00:00Oui, je pense que vous avez tout résumé.
00:02Vous savez, sans remettre en cause le droit des personnes placées en garde à vue,
00:08ils ont le droit à un micro-ondes, ils ont le droit à trois repas par jour.
00:12Les victimes, quand elles viennent chez nous au commissariat,
00:15celui qui paie le café, c'est l'officier de police judiciaire qui va prendre sa plainte,
00:18l'agent de police judiciaire qui va prendre sa plainte.
00:20Si elle vient à 23h, ce sera comme je l'ai fait.
00:23Je pense que tous les policiers l'ont fait de police secours.
00:26Alors, soit vous partez en patrouille, soit vous êtes de permanence, soit vous êtes chef de poste.
00:30Quand vous êtes chef de poste, les gens viennent déposer plainte le soir.
00:33La femme qui vient pour déposer plainte parce qu'elle s'est fait violer,
00:35la femme qui vient pour signaler la fugue de son gamin,
00:38qui a été agressée par son conjoint,
00:43malheureusement, elle va attendre très longtemps pour qu'on prenne la plainte.
00:47C'est comme ça, on n'a pas assez de moyens pour faire mieux.
00:50Par contre, elle n'aura même pas le droit à un café.
00:52Contrairement au garde à vue qu'il y aura trois repas.
00:54Ni un avocat.
00:56Et celui qui va lui payer le café, en général, c'est le policier de sa poche.
01:02Donc, pour nous, c'est un échec parce que je pense que c'est une des raisons,
01:07et je crois que c'est la principale raison pour laquelle on veut devenir policier
01:10ou on est devenu policier, c'est pour justement aider ces victimes-là, en fait.
01:14Et pour nous, c'est un échec.
01:15L'affaire Philippine, elle nous aura beaucoup marqués parce que c'est un vrai échec.
01:19Donc, comme l'a dit Johan Nuzay, il y a la...
01:22Si je puis dire, c'est même plus une faille, mais bon, je vais appeler ça une faille.
01:25Je me permets de vous interrompre parce que je voudrais...
01:26Sous-titrage Société Radio-Canada
01:31Merci.
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