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  • il y a 4 mois
Au lendemain de la défaite surprise à domicile face à Qarabag (2-3) mardi en Ligue des champions, Benfica a limogé son entraîneur, Bruno Lage. José Mourinho, licencié de Fenerbahçe il y a quelques semaines, est fortement pressenti pour le remplacer. Découvrez les infos de l'After sur un retour du "Special One" dans son premier club en tant qu'entraîneur.

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Transcription
00:00Gary Dejesus avec nous, installé au Portugal et qui suit le foot portugais de près bien sûr.
00:05Gary, oui, Benfica a réussi.
00:08Au New York, on a été très surpris parce que c'est super rare que Benfica perde comme ça quand des petites équipes chez lui.
00:14Donc là, c'est un tremblement de terre.
00:17Exactement, c'est exactement ce que tu viens de dire.
00:20C'est un tremblement de terre depuis 24 heures.
00:22Le 3-2, surtout qu'à la maison, Benfica a gagné 2-0 et a été remonté.
00:27Et a finalement perdu 3-2 contre Carabag.
00:30Ce n'est pas passé du tout.
00:32C'est extrêmement rare, comme vous le savez, Oztia de Dolouche, que ça arrive.
00:36Et comme tu l'as dit, c'est un tremblement de terre à tel point qu'à une heure du matin,
00:40Rucosta, le président du club, est venu en conférence de presse pour annoncer le départ de Brunolage.
00:46Donc il l'a viré, quoi.
00:48Exactement, exactement.
00:49Et ça a été une décision assez rapide.
00:52Et sa décision a été aussi rapide dans cette soirée qu'on se demande aujourd'hui
00:57si l'accord de Mourinho a été fait justement entre la fin du match
01:02et ce temps où il est arrivé à une heure du matin avec cette décision de prise.
01:06Bon, ça j'adore, parce que les décisions à chaud comme ça, après le match,
01:09en mode je monte les tours, l'autre je vais le virer, il est nul, on a perdu.
01:14En général, c'est toujours des trucs un peu bizarres.
01:16Mais il y a un contexte électoral qu'il faut que tu nous expliques, un peu sous-jacent.
01:19Exactement, il y a un contexte particulier qui fait que c'est un coup de poker pour Rucosta.
01:25C'est un peu le coup de la dernière chance.
01:27Il est très critiqué, Rucosta.
01:28Il faut savoir qu'un seul titre en quatre ans de présidence, ce n'est pas du tout possible.
01:32Du côté de Benfica, il y a eu l'émergence, le retour du sporting qui a fait beaucoup de mal à Benfica.
01:39Et le fait qu'il n'y ait qu'un seul titre, ça a beaucoup de mal à passer.
01:42Surtout qu'il y a des coachs qui ont coûté beaucoup d'argent avec Roger Schmitt.
01:46Il y a beaucoup de transferts qui ont coûté beaucoup d'argent du côté de Benfica, à l'échelle de Benfica, bien sûr.
01:52Et donc, les élections qui ont lieu fin octobre pèsent beaucoup sur cette arrivée subite de Mourinho.
02:00Parce qu'il y a beaucoup, beaucoup de pression sur Rucosta.
02:02Et on le voit même sortant.
02:04En fait, Rucosta, il s'est dit, ce résultat, ça peut me coûter mon siège, en fait.
02:08C'est ça, si je résume.
02:10Donc, il faut que j'avisse.
02:12Même sans ce résultat, c'était très difficile pour lui d'être réélu dans les sondages.
02:17Vous savez comment ça se passe.
02:18Dans les élections, il y a beaucoup de promesses.
02:20Il y a notamment un des candidats qui promet de faire venir Bernard de Silva,
02:24qui est adoré par les supporters de Benfica, qui promet de le faire venir.
02:28Il y a plein de choses comme ça.
02:30Et lui, avec Mourinho, il met un peu de problème dans les campagnes des autres candidats
02:36parce qu'ils ne savent plus quoi trop dire.
02:37quand on dit, alors, qu'est-ce que vous faites avec Mourinho ?
02:40Parce que là, ce n'est pas encore officiel, mais c'est déjà acté pour deux saisons.
02:45Et ils ne savent pas trop quoi faire avec cette arrivée de Mourinho.
02:48S'ils doivent appuyer son arrivée, mettre en valeur le choix de Rucosta
02:52ou au contraire, dire qu'ils vont le virer.
02:54Il n'y en a qu'un seul qui se risque à le faire.
02:58Et ce n'est pas celui qui risque d'être élu.
03:01Alors, Mourinho, il a quoi comme image aujourd'hui au Portugal ?
03:03Déjà, c'est la première fois qu'il m'a entraîné.
03:05Ah non, c'est une bêtise, celui-là.
03:07Il a 25 ans, il l'a entraîné.
03:08Porto, quand il gagne la Coupe d'Europe.
03:10Juste champion d'Europe.
03:11Et il va encore la Coupe de l'UFA aussi.
03:13Et à Benfica, il avait déjà entraîné Benfica aussi.
03:16C'est une histoire super sympa aussi.
03:18Il n'est resté que trois mois à Benfica,
03:20parce qu'il est arrivé exactement dans le même contexte qu'il y a 25 ans.
03:23Il est venu dans un contexte électoral.
03:26Et en fait, il n'était pas du...
03:27C'était sa première expérience de coach en tant que premier...
03:31En poste de coach, parce qu'il était assistant au Barça.
03:34Il arrive en tant que numéro un, dans un contexte électoral
03:37où le président qui a gagné avait promis un autre entraîneur.
03:41Lui, ça s'est bien passé.
03:42Sur la fin, il a voulu avoir une extension du contrat qui a été refusée.
03:46Il est parti à l'Eria, puis ensuite à Porto.
03:49Et on connaît la suite.
03:49Et le Porto, Benfica et tout, ça ne pose pas de problème.
03:55Il n'était pas estampillé Dragon et ça ne va pas poser de soucis.
03:59Si, il est estampillé Porto à fond depuis qu'il a gagné tout ça
04:04et qu'il est rentré dans l'histoire avec le FC Porto.
04:07Encore le week-end dernier, il était au Stadio de Dragon
04:10et il a été salué par toute la foule, etc.
04:12Mais au Portugal, ce côté trahison qu'on peut voir,
04:15c'est un peu comme l'Italie, je dirais,
04:19où il y en a certains qui ont la carte et qui font plusieurs clubs
04:24sans que ce soit vu comme une trahison.
04:26Ce n'était pas le cas de Ota Mendy ou de Maxi Pereira
04:28quand ils ont changé justement, parce que c'était des capitaines, etc.
04:31Ça avait fait un scandale.
04:32Maurelio, on verra quand ce sera officialisé.
04:34Mais en tout cas, ce n'est pas du tout ce qui est abordé
04:36dans les médias portugais en ce moment.
04:39C'est plutôt l'arrivée et l'aspect
04:41qu'est-ce que ça va changer dans les élections.
04:43En plus, il a commencé à Benfica.
04:45Il aurait pu aller au sporting.
04:46Donc vraiment, ce côté-là, il y a des entraîneurs
04:49qui ont fait les trois, comme Fernando Santos,
04:50comme Joao Aldo Ferreira.
04:52Donc il n'y a pas de problème à ce niveau-là,
04:54en tout cas pour l'instant.
04:56On n'a pas l'image d'un mec cramé au Portugal.
04:58C'est-à-dire le type qui était un peu en fin de course,
05:01qui à chaque fois faisait les esclandres partout où il passait.
05:03Quand tu termines en Turquie, derrière, il n'y a pas de retour.
05:06Bien sûr, il y a de tout.
05:10Il y a de tout, mais la première chose, c'est le respect.
05:13Et il n'y a personne qui va se risquer à dire,
05:15ici au Portugal, que c'est un mauvais choix.
05:17Il y en a qui vont émettre quelques doutes.
05:19Mais la plupart vont dire qu'il a gagné des titres
05:22quasiment partout où il a été.
05:23Il n'a seulement pas gagné de titres à Fenerbahce et à Tottenham.
05:27Sinon, il a gagné partout.
05:29Après, il y en a qui vont dire qu'il n'a pas gagné
05:30de championnat depuis 13 ans, je crois.
05:33Il n'a pas été champion avec un club depuis 13 ans.
05:35Il y en a d'autres qui le défendent,
05:37qui disent que c'est parce qu'il n'était pas dans des clubs
05:39qu'il pouvait lutter pour ça.
05:41Mais il y a de tout.
05:43Il n'y a pas du tout de choses tranchées comme ça
05:46où il est cramé, il ne devrait pas venir, etc.
05:48Et ce qui arrive le plus souvent,
05:50c'est le respect pour l'entraîneur,
05:52qui est une légende au Portugal.
05:54Donc, c'est un peu le retour du roi.
05:55Quand on a suivi son vol en direct,
05:58parce qu'il a fait Barcelone-Lisbonne aujourd'hui,
06:00son vol était suivi en direct sur les chaînes d'info.
06:02Il y avait des journalistes...
06:06Non, il était suivi...
06:08Il était suivi...
06:10Pas le vol, mais je veux dire le trajet en direct.
06:13Un flight tracker.
06:14Voilà, exactement.
06:15Il s'était diffusé sur les chaînes d'info.
06:18Il y a six chaînes d'info,
06:19là, elles sont tous en train de parler de ça.
06:20Il est arrivé, il y avait des journalistes...
06:22Il y a six chaînes d'info au Portugal ?
06:24Oui, six chaînes d'info, effectivement, ça fait beaucoup.
06:26Il y avait une écharpe autour du cou.
06:28Ils lui ont mis une écharpe de Mélique autour du cou,
06:29alors qu'il était encore en négociation,
06:31parce qu'au début, c'était pour une saison.
06:33Au final, il va réussir à en avoir deux.
06:36Il arrive en position de force, le Coco.
06:38Oui, voilà.
06:39Exactement.
06:40Et là, ils ont suivi avec des motards jusqu'à chez lui,
06:43en essayant de l'interviewer,
06:45un petit peu à la flogot trop,
06:47pour essayer de l'interviewer dans la voiture sans succès.
06:51Mais non, c'est un peu le retour du roi.
06:54C'est un vieux serpent de mer,
06:54le retour de Mourinho au Portugal.
06:56En fait, on attendait pour prendre la sélection.
06:58C'était ça, le truc ultime de Mourinho,
07:00c'était d'être sélectionneur un jour.
07:01Exactement.
07:02Et lui-même, il l'a admis.
07:03Il l'a admis quand il est sorti de l'avion.
07:06Il a adoré.
07:06On savait comment il est.
07:07Il voit des journalistes.
07:08Il est très bien vu.
07:09Il adore ça.
07:10Il adore cette communication.
07:12On l'aime beaucoup au Portugal,
07:13parce qu'à chaque fois qu'il est devant un micro,
07:14il est très, très bon.
07:15Et le Mourinho un peu amer après défaite,
07:19on l'a moins vu au Portugal.
07:20On a surtout le Mourinho taquin,
07:22celui qui est très attachant au Portugal.
07:24Et donc, quand il est sorti de l'avion
07:26et qu'il a parlé aux journalistes,
07:28c'est tout de suite...
07:29Il a dit la vérité,
07:30c'est-à-dire que lui, il se voyait revenir au Portugal,
07:32mais plus en tant que sélectionneur,
07:34mais que Benfica, on ne peut pas dire non.
07:36Un entraîneur ne dit pas non à Benfica.
07:38C'est ce qu'il a dit.
07:39Ça, ça suffit à plaire à tout le monde.
07:41Et à portoir en particulier.
07:42La férie dans le sac.
07:44C'est la phrase.
07:45Merci, Gary.
07:46C'était sympa de t'avoir.
07:47Et puis, je pense qu'on se retrouvera...
07:49Merci à vous.
07:49Il y a deux matchs de Français contre le Sporting
07:51dans cette phase de poule de Ligue des Champions.
07:53Pégé Marseille.
07:54Pégé Marseille à José Alvalade.
07:56Exactement.
07:57Magnifique stade, d'ailleurs.
07:58Où la France s'est fait limer contre la Grèce en 2004.
08:01Ce n'est pas tellement...
08:01Ce n'est pas très portugais comme prénom, Gary.
08:04Non, c'est vrai.
08:05C'est vrai.
08:06Tu n'étais pas un fan de Dallas.
08:09Malheureusement, des fois, je dis...
08:10Je cherche autre chose.
08:12Gary Grant ou des choses comme ça.
08:14Gary Cooper.
08:16Mais non.
08:17En fait, c'était Gary Bocali.
08:18Non, c'est les années 90 qui ont fait beaucoup de mal.
08:22C'est plus Gary Cooper peut-être,
08:24mais c'est Gary.
08:24Oui, c'est ça.
08:25Ce n'est même pas Gary.
08:26C'est vrai.
08:27Moi, c'est plus Gary Cooper.
08:28Mais non, c'est les années 90, 80
08:30qui ont fait beaucoup de mal,
08:31les séries américaines.
08:32Par contre, de Jésus,
08:33ça fait portugais, c'est stylé.
08:35Ça, oui.
08:36Ça, c'est validé, ça.
08:37Ça, c'est validé.
08:37Oui, totalement.
08:38Ça, c'est vrai.
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