Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 an
Si scroller à des conséquences néfastes sur la santé, cela impacte aussi la productivité au travail et pourrait coûter deux à trois points du PIB.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Nous passons de plus en plus de temps à scroller, 11% de notre temps éveillé exactement en France aujourd'hui.
00:06Et c'est une attitude qui va lourdement pénaliser la croissance économique à l'avenir.
00:12L'estimation que vient de réaliser la direction du Trésor à partir des travaux de recherche les plus récents
00:17montre, tenez-vous bien, que ce temps passé à scroller va coûter à terme 2 à 3 points de PIB à l'économie française.
00:25Pour le dire autrement, en 2060, le niveau d'activité de notre pays sera inférieur d'une centaine de milliards d'euros
00:32à ce qu'il aurait été si nous n'avions pas passé ce temps à faire défiler images, films, etc.
00:38Expliquez-nous, parce que scroller c'est une chose, c'est pas bon pour la santé peut-être, mais pour l'économie ?
00:43Ça s'explique essentiellement par la dégradation de nos capacités intellectuelles.
00:48Un effet qui sera de plus en plus fort au fur et à mesure que les enfants scrollers entreront sur le marché du travail.
00:56Ce qui a été prouvé, tenez-vous bien, la pratique des réseaux sociaux, plus de 3 heures par jour,
01:01dégrade l'attention, la capacité de mémorisation, la capacité à développer le langage, la capacité d'initiative et les performances scolaires.
01:08Ça, ça se voit déjà, vous savez, dans les fameux classements PISA sur le niveau des élèves.
01:13Tout ça, à terme, nuira à la productivité de ces enfants quand ils seront sur le marché du travail.
01:19Aujourd'hui, tout ça est déjà visible sur 30% d'une classe d'âge.
01:23Deux autres raisons pour expliquer le coût économique de cet excès de scrolling.
01:28La dégradation de la santé mentale.
01:30Si vous scrollez trop, vous serez plus sujet au mauvais sommeil et à la dépression.
01:35À la dépression aussi ?
01:36Aussi. Il y a plus de dépressifs chez les gens qui pratiquent de façon excessive les réseaux sociaux.
01:41Et puis, une perte de temps productif, l'utilisation de certaines plateformes durant les heures de travail
01:46pour des raisons extra-professionnelles, messieurs-dames.
01:49Ça vous dit quelque chose ? Entre 20 minutes et 2 heures et demie dans une journée de travail.
01:542 heures et demie.
01:55Non, mais alors, d'accord, c'est le constat, mais qu'est-ce qu'on fait ?
01:57Est-ce que les pouvoirs publics ont des moyens d'action ?
01:59Alors, il y a trois recommandations.
02:00D'abord, durcir les réglementations en vigueur, comme le règlement européen sur les services numériques.
02:06Deux, développer la concurrence.
02:07Parce que là encore, il y a des travaux d'économistes qui montrent que moins il y a de concurrence
02:12et plus les plateformes sont favorables aux annonceurs au détriment des consommateurs.
02:18Et puis, troisième point, renforcer la protection des enfants.
02:21Je ne reviens pas sur toutes les recommandations de la commission écran.
02:26C'est franchement ce chantier-là qui est le plus difficile à entreprendre.
02:30Parce que ça demande beaucoup d'efforts et de pédagogie, notamment de la part des parents.
02:32On peut rajouter aussi des temps d'écran.
02:34On dit quand même que c'est un petit crayon.
02:35On peut mettre en place un temps d'écran maximum par jour.
02:37Ça, c'était dans la proposition de la comité aux enfants.
02:38La question, c'est est-ce qu'il faut durcir, finalement, ce qui est aujourd'hui des recommandations
02:43pour inciter un peu plus vigoureusement les parents à être vigilants.
02:46Merci.
Commentaires

Recommandations