- il y a 5 mois
Les députés de la commission des affaires économiques auditionnent Rodolphe Saadé, PDG du géant CMA-CGM. L'audition, qui devait porter sur la situation économique du groupe et son rôle dans le développement de l'industrie navale et du transport maritime en France, a permis aux députés d'aborder le sujet de la fiscalité avantageuse des armateurs, mais également celui des médias et de leur indépendance après le rachat du média Brut par le groupe, le 12 septembre dernier. Retrouvez les échanges entre le PDG du groupe et les députés.
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00:00:00Générique
00:00:00Bonjour et bienvenue au cœur de l'Assemblée Nationale.
00:00:10Alors il y a un homme important, un homme puissant ce mercredi 17 septembre
00:00:15qui est auditionné ici à l'Assemblée Nationale,
00:00:18Rodolphe Sadé, le PDG du 3e armateur mondial
00:00:23et 4e entreprise de logistique mondiale, le géant CMA-CGM.
00:00:29Il est devant la commission des affaires économiques avec un thème central pour cette audition,
00:00:34la situation économique de son groupe et son rôle dans le développement de l'industrie navale
00:00:38et du transport maritime en France.
00:00:41Mais il y a un autre sujet qui a été abordé, la question de l'indépendance des médias
00:00:46alors que le groupe de Rodolphe Sadé vient de racheter le 12 septembre dernier
00:00:52le média en ligne brut, retrouver le meilleur des échanges car il y en a eu
00:00:56entre le PDG, Rodolphe Sadé et les députés qui avaient donc beaucoup de questions.
00:01:02A tout à l'heure.
00:01:02Pour la France, plus de 80% des importations et exportations en volume transitent par voie maritime
00:01:08et donc le coût et la fiabilité de ce transport maritime conditionnent le maintien d'exports français,
00:01:14notre approvisionnement en produits stratégiques, je pense évidemment à l'énergie,
00:01:17les produits agricoles, les métaux, etc.
00:01:19La crise du Covid aussi a montré la dépendance de la France aux chaînes logistiques mondiales
00:01:24et combien la maîtrise d'une flotte et des infrastructures portuaires
00:01:27permet de sécuriser l'approvisionnement national face aux crises géopolitiques.
00:01:32Et donc votre audition prend aussi un relief particulier face,
00:01:35nous en avons parlé également juste avant,
00:01:38face à un contexte commercial disons bouleversé au niveau mondial,
00:01:44difficile aussi de certains points de vue.
00:01:46Le président des Etats-Unis prévoit par exemple d'imposer des droits de douane asymétriques,
00:01:51vous le savez trop bien, et élevés sur les exports européens,
00:01:54tandis que les exports américains vers l'Union européenne en échappent pour une grande partie.
00:02:00Et vous pourrez d'ailleurs nous faire part de votre vision des négociations commerciales,
00:02:04si vous le voulez bien, entre l'Europe et les Etats-Unis,
00:02:06mais aussi les pays du Mercosur dans l'attente d'un accord de libre-échange,
00:02:11alors même que vous avez annoncé faire le choix de vous implanter outre-Atlantique
00:02:16dès les premières annonces de M. Trump.
00:02:18Vous assurez le tiers des flux d'import-export dans notre pays,
00:02:21ce qui vous permet d'afficher aussi des résultats importants,
00:02:23plus 18% de chiffre d'affaires en 2024 par exemple,
00:02:27position privilégiée qui plus est dans une filière oligopolistique.
00:02:30Et avant de vous céder la parole, j'aurai pour ma part quelques premières questions.
00:02:36D'abord sur les résultats du groupe qui obtiennent des niveaux élevés,
00:02:39on en a parlé notamment depuis 2020.
00:02:42Vous avez été beaucoup aidé par le dispositif des prix garantis d'Etat,
00:02:46des prix garantis d'Etat pendant le Covid,
00:02:48d'autres dispositifs plus réguliers, on y reviendra sans doute,
00:02:51de telle sorte que les deux années de pandémie ont été relativement profitables
00:02:57pour CMA et CGM. Comment redistribuez-vous des bénéfices ?
00:03:02Bénéfices, voilà, il s'est souligné par un certain nombre d'acteurs
00:03:08qui sont dus entre autres au soutien public.
00:03:11En tout cas, vous y reviendrez sur la part des soutiens publics,
00:03:14notamment des interrogations sur la taxe au tonnage.
00:03:17Est-ce qu'elle est selon vous toujours nécessaire pour la compétitivité des armateurs français ?
00:03:22Je rappelle que cette taxe avait apporté à CMA et CGM 5,6 milliards d'euros en 2023,
00:03:261,4 milliard d'euros en 2025.
00:03:30Est-ce que cet avantage fiscal est réellement réinvesti pour affronter la concurrence internationale
00:03:35dans le transport maritime ?
00:03:38Ou est-ce que ça vous permet, par exemple, d'étendre son activité à d'autres secteurs ?
00:03:41Je pense aux médias.
00:03:43Les tarifs de frais, également, ont atteint des niveaux très élevés après la pandémie de Covid
00:03:47et ont été répercutés sur les consommateurs.
00:03:52Est-ce que c'est inélictable ?
00:03:53Est-ce que ces tarifs sont amenés à baisser durablement ?
00:03:56Enfin, une question qui est sur...
00:03:59Et nous sommes, vous le savez, à quelques semaines de la COP au Brésil.
00:04:05Comment le groupe CMA-CGM entend contribuer au développement d'un transport maritime durable en France ?
00:04:11Transport qui représente 3% des émissions de gaz à effet de serre, le transport maritime.
00:04:15Comment et à quel rythme comptez-vous contribuer à la décarbonation du fret ?
00:04:20Il est connu ou dit que les compagnies maritimes freinent l'avancée des négociations internationales dans le domaine
00:04:26ou entraveraient la réglementation sur les émissions des navires.
00:04:29Quelle est votre politique, M. le Président, directeur général, votre politique en la matière ?
00:04:35Et enfin, une dernière question.
00:04:37Et comme je vois qu'il n'y a pas de collègues, je crois, de l'Outre-mer,
00:04:39j'ai une dernière question sur l'Outre-mer qui me semble importante parce que, vous le savez,
00:04:44évidemment, il y a aujourd'hui beaucoup de préoccupations, à juste titre, autour de la vie chère,
00:04:50particulièrement en Outre-mer.
00:04:52Et beaucoup de nos concitoyens dans ces territoires, souvent insulaires, soulignent cela.
00:04:59Et donc, pour cette raison, disent aussi qu'ils sont, parce que c'est insulaire,
00:05:03très dépendants des importations par voie maritime et des tarifs appliqués.
00:05:07Voilà, si vous pouviez avoir quelques mots aussi sur ce sujet.
00:05:10Merci encore, M. le Président, directeur général, de votre disponibilité,
00:05:14que je crois nous apprécions tous pour échanger avec nous tous.
00:05:17Et je vous cède maintenant la parole pour une quinzaine de minutes.
00:05:20Et ensuite, nous aurons les interventions de nos collègues et des représentants de nos groupes parlementaires.
00:05:25Merci à vous.
00:05:26Je vous remercie de m'avoir invité à m'exprimer devant vous ce matin.
00:05:31Vos travaux sont essentiels car ils engagent des choix structurants pour l'avenir de notre économie
00:05:36et pour la souveraineté de la France.
00:05:40Ils le sont d'autant plus dans ce moment difficile pour notre pays.
00:05:44Je suis convaincu que nous avons tous, au-delà de nos différences, la même exigence.
00:05:50Faire avancer notre pays, c'est dans cet esprit que je me présente devant vous aujourd'hui.
00:05:56Cette conviction guide aussi l'histoire de CMA-CGM, une histoire qui illustre à sa manière la capacité de la France à accueillir, innover et persévérer.
00:06:08Mon père a créé la CMA en 1978 à Marseille avec quatre collaborateurs et un seul navire en location reliant Marseille, Beyrouth et Latakia en Syrie.
00:06:20Il venait alors de fuir la guerre civile du Liban et après avoir dû quitter la Syrie.
00:06:25Nous avons grandi au rythme de la mondialisation, nous avons connu des périodes de croissance mais aussi des années déficitaires.
00:06:34Nous avons côtoyé la faillite, nous nous sommes battus pour trouver des capitaux et redresser l'entreprise.
00:06:40A chaque crise, nous avons tenu le cap.
00:06:44Aujourd'hui, notre groupe est le numéro 3 mondial du transport maritime, numéro 4 dans la logistique et présent aussi dans les médias français.
00:06:52Nous comptons 160 000 collaborateurs, plus de 650 navires, 1 000 entrepôts, 60 terminaux dans 183 pays.
00:07:02Mais derrière ces chiffres, il y a surtout une réalité, celle d'une entreprise française qui porte les couleurs de notre pays sur toutes les mers du globe.
00:07:10Dans le prolongement de cette introduction, je voudrais partager avec vous les enseignements que je tire de cette année 2025, pleines d'incertitudes et qui peuvent éclairer nos débats d'aujourd'hui.
00:07:24Le premier enseignement, c'est le poids désormais central de la géopolitique dans l'économie mondiale.
00:07:30La succession de crises récentes en témoignent.
00:07:34Depuis fin 2023, les attaques des outils ont fortement perturbé le trafic via le canal de Suez, qui concentrait à lui seul 15 % du commerce conteneurisé mondial.
00:07:45En un an, entre août 2024 et août 2025, les échanges entre la Chine et les États-Unis ont reculé d'un tiers.
00:07:56Et tout cela accélère la recomposition de la géographie du commerce mondial.
00:08:01Les grandes routes Est-Ouest ralentissent et les flux Sud-Sud montent en puissance.
00:08:07Deuxième enseignement.
00:08:09Depuis janvier dernier, la politique douanière du président Trump nous a fait entrer dans un nouveau monde.
00:08:15En un an, les tarifs américains sont passés en moyenne de 1,3 % à 15,2 %.
00:08:22Cette multiplication des barrières douanières pèse lourdement sur le commerce mondial.
00:08:28Depuis 1945, il n'a reculé que quatre fois.
00:08:33En 1975, en 1982, en 2009 et en 2020.
00:08:382026 pourrait sans doute être la cinquième année.
00:08:42Ces secousses ne fragilisent pas seulement notre industrie du transport maritime.
00:08:47Elles entraînent des conséquences directes sur notre pays.
00:08:51Pour les ménages, la hausse des droits de douane renchérit le coût des biens importés.
00:08:56Pour l'État, le ralentissement du commerce mondial alordit le déficit extérieur.
00:09:00Dans ce contexte, avec une dette publique supérieure à 110 % du PIB, la récente dégradation de la note montre que la souveraineté constitue un signal préoccupant.
00:09:13Mais je suis convaincu que nous avons les moyens de nous en sortir.
00:09:17La France a toujours su traverser les tempêtes quand elle sait faire front ensemble.
00:09:24Dans ce monde de plus en plus incertain, la France doit s'appuyer sur ces grandes entreprises dont CMA et CGM.
00:09:32Je suis convaincu que des réussites entrepreneuriales françaises sont une chance pour le pays.
00:09:38Ce sont elles qui créent de l'emploi, renforcent l'économie et font rayonner la France.
00:09:43Les Français ne s'y trompent pas. Ils n'opposent pas réussite publique et réussite privée.
00:09:49Dans ce contexte de compétition mondiale, les entreprises ne sont plus seulement des acteurs économiques.
00:09:58Elles sont perçues comme des repères, parfois même comme des valeurs refuge.
00:10:03Dans ce secteur, cette prise de conscience est particulièrement claire.
00:10:07La crise du Covid a montré du jour au lendemain.
00:10:12Chacun a vu qu'acheminer des marchandises n'allait pas de soi.
00:10:15Nos bateaux, nos terminaux, nos avions cargos, nos entrepôts sont devenus stratégiques.
00:10:22Ce sont à leur manière des leviers de souveraineté française déployés à travers le monde.
00:10:28Plus que jamais, le maritime et la logistique sont devenus des leviers essentiels de la puissance pour les nations.
00:10:34L'Europe peut se targuer de compter quatre des cinq premiers armateurs mondiaux.
00:10:40Mais la compétition s'intensifie.
00:10:43La Chine et la Corée du Sud sont deux géants qui représentent à eux deux près de 80% de la construction navale mondiale.
00:10:53Les États-Unis affichent leurs ambitions.
00:10:56L'un des premiers décrets signés par le président Trump s'intitulait « Rétablir la suppréhension maritime des États-Unis ».
00:11:03L'Inde, le Brésil et d'autres pays des BRICS déploient à leur tour des plans massifs pour développer leur industrie maritime.
00:11:12En même temps, une bataille silencieuse mais déterminante se joue aujourd'hui autour du contrôle des terminaux portuaires
00:11:20avec le soutien actif d'États comme la Chine et les États-Unis.
00:11:24Nous constatons avec inquiétude que la France reste trop souvent spectatrice de l'affrontement entre grandes puissances,
00:11:33y compris lorsqu'ils se jouent sur leur propre sol,
00:11:36comme le montre le deal potentiel entre l'entreprise hongkongaise de terminaux portuaires Hutchinson,
00:11:43l'armateur Italo-Suisse MSC, le fonds d'investissement américain BlackRock et l'armateur chinois Costco.
00:11:50Il est essentiel que l'Europe et la France prennent pleinement la mesure de cet enjeu
00:11:57en veillant à l'application stricte de nos règles, notamment en matière de concurrence.
00:12:03C'est la condition pour garantir que les armateurs européens puissent continuer à accéder équitablement aux marchés mondiaux
00:12:11face au risque de concentration des infrastructures portuaires.
00:12:15Dans cette compétition mondiale exacerbée, nous avons besoin de pouvoir compter sur les pouvoirs publics,
00:12:21comme la France peut compter sur l'engagement de CMA-CGEM.
00:12:26Notre engagement, c'est d'abord le choix de maintenir nos sièges sociaux en France et de créer de l'emploi.
00:12:3320 000 collaborateurs, dont 1 000 marins et 55 000 emplois indirects.
00:12:39C'est aussi l'action de la fondation CMA-CGEM qui déploie ses innovations sociales dans le monde et en France.
00:12:47Fin 2024, elle a ouvert à Marseille son premier entrepôt solidaire,
00:12:52mobilisant notre savoir-faire logistique au service des associations d'aide alimentaire.
00:12:58Et c'est à travers Tangram, notre centre de formation et d'innovation,
00:13:04que près de 4 000 cadres du groupe, issus de plus de 100 nationalités, ont déjà été formés à Marseille.
00:13:11C'est aussi un engagement stratégique qui permet de consolider des activités essentielles pour le pays.
00:13:18À travers notre filiale logistique SEVA, nous maintenons de l'activité dans des territoires fragilisés
00:13:24par la désindustrialisation avec une présence dans chaque département de France,
00:13:30en soutenant des entreprises françaises en difficulté, comme la Méridionale ou Britanniférise,
00:13:35pour préserver des savoir-faire et des emplois,
00:13:39et en investissant par patriotisme économique dans des florons nationaux,
00:13:44comme Air France-KLM ou Eutelsat,
00:13:46qui jouent un rôle clé dans notre connectivité et notre souveraineté.
00:13:50Notre engagement, c'est aussi la disponibilité de nos moyens au service de l'État.
00:13:57Pendant la crise du Covid, nous avons répondu présent
00:13:59que nous avons dû aller chercher des millions de masques en Chine.
00:14:04Et nous continuons de le faire encore dans chaque grande crise humanitaire,
00:14:09y compris dans les Outre-mer.
00:14:10Comme il y a quelques mois à Mayotte, nous y investissons aussi sur le long terme,
00:14:15à travers des investissements massifs dans des projets portuaires structurants,
00:14:20et notamment le hub aux Antilles, en Martinique et en Guadeloupe.
00:14:24Dans le contexte actuel, CMA-CGM entend continuer à tenir le cap,
00:14:29contribuer à la réussite de la France.
00:14:31Pour ce faire, notre premier pilier, c'est l'investissement.
00:14:35Depuis 1978, nous réinvestissons 85 % de nos bénéfices dans l'entreprise et ses collaborateurs.
00:14:45Peu d'entreprises françaises font ce choix.
00:14:48Mais c'est le nôtre, parce que nous sommes une entreprise familiale,
00:14:51nous pensons dans le long terme,
00:14:53et nous investissons dans l'idée de transmettre un outil solide aux générations futures.
00:14:59Et c'est ce qui nous permet de rester stables, même quand l'activité ralentit.
00:15:03Nous investissons là où se joue la croissance mondiale,
00:15:07aux Etats-Unis et en Chine,
00:15:09qui représentent à eux deux 40 % de notre chiffre d'affaires,
00:15:13mais aussi dans les économies qui montent en puissance,
00:15:16comme le Vietnam, la Turquie, le Maroc et l'Inde.
00:15:22Au cœur de cette stratégie, il y a bien sûr la France.
00:15:25Elle pèse près de 12 % de notre chiffre d'affaires
00:15:29et 13 % de nos effectifs,
00:15:31mais a concentré à elle seule 30 % de nos investissements depuis cinq ans,
00:15:36soit 14 milliards d'euros investis dans des domaines clés
00:15:41pour le développement du pays.
00:15:43La décarbonation avec notre fonds d'investissement Pulse,
00:15:47dotée d'un montant d'un milliard et demi,
00:15:49dont 200 millions d'euros confiés à la BPI
00:15:52pour soutenir la filière maritime française.
00:15:55Plus largement, Seama Segem a déjà investi 18 milliards de dollars
00:16:01pour renouveler sa flotte de navires plus décarbonés au GNL.
00:16:05L'intelligence artificielle, à travers nos partenariats
00:16:08avec Youtai et Mistral AI,
00:16:11notre pépite française qui vient de dépasser
00:16:13les 10 milliards d'euros de valorisation,
00:16:16ou encore le transport fluvial
00:16:18avec le développement du port Édouard aériau de Lyon
00:16:21et de l'axe rhodanien.
00:16:24C'est l'ensemble de ces investissements en France et dans le monde
00:16:26qui nous ont permis de devenir un transporteur
00:16:30et un logisticien global.
00:16:33Nous sommes devenus le numéro 3 mondial du shipping,
00:16:35le numéro 4 de la logistique,
00:16:37en consolidant nos positions maritimes et terrestres.
00:16:41Nous avons élargi notre champ avec Seama Segem Air Cargo
00:16:44pour relier le maritime et l'aérien.
00:16:47Et nous avons sécurisé des terminaux stratégiques
00:16:51à New York, Los Angeles, Alexandrie, Santos, Abu Dhabi,
00:16:56iPhone au Vietnam ou encore Nador au Maroc
00:17:00qui sont autant de points d'ancrage essentiels
00:17:02pour garantir la fluidité des échanges.
00:17:06À chaque étape, l'objectif a été le même,
00:17:08renforcer notre maîtrise de la chaîne logistique
00:17:11et ce faisant consolider un outil de souveraineté
00:17:14pour nos clients, pour la France et pour l'Europe.
00:17:18Dans cette stratégie de diversification,
00:17:20les médias occupent une place particulière.
00:17:23Ils représentent une part plus modeste de nos investissements,
00:17:27moins de 5 %,
00:17:28mais ils répondent à un enjeu majeur,
00:17:31la vitalité démocratique.
00:17:34Dans un monde traversé par les fake news,
00:17:37je crois que les industriels ont un rôle à jouer
00:17:39pour défendre le pluralisme, l'indépendance
00:17:42et la qualité de l'information.
00:17:45Si nous voulons continuer à produire de l'information en France
00:17:48et résister à la domination des grandes plateformes,
00:17:52nous devons garantir des groupes de médias solides
00:17:55capables de créer des contenus de qualité
00:17:57et de les diffuser sur tous les supports.
00:18:01C'est le sens de nos engagements successifs.
00:18:04Dans la presse écrite, avec la Provence,
00:18:06Corse Matin, la Tribune et la Tribune Dimanche,
00:18:08l'audiovisuel avec BFM et RMC,
00:18:12dans le digital avec Prud,
00:18:15et dans le cinéma à travers notre participation d'Empathé.
00:18:19Pour conclure, j'ai conscience de la situation budgétaire
00:18:23difficile de notre pays et des choix complexes
00:18:26qui vous attendent.
00:18:28Dans le budget 2025,
00:18:30sur les 8,5 milliards d'euros de contributions exceptionnelles,
00:18:33CMA-CGM assumera 500 millions d'euros à elle seule.
00:18:37A cela s'ajoutera le paiement de l'impôt sur les sociétés majorées
00:18:42appliquées à l'ensemble de nos activités hors transports maritimes,
00:18:46la logistique, l'aérien et les médias.
00:18:50Nous avons accepté le principe d'un effort exceptionnel.
00:18:53J'ai même été l'un des premiers dirigeants
00:18:55à m'exprimer positivement à ce sujet.
00:18:59Mais cet effort inédit doit rester exceptionnel
00:19:01car il obère notre compétitivité face à nos concurrents.
00:19:06Ce que nous demandons, c'est de la stabilité.
00:19:11La taxe au tonnage est un cadre fiscal européen
00:19:13appliqué à 90 % de la flotte mondiale.
00:19:17Nos concurrents sont tous sous ce même régime fiscal.
00:19:22Il s'agit d'un mode de taxation
00:19:24adapté aux particularités du transport maritime,
00:19:27marqué par une très forte cyclicité.
00:19:30La taxe au tonnage est un levier stratégique
00:19:33pour l'attractivité du pavillon français
00:19:36et de la compétitivité de notre secteur
00:19:39à l'échelle européenne.
00:19:41Remettre en cause ce régime en France
00:19:43serait un coup fatal porté à la filière
00:19:46et qui est pourtant au cœur de notre souveraineté.
00:19:50Mesdames et Messieurs les députés,
00:19:51je sais la responsabilité qui est la vôtre
00:19:54dans un moment où chaque décision compte.
00:19:58J'espère que nos échanges permettront d'avancer
00:20:00dans un esprit de responsabilité partagée.
00:20:04Mais je veux le dire clairement,
00:20:05les entreprises ne peuvent pas être tenues responsables
00:20:08des fractures de notre société.
00:20:10Nous sommes des partenaires de la nation.
00:20:13Chez CERMACGEM, nous avons toujours agi
00:20:15avec patriotisme et nous continuerons
00:20:18de mettre nos moyens au service de la France.
00:20:21Au fond, si responsables politiques, entreprises
00:20:24et citoyens n'avancent pas ensemble,
00:20:27c'est notre souveraineté qui s'affaiblira
00:20:28et avec elle, notre capacité à rester maître
00:20:31de notre destin.
00:20:33Nous commençons tout de suite avec M. Robert Le Bourgeois
00:20:37pour le groupe du Rassemblement National.
00:20:38Merci.
00:20:39Merci Madame la Présidente.
00:20:41Monsieur le Président, Directeur Général,
00:20:43si le transport maritime a aujourd'hui un point commun
00:20:46avec la vie politique française,
00:20:48c'est bien celui de naviguer à vue.
00:20:49Faut-il le rappeler en matière de commerce international,
00:20:53il y a eu en 2025 un avant et un après Libération Day,
00:20:56lorsque le 2 avril, le Président américain a annoncé
00:21:00la mise en place d'importants droits de douane,
00:21:01notamment vis-à-vis de l'Union européenne.
00:21:04Pour la France, cela s'est soldé par une véritable
00:21:06rédition commerciale négociée par la Présidente
00:21:08de la Commission européenne,
00:21:11rédition qui permettra au moins de fixer
00:21:13l'ensemble des acteurs concernés sur leur sort.
00:21:15De 3% en moyenne auparavant,
00:21:18les droits de douane seront désormais fixés,
00:21:20vous l'avez vous-même rappelé,
00:21:22au mieux à 15%.
00:21:23Pourtant, au milieu de ce marasme,
00:21:25CMA-CGM, troisième armateur mondial,
00:21:28parvient à s'en sortir avec un chiffre d'affaires stable
00:21:30entre les deux semestres 2024 et 2025,
00:21:33l'Amérique pesant relativement peu
00:21:36dans la part des importations et exportations mondiales.
00:21:39Cette situation favorise en tout cas
00:21:41une recomposition du commerce mondial
00:21:43face à laquelle la France d'Emmanuel Macron
00:21:46demeure spectatrice.
00:21:48L'ambition du Rassemblement national
00:21:49est de rétablir la France
00:21:50en tant que puissance industrielle exportatrice.
00:21:53Cette ambition va de pair
00:21:54avec une filière française de transport compétitive.
00:21:58Le programme du Rassemblement national
00:22:00et son versant sur l'économie bleue
00:22:02appellent d'ailleurs à développer
00:22:03les filières académiques, industrielles
00:22:05et professionnelles de tous les métiers liés à la mer.
00:22:08De même, le rapport d'enquête
00:22:10« Levez les freins à la réindustrialisation »
00:22:12de mon collègue Alexandre Loubet
00:22:13a formulé de nombreuses recommandations
00:22:16pour sauver notre industrie
00:22:17au premier rang desquelles figure
00:22:18la simplification normative,
00:22:21la création d'outils à même de financer
00:22:23la réindustrialisation
00:22:24ou, et cela peut concerner votre secteur,
00:22:27la formation de personnel qualifié,
00:22:29je pense aux officiers de marine marchande.
00:22:31En ce qui concerne votre secteur,
00:22:33il s'agit donc de renouveler les flottes,
00:22:34vous l'avez évoqué,
00:22:35de garantir des immatriculations
00:22:37sous pavillons français
00:22:38de moderniser les ports.
00:22:40Je souhaiterais donc
00:22:41que vous puissiez nous éclairer
00:22:42sur les freins à la compétitivité
00:22:43auxquels font face
00:22:45les armateurs français.
00:22:47Quels sont pour vous
00:22:47les leviers prioritaires à actionner
00:22:49pour faire de la France
00:22:50le leader maritime ?
00:22:53Je vous remercie.
00:22:54Je vous remercie,
00:22:55Monsieur le Bourgeois.
00:22:56Monsieur le Président.
00:22:59Dans vos propos,
00:23:00vous m'avez sollicité
00:23:01sur différents sujets,
00:23:02sur les Etats-Unis
00:23:03et sur la France.
00:23:06Je pense qu'aujourd'hui,
00:23:08CMACGM est un leader français
00:23:10du transport maritime.
00:23:13Nous occupons la troisième position mondiale
00:23:16et nous continuons à nous développer
00:23:18très fortement
00:23:19sur les différentes mers du globe.
00:23:22Pour continuer à être compétitifs,
00:23:25il nous faut pouvoir utiliser
00:23:26des outils navals
00:23:28qui sont compétitifs.
00:23:29Une grande partie des navires
00:23:31que nous déployons
00:23:33sur les différentes mers du globe
00:23:34sont construits en Chine
00:23:36et en Corée.
00:23:38Et cela continuera
00:23:39à se faire de cette manière-là
00:23:40parce que c'est là où
00:23:41le prix de construction
00:23:43est le moins élevé.
00:23:45La France joue un rôle majeur
00:23:47dans le transport maritime,
00:23:49ne serait-ce que par notre positionnement
00:23:51et le fait qu'on continue
00:23:52à nous développer.
00:23:53Nous avons un carnet de commandes
00:23:55de l'ordre de plus de 150 navires
00:23:57qui seront déployés entre aujourd'hui
00:23:59et fin 2029.
00:24:02Et ces 150 navires,
00:24:04une partie d'entre eux,
00:24:05battront pavillons français.
00:24:07Sur la flotte de 650 bateaux
00:24:09que nous déployons
00:24:10sur les mers du globe,
00:24:12une partie est équipée
00:24:14d'officiers français
00:24:16et sont propulsés
00:24:17au gaz naturel liquéfié.
00:24:19Donc on va continuer,
00:24:20en ce qui nous concerne,
00:24:22à recruter des navigants français
00:24:25qui vont pouvoir commander nos navires.
00:24:29La difficulté que nous rencontrons
00:24:31sur ce sujet-là,
00:24:32c'est qu'on n'arrive pas
00:24:32à recruter suffisamment
00:24:33au vu du nombre de navires
00:24:35que nous déployons.
00:24:36Mais avec notre académie
00:24:39à Marseille-Tangram
00:24:40et les accords que nous avons
00:24:41avec l'école de la marine marchande,
00:24:43nous allons faire du mieux
00:24:45que nous pouvons
00:24:45pour continuer à pouvoir recruter
00:24:48un grand nombre d'officiers français.
00:24:50Mais je pense qu'à ce niveau-là,
00:24:51au niveau de tout ce qui est équipage,
00:24:54navire battant pavillon français,
00:24:56le groupe CMA-CGM
00:24:57se développe fortement.
00:25:00Merci, M. le Président.
00:25:01Nous passons maintenant
00:25:02pour le groupe EPR
00:25:03à Mme Marie Lebec.
00:25:05Merci, Mme la Présidente.
00:25:08Merci, M. Sadé.
00:25:09Vous l'avez très bien dit
00:25:10dans votre propos liminaire,
00:25:12votre groupe,
00:25:13c'est un acteur stratégique
00:25:14non seulement pour la France
00:25:15mais aussi pour l'économie
00:25:17européenne et mondiale.
00:25:18Et je crois que vous avez souligné
00:25:19assez justement
00:25:19les points de tension
00:25:21auxquels est soumis actuellement
00:25:22le transport maritime.
00:25:24J'irai droit au but
00:25:25pour que vous ayez le temps
00:25:26de répondre.
00:25:26Je voulais vous interroger
00:25:27sur deux points.
00:25:28Peut-être d'abord
00:25:29sur le commerce international.
00:25:30On a des grands ports,
00:25:31le Havre,
00:25:31le port de Fosse à Marseille
00:25:32mais il peine encore
00:25:34à rivaliser avec Rotterdam,
00:25:36Anvers, Hambourg.
00:25:37Selon vous,
00:25:38quels sont les leviers prioritaires
00:25:40pour renforcer
00:25:40l'attractivité portuaire française
00:25:42et garantir que notre pays
00:25:43reste donc une porte
00:25:44d'entrée majeure en Europe ?
00:25:46Par ailleurs,
00:25:46vous avez évoqué aussi
00:25:47la nécessité
00:25:48de s'appuyer
00:25:50sur des ports émergents.
00:25:52Selon vous,
00:25:52quelles sont les positions
00:25:53à prendre sur ces ports
00:25:54et quel rôle peut jouer
00:25:55votre entreprise ?
00:25:57Peut-être enfin
00:25:57sur vos choix
00:25:58d'investissement et de financement.
00:26:00J'ai noté que vous aviez lancé
00:26:01en 2022 le fonds Pulse
00:26:02doté de 1,5 milliard d'euros
00:26:04dont 200 millions consacrés
00:26:05à la décarbonation
00:26:06de la filière maritime.
00:26:08Vous avez également annoncé
00:26:09un partenariat
00:26:10de 100 millions d'euros
00:26:10avec Mistral AI.
00:26:12Est-ce que vous pouvez revenir
00:26:13sur cette stratégie
00:26:14d'investissement ?
00:26:15Dire comment elle contribue
00:26:16à la compétitivité française
00:26:18et européenne
00:26:18dans un contexte
00:26:19de transition
00:26:20et de concurrence internationale
00:26:22accrue ?
00:26:22Je vous remercie.
00:26:24Merci,
00:26:25Monsieur le Président.
00:26:28Le commerce mondial,
00:26:30franchement,
00:26:31aujourd'hui,
00:26:31il est difficile
00:26:32de s'y retrouver
00:26:32parce que ça part
00:26:33dans tous les sens
00:26:34et arriver à savoir
00:26:36ce qui va se passer
00:26:36dans un pays
00:26:38sur une période longue,
00:26:40très compliqué.
00:26:41Une fois qu'on a dit cela,
00:26:42le groupe CMA-CGM
00:26:44essaie de naviguer
00:26:45au mieux qu'il peut
00:26:46dans un monde
00:26:47qui est en plein bouleversement.
00:26:49Vous avez des pays
00:26:50qui se développent
00:26:51très fortement,
00:26:52vous avez des pays
00:26:53qui sont en régression,
00:26:54vous avez des crises multiples
00:26:56dans différentes places du monde
00:26:58et cela a un impact
00:26:59sur le commerce mondial.
00:27:02Le canal de Suez,
00:27:03on ne peut plus l'emprunter
00:27:04comme avant,
00:27:04plus de 15 %
00:27:05du trafic mondial
00:27:06transité par le canal de Suez.
00:27:09Aujourd'hui,
00:27:09très peu de navires
00:27:10passent par Suez
00:27:12à cause des problèmes
00:27:13avec les outils.
00:27:15Vous avez une crise,
00:27:17une guerre
00:27:17entre l'Ukraine
00:27:18et la Russie
00:27:19et le groupe CMA-CGM
00:27:20ne dessert plus
00:27:21ces secteurs-là.
00:27:24Donc, aujourd'hui,
00:27:25on essaie de naviguer
00:27:26au mieux
00:27:26dans un monde
00:27:27qui est en pleine évolution
00:27:29avec des tarifs
00:27:30qui sont imposés
00:27:31par les États-Unis
00:27:32sur énormément de pays.
00:27:34Du jour au lendemain,
00:27:35il faut qu'on change
00:27:36nos tarifications
00:27:36parce que les douanes
00:27:37nous imposent
00:27:38de nouvelles tarifications
00:27:40ou de nouveaux taux
00:27:41à appliquer à nos clients.
00:27:43Mais notre travail,
00:27:44c'est de s'adapter
00:27:45et c'est ce qu'on essaye
00:27:46de faire de notre mieux.
00:27:48Sur la question
00:27:49des ports français,
00:27:51on a tendance
00:27:51à peut-être regarder
00:27:53un peu trop
00:27:53le verre
00:27:54à moitié plein.
00:27:55Ça se passe bien
00:27:56dans les ports français.
00:27:58Le port du Havre
00:28:00se développe,
00:28:01le port de Faux
00:28:02se développe,
00:28:03le groupe CMA-CGM
00:28:04investit
00:28:05plus de 130 millions
00:28:07d'euros
00:28:08avec l'État
00:28:09aux Antilles,
00:28:11en Martinique
00:28:12et en Guadeloupe.
00:28:13Donc,
00:28:13les ports français
00:28:13se développent.
00:28:15Peut-être pas assez vite
00:28:16par rapport
00:28:17aux autres ports européens.
00:28:19Peut-être parce qu'il y a
00:28:20quelques années de cela,
00:28:21les ports français
00:28:21étaient souvent en grève
00:28:23et les clients
00:28:24ont hésité
00:28:25avant de revenir
00:28:26dans les ports français.
00:28:27Mais aujourd'hui,
00:28:28la situation
00:28:28est sous contrôle
00:28:30et j'espère
00:28:30qu'elle continuera
00:28:31à l'être.
00:28:33sur les pays émergents.
00:28:36L'objectif
00:28:37du groupe CMA-CGM,
00:28:38c'est de foncer
00:28:39dans ces pays
00:28:41qui se développent
00:28:41rapidement.
00:28:42Dans mon propos,
00:28:44Limnère,
00:28:45je vous ai parlé
00:28:46de l'Inde
00:28:46qui se développe
00:28:47extrêmement vite,
00:28:49du Vietnam
00:28:49qui se développe vite,
00:28:51du Maroc
00:28:51qui se développe.
00:28:53On a même la Syrie
00:28:54qui est en train
00:28:54de se réouvrir.
00:28:56Le groupe CMA-CGM
00:28:57est présent en Syrie
00:28:58de par ses origines.
00:28:59Nous avons sécurisé
00:29:01la concession
00:29:01du port de l'Attaqué
00:29:02et c'est des zones
00:29:03qui ne sont peut-être
00:29:05pas toujours
00:29:05très évidentes,
00:29:06mais l'attrait
00:29:08du groupe CMA-CGM,
00:29:09c'est d'avoir
00:29:09un réseau
00:29:11sur place
00:29:12suffisamment important
00:29:13qui nous permet
00:29:14de nous développer
00:29:15très rapidement.
00:29:16Donc,
00:29:17l'objectif
00:29:18dans ces pays émergents,
00:29:20c'est de ne pas
00:29:20se poser trop de questions,
00:29:22mais de foncer.
00:29:24Sur notre fonds Pulse,
00:29:26notre fonds Pulse,
00:29:27son objectif,
00:29:29c'est d'aider
00:29:30à la décarbonation
00:29:32du secteur
00:29:34du transport maritime
00:29:35et pour ce faire,
00:29:37nous avons souhaité
00:29:38mettre à disposition
00:29:39un montant important
00:29:41d'un milliard
00:29:42et demi d'euros.
00:29:43200 000
00:29:44d'euros ont été donnés
00:29:45à la BPI
00:29:46qui va financer
00:29:47également
00:29:47des activités
00:29:49liées
00:29:51à la décarbonation
00:29:52du secteur
00:29:53du transport maritime
00:29:54français.
00:29:54Et puis ensuite,
00:29:56toute la partie
00:29:56intelligence artificielle,
00:29:58l'intelligence artificielle
00:29:59joue et jouera
00:30:00un rôle majeur
00:30:01dans le secteur
00:30:02du transport maritime.
00:30:04Et donc,
00:30:04la tech est stratégique,
00:30:05il faut qu'on continue
00:30:06à garder.
00:30:07Merci,
00:30:08M. le Président.
00:30:09Pour le groupe
00:30:09de la France insoumise,
00:30:10M. Mathias Tavelle.
00:30:16Merci,
00:30:16Mme la Présidente,
00:30:17M. le PDG.
00:30:19Dans une tribune
00:30:20que vous avez publiée
00:30:21dans un journal
00:30:21qui vous appartient,
00:30:22la Provence,
00:30:23c'est pratique,
00:30:23vous appeler
00:30:24à la concorde nationale.
00:30:26Je me permets
00:30:26de vous citer,
00:30:27nous devons retrouver
00:30:28l'esprit collectif,
00:30:29celui qui a permis
00:30:30à notre pays
00:30:30de surmonter les épreuves.
00:30:33Alors,
00:30:33M. Saadé,
00:30:34croyez-le ou non,
00:30:35mais je suis d'accord
00:30:35avec vous.
00:30:36Mais la concorde nationale
00:30:38ne se décrète pas,
00:30:39elle se construit.
00:30:40Et elle suppose
00:30:41notamment des principes
00:30:42simples,
00:30:43la démocratie,
00:30:44la justice fiscale,
00:30:46la primauté
00:30:46de l'intérêt général
00:30:47écologique,
00:30:48le patriotisme.
00:30:50Qu'en est-il
00:30:50de la démocratie
00:30:51quand vous rachetez
00:30:52à tour de bras
00:30:53des médias français,
00:30:54la Provence,
00:30:55la Tribune,
00:30:55RMC,
00:30:56BFM,
00:30:57menant même
00:30:57à la démission
00:30:58de 5 membres
00:30:59sur 6 du comité
00:31:00d'éthique
00:31:00de cette rédaction
00:31:01au moment du rachat,
00:31:03aujourd'hui brut.
00:31:04La concentration des médias
00:31:06dans les mains
00:31:07de quelques milliardaires
00:31:08est-elle compatible
00:31:09avec une démocratie réelle ?
00:31:11Qu'en est-il
00:31:12de la justice fiscale
00:31:13quand grâce au dispositif
00:31:14de la taxe au tonnage
00:31:15sans aucun plafonnement,
00:31:17dont CMA,
00:31:18CGM est le principal bénéficiaire,
00:31:20vous avez échappé
00:31:21à 5 milliards d'euros
00:31:22d'impôts en 2023 ?
00:31:24Quand grâce au régime
00:31:26mère-fille,
00:31:27les 5 milliards de dividendes
00:31:28de votre holding familial
00:31:29ont été imposés seulement
00:31:31à hauteur de 1,25% en 2022,
00:31:35alors que dans le même temps,
00:31:36la Marine nationale
00:31:36ne compte évidemment
00:31:37pas ses dépenses
00:31:38ni ses missiles Aster
00:31:39pour défendre votre flotte
00:31:41et vos cargaisons.
00:31:43Vous dites vous-même
00:31:44que la contribution exceptionnelle
00:31:46que vous avez
00:31:47été obligée de verser en 2025
00:31:49reste exceptionnelle,
00:31:51mais M. Saadé,
00:31:52la concorde,
00:31:53ce n'est pas l'aumône
00:31:53et encore moins l'aumône exceptionnelle.
00:31:56Qu'en est-il du patriotisme ?
00:31:58Quand CMA, CGM
00:31:59possèdent seulement 30 navires,
00:32:01sous pavillons français,
00:32:02soit moins de 5%
00:32:05de votre flotte.
00:32:07Quand CMA, CGM
00:32:08commande l'essentiel
00:32:09de ses navires
00:32:10en Corée ou en Chine.
00:32:12Quand vous annoncez
00:32:12un investissement
00:32:13de 20 milliards de dollars
00:32:14sur 4 ans aux Etats-Unis,
00:32:174 milliards d'euros de plus
00:32:18que ce que vous avez investi
00:32:19en France ces dernières années
00:32:21et en plus quand on sait
00:32:23que l'investissement en France
00:32:24porte beaucoup sur les médias.
00:32:25Quand vous annoncez encore
00:32:26ce matin la suppression
00:32:28de l'escale du port de Saint-Nazaire
00:32:29sur la route vers les Antilles,
00:32:31Saint-Nazaire dont je suis le député.
00:32:33Qu'en est-il enfin de la primauté
00:32:35de l'intérêt général écologique
00:32:36quand il y a 10 jours encore
00:32:38le président américain
00:32:39annonçait vouloir faire couler
00:32:41l'accord international
00:32:42sur la décarbonation
00:32:43du transport maritime
00:32:44qui vise la neutralité carbone
00:32:46pour les navires marchands
00:32:47en 2050
00:32:48et que vous êtes vous-même
00:32:50allé le saluer dans son bureau
00:32:52sitôt élu ?
00:32:54Est-ce que vous allez dénoncer
00:32:56la volonté de M. Trump
00:32:57de se torpiller cet accord
00:32:59et est-ce que vous allez
00:33:00revoir vos investissements
00:33:02aux Etats-Unis
00:33:02s'il maintient cette position ?
00:33:05Merci, M. le Président.
00:33:09Tout un programme là.
00:33:11Vous m'avez posé
00:33:13beaucoup de questions.
00:33:14Je vais essayer
00:33:15dans le temps qui m'est imparti
00:33:18de vous répondre
00:33:19du mieux que je peux.
00:33:21D'accord.
00:33:22Donc je réponds à tout le monde
00:33:23dans ce cas-là.
00:33:24Je commence par la dernière question.
00:33:26Celle de ma visite
00:33:28à la Maison-Blanche.
00:33:30Le groupe CMA-CGEM
00:33:32investit aux Etats-Unis
00:33:33environ 3 à 4 milliards
00:33:36de dollars par an.
00:33:37Depuis de nombreuses années,
00:33:41nous sommes présents
00:33:42sur ce secteur-là
00:33:43qui est un des plus grands marchés.
00:33:4420 % du chiffre d'affaires
00:33:46de CMA-CGEM
00:33:47est réalisé aux Etats-Unis.
00:33:49Quand le Président des Etats-Unis
00:33:51demande à me rencontrer
00:33:52pour parler de mes développements
00:33:54aux Etats-Unis,
00:33:55moi je considère que c'est une chance
00:33:56pour CMA-CGEM et pour la France.
00:33:58Et donc j'ai été lui parler
00:33:59des investissements de CMA-CGEM
00:34:01aux Etats-Unis
00:34:02parce que j'investis aux Etats-Unis
00:34:04depuis toujours
00:34:05et je continuerai à le faire
00:34:06parce que c'est un marché important
00:34:08au même titre
00:34:09que j'investis en France
00:34:11et j'investis massivement.
00:34:12En France,
00:34:13on a investi
00:34:14plus de 14 milliards d'euros
00:34:16depuis ces dernières années.
00:34:17Donc on n'est pas,
00:34:18on reste en France.
00:34:19Mais les Etats-Unis
00:34:21comme la Chine,
00:34:22comme l'Inde
00:34:22sont des grands marchés.
00:34:23Et CMA-CGEM
00:34:24est un groupe de transport
00:34:25maritime international,
00:34:27global
00:34:28et je vais où sont mes marchés.
00:34:31Concernant l'escale de Saint-Nazaire
00:34:33sur le service
00:34:35qui n'escapitulera plus
00:34:37à Montoir.
00:34:38La difficulté
00:34:39que nous avons
00:34:40dans des services maritimes,
00:34:41c'est de garder des horaires.
00:34:43Et aujourd'hui,
00:34:44la déviation
00:34:45pour aller à Montoir
00:34:46est de 38 heures.
00:34:4838 heures dans une rotation,
00:34:51c'est compliqué à tenir.
00:34:52Nous sommes obligés
00:34:52de brûler davantage
00:34:54de carburant
00:34:54et avec tous les efforts
00:34:56que nous essayons de faire
00:34:57pour essayer de réduire
00:34:58notre empreinte carbone,
00:35:00nous avons décidé
00:35:02pour des raisons
00:35:02commerciales et opérationnelles
00:35:04de ne pas maintenir
00:35:05cette escale.
00:35:06Surtout qu'à partir
00:35:07de l'année prochaine,
00:35:08nous déployons des navires
00:35:09de beaucoup plus grande capacité
00:35:10qui auront peut-être même
00:35:11du mal à rentrer
00:35:12dans le port de Montoir.
00:35:15Concernant les navires français,
00:35:18c'est vrai que nous déployons
00:35:19une flotte de 650 bateaux
00:35:21et qu'il nous faut
00:35:23davantage de bateaux
00:35:24battant pavillons français.
00:35:26Nous en avons 30,
00:35:27nous avons une centaine
00:35:28qui arrivent.
00:35:29dans les 100 qui arrivent,
00:35:30on aura aussi des navires
00:35:32battant pavillons français,
00:35:33mais il nous faut
00:35:33de l'équipage.
00:35:34Si vous pouvez nous aider
00:35:35à former davantage
00:35:37de marins français
00:35:38pour qu'ils puissent
00:35:39venir travailler
00:35:41à bord de nos bateaux,
00:35:42on le fera.
00:35:43Je vous remercie
00:35:44et je crois qu'il restait
00:35:45deux ou trois points
00:35:46qui évidemment vous pourrez
00:35:47compléter à la fin
00:35:48parce que nous sommes tenus
00:35:50par le temps.
00:35:51Je vous remercie
00:35:51d'avoir tenu ce temps.
00:35:53Pour le groupe socialiste,
00:35:55Madame Marie-Noëlle-Baptistel.
00:35:57Merci.
00:35:57Merci Madame la Présidente.
00:36:00Monsieur le Président,
00:36:02vous êtes dirigeant
00:36:03d'un grand groupe français
00:36:04mais aussi comme un acteur majeur
00:36:07d'un secteur qui structure
00:36:08nos échanges mondiaux.
00:36:10Le fret mondial est aujourd'hui
00:36:11profondément bouleversé
00:36:13par les rivalités commerciales
00:36:15au niveau international
00:36:16entre grandes puissances.
00:36:17Cette nouvelle donne
00:36:18est aussi accentuée
00:36:19par la persistance,
00:36:21voire l'aggravation
00:36:22d'une situation géopolitique
00:36:24et militaire tendue
00:36:25en Asie du Sud-Est
00:36:27avec pour clé de voûte
00:36:28Taïwan.
00:36:29Une nouvelle logique
00:36:30s'impose alors.
00:36:32Les droits de droine
00:36:33imposés par les Etats-Unis
00:36:34relancent la donne.
00:36:36La route de la soie
00:36:36portée depuis de nombreuses années
00:36:38par la Chine
00:36:39ou encore le corridor
00:36:40Inde-Moyen-Orient-Europe
00:36:43auquel la France
00:36:44est partie prenante
00:36:45sont autant d'éléments
00:36:46à intégrer
00:36:46dans notre réflexion
00:36:48aujourd'hui.
00:36:48Dans ce contexte
00:36:50de recomposition
00:36:50des chaînes
00:36:51d'approvisionnement mondiales,
00:36:52quelle est la stratégie
00:36:53de CMA-CGM
00:36:55pour prendre toute sa place
00:36:56dans cette nouvelle
00:36:57architecture logistique ?
00:37:00Selon vous,
00:37:01quelle devrait être
00:37:02celle des 26
00:37:03compte tenu
00:37:04des enjeux
00:37:04de souveraineté
00:37:05et de protectionnisce
00:37:06évidents pour l'Europe
00:37:07et pour l'Union européenne
00:37:09face aux stratégies
00:37:11de dumping
00:37:11fragilisant notre flotte
00:37:12parfois même
00:37:13au sein de l'Union européenne ?
00:37:15On pense à l'Italie
00:37:16ou à la Grèce.
00:37:17Comment envisagez-vous
00:37:18l'avenir proche ?
00:37:20Sur la question
00:37:21plus de vertu
00:37:24de votre activité,
00:37:26comment comptez-vous
00:37:27engager
00:37:28la décarbonation
00:37:30de votre activité ?
00:37:31Il y a aujourd'hui
00:37:31des solutions
00:37:32qui vous sont proposées.
00:37:34Quel regard
00:37:35portez-vous
00:37:36là-dessus ?
00:37:38Et je voulais revenir
00:37:39sur la déclaration
00:37:40du PDG
00:37:41de Mistral
00:37:42hier soir.
00:37:44Est-ce que,
00:37:44comme lui,
00:37:45vous pensez
00:37:46qu'il y a un chemin
00:37:47pour réconcilier ?
00:37:48Justice fiscale,
00:37:49Innovation et compétitivité
00:37:51et quel serait
00:37:52votre chemin ?
00:37:54Je vous remercie.
00:37:56Monsieur le Président.
00:37:59Merci pour votre question.
00:38:00Comme j'ai dû le dire
00:38:02à plusieurs reprises,
00:38:04une des clés
00:38:04de la réussite
00:38:06des compagnies maritimes
00:38:08et des compagnies
00:38:09et des compagnies
00:38:09et des compagnies
00:38:09de logistique,
00:38:11c'est l'adaptabilité
00:38:12dans un monde
00:38:13qui bouge très vite
00:38:14où les flux
00:38:15ont énormément changé.
00:38:17Pour vous donner
00:38:18quelques exemples,
00:38:19le grand fournisseur
00:38:21de produits
00:38:21des États-Unis
00:38:23était la Chine.
00:38:25Aujourd'hui,
00:38:26les volumes
00:38:26au départ de Chine
00:38:27à destination
00:38:28des États-Unis
00:38:29ont baissé
00:38:30de plus de 10 %,
00:38:31ce qui a un impact
00:38:32important.
00:38:33et les pays
00:38:34qui se sont positionnés
00:38:35pour essayer
00:38:36de prendre
00:38:37la place de la Chine
00:38:38sont les pays
00:38:38d'Asie du Sud-Est,
00:38:39comme vous le disiez
00:38:40vous-même,
00:38:41le Vietnam,
00:38:41la Thaïlande,
00:38:42la Malaisie
00:38:43et l'Indonésie.
00:38:46Le groupe
00:38:47CMA-CGEM,
00:38:48ce qui fait sa force,
00:38:48c'est qu'on est un groupe
00:38:49de transports maritimes
00:38:50et logistiques.
00:38:52Donc,
00:38:52c'est deux activités
00:38:53qui sont complémentaires
00:38:54et qui nous permettent
00:38:55de pouvoir sécuriser
00:38:57des contrats
00:38:59avec des clients
00:39:00qui sont intéressés
00:39:01par la combinaison
00:39:02des deux,
00:39:02transports maritimes
00:39:03et logistiques.
00:39:05Sur les cjets
00:39:05de décarbonation,
00:39:07j'ai pris l'engagement
00:39:08d'être carbone zéro
00:39:10en 2050.
00:39:12Nous sommes aujourd'hui
00:39:12en 2025
00:39:13et si je suis honnête
00:39:14avec vous,
00:39:15je me demande
00:39:15comment on va faire
00:39:16pour y arriver,
00:39:17surtout quand les États-Unis
00:39:18décident de sortir
00:39:20des accords de Paris.
00:39:22Donc,
00:39:22il va falloir
00:39:22qu'à un moment donné,
00:39:23peut-être la France,
00:39:24peut-être l'Europe
00:39:25et le reste du monde
00:39:26décident de ce qu'il faut
00:39:28qu'on fasse
00:39:28pour pouvoir continuer
00:39:30à aller vers cet objectif
00:39:32d'être carbone zéro
00:39:332050.
00:39:34Et je pense
00:39:35qu'à un moment donné,
00:39:36il faut que les pouvoirs publics
00:39:38et les entreprises
00:39:38travaillent main dans la main
00:39:40parce qu'on ne peut pas,
00:39:41nous,
00:39:41entreprises de transport
00:39:43maritime,
00:39:44être les seules
00:39:45à trouver la solution.
00:39:46Donc,
00:39:47moi,
00:39:47je suis très ouvert
00:39:47à en discuter
00:39:48et la France a un rôle
00:39:50important à jouer.
00:39:52Je connais le président
00:39:53de Mistral
00:39:54et il a raison
00:39:55dans ce qu'il dit.
00:39:56Je pense qu'il faut
00:39:56laisser personne
00:39:57sur le chemin.
00:39:59Et tout ce qu'on peut
00:39:59essayer de faire
00:40:00pour avancer ensemble,
00:40:02travailler ensemble.
00:40:03Et je pense
00:40:04que le groupe
00:40:04CMA-CGEM
00:40:05fait de son mieux
00:40:06à ce niveau-là.
00:40:08La fondation d'entreprise
00:40:09CMA-CGEM
00:40:10vient en aide
00:40:11aux plus démunis
00:40:12à Marseille,
00:40:13en France
00:40:13et ailleurs dans le monde.
00:40:15Nous avons
00:40:15les formations
00:40:17que nous mettons
00:40:18à disposition
00:40:19de nos collaborateurs.
00:40:21Les formations
00:40:21se réalisent
00:40:22à Marseille
00:40:23et elles sont offertes
00:40:24à tous nos collaborateurs.
00:40:26Je vous remercie
00:40:28M. le Président
00:40:29pour le groupe
00:40:29de la droite républicaine.
00:40:31M. Jérôme Nury.
00:40:33Merci Mme la Présidente.
00:40:34M. le Président,
00:40:36quand on regarde
00:40:36l'évolution
00:40:36de votre groupe,
00:40:37soit on est fasciné,
00:40:39soit on a le tournis.
00:40:40Les achats,
00:40:41les fusions,
00:40:41les acquisitions
00:40:42se succèdent
00:40:43à vitesse grand V
00:40:43depuis 7-8 ans,
00:40:45donnant l'impression
00:40:45que rien ne vous résiste
00:40:47et que le chéquier
00:40:48peut être rapidement dégainé
00:40:49par des millions
00:40:50voire des milliards d'euros
00:40:51afin de faire grossir
00:40:52CMA-CGM.
00:40:53Je suis également effaré
00:40:55par les bénéfices
00:40:56dégagés par votre groupe
00:40:57lors des dernières années,
00:40:58plus de 48 milliards d'euros
00:41:00en 4 ans.
00:41:01Ces bénéfices,
00:41:02vous nous indiquez
00:41:03dans votre propos
00:41:04que vous souhaitez
00:41:04les utiliser
00:41:05avec une approche
00:41:05citoyenne,
00:41:06patriotique
00:41:07et quasi désintéressée.
00:41:09Sans remettre en cause
00:41:10votre sincérité,
00:41:11je suis désolé
00:41:11de ne pas vous voir
00:41:12en philanthrope
00:41:13car nous parler
00:41:14d'investissement
00:41:15derrière France
00:41:15par patriotisme économique,
00:41:17c'est oublier
00:41:17que cette société
00:41:18est en train de rebondir
00:41:20et devrait rapidement
00:41:21vous verser des dividendes.
00:41:22Nous parler
00:41:23de gestes humanitaires
00:41:24en assurant le transport
00:41:24des masques
00:41:25pendant le Covid,
00:41:26c'est oublié,
00:41:26je suppose,
00:41:27que cela n'a pas été
00:41:27fait gratuitement.
00:41:29Investir dans les médias
00:41:30pour assurer
00:41:31la vitalité démocratique
00:41:32et le pluralisme,
00:41:33n'est-ce pas surtout
00:41:34vouloir orienter
00:41:35et manipuler
00:41:35l'information donnée
00:41:36à nos concitoyens ?
00:41:38Pour toutes ces raisons,
00:41:39je pense que vous êtes
00:41:39un excellent businessman
00:41:40et ce n'est pas une honte.
00:41:43Mais vous n'êtes pas
00:41:43Mère Thérésa
00:41:44comme vous voulez
00:41:44nous le laisser croire.
00:41:45Donc pas de cynisme
00:41:46et pas d'hypocrisie.
00:41:48Pourquoi ?
00:41:49Parce que d'abord,
00:41:49malgré les bénéfices records,
00:41:53le salarié en France
00:41:53pour 155 000 dans le monde.
00:41:56On ne peut donc pas
00:41:56vraiment dire
00:41:57que vous êtes
00:41:57un pourvoyeur d'emplois
00:41:58important dans notre pays.
00:42:00Ensuite,
00:42:01dès que le groupe
00:42:01traverse une difficulté,
00:42:02c'est l'État français
00:42:03qui est obligé
00:42:04de venir à votre rescousse
00:42:05avec l'argent du contribuable
00:42:07comme en 2020.
00:42:09Vous bénéficiez
00:42:09d'un PG d'un milliard d'euros
00:42:10que vous avez remboursé.
00:42:12Et enfin,
00:42:13en parlant de contribuables,
00:42:15on ne peut pas dire
00:42:15que votre groupe
00:42:16est étouffé par l'impôt
00:42:17grâce à un système
00:42:18étonnamment généreux
00:42:19malgré vos bénéfices records
00:42:21basés sur une niche fiscale
00:42:22réservée aux armateurs
00:42:23qui permet une imposition
00:42:25au tonnage
00:42:26et au volume transporté
00:42:27et non au bénéfice.
00:42:29Entendons-nous bien
00:42:30que votre groupe
00:42:31gagne de l'argent,
00:42:32c'est normal et c'est positif.
00:42:33On ne peut que s'en réjouir
00:42:34et vous en féliciter
00:42:35et féliciter l'ensemble
00:42:36de vos équipes.
00:42:37Mais alors,
00:42:37nous nous interrogeons tous
00:42:38sur la juste contribution
00:42:40apportée à notre pays
00:42:42pour le redresser
00:42:42et le relever.
00:42:43On a le sentiment
00:42:44que CMA,
00:42:45CGM ne prend pas
00:42:46sa juste part.
00:42:48Pour toutes ces raisons,
00:42:49comment comptez-vous
00:42:49apporter votre pierre
00:42:51au redressement
00:42:52de notre pays
00:42:52au-delà de l'obol
00:42:54que vous consentez
00:42:55de 500 millions d'euros
00:42:56sur les 48 milliards d'euros
00:42:57de bénéfices ?
00:42:59Une remise en cause
00:42:59de la niche fiscale
00:43:00armateur
00:43:01serait-elle une catastrophe
00:43:02pour CMA,
00:43:03de la CGM ?
00:43:04Et la mise en place
00:43:05de la taxe du CMAN
00:43:06serait-elle de nature
00:43:07à vous faire fuir
00:43:08notre pays ?
00:43:10Merci, M. Nuri.
00:43:12M. le Président.
00:43:18Merci pour votre question.
00:43:19Je vais essayer
00:43:20d'y répondre
00:43:20de mon mieux.
00:43:22Je n'ai pas vocation
00:43:23à être maire Thérésa
00:43:24et je ne pense pas
00:43:26à l'être.
00:43:26Mais quand on fait
00:43:27des affaires,
00:43:28on essaie de les faire bien
00:43:29et l'objectif
00:43:31dans les affaires,
00:43:32c'est aussi
00:43:32de les développer.
00:43:34Le groupe CMA-CGM,
00:43:35dans toutes les opérations
00:43:36de croissance externe
00:43:38qu'elle a réalisées,
00:43:39a ramené en France
00:43:41et à Marseille
00:43:41le siège des sociétés
00:43:43qu'elle a achetées.
00:43:44CEVA Logistique,
00:43:45société de logistique
00:43:46basée en Suisse,
00:43:48dont le siège
00:43:48était en Suisse.
00:43:50Aujourd'hui,
00:43:50il est à Marseille.
00:43:52On a plus de 500 personnes
00:43:54à Marseille
00:43:55qui gèrent l'activité
00:43:57de CEVA
00:43:58alors que le siège
00:43:59était ailleurs.
00:44:01La holding familiale
00:44:02de ma famille
00:44:04était au Liban.
00:44:05Depuis deux ans,
00:44:06elle est en France.
00:44:08Donc au niveau patriotisme,
00:44:09je pense qu'on en fait pas mal.
00:44:11On peut certainement
00:44:11faire plus,
00:44:13mais on fait déjà pas mal.
00:44:14Chaque société
00:44:14qu'on a achetée
00:44:15et quand cela est possible,
00:44:17on a ramené le siège
00:44:18en France.
00:44:20Donc qu'on ne vienne pas
00:44:20me dire que je ne fais pas.
00:44:22On fait certainement,
00:44:23peut-être pas assez,
00:44:24mais on fait.
00:44:25On a plus de 20 000 collaborateurs
00:44:27en France
00:44:27et pas 6 000.
00:44:28Pour un groupe
00:44:29de 160 000 collaborateurs,
00:44:32avoir autant en France,
00:44:33si je regarde mes concurrents,
00:44:35il n'y en a pas beaucoup
00:44:35qui ont autant de personnel
00:44:36en France.
00:44:37Mais on le fait
00:44:38parce que j'aime mon pays
00:44:39et le groupe aime son pays.
00:44:40Et on continuera
00:44:41à le faire.
00:44:43Au niveau
00:44:43des France-KLM,
00:44:44vous avez raison,
00:44:45c'est une super société.
00:44:47C'est pour ça
00:44:47que j'ai investi dedans.
00:44:48Mais pour l'instant,
00:44:49j'ai touché zéro.
00:44:51Alors peut-être
00:44:51que ça viendra un jour
00:44:52et je vous appellerai
00:44:53le jour où ça arrive.
00:44:54Mais pour l'instant,
00:44:56on a mis beaucoup d'argent
00:44:57sur la table
00:44:57et je n'ai pas vu grand-chose.
00:45:00Mais je le fais
00:45:00parce qu'il y a un intérêt
00:45:01aussi commercial
00:45:02à travailler
00:45:03avec la France-KLM.
00:45:05On a essayé,
00:45:05ça n'a pas marché,
00:45:06on a arrêté,
00:45:07mais on est resté actionnaire.
00:45:10Pour la taxe Zuckman,
00:45:12je pense qu'en France,
00:45:13on est quand même
00:45:13les champions du monde
00:45:14des taxes.
00:45:15Donc si on veut
00:45:17encore taxer,
00:45:19on va moins investir,
00:45:21on va moins se développer
00:45:23et on aura des difficultés
00:45:25à continuer à avancer.
00:45:28Sur les médias,
00:45:30les médias
00:45:31sont un secteur
00:45:32très sinistré,
00:45:33en crise.
00:45:35Si des personnes
00:45:36comme le groupe
00:45:37CMA-CGM
00:45:38n'investissent pas
00:45:39dans les médias,
00:45:40que vont devenir
00:45:41nos médias ?
00:45:41Aujourd'hui,
00:45:42les médias,
00:45:43on les gère
00:45:43avec une ligne édite
00:45:45territoriale
00:45:45totalement indépendante.
00:45:47Oui, on investit,
00:45:49mais on investit
00:45:50de manière organisée
00:45:50et structurée.
00:45:52Le groupe CMA-CGM,
00:45:53c'est trois pôles,
00:45:54le transport maritime,
00:45:55la logistique
00:45:56et les médias.
00:45:57Et on essaie
00:45:57d'investir
00:45:58dans ces trois pôles.
00:46:01Merci,
00:46:01Monsieur le Président.
00:46:02Pour le groupe
00:46:03écologiste et social,
00:46:04Monsieur le Président.
00:46:04Merci.
00:46:05Très content de passer
00:46:06après Jérôme Nuri
00:46:07parce que finalement,
00:46:08il a dit beaucoup de choses
00:46:09que j'aurais voulu dire.
00:46:10Peut-être qu'une nouvelle majorité
00:46:11se construit là,
00:46:12je ne sais pas,
00:46:12c'est à regarder.
00:46:15Vous avez dit
00:46:16dans une tribune
00:46:17et ça a été rappelé
00:46:19que l'enjeu
00:46:20était de trouver
00:46:21une concorde nationale
00:46:22et vous avez redit
00:46:23aujourd'hui
00:46:23que les entreprises
00:46:24n'étaient pas des adversaires
00:46:25mais des partenaires
00:46:26de la nation.
00:46:26Moi, je peux vous rejoindre
00:46:28là-dessus.
00:46:28D'ailleurs,
00:46:28j'ai engagé un tour de France,
00:46:30j'étais à la rencontre
00:46:30des chefs d'entreprise.
00:46:31Je suis venu vous rencontrer,
00:46:32pas vous,
00:46:33mais vous n'étiez pas là,
00:46:34mais il y avait
00:46:34notamment votre sœur.
00:46:36Et vous avez aussi dit
00:46:37qu'à chacun,
00:46:38ça part de responsabilité.
00:46:39Vous avez même dit tout à l'heure
00:46:40d'ailleurs que peut-être
00:46:41que vous n'en faisiez pas assez.
00:46:42Je serais assez curieux
00:46:42de savoir ce que vous pensez
00:46:43que vous pourriez faire en plus.
00:46:45Ce serait une première question.
00:46:46Je crois justement
00:46:47que votre responsabilité,
00:46:48elle est grande.
00:46:48Elle est grande
00:46:48dans un moment
00:46:49de tension
00:46:51et de sentiment
00:46:52d'injustice fiscale
00:46:53et elle est grande aussi
00:46:54dans un moment
00:46:55de sentiment
00:46:56d'injustice écologique
00:46:57et j'y reviendrai.
00:46:58Les bénéfices de votre groupe,
00:46:59ça a été rappel
00:47:00par plusieurs orateurs,
00:47:01ont été exceptionnels
00:47:03et particulièrement
00:47:03pendant la crise du Covid.
00:47:04Vous avez vous-même
00:47:05d'ailleurs bénéficié
00:47:06d'un appui de l'État
00:47:06puisque vous avez touché
00:47:07à peu près un milliard
00:47:08de PGE.
00:47:09Vous avez touché
00:47:09d'autres aides
00:47:10qui ont permis
00:47:11à votre entreprise
00:47:12aussi dans ce moment-là
00:47:13d'engranger
00:47:13des résultats exceptionnels.
00:47:15Vous défendez
00:47:16becs et ongles
00:47:17la taxation spéciale
00:47:20au tonnage
00:47:21qui vous permet
00:47:21de dégager ces bénéfices
00:47:22et vous avez même dit
00:47:23lors d'une audition au Sénat
00:47:25qu'il était temps
00:47:25de passer à autre chose,
00:47:26que vous en aviez marre
00:47:27de vous expliquer là-dessus.
00:47:28Je vais vous dire
00:47:28dans ce moment-là
00:47:28que vous allez devoir encore
00:47:30je pense vous expliquer là-dessus
00:47:31et moi j'aimerais bien savoir
00:47:32ce que vous seriez prêt
00:47:33à infléchir
00:47:34parce que la seule rhétorique
00:47:35de la concurrence
00:47:36ne suffit pas
00:47:36à mon avis
00:47:37à justifier ce décalage.
00:47:40Vous dites aussi
00:47:40que votre entreprise
00:47:42se diversifie
00:47:43et c'est vrai
00:47:43très largement
00:47:44et même de manière
00:47:45fulgurante.
00:47:46Non seulement dans la logistique
00:47:47de la fabrication
00:47:49jusqu'à la livraison
00:47:50vous avez
00:47:50vous engagez
00:47:51dans tous les domaines
00:47:52mais aussi dans les médias
00:47:53et moi une des questions
00:47:54que j'ai envie de vous poser
00:47:55est-ce que Brut pourra demain
00:47:56titrer comme ils l'ont fait
00:47:57en 2019
00:47:58voilà l'impact du transport maritime
00:48:00sur l'environnement.
00:48:01Des résultats exceptionnels
00:48:02qui vous ont amené
00:48:03à investir 20 milliards d'euros
00:48:05aux Etats-Unis
00:48:05ça a été rappelé
00:48:06je ne vais pas m'étendre là-dessus
00:48:07mais j'aimerais savoir
00:48:08parce que vous l'avez dit aussi
00:48:09dans votre tribune
00:48:09il faut jouer collectif
00:48:10et de quelle manière
00:48:11vous envisagez de jouer
00:48:12plus collectif
00:48:13d'un point de vue fiscal.
00:48:15Du point de vue
00:48:15de la justice écologique
00:48:17vous savez que
00:48:19le secteur que vous représentez
00:48:21pèse très lourd
00:48:22il pèse très lourd
00:48:22et que si on devait le classer
00:48:24s'il était un pays
00:48:25il serait dans les 10 pays
00:48:26les plus émetteurs
00:48:27à l'échelle internationale.
00:48:28Vous savez aussi
00:48:28qu'il produit des morts
00:48:29puisque vos bateaux
00:48:31émettent des particules fines
00:48:33et qu'on chiffre
00:48:34à 50 à 60 000 morts.
00:48:36Vous savez aussi
00:48:36que le GNL
00:48:37n'est pas la solution
00:48:38et d'ailleurs ça représente
00:48:39à peine 10% je crois
00:48:40c'est dans votre rapport
00:48:41que j'ai trouvé ça
00:48:42de votre flotte.
00:48:43Ce n'est pas une révolution
00:48:44le reste continue
00:48:45d'être avec des carburants fossiles
00:48:49et je rappelle que le GNL
00:48:50est un carburant fossile
00:48:51il est moins polluant
00:48:52mais ce n'est absolument pas satisfaisant.
00:48:53Et là nous léguons
00:48:54une dette écologique
00:48:55absolument colossale
00:48:57et là dessus
00:48:57on entend quand même
00:48:58assez peu de commentaires
00:48:59sur cette dette.
00:49:00Et pour terminer
00:49:00je voudrais vous savoir
00:49:01si vous considérez
00:49:02que vous assumez
00:49:03votre responsabilité
00:49:03c'est ce qu'on a entendu
00:49:04depuis ce matin
00:49:05alors qui doit assumer
00:49:06la sienne ?
00:49:06J'aimerais bien le savoir.
00:49:08Merci Monsieur Fournier.
00:49:09Monsieur le Président.
00:49:14Pour aller droit au but
00:49:15le PGE
00:49:16on l'a demandé
00:49:18en juin 2020
00:49:19on a encaissé
00:49:20un milliard
00:49:21on l'a remboursé
00:49:22en décembre 2020.
00:49:24Au début du Covid
00:49:25on ne savait pas
00:49:25ce qui allait se passer.
00:49:27L'État a répondu présent
00:49:28on a remboursé
00:49:29six mois après.
00:49:33Concernant
00:49:33l'écologie
00:49:35le transport maritime
00:49:37n'est pas
00:49:37une industrie polluante.
00:49:40Il y a d'autres industries
00:49:41qui polluent
00:49:42beaucoup plus que la nôtre.
00:49:43Dire que le GNL
00:49:45ce n'est pas bien
00:49:45ce n'est peut-être pas assez
00:49:47je suis tout à fait d'accord
00:49:49avec vous
00:49:49mais pour l'instant
00:49:50on n'a pas trouvé
00:49:51grand chose d'autre.
00:49:52Donc si vous avez des idées
00:49:53je serais ravi
00:49:54d'en parler avec vous
00:49:55mais aujourd'hui
00:49:56le GNL nous permet
00:49:57de réduire nos émissions
00:49:58de CO2 de 20%.
00:50:00Si on veut aller
00:50:01vers d'autres énergies
00:50:02comme le métallol
00:50:03l'hydrogène
00:50:04voire même le nucléaire
00:50:05aujourd'hui
00:50:06le produit
00:50:07n'est pas disponible
00:50:08et il coûte une fortune.
00:50:10Donc on fait avec ce qu'on a
00:50:11et c'est déjà pas mal.
00:50:12Donc certainement
00:50:13qu'il faut qu'on fasse davantage
00:50:14sur l'écologie
00:50:15et vous avez raison
00:50:16de m'alerter là-dessus
00:50:17mais on est un peu freiné
00:50:19on n'a pas beaucoup
00:50:20de marge de manœuvre
00:50:21et c'est des investissements
00:50:22colossaux qu'on fait.
00:50:23On a investi
00:50:2418 milliards
00:50:25dans la décarbonation
00:50:26de notre flotte.
00:50:28Alors peut-être
00:50:28que 100 navires
00:50:29sur 650
00:50:30c'est pas beaucoup
00:50:30mais ça pèse
00:50:3118 milliards de dollars.
00:50:33Et quand vous dites
00:50:34vous diversifiez
00:50:35énormément
00:50:36c'est vrai
00:50:37on paye très peu
00:50:38de dividendes
00:50:39et on veut
00:50:40réinvestir
00:50:41et réinjecter
00:50:42nos résultats
00:50:43dans l'activité
00:50:45principale du groupe
00:50:46qui est le transport maritime
00:50:46qui est la logistique
00:50:48et de manière
00:50:49beaucoup plus marginale
00:50:50dans les médias.
00:50:56Sur quoi faire de plus
00:50:59on est évidemment
00:51:01à l'écoute
00:51:02mais je suis une entreprise
00:51:04c'est un massigème
00:51:04mais une entreprise
00:51:05qui a une concurrence
00:51:06très féroce
00:51:07à l'international
00:51:08et même si je comprends
00:51:10que ce n'est pas votre sujet
00:51:11c'est le mien.
00:51:12Et si je veux garder
00:51:14une entreprise
00:51:14qui est profitable
00:51:15qui gagne de l'argent
00:51:16qui investit en France
00:51:17qui se développe
00:51:18et qui grandit
00:51:19il faut qu'on soit
00:51:20logé à la même enseigne
00:51:22que nos concurrents
00:51:23et il est difficile
00:51:23que CMA-CGEM
00:51:25ait un traitement
00:51:25différent
00:51:26de mes concurrents étrangers.
00:51:28Si la concurrence
00:51:29ou cette taxe
00:51:30ou ce régime
00:51:31de taxe au tonnage
00:51:32avait à être modifié
00:51:33dans ce cas-là
00:51:34j'appliquerai
00:51:35les nouvelles règles
00:51:36mais aujourd'hui
00:51:36CMA-CGEM
00:51:38pour garder sa souveraineté
00:51:39ne peut pas être
00:51:39traitée différemment.
00:51:40Merci M. le Président.
00:51:43Pour le groupe Démocrate
00:51:44M. Pascal Lecan
00:51:45Merci Mme la Présidente
00:51:48M. le Président
00:51:49Rodolphe Sade
00:51:50chers collègues
00:51:51Le groupe Démocrate
00:51:53en ce qui nous concerne
00:51:54on saluera toujours
00:51:55et on soutiendra toujours
00:51:56résolument
00:51:57la capacité
00:51:57des fleurons français
00:51:58à rayonner à l'international
00:51:59sur laquelle
00:52:00vous avez parlé tout à l'heure
00:52:02de réussite
00:52:02entrepreneuriale française
00:52:04et votre entreprise
00:52:06en est un exemple
00:52:07emblématique
00:52:07profondément ancré
00:52:08à Marseille
00:52:09vous l'avez rappelé
00:52:09dans notre économie nationale
00:52:11et bien sûr
00:52:12dans l'économie mondiale
00:52:13comme leader
00:52:14du transport maritime
00:52:15le parcours
00:52:17de CMA-CGM
00:52:17est toutefois impressionnant
00:52:19il y a
00:52:20une quinzaine d'années
00:52:21l'entreprise
00:52:22était au bord
00:52:22de la faillite
00:52:23vous l'avez rappelé
00:52:25et a pu être sauvée
00:52:26notamment
00:52:27grâce au soutien
00:52:29et je tiens à le rappeler
00:52:30de la BPI
00:52:31qui à l'époque
00:52:32a pris une partie
00:52:32de votre capital
00:52:33puis la période
00:52:35post-Covid
00:52:36a été marquée
00:52:36par des bénéfices
00:52:37exceptionnels
00:52:38vous avez pris le Péjam
00:52:39vous ne saviez pas
00:52:40que ça profiterait
00:52:42autant à ce secteur
00:52:43d'activité
00:52:43sans doute
00:52:44et donc vous avez
00:52:45remboursé rapidement
00:52:46j'ai deux petites questions
00:52:48puis une question subsidiaire
00:52:49qui est venue
00:52:50après ce que vous nous avez dit
00:52:52alors que le pays
00:52:53doit faire face
00:52:53à une dette publique
00:52:55très élevée
00:52:56pensez-vous légitime
00:52:57que des entreprises
00:52:58qui ont bénéficié
00:52:59d'un soutien public
00:53:00décisif par le passé
00:53:01au moment
00:53:02de la faillite
00:53:04et plus récemment
00:53:05par le secteur d'activité
00:53:06qui finalement
00:53:07a profité
00:53:08d'une certaine manière
00:53:09de l'activité
00:53:10qui s'est créée
00:53:10par le Covid
00:53:11que ces entreprises
00:53:13participent directement
00:53:14ou indirectement
00:53:15à l'effort collectif
00:53:16de redressement
00:53:17des finances publiques
00:53:18vous avez parlé
00:53:19des 500 millions
00:53:19qui représentent
00:53:203% finalement
00:53:21des contributions
00:53:22exceptionnelles
00:53:23mais vous avez dit
00:53:23il faut que ça reste
00:53:24exceptionnel
00:53:25est-ce qu'il n'est pas
00:53:26essentiel
00:53:26que ces entreprises
00:53:27puissent aider
00:53:29à garantir notre souveraineté
00:53:30et à préparer l'avenir
00:53:31en participant
00:53:32à cet effort
00:53:33de solidarité
00:53:34par ailleurs
00:53:35vos récents investissements
00:53:36sont orientés
00:53:37vers les secteurs
00:53:38des médias
00:53:38ça a été rappelé
00:53:39BFM, RSC, La Tribune
00:53:40moins de 5%
00:53:42vous dites
00:53:42de vos investissements
00:53:43brut
00:53:44plus récemment
00:53:45alors que votre cœur
00:53:46de métier
00:53:47se situe toutefois
00:53:47dans le transport
00:53:48et la logistique
00:53:48ça a été rappelé
00:53:49numéro 3
00:53:49numéro 4
00:53:50votre actionnaire turc
00:53:52Robert Yüksel Yerim
00:53:54que j'ai rencontré
00:53:55plusieurs fois
00:53:55quand je travaillais
00:53:56à Istanbul
00:53:56qui détient 24%
00:53:58aujourd'hui
00:53:58de CMA, CGM
00:53:59a ainsi par exemple
00:54:01lui choisi
00:54:01mais c'est historique
00:54:02d'investir
00:54:03dans les infrastructures
00:54:04portuaires
00:54:04puisqu'ils possèdent
00:54:05je crois
00:54:05des participations
00:54:06dans une vingtaine
00:54:07de ports dans le monde
00:54:08pouvez-vous nous expliquer
00:54:10la vision stratégique
00:54:11qui sous-tend ces choix
00:54:12je parle de ce rôle
00:54:13des médias
00:54:13en quoi ces acquisitions
00:54:14dans les médias
00:54:15s'inscrivent
00:54:16dans le projet global
00:54:17que vous portez
00:54:17pour CMA, CGM
00:54:19sur le moyen
00:54:20et le long terme
00:54:20enfin une question
00:54:21subsidiaire
00:54:22par rapport
00:54:22à vos chiffres
00:54:24j'ai appris
00:54:25dans la discussion
00:54:27là
00:54:2730 bateaux
00:54:28bas de pavillon français
00:54:29si vous pouviez
00:54:30si vous avez le personnel
00:54:31dans les 150 nouveaux
00:54:32peut-être que vous en mettriez
00:54:3450 ou 60
00:54:35aujourd'hui
00:54:36quel est le pavillon
00:54:36qui est le plus utilisé
00:54:37par CMA, CGM
00:54:38merci
00:54:39je vous remercie
00:54:40merci monsieur le camp
00:54:41monsieur le président
00:54:42merci pour vos questions
00:54:44je commence par la BPI
00:54:45la BPI a investi
00:54:48150 millions d'euros
00:54:49au capital
00:54:51de CMA, CGM
00:54:52ils ont récupéré
00:54:53déjà
00:54:54500 millions d'euros
00:54:56ils ont investi
00:54:57150
00:54:57ils ont récupéré
00:54:58500
00:54:59sympa l'investissement
00:55:00donc il y a pire
00:55:02concernant
00:55:04les médias
00:55:07il est très content
00:55:08monsieur Diffour
00:55:08concernant les médias
00:55:10les médias
00:55:12c'est un secteur
00:55:14qui est sinistré
00:55:14et l'objectif
00:55:16c'est
00:55:17en tant qu'entrepreneur
00:55:18je me suis intéressé
00:55:19à ce secteur là
00:55:20parce que je pense
00:55:21qu'un groupe
00:55:22comme le nôtre
00:55:22qui souhaite veiller
00:55:23à ce que la pluralité
00:55:26la nuance
00:55:28des médias
00:55:29en France
00:55:30perdure
00:55:30j'ai souhaité jouer
00:55:32ou participer
00:55:34à cet effort là
00:55:35c'est des groupes
00:55:37qui aujourd'hui
00:55:37sont en développement
00:55:38le groupe
00:55:39CMA, CGM
00:55:39les aide
00:55:40à se développer
00:55:41à grandir
00:55:42et à partir de là
00:55:43je pense que ce secteur
00:55:45des médias
00:55:45pourra continuer
00:55:46à se développer
00:55:47je suis assez confiant
00:55:48et on a une très bonne équipe
00:55:49qui pilote
00:55:50ce pôle média
00:55:51sur les navires
00:55:53battants pavillons français
00:55:54vous vous demandez
00:55:55pourquoi 3
00:55:5630 pardon
00:55:57sur 650
00:55:58aujourd'hui
00:55:59équiper
00:56:00un navire
00:56:02avec des marins français
00:56:03ou des officiers français
00:56:04coûte le double
00:56:05d'équiper
00:56:07avec des marins
00:56:08internationaux
00:56:09ou des officiers
00:56:12internationaux
00:56:14donc il y a
00:56:14un sujet de coût
00:56:15c'est pour ça
00:56:16qu'on n'en fait pas plus
00:56:17et c'est déjà 30
00:56:18c'est déjà énorme
00:56:19mais j'encourage
00:56:21et on va le faire
00:56:22on va faire davantage
00:56:23de navires
00:56:24qui seront équipés
00:56:25avec des navigants français
00:56:27mais il y a aussi
00:56:28un sujet de coût
00:56:29le premier pavillon
00:56:33on a
00:56:34on a toutes sortes
00:56:35de pavillons
00:56:36on a des pavillons
00:56:37maltais
00:56:38on a des pavillons
00:56:39allemands
00:56:40on a des pavillons
00:56:41toutes sortes
00:56:42de nationalités
00:56:43il n'y a pas
00:56:43de spécificité
00:56:44mais la difficulté
00:56:45qu'on a
00:56:46pourquoi on n'a pas
00:56:47davantage
00:56:47de navires
00:56:48battant pavillons français
00:56:50c'est aussi un sujet
00:56:51et c'est surtout
00:56:51un sujet de coût
00:56:52merci monsieur le président
00:56:55pour le groupe
00:56:56horizon
00:56:57monsieur
00:56:58thomas
00:56:58merci madame la présidente
00:57:01monsieur le président
00:57:03directeur général
00:57:04je tenais d'abord
00:57:05à vous remercier
00:57:05pour votre présence
00:57:06aujourd'hui devant
00:57:07notre commission
00:57:08votre groupe
00:57:09acteur mondial
00:57:10du transport maritime
00:57:11et de la logistique mondiale
00:57:12est un fleuron français
00:57:13une entreprise familiale
00:57:15devenu un géant mondial
00:57:17dont nous sommes fiers
00:57:18en tout cas
00:57:18chez Horizon et Indépendant
00:57:19vous jouez un rôle déterminant
00:57:21tant pour notre économie nationale
00:57:24que pour le développement
00:57:25de nos territoires
00:57:26pardon
00:57:26votre action engage
00:57:28notre souveraineté
00:57:30notre économie
00:57:31et notre environnement
00:57:32chez Horizon et Indépendant
00:57:35nous défendons
00:57:35la stabilité sociale
00:57:37et fiscale
00:57:37pour nos entreprises
00:57:38afin qu'elles puissent
00:57:39se développer
00:57:40j'ai porté
00:57:40pour le groupe
00:57:41le combat
00:57:42pour ne pas baisser
00:57:43le seuil de franchise
00:57:44de TVA
00:57:44pour les auto-entrepreneurs
00:57:46ce qui vaut
00:57:47pour nos indépendants
00:57:48est également valable
00:57:48pour nos PME
00:57:49et nos ETI
00:57:50on ne change pas
00:57:51les règles du jeu
00:57:52à la mi-temps du match
00:57:54les entreprises
00:57:55ont besoin de visibilité
00:57:56pour investir
00:57:57employer
00:57:57et grandir
00:57:58c'est dans ce sens
00:58:00que je voudrais
00:58:00m'exprimer
00:58:01sur un sujet
00:58:02qui a été évoqué
00:58:03par certains de mes collègues
00:58:04à savoir la suppression
00:58:05de la taxe au tonnage
00:58:0722 pays
00:58:07de l'Union Européenne
00:58:09sur 26
00:58:09y sont soumis
00:58:10ainsi que 86%
00:58:13de la flotte mondiale
00:58:13donc ce n'est pas
00:58:15une niche fiscale
00:58:15100% française
00:58:16mais bien un standard
00:58:17international
00:58:18de taxation
00:58:19du transport maritime
00:58:20le maintien
00:58:21de ce régime fiscal
00:58:22me semble indispensable
00:58:23nous semble indispensable
00:58:25chez Horizon Indépendant
00:58:26quand l'industrie maritime
00:58:27revêt une importance
00:58:28stratégique majeure
00:58:30à la fois sur le plan
00:58:31économique
00:58:32et géopolitique
00:58:33pour notre pays
00:58:34changer cette règle
00:58:35mettrait évidemment
00:58:36en péril
00:58:36notre industrie maritime
00:58:38face à la concurrence
00:58:39internationale
00:58:40je voulais vous interroger
00:58:42sur d'autres points
00:58:44vous avez investi
00:58:45plusieurs milliards
00:58:46d'euros
00:58:46aux Etats-Unis
00:58:47mais avez-vous
00:58:48des projets
00:58:49d'investissement
00:58:49en France
00:58:50que représente la France
00:58:51pour le groupe
00:58:52CMA-CGM
00:58:53votre principal concurrent
00:58:55le Suisse MSC
00:58:57a récemment fait
00:58:58ce que certains
00:58:59ont appelé
00:58:59le deal du siècle
00:59:00dans le domaine portuaire
00:59:01le rachat
00:59:02en une fois
00:59:03de 43 terminaux portuaires
00:59:05à travers le monde
00:59:06dont ceux du canal
00:59:08du Panama
00:59:09et certains terminaux
00:59:11en Europe
00:59:12cette opération
00:59:12se fait notamment
00:59:13avec le fonds de pension
00:59:14américain BlackRock
00:59:15doit-on craindre
00:59:16pour la souveraineté
00:59:18des ports européens
00:59:19vous étiez vous positionné
00:59:21sur ce rachat
00:59:21je vous remercie
00:59:22merci monsieur Lame
00:59:25monsieur le président
00:59:26merci pour vos
00:59:29vos questions
00:59:30concernant
00:59:32les terminaux
00:59:34les 43 terminaux
00:59:35nous nous sommes positionnés
00:59:36sur deux des 43
00:59:38au départ
00:59:39le vendeur souhaitait céder
00:59:41les deux terminaux
00:59:42du Panama
00:59:42nous nous sommes positionnés
00:59:44sur les deux terminaux
00:59:45du Panama
00:59:46et au cours
00:59:48d'un week-end
00:59:49ils ont changé d'avis
00:59:50et décidé
00:59:51de mettre
00:59:51les 43 à la vente
00:59:52pour l'instant
00:59:54ce qu'on comprend
00:59:55c'est que le deal
00:59:55est loin d'être fait
00:59:56c'est un deal
00:59:58où la géopolitique
00:59:59est omniprésente
01:00:00où la Chine
01:00:01n'accepte pas
01:00:03que ces 43 terminaux
01:00:04soient vendus
01:00:05à un fonds américain
01:00:06et demandent
01:00:08maintenant
01:00:08à ce qu'il y ait
01:00:09une entreprise chinoise
01:00:10qui soit aussi
01:00:11dans le tour de table
01:00:12donc le sujet
01:00:14est loin d'être réglé
01:00:15au niveau de l'actionnariat
01:00:17et puis deuxièmement
01:00:18comme vous le dites
01:00:19pour les compagnies maritimes
01:00:21et de manière générale
01:00:22pour les pays
01:00:22avoir une société
01:00:24qui détient
01:00:25autant de terminaux
01:00:26ça fait froid dans le dos
01:00:28et donc je pense
01:00:29qu'à un moment donné
01:00:30les autorités de concurrence
01:00:31devraient regarder
01:00:32quels sont les impacts
01:00:34d'être en situation
01:00:35de monopole
01:00:36dans certains de ces ports
01:00:37mais ce n'est pas à moi
01:00:38de faire ce travail là
01:00:39sur la France
01:00:44vous avez raison
01:00:45sur la France
01:00:46on a investi
01:00:4714 milliards
01:00:47de dollars
01:00:49en France
01:00:50dont 9 milliards et demi
01:00:52dans des acquisitions
01:00:53stratégiques
01:00:54nous investissons
01:00:56dans l'aérien
01:00:57nous avons acheté
01:00:58des Airbus
01:00:59à 350
01:01:00qui seront opérés
01:01:02à partir de 2027
01:01:03donc nous investissons
01:01:04massivement
01:01:05en France
01:01:06dans des entrepôts
01:01:08dans une flotte
01:01:09d'avions cargo
01:01:10nous sommes très présents
01:01:11en France
01:01:12Merci Monsieur le Président
01:01:18pour le groupe
01:01:20GDR
01:01:20Monsieur Julien Bruggerolle
01:01:22Merci
01:01:22Merci Madame la Présidente
01:01:25Monsieur le Président
01:01:26Saadé
01:01:26je voudrais revenir
01:01:27sur deux points
01:01:28le premier bien sûr
01:01:30c'est le bénéfice
01:01:32par votre groupe
01:01:33du régime
01:01:34de la taxe au tonnage
01:01:35qui représente
01:01:36un avantage fiscal
01:01:37considérable
01:01:38vous avez été auditionné
01:01:39notamment par mon collègue
01:01:41Fabien Guay
01:01:42au Sénat
01:01:42dans le cadre
01:01:43de la commission d'enquête
01:01:45sur les aides publiques
01:01:45aux entreprises
01:01:46vous êtes revenu
01:01:48largement
01:01:49sur les raisons
01:01:50pour lesquelles
01:01:50cette taxe au tonnage
01:01:52serait indispensable
01:01:53j'aimerais que
01:01:54dans cette commission
01:01:55des affaires économiques
01:01:56vous puissiez à nouveau
01:01:57nous préciser
01:01:58le montant réel
01:01:59d'allègements fiscaux
01:02:00dont bénéficie
01:02:01votre groupe
01:02:02chaque année
01:02:02au titre
01:02:03de cette taxe au tonnage
01:02:05vous comprendrez
01:02:06qu'à l'heure
01:02:06ça a été dit tout à l'heure
01:02:08par mes collègues
01:02:08à l'heure où la pression
01:02:09budgétaire
01:02:10est extrêmement importante
01:02:13le contribuable français
01:02:14s'interroge
01:02:15sur l'intérêt
01:02:16de continuer
01:02:17à financer ce dispositif
01:02:18alors que votre entreprise
01:02:20réalise des bénéfices
01:02:21exceptionnel
01:02:22j'ai noté
01:02:245,71 milliards
01:02:26de dollars
01:02:26en 2024
01:02:27je ne reviendrai pas
01:02:28sur les années précédentes
01:02:29et notamment
01:02:30sur l'explosion
01:02:31des records
01:02:31en 2022
01:02:33donc je voulais avoir
01:02:34votre position
01:02:34sur l'intérêt
01:02:37pour le contribuable
01:02:38de maintenir
01:02:39cette taxe au tonnage
01:02:40vous avez parlé tout à l'heure
01:02:41d'un effort exceptionnel
01:02:42de 500 millions d'euros
01:02:43au titre de la contribution
01:02:44exceptionnelle
01:02:45de votre groupe
01:02:46sur le budget 2025
01:02:47moi je dirais
01:02:48que le contribuable français
01:02:49réalise un effort exceptionnel
01:02:51en direction de votre groupe
01:02:52à travers ce dispositif
01:02:54de niche fiscale
01:02:55le deuxième point
01:02:56ça a été abordé tout à l'heure
01:02:58par plusieurs collègues
01:02:58mais je voudrais
01:02:59revenir dessus
01:03:00c'est la question
01:03:01de votre acquisition
01:03:02de brut média
01:03:04qui soulève quand même
01:03:05beaucoup de questions
01:03:06sur les liens
01:03:07entre un grand acteur
01:03:08du transport maritime
01:03:09que vous êtes
01:03:09et un média d'information
01:03:11qui précisément
01:03:12traite le plus souvent
01:03:14très souvent
01:03:14des questions environnementales
01:03:16et de commerce international
01:03:17ma question est simple
01:03:19comment éviter
01:03:20tout conflit d'intérêts
01:03:21quand ces sujets
01:03:21touchent directement
01:03:23à votre activité
01:03:24je vous remercie
01:03:25Monsieur le député
01:03:26donc les chiffres
01:03:26qu'on a effectivement donnés
01:03:28à la commission d'enquête
01:03:29du Sénat
01:03:30était que le bénéfice
01:03:31qui tient au fait
01:03:32que nous n'acquittons pas
01:03:33l'impôt sur les sociétés
01:03:34sur une partie
01:03:35du chiffre d'affaires
01:03:36du shipping
01:03:37mais nous acquittons
01:03:37la taxe au tonnage
01:03:38quand vous regardez
01:03:40le résultat du groupe
01:03:41en 2023
01:03:42le bénéfice
01:03:43pour le groupe
01:03:44a été de 583 millions
01:03:46et quand vous regardez
01:03:48le résultat de 2024
01:03:49qui a été significativement
01:03:50plus important
01:03:51c'était 1 milliard 4
01:03:53donc ça ce sont
01:03:54les toutes dernières années
01:03:55ont été effectivement
01:03:56des années
01:03:57où les résultats
01:03:58de l'entreprise
01:03:59ont été très importants
01:04:00si vous regardez
01:04:00sur une période
01:04:01de temps plus longue
01:04:02en moyenne
01:04:03sur 20 ans
01:04:04c'est moins de 100 millions
01:04:05par an
01:04:06ce bénéfice
01:04:07si vous regardez
01:04:08de 2010 à 2020
01:04:09sur 10 ans
01:04:10c'était moins de 50 millions
01:04:12par an
01:04:12donc on a une vue
01:04:13qui est impressionnée
01:04:16je dirais
01:04:16par les toutes dernières années
01:04:17mais qui dans l'histoire
01:04:18des résultats du groupe
01:04:19ont été 4 années
01:04:21totalement exceptionnelles
01:04:22je vous remercie
01:04:24monsieur le président
01:04:25vous souhaitez
01:04:26reprendre la parole
01:04:28oui peut-être
01:04:28pour dire deux mots
01:04:29comme le disait
01:04:30Ramon Fernandez
01:04:31la taxe au tonnage
01:04:33ne s'applique
01:04:34qu'au domaine
01:04:35du transport maritime
01:04:36le groupe
01:04:37CMACGM
01:04:3760% de son chiffre
01:04:40d'affaires
01:04:40c'est du transport maritime
01:04:41le reste
01:04:42c'est de la logistique
01:04:43c'est des terminaux
01:04:44c'est des médias
01:04:45qui sont soumis
01:04:46à l'impôt sur les sociétés
01:04:48donc il y a uniquement
01:04:49une partie
01:04:50certes importante
01:04:51puisqu'il s'agit de 60%
01:04:52mais pas la totalité
01:04:53du résultat
01:04:55du groupe CMACGM
01:04:56est soumis
01:04:57à la taxe au tonnage
01:04:58mais uniquement
01:04:58le transport maritime
01:05:00il me semble
01:05:01qu'il y avait une question
01:05:02sur le média brut
01:05:03absolument
01:05:05je trouve que
01:05:07le groupe CMACGM
01:05:09travaille avec brut
01:05:10depuis de nombreuses années
01:05:11et nous sommes impressionnés
01:05:13par ce qu'ils font
01:05:13et nous souhaitons
01:05:15leur donner les moyens
01:05:16de continuer à se développer
01:05:18de manière indépendante
01:05:19il faut qu'ils continuent
01:05:21à travailler
01:05:21avec d'autres groupes
01:05:22et ils auront
01:05:23une indépendance éditoriale
01:05:24c'est ce qu'on essaie
01:05:25de faire dans tous nos médias
01:05:26et vous pouvez voir
01:05:27dans la tribune dimanche
01:05:29la Provence
01:05:29Corse Matin
01:05:31et autres
01:05:31la rédaction
01:05:32est indépendante
01:05:33et donc je souhaite vivement
01:05:35que brut
01:05:35continue à se développer
01:05:37bénéficiant
01:05:38du support
01:05:40pour son développement
01:05:41du groupe
01:05:42et pour le reste
01:05:43c'est à eux
01:05:43de faire en sorte
01:05:44de se développer
01:05:45indépendamment de nous
01:05:46Merci
01:05:49alors nous passons maintenant
01:05:50aux interventions
01:05:52de chaque collègue
01:05:5410 collègues
01:05:55se sont inscrits
01:05:55pour intervenir
01:05:56donc une minute maximum
01:05:57et
01:05:58une minute
01:05:59oui
01:05:59c'est vrai que nous nous sommes
01:06:01fixés en bureau
01:06:02de la commission
01:06:03et vous n'avez qu'une minute
01:06:04maximum pour répondre
01:06:05mais bien sûr
01:06:07vous pourrez compléter
01:06:08comme vous le souhaitez
01:06:09à la fin
01:06:10de cette série
01:06:11de questions
01:06:12nous commençons tout de suite
01:06:13par ma collègue
01:06:14madame Olivia Grégoire
01:06:16Bonjour monsieur le président
01:06:19j'irai vite
01:06:20afin de vous poser
01:06:21trois questions
01:06:22auriez-vous l'obligence
01:06:25de nous rappeler
01:06:26en quelques chiffres
01:06:28de nous résumer
01:06:30la réalité
01:06:31de la contribution
01:06:32de CMACGM
01:06:33à l'écosystème français
01:06:34en matière d'ancrage
01:06:35territorial
01:06:36en matière de compétitivité
01:06:37au plan économique
01:06:38et social
01:06:39j'aimerais aussi savoir
01:06:41si au point de vue social
01:06:42en termes de masse salariale
01:06:44vous avez développé
01:06:45des dispositifs
01:06:46de partage de la valeur
01:06:47notamment d'intéressement
01:06:48ou de participation
01:06:49ces dernières années
01:06:50deuxièmement
01:06:51monsieur Fernandez
01:06:52vous avez rappelé
01:06:52il y a quelques instants
01:06:53que la trajectoire
01:06:55du groupe CMACGM
01:06:56devait être un peu élargie
01:06:58et qu'on pouvait
01:06:58quand même pas considérer
01:06:59que les dernières années
01:07:00en matière de très bons résultats
01:07:02auriez-vous l'obligence
01:07:02de nous donner
01:07:03un peu de perspective
01:07:04sur les années passées
01:07:06et notamment
01:07:06les années déficitaires
01:07:07sur la tribune
01:07:09qui a été mentionnée
01:07:10par un collègue
01:07:11du 10 septembre
01:07:11dans la Provence
01:07:12je ne vous demande pas
01:07:13monsieur le Président
01:07:13ce que vous avez à dire
01:07:14à l'État
01:07:14j'entends que vous devez
01:07:16beaucoup vous justifier
01:07:17ce matin
01:07:17et ça n'est pas
01:07:17l'esprit de ma question
01:07:18qu'avez-vous
01:07:19vous envie de dire
01:07:20aux entrepreneurs de France
01:07:22je vous remercie
01:07:22merci madame Grégoire
01:07:24monsieur le Président
01:07:26madame la députée
01:07:27donc sur les
01:07:28en fait
01:07:29quand on regarde
01:07:30tout au long des années
01:07:31j'ai un tableau
01:07:32sous les yeux
01:07:32qui commence en 2003
01:07:34et j'ai une colonne
01:07:35qui porte sur
01:07:37l'intérêt relatif
01:07:38d'être à la taxe au tonnage
01:07:39plutôt qu'à l'impôt
01:07:40sur les sociétés
01:07:40et en fait
01:07:41j'ai une très très longue série
01:07:42en réalité
01:07:43où l'effet a été
01:07:45totalement nul
01:07:46jusqu'à 2019
01:07:47où cet effet
01:07:50commence
01:07:50même 2020
01:07:52400 millions
01:07:54c'est quasiment rien
01:07:55en fait jusque là
01:07:56donc sur toutes ces années
01:07:58dans lesquelles
01:07:58il y a eu énormément
01:07:59d'investissements
01:08:00et pendant lesquels
01:08:01les résultats du groupe
01:08:01en réalité
01:08:02ils oscillaient autour de
01:08:04je parle sous le contrôle
01:08:05du Président Saadé
01:08:05mais enfin autour de
01:08:06500 millions
01:08:07quand il y avait 500 millions
01:08:08de résultats
01:08:08c'était vraiment
01:08:09une très très bonne année
01:08:10donc en fait
01:08:10il n'y a eu aucun bénéfice
01:08:12pendant toutes ces années
01:08:12encore une fois
01:08:13le bénéfice de ce régime
01:08:15qui est un régime quasi mondial
01:08:16je crois qu'on l'a bien dit
01:08:17il est non seulement européen
01:08:18mais la taxe au tonnage
01:08:19ça existe à Singapour
01:08:20ça existe aux Etats-Unis
01:08:21ça existe partout dans le monde
01:08:23en réalité
01:08:23et quand ça n'existe pas
01:08:25il y a autre chose à la place
01:08:26qui fait la même chose
01:08:27donc en fait
01:08:27c'est un régime mondial
01:08:28je vous remercie
01:08:30monsieur le directeur
01:08:30je vous propose
01:08:31de laisser plutôt à la fin
01:08:32le complément
01:08:33sur la question
01:08:34sur le partage
01:08:34de la valeur ajoutée
01:08:35et la tribune
01:08:36et donc ce qu'il y a à dire
01:08:37pour les entrepreneurs
01:08:38je passe maintenant
01:08:40à monsieur René Pilato
01:08:41pour la France Insoumise
01:08:42merci
01:08:42merci madame la présidente
01:08:45monsieur le PDG Saadé
01:08:47via CMA, CGM, Média
01:08:49vous êtes propriétaire
01:08:50des journaux
01:08:51La Provence, Corse Matin
01:08:52La Tribune, La Tribune Dimanche
01:08:54et en juillet 2024
01:08:56c'est Altice Média
01:08:57qui tombe dans votre escarcelle
01:08:59avec BFM TV, RMC
01:09:01cela fait de vous
01:09:02le propriétaire
01:09:03de plusieurs médias français
01:09:04importants
01:09:05à l'heure
01:09:06d'une concentration médiatique
01:09:07où 9 milliardaires
01:09:09détiennent 90%
01:09:10des médias
01:09:11qui eux
01:09:12produisent une information
01:09:13formatée
01:09:14et triée en faveur
01:09:15de la pensée
01:09:16dominante néolibérale
01:09:17vous venez de conquérir
01:09:19le média alternatif brut
01:09:21un média social
01:09:22prisé par les jeunes générations
01:09:24or
01:09:25quand tout le monde
01:09:26pense la même chose
01:09:27c'est qu'on ne pense plus rien
01:09:29monsieur Saadé
01:09:30ne pensez-vous pas
01:09:32qu'il faudrait plutôt
01:09:33une grande loi
01:09:34de séparation
01:09:34des entreprises
01:09:35et des médias
01:09:36et ce
01:09:37afin de préserver
01:09:38une diversité de pensées
01:09:39source de richesse intellectuelle
01:09:42et d'émancipation
01:09:43je vous remercie
01:09:44je pars du principe
01:09:46que les investissements
01:09:47qui sont réalisés
01:09:47dans les médias
01:09:48c'est des investissements
01:09:50que je réalise
01:09:50en tant qu'entrepreneur
01:09:51donc quand j'investis
01:09:54dans la presse
01:09:56dans l'audiovisuel
01:09:57je le regarde aussi
01:09:58en tant qu'entrepreneur
01:09:59une fois qu'on a dit ça
01:10:02les journaux
01:10:03et les chaînes de télévision
01:10:06qu'on a rachetées
01:10:07ont une indépendance
01:10:08c'est des journaux
01:10:10qui sont nuancés
01:10:11qui offrent le pluralisme
01:10:14et qui offrent la nuance
01:10:15je ne m'amuse pas
01:10:19dans la ligne éditoriale
01:10:21de ces journaux
01:10:22qui ont leur propre trajectoire
01:10:25leur propre chemin
01:10:26par contre
01:10:27ils ont eu besoin
01:10:28dans leur histoire
01:10:29de quelqu'un
01:10:30qui est venu
01:10:30leur donner suffisamment
01:10:32pour pouvoir continuer
01:10:33à avancer
01:10:33parce que si des investisseurs
01:10:35comme le groupe
01:10:36CERMA-CGM
01:10:37ne viennent pas
01:10:38ces médias
01:10:38malheureusement
01:10:39aujourd'hui
01:10:40tombent
01:10:42donc nous
01:10:42tout ce qu'on fait
01:10:42en tant qu'entrepreneur
01:10:44ou ce que le groupe
01:10:44CERMA-CGM fait
01:10:46c'est leur donner
01:10:47cette bouffée d'oxygène
01:10:48pour leur permettre
01:10:49de continuer à avancer
01:10:50et on ne leur demande pas
01:10:51de dire blanc
01:10:52ou de dire noir
01:10:53ça c'est eux qui gèrent
01:10:54mais si nous
01:10:56en tant qu'entrepreneurs
01:10:57et je ne suis pas le seul
01:10:58vous avez d'autres
01:10:59grands entrepreneurs français
01:11:00je ne suis pas là
01:11:01pour parler de leur ligne éditoriale
01:11:03mais je dis
01:11:03qu'ils viennent aider
01:11:04ces médias
01:11:05parce que c'est vrai
01:11:05que le monde des médias
01:11:06est en crise
01:11:07qu'ils ont besoin
01:11:08d'avoir les moyens
01:11:09de pouvoir continuer
01:11:10à avancer
01:11:11dans un monde
01:11:12qui est complètement
01:11:12transformé
01:11:13et c'est le but
01:11:14de notre démarche
01:11:15Merci Monsieur le Président
01:11:17Monsieur Tavernier
01:11:18Merci Madame la Présidente
01:11:20Monsieur Saadé
01:11:21mes collègues l'ont rappelé
01:11:23le 10 septembre
01:11:24jour de mobilisation
01:11:25dont votre journal
01:11:25vous appeliez
01:11:26je cite
01:11:27à la Concorde Nationale
01:11:28je rejoins ce souhait
01:11:29mais Monsieur Saadé
01:11:30je vous le demande
01:11:31pensez-vous sincèrement
01:11:32qu'un esprit de Concorde
01:11:33puisse naître
01:11:34sans correction
01:11:34des injustices fiscales
01:11:36dont vous et votre groupe
01:11:37est un étendard
01:11:38malgré des milliards
01:11:39d'euros de bénéfices
01:11:40le taux effectif
01:11:41d'imposition
01:11:42de votre entreprise
01:11:42n'est que de 2%
01:11:43si CMA-CGM
01:11:45paye peu d'impôts
01:11:46elle paie en revanche
01:11:47grassement ses actionnaires
01:11:48par exemple
01:11:48votre holding familial
01:11:49pour 5 milliards d'euros
01:11:50de dividendes
01:11:51entre 2021 et 2023
01:11:53un pactole imposé
01:11:54à seulement 1,25%
01:11:56pensez-vous vraiment
01:11:57qu'un esprit de Concorde
01:11:58puisse naître
01:11:59quand une multinationale
01:12:00et son propriétaire
01:12:00paie proportionnellement
01:12:01moins d'impôts
01:12:02qu'un boulanger de quartier
01:12:03Monsieur Saadé
01:12:04nous allons prochainement
01:12:06examiner le budget
01:12:07on nous appelle
01:12:08à la responsabilité
01:12:09quels efforts
01:12:10vous et votre groupe
01:12:11êtes-vous prêt à accepter
01:12:12pour contribuer
01:12:13au redressement
01:12:14des comptes publics
01:12:14je vous remercie
01:12:15Merci Monsieur Tavernier
01:12:17Monsieur le Président
01:12:18Comme on l'a expliqué
01:12:25Ramon Fernandez
01:12:26et moi-même
01:12:26sur cette taxe au tonnage
01:12:29c'est un régime international
01:12:33qui s'applique partout
01:12:34tous mes concurrents
01:12:36en bénéficient
01:12:37et si on avait à remettre
01:12:38en question
01:12:40cette taxe au tonnage
01:12:41on mettrait CMA-CGM
01:12:43en situation de désavantage
01:12:44CMA-CGM
01:12:46comprend les difficultés
01:12:47je comprends à titre personnel
01:12:48les difficultés
01:12:49et ce que vous me dites
01:12:50mais je ne peux pas répondre
01:12:51moi en tant que CMA-CGM
01:12:52à toutes les difficultés
01:12:54que rencontre la France
01:12:55ce qu'on essaie de faire
01:12:56parce qu'on comprend
01:12:57et on essaie d'aider
01:12:58parce qu'on est aussi
01:12:59comme vous tous
01:13:00ce qu'on essaie de faire
01:13:01c'est l'action de la fondation
01:13:02des entrepôts solidaires
01:13:03il y en a un qui a ouvert à Marseille
01:13:05il y en a cinq
01:13:06qui sont en préparation
01:13:07dans le reste de la France
01:13:08on a 20 000 collaborateurs
01:13:10qui travaillent à Marseille
01:13:11la holding familiale
01:13:12est en France
01:13:13et paye ses impôts
01:13:14en France
01:13:14alors qu'elle était au Liban
01:13:15et paye ses impôts au Liban
01:13:17on a décidé de la ramener
01:13:18on a décidé de ramener
01:13:19le siège
01:13:20de différentes sociétés
01:13:22qu'on a acquis
01:13:22à Marseille
01:13:23ou en France
01:13:24de manière générale
01:13:25c'est notre manière aussi
01:13:27de dire
01:13:27on contribue
01:13:28on essaie de faire
01:13:29de notre mieux
01:13:29les investissements
01:13:30patriotiques
01:13:32dans Air France
01:13:33KLM
01:13:33dans E-Telsat
01:13:35font partie
01:13:36de tous ces sujets là
01:13:37je ne vois pas
01:13:38ce que
01:13:38qu'est-ce que vous voulez
01:13:39que je fasse de plus
01:13:39merci M. le Président
01:13:42Thierry Benoît
01:13:44merci Mme la Présidente
01:13:47M. le Président
01:13:48directeur général
01:13:49M. Sade
01:13:49tout d'abord
01:13:50un mot d'encouragement
01:13:51de félicitation
01:13:52vous nous avez présenté
01:13:54l'histoire
01:13:54de votre saga familiale
01:13:56en quelque sorte
01:13:57il y a 50 ans
01:13:58votre père
01:13:59commence son activité
01:14:00avec 4 collaborateurs
01:14:01et un navire
01:14:02et en 50 ans
01:14:03votre famille
01:14:04a créé un empire
01:14:04on peut vous en féliciter
01:14:06enfin personnellement
01:14:07moi je vous en félicite
01:14:08on s'en réjouit quand même
01:14:09c'est le premier point
01:14:09la deuxième question
01:14:11vous voyez
01:14:11nous sommes plusieurs députés
01:14:13sans se parler
01:14:15sans se communiquer
01:14:16a pointé un sujet
01:14:17moi je ne veux poser
01:14:18aucune question
01:14:19comme l'ont fait certains
01:14:19mais peut-être
01:14:20sous un autre angle
01:14:21celui de la diversification
01:14:22industrielle
01:14:23en quelque sorte
01:14:25un grand groupe réussi
01:14:26vous avez concentré
01:14:28le regard au moment
01:14:28de la crise Covid
01:14:29parce que vous avez été
01:14:30une des activités bénéficiaires
01:14:32vous investissez
01:14:33au nom de la diversification
01:14:34dans les médias
01:14:35pourquoi pas dans l'énergie
01:14:37pourquoi pas dans l'environnement
01:14:38pourquoi pas dans la production
01:14:40industrielle
01:14:41pourquoi pas dans
01:14:42l'intelligence artificielle
01:14:43dans l'agroalimentaire
01:14:44c'est-à-dire
01:14:44diversifier votre activité
01:14:46mais en concordance
01:14:48avec ce que les pouvoirs
01:14:49publics français
01:14:50notamment gouvernement
01:14:51recherchent
01:14:52en matière de réindustrialisation
01:14:54de notre pays
01:14:54merci
01:14:55merci monsieur Venoir
01:14:56monsieur le président
01:14:56nous avons investi
01:15:00plus de 12 milliards
01:15:01dans la logistique
01:15:02la logistique
01:15:03il y a 5 ans
01:15:04qui n'existait pas
01:15:04chez CMACGM
01:15:05et en l'espace de 5 ans
01:15:08on a acquis
01:15:09de nombreuses sociétés
01:15:10qu'on a ramenées
01:15:11à Marseille
01:15:11et qui sont dans un secteur
01:15:13qui est tout nouveau
01:15:14pour CMACGM
01:15:15donc ça c'est un pilier
01:15:17tout nouveau
01:15:17l'intelligence artificielle
01:15:20on investit massivement
01:15:21dans l'IA
01:15:22nos partenariats
01:15:23avec Utah
01:15:24avec Google
01:15:26avec Mistral
01:15:27sans compter
01:15:28les initiatives
01:15:29qu'on a lancées
01:15:30dans des incubateurs
01:15:31à start-up
01:15:32on a plusieurs incubateurs
01:15:33un à Marseille
01:15:34un en Guadeloupe
01:15:35un en Côte d'Ivoire
01:15:36on a plusieurs incubateurs
01:15:37qui permettent
01:15:38à des jeunes start-upers
01:15:39de trouver un endroit
01:15:40où ils peuvent réfléchir
01:15:42à développer un concept
01:15:43et peut-être même
01:15:45le rendre rentable
01:15:46donc on fait déjà beaucoup
01:15:47dans notre secteur
01:15:49et la logistique
01:15:50si vous réalisez
01:15:51en l'espace de 5 ans
01:15:5212 milliards
01:15:53c'est pas peu
01:15:53et on a investi aussi
01:15:57dans Air France KLM
01:15:58dans E-Telsat
01:15:59dans Britanniféris
01:16:01dans la Méridionale
01:16:02la Méridionale
01:16:05est une très belle entreprise
01:16:06qui a des difficultés
01:16:07et on essaye
01:16:08de les aider
01:16:09à passer ce mauvais cap
01:16:10donc ça aussi
01:16:12il faut que vous l'ayez en tête
01:16:13parce qu'on donne l'impression
01:16:15qu'on est un peu
01:16:16pointé du doigt
01:16:17mais on fait déjà
01:16:17beaucoup de choses
01:16:18merci monsieur le président
01:16:20monsieur Jean-Luc Fugit
01:16:22merci madame la présidente
01:16:24monsieur le PDG
01:16:26une question très différente
01:16:27des précédentes
01:16:28la décarbonation
01:16:29ou plutôt je dirais
01:16:30la défossilisation
01:16:31des transports maritimes
01:16:32c'est un enjeu central
01:16:33mais sa réussite
01:16:35elle dépend de notre capacité
01:16:36à mobiliser efficacement
01:16:38les ressources
01:16:39qui sont disponibles
01:16:40selon le secrétaire général
01:16:43de la planification écologique
01:16:44les biocarburants actuels
01:16:45tels que l'Emag ou l'HVO
01:16:46reposent majoritairement
01:16:48sur des importations
01:16:49ce qui interroge
01:16:50notre souveraineté énergétique
01:16:52le transport maritime
01:16:53est par ailleurs
01:16:54donc aussi
01:16:55un utilisateur potentiel
01:16:57de carburants
01:16:58ici de la biomasse
01:16:59et dans ce contexte
01:17:00la stratégie nationale
01:17:01d'hydrogène
01:17:02publiée en avril dernier
01:17:03ainsi que la PPE3
01:17:05donc au sein de notre groupe
01:17:07nous souhaitons la publication
01:17:08identifie le secteur maritime
01:17:09donc comme un secteur
01:17:12en transition
01:17:12avec un objectif
01:17:14de 20% de carburants
01:17:15alternatifs
01:17:15d'ici 2030
01:17:16incluant l'hydrogène
01:17:17les biocarburants avancés
01:17:18les carburants synthétiques
01:17:19or ces solutions
01:17:20bien que prometteuses
01:17:21se heurtent
01:17:22à des difficultés
01:17:23qui sont
01:17:24autant de défis
01:17:25à relever
01:17:26telles que la limite
01:17:27en termes de biomasse
01:17:28et donc
01:17:29nous laisserions savoir
01:17:31comment
01:17:31CMACGM
01:17:33donc concilie
01:17:34les ambitions
01:17:35de défossilisation
01:17:36avec ses contraintes
01:17:36d'approvisionnement
01:17:37en biogaz
01:17:38en hydrogène
01:17:38et en biomasse
01:17:39de manière plus large
01:17:40merci
01:17:41merci
01:17:42monsieur Fugit
01:17:43monsieur le président
01:17:44comme je l'ai rappelé
01:17:47dans mes propos
01:17:48le GNL
01:17:48est une énergie
01:17:49fossile
01:17:50de transition
01:17:51et il y aura
01:17:53mieux
01:17:54et plus tard
01:17:55mais on ne sait pas quand
01:17:56si vous pouvez m'aider
01:17:57je serai ravi
01:17:58mais pour l'instant
01:17:59la difficulté
01:18:00que nous avons
01:18:01avec le méthanol
01:18:02qui n'est pas une énergie
01:18:03fossile
01:18:04c'est qu'elle coûte
01:18:05trois fois le prix
01:18:06du GNL
01:18:07et nos clients
01:18:08ne sont pas en mesure
01:18:09d'accepter
01:18:11de payer
01:18:11cette différence là
01:18:12on est prêt
01:18:13à prendre une partie
01:18:14nous c'est un MACGM
01:18:15mais on ne peut pas
01:18:16absorber la totalité
01:18:17du surco
01:18:17on regarde
01:18:18d'autres énergies
01:18:19on n'a pas parlé
01:18:20du Vélique
01:18:20mais on a aussi
01:18:21des projets
01:18:22de navires
01:18:23entre le Havre
01:18:25et New York
01:18:25qui sont propulsés
01:18:26à la voile
01:18:27évidemment
01:18:28ce n'est pas
01:18:29des grands navires
01:18:30mais ça reste quand même
01:18:31des bateaux
01:18:31qui peuvent transporter
01:18:32quelques centaines
01:18:34de conteneurs
01:18:34d'un endroit à un autre
01:18:35mais ça ne peut pas
01:18:36être fait
01:18:37à l'échelle industrielle
01:18:38Merci Monsieur le Président
01:18:41Monsieur Mathias Tavelle
01:18:42Merci Madame la Présidente
01:18:45Monsieur le Président
01:18:46trois questions
01:18:47sur la question fiscale
01:18:48et plus globalement
01:18:49de la concurrence internationale
01:18:51qu'avez-vous à dire
01:18:53sur la pertinence
01:18:54d'une réglementation internationale
01:18:56soit en matière
01:18:57de fiscalité
01:18:58pour financer
01:18:59la décarbonation
01:19:00soit en matière
01:19:01de protection sociale
01:19:02des marins
01:19:03pour limiter
01:19:04le dumping
01:19:05et aussi permettre
01:19:06que le transport maritime
01:19:07ne soit pas
01:19:08un lieu d'exploitation
01:19:09pour des marins
01:19:10notamment philippins
01:19:11ou d'autres régions
01:19:12du monde
01:19:12Deuxièmement
01:19:14en matière
01:19:14de réglementation internationale
01:19:15je vous repose la question
01:19:16pouvez-vous dire
01:19:17ici clairement
01:19:18que vous souhaitez
01:19:20que les Etats-Unis
01:19:21soutiennent
01:19:21l'accord
01:19:22pour la décarbonation
01:19:23du transport maritime
01:19:24qui doit être validé
01:19:25à l'OMI
01:19:26cet automne
01:19:27Dernière question
01:19:28c'était sur le Vélix
01:19:29vous venez en partie
01:19:30d'y répondre
01:19:30nous organisons
01:19:31la semaine prochaine
01:19:32avec le Président Coquerel
01:19:33un colloque sur cette question
01:19:34à l'Assemblée
01:19:35quelles sont les ambitions
01:19:36que CMA-CGM
01:19:37a sur cette partie
01:19:40de l'alternative
01:19:41pour la décarbonation
01:19:42du maritime
01:19:42Je vous remercie
01:19:44Monsieur Tavelle
01:19:45Monsieur le Président
01:19:46Sur le Vélix
01:19:48on a un projet
01:19:49on a trois navires
01:19:51un qui est déjà livré
01:19:52deux en construction
01:19:53il faut voir
01:19:54qu'est-ce que ça donne
01:19:55et si on voit
01:19:56que ça marche
01:19:57on pourrait
01:19:58en produire davantage
01:19:59mais donnons un peu
01:20:00de temps au temps
01:20:01sur l'environnement
01:20:03la difficulté
01:20:05que nous avons aujourd'hui
01:20:06c'est que
01:20:06les différents gouvernements
01:20:08les différents pays
01:20:09ne parlent pas
01:20:10d'une même voie
01:20:10et pour nous
01:20:11transporteurs maritimes
01:20:12il est difficile
01:20:13de se retrouver
01:20:13le jour où tous les pays
01:20:15ont une même voie
01:20:17ça aidera beaucoup
01:20:18et bien sûr
01:20:19qu'il faut que les Etats-Unis
01:20:20rejoignent
01:20:21une coalition
01:20:22en faveur
01:20:23de la décarbonation
01:20:24et des solutions
01:20:25pour réduire
01:20:26nos émissions de CO2
01:20:27je ne demanderai pas mieux
01:20:29de ça
01:20:29mais ce n'est pas
01:20:30entre mes mains
01:20:30bien
01:20:33merci monsieur le président
01:20:34madame Mélanie Thomas
01:20:36merci madame la présidente
01:20:39monsieur le président
01:20:40Saadé
01:20:40une question
01:20:42extrêmement précise
01:20:43le contexte géopolitique
01:20:45en mer rouge
01:20:46met en péril
01:20:47la sécurité
01:20:47de cet espace maritime
01:20:49qui est très stratégique
01:20:50pour le flux
01:20:50du commerce mondial
01:20:51vous avez
01:20:53monsieur le président
01:20:53fait le choix économique
01:20:54de maintenir
01:20:55une ligne commerciale
01:20:57via le golfe d'Aden
01:20:58malgré le risque
01:20:59d'attaques en mer
01:21:00des navires occidentaux
01:21:01à travers ce maintien
01:21:03vous bénéficiez
01:21:04de l'escorte
01:21:05et de la sécurisation
01:21:06de vos navires
01:21:07par nos forces armées
01:21:09la marine nationale
01:21:10mobilise ainsi
01:21:11d'importants moyens
01:21:11matériels
01:21:12et surtout humains
01:21:13une frégate
01:21:14a été mise
01:21:15à votre disposition
01:21:16et nos marins
01:21:16risquent tous les jours
01:21:18leur vie
01:21:18pour protéger
01:21:19vos navires
01:21:19sur le principe
01:21:21d'une responsabilité
01:21:22partagée
01:21:23et dans le contexte
01:21:24dont on a déjà parlé
01:21:25celui de l'effort collectif
01:21:26de réduction
01:21:27de la dette publique
01:21:28seriez-vous prêt
01:21:29à engager
01:21:30une réflexion
01:21:31avec l'Etat
01:21:31pour une prise
01:21:32en charge
01:21:33partagée
01:21:34des coûts
01:21:34de protection
01:21:35de vos navires
01:21:36commerciaux
01:21:36je vous remercie
01:21:37merci madame Thomas
01:21:39monsieur le président
01:21:39si la situation
01:21:42à Suez
01:21:43avait à perdurer
01:21:44certainement
01:21:45je suis ouvert
01:21:49à la discussion
01:21:49et de discuter
01:21:51à l'Etat
01:21:52comment faire
01:21:52pour partager
01:21:53les coûts
01:21:54quand on demande
01:21:55une escorte
01:21:56de la marine française
01:21:57pour certains
01:21:57de nos navires
01:21:58bien
01:22:00merci
01:22:01monsieur Pascal Lecan
01:22:04oui alors
01:22:05j'avais pensé
01:22:06poser une question
01:22:07qui a été rappelée
01:22:08là maintenant
01:22:08peut-être aller
01:22:09un peu plus loin
01:22:09c'est sur le Vélix
01:22:10les émissions de GES
01:22:12aujourd'hui
01:22:13c'est 3%
01:22:13le transport maritime
01:22:14les projections
01:22:152050
01:22:16c'est 17-18%
01:22:17donc une des solutions
01:22:18c'était ça
01:22:19on a des boîtes français
01:22:20je pense à
01:22:20Merconcept
01:22:21de François Gabart
01:22:22qui travaille
01:22:23sur ces sujets là
01:22:24est-ce que vous travaillez
01:22:25avec ces boîtes françaises
01:22:26dans vos recherches
01:22:27ou est-ce que
01:22:27avec qui
01:22:28au niveau de l'innovation
01:22:29vous travaillez
01:22:30sur ces trois projets
01:22:31peut-être les futurs
01:22:32plus nombreux
01:22:33on peut espérer
01:22:35bien merci monsieur Lecan
01:22:37monsieur le président
01:22:37nous travaillons avec une société
01:22:40qui s'appelle Neoline
01:22:41mais ce qui est important
01:22:42c'est de garder à l'esprit
01:22:43c'est le coût
01:22:44aujourd'hui
01:22:44bouger un conteneur
01:22:47par moyen
01:22:49Vélix coûte beaucoup plus cher
01:22:51que par un conteneur
01:22:52un via portes conteneurs
01:22:53conventionnel
01:22:54donc ce qui fait
01:22:55qu'aujourd'hui
01:22:56le sujet de coût
01:22:57peut freiner
01:22:58le développement
01:22:59de cette énergie
01:23:00même si on a des prototypes
01:23:02et on va attendre
01:23:02le résultat
01:23:03Merci monsieur le président
01:23:06Monsieur Stéphane Travers
01:23:07Merci madame la présidente
01:23:09Monsieur le président
01:23:10directeur général
01:23:11merci d'être ce matin
01:23:13parmi nous
01:23:14pour évoquer
01:23:14les perspectives
01:23:15de votre groupe
01:23:17en juillet dernier
01:23:18Total Énergie
01:23:19et CMA-CGM
01:23:20annonçaient
01:23:21le lancement
01:23:22d'une co-entreprise
01:23:23pour le soutage
01:23:24de gaz naturel liquéfié
01:23:25dans le port de Rotterdam
01:23:27et cette initiative
01:23:28elle s'inscrit
01:23:28dans une volonté commune
01:23:30d'accélérer
01:23:31la transition énergétique
01:23:32du secteur maritime
01:23:33pouvez-vous nous préciser
01:23:35comment vont s'articuler
01:23:36concrètement
01:23:37cette co-entreprise
01:23:38avec Total Énergie
01:23:39la gouvernance
01:23:40le partage des investissements
01:23:41et notamment
01:23:41les retombées attendues
01:23:43pour la France
01:23:45et quel est le calendrier prévu
01:23:46et quels risques
01:23:47identifiez-vous
01:23:48sur le plan réglementaire
01:23:49ou technique
01:23:50et puis enfin
01:23:51pourquoi avoir choisi
01:23:53d'implanter ce projet
01:23:54dans la zone
01:23:54Amsterdam-Rotterdam
01:23:55en vert
01:23:56plutôt que dans un port français
01:23:57comme le Havre
01:23:58ou Marseille
01:23:59quels ont été les critères
01:24:01qui vous ont conduit
01:24:02à valider ce choix
01:24:04merci monsieur le président
01:24:05directeur général
01:24:05merci monsieur Travers
01:24:07monsieur le président
01:24:08merci pour votre question
01:24:10nous avons
01:24:11des liens
01:24:12étroits
01:24:13avec le groupe
01:24:15Total
01:24:15Total
01:24:17est un de nos grands
01:24:17fournisseurs
01:24:18de GNL
01:24:19nous avons
01:24:19des contrats
01:24:20de soutage
01:24:21avec Total
01:24:22à Rotterdam
01:24:23mais également
01:24:24à Fosse
01:24:24à Fosse
01:24:25nous achetons du GNL
01:24:26pour nos navires
01:24:27à Fosse
01:24:28et à Rotterdam
01:24:29parce qu'à Rotterdam
01:24:30vous avez des raffineries
01:24:31qui sont sur place
01:24:33et donc c'est beaucoup plus
01:24:34économique et pratique
01:24:36pour nous
01:24:36de pouvoir mettre en place
01:24:37ce type de partenariat
01:24:39donc c'est une co-entreprise
01:24:41entre nous
01:24:41et Total
01:24:42qui achète du GNL
01:24:44à Total
01:24:44et qui le fournit
01:24:46aux navires de CMACGM
01:24:47Merci monsieur le président
01:24:51je vous invite
01:24:51si vous le souhaitez
01:24:52peut-être à compléter
01:24:53certaines réponses
01:24:54alors j'ai noté
01:24:55notamment les mécanismes
01:24:56de partage
01:24:56de la valeur ajoutée
01:24:57dans le cadre
01:24:59de CMACGM
01:25:00j'ai noté aussi
01:25:00la question de la tribune
01:25:01et de ce que vous pourriez dire
01:25:03aux entrepreneurs
01:25:03j'ai aussi noté
01:25:04la question
01:25:04de la fiscalité internationale
01:25:06comment permettre
01:25:07est-ce que vous soutenez
01:25:09une fiscalité internationale
01:25:10qui puisse peut-être
01:25:11contrer
01:25:12disons des tendances
01:25:13de dumping social
01:25:15si je résume
01:25:16voilà trois questions
01:25:17j'en ai peut-être
01:25:18encore oublié
01:25:19pour lesquelles
01:25:20il n'y a pas eu de réponse
01:25:21mais voilà
01:25:22je vous invite
01:25:22si vous l'acceptez
01:25:24à revenir
01:25:25sur ces questions
01:25:26et à toutes les questions
01:25:27que vous souhaitez
01:25:29merci
01:25:29Merci madame la présidente
01:25:33peut-être le message
01:25:35que je ferais passer
01:25:36aux entrepreneurs français
01:25:38c'est de continuer à croire
01:25:40malgré la situation difficile
01:25:43que nous vivons en France
01:25:45je trouve que la France
01:25:46est un très beau pays
01:25:47moi j'habite en France
01:25:49depuis 48 ans
01:25:50date à laquelle
01:25:51mon père s'est installé
01:25:53et on croit beaucoup
01:25:54au potentiel de la France
01:25:55le pays passe par des périodes
01:25:58difficiles
01:25:58comme beaucoup d'autres
01:25:59et je suis sûr
01:26:00que des solutions
01:26:01seront trouvées
01:26:02et si on peut accompagner
01:26:03aider et faire avancer
01:26:04on le fera
01:26:05bien volontiers
01:26:07et pour les entrepreneurs
01:26:08c'est d'être humble
01:26:10et de faire en sorte
01:26:12de poursuivre leurs idées
01:26:14et de ne pas être freiné
01:26:15par quelconque frontière
01:26:17sur la fiscalité internationale
01:26:21on accompagnera
01:26:22s'il y a des décisions
01:26:23et s'il y a
01:26:24des initiatives
01:26:27qui sont
01:26:27mises en place
01:26:29pour pouvoir suivre
01:26:30certains sujets
01:26:31et notamment
01:26:32le dumping social
01:26:32on verra ce qu'il y a à faire
01:26:34et on actera en conséquence
01:26:36Voilà pour les meilleurs moments
01:26:38de cette audition
01:26:39de Rodolphe Sade
01:26:40à l'Assemblée nationale
01:26:41l'homme d'affaires
01:26:42milliardaire
01:26:43patron de CMA-CGM
01:26:45qui a notamment
01:26:46racheté récemment
01:26:48le média en ligne brut
01:26:50je crois que les industriels
01:26:52ont un rôle à jouer
01:26:52pour défendre
01:26:53le pluralisme
01:26:54l'indépendance
01:26:55et la qualité des médias
01:26:57a-t-il dit
01:26:57devant la commission
01:26:58des affaires économiques
01:27:00de l'Assemblée
01:27:00ainsi se termine cette séance
01:27:02on se retrouve très vite
01:27:03sur LCP
01:27:03Ciao ciao
01:27:04Sous-titrage Société Radio-Canada
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