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  • il y a 1 an
Après avoir échoué à obtenir la confiance des députés hier, François Bayrou a remis aujourd'hui sa démission à Emmanuel Macron. Le président de la République a nommé Sébastien Lecornu Premier ministre pour lui succéder.

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Transcription
00:00Information BFM TV, c'est confirmé Marie-Chanteret ?
00:02Absolument, Sébastien Lecornu, 39 ans, actuel ministre des armées et nommé nouveau premier ministre de Emmanuel Macron,
00:10charge désormais à lui de composer un nouveau gouvernement, vous le rappeliez,
00:15septième premier ministre depuis les deux mandats du président de la République,
00:19cinquième depuis 2022, charge à lui, je le disais, de composer son gouvernement.
00:25Et on apprend quand même dans la coulisse qu'il a déjà anticipé un peu ce travail.
00:29On le sait d'ores et déjà, il a passé des coups de fil à gauche, à droite, dans l'équipe actuelle également,
00:35pour savoir si certains étaient possiblement OK pour rester dans un futur gouvernement.
00:40Donc il a commencé ce travail parce que dans l'entourage de François Bayrou et plus largement,
00:45tout le monde avait anticipé depuis une dizaine de jours, voire même 15 jours,
00:49que la messe était dite, que François Bayrou tomberait le 8 septembre.
00:52Et donc certains ont pris les devants, ce qui explique aussi peut-être le fait qu'on a souvent dit
00:56qu'Emmanuel Macron allait nommé vite, vite, que là, aujourd'hui, c'est vraiment le cas.
01:00On nous l'avait promis.
01:02Souvent, c'est reporté.
01:03Là, effectivement, il y a cette indication de temporalité.
01:08Respecter Sébastien Lecornu, 39 ans, nouveau premier ministre.
01:11Guillaume Daré.
01:12Le communique a été publié.
01:13Il y a donc la mission, effectivement, qui est confiée à ce premier ministre.
01:16Ce n'est pas Matignon, c'est ça ?
01:17Il a choisi de nommer M. Sébastien Lecornu.
01:20Il l'a chargé de consulter les forces politiques représentées au Parlement
01:24en vue d'adopter un budget pour la nation
01:27et de bâtir les accords indispensables aux décisions des prochains mois.
01:31Donc on voit bien, effectivement, ce rôle de médiateur auquel appelait Gabriel Attal
01:35en disant que ce serait un précurseur.
01:37Emmanuel Macron dit non, non, c'est le rôle du premier ministre.
01:39C'est le rôle de Sébastien Lecornu.
01:41À la suite de ces discussions, il appartiendra au nouveau premier ministre
01:44de proposer un gouvernement au président de la République.
01:46C'est très intéressant parce que c'est une méthode qui est nouvelle.
01:49Le premier ministre va d'abord engager des discussions avec les forces politiques
01:52et ce n'est qu'à l'issue de ces discussions avec les forces politiques
01:56représentées effectivement au Parlement
01:59que Sébastien Lecornu proposera un gouvernement au président de la République.
02:03Comme ça se fait dans les régimes parlementaires.
02:05Absolument, mais c'est nouveau.
02:06C'est-à-dire que comme ça se fait en Allemagne et notamment en Italie,
02:09ça ne se fait que comme ça.
02:10Parfois, ça dure très longtemps.
02:11Il faut reconnaître que...
02:12Ça dure parfois des mois et des mois.
02:15C'est le cas en Allemagne notamment.
02:16Et il revient, le président, enfin le chancelier présumé,
02:21enfin pressenti, revient vers le chef de l'État en Allemagne
02:25en disant voilà, j'ai construit une coalition,
02:28j'ai construit un programme sur lequel on s'est entendu.
02:31Je ne pense pas que ça se passe tout à fait comme ça,
02:33mais c'est sûr que si Sébastien Lecornu n'arrive pas à construire son gouvernement,
02:38et ça serait vraiment une première en France,
02:40ça serait très intéressant,
02:41eh bien il revient.
02:42Il serait obligé peut-être de changer le président de la République
02:46de représentant à Matignon.
02:51Moi, ce que je voulais dire, c'est que tout à l'heure,
02:53c'est que ça me paraissait assez évident
02:55que ce soit M. Lecornu qui devienne Premier ministre
02:59pour des raisons évidentes.
03:01La première chose, c'est qu'Emmanuel Macron
03:03avait l'obligation de se protéger lui-même.
03:06On sait qu'il ne veut pas finir en lambeaux
03:11et quitter l'Élysée.
03:12Ça, c'est la première chose.
03:13La deuxième chose, en se tournant vers le Parti Socialiste,
03:17il savait qu'il ne jouait pas,
03:19qu'il s'exposait justement
03:21aux foudres du Rassemblement National
03:23et à celles évidemment aussi des Républicains.
03:29Donc il n'avait que ce choix-là,
03:31d'essayer de maintenir son bloc central
03:33le plus soudé possible,
03:34qui est quand même aussi assez attaqué,
03:36et puis de préserver cette alliance
03:40avec les Républicains
03:41et d'essayer de calmer au maximum
03:44le Rassemblement National.
03:45Mathieu Couache à l'Élysée.
03:47Ça y est, Abémousse Premier ministre,
03:4819h54, vous nous l'aviez annoncé avant 20h.
03:50C'est donc fait.
03:51Nous avons un Premier ministre
03:52et le Premier ministre a une feuille de route.
03:56Et on vous disait depuis hier sur BFMTV
03:58que Sébastien Lecornu était favori.
04:00Ça y est, il est nommé Premier ministre,
04:02fidèle parmi les fidèles.
04:03Il incarne la loyauté à l'égard d'Emmanuel Macron.
04:06Il a été récompensé ce soir.
04:08Il était passé juste à côté du poste il y a 9 mois.
04:10Sébastien Lecornu qui détient une longévité exceptionnelle
04:14à la tête de différents ministères
04:16puisqu'il a été ministre sans interruption
04:18depuis 2017
04:20dans tous les gouvernements
04:22depuis qu'Emmanuel Macron est président.
04:23Il accompagne le président aussi
04:24dans de nombreux déplacements.
04:26C'est lui qui avait animé
04:27les débats des Gilets jaunes.
04:30Il est devenu son confident au fil des années.
04:33Et ce soir, son Premier ministre, Emmanuel Macron,
04:35qui choisit donc de rester dans sa zone de confort
04:38en nommant un des siens,
04:39il va faire face au même problème que son prédécesseur.
04:43C'est en quelque sorte un retour à la case départ,
04:45une mission, faire des compromis,
04:47faire passer un budget.
04:49Et autant vous dire que la tâche est immense
04:51avec effectivement une nouvelle méthode
04:53puisque le Premier ministre devra discuter
04:55avant de former un gouvernement.
04:58Merci beaucoup Mathieu Couache,
04:59Jean-Philippe Tanguy.
05:00Consultation d'abord,
05:01formation du gouvernement ensuite,
05:03consultation des partis politiques.
05:05Vous nous confirmez que le Rassemblement national ira ?
05:08C'est Marine Le Pen et Jean-Dame Pardella qui décideront.
05:10On est toujours pour le moment allé à ces consultations.
05:12Je veux dire, nous irons.
05:13La dernière fois, vous avez dit
05:14que c'est une formalité unique pour François Barou.
05:16Vous anticipez pas mes désirs, mais mes paroles.
05:20Donc voilà, nous irons sans aucune illusion.
05:22Monsieur Lecornu est infidèle parmi les fidèles.
05:24Alors ça a été dit, je ne partage pas
05:25cette vision digne de Disneyland,
05:28du destin de monsieur Lecornu.
05:30Je pense que monsieur Lecornu a un destin
05:31beaucoup plus compliqué que ce qu'on entend encore,
05:33un confident qui a bien géré les gilets jaunes.
05:36Il n'a pas du tout bien géré les gilets jaunes.
05:37Il n'a pas du tout bien géré les Outre-mer,
05:39je l'ai dit tout à l'heure.
05:40Mais voilà, j'aimerais un peu nuance,
05:42si c'est possible.
05:43Donc là, on a l'impression
05:44qu'on découvre quelqu'un encore nouveau,
05:45que tout le monde va réciter la même chose,
05:47des éléments envoyés ici ou là.
05:48Voilà, monsieur Lecornu, il a un bilan.
05:50Et je vous dis,
05:51que ce soit secrétaire d'État de l'écologie,
05:52ce n'était pas terrible.
05:54Aux Outre-mer, c'était une catastrophe.
05:56Et dans l'armée,
05:57bon, il avait une solution de facilité
05:58qui consistait à détruire de l'argent.
06:00Bon, mais peut-être qu'il va réussir.
06:02Moi, pour mon pays,
06:02je ne souhaite pas la politique du pire.
06:04Mais franchement,
06:05si on s'en tient aux faits politiques,
06:08Emmanuel Macron choisit
06:09de se recroqueviller
06:11sur ce qui lui reste de carrettes fidèles
06:13et du gens qui lui obéissent encore.
06:14Il restait monsieur Lecornu.
06:16Il le nomme.
06:17Je ne vois pas du tout
06:18où il va aller chercher de l'oxygène politique
06:19et de solutions nouvelles.
06:21Puisque le problème,
06:21ce n'est pas François Béroud,
06:23c'était Emmanuel Macron
06:24qui refuse qu'on remette en cause
06:26sa politique fiscale injuste,
06:28sa politique économique bidon,
06:30sa politique de submersion migratoire,
06:33l'abandon des services publics,
06:34la soumission à l'Union européenne.
06:35Tout ça,
06:36ce n'est pas monsieur Lecornu.
06:37C'était monsieur,
06:38ni monsieur Béroud,
06:39c'est monsieur Macron.
06:40Et si Béroud,
06:41monsieur Béroud,
06:42qui avait une trentaine de députés,
06:44donc qui avait un peu de troupes
06:45et donc un peu d'autonomie politique,
06:46a échoué,
06:47à changer le macronisme.
06:48Est-ce que vous croyez
06:48que c'est monsieur Lecornu
06:49qui n'a même plus
06:50sa propre circonscription
06:51à mettre dans la balance
06:52qui va influencer le macronisme ?
06:54Mais alors,
06:54ce qui est intéressant dans votre propos,
06:55c'est que votre propos
06:56a évolué ces 24 dernières heures.
06:59Jusqu'à présent,
07:00c'était la cible,
07:01c'était Matignon,
07:02c'était la demande
07:03d'une dissolution.
07:04Ah ben,
07:05j'ai la demande toujours
07:05de dissolution.
07:05Et là, aujourd'hui,
07:07priorité au direct.
07:08Yael Bronclivet,
07:09la présidente de l'Assemblée.
07:11Je connais Sébastien
07:12depuis 8 ans,
07:13c'est un excellent ministre
07:14et je suis sûre
07:17C'est important,
07:18les Français attendent
07:19de la stabilité,
07:20de la responsabilité.
07:21Et donc, moi,
07:22à la place qu'il a mienne aujourd'hui
07:23en tant que présidente
07:23de l'Assemblée nationale,
07:25je ferai tout,
07:26je ferai absolument tout
07:27pour que ça marche
07:28et qu'on puisse apporter
07:29cette stabilité à notre pays
07:30dont nos compatriotes
07:32ont absolument besoin.
07:33C'est quelqu'un
07:34qui sait parler à tout le monde.
07:35Il peut unir
07:36les différentes forces à l'Assemblée ?
07:37Évidemment,
07:37il a l'habitude
07:38et il est très habile.
07:39Bonne soirée à vous.
07:40Merci, bonne soirée.
07:43Yael Bronclivet,
07:44qui, je le rappelle,
07:44était disponible ce matin
07:45pour le poste
07:46et qui, à 19h58,
07:47félicite celui
07:48qui l'aura finalement.
07:49Marie Chantrec.
07:49Elle était invitée
07:51d'une émission du soir
07:52où elle disait, en effet,
07:53qu'elle pouvait avoir
07:54de nouvelles méthodes.
07:56Yael Bronclivet
07:57qui a rencontré
07:58le chef de l'État hier.
07:59Elle lui a fait part,
08:00justement,
08:00de son projet.
08:01Visiblement,
08:02elle ne l'a pas convaincue.
08:04Marine Tondelier,
08:05la patronne des écologistes,
08:06est avec nous.
08:06Bonsoir, Madame Tondelier.
08:07Hier soir, sur ce plateau,
08:08vous appeliez Emmanuel Macron
08:10à consulter largement
08:13les parties de gauche
08:13avant de faire son choix.
08:14Visiblement, ça n'a pas été le cas.
08:17Que dites-vous
08:17au Premier ministre
08:18Sébastien Lecornu,
08:19ce soir ?
08:20Je vous confirme
08:21que, un,
08:22nous n'avons pas été consultés
08:23et que, deux,
08:23si nous ne l'avions été,
08:24nous n'aurions pas donné
08:25le nom de M. Lecornu,
08:28que tout ça
08:28est une provocation.
08:30Je n'ai pas d'autres mots
08:31pour qualifier
08:32ce que fait M. Macron,
08:33qu'on voit bien
08:34qu'il a perdu
08:35l'élection législative,
08:37qu'il propose
08:38Premier ministre
08:38après Premier ministre,
08:39mais en fait,
08:41il est en train
08:41de se restreindre
08:42de plus en plus
08:43sur son premier cercle.
08:44Il a commencé
08:45par M. Barnier,
08:46donc on pouvait se dire
08:46peut-être,
08:47bon, c'était un parti
08:48autre que le parti
08:49d'Emmanuel Macron,
08:50bon, allié mais autre.
08:51Ensuite, il est passé
08:52à M. Bayrou,
08:52qui était un autre parti,
08:53mais vraiment un allié
08:54de la première heure
08:55du macronisme
08:56depuis 2017.
08:57Et puis là,
08:57voilà, c'est quasiment,
08:59c'est carrément
08:59M. Lecornu
09:00qui est de son mouvement,
09:02qui a été
09:02dans beaucoup de gouvernements
09:04auparavant.
09:04Et donc, c'est vraiment
09:05le macronisme
09:06qui est en train
09:06de se réduire
09:07sur lui-même
09:08à une forme d'entre-soi
09:09parce que finalement,
09:10plus personne ne veut
09:11travailler avec eux.
09:12Et donc, là,
09:13le premier geste ce soir,
09:14c'est la nomination
09:14de M. Lecornu.
09:15Mais vous allez voir
09:16que cette provocation
09:17va continuer
09:17parce que j'imagine
09:18qu'on va apprendre
09:19dans les prochaines heures,
09:20dans les prochains jours
09:20que M. Retailleau
09:21reste ministre de l'Intérieur,
09:23que M. Lombard
09:24reste au budget,
09:25que sûrement M. Darmanin
09:26reste à la justice.
09:28Et ça va être comme ça,
09:30de jour en jour.
09:30C'est un non-respect
09:31total des Français
09:33qui ne sont pas respectés
09:34sur le plan social,
09:34qui ne sont pas respectés
09:36l'environnement
09:37et qui, maintenant,
09:38ne sont pas respectés
09:38sur le plan démocratique
09:40pour la troisième fois,
09:41encore une fois,
09:42en un an.
09:43Et donc, tout ça
09:43ne peut pas bien se terminer.
09:45Je le dis,
09:46j'étais en train d'organiser
09:46comme beaucoup de politiques
09:47mon agenda
09:48pour être présente
09:49aux côtés des manifestants.
09:50Demain, j'aurai une raison
09:51supplémentaire de l'être.
09:52Je serai à Calais le matin
09:53et à Dunkerque l'après-midi
09:55aux côtés des salariés
09:56d'ArcelorMétal
09:56qui, comme tant d'autres,
09:58en veulent à ce gouvernement
09:58et ont raison de l'être.
09:59Marine Tandelier,
10:00puisque vous parlez
10:01de votre agenda,
10:02le nouveau Premier ministre
10:03a donc consulté
10:04les chefs de parti
10:05dont vous êtes
10:06en tant que patronne
10:07des écologistes
10:08avant de composer
10:09son gouvernement.
10:12Est-ce que vous irez
10:13à ce rendez-vous
10:13et dans quel état d'esprit,
10:14tout d'abord ?
10:15Est-ce que vous pensez
10:16sincèrement
10:17que ce qu'on va lui dire
10:19aura un quelconque impact
10:20sur ce qu'il fera ?
10:22J'ai de fortes raisons
10:23d'en douter.
10:23Voyez-vous,
10:24je ne suis pas d'un naturel naïf.
10:26Après,
10:27il y a un exercice républicain
10:28qui est celui
10:29d'aller rencontrer
10:31les premiers ministres
10:32nouvellement nommés.
10:33La seule fois
10:34où nous n'avons pas
10:34rencontré un premier ministre,
10:35c'était la semaine dernière
10:36de M. Bayrou
10:37parce qu'on savait
10:38qu'il ne le serait plus
10:38pour très longtemps.
10:39Donc,
10:39on n'a pas raison
10:40d'a priori rejeter
10:42les rendez-vous institutionnels.
10:44Mais je peux vous dire
10:44que si on y va,
10:47ça va être
10:47en des termes
10:48extrêmement cash.
10:50Extrêmement cash.
10:51Et pour ce qui est
10:52des autres questions
10:52que vous voudriez me poser,
10:53j'ai dans quelques minutes
10:55une réunion d'urgence
10:56du Conseil politique
10:56des écologistes,
10:57donc avec la direction
10:58du mouvement,
10:59les parlementaires,
10:59les maires des grandes villes.
11:01Et je pense
11:01que tout le monde doit être
11:03aussi de bonne humeur
11:04que moi,
11:04aussi agacé,
11:05aussi exaspéré.
11:07Et vraiment,
11:07on commence à se demander
11:08à quoi tout cela sert,
11:11à quoi cela sert
11:12de manifester,
11:13de voter.
11:14Et je comprends
11:14les Français
11:15qui ce soir se disent ça,
11:16mais je veux leur dire
11:17aussi une chose,
11:18on ne va pas les laisser tomber,
11:19on est plus déterminés
11:21que jamais,
11:21on sera à leur côté
11:22demain dans la rue
11:23pour défendre
11:24leurs intérêts
11:25et avec eux,
11:26s'ils le veulent bien,
11:27on va continuer.
11:28Merci Marine Tondelier.
11:30Provocation donc
11:31que cette nomination
11:32de Sébastien Lecornu,
11:33c'est ce que vous dites ce soir
11:34sur BFM TV.
11:35J'ajoute également
11:35Guillaume Daré,
11:37on a pu l'apercevoir à l'écran,
11:39la première réaction
11:39de Marine Le Pen
11:41à l'instant.
11:41Et il explique effectivement
11:42qu'à ses yeux,
11:43je cite,
11:43le président tire
11:44la dernière cartouche
11:45du macronisme,
11:46bunkerisée,
11:47dit-elle,
11:47avec son petit carré
11:48de fidèle.
11:49Après les inéluctables
11:50futures élections législatives
11:52qu'elle prédit donc déjà,
11:53le Premier ministre,
11:53dit-elle,
11:54s'appellera Jordan Bardella.
11:56Vous auriez pu dire
11:57la même chose ?
11:57C'est surtout ce que je dis
11:58comme Marine Le Pen,
12:00mais voilà,
12:00monsieur Tréa,
12:01rassurez-vous,
12:02vous voyez,
12:02nous sommes toujours
12:02pour une dissolution
12:03et nous tirons,
12:04contrairement à ce que
12:04je l'avais dit tout à l'heure
12:05que j'avais peur
12:06de casser l'ambiance.
12:07Michel Barnier,
12:08l'ancien Premier ministre.
12:09Sensible,
12:10notamment dans le contexte
12:11international actuel,
12:13je voudrais aussi remercier
12:14les ministres républicains
12:16et en particulier Bruno Rotaillot,
12:18mais aussi les autres
12:18qui ont été de très bons ministres,
12:21qui ont montré
12:22leur sens de responsabilité,
12:24qui ont retroussé leur manche
12:25dans un moment
12:25où le pays attend de l'unité.
12:27Je sais que s'ils en ont
12:28les moyens techniques
12:30et financiers,
12:31ils continueront à prendre
12:31leurs responsabilités
12:32dans l'intérêt du pays.
12:33Merci à vous.
12:34Merci beaucoup.
12:36Voilà les premiers mots
12:40d'un ancien Premier ministre
12:42pour souhaiter la bienvenue
12:43à un nouveau Premier ministre,
12:45Sébastien Lecornu.
12:45On n'a pas eu le temps,
12:47messieurs, madame,
12:48je crois,
12:48de parler suffisamment
12:49de la première partie
12:50du communiqué de l'Elysée
12:51tout à l'heure,
12:52qui n'est pas un simple communiqué
12:54d'annonce de nomination
12:55de Premier ministre,
12:56mais qui fixe donc
12:57une feuille de route
12:58à Sébastien Lecornu,
12:59ce qui suppose d'ailleurs
13:00que la composition complète
13:01du gouvernement
13:02n'est sans doute pas
13:02pour demain matin,
13:03puisque Emmanuel Macron
13:04lui demande tout d'abord
13:05de consulter l'ensemble
13:06des partis pour trouver
13:08finalement des points
13:10d'accroche,
13:10de coalition,
13:13ou en tout cas
13:13de pacte de non-censure
13:15pour qu'il puisse tenir
13:16un peu plus longtemps
13:16que François Bayrou.
13:18C'est ça, Bruno Jeudy ?
13:18Elle est peut-être là,
13:20le changement de méthode,
13:22parce que c'est vrai
13:22que c'est un communiqué
13:23inhabituel,
13:24puisque normalement,
13:24la première mission
13:25d'un chef de gouvernement,
13:26c'est de constituer...
13:27La nommer,
13:28la charger,
13:28de composer son gouvernement.
13:29De composer son gouvernement.
13:30Là, il lui demande d'abord
13:32de faire des consultations politiques
13:35en vue de la préparation
13:37du budget 2026
13:39et, sous-entendu,
13:41de la préparation
13:42de son gouvernement.
13:44Donc, c'est ça, sans doute,
13:45le changement de méthode.
13:47Emmanuel Macron a respecté,
13:49finalement,
13:49et il a voulu nommer
13:50rapidement,
13:51selon les règles
13:52de la Ve République,
13:54sans, finalement,
13:55laisser libre cours
13:56à tous les commentaires
13:57qui commençaient
13:58à s'installer,
13:59les pressions des uns
14:00et des autres
14:00de la droite,
14:01de la gauche,
14:01du centre,
14:02de ses anciens amis macronistes.
14:04On sentait monter
14:05peut-être même
14:06une petite fronde
14:07contre Sébastien Lecornu
14:09de la part des historiques.
14:10Et donc, il nomme tout de suite.
14:11Mais il lui demande
14:12de faire les consultations.
14:13Et donc, on va avoir,
14:13sans doute,
14:14dans les prochains jours,
14:15les consultations.
14:17D'ailleurs,
14:18c'est en partie
14:19la méthode
14:19qu'avait suggérée
14:20Jérôme Getsch,
14:21par exemple,
14:22avant de constituer
14:23le gouvernement.
14:24Je pense qu'il ne rêvait pas
14:25le socialiste Jérôme Getsch.
14:26Lui, il ne rêvait plus
14:27qu'un socialiste.
14:28Mais finalement,
14:29c'est ce que
14:30Sébastien Lecornu
14:31va s'employer
14:32dans les heures
14:33et jours qui viennent
14:34après le passage
14:36de relais
14:37avec François Bayrou,
14:39probablement demain
14:39dans la cour
14:40de Matignon,
14:42lorsque
14:42Sébastien Lecornu
14:44va devenir Premier ministre.
14:45Il faut autre réaction
14:46en direct sur BFM TV,
14:48si vous me permettez,
14:49Yves Tréard,
14:49je vous redonne la parole
14:50juste après.
14:51Le maire de Bézis,
14:52Robert Ménard,
14:52est avec nous.
14:52Bonsoir, Robert Ménard.
14:54Votre première réaction
14:56à l'annonce
14:57du nom du nouveau Premier ministre
14:59Sébastien Lecornu
15:00et à sa feuille de route
15:02qui lui a été fixée
15:02par le chef de l'État,
15:03c'est-à-dire discuter
15:05pour trouver un budget
15:06avec l'ensemble
15:07des chefs de parti.
15:09Écoutez,
15:09moi je suis sidéré.
15:11Le chef de l'État,
15:13il y a 85% des Français
15:14qui ne le supportent plus
15:15et ils nomment qui
15:16sont plus proches,
15:19plus proches,
15:19plus proches,
15:20plus proches,
15:20personne n'est aussi proche
15:21de lui
15:22que M. Lecornu.
15:23Écoutez,
15:24c'est un bras d'honneur
15:25aux Français.
15:26Un bras d'honneur aux Français.
15:28On te dit,
15:29on en a marre de toi,
15:30qui tu nommes
15:31ton meilleur pote ?
15:32Mais ça n'existe pas ça.
15:34Il va y avoir
15:35une banca
15:35encore plus terrible
15:37qu'on pouvait l'imaginer
15:38et il le fait.
15:39En plus,
15:40à la veille
15:40de la journée de demain,
15:41donc du 10,
15:43écoutez,
15:43pour exposer M. Lecornu
15:45plus que ça,
15:47pour une fois,
15:47on aurait pu se dire,
15:48tiens,
15:48il va prendre
15:49un tout petit peu son temps,
15:50il aurait pris 48 heures
15:51ou la fin de la semaine
15:52qui auraient été utiles.
15:53Il le nomme
15:54son plus proche collaborateur,
15:57il se moque
15:57des Français
15:58et il le fait
15:59à un moment
15:59où M. Lecornu
16:01va se retrouver
16:01dans une situation
16:02impossible.
16:03Et puis,
16:03de vous à moi,
16:04je n'imagine pas,
16:04je ne comprends pas
16:05comment il pourrait
16:06régler des problèmes
16:08que ses prédécesseurs
16:10n'ont pas pu régler.
16:12Rien.
16:12il n'y a aucune chance
16:14que ça ne règle
16:16rien du tout.
16:17Je ne suis pas du tout
16:18d'accord avec
16:19Robert Ménard.
16:21D'abord,
16:22Robert Ménard,
16:23il faut savoir une chose,
16:24c'est que Sébastien Lecornu,
16:25de tous les noms
16:26qui ont été cités,
16:27c'est probablement celui
16:27qui est le moins connu,
16:28le moins connu
16:29du grand public.
16:30Les gens ne connaissent pas
16:31Sébastien Lecornu
16:32qui a été un ministre
16:33effectivement proche
16:34du président de la République.
16:36Mais non,
16:36je suis désolé,
16:36c'est ni Gérald Darmanin,
16:41ni Bruno Retailleau
16:43s'il en avait été question
16:44et encore pas du tout
16:46non plus
16:47Gaël Brunpivet.
16:49Donc,
16:49de toute manière,
16:50on voyait mal aujourd'hui
16:51comment le président
16:52de la République
16:52pouvait se tourner
16:53vers la gauche
16:55et notamment
16:56le Parti Socialiste
16:57compte tenu
16:58de l'écart,
17:00je dirais,
17:01des propositions
17:02qui étaient faites
17:03entre le camp présidentiel
17:04et puis le Parti Socialiste.
17:06qui ne voulait rien renier.
17:08Bruno Retailleau,
17:09ministre des Missionnaires
17:09de l'Intérieur.
17:11Ce n'est pas le choix
17:12d'un Premier ministre socialiste
17:13et ça,
17:14je m'en félicite.
17:15Après,
17:16je sais que pour lui,
17:16la tâche va être rude
17:17et je pense que
17:19dans les moments
17:20que traverse la France,
17:21qui sont des moments
17:22très graves,
17:23nous avons une responsabilité
17:24particulière.
17:26Les Français souhaitent
17:26que nous trouvions
17:27des accords.
17:28Moi,
17:28je crois beaucoup.
17:29Si on veut dépasser
17:30un certain nombre
17:31de blocages,
17:32je crois qu'il y a
17:33la possibilité
17:34de construire un projet
17:35qui satisfasse
17:36des Français,
17:37ce que j'appelle
17:37la majorité nationale.
17:39Sur la base
17:40de choses très simples,
17:43de bon sens,
17:43pour un budget,
17:45il faut qu'avant
17:46que l'État
17:46ne fasse la poche
17:47des Français,
17:48il doit serrer la ceinture.
17:50C'est d'abord
17:50la baisse des dépenses publiques
17:51plutôt que le recours
17:53à l'impôt.
17:54C'est aussi
17:54plus de sécurité,
17:56c'est moins d'immigration.
17:58Il y a ce paradoxe
17:58qui veut que souvent,
18:00on a ce champ politique
18:01très divisé,
18:02alors que beaucoup
18:02de Français
18:03se retrouvent finalement
18:04sur un consensus.
18:05C'est ce projet
18:06que je souhaite
18:06que nous puissions,
18:07dans les jours
18:08qui viennent,
18:09bâtir.
18:09J'imagine que le Premier ministre
18:10va devoir préfigurer,
18:12va devoir travailler
18:13à cette feuille de route.
18:15Je sors de notre bureau politique
18:16et on a un très large consensus,
18:19une unanimité,
18:20pour qu'on puisse envisager
18:23de travailler à un projet
18:24sur les différents points
18:26que je viens de citer
18:27et qui sont des points
18:28essentiels,
18:28essentiels,
18:29pas seulement pour nous,
18:31LR,
18:31mais aussi pour notre pays.
18:33Donc Sébastien Le Corbus,
18:34vous dites donc,
18:34on y va,
18:35on va au gouvernement.
18:36Ce n'est pas ce que je viens
18:37de vous dire.
18:38La question,
18:39ce n'est pas d'aller au gouvernement
18:41avec tel ou tel.
18:43La question,
18:43c'est pour savoir
18:44pour quoi faire,
18:45pour quelle politique.
18:47Ce que je suis en train
18:47de vous dire,
18:48c'est que je crois
18:48que beaucoup de Français,
18:50beaucoup de Français
18:50veulent justement
18:52que l'État
18:53se serre la ceinture,
18:54veulent qu'il y ait
18:55une politique migratoire
18:56très ferme,
18:57veulent une politique
18:58de sécurité,
18:59d'autorité.
19:00Et sur ces bases-là,
19:02on peut, je pense,
19:03vraiment construire
19:04une feuille de route,
19:05un vrai projet
19:06qui nous permettrait
19:07d'y travailler.
19:08Mais aujourd'hui,
19:09le travail doit commencer.
19:12Mais est-ce que votre parti
19:13va pouvoir peser
19:14dans ce contexte-là,
19:16composer avec ce gouvernement ?
19:17C'est possible ?
19:19Madame,
19:19il n'y a pas de gouvernement,
19:20il y a un Premier ministre.
19:21Monsieur Rotailleau,
19:22c'est quoi ces questions ?
19:24La tâche va être rude,
19:27dit le patron
19:28des Républicains,
19:29Bruno Rotailleau,
19:31qui fixe déjà
19:32sa liste de courses
19:32en quelque sorte,
19:33sa liste de priorités
19:34pour le prochain Premier ministre.
19:35Deux informations
19:36à vous donner
19:36pendant que Bruno Rotailleau
19:37s'exprimait.
19:38La passation de pouvoir
19:39entre François Bayrou
19:40et Sébastien Lecornu,
19:41ce sera demain à midi
19:42à Matignon.
19:43Je dis ça sous le regard
19:44de Marie Chantré,
19:45qui acquiesce.
19:45Donc je ne dis pas de bêtises.
19:46Et puis la première réaction
19:47de Jean-Luc Mélenchon,
19:48le leader des Insoumis.
19:50Réponse de Macron
19:50au renversement de Bayrou.
19:52Dorénavant,
19:52c'est absolument
19:53comme auparavant,
19:54dit-il.
19:55Le départ de Macron lui-même
19:56peut mettre un terme
19:56à cette triste comédie
19:58du mépris du Parlement
19:59des électeurs
20:00et de la décence politique.
20:01Yves Tréard,
20:02vous étiez en train
20:02de répondre à Robert Ménard
20:03qui nous disait
20:04que c'était une provocation
20:05de la part d'Emmanuel Macron.
20:07Un bras d'honneur aux Français,
20:08dit Robert Ménard,
20:09qui est toujours avec nous.
20:10Que disiez-vous exactement ?
20:11On ne pouvait pas
20:11s'attendre à autre chose
20:12parce qu'il aurait pu
20:14nommer un Premier ministre
20:16plus exposé médiatiquement,
20:18plus connu des Français,
20:19mais qui aurait tout autant
20:20déplu, comme le dit Robert Ménard,
20:22à ceux qui pensent
20:23comme Robert Ménard.
20:24Donc Sébastien Lecornu,
20:25contrairement à ce que pense
20:27Robert Ménard,
20:28il n'est pas très connu.
20:30Et en plus,
20:31il est compatible,
20:32ça c'est une certaine certitude,
20:34avec les Républicains
20:36et vous avez entendu
20:37à l'instant Bruno Retailleau
20:38qui dit
20:39« Moi, si ça avait été
20:40un Premier ministre socialiste,
20:42c'était hors de question. »
20:43Donc il fallait
20:44qu'il préserve
20:45les Républicains
20:45de ce point de vue.
20:46Après,
20:47rien ne dit
20:48que
20:49Sébastien Lecornu
20:51n'arrive pas
20:52à séduire,
20:54à convaincre
20:55plutôt
20:55des esprits
20:57qui sont
20:57moins à droite
20:58ou un peu plus à gauche
21:00que Bruno Retailleau,
21:03peut-être pas
21:03au Parti socialiste,
21:05mais dans cette gauche,
21:06eh bien,
21:07cette deuxième gauche
21:08qui,
21:09c'est vrai,
21:10ne s'est pas beaucoup exprimée
21:11et qui pourrait,
21:12eh bien,
21:12être une tentative
21:13d'ouverture
21:14sur ce flanc-là.
21:15Mais c'était évident
21:17qui ne ferait pas
21:17autre chose
21:18le président
21:19de la République.
21:20Comment pouvait-on
21:21imaginer
21:22que du jour au lendemain,
21:23il s'adresse
21:24à un Premier ministre
21:25socialiste ?
21:26Ce n'était pas possible.
21:26Robert Ménard.
21:28Écoutez,
21:29oui,
21:30vous avez raison,
21:31mon ex-confrère
21:32a raison,
21:33il n'est pas de gauche.
21:34Ça, c'est bien.
21:36C'est une vraie qualité,
21:37il n'est pas de gauche.
21:38Quand,
21:38Yves,
21:39quand tu dis ça,
21:41je suis d'accord
21:42avec toi.
21:42Oui,
21:42il n'est pas de gauche
21:43et ça fait déjà
21:44une vraie qualité.
21:45Mais enfin,
21:46quand même,
21:47il incarne,
21:47il a été ministre
21:48depuis le début,
21:49il incarne tout
21:50ce qu'on combat,
21:51tout ce que les Français
21:52ne supportent plus.
21:53Alors oui,
21:54si on veut,
21:55comme ça,
21:56trouver une solution
21:57pour trois semaines
21:58ou un mois,
21:59ça marchera peut-être.
22:01Mais quand même,
22:02on ne peut pas expliquer,
22:03répondre,
22:04ce n'est pas très grave,
22:04il n'est pas connu.
22:05Je n'ai jamais dit
22:06qu'il était connu.
22:07Je dis que c'est
22:08le fusible,
22:10le plus proche fusible,
22:11un fusible,
22:12ça saute aussi,
22:13du chef de l'État.
22:15Qui est plus proche
22:16du chef de l'État ?
22:17Et je dis simplement
22:17qu'un chef de l'État
22:18aussi impopulaire,
22:21il a trouvé,
22:22pour le représenter,
22:23celui qui est
22:24le plus proche de lui.
22:25Est-ce que ça peut
22:26satisfaire les demandes
22:27des Français ?
22:28Moi,
22:28je veux bien
22:28que dans le jeu politique,
22:30il permette
22:31de survivre
22:33quelques semaines.
22:34Mais il survivra
22:34quelques semaines.
22:35Oui,
22:36alors c'est vrai,
22:36Yves Tréard,
22:37tu as raison,
22:38il n'est pas de gauche
22:39et rien que pour ça,
22:40j'applaudis à lui
22:41plutôt qu'à n'importe
22:42quel type de gauche.
22:43Je suis d'accord là-dessus.
22:44Je suis d'accord.
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