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  • il y a 1 an

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00:00On finit donc avec le dossier Le Grand Cohen, avec François Morel, qui est un humoriste mais éditorialiste aussi.
00:09Il est drôle.
00:10Il était, c'est un ex-comique.
00:12Je ne sais pas s'il l'est là lorsque vous allez l'écouter, c'était lui qui était une des figures tutéaires des déchiens.
00:19Alors voilà ce qu'il a dit ce matin, il parle de ceux qui ont révélé cette vidéo et écoutez comment il les qualifie.
00:30Ce qui me paraît hallucinant, c'est que des ministres sans foi ni loi utilisent la vidéo volée d'une conversation privée
00:37comme argument pour accuser deux journalistes d'être indignes de leur fonction sur le service public.
00:42Ce qui me paraît très non professionnel, c'est que des journalistes n'aient pas à cœur de contredire les mensonges proférés publiquement par Rachida Dati.
00:51Mais surtout, ce qui me semble désastreux, c'est que la vidéo volée a permis la suspension à titre conservatoire de Thomas Le Grand,
01:00puis la décision du journaliste d'abandonner le débat hebdomadaire qu'il devait assurer.
01:05« On voudrait préparer la mainmise programmée de l'extrême droite sur le service public qu'on ne s'y prendrait pas autrement. »
01:14La mainmise de gauche, ça rééquilibrerait.
01:17Mais Laurent Tessier, je pensais que nous écouterions les insultes de M. François Morel
01:22et vous avez préféré les enlever.
01:26« Oui, c'est une vraie question. Est-ce qu'on diffuse ces insultes qui sont inqualifiables ? »
01:31Honnêtement, je me suis vraiment interrogé tout à l'heure.
01:34« Oui, c'est mieux de savoir. »
01:35« Elles ont été prononcées à l'antenne. »
01:37« Elles ont été prononcées à l'antenne. »
01:38« On va les ressortir. »
01:40« On va les ressortir dans une seconde. »
01:4416h37, on continue sur le service public.
01:48« La complaisance du service public avec des personnalités de gauche. »
01:52« Exemple une nouvelle fois hier soir dans l'émission « L'événement sur France 2. »
01:55Le thème était « Instabilité politique, crise budgétaire. »
01:58« Ma République va-t-elle craquer ? »
01:59Plusieurs invités, Jordan Bardella, Jean-Luc Mélenchon, Sophie Binet de la CGT.
02:03Mais un peu après 22h, un autre invité est arrivé, Mathieu Pigasse.
02:08Et la présentatrice, Caroline Roux, n'a pas présenté précisément son invité,
02:12ce qu'il dirige, ce qu'il a dirigé, ce qu'il produit.
02:15Sa forte empreinte depuis des années dans les médias, comme le journal Le Monde.
02:20Et je vous propose peut-être d'écouter la présentation de Caroline Roux.
02:24Bonsoir Mathieu Pigasse.
02:26Bonsoir.
02:26Merci d'avoir accepté cette invitation.
02:27Vous êtes président du groupe de Média Combat, vous êtes aussi banquier d'affaires.
02:30Et à ce titre, vous avez conseillé certains gouvernements pendant la crise financière,
02:35notamment en Grèce.
02:36Vous êtes assez rare à la télé, vous prenez rarement la parole.
02:38Je vous remercie d'être là.
02:39Merci de m'avoir invité.
02:40Merci de m'avoir des patrons qui viennent sur des émissions politiques.
02:43Voilà, c'est dit.
02:44Alors, ce qui est dommage, c'est que le 13 janvier dernier, dans l'évération,
02:48M. Pigasse avait déclaré, je veux mettre les médias que je contrôle dans le combat
02:52contre la droite radicale.
02:54Le 29 août, il avait dit, nous devons mener une bataille culturelle contre la droite radicale.
02:58Sans cette bataille, il n'y aura pas de victoire politique à gauche.
03:01Il avait appelé à voter pour le nouveau Front populaire.
03:05Donc, tout ça, évidemment, il a le droit.
03:06Comme il a le droit de parler, c'est un patron, il a le droit de citer.
03:09Mais il me semble que, journalistiquement, nous devons mettre en perspective
03:14qui parle et d'où on parle, ce qui est la base de notre métier.
03:19Paul Amart.
03:21Vous avez raison, mais je ne m'attarderai pas sur cet oubli de ma concert.
03:27Je préfère centrer mon propos sur Mathieu Pigasse.
03:30et sur la relation qu'il a avec France Télévisions.
03:33Voilà un homme, très proche d'Arnaud de Montebourg,
03:36très engagé politiquement, vous l'avez parfaitement rappelé,
03:40qui est propriétaire de Rock en Seine,
03:42qui a maintenu la présence d'un groupe de musiciens nord-irlandais,
03:47Niqab, Niqab, qui s'appelle Niqab,
03:50ce qui veut dire voile intégrale en arabe,
03:54et qui fait partie d'un groupe qui s'appelle Media One,
03:57à qui France Télévisions donne, écoutez-moi bien,
04:01100 millions d'euros par an.
04:03J'étais producteur, moi, à France Télévisions,
04:06quand j'étais à France 5,
04:07et on m'expliquait qu'il ne fallait surtout pas avoir plusieurs émissions,
04:10qu'il fallait n'avoir qu'une,
04:11parce qu'il fallait partager avec d'autres producteurs.
04:13C'était même la règle, une règle d'or.
04:15Chaque petit producteur avait son émission,
04:18et il n'y avait pas de monopole.
04:19Et voilà un groupe Media One, très soutenu politiquement,
04:21qui a cette somme considérable de la part de France Télévisions.
04:27C'est ça qui me choque.
04:28Alors, il se trouve, par le plus grand hasard,
04:30j'ai rencontré Pierre-Antoine Capeton aujourd'hui, à l'heure du déjeuner.
04:33Il me rappelle, il a raison de le lire,
04:35que c'est un actionnaire tout à fait minoritaire dans Media One,
04:39M. Pigasse.
04:41C'est un actionnaire comme un autre,
04:42mais ce n'est pas un actionnaire important.
04:45C'était en tout cas ce que m'a dit M. Capeton.
04:47Peut-être, mais quand vous voyez la couleur politique
04:49de toutes les émissions qui sont produites par Media One,
04:52ce n'est pas à vous que je vais vous le dire,
04:54c'est exactement la même couleur.
04:56En tout cas, en l'espèce,
04:58je pense qu'il y a eu hier, je le répète,
05:01une mise en perspective qui n'a pas été faite,
05:04et je pensais, dans le même temps,
05:06et on en a parlé ce matin sur CNews,
05:08sur France 5,
05:09il y avait une émission qui s'appelait Le Vrai du Faux,
05:12et c'était Pierre-Édouard Sterrain
05:14qui était ciblé ce jour-là.
05:16Et la mise en perspective pour Pierre-Édouard Sterrain,
05:19c'était le milliardaire
05:21qui travaille pour le Rassemblement National.
05:25Donc on a effectivement deux éditorialisations
05:27sur le service public,
05:29et c'est dommage,
05:30parce que c'est une impartialité qui n'est pas respectée.
05:33Mathieu Piguet n'est pas seulement de gauche,
05:35il est d'une gauche très radicale.
05:39Mais il a le droit d'ailleurs !
05:40Moi ça ne me gêne pas !
05:41Vraiment ça ne me gêne pas !
05:43S'il est présenté hier soir de cette manière-là,
05:46c'est une voix qui a le droit de s'exprimer.
05:48Alors lui a le droit,
05:49parce qu'on a le droit d'être un homme d'affaires de gauche radicale,
05:52l'inverse n'est pas possible.
05:54C'est-à-dire que lui il a dit
05:55je vais mettre mes médias,
05:56c'est pourquoi il y a quand même un sujet sur,
05:58même s'il est actionnaire minoritaire,
05:59comme vous le rappelez,
06:00il y a quand même un sujet sur sa participation à MediaOne,
06:03puisque lui-même a dit
06:04je vais mettre mes médias
06:05au service du combat idéologique
06:07pour faire triompher les idées de gauche.
06:09Donc il a le mérite de ne pas se cacher.
06:11Si quelqu'un d'autre disait ça
06:12et remplacait le mot gauche par un autre mot,
06:14ça serait totalement impossible.
06:16Et surtout,
06:16pourquoi c'est plus qu'un manque d'avoir oublié de le présenter,
06:20c'est que son intervention,
06:21puisqu'il y avait Jordan Bardella qui était invité avant lui,
06:23et Jean-Luc Mélenchon aussi,
06:25mais son intervention n'a été
06:26que pour dégommer le Rassemblement National.
06:29Voilà, c'était le but de son intervention.
06:31Et là encore,
06:32ce n'est pas ce qui me choque,
06:34je le répète.
06:35Sauf qu'on ne sait pas qu'il est de gauche radicale.
06:37Voilà, c'est-à-dire que la mise en perspective,
06:40c'est-à-dire que vous êtes un patron,
06:41c'est très rare d'avoir une parole de patron,
06:43c'est vraiment bien que vous nous parliez.
06:45Écoutez ce qu'il a dit sur le Rassemblement National,
06:47mais c'est son droit.
06:48Le fait que le Rassemblement National
06:49soit aux portes du pouvoir,
06:51c'est quelque chose que je trouve extrêmement préoccupant.
06:53Moi, je ne me laisse pas berner
06:54par les sirènes du Rassemblement National,
06:56et je ne me compromets pas
06:57avec le Rassemblement National,
06:59pour deux raisons.
07:00La première,
07:01c'est que c'est un parti
07:03dont l'existence même
07:04repose sur la xénophobie,
07:06la haine de l'autre,
07:07le repli sur soi.
07:09Ce qu'il nous propose,
07:10c'est une société de bouc émissaire,
07:12dans laquelle il y a toujours un coupable,
07:13et le coupable, c'est toujours l'autre.
07:14Et l'autre, d'ailleurs,
07:15c'est toujours le plus vulnérable.
07:17C'est le migrant,
07:18le musulman,
07:19l'homosexuel, etc.
07:20Ce qu'il nous propose,
07:21c'est une société de la peur.
07:22Mais, pardonnez-moi,
07:23je voudrais ajouter un point.
07:24Je voudrais dire aux téléspectateurs ce soir
07:26que c'est une illusion de pensée,
07:27et une illusion grave
07:28que le Rassemblement National
07:29apporterait une quelconque solution
07:31aux sujets ou aux enjeux
07:33dont nous venons de parler.
07:35Alors, on va marquer une pause,
07:36mais je retiens quand même
07:37que dans les personnes vulnérables,
07:40ils citent le musulman et l'homosexuel.
07:43Ils considèrent, M. Pigasse,
07:45que le musulman ou l'homosexuel
07:48est une personne vulnérable.
07:50Ciblé par le RN.
07:52Donc là, c'est de la diffamation.
07:53Citer des propos homophobes
07:55de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella.
07:56Il n'est pas coupé là-dessus,
07:58on le laisse dérouler.
08:0016h44, et nous revenons dans une seconde.
08:02Pascal Proué-Vous,
08:03c'est votre rendez-vous sur Europe 1
08:04jusqu'à 18h.
08:05Europe 1, Pascal Proué-Vous.
08:08Il est 16h48,
08:09et nous sommes avec Sarah Salman,
08:11avec Fabien Antoniente,
08:12avec Gauthier Devrette,
08:13avec Éric Revelle,
08:14et puis avec Paul Amart
08:15pour terminer sur cette complaisance
08:17du service public.
08:19C'est vrai que le service public a changé.
08:20C'est vrai qu'il est dans la tourmente.
08:22Il va avoir une convocation,
08:23on l'a dit, de l'ARCOM,
08:25où Mme Ernotte va devoir s'expliquer.
08:28On entre dans une période particulière,
08:31en pré-présidentiel,
08:33c'est dans un an et demi,
08:35donc forcément,
08:36ce climat sera très particulier,
08:39et je sens une forme de violence
08:41entre journalistes,
08:42d'ailleurs,
08:43qui n'a pas toujours,
08:44ou qui n'a pas existé,
08:45me semble-t-il,
08:46de cette manière-là.
08:47Il n'y a aucune confraternité,
08:48en réalité,
08:49il y en a beaucoup qui se tirent dessus,
08:50comme pas possible.
08:51Moi, Benjamin Duhamel,
08:52c'est quelqu'un que j'estime beaucoup,
08:53mais pour autant,
08:54la pic qu'il envoie chez Quotidien,
08:56on aurait pu s'en dispenser,
08:57je pense.
08:58En fait,
08:58ce qui est nouveau,
08:59c'est que les leaders d'opinion,
09:02en dehors des hommes politiques classiques,
09:05dans le temps,
09:05il y avait des artistes.
09:06Bon,
09:07les artistes ne parlent plus,
09:08parce qu'ils ont tellement peur
09:09de perdre leur public,
09:10avant,
09:11il y avait des gens comme Montand,
09:12etc.,
09:13à droite ou à gauche.
09:13Plutôt à gauche, non ?
09:14Oui,
09:14plutôt à gauche,
09:15mais il pouvait y avoir des gens de droite.
09:16Johnny s'était engagé à droite.
09:18Bon,
09:18je pense,
09:19Fabien Antoinette,
09:20vous ne me démentirez pas
09:21qu'aujourd'hui,
09:22tous les artistes sont aux abonnés absents,
09:24parce qu'ils ne veulent pas cliver,
09:26et ils pensent à leur public.
09:27Nous sommes d'accord.
09:27C'est-à-dire qu'il faut réunir toutes les forces.
09:29Bon,
09:29donc,
09:29ceux qui parlent...
09:30Déjà,
09:30les entrées sont rares au cinéma,
09:32donc,
09:32si non plus...
09:33Les littéraires,
09:33ils ne veulent pas trop parler non plus,
09:34les intellectuels ne veulent pas trop parler non plus,
09:37et ceux qui parlent,
09:38ce sont les journalistes,
09:39paradoxalement.
09:39Et les politiques,
09:40cette violence dont vous parlez,
09:41c'est à l'image de la société.
09:43Mathieu Pigasse,
09:45apparaît,
09:45a été présenté quand même pas trop moderne,
09:48mais je pense qu'il s'est arrêté
09:49au temps de Jean-Marie Le Pen.
09:51Il osse racise la droite nationale,
09:54comme il dit aujourd'hui,
09:55le Rassemblement National.
09:56Quand il dit,
09:57par exemple,
09:58la personne vulnérable,
10:00c'est l'homosexuel,
10:01c'est le musulman,
10:02le bouc émissaire,
10:03c'est le musulman,
10:03aujourd'hui non.
10:04Mais ce qu'il veut dire,
10:05c'est que ce sont les personnes
10:05les plus stigmatisées.
10:06Le bouc émissaire,
10:07c'est le juif.
10:09La personne vulnérable,
10:10ce n'est pas l'homosexuel,
10:10aujourd'hui,
10:11il y a énormément de gays
10:12autour de Marine Le Pen,
10:13énormément de gays.
10:14La personne vulnérable,
10:15c'est la femme en terre islamiste,
10:17et en terre musulmane,
10:18même parfois,
10:19donc il se trompe d'époque,
10:20et cette violence-là
10:21a été générée
10:23par la posture
10:24de l'extrême-gauche française,
10:26par Mélenchon et sa meute.
10:28Et tout à l'heure,
10:29je vous l'ai dit,
10:30je crois hors antenne.
10:30Alors, si j'aurais d'autres,
10:31pardonnez-moi,
10:32vous me le direz.
10:34Mais je crois l'avoir dit hors antenne.
10:35La séquence
10:36qui a été diffusée
10:37sur Thomas Legrand,
10:38Patrick Cohen,
10:39peut donner le sentiment
10:40qu'il y a une collusion
10:41entre les socialistes
10:42et les journalistes,
10:44ou quelques journalistes
10:45de France Inter
10:46et de France Télé.
10:47Non,
10:48il y a une connivence forte,
10:50idéologique,
10:51idéologique,
10:52écoutez-moi bien,
10:53entre Mélenchon
10:54et de nombreux journalistes
10:55de France Télévisions
10:56et de la radio,
10:58aujourd'hui.
10:59L'école de Lille
11:00est en partie responsable.
11:02Elle a formé,
11:03contrairement au CFJ de Paris,
11:04elle a formé des jeunes journalistes
11:05d'une façon extrêmement politique
11:07et on en voit
11:08le résultat aujourd'hui.
11:09Non,
11:09alors,
11:10vous avez raison
11:10que cette école,
11:12le wokisme,
11:13était très important à Lille,
11:14mais j'ai envie de dire,
11:15toutes les professions
11:16intellectuelles
11:18aujourd'hui
11:18sont concernées
11:19par ce que vous dites.
11:20C'est-à-dire,
11:21les professeurs,
11:22les magistrats,
11:24une partie des artistes,
11:26professions intellectuelles,
11:27parce que tous ces gens
11:28sont déclassés,
11:30pas la mare.
11:31Au cœur de tout cela,
11:32vous avez l'argent.
11:34C'est-à-dire qu'un journaliste,
11:35aujourd'hui,
11:36n'est pas le,
11:38comment dire,
11:39n'est pas l'homme
11:40des années 70
11:41qu'il était.
11:43C'est-à-dire qu'un journaliste
11:45est précaire,
11:45aujourd'hui,
11:47alors qu'avant,
11:47c'était un bourgeois.
11:50Le journaliste,
11:50je pense notamment
11:51aux journalistes de province,
11:52moi je viens de province,
11:53je me souviens très bien
11:53qu'un journaliste
11:55de West France,
11:55de Presse Océan,
11:56dans les années 70,
11:57c'était un bourgeois,
12:00ce qu'on appelait un bourgeois,
12:01quelqu'un qui était
12:01dans la ville,
12:02qui avait un certain rôle.
12:03Mais ça,
12:03c'est vrai pour le prof de français,
12:05ça c'est vrai
12:05dans le domaine artistique également.
12:07Donc,
12:07toutes ces professions intellectuelles
12:09ont basculé à gauche,
12:10voire à l'extrême gauche,
12:11Fabien Oteniente.
12:12Oui, oui.
12:13Moi,
12:14dans l'épisode
12:14que vous avez cité,
12:16j'ai été surpris
12:17de voir Thomas Legrand,
12:18parce que je l'avais repéré,
12:20cet homme-là,
12:21qui avait des propos,
12:23un petit peu,
12:24il était intervenu
12:25dans nos émissions
12:25de Léa Salamé,
12:27et il avait eu des propos
12:28un peu dédaigneux
12:29sur Sonia Mabrouk.
12:32Il disait,
12:33il est un peu méprisant,
12:35il paraissait déconnecté
12:36de la réalité,
12:38et moi qui suis attaché,
12:40je me dis toujours,
12:41quand un film sort,
12:42c'est le public qui a raison.
12:43Si on réussit
12:44ou si on se plante,
12:46c'est le public
12:46à la finale qui a raison.
12:47Et je le voyais déconnecté
12:48du public.
12:49Il avait même eu
12:50des propos sur CNews
12:51en disant,
12:52ils pourront aller
12:52sur une chaîne YouTube.
12:54Il était très dédaigneux,
12:56et je me méfie
12:56de ces gens dédaigneux
12:57parce qu'ils m'ont
12:58toujours fait peur.
12:59C'est-à-dire que...
13:00Il est pour la censure,
13:00quand même.
13:01Il est pour nous faire fermer.
13:04On le dit très souvent.
13:06Le récit,
13:07ils avaient le monopole
13:08du récit.
13:09Le camp du bien
13:10avait le monopole
13:11du récit.
13:12Aujourd'hui,
13:12on entend d'autres voix
13:13sur d'autres médias.
13:15Et des médias,
13:17sur Europe 1,
13:18bien sûr,
13:18sur CNews,
13:19dans le journal du dimanche,
13:20c'est d'autres voix,
13:21mais avec un débat
13:22contradictoire.
13:23Alors que sur France Inter,
13:24vous n'entendez
13:25qu'une seule voix.
13:26La différence aussi,
13:27c'est que c'est
13:27le service public
13:28et que c'est payé
13:28avec nos impôts.
13:29C'est quand même
13:29une différence de taille.
13:31ça demande,
13:31vous avez parfaitement raison,
13:32Sarah Salman,
13:33on demande une forme
13:35de partialité,
13:36en tout cas d'équilibre
13:37dans le service public,
13:39que toutes les voix
13:40soient entendues,
13:41ce qui n'est pas le cas.
13:42Alors,
13:42on est avec Aliu,
13:43et je préviens Paul Amard
13:45parce qu'Aliou
13:46est quelqu'un
13:47qui nous appelle directement,
13:48il est assez virulent,
13:50Aliu.
13:50Et je crois
13:51le placer sur l'échiquier,
13:52il est plutôt à gauche,
13:54voire très à gauche,
13:55Aliu.
13:56Est-ce que le portrait
13:58que je fais de vous
13:58est juste ?
13:59Bonjour Pascal,
14:01bonjour à tous,
14:02et le portrait
14:03que vous faites de moi
14:03n'est pas juste,
14:04mais je vais mettre
14:06les pieds dans le plat
14:06directement.
14:07Je pense que
14:08c'est un faux débat,
14:10premièrement.
14:11Deuxièmement,
14:11je pense aussi
14:12que vous en profitez
14:13pour taper sur
14:15à la fois le service public
14:16et à la fois
14:17France Inter,
14:19France Télé,
14:20parce que
14:21vous vous renvoyez la balle,
14:23en fait,
14:23vous tapez dessus
14:24et donc du coup,
14:25dès que vous avez l'opportunité
14:26de leur taper dessus,
14:27vous leur renvoyez un revers.
14:29Et je pense que
14:29c'est pour ça
14:30que depuis quelques jours,
14:31aujourd'hui,
14:32une partie
14:33de vos émissions,
14:35que ce soit la vôtre
14:35ou bien d'autres,
14:36vous consacrez
14:38énormément de temps dessus
14:39et je finirais
14:40en disant
14:41que comme quoi
14:41à chaque fois
14:42qu'on n'est pas d'accord
14:43avec vous,
14:43de toute façon,
14:44soit on est extrême gauche,
14:46soit on est woke,
14:47alors que non,
14:47on est juste,
14:49comment dire,
14:49pragmatique
14:50par rapport à l'information.
14:52Et puis moi,
14:52je trouve que,
14:53comme j'ai dit,
14:54je vais éviter de me répéter,
14:55mais effectivement,
14:55c'est un faux débat
14:56et c'est un faux processus.
14:56Mais qu'est-ce qu'un faux débat ?
14:58Je ne comprends pas.
14:59En quoi est-ce un faux débat
15:01de souligner hier
15:02que lorsque Mathieu Pigasse
15:04est sur un plateau de télévision,
15:06il n'est pas présenté
15:07avec son CV ?
15:09Je ne comprends pas
15:09où est le faux débat.
15:10Je ne demande pas
15:10que Mathieu Pigasse
15:11ne s'exprime pas.
15:13Je demande qu'on dise
15:14aux téléspectateurs
15:14que Mathieu Pigasse
15:15est un homme
15:16qui a demandé
15:17à voter pour le nouveau
15:18Front populaire.
15:20Ce n'est quand même
15:20pas extraordinaire,
15:21ma demande.
15:21Et vous me dites
15:22que c'est un faux débat.
15:23Donc je ne comprends pas
15:24votre argument.
15:25En quoi c'est un faux débat ?
15:26Vous pensez que
15:27ce n'est pas une information
15:28que doit avoir
15:29le téléspectateur ?
15:31Pascal Praud,
15:32est-ce que vous vous appliquez
15:33vous-même
15:34ce genre de code ?
15:36Alors tous les gens
15:37que j'invite,
15:38je donne leur CV.
15:39D'ailleurs ça a commencé
15:40tout à l'heure.
15:41Alors donnez-moi un exemple.
15:43Je vous écoute beaucoup.
15:44Donnez-moi un exemple.
15:45Je vous écoute énormément.
15:46On n'est pas d'accord
15:47vous et moi,
15:48mais vous faites partie
15:48des gens que j'écoute
15:49quasiment tous les jours.
15:51Pourtant je ne suis pas
15:51du tout d'accord avec vous.
15:53Mais désolé,
15:53lorsque vous présentez
15:54quelqu'un,
15:55entre guillemets comme moi,
15:56c'est pour me dépeindre
15:57que comme quoi je serais
15:58potentiellement d'extrême gauche
15:59alors que ce n'est pas le cas.
16:00Par contre vous recevez
16:01un petit truc de personnes,
16:04mais ce n'est pas la chose.
16:06Mais ce n'est pas une insulte
16:08je vous ai eu de nombreuses fois.
16:10Je pense que vous ne votez pas
16:11effectivement LR
16:12ni Rassemblement National
16:14et quand vous votez
16:15c'est plutôt du camp progressiste,
16:18du camp de gauche.
16:18Mais restez avec nous
16:19parce qu'il est 16h56
16:20et on marque une pause
16:21et puis le débat c'est la vie.
16:24Madame, messieurs.
16:25Donc c'est ça qui est intéressant.
16:28L'échange contradictoire.
16:30Un mot évidemment
16:30qui n'est pas deux jours.
16:32Bien entendu,
16:33chez nos amis du service public
16:35d'ailleurs ils peuvent nous appeler.
16:36Moi j'invite les gens
16:37ils ne veulent jamais venir.
16:39Je passe mon temps
16:39à inviter des gens.
16:41Non mais
16:41qu'est-ce qui se passe
16:42monsieur Hamard ?
16:43Vous voulez partir ?
16:44Je vais chez Thierry Cabane
16:45et je vais un peu préparer.
16:46Vous allez chez Thierry Cabane ?
16:47Chez lui ?
16:48Chez lui vous allez.
16:51Alors d'abord
16:51vous allez chez Thierry Cabane
16:52et vous lui direz bonjour
16:53de notre part
16:54mais vous ne préparez plus.
16:56Vous êtes...
16:57Non mais il y a des thèmes
16:57qui me sont...
16:58Si, si.
16:59Pourquoi vous ne préparez pas vous ?
17:01Vos émissions ?
17:02Vous ne les préparez pas ?
17:03Moi je les prépare tout le temps.
17:06La nuit.
17:07La nuit.
17:07En anglais.
17:08Oh l'autre.
17:09Bon merci Paul Amarbois
17:10ça m'a fait plaisir.
17:11C'est la première fois
17:11qu'on faisait une émission ensemble.
17:12Merci beaucoup.
17:13Et je voulais vous dire
17:14j'ai beaucoup regardé la télé
17:15dans les années 70
17:16entre 75 et 80
17:18et cette rédaction d'Antenne 2
17:19elle était tout à fait remarquable.
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