- il y a 1 an
- #sudradio
Avec Philippe Pascot, auteur de "Pilleurs d'État" éd. Max Milo
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##LE_FAIT_DU_JOUR-2025-09-08##
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00:00Le fait du jour.
00:01Mais pourquoi veulent-ils le faire partir ?
00:05Pourquoi ? Je parle évidemment.
00:07Cet après-midi, le suspens sera à son comble.
00:10François Bayrou va-t-il quitter Matignon ?
00:15Alors que c'est lui-même qui a demandé un vote de confiance.
00:19On en parle tout de suite.
00:20Je suis là. Il y a eu un peu de mélange dans mes pages.
00:23Je suis un néophyte.
00:25Burger King. Mmm, Burger King.
00:27Donc il y a entre 200 et 400 fois 1000 millions de soleils dans le système solaire.
00:33Et alors après, si vous vous demandez combien il y a de galaxies comme la Voie lactée dans le système solaire,
00:39là vous en trouvez 2000 milliards, dit-on récemment.
00:42Mais ça veut dire qu'il n'y a pas assez de grains de sable sur la Terre
00:45pour représenter les étoiles du système de notre univers.
00:52Il y a des femmes qui pèsent plus lourd que d'autres.
00:55Moi j'ai connu dans ma vie des femmes qui pesaient plus de 100 kilos.
01:00Et elles éménageaient.
01:01L'histoire de ces selfies, c'est l'histoire de ma vie parce que quand j'étais très jeune,
01:07il y avait des jeunes filles qui venaient me voir en disant
01:12« Est-ce que je peux faire un selfie parce que je vous adore ? »
01:15C'est contre le cumul des mandats ?
01:16Non, c'est pas vrai.
01:18Peut-être, j'ai oublié.
01:19Mais un grand nombre de celles-là sont depuis venus me voir en disant
01:23« Est-ce que je peux faire un selfie parce que ma mère vous adore ? »
01:26« Est-ce que vous vous êtes aperçu qu'il pleuvait ? »
01:29« Je viens de le voir, monsieur le Premier ministre. »
01:31« Vous serez de nouveau candidat au poste de Premier ministre, voire de président de la République. »
01:35« Inch'Allah. »
01:35Ce n'est qu'un au revoir, François Bayrou, ce n'est qu'un au revoir.
01:46Philippe Pascault, écoutez, on ne va pas vous présenter.
01:49On vous connaît, on vous reçoit toujours avec plaisir.
01:51Vous avez écrit « Pilleur d'État » version 1, 2, 3.
01:54Vous avez vendu des centaines de mille exemplaires.
01:57Et vous venez de ressortir aux éditions Max Milot, toujours.
02:00« Pilleur d'État » encore et encore.
02:02Alors, on ne dit pas du tout que François Bayrou est un pilleur d'État.
02:07Mais au fond, comment vous interprétez cette espèce de valse permanente ?
02:12Je ne parlais pas de valse comme ça.
02:14Quoi ?
02:15Manu, si tu m'écoutes, je t'appelle Dark Vador maintenant.
02:19Mais ce n'est pas une valse.
02:20Malheureusement, c'est une bérésina.
02:23C'est une honte.
02:24On n'a jamais vu, depuis 1958, des gouvernements qui, entre guillemets,
02:28« valsaient aussi vite et aussi souvent. »
02:31C'est le vide sidéral.
02:32J'ai entendu, dans ce que vous disiez il y a deux secondes,
02:35quelqu'un qui parlait de Burger King.
02:37Aujourd'hui, on est dans la politique de la malbouffe.
02:41C'est-à-dire que c'est du n'importe quoi.
02:43On ne sait pas ce qu'on mange, on ne sait pas comment on le mange,
02:45on ne sait pas ce qu'il y a comme produit.
02:47Mais en temps en temps, c'est le peuple qui l'ingurgite
02:49et c'est le peuple qui a une indigestion.
02:50Par contre, pendant ce temps-là, ces gens-là, eux, ils mangent bien.
02:55Mais alors, justement, au-delà de nos incantations
03:00et de notre colère de la vôtre,
03:03au fond, est-ce que c'est vraiment quelque chose qui ne marche plus
03:07et dont on voit comment on a atteint les limites ?
03:11Je rappelle simplement, voilà,
03:13au début, on sait très bien que le Parlement,
03:17il n'y a pas de majorité, en tout cas, il n'y a pas de parti majoritaire,
03:19il n'y a pas de formation majoritaire,
03:21ils s'entendent, et puis là, apparemment,
03:22encore une fois, on verra bien ce qui va se passer cet après-midi,
03:25apparemment, ils s'entendent,
03:27en tout cas, les oppositions s'entendent
03:28et ils peuvent être majoritaires pour renverser le gouvernement.
03:33Alors, certains pensent, comme vous le savez,
03:34à la dissolution avec de prochaines élections législatives,
03:38mais au fond, on se demande,
03:39mais comme ça, ça peut durer encore,
03:41jusqu'à la fin du mandat de Macron,
03:42c'est-à-dire pendant un an et demi.
03:43C'est évident, parce qu'en plus, il faut le savoir,
03:45et je le mets dans mes livres,
03:46la soupe est tellement bonne pour tous ces élus,
03:49la soupe est tellement bonne
03:50que les mecs n'ont pas du tout envie de la lâcher,
03:53que ce soit de droite ou de gauche.
03:54Donc, on parle de dissolution,
03:56on parle de vote de conscience,
03:57on parle de vote de censure,
03:59mais il y a déjà longtemps
03:59que ces gens-là auraient pu faire un vote de censure.
04:02Pourquoi ils ne l'ont pas fait avant ?
04:03Pourquoi ?
04:04Pourquoi ils ne l'ont pas fait avant ?
04:05Oui, pourquoi ?
04:06Parce que, justement, la soupe n'est pas bonne.
04:08La soupe est trop bonne.
04:08Et qu'à partir du moment où il y a une dissolution,
04:10il y en a plein qui ne sont pas sûrs d'être élus.
04:12Et quand vous voyez ce que touche un parlementaire,
04:16on se pose vraiment des questions.
04:17D'ailleurs, je voudrais qu'on en parlera peut-être
04:18de l'inégibilité de certains
04:19qui, en fin de compte, n'est pas effectuée pour les députés.
04:22On va en reparler, mais quand vous dites,
04:24écoutez, c'est normal qu'ils soient bien payés,
04:27le travail de parlementaire n'est pas facile, quand même.
04:29Mais André, que les gens soient bien payés, je suis d'accord.
04:32Mais qu'ils fassent leur travail.
04:34Qu'ils bossent réellement.
04:35Vous avez des députés, là,
04:36où on a un classement des députés qui viennent à l'Assemblée nationale.
04:39Je vais en citer un qui bosse un petit peu de temps en temps.
04:41M. Ramos, par exemple.
04:43Il est 357ème en présence à l'Assemblée nationale.
04:49357ème.
04:50Sa présence à l'Assemblée nationale est de l'ordre de 3%.
04:54C'est-à-dire qu'il est venu 3% du temps à l'Assemblée nationale.
04:57Ce n'est pas moi qui le dis, c'est des chiffres officiels.
04:59C'est une boîte qui s'occupe de référencer.
05:01Donc il faudrait déjà que ces gens-là soient bien payés, je veux bien.
05:04Mais qu'ils soient là.
05:04Mais qu'ils soient là et qu'ils posent des réelles lois.
05:07Parce que je l'ai mis dans mes livres.
05:09Ils n'écrivent même plus leurs lois.
05:10C'est des lobbying qui souvent écrivent les lois.
05:13Et eux, ils ont juste à faire un copier-coller de la loi que leur a fait un lobbying.
05:17Et ils la font voter.
05:18Un dernier petit détail.
05:19Quand les lois sont importantes à 2h du matin sur la sécurité sociale,
05:23et là où je l'écris,
05:24et que vous n'avez que 4 députés dans l'Assemblée,
05:27ça pose quand même un problème.
05:28Alors Philippe, j'allais vous interroger là-dessus.
05:30Moi aussi, c'est quelque chose qui est...
05:31D'ailleurs, on n'est pas les seuls à être scandalisés par ça.
05:33Comment il se fait que, comme vous dites,
05:35sur des lois extrêmement importantes qui touchent tous les Français,
05:39qu'il n'y ait pas un minimum qu'on ne vote pas cette loi
05:41s'il n'y a pas un minimum de quotas à l'Assemblée nationale ?
05:44Ils sont 577.
05:46Mais c'est eux qui font les lois.
05:48Vous pouvez avoir qu'un seul député,
05:50et c'est déjà arrivé dans l'Assemblée pour voter une loi,
05:53ils peuvent...
05:53C'est arrivé ?
05:54Oui.
05:55Vous voulez dire une loi votée par un député,
05:57il n'y a personne d'autre ?
05:58Oui.
05:58Ils ont été obligés d'arrêter la séance,
06:00de prendre le téléphone,
06:01de rappeler des députés pour qu'ils viennent.
06:02Il y en avait qui étaient à l'Assemblée,
06:03il y en a qui dormaient,
06:04il y en a qui dormaient.
06:05Pour qu'il y ait un minimum d'une dizaine de députés pour voter la loi.
06:08Un seul député,
06:10et vous pouvez voter la loi.
06:10Vous voulez dire qu'il n'y a aucune limite ?
06:11C'est-à-dire qu'on est 5,
06:12on vote la loi,
06:13les autres ne sont pas là,
06:14mais tant pis.
06:14Je l'ai mis dans mes livres.
06:15Les sénateurs peuvent avoir jusqu'à 100 procurations par sénateur.
06:22100 procurations par sénateur.
06:23Vous comptez le compte,
06:24il y a 357 signateurs,
06:25ils viennent à 3,
06:26ils ont 100 procurations,
06:27et ils votent.
06:28Ces gens-là,
06:29c'est eux qui font la loi,
06:30ils les font pour eux s'arranger.
06:32C'est valable pour le peuple.
06:33Vous êtes dans une association,
06:34si vous n'avez pas le quorum,
06:36vous ne pouvez pas voter.
06:37Vous êtes obligés de reporter.
06:39Les gens qui votent des lois,
06:41qui aubernent notre vie
06:43pour les 20 prochaines années,
06:44ils peuvent être tout seuls,
06:45il n'y a pas de problème,
06:46ça passe crème.
06:47Et je l'ai mis,
06:47j'ai les chiffres au moins.
06:49Il y a des lois hyper importantes,
06:50où ils étaient 3, 4.
06:52Oui,
06:52et qui engagent notre avenir,
06:54notre présent, etc.
06:55Pour 20 ans, 25 ans.
06:57Donc ça va,
06:57vous êtes bien payés les enfants,
06:58faites bien votre travail.
07:00Oui, ça c'est quand même
07:01quelque chose qui est...
07:02Parce qu'on voit ça,
07:03et encore une fois,
07:04droite et gauche confondus.
07:05C'est surtout les gouvernements.
07:06Je les mets tous dans le même package.
07:08Il y a un mandé,
07:09il faut arrêter.
07:10Moi, dans mes livres,
07:10je dénonce les corrompus,
07:12je dénonce les gens
07:13qui mettent les doigts dans la confiture,
07:14et je peux vous assurer
07:15qu'il y en a autant à gauche,
07:16à droite,
07:16qu'au centre,
07:17qu'au RN.
07:18Parce que,
07:19je ne sais pas,
07:20c'est le système.
07:21La corruption est en train
07:21d'envahir complètement l'État,
07:24et malheureusement,
07:25ce qui morfle derrière,
07:28et personne...
07:30Et en plus,
07:30on a plein de menteurs.
07:31Mais alors, dites-moi,
07:31mais vous parlez justement,
07:33je rappelle,
07:34dans la prière d'insérer,
07:35que depuis hors d'État,
07:37encore et encore,
07:38vous dites ceci,
07:40d'abord,
07:42Emmanuel Macron
07:43avec François Bayrou,
07:44en 2017,
07:45premier mandat,
07:46il est désormais impossible
07:47d'être élu
07:48quand on a un casier judiciaire B2.
07:50Menteur.
07:50Vous dites rien de plus faux.
07:52Vous le dites.
07:52Menteur, je l'affirme,
07:53fais-moi un procès Macron,
07:54s'il te plaît.
07:55J'affirme que M. Macron,
07:57aidé par M. Bayrou,
07:59sur le casier judiciaire vierge
08:00qu'il devait instaurer
08:01pour être élu,
08:02nous ont menti.
08:03Mais si c'était
08:04le seul mensonge.
08:06Alors, justement,
08:07parlons...
08:07Justement,
08:08l'autre mensonge,
08:10etc.
08:10L'augmentation des salaires,
08:12dites-moi.
08:12Comment ces gens-là
08:13augmentent eux-mêmes
08:14leur salaire en permanence ?
08:15Il y a pas longtemps.
08:18Alors que dans le même temps,
08:19ils nous demandaient
08:20de nous nous restreindre.
08:21Les députés se sont augmentés
08:23de 300 euros
08:23et les sénateurs
08:24de 700 euros.
08:25Mais en plus,
08:25il y a plein de petits à côté
08:26où ils s'augmentent.
08:28Par exemple ?
08:29Par exemple,
08:30ils viennent de s'augmenter,
08:32de ne pas augmenter
08:33le prix de la cantine
08:34au Sénat
08:35et au machin.
08:36Donc,
08:36quand vous avez un truc
08:375 étoiles au Sénat
08:38où vous voyez que 20 balles
08:39le repas,
08:40en moyenne...
08:40Intéressant, là.
08:41Ça va,
08:42ça va.
08:42C'est tranquille.
08:43Moi, j'aimerais bien
08:44y aller tous les jours.
08:44Oui, je pense que
08:45beaucoup de nos éditeurs
08:46seraient ravis d'aller
08:47manger au Sénat.
08:48Là où ça devient fou,
08:50c'est que c'est donc
08:51des gens qui sont
08:51très bien payés
08:52qui bénéficient
08:53de tous ces privilèges.
08:55Mais c'est eux
08:55qui se les octroient.
08:56Et dans le même temps,
08:58ils nous serrent la ceinture.
08:59Je signale qu'il y a
08:59un décret en douce
09:00qui vient de passer.
09:01Merci, M. Bérou,
09:02qui tape,
09:03j'espère s'en aller,
09:04qui dit que
09:05les frais d'ambulance
09:07passent de 8 à 16 euros,
09:09que le remboursement
09:10des médicaments,
09:11ça passe de 50 centimes
09:13à 1 euro.
09:13Et ça, c'est passé crème
09:15et en douce.
09:15Donc c'est encore les petits,
09:17c'est le peuple,
09:17c'est les gueux
09:18qui payent les écarts
09:20de gouvernance
09:23et de profit
09:25de ces gens-là.
09:26Et enfin, Philippe Ascot,
09:27oui, mais vous savez,
09:28il faut se trouver 44 milliards.
09:29On ne les trouve pas,
09:30on ne sait pas où c'est.
09:31Les 44 milliards,
09:31je suis en train de préparer
09:32un bouquin qui va s'appeler
09:33sans doute
09:33les Morpions de la République
09:34sur les gens qui sont
09:35à côté des élus
09:36qui, je peux vous assurer,
09:37s'en mettent plein les poches.
09:39Je signe dans mon bouquin,
09:40excusez-moi,
09:40je vais le dire,
09:40M. Arnaud,
09:42qui dernièrement
09:42a été condamné
09:43officiellement
09:44à 1 milliard d'euros.
09:46Vous voyez,
09:4640 moins 1 milliard,
09:48ça ne nous en donne déjà
09:48plus que 39 à trouver.
09:49On est d'accord ?
09:50Vous savez comment
09:51ça s'est terminé ?
09:52Et j'ai des preuves.
09:53Il a été condamné,
09:54il a négocié
09:5612 millions d'euros
09:57d'amende,
09:58donc 50 centimes.
10:00Il y a un moment donné,
10:00il faudrait que la justice,
10:02et Dieu sait
10:02si je la respecte,
10:04fasse son boulot
10:04aussi bien pour les grands
10:06que pour les petits.
10:06Selon que vous soyez,
10:08que vous serez puissant
10:09ou misérable,
10:09certains La Fontaine.
10:11Il y a ceux qui connaissent
10:11les juges
10:12et il y a ceux
10:12qui connaissent la loi.
10:13Mais il y avait autre chose
10:14aussi, vous savez,
10:15une espèce de slogan
10:16qu'on entendait,
10:16moralisation de la vie politique.
10:18Arrêtez,
10:19vous allez mettre en colère.
10:20C'est des menteurs.
10:21M. Bérou,
10:22qui je le rappelle
10:23pour nos auditeurs,
10:24était quand même
10:25garde des sceaux
10:26en 2017
10:27et il est parti
10:28très très vite là aussi.
10:29Ils avaient,
10:30soi-disant,
10:31lancé une loi
10:32sur la moralisation
10:33de la vie politique.
10:34C'est ce qu'on attendait.
10:35Vous savez,
10:36avec M. Bérou
10:36et M. Macron,
10:37vous allez voir ce que vous allez voir,
10:39nous allons changer la politique.
10:40Il ne reste rien
10:41de cette loi.
10:42Il devait limiter
10:43les mandats des élus
10:44à trois mandats successifs,
10:45etc.
10:46Il devait casser
10:46la course de justice.
10:48Il devait faire un tas de choses
10:49qui, quelque part,
10:49étaient intéressantes
10:50pour la justice.
10:51Regardez où en est la justice
10:52aujourd'hui.
10:53Il n'y a pas de moyens.
10:54Les bons juges
10:55sont submergés
10:56par les dossiers.
10:57Les greffiers
10:57n'ont même plus de quoi
10:58acheter des photocopies
11:00pour retranscrire
11:01les jugements.
11:02La justice
11:02est en déliquescence totale.
11:04Ces gens-là
11:05nous ont menti.
11:06Et ils nous ont menti
11:06sur plein d'autres domaines.
11:08Donc, j'espère
11:09qu'à 15h,
11:10il semblerait,
11:12sans doute,
11:13et je mets des suspensions
11:14parce que vous savez
11:14comme moi qu'en politique,
11:16du jour au lendemain,
11:16les gens peuvent...
11:17Tout est possible.
11:17Bah oui,
11:18les gens peuvent retourner
11:19leur veste,
11:19les gens peuvent changer de camp,
11:20les gens peuvent dire
11:21le contraire
11:22de ce qu'ils disaient la veille.
11:23Donc, normalement,
11:25on devrait être débarrassé
11:26d'un...
11:27Allez, je pèse mes mots,
11:29un baratineur en chef.
11:30Mais,
11:31Philippe Pasco,
11:31oui, d'accord,
11:32mais c'est très bien
11:33de lire tout ça,
11:34mais on remplace par quoi ?
11:35Tout le problème est là.
11:36Si le système,
11:37si vous dites,
11:38ce que vous dites,
11:39c'est que le système
11:39est aussi,
11:40je ne dirais pas pourri,
11:41mais il est complètement...
11:43Oui,
11:43en tout cas,
11:44il est piégé par lui-même.
11:46C'est un serpent
11:47qui se ment la queue.
11:48Donc,
11:49OK,
11:50puisqu'il y a
11:51l'irrévérendum
11:52pour que le peuple
11:52s'exprime.
11:53Alors,
11:54quand il y a
11:54une manière déjà récupérée
11:55par la droite,
11:56la gauche,
11:57etc.,
11:57ce qui est,
11:57hélas...
11:58Ounacé.
11:59Ounacé,
12:00exact.
12:01Ounacé,
12:01voilà,
12:01exactement.
12:02Mais alors,
12:03qu'est-ce qu'on fait ?
12:04On ne fait rien,
12:04on attend,
12:05on vitupère,
12:06on parle...
12:06Mais déjà,
12:07allez voter.
12:08Arrêtez de voter
12:09pour des élus ripoux.
12:10Je veux dire,
12:11moi je suis fou de rage
12:11et mon premier bouquin,
12:12je l'ai sorti en 2013,
12:13il y avait 400 élus.
12:14C'est la première fois en France
12:15où on mettait le nom,
12:16vous vous rappelez,
12:16on mettait le nom des élus
12:17qui a mis les doigts dans la confiture.
12:19Je me suis dit,
12:19en 2014,
12:20ils ne vont pas être élus.
12:21Il y en a 250
12:22qui sont passés au premier tour.
12:24Comment ça se fait
12:24qu'il y a des élus
12:25dont on sait,
12:26et le peuple le sait,
12:27que ces gens-là sont des ripoux,
12:28ils sont quand même réélus.
12:30Votez !
12:30Il y a des endroits
12:31en Seine-Saint-Nay
12:31où il y a 90% d'abstention
12:33hors urne.
12:34Hors urne.
12:3490% d'abstention ?
12:36Hors urne.
12:37Vous savez,
12:37je le cite toujours
12:38dans mes conférences,
12:39le remplaçant de M. Valls,
12:40il a été élu
12:40avec combien de voix ?
12:420,9 électeurs sur 10.
12:45Moins de 1 électeur sur 10.
12:48Le remplaçant de M. Serge Dassault
12:49que j'ai connu aussi,
12:50paix à son âme,
12:51il a échappé au procès.
12:52Le remplaçant de M. Dassault
12:53au Conseil départemental,
12:55il a été élu
12:55avec 0,6 électeurs sur 10.
12:58Les gens ne vont pas voter.
12:59Mais oui,
13:00ils ont tort.
13:00Mais tout est fait
13:01pour que les gens n'aillent pas voter.
13:03Mais même les gens qui râlent
13:04parce que, soi-disant,
13:04les élections sont truandées.
13:06Rendez-vous compte,
13:07quand il n'y a que 2 électeurs
13:08sur 10 qui vont voter,
13:10vous truandez sur 1,
13:12vous allez gagner.
13:13S'il y a 8 électeurs
13:14qui vont voter sur 10,
13:16c'est beaucoup plus difficile.
13:18Donc nous faisons
13:19notre propre tort.
13:20Et qu'on ne me dise pas
13:21qu'on ne peut pas le faire,
13:22il y a un truc
13:23qui s'appelle le bulletin blanc.
13:25Si vous n'êtes pas d'accord
13:26pour la gauche,
13:26si vous n'êtes pas d'accord
13:27pour la droite,
13:28si vous vous rendez compte
13:28qu'on s'est fait enfler
13:29par la gauche,
13:30qu'on s'est fait enfler
13:30par la droite,
13:31qu'on s'est fait enfler
13:31par un mec
13:32qui se faisait passer
13:32pour le président Kennedy
13:33et qu'allait changer la société,
13:37votez blanc, les enfants.
13:38À force de ne pas aller voter,
13:40ils vont nous mettre en place
13:41un truc qui s'appelle
13:42le vote électronique.
13:43Et je sais
13:44qu'ils sont en train
13:45de le travailler.
13:47Je le dis à l'antenne,
13:48le jour où le vote électronique
13:50est institutionnalisé,
13:52démocratie est morte.
13:53Et je vous donne
13:53un élément de langage
13:54bien simple par rapport à ça,
13:55André.
13:55C'est que dans le vote électronique,
13:57on ne peut pas
13:58compter les voix.
14:00On ne peut pas
14:00compter les voix.
14:02Ça se fait avec les mains,
14:04bien sûr.
14:05À partir du moment
14:05où on ne peut pas
14:05compter les voix,
14:06les gens qui ont truandé
14:07derrière l'ordinateur
14:08le bulletin de vote,
14:10c'est mort.
14:12Non, mais c'est fondamental
14:12parce qu'il faut le dire
14:13à Dieu aussi
14:13qu'on va avoir
14:14des échanges électorales.
14:15Le vote électronique
14:16est peut-être
14:16le vote par correspondance aussi.
14:18Oui, mais tout ça,
14:19ces sujets à truandage
14:21à mort
14:22et ça sera un bonheur
14:24pour les ripoux
14:24et ça va encore dégoûter
14:26de plus en plus les gens
14:27qui iront de moins en moins voter
14:29et donc
14:29qui pourront plus facilement
14:31truander.
14:32Moi, je milite
14:32pour le vote obligatoire.
14:35Et le vote obligatoire,
14:36à partir du moment
14:36où il y a un vote obligatoire,
14:37le bulletin blanc
14:37devient un vote politique,
14:38on est obligé
14:39de mettre un seuil.
14:40Je milite
14:40pour que le vote
14:41se fasse en semaine
14:42sur les heures de travail
14:45et qu'on ne me dise pas
14:45que ce n'est pas possible.
14:46ça se faisait bien
14:47pour les élections professionnelles.
14:49Qu'on ne me dise pas
14:49que le vote obligatoire
14:50n'est pas possible,
14:51ça existe déjà en France,
14:52André.
14:53Ça existe ?
14:54Mais oui, je sais,
14:54les gens ne savent pas.
14:55Ça existe en Belgique,
14:56ça existe déjà en France.
14:58Où ça ?
14:58Les sénateurs, André.
15:00Moi, j'étais conseiller régional,
15:02j'avais obligation
15:03d'aller voter
15:03pour les sénateurs.
15:05C'était obligatoire.
15:05Et je vais vous dire pire,
15:07j'ai été payé.
15:08Pour aller voter ?
15:09Oui !
15:10Quand j'ai voté
15:11pour les sénateurs,
15:12j'ai gagné 100 euros.
15:12Ce Philippe Pascot,
15:13quand même,
15:13il connaît des trucs.
15:14J'étais dedans,
15:15mais je n'ai pas mis
15:16les doigts dans la confusure,
15:17mais moi,
15:17on ne peut pas me la faire
15:18à l'envers,
15:18je les connais par cœur.
15:20Vous voulez dire que oui,
15:20les représentants
15:21des conseils municipaux,
15:22tout ça,
15:23sont obligés d'aller voter
15:24pour les sénateurs.
15:25Oui, pour les sénatoriales,
15:25on est obligé,
15:26c'est un vote obligatoire.
15:27Donc, quand on vous dit
15:28qu'on ne peut pas le mettre en place,
15:29c'est des menteurs.
15:31Quand on vous dit
15:31qu'on ne peut pas mettre
15:32le bulletin blanc
15:32dans les bureaux de vote
15:33pour que les gens le prennent,
15:34c'est des menteurs.
15:35Et donc,
15:37c'est ça,
15:38parce qu'on sent très très très bien
15:40que les gens sont totalement lassés
15:42en disant
15:42je vais voter pour tel, tel.
15:44Ça ne sert à rien.
15:44Mais ça ne change rien.
15:46Or, ce que vous dites,
15:47vous, oui,
15:47si, si, ça change.
15:48Il y a le moins pire
15:50et le meilleur.
15:50Il y a des nuances.
15:51Il y a 50 nuances de vote.
15:53André,
15:53n'oubliez pas que M. Macron,
15:55entre guillemets,
15:56en 2020,
15:56n'a été élu
15:57avec 17% des voix.
15:59Je ne compte pas
15:59le deuxième tour
16:00puisque le deuxième tour,
16:01c'était une manipulation
16:02pour faire peur
16:03par rapport au chaos.
16:04Aujourd'hui,
16:05imaginez
16:06qu'il y ait 20% de blancs,
16:08deux électeurs sur dix,
16:10par rapport à 17%.
16:11Ces gens-là,
16:12non seulement sont élus
16:13le premier coup,
16:14mais ils ne sont plus représentatifs.
16:16Et à partir du moment
16:16ils sont plus représentatifs,
16:17ils seront obligés
16:18de changer la loi.
16:19C'est un vote obligatoire
16:21et reconnaissance du vote blanc.
16:22Mais c'est obligé.
16:22S'il y a un vote obligatoire,
16:24automatiquement,
16:25le bulletin blanc
16:26devient un vote politique.
16:28Donc, on met un seuil.
16:29Il y a 96 pays au monde
16:30qui ont le vote obligatoire.
16:31Je ne dis pas
16:31que c'est la meilleure solution.
16:33Mais c'est mieux
16:34que ce qu'il y a aujourd'hui.
16:35Ce qui est intéressant,
16:36ce qui est amusant,
16:37enfin amusant,
16:38si l'on veut,
16:40disons,
16:40on a envie de rire jaune,
16:42c'est qu'aujourd'hui,
16:43ce n'est pas le vote
16:43des Français qui compte,
16:44c'est le vote des députés,
16:46s'il s'agit de renverser
16:47le gouvernement ou pas.
16:48Les Français comptent
16:49pour du beurre,
16:50les seuls qui comptent,
16:51c'est le vote des députés.
16:52Mais les Français,
16:52on ne leur demande plus maintenant,
16:53comme on ne leur demande pas
16:54de lire les étiquettes.
16:55On leur demande de consommer,
16:57on leur demande de se taire
16:58et de voter ce qu'on leur demande
17:00de voter
17:00ou de ne pas aller voter,
17:01mais surtout
17:02de ne pas réfléchir.
17:03C'est ce qu'on veut.
17:04Et ils sont en train
17:05de l'institutionnaliser.
17:07C'est-à-dire qu'on nous prépare
17:08des générations d'abrutis.
17:10Écoutez,
17:10j'espère que vous serez démentis
17:12par les faits,
17:13mon cher Philippe,
17:14mais effectivement,
17:15il faut regarder ça.
17:16C'est vrai,
17:16vous n'êtes pas le seul,
17:17un certain président Trump
17:18a dit,
17:19pas question du vote électronique,
17:20c'est un vote
17:21de farce
17:24et d'escroquerie.
17:25Et je vais quand même
17:25vous donner un petit scoop
17:26sur Sud Radio
17:27parce que j'aime bien
17:28que d'aucun journaliste
17:30n'a parlé jusqu'à présent
17:31qui s'appelle
17:31l'inégibilité.
17:33Vous savez que,
17:33il y a des inégibilités
17:35à exécution immédiate.
17:37On est d'accord ?
17:38Madame Le Pen
17:38a été condamnée.
17:40Julien Laudoul
17:40a été condamné.
17:41Eh bien,
17:42bizarrement,
17:42pour les députés,
17:43ce n'est pas applicable
17:44tant qu'on n'arrive pas
17:44en cassation.
17:45Expliquez-moi.
17:46Donc,
17:47le petit maire
17:48qui a fait une petite connerie,
17:49etc.,
17:49qui lui est condamné
17:50à une inégibilité immédiate,
17:52etc.,
17:52lui,
17:53le jour d'après,
17:54le préfet le destitue.
17:56Les députés,
17:57non.
17:57En première instance,
18:00jusqu'à la cassation,
18:02même si on déclare
18:03une inégibilité
18:04exécutoire
18:05tout de suite,
18:06la preuve,
18:07Madame Le Pen
18:08a été inéligible,
18:09elle est toujours
18:09à l'Assemblée.
18:10Monsieur Julien Audoul,
18:11que je connais,
18:11elle a déclaré inéligible
18:12et est toujours
18:13à l'Assemblée.
18:13Ce n'est pas valable
18:14pour les députés.
18:15Il faut attendre
18:15la cour de cassation.
18:16Il faut attendre la cassation.
18:17C'est un bonheur
18:18pour ces gens-là.
18:19Il y a un mandé,
18:19il faudrait que la loi
18:19s'applique de la même façon
18:21pour le petit maire
18:22qui est déclaré inéligible
18:23que pour le député.
18:24Eh ben non !
18:26Des petits scouts
18:26pour ceux de radio.
18:27Intéressant.
18:27Oui, oui, non mais
18:28intéressant.
18:29Je rappelle,
18:30Philippe Pascault,
18:30c'est très bien.
18:31Il faut lire
18:32Pire d'État
18:32encore et encore.
18:3340 millions de vues
18:34sur Internet
18:34en trois mois.
18:35Eh ben écoutez...
18:36Ce qui se trouve
18:36qu'on n'est pas obligé
18:37de passer dans les grands médias
18:38pour que ça marche
18:39et qu'il y a quand même
18:39des gens qui,
18:40quelque part,
18:41essayent de savoir.
18:41Absolument.
18:42Il faut savoir que
18:43et heureusement,
18:44l'intelligence est partout
18:45et ceux qui ont envie
18:47d'être intelligents
18:48et de savoir
18:48à écouter
18:49les bonnes sources.
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