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  • il y a 11 mois

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Transcription
00:00Et à 7h20 sur Europe 1, Dimitri Pavlenko, place à l'Égypte au Écho.
00:04Bonjour Olivier Babaud.
00:05Bonjour Dimitri, bonjour Anissa, bonjour à tous.
00:07Alors Olivier, la gauche répète que tous nos problèmes de déficit et de dette viendraient des 62 milliards d'euros de baisse d'impôts décidées depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron il y a 8 ans.
00:17Vous nous expliquez Olivier que c'est un argument qui pourrait se retourner contre la gauche.
00:21Oui Dimitri, si on écoute Olivier Faure notamment, la dégradation de la situation budgétaire viendrait d'un péché originel.
00:27Cette baisse des impôts de 62 milliards décidée par Emmanuel Macron dans le cadre de sa politique de l'offre.
00:32Message de la gauche, c'est qu'il suffirait donc de revenir sur ces baisses d'impôts qui auraient favorisé les plus riches pour ne plus avoir à faire d'efforts.
00:39Et alors que faut-il en penser ?
00:40Alors le montant des baisses il est exact, 62 milliards c'est bien le chiffre donné par la Cour des comptes pour les années 2017 à 2023.
00:47On pourrait d'abord signaler que cette baisse intervenait en fait en réaction au choc fiscal de plus 30 milliards d'euros d'impôts pour les ménages et les entreprises par François Hollande entre 2011 et 2013.
00:56Alors qu'est-ce qu'on trouve précisément dans ces 62 milliards d'euros de baisse d'impôts sous Emmanuel Macron ?
01:01Bon alors c'est vrai qu'il y a le passage de l'ISF à l'IFI, on se souvient, 4,5 milliards d'euros, le fameux prélèvement forfaitaire unique sur les dividendes, 1,8 milliard d'euros de coûts pour les finances publiques,
01:11la baisse de l'impôt sur les sociétés et des impôts de production, 11 milliards d'euros donc pour les entreprises en moins, et puis l'allègement de cotisations sociales patronales, 5 milliards d'euros.
01:19Bon tout ça ça ne fait que 22 milliards, qu'en est-il des 40 milliards restants ?
01:22Bah oui c'est là que c'est intéressant parce qu'il en manque quand même une partie, alors on y trouve quoi ?
01:26Suppression progressive de la taxe d'habitation sur les résidences principales, la redevance audiovisuelle en moins, la réduction d'impôts sur le revenu pour 18,2 millions de foyers les plus modestes.
01:35Mais autrement dit, les classes moyennes, et ça c'était du pouvoir d'achat qu'on leur rendait pour les deux tiers des baisses d'impôts.
01:41Et bah oui c'est ça, en valeur absolue, les mesures fiscales répondant à une politique de l'offre en fait étaient minoritaires.
01:47Il s'agissait bien d'une politique de soutien à la demande, touchant les classes moyennes et même modestes.
01:52La gauche qui accuse ces baisses d'impôts d'être à la source de tous nos maux, devrait en toute logique assumer de dire aux français qu'elle veut revenir dessus.
01:58Donc finalement, est-ce que vous pensez Olivier qu'Emmanuel Macron a trop baissé les impôts ?
02:03On ne peut pas reprocher Emmanuel Macron d'avoir voulu baisser la pression fiscale évidemment, mais ces réformes ne faisaient que suivre avec retard celles engagées dès les années 90 par la très grande majorité de nos voisins européens, en particulier scandinaves et germaniques.
02:16La pression fiscale sur les ménages aisés et les entreprises, il reste bien moindre que chez nous, chez nos voisins, même après la baisse.
02:22Finalement quoi la vraie erreur ça a été de faire cette baisse sans baisser en face les dépenses, ce qui aurait été une vraie politique de l'offre cohérente.
02:31Signature Europe 1 Olivier Babaud, merci beaucoup Olivier.
02:34Merci, bonne journée.
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