00:00Moi je trouve que c'est plutôt une bonne chose que d'aller sur le terrain, que de rencontrer le personnel soignant,
00:05que de montrer qu'il va vraiment s'occuper du fond, de la vie des gens, de recevoir les syndicats aussi.
00:11Moi ça me montre un Premier ministre qui est à l'écoute, qui veut faire du dialogue social, qui veut écouter tout le monde pour construire...
00:18Il peut écouter, mais pour agir c'est autre chose là pour l'instant.
00:22Déjà avant d'agir c'est mieux d'écouter, et c'est mieux d'entendre, et c'est mieux de prendre en considération.
00:27Donc moi je trouve que c'est plutôt un bon symbole qu'il envoie.
00:31On a fait beaucoup de séquences, on a quand même eu Michel Barnier, ensuite François Bayrou, maintenant Sébastien Lecornu, on s'est interrogé sur ses personnalités.
00:38Vous faites bien de nous faire la liste parce qu'on s'y perd.
00:40Oui, on s'y perd. Non, non, mais voilà, écoutez, ce matin, moi ce que je veux vous dire c'est que je ne vais pas vous faire la biographie de Sébastien Lecornu,
00:46vous dire pourquoi moi je suis convaincue qu'il a des capacités...
00:48Bah dites-nous, si, vous le connaissez, pourquoi êtes-vous convaincue que c'est la bonne personne au bon endroit ?
00:54Alors moi ce que j'ai vu en tant que député à l'Assemblée Nationale au cours des trois dernières années, il était ministre des Armées,
01:01c'est qu'il a réussi à faire passer un texte qui était tout sauf acquis, qui était la loi de programmation militaire,
01:07avec une assemblée très divisée, avec des partis qui étaient dans la posture, et qu'il l'a fait passer à la quasi-unanimité.
01:14Dans un monde en guerre ?
01:15Dans un monde en guerre, peut-être, mais ce n'était pas non plus si évident, parce que vous avez toujours des points de désaccord à l'Assemblée,
01:20venez voir comment ça se passe.
01:21Il y a eu des consensus sur ce sujet, c'est vrai.
01:23Il y a eu des consensus...
01:24Avec parfois des groupes très divisés par ailleurs.
01:25Et en fait, ces consensus, ils n'étaient pas évidents, parce qu'à postérieure, on peut dire, bah oui, c'était facile,
01:29évidemment, tout le monde était pour augmenter les dépenses militaires, ce n'est pas du tout le cas.
01:32Il les a construits, ces consensus.
01:34Il les a construits avec l'Assemblée d'aujourd'hui, pas avec l'Assemblée d'il y a 30 ans,
01:37ou avec une assemblée qu'il ne connaîtrait pas.
01:45Du pays dans lequel il arrive, il sait qu'il y a un appel à la mobilisation le 18 septembre.
01:51Dans cinq jours.
01:51Exactement.
01:52Et bien moi, je trouve que c'est une très bonne chose, qu'au lieu de dire, bon, ça ne me concerne pas,
01:56je vais faire de la politique politicienne et rencontrer les partis et faire une sorte d'échange ou autre.
02:02Donc il va essayer de rassurer avec les moyens dont il dispose, qui sont assez faibles, finalement, pour l'instant.
02:07Moi, je ne dirais pas qu'il essaye de rassurer, moi je dis qu'il essaye de construire réellement,
02:10et en prenant en compte le fond.
02:12Et maintenant, il y a aussi une étape qui est très importante, et j'espère qu'il y passera,
02:15et d'ailleurs il l'a démontré en recevant les chefs de partis, mais aussi des personnalités.
02:19Du bloc central.
02:20Du bloc central, mais pas uniquement.
02:22Et il va recevoir aussi des responsables des oppositions, parce qu'il y a quand même beaucoup d'oppositions,
02:28c'est qu'il a cette volonté de construire un budget en prenant en considération les demandes des uns et des autres.
02:33Merci.
02:34Merci.
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