
00:31:41il y a un rapport
00:31:41qui vient de dire
00:31:42non seulement ce problème
00:31:43il n'est pas réglé
00:31:45mais les choses
00:31:46sont vraiment catastrophiques
00:31:47par rapport à nos concurrents
00:31:48et vous dites stop
00:31:49il faut arrêter
00:31:50d'écraser
00:31:50les industries françaises
00:31:51de taxes
00:31:51oui heureusement
00:31:52que ce rapport est là
00:31:53heureusement qu'il est là
00:31:53pour remettre les points
00:31:54sur l'EI
00:31:55et pour rappeler
00:31:56que la France
00:31:56reste championne
00:31:57du monde des impôts
00:31:58elle taxe
00:31:59ses entreprises
00:32:00beaucoup plus
00:32:01qu'ailleurs en Europe
00:32:03la conséquence
00:32:04c'est qu'on n'arrête pas
00:32:05de fermer des usines
00:32:06en France
00:32:06et vous le dites
00:32:07ce matin
00:32:07on parle beaucoup
00:32:08de Stellantis
00:32:08qui va placer
00:32:09ses salariés
00:32:10en chômage partiel
00:32:11dans 20 ans
00:32:12on n'aura peut-être
00:32:13plus d'automobiles
00:32:14en France
00:32:14il faut le savoir
00:32:15même avant ça peut-être
00:32:16voilà c'est ça
00:32:17et la part de l'industrie
00:32:19elle n'arrête pas
00:32:19de s'effondrer en France
00:32:21elle est passée
00:32:21sous la barre
00:32:22des 10%
00:32:23de la croissance française
00:32:24accrochez-vous Julien
00:32:25c'est la première fois
00:32:26depuis le 19ème siècle
00:32:27voilà
00:32:28il faut donc rappeler
00:32:29quelques évidences
00:32:30car elles ont complètement
00:32:31disparu du débat public
00:32:32ces dernières semaines
00:32:33si on veut relancer
00:32:34l'économie
00:32:34il faut baisser
00:32:35les dépenses publiques
00:32:36il faut baisser les impôts
00:32:37et il faut surtout baisser
00:32:38les impôts
00:32:39sur ces industries
00:32:40on parle là
00:32:41des impôts de production
00:32:42c'est des impôts
00:32:42absolument suicidaires
00:32:44parce qu'ils taxent
00:32:45toutes les entreprises
00:32:46y compris celles
00:32:46qui ne font pas de bénéfices
00:32:47oui c'est ça
00:32:48avant d'avoir gagné
00:32:49le moindre euro
00:32:49il faut commencer
00:32:50à payer les impôts
00:32:51c'est ça
00:32:51les fameux impôts de production
00:32:53en ce moment
00:32:54l'ère du temps
00:32:55c'est plus faire payer
00:32:56les riches
00:32:57les entreprises
00:32:58avec la fameuse taxe Zuckman
00:32:59on est complètement
00:33:00à côté du débat ou quoi ?
00:33:01alors la taxe Zuckman
00:33:02elle ne vise pas
00:33:03les entreprises
00:33:03elle vise les personnes
00:33:04qui gagnent plus de 100 millions
00:33:06d'euros de patrimoine
00:33:07il n'y a d'ailleurs
00:33:07pas que des chefs d'entreprise
00:33:08vous avez des footballeurs
00:33:10vous avez des stars
00:33:10vous avez pas mal de monde
00:33:11l'objectif c'est de faire en sorte
00:33:14que ces personnes
00:33:15n'échappent pas à l'impôt
00:33:16en plaçant leurs revenus
00:33:18dans des holdings
00:33:18cette taxe
00:33:19elle soulève des questions légitimes
00:33:21mais elle est certainement
00:33:21impossible à mettre en oeuvre
00:33:23il y a d'ailleurs
00:33:23beaucoup de monde
00:33:24qui pense qu'elle est contraire
00:33:25à la constitution
00:33:26elle a surtout
00:33:27un énorme défaut
00:33:27cette taxe
00:33:28c'est qu'elle a convaincu
00:33:29une majorité de français
00:33:30qu'on allait régler
00:33:31le problème de la dette
00:33:32en augmentant les impôts
00:33:33on parle plus du tout
00:33:34de baisse des dépenses
00:33:35on va même certainement
00:33:37les augmenter
00:33:37dans les jours qui viennent
00:33:38Sébastien Lecornu
00:33:39va recevoir l'intersyndical
00:33:40demain
00:33:41il va certainement faire
00:33:42un geste très fort
00:33:43sur le pouvoir d'achat
00:33:43et sur les retraites
00:33:45voilà
00:33:45c'est certainement
00:33:46politiquement nécessaire
00:33:47mais économiquement
00:33:48c'est de la pure folie
00:33:50on n'est pas parti
00:33:50sur une baisse des impôts
00:33:52pour le secteur industriel
00:33:53nous dit ce matin
00:33:55Lucie Robquin
00:33:56allez il y a quelqu'un
00:33:57maintenant en politique
00:33:57qui est en train
00:33:58de lâcher ses coups
00:33:59alors c'est un boxeur
00:34:00on le sait
00:34:00on l'a vu beaucoup
00:34:01s'entraîner
00:34:01Emmanuel Macron aussi
00:34:03il est boxeur
00:34:03mais c'est pas lui
00:34:04dont on parle
00:34:04c'est son ancien Premier ministre
00:34:05Edouard Philippe ce matin
00:34:07Guillaume Daré
00:34:08parce que
00:34:08Edouard Philippe
00:34:09il envoie comme ça
00:34:10des cartes postales
00:34:11de temps en temps
00:34:11mais là c'est pas une carte postale
00:34:13qu'il a envoyé
00:34:13c'est carrément un colis
00:34:14de grand format même
00:34:16et donc le boxeur
00:34:17lâche ses coups
00:34:18contre Emmanuel Macron
00:34:19c'est ça qui vous a frappé vous ?
00:34:20Oui absolument
00:34:21c'est dans les confidences
00:34:22qu'il fait un podcast
00:34:23qui s'appelle
00:34:24Légende
00:34:25et il évoque
00:34:26notamment la relation
00:34:27d'Emmanuel Macron
00:34:28avec ses premiers ministres
00:34:29c'est désormais
00:34:30nombreux premiers ministres
00:34:31puisqu'ils sont nombreux
00:34:32à succéder récemment
00:34:33il y a un club
00:34:33voilà ce qu'il dit
00:34:34ce président
00:34:35n'aime pas beaucoup
00:34:36les premiers ministres
00:34:37et n'a pas envie
00:34:39d'un premier ministre
00:34:40qui prenne beaucoup
00:34:41d'espace
00:34:42clairement
00:34:43Sous-entendu moi
00:34:44Sous-entendu lui
00:34:45il explique
00:34:46que ça n'a jamais été
00:34:47très clair
00:34:47pourquoi Emmanuel Macron
00:34:49a décidé de le remplacer
00:34:50en 2020
00:34:51et il explique
00:34:52qu'effectivement
00:34:53leurs relations
00:34:54et si j'ose dire
00:34:56de façon
00:34:57compliquée
00:34:59aujourd'hui
00:35:00ils se parlent
00:35:00ça se passe plutôt bien
00:35:01quand ils se voient
00:35:02mais qu'ils n'ont plus
00:35:03grand chose
00:35:03en commun
00:35:04Il répète aussi
00:35:05qu'il lui envoie
00:35:05beaucoup de la décision
00:35:06d'avoir dissous
00:35:07l'Assemblée nationale
00:35:08une décision
00:35:09qu'il juge
00:35:10le répète-t-il
00:35:11absurde
00:35:12et funeste
00:35:13il dit que c'était
00:35:13un très mauvais service
00:35:15rendu au pays
00:35:17Edouard Philippe
00:35:18qui en profite aussi
00:35:19c'est intéressant
00:35:19à travers ce podcast
00:35:20à livrer
00:35:21quelques confidences
00:35:22personnelles
00:35:23on n'y est pas habitué
00:35:24sur sa vie de famille
00:35:25sur les surnoms
00:35:26qu'il donne à ses amis
00:35:27à votre avis
00:35:28qu'est-ce qu'il appelle
00:35:28Cornichon
00:35:29Demande
00:35:31Sébastien Lecornu
00:35:32c'est un bon copain
00:35:33le nouveau premier ministre
00:35:34avec lui
00:35:34il est effectivement
00:35:35assez ami
00:35:36et il dit en souriant
00:35:38que Cornichon
00:35:38c'est le surnom
00:35:39qu'il donne à Sébastien Lecornu
00:35:41je ne sais pas si ça lui fait
00:35:41très plaisir
00:35:42Sébastien Lecornu
00:35:43de lire ça ce matin
00:35:44dans la presse
00:35:45c'est vrai qu'il s'expose peu
00:35:46Edouard Philippe d'habitude
00:35:47pourquoi est-ce qu'il a décidé
00:35:48de le faire maintenant ?
00:35:48Parce qu'il a compris
00:35:49qu'il fallait accélérer
00:35:50c'est-à-dire qu'on voit
00:35:51qu'il envoie
00:35:51vous le disiez
00:35:52des cartes postales
00:35:53une fois par mois
00:35:54une fois tous les deux mois
00:35:55ses proches
00:35:56se sont dit une chose
00:35:57ils se rendent compte
00:35:58que quand ils voient
00:35:59les études d'opinion
00:36:00les français sont en train
00:36:00de tourner la page
00:36:01d'Emmanuel Macron
00:36:02et que quand bien même
00:36:03la présidentielle s'étend
00:36:04en 2027
00:36:04les gens commencent
00:36:05à penser à l'après Macron
00:36:07et que donc
00:36:07il ne faut plus
00:36:08être absent
00:36:09de ce moment-là
00:36:09sinon les gens
00:36:10vous oublient
00:36:11il le fait aussi
00:36:12parce qu'il se rend compte
00:36:13qu'il faut clairement
00:36:14acter une rupture
00:36:15avec Emmanuel Macron
00:36:16qu'il ne l'a peut-être
00:36:17pas suffisamment fait
00:36:18l'un de ses proches
00:36:18me disait d'ailleurs
00:36:19parfois Edouard
00:36:20est trop bien élevé
00:36:21donc il faut cogner
00:36:22et il faut cogner
00:36:23un peu fort
00:36:23pour montrer que
00:36:24si Edouard Philippe
00:36:25est à l'Elysée
00:36:26ça ne sera pas
00:36:27la continuation
00:36:28d'Emmanuel Macron
00:36:29et puis s'il fait
00:36:30quelques confidences
00:36:31y compris sur sa vie de famille
00:36:32c'est parce qu'il se rend compte
00:36:33aussi qu'une présidentielle
00:36:35il faut donner
00:36:35un peu de soi-même
00:36:36c'est la rencontre
00:36:37entre un homme
00:36:38et un peuple
00:36:39et ses proches là aussi
00:36:40savent que c'est quelque chose
00:36:41qui lui fait peut-être
00:36:42un peu défaut
00:36:43un ancien Premier ministre
00:36:44vous allez trouver
00:36:44qui sait
00:36:45qu'il le soutient
00:36:46et qu'il aime beaucoup
00:36:47il me disait
00:36:47le risque pour Edouard
00:36:48ce n'est pas d'apparaître
00:36:49comme un comptable
00:36:50c'est d'apparaître
00:36:51comme un conseiller d'Etat
00:36:52c'est encore pire
00:36:53c'est pour ça
00:36:54qu'il se rend compte
00:36:55qu'il faut rentrer
00:36:56dans la bataille
00:36:56et monter sérieusement
00:36:57sur le rythme désormais
00:36:58Alain Juppé
00:36:58je vous laisse trouver
00:37:00alors il parle aussi de box
00:37:03alors il demande
00:37:04est-ce que le président
00:37:05il est plus fort que vous
00:37:05il dit
00:37:06il a un meilleur cardio
00:37:07mais j'ai une bonne droite
00:37:07absolument
00:37:08on se demande
00:37:09si c'est un message politique
00:37:10sous-entendu
00:37:10moi je ferais une campagne
00:37:11plutôt plus à droite
00:37:12il dit
00:37:13qu'il n'a jamais abandonné
00:37:14il est un homme de droite
00:37:15et il l'a toujours dit
00:37:16Emmanuel Macron
00:37:17c'est vrai qu'il a beaucoup de cardio
00:37:19il faut de la forme
00:37:19pour parcourir le monde
00:37:20comme il le fait en ce moment
00:37:22il était à la tribune
00:37:22des Nations Unies
00:37:23évidemment pour son discours
00:37:24François Clémenceau
00:37:25il y en a un autre
00:37:26qui va monter dans quelques heures
00:37:27à la tribune des Nations Unies
00:37:28vous l'entendrez d'ailleurs
00:37:29sur BFM TV
00:37:30c'est Donald Trump
00:37:31et ce matin
00:37:32vous mettez une petite pièce
00:37:33pour nous dire
00:37:33ce que va répondre
00:37:34Donald Trump
00:37:35à Emmanuel Macron
00:37:35il va dire des choses évidentes
00:37:38et qu'il a déjà dites
00:37:38sur la situation au Proche-Orient
00:37:40à savoir que la reconnaissance
00:37:41de l'État palestinien
00:37:42par la France
00:37:43et d'autres
00:37:44c'est une récompense
00:37:46pour le Hamas
00:37:47un cadeau fait aux terroristes
00:37:49mais il va surtout dire
00:37:50quelque chose
00:37:50à propos des Nations Unies
00:37:51les institutions
00:37:54ces institutions mondialistes
00:37:57qui ont fait péricliter
00:37:58l'ordre mondial
00:37:59c'est sa charge
00:38:00contre en fait
00:38:02pas seulement le mondialisme
00:38:03ou la mondialisation
00:38:04c'est contre le multilatéralisme
00:38:06contre la gouvernance mondiale
00:38:07ça c'est fini
00:38:09et il le fait avec
00:38:10d'autant plus de poids
00:38:11c'est pire qu'avant
00:38:11ça serait mieux
00:38:12sans les Nations Unies
00:38:13c'est ça
00:38:13exactement
00:38:13en fait
00:38:14au cours de son premier mandat
00:38:16il avait été
00:38:17vous savez
00:38:18cornerisé par un certain nombre
00:38:20de conseillers
00:38:20qui lui avaient dit
00:38:21il faut faire attention
00:38:21
00:38:22il est littéralement débridé
00:38:24et il reprendra
00:38:26à son compte
00:38:26cette citation
00:38:27de Marco Rubio
00:38:28qui est son secrétaire d'état
00:38:30le nouvel ordre mondial
00:38:31de l'après-guerre
00:38:32n'est pas seulement obsolète
00:38:34c'est devenu une arme
00:38:35contre nous
00:38:36et donc
00:38:36qu'est-ce qu'on fait ?
00:38:37on s'en retire
00:38:38les Etats-Unis
00:38:39se sont déjà retirés
00:38:40depuis le mois de janvier
00:38:41de l'Organisation Mondiale
00:38:43de la Santé
00:38:43du Fonds des Nations Unies
00:38:44pour la Population
00:38:45de l'UNESCO
00:38:47et du Conseil des Droits de l'Homme
00:38:48ça fait beaucoup
00:38:49et vous allez vous voir
00:38:51qu'à travers notamment
00:38:52l'arme budgétaire
00:38:53ça peut aller encore
00:38:53beaucoup plus loin
00:38:54bah oui parce que c'est vrai
00:38:55que cette idée
00:38:56selon laquelle
00:38:56les Nations Unies
00:38:57pourraient rétablir
00:38:58l'ordre mondial
00:38:59Donald Trump
00:39:00il n'en veut
00:39:00vraiment pas du tout
00:39:02il est en train d'assécher
00:39:03au fond les Nations Unies
00:39:04oui c'est le moyen
00:39:05le plus facile
00:39:06et le plus rapide
00:39:07pour faire en sorte
00:39:08que les Nations Unies
00:39:09non seulement
00:39:10soient en pad
00:39:11mais en panne sèche
00:39:12pourquoi ?
00:39:13parce qu'aujourd'hui
00:39:14le budget de l'ONU
00:39:15pour 2026
00:39:16ils ont déjà prévu
00:39:17500 millions de dollars
00:39:19de moins
00:39:20parce qu'ils savent
00:39:21qu'il va y avoir
00:39:21une réduction
00:39:22de la contribution américaine
00:39:23ça veut dire
00:39:24qu'ils vont devoir licencier
00:39:2520%
00:39:26du personnel
00:39:27des Nations Unies
00:39:28et quand on regarde
00:39:30aujourd'hui
00:39:30la préparation
00:39:31du budget 2026
00:39:32des Etats-Unis
00:39:33maintenant
00:39:33ils ont prévu
00:39:34moins 80%
00:39:36de leur cotisation
00:39:37aux organismes
00:39:38des Nations Unies
00:39:39ça veut dire
00:39:40une économie pour eux
00:39:41de 300 millions
00:39:42de dollars
00:39:43ça veut dire que
00:39:44lorsqu'ils financent
00:39:45à 25%
00:39:46le budget global
00:39:47des Nations Unies
00:39:48à 25%
00:39:49les opérations
00:39:50de maintien de la paix
00:39:51et à 40%
00:39:52les opérations humanitaires
00:39:53vous allez voir
00:39:54que pour le coup
00:39:55la voilure
00:39:56quand elle sera réduite
00:39:56ça va être juste
00:39:57épouvantable
00:39:58Emmanuel Macron
00:40:00qui reste aux Etats-Unis
00:40:02qui va prononcer
00:40:03un autre discours
00:40:03maintenant dans le cadre
00:40:04de l'Assemblée Générale
00:40:05parce que c'était
00:40:05une sorte de pré-discours
00:40:07qu'il a prononcé hier
00:40:08en tout cas plus spécifique
00:40:09on va donc le réentendre
00:40:10et entre les deux
00:40:10vous l'entendrez sur BFM TV
00:40:12et pas pour un discours
00:40:13pour une interview exclusive
00:40:14décrochée par Patrick Sos
00:40:15qui est à New York
00:40:16et qui assiste
00:40:17à cette Assemblée Générale
00:40:18interview exclusive
00:40:19vous l'avez vu
00:40:19à suivre
00:40:20à 19h
00:40:21à suivre
00:40:22à midi
00:40:24dans Arnaud Direct
00:40:24le procès jubilard
00:40:25avec l'audience
00:40:27à 11h
00:40:27dès 11h oui
00:40:28le procès jubilard
00:40:30qui a repris ce matin
00:40:31et c'est la personnalité
00:40:32de la victime
00:40:33Delphine
00:40:34qui est en ce moment
00:40:35sous le feu
00:40:36des questions
00:40:38et des témoignages
00:40:39on se retrouve
00:40:39dans quelques instants
00:40:40quelques secondes
00:40:42il sera précisément
00:40:4311h
00:40:44regardez ce qui nous attend
00:40:46pour l'heure qui vient
00:40:47d'abord la reprise
00:40:48du procès jubilard
00:40:50deuxième journée d'audience
00:40:51avec un accusé combatif
00:40:53qui continue
00:40:53de nier le meurtre
00:40:54de sa femme
00:40:55aujourd'hui place
00:40:55aux enquêteurs
00:40:56après le profil
00:40:58de l'accusé hier
00:40:59l'usine Stellantis
00:41:00elle va se mettre en pause
00:41:01à Poissy
00:41:02le marché automobile
00:41:03c'est vrai va mal
00:41:03et les salariés
00:41:04redoutent évidemment
00:41:05une fermeture plus large
00:41:06à cause notamment
00:41:07des projets de stade
00:41:08du PSG
00:41:08sur le site
00:41:09et puis qui sont
00:41:10les agresseurs
00:41:11des clients d'un bar
00:41:12à Brest
00:41:13les images ce week-end
00:41:14ont choqué
00:41:15elles ont été largement
00:41:15diffusées sur les réseaux
00:41:16les réactions politiques
00:41:17se sont multipliées
00:41:18les enquêteurs eux
00:41:18restent prudents
00:41:20on le verra
00:41:20dans quelques instants
00:41:21c'est parti
00:41:21et commençons par
00:41:29un tout dernier point
00:41:30sur l'actualité
00:41:31de ce mardi matin
00:41:32avec Pauline Pioche
00:41:34actualité marquée
00:41:34donc par le procès jubilard
00:41:36qui se poursuit
00:41:37Pauline
00:41:37ça se passe à Albi
00:41:39la cour d'assises
00:41:40du Tarn
00:41:40quel est le programme
00:41:41aujourd'hui ?
00:41:41Alors de temps fort
00:41:42effectivement
00:41:42ce matin d'abord
00:41:43la cour d'assises
00:41:44du Tarn
00:41:46qui continue d'établir
00:41:47la personnalité
00:41:48de l'accusé
00:41:49mais également
00:41:49celle de Delphine
00:41:50jubilard
00:41:51disparue depuis
00:41:52le mois de septembre
00:41:532020
00:41:53d'ailleurs ses proches
00:41:54ont parlé ce matin
00:41:56d'une mère aimante
00:41:56protectrice
00:41:57dont les enfants
00:41:58sont sa priorité
00:42:00et puis cet après-midi
00:42:00l'audition des enquêteurs
00:42:02de six gendarmes
00:42:03qui ont participé
00:42:04à l'enquête
00:42:05aura lieu
00:42:06et nos équipes
00:42:06évidemment
00:42:07suivent en temps réel
00:42:08l'évolution de cette audience
00:42:09dans quelques instants
00:42:09on vous dira ce qui s'est dit
00:42:11d'ores et déjà
00:42:11les salariés de Stellantis
00:42:12à Poissy
00:42:13sont inquiets pour leur avenir
00:42:152000 salariés
00:42:16seront au chômage partiel
00:42:17également en congé
00:42:18à partir du mois prochain
00:42:19et ça va durer trois semaines
00:42:21en gros c'est une pause
00:42:22dans la production
00:42:23la direction du constructeur automobile
00:42:25invoque un marché difficile
00:42:27bonjour Jeanne Dodé
00:42:28vous êtes justement
00:42:29sur place dans les ivines
00:42:30alors pourquoi
00:42:31les salariés de Stellantis
00:42:32évoquent les possibles prémices
00:42:35d'une fermeture d'usines
00:42:36c'est le leader syndical sud
00:42:41ici qui m'a évoqué ça
00:42:42en me disant
00:42:43en fait ici il y a 420 voitures
00:42:45qui sont produites chaque jour
00:42:46l'immense majorité
00:42:48de ces voitures produites
00:42:49sont des Opel Mocha
00:42:51c'est ce qu'on produit le plus
00:42:53et ce modèle
00:42:53la production doit s'arrêter
00:42:55normalement en 2028
00:42:56et aucun modèle
00:42:57aucun autre modèle
00:42:58pour le remplacer
00:42:59n'a été évoqué par la direction
00:43:00ce qui lui fait penser
00:43:01que finalement
00:43:03ce qui est en train
00:43:03de se passer là
00:43:04est un prémice
00:43:05vous l'avez dit
00:43:05d'une fermeture de l'usine
00:43:07c'est ce qu'il m'a confié
00:43:09il en est persuadé
00:43:10voilà le mot
00:43:10qu'il a employé
00:43:12et donc il va se mobiliser
00:43:13avec certains salariés
00:43:14ils se sont donnés rendez-vous
00:43:16tout à l'heure
00:43:16à 13h devant la mairie de Poissy
00:43:18tout simplement
00:43:19parce que cet après-midi
00:43:20c'est ce qu'il m'a expliqué aussi
00:43:22la maire de la ville de Poissy
00:43:23doit recevoir notamment
00:43:25les dirigeants du Paris Saint-Germain
00:43:26car vous savez
00:43:27ce nouveau stade du club
00:43:29qui est évoqué
00:43:30pour remplacer
00:43:31le parc des Princes
00:43:32si tel était le cas
00:43:34et bien le site
00:43:35de Stellantis
00:43:36de Poissy
00:43:37en tout cas
00:43:37il pourrait être implanté
00:43:40ici
00:43:40c'est un immense site
00:43:41il pourrait voir le jour
00:43:42quelque part ici
00:43:44et donc ils ont décidé
00:43:44de se mobiliser
00:43:46d'aller au contact
00:43:47de la mairie
00:43:49et des responsables politiques
00:43:51pour se faire entendre
00:43:52pour faire comprendre aussi
00:43:53qu'ils avaient besoin
00:43:55de travailler
00:43:56et que ce qui se passait
00:43:57le mois prochain
00:43:58était de nature
00:43:58à les inquiéter
00:43:59le délégué sud
00:44:00sera avec nous d'ailleurs
00:44:01dans nos directs
00:44:02à 11h30
00:44:02merci beaucoup
00:44:03Jeanne Daudet
00:44:04Marjorie Marciac
00:44:05vous accompagne
00:44:05pour les images
00:44:06la crise diplomatique
00:44:08prend de l'ampleur
00:44:09Pauline
00:44:10du côté du Danemark
00:44:11avec cette attaque
00:44:13contre une infrastructure critique
00:44:15on parle ici
00:44:15de l'aéroport de Copenhague
00:44:16et réaction ce matin
00:44:18de la première ministre danoise
00:44:19qui dénonce
00:44:20la plus grave attaque
00:44:21contre une infrastructure
00:44:23les aéroports de Copenhague
00:44:24sont restés fermés
00:44:26jusqu'à ce matin
00:44:28alors c'est toujours
00:44:28assez mystérieux
00:44:29pour le moment
00:44:30ce qu'on sait
00:44:30c'est que 2-3 drones
00:44:31ont été aperçus
00:44:32au-dessus de ces aéroports
00:44:34de la capitale danoise
00:44:36et norvégienne
00:44:37seule information
00:44:37confirmée
00:44:38à l'heure actuelle
00:44:39c'est que la police danoise
00:44:40part d'un pilote de drone
00:44:41qualifié
00:44:43de par la taille
00:44:44de l'engin
00:44:45de sa trajectoire
00:44:46ou encore
00:44:46de son temps
00:44:47de vol
00:44:48et évidemment
00:44:49Julien
00:44:50c'est un événement
00:44:51qui nous fait penser
00:44:52à ces drones
00:44:52qui ont été aperçus
00:44:54aussi au-dessus
00:44:54de la Pologne
00:44:55et de la Roumanie
00:44:55il y a quelques jours
00:44:56un acteur compétent
00:44:57c'est vrai que c'est une expression
00:44:58un peu étrange
00:44:59de la police danoise
00:45:00qui visiblement garde
00:45:01quelques informations
00:45:02sous le coude
00:45:03puisque vous parlez
00:45:04de la situation internationale
00:45:05allons à l'Assemblée
00:45:06générale des Nations Unies
00:45:07Emmanuel Macron
00:45:08hier a reconnu
00:45:09l'état de Palestine
00:45:10150 pays
00:45:11dont la France
00:45:11maintenant reconnaît
00:45:13l'état de Palestine
00:45:13une vingtaine de minutes
00:45:15de discours
00:45:15qui officialise
00:45:16effectivement
00:45:16la reconnaissance
00:45:17de l'état palestinien
00:45:18par la France
00:45:19reconnaissance d'ailleurs
00:45:20saluée dans la foulée
00:45:21par le président
00:45:22de l'autorité palestinienne
00:45:23Mahmoud Abbas
00:45:25alors qu'une prise de parole
00:45:26de Donald Trump
00:45:27du président américain
00:45:28qui est attendu aujourd'hui
00:45:29il a déjà fait savoir
00:45:31via sa porte-parole
00:45:32qu'il était contre
00:45:33cette reconnaissance
00:45:34et surtout que
00:45:35ce n'était pas
00:45:35une solution de paix
00:45:37j'ajoute également
00:45:38Julien
00:45:38qu'à partir de 19h
00:45:39ce soir
00:45:40interview
00:45:40du chef de l'état
00:45:41Emmanuel Macron
00:45:42qui répondra aux questions
00:45:43de Patrick Sos
00:45:44interview à retrouver
00:45:45dès 19h
00:45:46interview exclusive
00:45:47donc pour BFM TV
00:45:48merci beaucoup
00:45:49Pauline
00:45:50direction le Tarn
00:45:51maintenant la cour d'assises
00:45:52d'Albi
00:45:52où continue de se dérouler
00:45:53donc le procès
00:45:54de Cédric Jubilard
00:45:56deuxième journée d'audience
00:45:58et on va entrer
00:45:58cet après-midi
00:45:59dans le dur de l'enquête
00:46:00hier
00:46:01on s'est attardé
00:46:02beaucoup sur la personnalité
00:46:03de l'accusé
00:46:04et aujourd'hui
00:46:05c'est sur la personnalité
00:46:06de la victime
00:46:07que l'on s'arrête
00:46:08Maxime Cluberuza
00:46:09c'est cette question-là
00:46:11qui est au cœur des débats
00:46:12depuis ce matin
00:46:13oui puisque
00:46:16bientôt
00:46:17cinq ans
00:46:18après sa disparition
00:46:19et bien l'enquêteur
00:46:20de personnalité
00:46:21qui est entendu
00:46:21à la barre
00:46:22depuis 9h15
00:46:23ce matin
00:46:24est l'un des seuls
00:46:25à pouvoir donner
00:46:27avec autant de détails
00:46:28d'exemples
00:46:29et de précisions
00:46:30d'informations
00:46:31sur
00:46:31qui était
00:46:33Delphine Jubilard
00:46:34un discours
00:46:36qui contraste
00:46:36avec ce que
00:46:37disait jusqu'à présent
00:46:39Cédric Jubilard
00:46:40qui a été le seul
00:46:40à pouvoir s'exprimer
00:46:41sur la personnalité
00:46:44de sa femme
00:46:45un discours
00:46:45très attendu
00:46:46notamment en ce qui concerne
00:46:47le caractère
00:46:48et surtout
00:46:49le côté aimant
00:46:50de cette mère de famille
00:46:51un discours attendu
00:46:53par les avocats
00:46:53des enfants
00:46:54écoutez
00:46:54Je crois que l'enquête
00:46:56de personnalité
00:46:57est très importante
00:46:58dans la mesure
00:46:58où l'enquêteur
00:47:01a entendu
00:47:02un certain nombre
00:47:02de personnes
00:47:03les proches
00:47:03les amis
00:47:04les gens
00:47:06avec qui elle travaillait
00:47:07et oui c'est important
00:47:08c'est important
00:47:09après par la suite
00:47:09on va avoir bien sûr
00:47:10plein de témoignages
00:47:11mais c'est important
00:47:12parce qu'on parle pas assez
00:47:13de Delphine
00:47:13de qui elle était
00:47:14et je crois que
00:47:16quand même
00:47:16ça va être mis en évidence
00:47:17c'était une mère formidable
00:47:19et une infirmière remarquable
00:47:22et une amie
00:47:23Plusieurs éléments
00:47:24intéressants à noter
00:47:25depuis ce matin
00:47:26et bien l'enquêteur
00:47:27de personnalité
00:47:27a relevé
00:47:28une femme
00:47:29qui donnait
00:47:29tout pour ses enfants
00:47:31Louis et Elia
00:47:33autre chose intéressante
00:47:34c'était quelqu'un
00:47:35de dévouée
00:47:35travailleuse
00:47:36dans son travail
00:47:37elle qui était
00:47:38infirmière
00:47:39au moment de sa disparition
00:47:40et enfin
00:47:41et bien il note
00:47:42que Delphine
00:47:43était effacée
00:47:44absente
00:47:45aux côtés
00:47:45de Cédric Jubilard
00:47:47d'ailleurs
00:47:48le couple
00:47:49a été progressivement
00:47:50et bien
00:47:51écarté
00:47:52de leur cercle
00:47:53d'amis
00:47:53isolés
00:47:54non pas
00:47:55en raison
00:47:55de Delphine
00:47:56mais en raison
00:47:56de Cédric Jubilard
00:47:58enfin donc
00:47:59après cette personnalité
00:48:01et bien
00:48:01viendra
00:48:02le tour
00:48:03des enquêteurs
00:48:04les deux
00:48:04primo intervenants
00:48:06les deux gendarmes
00:48:06qui sont intervenus
00:48:07le soir du 15 décembre
00:48:09la nuit du 15 décembre 2021
00:48:10seront interrogés
00:48:11cet après-midi
00:48:13ici
00:48:13à la cour d'assises
00:48:14du Tarn
00:48:15Merci Maxime
00:48:16c'est vrai
00:48:16Pauline Revenac
00:48:17il faut s'attendre
00:48:19à un moment fort
00:48:19déjà aujourd'hui
00:48:20avec l'enquête
00:48:21cet après-midi
00:48:22mais aussi sur cette question
00:48:23de la personnalité de Delphine
00:48:24avec des très proches
00:48:25qui vont venir parler d'elle
00:48:26Oui parce qu'en fait
00:48:27hier on s'est attaché
00:48:27à la personnalité
00:48:28de Cédric Jubilard
00:48:29mais il ne faut pas oublier
00:48:29celle qui a disparu
00:48:31et celle qui est présente
00:48:31dans tous les esprits
00:48:32et il va s'agir
00:48:33de comprendre aussi
00:48:34la personnalité
00:48:36de Delphine Jubilard
00:48:37et on vient d'apprendre
00:48:38il y a quelques instants
00:48:39grâce à Mélanie Bertrand
00:48:40que ce n'était pas prévu
00:48:41dans le planning
00:48:41mais il est rajouté
00:48:43aujourd'hui à l'audience
00:48:43les témoignages
00:48:44de la fratrie
00:48:45de Delphine Jubilard
00:48:46Alors qui sont-ils ?
00:48:48Ce sont deux frères
00:48:48et la sœur de Delphine Jubilard
00:48:50ça va être des témoignages
00:48:51assez précieux
00:48:52notamment parce que
00:48:53d'abord ils vont éclairer
00:48:54la personnalité
00:48:55de cette jeune femme
00:48:56ils vont raconter aussi
00:48:57probablement la fin d'amour
00:48:59la fin de l'histoire
00:49:00douloureuse
00:49:00avec Cédric Jubilard
00:49:02puisqu'elle était
00:49:02vous le savez
00:49:03sur le point
00:49:04de quitter le domicile
00:49:05et de partir
00:49:06vers une autre aventure
00:49:07mais la sœur de Delphine Jubilard
00:49:08aussi
00:49:09elle a depuis le drame
00:49:11pris en charge
00:49:11les deux enfants
00:49:12de Cédric
00:49:13et de Delphine Jubilard
00:49:14c'est elle qui est en charge
00:49:15de Louis et d'Elia
00:49:16donc je pense que
00:49:17c'est des témoignages
00:49:18qui vont effectivement
00:49:19éclairer
00:49:20et il va y avoir
00:49:21cette confrontation
00:49:22entre toute cette fratrie
00:49:23de Delphine
00:49:25et Cédric Jubilard
00:49:27comment est-ce qu'ils vont
00:49:28se regarder
00:49:28comment est-ce qu'ils vont
00:49:29s'affronter
00:49:30comment est-ce qu'ils vont
00:49:30échanger
00:49:31je pense que ça peut être
00:49:32un moment très important
00:49:34cet après-midi
00:49:34Ils peuvent s'interpeller
00:49:35directement ou pas ?
00:49:36En général
00:49:37le protocole veut que
00:49:38celui qui dépose à la barre
00:49:39doit s'adresser au président
00:49:41et c'est pas très naturel
00:49:42parce qu'évidemment
00:49:42on a envie de se retourner
00:49:43et de s'adresser au box
00:49:45et à l'accusé
00:49:46et les avocats
00:49:47essayent de faire tampon
00:49:48aussi entre les deux
00:49:48et de poser les questions
00:49:49les plus pertinentes possibles
00:49:50pour toujours avancer
00:49:52vers le chemin de la vérité
00:49:53Bruno Quezac
00:49:53est avec nous
00:49:54ancien commandant
00:49:55de la section de recherche
00:49:56de Nancy
00:49:56c'était important
00:49:57de vous entendre
00:49:58parce qu'il y a aussi
00:49:58un volet enquête
00:49:59qui sera abordé
00:50:01cet après-midi
00:50:02on va entendre
00:50:02les gendarmes
00:50:03qui sont arrivés sur place
00:50:04deux femmes gendarmes
00:50:05qui sont arrivées sur place
00:50:06cette fameuse nuit-là
00:50:07elles ont été appelées
00:50:09parce que la disparition
00:50:10a été signalée
00:50:11et à ce moment-là
00:50:12c'est ça qui est intéressant
00:50:12elles ont du nez
00:50:14elles ont de l'intuition
00:50:14elles remarquent qu'il y a des choses
00:50:15qui ne vont pas
00:50:16et que Cédric Jubilat
00:50:17a mis une couette
00:50:18dans le lave-linge
00:50:20expliquez-nous
00:50:21comment réagit un gendarme
00:50:23quand il arrive sur un site
00:50:25où il ne sait absolument rien
00:50:26de ce qui s'est passé
00:50:27en même temps
00:50:27à ce moment-là
00:50:28on repère des choses
00:50:28qui ne cadrent pas
00:50:29dans le paysage
00:50:30Bonjour à tous
00:50:33oui effectivement
00:50:34lorsque les gendarmes
00:50:35sont appelés
00:50:37de façon générale
00:50:38lorsqu'on leur signale
00:50:40une disparition de personnes
00:50:41il y a une forme
00:50:43de projection intellectuelle
00:50:45si vous voulez
00:50:45qui se crée
00:50:46chez les gendarmes
00:50:48et au-delà même
00:50:50on peut associer aussi
00:50:51le centre opérationnel
00:50:52de la gendarmerie
00:50:53qui la nuit
00:50:54est le premier point d'entrée
00:50:56de l'appel
00:50:56et qui va conditionner aussi
00:50:58la montée en puissance
00:50:59de la gendarmerie
00:51:00lorsqu'on va travailler
00:51:02sous une disparition
00:51:03de personnes
00:51:03et donc le premier réflexe
00:51:05des intervenants
00:51:07sur le terrain
00:51:07c'est de s'approprier
00:51:09un maximum d'éléments
00:51:11qui vont permettre
00:51:12d'orienter d'emblée
00:51:13le travail de recherche
00:51:15de l'ensemble des gendarmes
00:51:16qui vont être engagés
00:51:17dans cette opération
00:51:18parce que vous doutez bien
00:51:19que les deux premiers gendarmes
00:51:21eux vont collecter
00:51:21les informations
00:51:22et dans le même temps
00:51:23vont solliciter
00:51:24auprès de leur hiérarchie
00:51:25les renforts nécessaires
00:51:26aux premières phases
00:51:27de recherche
00:51:28et donc effectivement
00:51:29il apparaît
00:51:31de façon assez connue
00:51:33maintenant
00:51:33que les deux premiers
00:51:35sous-officiers de gendarmerie
00:51:36qui sont intervenus
00:51:37au domicile
00:51:38du couple Jubilard
00:51:39ont noté
00:51:41une forme
00:51:42de désordre
00:51:43en tout cas
00:51:43un environnement
00:51:44qu'on pourrait qualifier
00:51:45d'atypique
00:51:46qui les a amenés
00:51:47très rapidement
00:51:48à considérer
00:51:49qu'ils étaient face
00:51:50à une disparition
00:51:51qui n'était pas
00:51:53tout à fait habituelle
00:51:55si vous me permettez
00:51:56l'expression
00:51:56et donc qui les a amenés
00:51:58à rapidement
00:51:59orienter la hiérarchie
00:52:02vers une option
00:52:04d'une disparition
00:52:05qui pouvait être qualifiée
00:52:06d'inquiétante
00:52:07compte tenu
00:52:08des premières constatations
00:52:10faites dans le domicile
00:52:11notamment
00:52:12des couples Jubilard
00:52:14le désordre
00:52:15l'accueil même
00:52:17du principal accusé
00:52:20en l'occurrence
00:52:21Merci beaucoup
00:52:22très intéressant
00:52:23d'entendre votre expertise
00:52:24Bruno Kézac
00:52:25comment à la fois
00:52:26les gendarmes
00:52:26et les enquêteurs
00:52:27se fient aux indices
00:52:30qu'ils voient
00:52:30mais aussi
00:52:31comment leur intuition
00:52:31évidemment d'enquêteurs
00:52:32et leur expérience
00:52:33leur permet de sentir
00:52:35qu'il y a quelque chose
00:52:36à ce moment-là
00:52:36qui ne va pas
00:52:37on continue évidemment
00:52:37sur l'évolution
00:52:39de l'audience
00:52:40d'abord
00:52:41le match
00:52:42dans le direct
00:52:42Avec d'un côté
00:52:47David Guiraud
00:52:47député LFI du Nord
00:52:48et de l'autre
00:52:49Ludovic Mendes
00:52:49député
00:52:50ensemble pour
00:52:51la République de Moselle
00:52:52bonjour à tous les deux
00:52:53installez-vous
00:52:54plusieurs thèmes
00:52:55importants
00:52:56dans l'actualité
00:52:56aujourd'hui
00:52:57commençons par
00:52:58un thème
00:52:58qui sera cet après-midi
00:52:59dans l'actualité politique
00:53:00c'est l'aide médicale d'Etat
00:53:01qui revient à la une
00:53:03puisque Patrick Stéphanini
00:53:04auteur d'un rapport
00:53:05sur la question
00:53:06sera reçu
00:53:07par Sébastien Lecornu
00:53:09et on se souvient
00:53:09que cette question
00:53:10elle avait été soulevée
00:53:11par François Bayrou
00:53:11juste avant
00:53:13qu'il ne soit
00:53:14renversé
00:53:15l'aide médicale
00:53:17d'Etat
00:53:17alors on sait que
00:53:18le rapport
00:53:19plaidait pour la réduction
00:53:20du panier de soins
00:53:22David Guiraud
00:53:23est-ce que vous êtes opposé
00:53:24à cette mesure ou pas
00:53:25et que pensez-vous
00:53:26du fait que Sébastien Lecornu
00:53:27la remette à l'agenda
00:53:27Bonjour
00:53:28je ne suis pas étonné
00:53:30très régulièrement
00:53:31on fait revenir
00:53:32ce sujet-là
00:53:33sur la table
00:53:33alors que le gouvernement
00:53:34est en train de
00:53:35littéralement
00:53:35piller
00:53:36détruire
00:53:36notre système
00:53:37de sécurité sociale
00:53:38on vient parler
00:53:39de l'aide médicale
00:53:40d'Etat
00:53:41qui représente
00:53:41très peu
00:53:42dans le budget
00:53:43de la sécurité sociale
00:53:441 milliard
00:53:46de 100 millions
00:53:46voilà donc
00:53:47combien sur le budget
00:53:48de l'assurance maladie
00:53:48je n'ai pas le pourcentage
00:53:49en tête
00:53:50mais c'est pour que
00:53:50les gens aient la somme
00:53:51on est en dessous du pourcent
00:53:52donc 90%
00:53:53donc c'est vraiment
00:53:55très peu
00:53:55par rapport aux dépenses
00:53:56d'assurance maladie
00:53:57et surtout
00:53:58on parle
00:53:58d'un dispositif
00:53:59dont les auteurs
00:54:00du rapport
00:54:01qui vont être reçus
00:54:02tout à l'heure
00:54:02disent eux-mêmes
00:54:03on parle quand même
00:54:04de Évin et Stéphanini
00:54:05Stéphanini
00:54:05conseiller spécial
00:54:06de monsieur Retailleau
00:54:07c'est pas le gauchiste
00:54:09du siècle
00:54:09dit je le cite
00:54:10dans ce rapport
00:54:10c'est un dispositif utile
00:54:12ancien ministre de la santé
00:54:13de gauche
00:54:14oui
00:54:14c'est un dispositif utile
00:54:16et maîtrisé
00:54:17donc de quoi on vient
00:54:17parler en fait
00:54:18on vient agiter
00:54:19saturer l'actualité
00:54:21en parlant
00:54:21pour parler
00:54:22des personnes irrégulières
00:54:24des étrangers
00:54:24dont on empêche
00:54:25la régularisation
00:54:27au niveau de l'état
00:54:27pour encore une fois
00:54:29saturer le thème
00:54:29avec des sujets
00:54:31qui concernent très peu
00:54:32la vie des français
00:54:32pendant qu'on est en train
00:54:33de piller notre système
00:54:34de sécu sociale
00:54:34est-ce que c'est une façon
00:54:36Ludovic Mendes
00:54:36de faire un petit clin d'œil
00:54:37au Rassemblement national
00:54:38pour éviter la censure ?
00:54:40bonjour
00:54:40non je pense
00:54:42l'idée c'est pas de faire
00:54:43un clin d'œil au Rassemblement national
00:54:44c'est d'avoir un débat
00:54:44de société
00:54:45d'ailleurs dans le rapport
00:54:47il est écrit que c'est maîtrisé
00:54:48et que ça fonctionne
00:54:48mais qu'il y a des choses
00:54:49à revoir
00:54:49parce qu'il y a peut-être
00:54:50un panel de soins
00:54:52qui est un peu trop large
00:54:53par rapport à même
00:54:54ce qui est remboursé
00:54:54pour les français
00:54:55qui aujourd'hui travaillent
00:54:56et qui participent à l'effort
00:54:57et puis c'est un effort
00:54:58vous avez parlé
00:54:58de la balnéothérapie notamment
00:54:59par exemple
00:55:00ou alors de certaines
00:55:01opérations esthétiques
00:55:02qui ne sont pas justifiées
00:55:04d'un point de vue médical
00:55:05en permanence
00:55:06après c'est un débat de fond
00:55:07qui se pose
00:55:07et on demande un effort
00:55:08à tout le monde
00:55:09il est normal qu'on demande
00:55:10sur l'AME
00:55:10comme on le demande
00:55:11aujourd'hui aux français
00:55:12de faire un effort demain
00:55:13sur le budget de la sécurité sociale
00:55:14donc c'est une globalité
00:55:15et ce n'est pas pour taper
00:55:17sur l'immigration
00:55:17ou sur les personnes
00:55:18dans la situation irrégulière
00:55:19c'est d'avoir un débat sain
00:55:20serein
00:55:21qui nous permet de dire
00:55:23la vérité
00:55:23sur un ensemble de sujets
00:55:25sans jamais travestir la vérité
00:55:26et le rapport est clair là-dessus
00:55:28il y a des choses
00:55:28à faire évoluer
00:55:29et les deux rapporteurs
00:55:30le disent dans ce rapport-là
00:55:31ils ne disent pas
00:55:32que tout est parfait
00:55:32ils disent que ça fonctionne très bien
00:55:33et qu'il ne faut pas y toucher
00:55:34et on ne veut pas l'annuler
00:55:35et l'arrêter
00:55:36on va juste revoir
00:55:37à la marge
00:55:38des points qui sont clivants
00:55:39et qui posent problème
00:55:40donc on sature l'actualité
00:55:41avec quelque chose
00:55:42qui marche assez bien
00:55:42qui est utile
00:55:43qui en plus
00:55:44s'il est supprimé
00:55:45ou corrigé à la baisse
00:55:46qu'est-ce qui va se passer
00:55:46les personnes en situation irrégulière
00:55:48vont quand même chercher
00:55:49à se faire soigner
00:55:50parce que quand on est malade
00:55:51on essaie de se faire soigner
00:55:51est-ce qu'il n'y a pas d'excès
00:55:53par exemple la balnéothérapie
00:55:54vous pouvez comprendre
00:55:55que ça choque ou pas ?
00:55:56il n'y a pas d'excès
00:55:56c'est ce que dit le rapport
00:55:57le rapport préconise quand même
00:55:59la réduction du panier de soins
00:56:01mais la balnéothérapie
00:56:02alors là on utilise des mots
00:56:03balnéothérapie
00:56:04alors les gens se disent
00:56:05bah oui en fait
00:56:05c'est des étrangers
00:56:06en situation irrégulière
00:56:07qui vont prendre des bains moussants
00:56:08dans des sources chaudes
00:56:10c'est pas ça
00:56:11y compris sur les opérations esthétiques
00:56:12etc
00:56:13c'est dans certains cas
00:56:14très particuliers
00:56:14par exemple
00:56:15sur la question des oreilles
00:56:16c'est si la personne
00:56:17a vraiment un souci
00:56:20très très fort
00:56:21qui oblige en fait
00:56:23d'un point de vue de la santé
00:56:23à le faire
00:56:24c'est pas des opérations esthétiques
00:56:26c'est quoi ?
00:56:26c'est on sature
00:56:26et je crois que
00:56:27dans ce que dit monsieur Mendez
00:56:29il y a autre chose
00:56:29c'est à dire qu'en gros
00:56:30on utilise la question
00:56:31des personnes en situation irrégulière
00:56:32pour dire regardez
00:56:33vu qu'on leur fait faire
00:56:34des efforts à eux
00:56:35ça justifie qu'on fasse faire
00:56:37des efforts aux français
00:56:38et quelque part en fait
00:56:38la question de l'immigration
00:56:39est utilisée aussi
00:56:40pour justifier la brutalisation
00:56:42du peuple français
00:56:42réponse courte là-dessus
00:56:43je pense qu'il n'y a pas de réponse
00:56:45il connaît très bien son discours
00:56:46parce qu'il l'a appris par cœur
00:56:47la réalité c'est qu'on demande
00:56:48un effort à tout le monde
00:56:49et la seule chose qu'on veut éviter
00:56:51c'est que toutes les personnes
00:56:52sont touchées d'ALD
00:56:52ou de maladies graves
00:56:53depuis s'être concernées
00:56:54mais on demande un effort
00:56:55à tout le monde
00:56:56il est normal de demander
00:56:56un effort à tout le monde
00:56:57dans la situation que nous connaissons
00:56:58par rapport aux finances publiques
00:56:59et en l'état
00:57:00je suis désolé
00:57:01on ne peut pas dire
00:57:01que d'une partie de la population
00:57:03ne peut pas y participer
00:57:04autre sujet sensible
00:57:05si vous le voulez bien
00:57:06l'actualité sociale
00:57:07ça va vous intéresser David Guiraud
00:57:08parce qu'évidemment
00:57:09on a appris que l'usine Stellantis
00:57:10elle a été mise à l'arrêt
00:57:11le mois prochain
00:57:12pour une période de trois semaines
00:57:13à partir de la mai octobre
00:57:15à cause dit la direction
00:57:16en tout cas des problèmes
00:57:17que traverse le secteur automobile
00:57:18et il se trouve que ça tombe
00:57:19au moment où la Cour des comptes
00:57:20publie un rapport
00:57:21pour dire que l'industrie française
00:57:22est victime des taxes
00:57:24qui sont plus élevées qu'ailleurs
00:57:25c'est d'ailleurs là
00:57:26une journal Le Figaro
00:57:27ce matin
00:57:28est-ce que Ludovic Mendes
00:57:29vous dites
00:57:30il faut baisser les taxes
00:57:31absolument
00:57:32de l'industrie
00:57:33pour que les entreprises
00:57:34puissent continuer
00:57:36à assurer l'activité
00:57:37il est certain
00:57:37c'est qu'on doit trouver
00:57:38un équilibre
00:57:38entre nos besoins
00:57:39au niveau des budgets
00:57:41de l'état
00:57:42et en même temps
00:57:42de pouvoir garantir
00:57:43le fait d'être
00:57:44adapté sur les prix du marché
00:57:46c'est à dire qu'aujourd'hui
00:57:47on a des taxes
00:57:47qui sont sur la production
00:57:49qui posent parfois problème
00:57:50et qui empêchent
00:57:51nos entreprises
00:57:52de pouvoir rayonner
00:57:53dans le monde
00:57:53et en même temps
00:57:54on a un marché mondial
00:57:56qui est en train
00:57:57de décroître
00:57:58ça a été dit aussi
00:57:58ce matin
00:57:59dans plusieurs journaux
00:58:00donc il y a un impact important
00:58:01ce qu'on vit à Poissy
00:58:02on va vivre à Poissy
00:58:04au mois d'octobre
00:58:04l'Italie l'a vécu
00:58:05cet été chez Fiat
00:58:06on le vit partout en Europe
00:58:08parce que malheureusement
00:58:08on a beaucoup de marchés
00:58:10et pas celui de la France
00:58:11qui sont attaqués
00:58:12par les marques chinoises
00:58:14et qui arrivent
00:58:14avec des prix
00:58:15défiant toute concurrence
00:58:16et là on a besoin
00:58:17d'un protectionnisme européen
00:58:18pour permettre de protéger
00:58:19nos entreprises
00:58:20et oui
00:58:20on paye trop de taxes
00:58:22pour certaines entreprises
00:58:22mais en même temps
00:58:23il faut qu'on trouve
00:58:23un équilibre
00:58:24juste entre le développement
00:58:25de l'industrie
00:58:26et de permettre
00:58:27de financer notre système social
00:58:28David Guiaud
00:58:29baisser les taxes ou pas ?
00:58:31C'est toujours le même élément
00:58:32de langage qui revient
00:58:33il faudrait baisser les taxes
00:58:34quand on dit qu'on baisse les taxes
00:58:35il faut quand même dire
00:58:36ce qu'on aide aussi
00:58:36parce que la France
00:58:37c'est plus de 200 milliards d'euros
00:58:38d'aide aux entreprises
00:58:39c'était l'antise
00:58:40sur qui on dit
00:58:42qu'il faudrait baisser les taxes
00:58:42on pourrait aussi baisser
00:58:43les dividendes aux actionnaires
00:58:444 milliards d'euros
00:58:45en 2024
00:58:464,2
00:58:48pardon
00:58:484,2 milliards d'euros
00:58:49peut-être qu'on pourrait
00:58:50baisser les dividendes
00:58:51et surtout la première des taxes
00:58:52dans une usine
00:58:53ou dans des industries
00:58:55qui demandent
00:58:56beaucoup de consommation
00:58:57ça reste le prix
00:58:58de l'électricité
00:58:59donc par exemple
00:59:00le coût de l'énergie
00:59:01les normes européennes
00:59:02font qu'aujourd'hui
00:59:03effectivement
00:59:03pour un constructeur français
00:59:04c'est plus dur
00:59:05mais bon
00:59:05dans ce sujet-là
00:59:06il n'y a pas que les taxes
00:59:07je vous rappelle par exemple
00:59:08qu'il y a la question
00:59:09du Paris Saint-Germain
00:59:10qui cherche un nouveau stade
00:59:11et qui peut être sur l'emplacement
00:59:13du site de Poissy
00:59:16mais c'est pour ça
00:59:16qu'on élargit la question
00:59:17l'ancien site Stellantis
00:59:18c'est pas sur le site
00:59:19oui mais d'accord
00:59:20mais ça rentre quand même
00:59:21beaucoup dans la question
00:59:21et là il y a 2000
00:59:22on a 2000 personnes
00:59:24qui sont
00:59:25qui risquent d'être
00:59:26sur le carreau
00:59:26avec une stratégie Stellantis
00:59:28où aujourd'hui
00:59:28on va vers de la fermeture d'usines
00:59:30donc il y a un moment
00:59:31en fait
00:59:31il faut se poser la question
00:59:32de est-ce que ça marche
00:59:33d'enlever les taxes
00:59:34parce qu'on l'a déjà fait
00:59:35est-ce que ça fonctionne
00:59:36non
00:59:36est-ce qu'on a des choses
00:59:37sur lesquelles avancer
00:59:38notamment les prix de l'énergie
00:59:39oui
00:59:40et puis enfin
00:59:41est-ce qu'on n'est pas
00:59:41en train de donner
00:59:42un peu trop
00:59:42à des entreprises
00:59:43qui ferment
00:59:44sans leur mettre
00:59:44aucune contrepartie
00:59:45je crois qu'aujourd'hui
00:59:46Stellantis n'a pas annoncé
00:59:46qu'elle allait fermer
00:59:47les lieux
00:59:47il dit juste que c'est
00:59:48temporaire
00:59:49et c'est un chômage
00:59:50qui est temporaire
00:59:51parce qu'ils ne peuvent pas
00:59:53ils doivent gérer les stocks
00:59:54parce que justement
00:59:54l'Opel Mocha
00:59:55qui est faite sur place
00:59:56a des problématiques
00:59:56et Stellantis
00:59:57a d'autres problèmes
00:59:58il y a eu trop de rappels
00:59:59de leurs véhicules
01:00:00avec les airbags
01:00:00par exemple défectueux
01:00:01ce matin
01:00:02on a appris aussi
01:00:04qu'il y avait des véhicules
01:00:04qui étaient rappelés
01:00:05par rapport à des problèmes
01:00:06de batterie
01:00:06donc tout ça a un impact
01:00:07sur les achats
01:00:08et puis si au niveau européen
01:00:10on va chercher des véhicules
01:00:10moins chers
01:00:11qui arrivent de Chine
01:00:12ça pose un véritable problème
01:00:13de fond
01:00:13et en même temps
01:00:14il faut qu'on puisse
01:00:15rehausser le pouvoir d'achat
01:00:17de l'ensemble des Européens
01:00:18pour permettre d'acheter
01:00:19des véhicules de meilleure qualité
01:00:20Je suis heureux de vous en parler
01:00:20de protectionnisme
01:00:21parce que quand on disait ça
01:00:22il y a quelques années
01:00:22ça c'est un sujet
01:00:23qu'on a toujours mis sur la table
01:00:24on disait nous
01:00:25qu'on était des immenses
01:00:25quand on parlait de protectionnisme
01:00:27c'est la pression
01:00:28qu'on a mis sur la Commission européenne
01:00:29justement sur cette thématique-là
01:00:30et surtout sur l'industrie automobile
01:00:31C'est un débat David Guiraud
01:00:32qui n'est pas que porté
01:00:33par les politiques
01:00:33mais aussi par la Cour des comptes
01:00:35c'est ce rapport-là
01:00:36qui fait que le sujet
01:00:38est au cœur de l'actualité
01:00:38Oui bien sûr
01:00:39l'industrie française automobile
01:00:40va mal
01:00:41et qui le conteste
01:00:42mais par contre
01:00:42est-ce que c'est à cause des taxes ?
01:00:43Moi je ne le crois pas
01:00:44je ne le crois pas
01:00:45on n'a fait que réduire les taxes
01:00:46depuis 15 ans
01:00:46j'entends que ça
01:00:47alors là on a réduit
01:00:48les taxes de production
01:00:49les taxes locales
01:00:50les impôts
01:00:51on réduit tout
01:00:52et qu'est-ce qui se passe ?
01:00:53ça se casse quand même la gueule
01:00:54donc à un moment
01:00:54peut-être que ce n'est pas ça
01:00:55qu'il faut faire
01:00:56peut-être que ce qu'il faut faire
01:00:57c'est faire en sorte
01:00:57de faire des aides
01:00:59ciblées
01:00:59conditionnées
01:01:01voilà
01:01:01aucun problème pour aider
01:01:02que l'État aide
01:01:03la production automobile
01:01:04mais ciblées
01:01:05parce que par contre
01:01:06quand il y a 4 milliards d'euros
01:01:06de bénéfices
01:01:07peut-être qu'il y a un petit souci aussi
01:01:08Allez on demandera
01:01:08dans quelques instants
01:01:09au délégué sud de Stellantis
01:01:11ce qu'il en pense
01:01:12on le retrouvera en direct
01:01:12du côté de Poissy
01:01:13Merci beaucoup
01:01:14à tous les deux
01:01:15pour avoir joué
01:01:15On n'a pas parlé de Palestine
01:01:16le jeu de...
01:01:17Qu'est-ce que vous voulez ?
01:01:19C'est un sujet évidemment social
01:01:21qui est très très important
01:01:22sur lequel on a choisi
01:01:23de s'arrêter ce matin
01:01:24mais rassurez-vous
01:01:25la Palestine reviendra
01:01:25évidemment dans l'actualité
01:01:27Allez à tout de suite
01:01:27pour aller donc
01:01:28du côté de Poissy et Stellantis
01:01:29Un témoignage exceptionnel
01:01:32dans Arnaud Direct
01:01:33nous allons partir
01:01:34pour Copenhague
01:01:35tout de suite
01:01:35parce que vous savez
01:01:36que l'aéroport de Copenhague
01:01:37est resté bloqué hier soir
01:01:38pendant plusieurs heures
01:01:39ça a été le cas aussi
01:01:40de l'aéroport d'Oslo
01:01:41les avions sont restés
01:01:42cloués au sol
01:01:43et à l'intérieur
01:01:44d'un de ces avions
01:01:45il y avait une passagère française
01:01:46qui se trouve
01:01:47toujours à Copenhague
01:01:48et qui va embarquer
01:01:49pour revenir chez elle
01:01:50à Nantes
01:01:51dans quelques minutes
01:01:52maintenant
01:01:52merci beaucoup
01:01:53Marielle
01:01:54de prendre ce temps
01:01:55pour être avec nous
01:01:56et nous raconter
01:01:56ce que vous avez donc
01:01:57vécu hier
01:01:58racontez-nous
01:01:59tout simplement
01:02:00la scène que vous avez vécue
01:02:01Oui, bonjour
01:02:03et bien effectivement
01:02:04on était
01:02:05à l'aéroport de Copenhague
01:02:07prêt à partir
01:02:08pour Nantes
01:02:09et puis
01:02:10donc l'avion
01:02:11est arrivé un petit peu en retard
01:02:13on s'est embarqué
01:02:15assez vite
01:02:16dans l'avion
01:02:17l'avion
01:02:18à faire route
01:02:19en fait
01:02:19vers sa piste
01:02:20de décollage
01:02:21là on est resté
01:02:22arrêté
01:02:23un petit moment
01:02:24et puis assez vite
01:02:25en fait
01:02:25on a eu des informations
01:02:26pour nous informer
01:02:28en fait
01:02:28que
01:02:28l'aéroport de Copenhague
01:02:31était
01:02:31à l'arrêt
01:02:33aussi bien
01:02:33dans le sens
01:02:34d'arriver
01:02:34qu'au départ
01:02:35parce qu'effectivement
01:02:37les drones
01:02:39survolaient
01:02:40l'espace aérien
01:02:41donc voilà
01:02:42le trafic a été stoppé
01:02:46à ce moment-là
01:02:47Est-ce que vous avez vu
01:02:48le travail
01:02:49des opérateurs
01:02:50de l'aéroport
01:02:51le travail
01:02:51des agents de sécurité
01:02:52l'armée peut-être
01:02:53est-ce que vous avez senti
01:02:54qu'il y avait une ébullition
01:02:55une nervosité particulière ?
01:02:57Oui tout à fait
01:02:58c'est vrai que quand
01:02:59en fait
01:02:59la décision a été prise
01:03:01de ne pas décoller
01:03:02donc on est revenu
01:03:03en fait
01:03:03sur l'aéroport
01:03:05et directement
01:03:06on a été débarqué
01:03:07et effectivement
01:03:08quand on est arrivé
01:03:10sur les portes d'embarquement
01:03:11on a vu qu'il y avait
01:03:12une ébullition
01:03:12très très importante
01:03:13il y avait
01:03:15beaucoup de produits
01:03:15il y avait
01:03:16des hélicoptères
01:03:17dans le ciel
01:03:18et du coup
01:03:20c'est vrai que
01:03:20c'est à ce moment-là
01:03:21qu'on s'est rendu compte
01:03:21effectivement
01:03:22que c'était
01:03:24assez sérieux
01:03:24comme situation
01:03:25Les personnels
01:03:27de la compagnie aérienne
01:03:28vous ont donné
01:03:28des informations
01:03:30ou bien on sentait
01:03:30qu'ils ne savaient pas
01:03:31grand chose
01:03:31de ce qui se passait ?
01:03:33Alors en fait
01:03:34on a su très rapidement
01:03:35que c'était des drones
01:03:35en fait
01:03:36qui avaient survolé
01:03:37l'espace aérien
01:03:38donc on a été
01:03:39assez vite rassurés
01:03:40on savait bien
01:03:40qu'on n'avait pas
01:03:41de soucis particuliers
01:03:42par rapport à nous
01:03:43en tous les cas
01:03:44après effectivement
01:03:46on a attendu
01:03:47un petit peu
01:03:47les informations
01:03:48de la compagnie aérienne
01:03:49on recevait
01:03:50beaucoup de SMS
01:03:51en fait
01:03:52et de mail
01:03:52pour nous dire
01:03:53que la situation
01:03:54était sous contrôle
01:03:56et qu'ils allaient
01:03:57revenir vers nous
01:03:58en fait
01:03:58le plus rapidement possible
01:03:59après c'est vrai
01:04:01qu'on a eu l'information
01:04:03d'avoir un nouveau vol
01:04:05en fait
01:04:05hier soir
01:04:06enfin cette nuit
01:04:07à 1h30 du matin
01:04:08à peu près
01:04:09Mais d'une façon générale
01:04:10ce que vous nous dites
01:04:11c'est que les choses
01:04:11vous en semblaient
01:04:12plutôt bien gérées
01:04:14Oui tout à fait
01:04:15on n'a vraiment eu
01:04:16aucune inquiétude
01:04:17il a été question
01:04:19en fait que
01:04:20le cléa nous trouve
01:04:20un hôtel
01:04:21et puis bon
01:04:21visiblement
01:04:22c'était un peu compliqué
01:04:23donc en fait
01:04:23on a tous dormi sur place
01:04:24directement à l'aéroport
01:04:26Merci beaucoup Marielle
01:04:29pour nous avoir répondu
01:04:30comme ça
01:04:30depuis le tarmac
01:04:31de l'aéroport
01:04:31juste avant
01:04:32d'embarquer à bord
01:04:33de l'avion
01:04:34qui évidemment
01:04:34on vous le souhaite
01:04:35va vous ramener
01:04:36dans les meilleures conditions
01:04:36possibles
01:04:37du côté de Nantes
01:04:38on vous laisse embarquer
01:04:39juste derrière vous
01:04:41François Clémenceau
01:04:41alors évidemment
01:04:42tous les regards
01:04:43se tournent
01:04:44vers la Russie
01:04:46la première ministre danoise
01:04:48elle dit qu'elle ne l'excluait pas
01:04:49Elle dit qu'elle ne l'exclut pas
01:04:51en fonction
01:04:51d'un certain nombre d'indices
01:04:53c'est à dire
01:04:53à la fois le nombre de drones
01:04:55leur taille
01:04:55ce sont des grands drones
01:04:56ce ne sont pas du tout
01:04:57des drones mini
01:04:59qu'on peut faire voler
01:05:00comme ça
01:05:00comme de n'importe quel amateur
01:05:01Trois
01:05:02qu'on a quand même fait décoller
01:05:03les avions de chasse danois
01:05:05pour vérifier précisément
01:05:06qu'ils ne représentaient pas
01:05:07un danger
01:05:07c'est à dire
01:05:08qu'ils n'étaient pas armés
01:05:09et en position éventuellement
01:05:11de causer des dégâts
01:05:13et quatrièmement
01:05:14parce que
01:05:15c'est intervenu
01:05:15au même moment
01:05:16d'un incident similaire
01:05:18avec d'autres drones
01:05:19sur l'aéroport d'Oslo
01:05:20les deux
01:05:21Oslo et Copenhague
01:05:22c'est la quasi-totalité
01:05:24du trafic
01:05:25d'avions commerciaux
01:05:27sur toute la Scandinavie
01:05:29et les pays nordiques
01:05:29ce sont les deux
01:05:30plus importants hubs
01:05:31et donc c'est pour ça
01:05:32qu'elle parle maintenant
01:05:33de risque de sabotage
01:05:35parce qu'elle se dit
01:05:36que c'est quand même
01:05:36assez énorme
01:05:37et quand
01:05:38vous apprenez
01:05:39que c'est ce matin
01:05:40qu'au quartier général
01:05:41de l'OTAN
01:05:41on discute précisément
01:05:43de ces incursions
01:05:44de drones
01:05:45et d'aéronefs russes
01:05:47sur l'Estonie notamment
01:05:48ça ressemble à une provocation russie
01:05:50ça ressemble à quelque chose
01:05:51de comparatif
01:05:52sur le plan un peu plus technique
01:05:53Patrick Dutard
01:05:54vous allez nous éclairer
01:05:55vous quête générale
01:05:55de l'armée de l'air
01:05:56qui avait été le patron
01:05:57de la patrouille de France
01:05:58parce que nous évidemment
01:05:59BOSien que nous sommes
01:06:00on entend parler de drones
01:06:01on nous dit qu'ils sont
01:06:02de taille moyenne
01:06:03ou grande
01:06:04qu'est-ce qui fait
01:06:04que du côté des autorités
01:06:05aéroportuaires danoises
01:06:06on se dit que les engins
01:06:09qu'on voit arriver
01:06:10sont plus inquiétants
01:06:11et plus volumineux
01:06:12que d'habitude
01:06:12à ce stade
01:06:14à mon sens
01:06:15on n'a pas assez d'éléments
01:06:16pourquoi
01:06:16parce que
01:06:17ce qui est absolument manifeste
01:06:19comme le rappelait
01:06:19François Clémenceau
01:06:20c'est qu'il y a eu
01:06:22des drones
01:06:23dans les zones aéroportuaires
01:06:24de Copenhague
01:06:26et d'Oslo
01:06:26de là à dire
01:06:27que c'est une
01:06:28c'est une intervention russe
01:06:30à mon avis
01:06:30c'est beaucoup trop
01:06:31prématuré
01:06:32pourquoi
01:06:33parce que tout va dépendre
01:06:34de la taille
01:06:35en fait
01:06:35et de la trajectoire
01:06:37de ces drones
01:06:37ça peut être
01:06:39des tout petits drones
01:06:39des moyens drones
01:06:40des très grands drones
01:06:41comme on connaît aujourd'hui
01:06:43au-dessus de l'Ukraine
01:06:44et ça il faut que
01:06:46le Danemark
01:06:47nous donne beaucoup plus
01:06:48d'éléments
01:06:48pour statuer
01:06:49sur ce qui s'est vraiment passé
01:06:51à partir de quel moment
01:06:53on décide d'abattre
01:06:54ou non ces drones
01:06:55quel est l'élément
01:06:56enfin où est-ce qu'on place
01:06:57le curseur
01:06:59c'est chaque fois
01:07:00une décision
01:07:01si vous voulez nationale
01:07:02de respect
01:07:03de la souveraineté nationale
01:07:04un
01:07:05et deuxièmement
01:07:06du degré de danger
01:07:07que ça représente
01:07:08pour les populations
01:07:08ou vis-à-vis
01:07:10d'un
01:07:10d'un aspect sensible
01:07:13du territoire
01:07:14on n'était pas
01:07:15totalement dans ce cas-là
01:07:16soumions-nous quand même
01:07:17que
01:07:17à Roissy
01:07:18à Orly
01:07:19à Londres
01:07:21il y a eu
01:07:22plusieurs soirs de suite
01:07:24il y a un certain temps
01:07:25maintenant
01:07:25des drones
01:07:26qui étaient dans l'espace aérien
01:07:27de l'aéroport
01:07:28et qui avaient entraîné
01:07:29des
01:07:29des
01:07:30des reports
01:07:31de
01:07:31d'avions
01:07:33donc
01:07:34on ne peut pas
01:07:34exclure
01:07:35cette possibilité-là
01:07:36une chose très importante
01:07:37à noter
01:07:38c'est qu'il y a
01:07:38beaucoup
01:07:38beaucoup
01:07:39de navires
01:07:40qui passent
01:07:41parce que
01:07:41l'aéroport de Copenhague
01:07:42est juste au bord de l'eau
01:07:43et on sait que
01:07:44c'est l'entrée
01:07:45et la sortie
01:07:46de la mer Baltique
01:07:47et donc ça veut dire
01:07:48qu'il peut y avoir
01:07:49ça peut également
01:07:50venir d'un bateau
01:07:51alors c'est effectivement
01:07:52même la piste
01:07:53qui semble privilégiée
01:07:54par les autorités
01:07:55aéroportuaires
01:07:56danoises
01:07:57qui disent que
01:07:57semble-t-il
01:07:58les drones
01:07:58seraient partis
01:07:59de bateaux
01:08:00et seraient arrivés
01:08:01de directions différentes
01:08:02et seraient pilotés
01:08:03par pour en prendre
01:08:03l'expression étrange
01:08:04des Danois
01:08:05par quelqu'un
01:08:05de compétent
01:08:06ça veut dire quoi
01:08:07dans votre jargon
01:08:09quand on dit
01:08:09quelqu'un de compétent ?
01:08:11Quelqu'un de compétent
01:08:12c'est qu'il s'appriorise
01:08:13ce qu'il fait
01:08:14et il le fait
01:08:15avec une certaine précision
01:08:16donc on imagine
01:08:17qu'effectivement
01:08:18si ces drones
01:08:19étaient coordonnés
01:08:20alors ça c'est vraiment
01:08:21un élément important
01:08:22parce que généralement
01:08:23on parle d'un drone
01:08:24qui passe
01:08:25sur une trajectoire
01:08:26d'avion
01:08:27mais plusieurs drones
01:08:28coordonnés
01:08:29dans un espace aérien
01:08:30d'aérodrome
01:08:30c'est pas courant
01:08:31donc là
01:08:32il faut absolument
01:08:33que les autorités
01:08:34danoises
01:08:35la police danoise
01:08:36nous donnent
01:08:36beaucoup plus d'éléments
01:08:37et ça va être fonction
01:08:39de la menace
01:08:39que ça représentait
01:08:40on ne peut pas parler
01:08:41d'attaque
01:08:42à ce stade-là
01:08:43mais une forte gêne
01:08:44bien sûr
01:08:45et une atteinte
01:08:46à la souveraineté nationale
01:08:48du Danemark
01:08:48On ne parle pas d'attaque
01:08:49les autorités danoises
01:08:50elles prononcent
01:08:51le mot
01:08:52j'allais dépêcher
01:08:53sous les yeux
01:08:53une grave attaque
01:08:55contre les infrastructures
01:08:56du pays
01:08:57merci beaucoup
01:08:58Patrick Dutard
01:08:59pour avoir été avec nous
01:09:00et pour nous avoir expliqué
01:09:02ce qui a pu se passer
01:09:03on va aller à Poissy
01:09:04maintenant
01:09:05c'est l'heure de l'invité
01:09:06d'Arnaud Direct
01:09:06Et l'invité d'Arnaud Direct
01:09:11c'est le délégué
01:09:12Sud
01:09:12Stellantis
01:09:13à Poissy
01:09:14Jean-Pierre Merci
01:09:14qui est avec nous
01:09:15et qu'on va retrouver
01:09:15dans quelques instants
01:09:16mais d'abord
01:09:17Gaëtan Mélin
01:09:17expliquez-nous
01:09:18ce qui se passe
01:09:19du côté de Stellantis
01:09:20à Poissy
01:09:21avec cette annonce
01:09:22donc choc
01:09:23de la direction
01:09:24de trois semaines
01:09:25de chômage partiel
01:09:26au mois d'octobre
01:09:26Oui tout à fait
01:09:27la direction a convoqué
01:09:28les organisations syndicales
01:09:29pour les informer
01:09:31de la fermeture
01:09:32effectivement
01:09:33pendant trois semaines
01:09:34soit quinze jours
01:09:35de travail
01:09:35du site
01:09:37les salariés vont donc
01:09:38être placés
01:09:38en chômage partiel
01:09:40tout simplement
01:09:41parce qu'aujourd'hui
01:09:42Stellantis
01:09:43est confronté
01:09:43à de multiples difficultés
01:09:45notamment
01:09:46l'une d'entre elles
01:09:47concerne le véhicule
01:09:48qui est produit
01:09:49sur place
01:09:51l'Opel Méco
01:09:52qui fait face
01:09:53à la concurrence
01:09:53de l'Opel Frontera
01:09:55résultat
01:09:56les ventes
01:09:57sont moins importantes
01:09:58et la direction
01:09:59de Stellantis
01:10:00veut tout simplement
01:10:01éviter
01:10:02l'accumulation
01:10:03de stocks
01:10:04avant la fin
01:10:06de l'année
01:10:06bien évidemment
01:10:06pour les organisations
01:10:08syndicales
01:10:08c'est une très
01:10:09mauvaise nouvelle
01:10:10et qui selon
01:10:11ces organisations
01:10:12syndicales
01:10:13prépare tout simplement
01:10:14la fermeture
01:10:14du site en 2028
01:10:16parce que
01:10:16cette Opel Méco
01:10:18elle s'arrêtera
01:10:19la production
01:10:20s'arrêtera
01:10:20fin 2028
01:10:21la DS3
01:10:22qui aussi est produite
01:10:23sur le site
01:10:24de Poissy
01:10:25s'arrêtera également
01:10:26en 2028
01:10:27alors quid
01:10:28de ce site
01:10:29qu'adviendra-t-il
01:10:30la direction
01:10:31de Stellantis
01:10:32précise qu'ils sont
01:10:34toujours à la recherche
01:10:35d'une autre activité
01:10:36industrielle
01:10:37un autre modèle
01:10:38une autre activité
01:10:39et puis concernant
01:10:41effectivement
01:10:41l'implantation
01:10:42du PSG
01:10:44sur le site
01:10:45de Poissy
01:10:45et bien la direction
01:10:46nous dit que
01:10:46c'est tout à fait
01:10:47compatible
01:10:48on peut garder
01:10:48une activité industrielle
01:10:49à Poissy
01:10:50et implanter
01:10:51le nouveau
01:10:53stade
01:10:53du PSG
01:10:54au même endroit
01:10:55puisque
01:10:55les terrains
01:10:56que possède
01:10:57Stellantis
01:10:57à Poissy
01:10:58sont très importants
01:10:59donc il ne faut pas
01:11:00y voir
01:11:00c'est ce que dit
01:11:01en tout cas
01:11:01la direction
01:11:02il ne faut pas y voir
01:11:03quelque chose
01:11:03de caché
01:11:04une manœuvre
01:11:04on sera en train
01:11:05de fermer
01:11:05pour mieux vendre
01:11:06une position
01:11:07que ne partagent pas
01:11:08les organisations syndicales
01:11:09vous en doutez
01:11:09Jean-Pierre Mercier
01:11:10va nous en ouvrir
01:11:11Jean-Pierre Mercier
01:11:12d'abord avant d'aller
01:11:13sur le PSG
01:11:14Jean-Pierre Mercier
01:11:14comment vous avez réagi
01:11:16vous en apprenant
01:11:17cette nouvelle
01:11:18ça s'est passé comment ?
01:11:21De la colère
01:11:22de la colère
01:11:23tout simplement
01:11:24parce que
01:11:24ce n'est pas simplement
01:11:25les 2000 salariés
01:11:26de l'usine de Poissy
01:11:26qui sont concernés
01:11:28par le chômage
01:11:28et l'arrêt de la production
01:11:29durant trois semaines
01:11:30c'est aussi
01:11:30les milliers
01:11:31de salariés
01:11:32sous-traitants
01:11:33équipementiers
01:11:34qui nous livrent
01:11:35les pièces
01:11:35pour qu'on fabrique
01:11:36cette Opel Mocha
01:11:37donc effectivement
01:11:38de la colère
01:11:38d'autant plus
01:11:39que la direction
01:11:40ne nous a même pas
01:11:41donné précisément
01:11:42les chiffres du commerce
01:11:43pour vraiment
01:11:45justifier
01:11:46cette mise au chômage
01:11:48pour nous
01:11:49c'est très clair
01:11:50c'est la direction
01:11:51déroule son plan
01:11:52de fermeture
01:11:53de l'usine
01:11:54on va avoir encore
01:11:56du chômage
01:11:56en novembre
01:11:57en décembre
01:11:57sans doute
01:11:58ou alors une baisse
01:11:58de cadence
01:11:59et pour l'année 2026
01:12:00on passera sans doute
01:12:02de deux à une équipe
01:12:03et derrière
01:12:04c'est la mort de l'usine
01:12:05et c'est derrière
01:12:05les 2000 emplois
01:12:07sur l'usine
01:12:08et aussi tous les emplois
01:12:09de la sous-traitance
01:12:11et des équipementiers
01:12:12qui sont menacés
01:12:13et ce qu'on demande
01:12:14c'est d'obtenir
01:12:15d'ouvrir des négociations
01:12:16avec la direction
01:12:16pour obtenir des garanties
01:12:18précises et sérieuses
01:12:19y compris
01:12:20avec les pouvoirs publics
01:12:21pour continuer
01:12:22à ce que
01:12:23tous les salariés
01:12:24puissent faire vivre
01:12:25leur famille
01:12:25après l'Opel Mocha
01:12:27que répondez-vous
01:12:28à l'argument
01:12:28de la baisse
01:12:29de production
01:12:29et du secteur automobile
01:12:31qui traverse
01:12:31des moments difficiles
01:12:33la baisse des ventes
01:12:36au niveau de l'Europe
01:12:37sans doute
01:12:38après il faut quand même
01:12:39les comparer
01:12:40par rapport à des chiffres
01:12:41qui sont exceptionnels
01:12:42qui ont été exceptionnels
01:12:43mais en ce qui concerne
01:12:44l'Opel Mocha
01:12:45la direction refuse
01:12:46de nous donner
01:12:47les preuves
01:12:48que les ventes
01:12:49de l'Opel Mocha
01:12:50sont en baisse
01:12:51y compris sur ces deux
01:12:52principaux marchés
01:12:53l'Angleterre
01:12:54et l'Allemagne
01:12:54à partir de là
01:12:55quand vous annoncez du chômage
01:12:57et vous avancez pas
01:12:59les preuves
01:12:59de ce que vous dites
01:13:00on a à tout lieu
01:13:02de penser
01:13:03qu'elle nous ment
01:13:04et nous sommes convaincus
01:13:05qu'elle nous ment
01:13:06parce que chez Stellantis
01:13:07ça se passe comme ça
01:13:08j'ai vécu la fermeture
01:13:09de PSA Hulnay
01:13:10ça a été la même chose
01:13:11PSA Saint-Ouen
01:13:12ça a été la même chose
01:13:13et aujourd'hui
01:13:14on a cette épée
01:13:15de Damoclès
01:13:15qui nous pend
01:13:16au-dessus de la tête
01:13:17qui est les ventes
01:13:18des terrains
01:13:19de l'usine
01:13:20au Qatar
01:13:21pour que le PSG
01:13:22fasse son grand stade
01:13:23Que répondez-vous
01:13:25à ce que nous a dit Gaëtan
01:13:26quand la direction
01:13:28de l'entreprise
01:13:29dit pas du tout
01:13:29les deux sont compatibles
01:13:30vous n'y croyez pas
01:13:31vous qui connaissez
01:13:32très bien
01:13:32la configuration des lieux
01:13:33Personne n'y croit
01:13:38en interne
01:13:38ici
01:13:39personne n'y croit
01:13:40vous savez
01:13:41on ne peut pas faire
01:13:42un méga stade
01:13:44avec des hôtels de luxe
01:13:45des restaurants
01:13:46etc
01:13:47et puis après
01:13:48organiser
01:13:48comme activité industrielle
01:13:50une casse auto
01:13:51c'est ce que la direction
01:13:52nous propose aujourd'hui
01:13:53une casse auto
01:13:54on va devenir des ferrailleurs
01:13:55déjà combien d'emplois
01:13:57et vous savez
01:13:58aujourd'hui
01:13:59du côté de la direction
01:14:00elle est très embarrassée
01:14:01parce qu'elle doit avancer
01:14:03dans son plan de fermeture
01:14:04mais elle ne doit pas dire
01:14:05la vérité
01:14:05pour ne pas susciter
01:14:06des réactions de colère
01:14:07des réactions collectives
01:14:08de la part des salariés
01:14:09donc on est
01:14:10aujourd'hui
01:14:11nous
01:14:11les faits nous donnent raison
01:14:13depuis 18 mois
01:14:14qu'on tire le signal d'alarme
01:14:16et il va falloir
01:14:17qu'on s'organise
01:14:18il va falloir qu'on se batte
01:14:19stade ou pas stade
01:14:20il va falloir qu'on obtienne
01:14:21ces garanties
01:14:22pour l'ensemble des salariés
01:14:23pour qu'on continue
01:14:25à faire vivre nos familles
01:14:26ça veut dire un emploi
01:14:27un salaire
01:14:27ou un système de pré-retraite
01:14:29qui soit décent
01:14:30Jean-Pierre Mercier
01:14:31pourquoi vous remettons en cause
01:14:32la parole de la direction
01:14:33de Stellantis
01:14:34puisque cette dernière
01:14:35a confirmé la fermeture
01:14:36du site de Douvrain
01:14:37dans le Pas-de-Calais
01:14:38qui aujourd'hui
01:14:40fabrique des moteurs thermiques
01:14:41donc c'est une fermeture
01:14:43qui a été annoncée
01:14:44programmée
01:14:45donc la direction
01:14:45est très claire sur ce point
01:14:46alors que lorsqu'on lui parle
01:14:48du site de Poissy
01:14:49elle dit qu'elle est à la recherche
01:14:51d'un projet industriel
01:14:52et qu'elle veut maintenir
01:14:53l'activité à Poissy
01:14:54Gaëtan Messler
01:14:59vous et moi
01:15:00on a vécu
01:15:02la fermeture
01:15:03de PSA Aulnay
01:15:04moi j'étais ouvrier
01:15:07à PSA Aulnay
01:15:08vous étiez journaliste
01:15:10et on a vu tous les deux
01:15:11comment la direction
01:15:12à l'époque de PSA
01:15:14a menti devant la France entière
01:15:15pendant deux ans
01:15:16où la fermeture de l'usine
01:15:18n'était pas actualité
01:15:19alors monsieur Xavier Chéreau
01:15:23qui est aujourd'hui
01:15:24le DRH
01:15:25monde
01:15:26de Stellantis
01:15:27était déjà présent
01:15:28dans le staff
01:15:29de direction
01:15:30mais là
01:15:31il y a des enjeux
01:15:32énormes
01:15:32c'est pas simplement
01:15:33les 2000 salariés
01:15:34de l'usine de Poissy
01:15:35c'est derrière
01:15:36tous les salariés
01:15:37des équipementiers
01:15:39et des sous-traitants
01:15:41ça va être un drame
01:15:42une catastrophe sociale
01:15:43sans précédent
01:15:45et pour ça
01:15:45il faut déminer le terrain
01:15:46pour la direction
01:15:47alors si elle veut nous rassurer
01:15:49la direction
01:15:50qu'elle nous dise la vérité
01:15:51qu'elle ouvre des négociations
01:15:52pour qu'on obtienne
01:15:53ces garanties
01:15:54sérieuses
01:15:55et contre-signées
01:15:55par les pouvoirs publics
01:15:57et on pourra discuter
01:15:58dans une sérénité totale
01:16:01quelles sont les actions
01:16:02que vous envisagez
01:16:04Jean-Pierre Mercier
01:16:04on sait qu'il y a une réunion
01:16:05à la mi-journée
01:16:06du côté de la mairie
01:16:08est-ce que vous serez présent
01:16:09et est-ce que vous avez déjà pu échanger
01:16:10avec les élus ?
01:16:13On sera présent dehors
01:16:15on organise un rassemblement
01:16:17à 13h devant la mairie
01:16:19effectivement il y a une réunion
01:16:20au sommet
01:16:20entre la maire de Poissy
01:16:22Valérie Pécresse
01:16:23de la région
01:16:23et les dirigeants du PSG
01:16:25les dirigeants de Stellantis
01:16:26pour discuter
01:16:27de la vente des terrains
01:16:28de l'usine
01:16:28au Qatar
01:16:29ou au PSG
01:16:30alors nous
01:16:31les ouvriers
01:16:32les travailleurs
01:16:33on n'est pas invités
01:16:34à ces réunions là
01:16:35ces réunions
01:16:35elles se font
01:16:36dans notre dos
01:16:37et ce n'est que
01:16:39grâce à la presse
01:16:40que la direction
01:16:41a avoué
01:16:42l'été dernier
01:16:43que ça faisait 18 mois
01:16:45qu'ils étaient effectivement
01:16:46en négociation
01:16:48avec le PSG
01:16:49pour vendre les terrains
01:16:49de l'usine
01:16:50on n'a aucune confiance
01:16:51dans cette direction
01:16:52pourquoi elle ne nous dit
01:16:53pas la vérité
01:16:54pourquoi elle nous cache
01:16:55exactement
01:16:56pourquoi elle n'est pas
01:16:58en toute transparence
01:16:59par rapport
01:17:00à ces négociations là
01:17:02ça veut dire quelque chose
01:17:03ça veut dire que derrière
01:17:04elle veut
01:17:04fermer cette usine
01:17:07mettre par terre
01:17:08des milliers
01:17:08et des milliers
01:17:09d'emplois
01:17:09en payant
01:17:10le moins possible
01:17:11ça c'est inacceptable
01:17:13ça passera jamais
01:17:14est-ce que vous pourriez appeler
01:17:15à la grève prochainement
01:17:16bien sûr
01:17:19bien sûr
01:17:20qu'on va de toute façon
01:17:22faire des actions
01:17:22de grève
01:17:23on va faire
01:17:24mais pas que de la grève
01:17:25on va faire des actions
01:17:26de mobilisation
01:17:27à l'intérieur de l'usine
01:17:28et à l'extérieur de l'usine
01:17:30on va s'adresser
01:17:30aux pouvoirs publics
01:17:31à tous les niveaux
01:17:32on va s'adresser
01:17:33évidemment
01:17:34à nos camarades
01:17:35des sous-traitants
01:17:36des équipementiers
01:17:37et puis aussi
01:17:37vous savez
01:17:38dans le pays
01:17:38il y a de la colère sociale
01:17:39on va s'adresser
01:17:40à tous ceux
01:17:41qui sont aujourd'hui
01:17:42en but au licenciement
01:17:44et aux fermetures d'usines
01:17:45et vous le savez comme moi
01:17:46ils sont extrêmement nombreux
01:17:47il y en a marre
01:17:49nous les travailleurs
01:17:49de payer les pots cassés
01:17:50que ça soit
01:17:51en nous faisant nos poches
01:17:53ou que ça soit
01:17:53en payant
01:17:54de nos emplois
01:17:55et de nos salaires
01:17:56ce temps là
01:17:57il doit être fini
01:17:58il va falloir qu'on se batte
01:17:59pour faire changer la donne
01:18:01et on verra la suite sociale
01:18:03à cette annonce
01:18:05Jean-Pierre Mercier
01:18:05merci beaucoup
01:18:06suite politique aussi peut-être
01:18:07Guillaume Derret
01:18:08parce que évidemment
01:18:08ça serait un tremblement
01:18:10de terre politique
01:18:10si la fermeture de Stellantis
01:18:12se confirmait
01:18:12oui et puis c'est un élément
01:18:13si je veux dire
01:18:14conjoncturel
01:18:14qui viendrait s'ajouter
01:18:15à la difficulté
01:18:16pour le nouveau Premier ministre
01:18:17de trouver un accord
01:18:18sur la dimension sociale
01:18:19sur des dossiers
01:18:20qui sont plus des dossiers
01:18:21de long terme
01:18:22mais ça viendrait effectivement
01:18:23ajouter dans la discussion
01:18:25avec les partenaires sociaux
01:18:26qui sont en train
01:18:27de se dérouler cette semaine
01:18:28et j'ajoute
01:18:28qu'il y a quelques instants
01:18:29le patron du Medef
01:18:30Patrick Martin
01:18:31a annoncé un énorme meeting
01:18:33du patronat
01:18:34dans quelques jours
01:18:35on sait que Patrick Martin
01:18:37est évidemment
01:18:38au combat
01:18:39pour éviter
01:18:39qu'on alourdisse
01:18:40les taxes
01:18:41sur les entreprises
01:18:42dans le projet de budget
01:18:43il avait dit
01:18:43qu'il y aurait
01:18:44une possibilité d'action
01:18:45et ben voilà
01:18:45il passe aux choses sérieuses
01:18:47et il passe donc
01:18:47à l'action
01:18:48merci beaucoup
01:18:49les suites maintenant
01:18:50de l'attaque d'un bar
01:18:52c'était ce week-end à Brest
01:18:53et vous avez forcément
01:18:54vu les images
01:18:55à un moment ou à un autre
01:18:56parce qu'elles sont
01:18:57à la fois violentes
01:18:58et évidemment très très choquantes
01:18:59on voit une vingtaine
01:19:00de personnes cagoulées
01:19:01qui s'en prennent
01:19:01aux clients d'un bar
01:19:02en terrasse
01:19:03et des élus locaux
01:19:04ont pointé du doigt
01:19:05l'extrême droite
01:19:06et ben on va se demander
01:19:07où en est l'enquête
01:19:08et si cette piste se confirme
01:19:10alors que les enquêteurs
01:19:11eux incitent plutôt
01:19:11à la prudence
01:19:12Laura Cambeau
01:19:13est notre envoyée spéciale
01:19:15à Brest
01:19:16vous êtes juste à côté
01:19:17de ce bar
01:19:18est-ce que les clients
01:19:19sont de retour
01:19:19et quelles sont peut-être
01:19:20les dernières pistes
01:19:21dont on discute
01:19:22du côté de la terrasse du bar
01:19:24Oui le bar il a rouvert
01:19:29à 18h
01:19:30nous étions présentes
01:19:32hier soir
01:19:33avec Chloé Berthaud
01:19:34ce qu'on peut vous dire
01:19:35c'est que le patron du bar
01:19:36n'a malheureusement pas
01:19:37souhaité s'exprimer
01:19:39mais ce qu'on peut également
01:19:40vous dire
01:19:40et bien c'est qu'il y a
01:19:41beaucoup de colère
01:19:42des voisins
01:19:43des militants de gauche
01:19:45que nous avons croisés
01:19:46puisque ce bar
01:19:47il représente plutôt
01:19:48des valeurs de gauche
01:19:49il y a des posters
01:19:50des autocollants
01:19:51anti-nazisme
01:19:52anti-racisme
01:19:54à l'intérieur
01:19:54ce qu'on peut vous dire
01:19:56c'est que les personnes
01:19:57présentes sur place
01:19:58et également des voisins
01:19:59se sont mobilisés
01:20:00dimanche
01:20:01sur cette place Guérin
01:20:02qui est également connue
01:20:03pour défendre
01:20:04des valeurs de gauche
01:20:06il y avait environ
01:20:061000 personnes
01:20:07qui étaient mobilisées
01:20:08et puis il y a également eu
01:20:10un rassemblement
01:20:11d'antifas
01:20:12à une centaine de mètres
01:20:13d'où nous nous trouvons
01:20:14au Halle Saint-Martin
01:20:15des militants
01:20:17qui voulaient se rassembler
01:20:18pour crier leur colère
01:20:19je vous propose d'écouter
01:20:21le témoignage de Mika
01:20:22il est intermittent du spectacle
01:20:24et il était présent hier
01:20:25ils ont crié
01:20:27Brest Nationaliste
01:20:28voilà en arrivant
01:20:30voilà sinon ils n'avaient pas
01:20:32on a parlé de supporters de foot
01:20:34mais ils n'avaient pas
01:20:34d'écharpe de foot
01:20:35et tout ça
01:20:35donc je pense que c'était
01:20:36un groupe très organisé
01:20:38et puis
01:20:39le Café de la Plage
01:20:40c'est une cible
01:20:40c'est des gens
01:20:43c'est vrai que c'est un bar
01:20:44qui est quand même
01:20:46très identifié à gauche
01:20:47mais encore une fois
01:20:48ce soir là
01:20:49c'était pas
01:20:50enfin il n'y avait pas
01:20:51de réunion politique
01:20:52où il n'y avait rien
01:20:52d'ailleurs
01:20:53enfin c'est pas un lieu
01:20:54où il y a des réunions politiques
01:20:55d'ailleurs
01:20:55c'est un lieu
01:20:56voilà où les gens
01:20:58c'est vrai
01:20:59qui sont plutôt
01:20:59de sensibilité de gauche
01:21:00se réunissent
01:21:01c'est tout quoi
01:21:02toutes les personnes
01:21:03que nous croisons
01:21:04depuis hier
01:21:05nous parlent en effet
01:21:06d'une attaque
01:21:06d'extrême droite
01:21:07même si cette thèse
01:21:08n'est pas encore validée
01:21:10par le parquet
01:21:11vous avez entendu
01:21:12Mika
01:21:12qui parle de slogans
01:21:14nationalistes
01:21:14qui ont été scandés
01:21:15toutes les personnes
01:21:16que nous croisons ici
01:21:17sont d'ailleurs
01:21:18très inquiètes
01:21:19car il y a eu
01:21:19plusieurs attaques
01:21:21à l'encontre
01:21:21des militants
01:21:22de gauche
01:21:22et d'extrême gauche
01:21:23il y a notamment
01:21:244 militants
01:21:25de la France Insoumise
01:21:26qui ont été visés
01:21:27c'était au début du mois
01:21:28merci beaucoup
01:21:29Laura
01:21:30Alexandra González
01:21:31dites nous
01:21:31où en est exactement
01:21:32l'enquête
01:21:33est-ce que cette piste
01:21:33de l'extrême droite
01:21:34se confirme pour les enquêteurs
01:21:35ou pas ?
01:21:35alors pour l'instant
01:21:36il y a des éléments
01:21:37qui convergent
01:21:38effectivement
01:21:38vers l'extrême droite
01:21:39il y a le mode opératoire
01:21:41le fait que ce bar
01:21:42est identifié
01:21:43très à gauche
01:21:44et puis les propos
01:21:46qu'ont pu tenir
01:21:46certains témoins
01:21:48qui disent avoir entendu
01:21:49des cris nationalistes
01:21:50pour autant
01:21:51aujourd'hui
01:21:51le parquet
01:21:52nous dit
01:21:52qu'il est trop tôt
01:21:53pour affirmer
01:21:55que la piste
01:21:56d'une mouvance particulière
01:21:58et en l'occurrence
01:21:59d'une mouvance
01:21:59d'extrême droite
01:22:00serait privilégiée
01:22:02pour l'instant
01:22:03l'enquête
01:22:03n'est ouverte
01:22:04que contre X
01:22:06c'est-à-dire
01:22:06qu'elle ne vise
01:22:07personne en particulier
01:22:08les investigations
01:22:09se poursuivent
01:22:10et vous entendiez
01:22:10à l'instant
01:22:11notre reporter
01:22:12Laura Cambeau
01:22:13évoquer une précédente
01:22:14agression à Brest
01:22:15le 30 août dernier
01:22:16des militants
01:22:17de la France insoumise
01:22:18avaient été passés
01:22:20à tabac
01:22:20dans les rues de Brest
01:22:21par deux hommes
01:22:22cagoulés
01:22:23ils avaient raconté
01:22:24que ces deux hommes
01:22:25qui avaient pris
01:22:26la fuite ensuite
01:22:27avaient là aussi
01:22:28crié des cris
01:22:29nationalistes
01:22:30des cris identitaires
01:22:31j'ai posé la question
01:22:32pas plus tard
01:22:33qu'il y a quelques minutes
01:22:33au parquet
01:22:34pour savoir si
01:22:35cette enquête
01:22:36qui a donc
01:22:38déjà trois semaines
01:22:39avait progressé
01:22:39avait permis
01:22:40de privilégier
01:22:42là cette piste
01:22:42d'extrême droite
01:22:43et là encore
01:22:44le parquet me répond
01:22:45qu'il est trop tôt
01:22:46à ce stade
01:22:46pour incriminer une mouvance
01:22:47prudence donc
01:22:48mais évidemment
01:22:49si d'autres éléments
01:22:50apparaissent
01:22:51nous les donnerons
01:22:51sur BFM TV
01:22:53ce sera peut-être
01:22:53avec Christophe Delay
01:22:54et Roselyne Dubois
01:22:54dans quelques instants
01:22:55nous on se retrouve demain
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations