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  • il y a 11 mois
Le procès de douze militants du suicide assisté, jugés pour pour avoir aidé des personnes à se procurer des barbituriques dans le but de mettre fin à leurs jours, s'est ouvert lundi devant le tribunal de Paris
Transcription
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00:00Non, je suis serein parce que je ne me sens pas coupable d'avoir fait des choses très graves.
00:27C'est-à-dire en fait avoir accompagné des gens dont j'étais certain qu'ils étaient dans la situation, je vais dire, de la loi belge.
00:34C'est-à-dire qu'ils étaient avec une maladie incurable, qu'ils avaient fait des directives anticipées, que la famille était informée.
00:40Et de leur avoir donné l'adresse pour se procurer du pain total, que je n'ai jamais commandé moi-même d'ailleurs,
00:46finalement je les ai aidés à pouvoir mourir plus doucement, dans de meilleures conditions.
00:52Je parle de dictat médical parce que les médecins, la loi qui est proposée, il y aura toujours le monde médical, il faut être malade.
01:04Mais la grande majorité des personnes vieillissent, vieillissent bien, et puis à un moment ça va s'arrêter mais sans maladie incurable.
01:11On ne veut pas attendre d'avoir des souffrances qu'on ne peut pas apaiser.
01:15Donc c'est pour ça que, comme il n'y a pas de loi, comme la justice pour l'instant n'a pas résolu ce problème,
01:24et bien c'est pour ça qu'on est là et on a su.
01:28Il y a beaucoup de jurisprudence européenne qui existe dans la matière.
01:46On a aussi des pays européens qui ont déjà consacré de manière constitutionnelle le droit à mourir dans la dignité.
01:51Ça n'a jamais été le cas en France.
01:52Donc c'est vraiment l'occasion pour la première fois de faire en sorte que la Cour de cassation statue sur ce point
01:58qui est un point fondamental en termes de liberté publique.
02:22Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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