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  • il y a 7 mois
Pour sa rentrée politique, Marine Le Pen s'est exprimée, ce dimanche, depuis son fief d'Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, à la veille du vote de confiance de François Bayrou.

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Transcription
00:00Chers Steve, chers Bruno, chers élus, mes chers compatriotes,
00:05Vous savez combien je tiens à prendre la parole devant vous, ici, à Hénin-Beaumont, à chaque rentrée.
00:11Il y a des rendez-vous qui ne se manquent sous aucun prétexte, et indéniablement, je renoncerai à celui-ci pour rien au monde.
00:18J'espère que cet été vous aura permis de vous reposer, de vous ressourcer au contact de vos familles et de ceux qui vous sont chers.
00:33La dureté des temps que nous traversons rend ces moments plus que jamais infiniment précieux et nécessaires.
00:39Alors j'en suis certaine, autant que je l'espère, vous avez su cultiver ces liens personnels, ces liens du quotidien,
00:46qui contribuent à donner du sens à nos vies.
00:51Cela étant dit, chers amis, je vais être fidèle à moi-même et vous dire sans phare ce que je ressens.
00:57Le rôle d'un responsable politique n'est pas de colporter des paroles faussement réconfortantes.
01:03Cette rentrée, je l'aborde, nous l'abordons tous avec une particulière gravité à la mesure de la crise politique actuelle.
01:12J'y reviendrai.
01:12Pour nombre d'entre vous, pour des millions de nos compatriotes, la situation que nous traversons est bien souvent à la source d'une indignation et d'une exaspération légitime.
01:24Nul ne peut ni ne veut se reconnaître dans le pathétique spectacle offert par les partis macronistes et alliés
01:31qui prétendent gouverner la France depuis les dernières élections législatives en juillet 2024.
01:39Nul ne peut se réjouir de l'état de la démocratie et des institutions françaises
01:44qui, à force d'avoir été foulées au pied par Emmanuel Macron et ses alliés depuis 2017,
01:49sont aujourd'hui fragilisés comme jamais.
01:51Et nul ne distingue aujourd'hui comment les responsables de cette gabegie honteuse pourraient prétendre y mettre un terme
02:00alors qu'ils ont été à l'origine, en croyant sans doute en bénéficier,
02:05des désistements et accords qu'ils ont conclus en juillet 2024
02:09pour empêcher le peuple d'être justement représenté à l'Assemblée et le pays d'être gouverné.
02:15La situation est aujourd'hui en vérité d'une tragique simplicité.
02:23La France est en état d'asphyxie démocratique
02:26à un point que nous n'avions jamais connu sous la Vème République.
02:32Et en huit ans, cette crise de la représentation,
02:35cette absence de légitimité politique structurante organisée par les partis du système
02:40n'ont fait que s'aggraver, plongeant la nation entière dans l'incertitude et l'angoisse.
02:48Cette crise n'est pas tombée sur le bon peuple de France comme une pluie de criquets
02:52ou un déluge biblique.
02:55Cette crise a été provoquée et alimentée par le président de la République, Emmanuel Macron,
03:01et par tous ceux qui l'ont servi depuis huit ans.
03:03Ils en ont été les concepteurs.
03:14Ils en ont été les architectes.
03:16Et aujourd'hui, ils en sont les pathétiques acteurs.
03:21Il y a un an,
03:23j'évoquais devant vous l'interminable attente
03:25qui avait été infligée aux Français pour nommer Michel Barnier
03:28au poste de Premier ministre.
03:29Deux mois de pseudo-suspense honteux
03:33imposés aux citoyens comme une bravate supplémentaire
03:37comme pour leur signifier qu'ils n'avaient d'autre choix
03:40que de se soumettre aux caprices d'un président infantile
03:43en mal d'attention et de reconnaissance.
03:47Deux mois d'attente
03:48pour trois petits mois de mandat
03:50marqués une fois de plus par la négation des oppositions,
03:54la volonté de matraquer fiscalement les Français,
03:57le refus du compromis, la brutalisation du Parlement.
04:01Il y a un an déjà,
04:03cette façon de se jouer des électeurs
04:05au mépris de l'attente d'un cap,
04:08d'une direction donnée au pays
04:10et à ses acteurs économiques
04:11avait été perçue à juste raison
04:14comme un piétinement de l'esprit
04:15de responsabilité et de civisme
04:17qui, en tout cas, je le crois,
04:20est supposé guider
04:21les décideurs politiques dignes de ce nom.
04:23Il y a un an, déjà,
04:27l'aspect soi-disant ingouvernable
04:29de la France et de cette Assemblée
04:31avait été mis par l'exécutif
04:32sur le compte de la versatilité
04:34et de l'inconséquence des électeurs.
04:37Alors que ce n'était que le résultat
04:39de petits arrangements politiques
04:41mitonnés par tous les partis du système,
04:44coalisés pour faire barrage
04:45à l'expression démocratique du peuple souverain.
04:47Ils ont communié dans la volonté
04:50de sacrifier la démocratie
04:52au profit de leurs intérêts.
04:56Des représentants de la droite,
04:58comme M. Wauquiez,
04:59se sont fait élire
05:00grâce au désistement de l'extrême-gauche.
05:03Des représentants du parti présidentiel,
05:05comme M. Philippe et Attal,
05:07ont appelé à voter pour le Parti communiste
05:09et la France insoumise.
05:11Des représentants du défunt
05:12Nouveau Front populaire
05:13ont fait voter pour des macronistes
05:15comme Mme Borne,
05:17pourtant promoteur de la réforme des retraites.
05:21C'était il y a un an.
05:23C'était hier.
05:25Et depuis un an,
05:27tous ces mêmes partis
05:28se sont succédés à l'Élysée
05:31pour quémander
05:32qui Matignon,
05:35qui un ministère,
05:36qui un secrétariat d'État
05:38pour négocier des pactes de non-censure
05:41fondés sur de petites ententes de circonstances
05:44qui nous ont rappelés
05:45les pires heures de la Quatrième République.
05:49Emmanuel Macron
05:50incarnait depuis 2017
05:52le pire des propositions
05:54de la gauche
05:54et de celles de la droite.
05:57Depuis 2024,
05:58il s'est entouré,
05:59au sein même de son gouvernement,
06:01de ses pires représentants.
06:03Cela même que le général de Gaulle
06:04surnommait en son temps
06:05les trottes menus de la décadence,
06:08insoucieux de toute autre chose
06:10que de leur carrière personnelle.
06:12Nous avons vu au cours de l'année écoulée
06:15le résultat de cette politique du pire.
06:18Une action publique
06:19qui, vidée du principe même
06:21de légitimité démocratique,
06:22se trouve réduite à une pantomime
06:24où les éléments de langage
06:26le disputent aux coûts de communication
06:28et aux annonces vides de sens.
06:31Des opérations place nette
06:34où l'on disperse les narcotrafiquants
06:36pendant 48 heures
06:37pour feindre d'avoir rétabli l'ordre.
06:39Au projet d'introduire
06:41l'écriture inclusive
06:42sur le fronton du Panthéon,
06:44rien ne nous aura été épargné.
06:48C'est un piteux spectacle.
06:51Le résultat,
06:52c'est un pays à l'arrêt,
06:54c'est-à-dire en déclin
06:55par rapport à tous ses voisins
06:57et partenaires
06:58qui, en Europe et dans le monde,
07:00bâtissent et investissent
07:02pour leur avenir.
07:04Le résultat,
07:05c'est un effondrement accéléré
07:07de nos finances publiques
07:08avec une dette quasi hors de contrôle
07:11et des taux d'intérêt
07:12qui sont désormais comparables
07:14quand ils ne sont pas supérieurs
07:16à ceux de l'Italie et de la Grèce,
07:19hier présentés comme les hommes
07:20malades de l'Europe.
07:23Aujourd'hui,
07:24l'homme malade de l'Europe,
07:26par leur faute,
07:27c'est la France.
07:29Le résultat,
07:31c'est un bourbier économique
07:33qui dissuade les entreprises
07:35d'investir
07:36et les empêche de réussir
07:38comme nous le montrent
07:39chaque semaine
07:40les fermetures d'usines
07:41et les chiffres records
07:42des faillites
07:43et qui, par là même,
07:46privent les salariés
07:46de toute perspective
07:47d'ascension sociale
07:48par le travail.
07:50Une société d'hyper-précarité
07:52où se multiplient
07:54les renoncements
07:55aux soins médicaux,
07:56aux repas,
07:57au chauffage,
07:59sans même parler
07:59des vacances
08:00bien souvent ramenées
08:02au rang de luxe.
08:04Le résultat,
08:06c'est une situation
08:07sécuritaire et migratoire
08:08qui échappe plus que jamais
08:10au contrôle du gouvernement.
08:12Tous les records
08:13en la matière
08:14ayant été battus
08:15chaque année
08:16depuis 2017.
08:18Les banlieues
08:19sont désormais
08:20de plus en plus
08:21de villes moyennes
08:22comme désormais
08:23de plus en plus
08:24de villes moyennes
08:25qui étaient hier encore
08:26épargnées
08:27comme nos frontières.
08:29Elles sont devenues
08:29dans le même temps
08:30des zones de non-souveraineté
08:31et des zones
08:32de non-France.
08:35L'information,
08:36d'ailleurs,
08:37n'est pas encore parvenue
08:38aux oreilles
08:38de M. Dupont-Moretti.
08:41Manifestement
08:42trop occupé
08:43par les représentations
08:44de son spectacle
08:44autobiographique,
08:47il serait bon,
08:48je crois,
08:48de lui faire
08:49parvenir
08:50cette information
08:51pour lui éviter
08:52de se ridiculiser
08:53par ses déclarations
08:54sur le sentiment
08:55d'insécurité.
08:57Le résultat,
08:58c'est une France
08:58déconsidérée
08:59sur la scène internationale,
09:02observée avec stupeur
09:03ou mépris,
09:05c'est selon,
09:06par nos partenaires
09:06européens,
09:07les Etats-Unis
09:08et bien sûr
09:09par les marchés financiers
09:10censés financer
09:11à crédit
09:12cette interminable
09:13kermesse.
09:15Le résultat,
09:16enfin,
09:17c'est un dégoût
09:18et une colère
09:20populaire
09:20qui ne mine pas
09:23seulement nos institutions
09:24mais notre vie
09:26démocratique
09:26elle-même
09:27car c'est dans
09:29l'action commune,
09:30dans la participation
09:31active
09:31des citoyens
09:32aux affaires publiques
09:33que se fonde
09:34la démocratie
09:34comme le disait
09:36Anna Arendt
09:37en 1958.
09:39Or,
09:39c'est précisément
09:40l'inverse
09:41qui se produit
09:41aujourd'hui.
09:42La voix populaire
09:44est bafouée
09:44chaque jour
09:45et la Macronie
09:47est bafouée,
09:48la Macronie
09:49et ses alliés
09:49ne fonctionnent
09:50que pour
09:51et par eux-mêmes
09:52dans la préservation
09:54vous l'avez bien vu
09:55égoïste
09:56et puérile
09:57de leurs petits
09:59équilibres
10:00et de leurs
10:01petits avantages
10:02ou de leurs
10:04grands avantages
10:05d'ailleurs.
10:07Les Français
10:07ont été réduits
10:08au rang de spectateurs
10:09impuissants
10:10de ce théâtre
10:12d'ombre
10:12ils en souffrent
10:13et nous
10:14dirigeants patriotes
10:16et gardiens
10:16de la souveraineté
10:17populaire
10:18nous en souffrons
10:19avec eux.
10:21Voilà le bilan
10:22de l'année
10:23écoulée
10:23un effondrement
10:25démocratique
10:25économique
10:26budgétaire
10:28et sécuritaire.
10:30Cet effondrement
10:31ne relève pas
10:31d'une appréciation
10:32subjective
10:33du réel
10:33il est documenté
10:35chaque jour
10:36dans toutes
10:37les statistiques
10:38publiques
10:38et c'est de cela
10:40que messieurs
10:42Macron
10:42Bayrou
10:43ou Retailleau
10:44nous parlent
10:44comme d'un trésor
10:45qu'il nous faudrait
10:47impérieusement
10:48préserver
10:49en votant
10:50pour leur maintien
10:51au pouvoir
10:52c'est cet effondrement
10:54économique
10:55et social
10:55qu'il nous demande
10:56qu'il demande
10:57au peuple français
10:58de considérer
10:59comme de la stabilité
11:01c'est cette situation
11:03d'asphyxie démocratique
11:05avec un gouffre
11:06de plus en plus
11:07abyssal
11:08entre les aspirations
11:09majoritaires
11:09de la population
11:10et les politiques
11:11qu'il conduise
11:12qu'il nous présente
11:13comme la seule voie
11:14possible
11:14vous savez
11:17ces politiques
11:19qu'ils prétendent
11:20mener
11:20lorsqu'ils n'ont
11:21que ce mot
11:21à la bouche
11:22en responsabilité
11:24je crois
11:25pour ma part
11:26que la seule chose
11:27dont ils soient
11:27responsables
11:28c'est cette course
11:29à l'abîme
11:29qui est en train
11:31de conduire
11:31notre pays
11:32au déclassement
11:33et à l'effacement
11:34je fais la promesse
11:36que
11:37jamais
11:38nous ne nous soumettrons
11:40à un chantage
11:41à la compétence
11:42et à la responsabilité
11:44opérés
11:45par des incompétents
11:46et des irresponsables
11:48je crois
12:01pour ma part
12:02que l'urgence nationale
12:04exige
12:04que soit mis un terme
12:05au plus tôt
12:06à la fuite en avant
12:07de ceux qui ont placé
12:08la 7ème puissance mondiale
12:09au banc
12:10des classements
12:11internationaux
12:11en matière budgétaire
12:13migratoire
12:13économique
12:14industrielle
12:15agricole
12:16éducative
12:17ou technologique
12:18voilà la conception
12:20que je me fais
12:21du rôle
12:22que les français
12:23par leurs 11 millions
12:24de suffrages
12:24ont donné
12:25aux députés
12:26du rassemblement national
12:27il y a un an
12:28aucun d'entre nous
12:31n'acceptera
12:33de jouer
12:33les figurants
12:34d'un petit théâtre
12:36parlementaire
12:36où les jeux de posture
12:37et les médiocres
12:39invectifs
12:40tiendraient lieu
12:41de débats
12:42démocratiques
12:42aucun d'entre nous
12:44n'acceptera
12:46de céder
12:47au piteux
12:47chantage
12:48du vote
12:49de confiance
12:49initié par le premier
12:51ministre
12:51qui semble d'ailleurs
12:52très surpris
12:54de son peu
12:55de succès
12:55je voudrais donc rappeler
12:58à monsieur Bayrou
13:00en passant
13:01qu'il est parfaitement
13:03logique
13:04que la représentation
13:06nationale
13:06en tant qu'émanation
13:08des français
13:09soit sur soi
13:11en parfait accord
13:12avec eux
13:12elle lui accorde
13:14aussi peu de crédit
13:16que le peuple lui-même
13:17je voudrais aussi
13:19lui dire
13:20qu'il a
13:23commis
13:24en réalité
13:24la même erreur
13:26que monsieur Barnier
13:27il a
13:29cru
13:30que les élus
13:31du rassemblement
13:31national
13:32étaient comme eux
13:33prêts
13:35à sacrifier
13:35les français
13:36pour protéger
13:37leur place
13:37leur mandat
13:39clairement
13:40il a cru
13:42que nous ne
13:43prendrions pas
13:43le risque
13:44d'une dissolution
13:45sachant
13:46qu'en raison
13:47de la scandaleuse
13:48décision
13:50me frappant
13:51d'inéligibilité
13:52avec exécution
13:53provisoire
13:54je ne pourrais
13:55peut-être pas
13:56me représenter
13:57à lui
13:59et aux autres
14:00je dis
14:02écoutez-moi
14:03bien
14:04nous ne sommes
14:06pas comme vous
14:07notre boussole
14:09n'est pas
14:09et ne sera
14:10jamais
14:10notre intérêt
14:11personnel
14:12notre boussole
14:13c'est l'intérêt
14:14de notre pays
14:15et de notre peuple
14:16et nous ne le
14:18sacrifierons
14:18jamais
14:19à notre confort
14:20personnel
14:20ou à notre carrière
14:22je suis prête
14:34à sacrifier
14:35tous les mandats
14:35de la terre
14:36pour vous empêcher
14:37de massacrer
14:38les français
14:39avec vos politiques
14:40absurdes
14:41et vos pseudo
14:42économies
14:43injustes
14:43et toxiques
14:44je vous le redis
14:55de la manière
14:57la plus claire
14:57qui soit
14:58aucun d'entre nous
15:00n'acceptera
15:01de prolonger
15:01la course folle
15:02dans laquelle
15:03le premier ministre
15:04a engagé le pays
15:05aucun d'entre nous
15:07enfin n'acceptera
15:08de placer au-dessus
15:09des intérêts supérieurs
15:10de la nation
15:11la préservation
15:12de son intérêt
15:14notre devoir
15:16aujourd'hui
15:17est de réconcilier
15:18les aspirations
15:19du peuple
15:20et les politiques
15:20conduites par le
15:21gouvernement
15:21de la France
15:22pour qu'enfin
15:23enfin revivent
15:25les principes
15:26de souveraineté
15:27populaire
15:27et de légitimité
15:29démocratique
15:29notre devoir
15:31est aujourd'hui
15:32de réclamer
15:33avec force
15:33une alternance
15:35aussi rapide
15:36que possible
15:37parce qu'il y a
15:38urgence
15:39notre devoir
15:42est enfin
15:42de proposer
15:43un chemin
15:43de redressement
15:44aux millions
15:44de français
15:45qui observent
15:46avec colère
15:47et parfois
15:47désespoir
15:48leur pays
15:49la France
15:51et les français
15:51sont en état
15:52de détresse
15:53démocratique
15:53il est de notre devoir
15:56de leur rendre
15:56leur espoir
15:57leur confiance
15:59et leur fierté
16:00et nous y sommes
16:02pleinement prêts
16:03naturellement
16:13j'aurais préféré
16:15ne pas avoir
16:15à rappeler
16:16aujourd'hui
16:16de telles évidences
16:17mais force est
16:18de constater
16:19que notre conception
16:20de la responsabilité
16:21politique
16:21et de la légitimité
16:23démocratique
16:24pardon
16:24qui me paraît
16:25pourtant relever
16:26du plus élémentaire
16:27bon sens
16:27doit sonner
16:29comme une doctrine
16:30je ne sais pas
16:31exotique
16:31voire subversaire
16:33aux oreilles
16:34de tous les partis
16:35du système
16:36en place
16:36je n'oppose pas
16:39la crise démocratique
16:40que je viens d'évoquer
16:41à la crise budgétaire
16:42qui occupe légitimement
16:44le débat public
16:45depuis plusieurs mois
16:46c'est même tout l'inverse
16:47la première
16:49est la source
16:50de la seconde
16:52ces deux crises
16:53sont des sœurs jumelles
16:55c'est parce que
16:57les aspirations
16:57majoritaires
16:58de la population
16:59en matière
17:00d'immigration
17:00d'insécurité
17:01de dépenses publiques
17:03et de souveraineté
17:03ont été
17:04bafouées
17:05depuis des décennies
17:06que nous sommes
17:07aujourd'hui
17:08dans l'impasse budgétaire
17:09avant toute chose
17:13je voudrais commencer
17:14par clarifier
17:15une fois de plus
17:16un point essentiel
17:17contrairement à ce qu'affirment
17:19les représentants
17:20de l'exécutif
17:21monsieur Macron
17:22Bayrou
17:23ou Retailleau
17:23toujours les mêmes
17:24personne
17:26au Rassemblement National
17:27ne conteste
17:28l'état dramatique
17:29de nos comptes publics
17:31personne
17:33au Rassemblement National
17:34n'entend mettre
17:35la poussière budgétaire
17:37sous le tapis
17:38d'une dette publique
17:38infinie
17:39ni y répondre
17:40par le matraquage fiscal
17:42comme la gauche
17:43mélanchonisée
17:44nous ne balayons pas
17:47d'un revers de main
17:48l'impérieuse nécessité
17:50d'engager au plus tôt
17:51un redressement
17:53d'ampleur
17:53de nos finances
17:54dépensées depuis des décennies
17:56dans des politiques
17:57inefficaces
17:58et toxiques
17:59et je ne laisserai
18:01personne répéter
18:02que nous faisons preuve
18:03sur ce sujet
18:03comme sur d'autres
18:04de désinvolture
18:06ou d'inconscience
18:08alors que nous sommes
18:09le seul mouvement politique
18:11à avoir lancé l'alerte
18:13avec constance
18:14sur ce sujet
18:15et le seul
18:16à n'avoir
18:17aucune responsabilité
18:19dans ce désastre
18:20aussi
18:32quand j'entends
18:32monsieur Retailleau
18:33ministre impuissant
18:36de la minorité
18:36présidentielle
18:37macroniste
18:39parmi les macronistes
18:40répéter
18:41à l'envie
18:42que nous serions
18:43socialistes
18:44comme ceux
18:48qu'il a fait élire
18:49par ailleurs
18:49il y a un an
18:50il me prend quand même
18:52l'envie de lui rappeler
18:52quelques vérités premières
18:54ce n'est pas nous
18:56qui avons préféré
18:58gaspiller des dizaines
18:59de milliards d'euros
19:00en bouclier tarifaire
19:02sur l'énergie
19:03par pur dogmatisme
19:05plutôt que de revenir
19:06sans dépenser
19:07un euro
19:08sur les stupides
19:09mécanismes de prix
19:10européens
19:11qui ont fait flamber
19:12les prix énergétiques
19:13ce n'est pas nous
19:15qui avons porté
19:17l'aide publique
19:18au développement
19:18versé par la France
19:20au plus haut
19:21historique
19:22de 15 milliards
19:23d'euros par an
19:24pour le plus grand
19:25bonheur de la Chine
19:26de l'Algérie
19:28ou des Comores
19:29qui pour l'un
19:30nous concurrencent
19:31et pour les autres
19:32nous insultent copieusement
19:34ce n'est pas nous
19:36qui avons sacrifié
19:38notre industrie nucléaire
19:41décarbonée
19:42peu chère
19:43souveraine
19:44en préférant
19:45verser
19:46des dizaines
19:47de milliards
19:48d'argent public
19:48aux industriels chinois
19:50et aux fonds
19:51anglo-saxons
19:52qui profitent
19:52du déploiement
19:53des énergies
19:54éoliennes et solaires
19:55sur notre sol
19:56un scandale d'Etat
19:58que le gouvernement
19:58de M. Bayrou
19:59voulait être aggravé
20:00en programmant
20:01par décret
20:02300 milliards
20:03de dépenses publiques
20:05pour ces énergies
20:06intermittentes
20:07et non souveraines
20:07décrets
20:08heureusement bloqués
20:10grâce à la mobilisation
20:11du Rassemblement National
20:12vous savez cette politique
20:14cette politique totalement folle
20:21dénoncée d'ailleurs
20:22par le haut commissaire
20:23à l'énergie atomique
20:24qui aboutira
20:25au doublement
20:26de la facture
20:27d'électricité
20:28des français
20:28facture
20:30qui augmentera
20:31encore
20:31avec le bradage
20:33sous la pression
20:33de l'Union Européenne
20:34d'un tiers
20:34de la production
20:35des barrages hydrauliques
20:36français
20:36financés par les contribuables
20:38depuis des décennies
20:39au profit
20:40une fois de plus
20:41des spéculateurs privés
20:42qui pourront s'enrichir
20:44en revendant
20:45au prix fort
20:45aux consommateurs
20:46une électricité
20:48pour laquelle
20:48ils n'avaient pas investi
20:50un seul euro
20:51ce n'est pas
20:53non plus nous
20:54qui avons choisi
20:56de faire bénéficier
20:57de notre modèle social
20:58le monde entier
21:00en offrant
21:01tous les soins médicaux
21:03aux clandestins
21:04ou en donnant le droit
21:06à des étrangers
21:07retraités
21:07sans qu'ils aient jamais
21:08cotisé en France
21:09de bénéficier
21:10d'une allocation
21:11de retraite
21:12payée par les
21:13contribuables français
21:14ce n'est pas
21:18non plus nous
21:20qui envisageons
21:21tranquillement
21:22d'imposer
21:23une surtaxe
21:24de 5%
21:24sur tous les contrats
21:26d'assurance
21:26pour payer
21:27les destructions
21:28liées aux émeutes
21:29qui deviennent
21:30par ailleurs
21:30un sport national
21:31selon leur devise
21:33à eux
21:34les racailles
21:35cassent
21:35les honnêtes
21:36gens paient
21:37ce n'est pas nous
21:47qui avons choisi
21:48de déverser chaque année
21:49des milliards d'euros
21:51dans des politiques
21:52de la ville
21:53qui consistent bien souvent
21:54à arroser
21:55avec les impôts
21:56de la France
21:57qui bosse
21:57le sable
21:58du narcotrafic
21:59du communautarisme
22:00et du clientélisme
22:02la liste des gabegies
22:04est infinie
22:05je pourrais la poursuivre
22:07pendant
22:07de longues minutes
22:09voire de longues heures
22:10mais rassurez-vous
22:12je vais vous épargner
22:14ce pensum
22:15la vérité
22:16c'est que notre mouvement
22:17politique joue
22:18depuis des années
22:19concernant ses folles dépenses
22:20le rôle de lanceur
22:21d'alerte
22:22pas monsieur Bayrou
22:24qui quant à lui
22:25a voté
22:26et fait voter
22:27par les députés
22:28de son mouvement
22:29tous les budgets
22:30déficitaires
22:31des dernières années
22:32après avoir fait élire
22:34on ne l'oubliera pas
22:36Emmanuel Macron
22:38à l'Assemblée
22:44lors de chaque campagne électorale
22:47nous n'avons eu de cesse
22:48de proposer des mesures d'économie
22:50sur les dépenses toxiques
22:51de budget en budget
22:53nous avons répété
22:55qu'il était illusoire
22:56de prétendre
22:57résoudre
22:58l'équation budgétaire
22:59de notre pays
22:59sans s'attaquer
23:00aux quatre
23:01grands tabous
23:03que sont
23:04l'immigration
23:05le train de vie
23:06de l'Etat
23:07les fraudes
23:08de toute nature
23:09sociale
23:09fiscale
23:10à l'importation
23:11les ententes
23:11et j'en passe
23:12et la contribution
23:13de la France
23:14à l'Union Européenne
23:15si nous nous distinguons
23:18radicalement
23:18du consensus
23:19des parties du système
23:20ce n'est pas
23:21quant à l'ampleur
23:22de l'effort
23:22à réaliser
23:23c'est sur les moyens
23:25à mobiliser
23:25pour y parvenir
23:26et précisément
23:29il y a dans les quatre
23:30tabous que je viens
23:31d'évoquer
23:32des dizaines
23:33de milliards
23:34d'économies annuelles
23:35et structurelles
23:36c'est-à-dire pérennes
23:37à réaliser
23:38sans se polier
23:39ni les entreprises
23:41ni les salariés
23:42ni le retraité
23:43voilà
23:52ce qui serait
23:53la priorité
23:54d'un gouvernement
23:55responsable
23:56et soucieux
23:58du bon emploi
23:59des deniers publics
24:01un gouvernement
24:02qui contrairement
24:02à nos dirigeants
24:03actuels
24:04n'aurait pas créé
24:05en huit ans
24:05autant de dettes publiques
24:07qu'au cours
24:07des cinquante
24:08dernières années
24:09car le constat
24:11est sans appel
24:12la France
24:14est déjà
24:14le pays
24:14le plus fiscalisé
24:15au monde
24:16avec des prélèvements
24:18obligatoires
24:19qui avoisinent
24:19chaque année
24:20les 45%
24:21du PIB
24:22les salariés
24:24les entreprises
24:25les ménages
24:26sont aujourd'hui
24:27privés
24:27de l'oxygène
24:28qui leur permettrait
24:29par l'investissement
24:30et par la consommation
24:32de concourir
24:33à la croissance
24:33et à la prospérité
24:35nationale
24:35le poids
24:37des dépenses
24:38contraintes
24:39logement
24:40énergie
24:41alimentation
24:42santé
24:43assurance
24:43mutuelle
24:44a en outre
24:45explosé
24:46au cours
24:46des dernières décennies
24:47avec une accélération
24:49spectaculaire
24:50depuis 2017
24:51c'est pour cela
24:54qu'il est aussi
24:55impensable
24:56que moralement
24:57honteux
24:57d'envisager
24:59une nouvelle
25:00saignée
25:00fiscale
25:01et sociale
25:01et d'ailleurs
25:04les dérapages
25:05budgétaires
25:06sans précédent
25:07des trois dernières
25:07années
25:08avec un écart
25:08tout de même
25:09de 50 milliards
25:10d'euros
25:10les prévisions
25:11de déficit
25:12de Bercy
25:13et le déficit
25:14effectif
25:15l'an dernier
25:15ont démontré
25:17que le levier
25:18fiscal
25:18à force
25:19d'avoir été
25:19actionné
25:20ne fonctionnait
25:21tout simplement
25:22plus
25:22nous en sommes
25:24arrivés
25:24au point
25:25où toute hausse
25:26des taux
25:27d'imposition
25:27non seulement
25:28n'entraîne plus
25:29de hausse
25:29des rentrées
25:30budgétaires
25:30mais détruit
25:32de l'activité
25:32économique
25:33ce n'est plus
25:34un levier fiscal
25:35c'est un éteignoir
25:36alors que depuis
25:38cinq ans
25:39l'inflation
25:40flambe
25:40les salaires
25:41eux stagnent
25:43des millions
25:44de français
25:44je le répète
25:45renoncent désormais
25:47qui a des soins
25:48médicaux
25:48qui a des repas
25:49rares sont ceux
25:51qui sont épargnés
25:52aujourd'hui
25:53par la réalité
25:54et ne subissent
25:55pas l'angoisse
25:56de l'appauvrissement
25:57et du déclassement
25:58dans ce contexte
26:01l'urgence
26:02n'est donc évidemment
26:03pas de taxer
26:04plus encore
26:04les travailleurs
26:05et les producteurs
26:05de notre pays
26:06sauf à vouloir
26:07accélérer
26:08sa désertification
26:09économique
26:10et l'exil
26:11des entreprises
26:11et des cerveaux
26:12ce qui est urgent
26:13c'est de relancer
26:14la production
26:15et le travail
26:16en baissant
26:16les normes
26:17qui asphyxient
26:18nos entreprises
26:19et la fiscalité
26:20sur la production
26:21la plus absurde
26:22qui soit
26:22puisqu'elle pèse
26:23sur l'activité
26:24avant même
26:25que le moindre bénéfice
26:26ait été réalisé
26:27l'urgence
26:29n'est donc pas
26:29d'imposer aux actifs
26:30la suppression
26:31des jours fériés
26:32c'est-à-dire
26:33le rétablissement
26:33des jours de corvée
26:35tout en augmentant
26:36comme si cela
26:37ne suffisait pas
26:38l'impôt sur le revenu
26:39puisque c'est ce que
26:40fait le gouvernement
26:41en n'indexant pas
26:42son barème
26:43sur l'inflation
26:43ce qui est urgent
26:45c'est de créer
26:46les conditions
26:47d'une hausse
26:47des salaires
26:48notamment
26:49en mettant un terme
26:51dumping salarial
26:52alimenté
26:52par l'immigration
26:53massive
26:54et incontrôlée
26:55l'urgence
26:56n'est pas non plus
26:57de monter
26:58les générations
26:59les unes
26:59contre les autres
27:00en faisant porter
27:02aux retraités
27:03pardon
27:03aux boomers
27:04il paraît que
27:05c'est plus chic
27:06la culpabilité
27:08de la dette
27:09publique passée
27:10ce qui est urgent
27:12c'est de renouer
27:13avec des dirigeants
27:14politiques
27:14qui assument
27:15leurs erreurs
27:15et leurs responsabilités
27:17devant les français
27:18et remettent en cause
27:19les dogmes
27:20et les errements
27:21qui nous ont conduits
27:22dans cette situation
27:23je crois
27:24je crois qu'ils sont
27:35incapables
27:35d'opérer ce changement
27:37de logiciel
27:37j'en veux pour preuve
27:39les propos
27:40de monsieur Bayrou
27:40lui-même
27:41quand il affirme
27:42doctement
27:43après 50 ans
27:44de carrière politique
27:45où il aura
27:46cautionné
27:47toutes les erreurs
27:49des gouvernements
27:50successifs
27:50que notre dette
27:52aurait été consommée
27:53par les français
27:54présentée
27:56comme une masse
27:57de jouisseurs
27:59impécunieux
28:00mais dire cela
28:02ce n'est pas seulement
28:03commettre un abus
28:04de langage
28:04c'est faire un véritable
28:06affront au peuple
28:07tout entier
28:08auquel monsieur Bayrou
28:09s'apprêtait à infliger
28:10avec le budget présenté
28:11cet été
28:12je le rappelle
28:1220 milliards
28:14d'impôts supplémentaires
28:15nous l'avons dit
28:18dès 2017
28:19l'arrivée au pouvoir
28:20d'Emmanuel Macron
28:21n'a en rien
28:22constitué le début
28:23d'un soi-disant
28:23nouveau monde
28:24mais bel et bien
28:25le début de la fin
28:27du monde ancien
28:28la crise budgétaire
28:30structurelle
28:31que nous traversons
28:32est la conséquence
28:33de la poursuite
28:34et même de l'accélération
28:35par Emmanuel Macron
28:36de toutes les erreurs
28:38économiques et politiques
28:40des 40 dernières années
28:41plus que jamais
28:42rejetées
28:43par la majorité
28:44des français
28:45ce sont ces quatre tabous
28:47qu'il faut faire tomber
28:48pour que la France
28:49se relève
28:50l'immigration
28:52d'abord
28:52depuis des années
28:54les rapports publics
28:55et privés
28:56s'accumulent
28:57évaluant les dépenses
28:59liées à notre politique
29:00migratoire
29:00à plusieurs dizaines
29:02de milliards d'euros
29:03en 2022
29:05nous avions précisément
29:08chiffré l'impact
29:09de nos choix politiques
29:10par exemple
29:11le choix
29:12de mettre des conditions
29:13de durée de travail
29:14avant de bénéficier
29:15de certaines prestations
29:16et bien déjà
29:18à l'époque
29:18c'était 20 milliards
29:20d'économies par an
29:21et je ne parle même pas
29:23des pertes de PIB
29:24liées à l'arrivée
29:26sur notre sol
29:27chaque année
29:27de 500 000 étrangers
29:30légaux
29:31peu ou pas qualifiés
29:34dont seulement
29:3410% travail
29:36mais qu'il faut loger
29:37instruire
29:39former
29:39soigner
29:40et pour beaucoup
29:41soutenir financièrement
29:43c'est cet argent
29:45qu'il faut aller chercher
29:46pas celui des français
29:47deuxième tabou
29:59les dépenses publiques toxiques
30:01mais nous avons là aussi
30:03présenté un contre-budget précis
30:05est chiffré
30:06identifiant
30:074 milliards d'économies
30:09à réaliser rapidement
30:10les innombrables agences
30:12et opérateurs
30:13de l'état
30:13nous avons aussi demandé
30:15que soit mis un terme
30:16au déversement
30:17d'argent public
30:18sur les énergies
30:19intermittentes
30:20solaires et éoliennes
30:21avec 6 milliards
30:22versés cette année
30:23et 8 milliards
30:25de prévus
30:26l'an prochain
30:26c'est cet argent
30:28qu'il faut aller chercher
30:29pas celui des français
30:30troisième tabou
30:40notre contribution
30:42à l'union européenne
30:43en 8 ans
30:44la contribution
30:46nette
30:47de la France
30:48a été multipliée
30:50par plus de 3
30:51dépassant
30:52les 10 milliards
30:53d'euros
30:54et ils veulent
30:55encore augmenter
30:56notre versement
30:57à Bruxelles
30:57de 6 milliards
30:58en 2026
30:59et encore
31:01de 3 de plus
31:02en 2027
31:03mais personne
31:05n'a sérieusement
31:06envisagé
31:07la possibilité
31:08de suspendre
31:09cette hausse
31:10même devant
31:11les trahisons
31:12et échecs
31:13de madame
31:13von der Leyen
31:14du Mercosur
31:15à l'accord commercial
31:16scélérat
31:17conclu pendant l'été
31:18avec les Etats-Unis
31:19personne
31:20n'a songé
31:21à mobiliser
31:22ce levier
31:23pour d'un même geste
31:24redresser nos comptes
31:26et réaffirmer
31:27notre souveraineté
31:27l'européisme
31:30est devenu
31:30une véritable religion
31:31et gare à celui
31:33qui oserait blasphémer
31:34en mettant en cause
31:36la rationalité
31:37le sérieux
31:38et les résultats
31:39de la commission
31:39de madame
31:40von der Leyen
31:41c'est cet argent
31:42qu'il faut aller chercher
31:43pas celui des français
31:45quatrième et dernier tabou
31:55la lutte contre les fraudes
31:57là aussi nous avons présenté
31:59un plan documenté
32:00et chiffré
32:00permettant de recouvrer
32:02plus de 15 milliards d'euros
32:04chaque année
32:04en sanctionnant
32:06enfin
32:06le travail dissimulé
32:08la fraude à la TVA
32:09la fraude sociale
32:10les ententes
32:10les fraudes aux importations
32:12notamment alimentaires
32:14et les diverses fraudes
32:15commises par les acteurs financiers
32:17commises même parfois
32:19avec la complicité de Bercy
32:20comme pour la taxe
32:22Koum Koum
32:23depuis huit ans
32:24sur ce sujet
32:25absolument rien
32:27n'a été réalisé
32:28absolument
32:28aucune volonté politique
32:30résolue
32:31n'a été manifestée
32:32alors que c'est
32:33d'un véritable FBI
32:34de la lutte contre la fraude
32:36dont aurait besoin
32:37notre pays
32:37pour arrêter ce vol
32:39en bande organisée
32:40c'est cet argent
32:41qu'il faut aller chercher
32:42pas celui des français
32:43les postes d'économie
32:54que je viens d'évoquer
32:55représentent plusieurs dizaines
32:56de milliards d'euros
32:57d'économie chaque année
32:58sans avoir pris
32:59un euro d'impôt
33:01supplémentaire aux français
33:02comment osse-t-il encore
33:04dire au peuple
33:05dans ce contexte
33:07que la seule solution
33:08face à toutes ces gabegies
33:09à toutes ces absurdités
33:11économiques
33:12serait de les faire payer
33:13encore payer
33:15toujours payer
33:16la vérité c'est que
33:18les français ne peuvent
33:19plus supporter
33:20le fardeau
33:21des folles idéologies
33:22ou des lâchetés
33:24de ceux qui prétendent
33:24les gouverner
33:25car notre déficit
33:27et notre dette
33:28aujourd'hui
33:283400 milliards d'euros
33:32ne sont rien d'autre
33:33que la somme
33:34de toutes les lâchetés
33:35et de tous les renoncements
33:37de leurs dirigeants
33:38des quatre dernières décennies
33:40et le pire
33:42c'est que pour retarder
33:44le moment
33:44où le macronisme
33:45sera enfin
33:46écarté des affaires
33:48de l'état
33:48monsieur Bayrou
33:50et ses amis
33:50voulaient faire payer
33:51les français
33:52comme je vous l'ai rappelé
33:53en augmentant
33:54les impôts
33:54de 20 milliards
33:55mais pour le coup
33:56c'était la triple peine
33:57plus d'impôts
33:59encore Bayrou
34:00et toujours Macron
34:01ce prix
34:04ce prix les français
34:11refusent de le payer
34:12et nous refusons
34:14qu'ils le paient
34:15l'équation est aussi simple
34:17que cela
34:17à force de refuser
34:20toute remise en cause
34:20du logiciel
34:21qui nous a placé
34:22dans la crise actuelle
34:23démocratique
34:24économique
34:24et budgétaire
34:25ils sont en train
34:26de tuer à la fois
34:27les contribuables
34:27l'économie
34:28nos institutions
34:29et notre démocratie
34:31voilà pourquoi
34:32Emmanuel Macron
34:33et l'ensemble
34:34de ceux
34:34qui l'ont servi
34:35depuis 2017
34:36sont indubitablement
34:37les architectes
34:38et les artisans
34:39de la profonde crise
34:40que nous traversons
34:41voilà pourquoi
34:43l'urgence
34:43n'est pas de perpétuer
34:45par l'abstention
34:46ou la complaisance
34:47le mandat
34:48et les pouvoirs
34:49de ce gouvernement
34:49ce dont la France
34:52a besoin
34:52c'est d'être
34:53immédiatement
34:54remise en mouvement
34:55si les 18 mois
34:57qui nous séparent
34:58de la prochaine
34:58élection présidentielle
35:00devaient être consacrés
35:01à la poursuite
35:02de ces jeux
35:02de posture politicienne
35:03et à la procrastination
35:05ce serait à la fois
35:06une folie
35:07et un déshonneur
35:08sans parler des risques
35:09sur la capacité
35:10de notre pays
35:11à financer
35:12ses besoins d'emprunt
35:13ce dont notre pays
35:15a besoin
35:15c'est d'une alternance
35:17pragmatique
35:18et déterminée
35:19maintenant
35:20le rassemblement national
35:22je le répète encore
35:23est plus que jamais
35:24prêt à assumer
35:25cette immense
35:26et haute responsabilité
35:28un an d'avance
35:30pour l'alternance
35:31voilà
35:32une immense chance
35:33pour la France
35:34et si notre mouvement
35:44incarne aujourd'hui
35:44la voie du redressement
35:46c'est précisément
35:46parce que ces quatre
35:47tabous que j'ai évoqués
35:48et qui sont autant
35:49de chaînes
35:50privant la France
35:51de l'élan
35:51dont elle a besoin
35:52nous sommes
35:53les seuls
35:54à être déterminés
35:55et préparés
35:56à les briser
35:57ce n'est qu'en
35:59les brisants
35:59que nous pourrons
36:00rétablir la paix
36:01fiscale
36:02budgétaire
36:03et sociale
36:03sans cela
36:05nous serons condamnés
36:06chaque année
36:06à supporter
36:07les coûts drabeaux
36:08uniques
36:08au choix
36:09sur le remboursement
36:10des médicaments
36:11l'assurance chômage
36:12ou la rémunération
36:13du travail
36:14car en l'état
36:15le modèle économique
36:16et budgétaire
36:17de la nation
36:18n'est tout simplement
36:19plus soutenable
36:20c'est à nous
36:21qu'il appartiendra
36:23de résoudre ce problème
36:24qui à force
36:25d'avoir été nié
36:27depuis des décennies
36:28est devenu
36:29existentiel
36:30pour notre pays
36:31il y a une certaine logique
36:33vous en conviendrez
36:34à ce qu'en démocratie
36:36le fait de ne pas
36:37entendre le peuple
36:37finisse
36:38par produire
36:39une succession
36:40de crises
36:40comme autant de voix
36:42qu'on a refusé
36:43d'entendre
36:44comme autant de paradoxes
36:46que le personnel politique
36:47a choisi
36:48par un mélange
36:49d'incompétence
36:50et d'accommodement
36:51déraisonnable
36:52de laisser irrésolu
36:53Emmanuel Macron
36:55a placé la France
36:56en situation
36:56d'asphyxie démocratique
36:58il a fait
36:58du berceau
37:00de la république
37:01une post-démocratie
37:02cette démocratie
37:04ce gouvernement
37:05du peuple
37:07par le peuple
37:07pour le peuple
37:08comme le dit
37:09l'article 3
37:09sans doute
37:10le plus beau
37:11de notre constitution
37:12nous avons
37:13le devoir
37:14de les restaurer
37:16nous sommes les seuls
37:17à pouvoir
37:18je le crois
37:18et même
37:19à désirer le faire
37:21je vois
37:23cette perspective
37:23comme
37:24un immense espoir
37:26pour la France
37:26et les français
37:27car les maux
37:28de la France
37:29sont indéniablement graves
37:30mais leurs remèdes
37:32sont parfaitement connus
37:33en faisant de nous
37:35le premier groupe politique
37:36à l'assemblée
37:37mes chers compatriotes
37:38vous nous avez fait
37:40un honneur
37:40vous nous avez aussi
37:42donné des devoirs
37:44je les mesure
37:45à chaque instant
37:45il y a 3 ans
37:47nous étions
37:486 députés
37:49il y a 2 ans
37:5189
37:52aujourd'hui
37:53avec notre allié
37:54Eric Ciotti
37:55nous sommes 140
37:56les années
38:07qui viennent
38:08de s'écouler
38:09nous ont permis
38:10d'acquérir une vision
38:11encore plus précise
38:12encore plus étayée
38:13des voies
38:14et moyens
38:14qui nous permettront
38:15de redresser la France
38:16des mesures
38:17que nous pouvons
38:18dès maintenant
38:18sans attendre
38:20la prochaine présidentielle
38:21mettre en oeuvre
38:22pour commencer
38:23cette grande entreprise
38:24nous avons
38:25l'immense chance
38:26d'avoir
38:28en la personne
38:28de Jordan Bardella
38:29un futur premier ministre
38:30pugnace et talentueux
38:32prêt à prendre
38:33la tête de main
38:34de notre gouvernement
38:35nous avons
38:39nous avons
38:43l'immense chance
38:44de compter
38:46dans nos rangs
38:47des dizaines
38:48de députés
38:49capables
38:49s'il le faut
38:50demain
38:50d'appliquer
38:51en tant que ministre
38:52les textes
38:53qu'ils ont
38:53élaborés
38:54au Parlement
38:55nous avons
39:02l'immense chance
39:04d'avoir
39:05avec nous
39:05la force
39:06la créativité
39:08et l'énergie
39:08du peuple
39:09de France
39:10vous êtes
39:11mes chers compatriotes
39:12nos millions
39:13d'espoir
39:14et ces millions
39:15d'espoir
39:16nous continuerons
39:17à tout faire
39:18pour nous en montrer
39:19digne
39:20le 8 septembre
39:23au soir
39:23demain
39:25le président
39:31de la république
39:31devra tirer
39:32les conséquences
39:33du vote
39:33des députés
39:34il m'apparaît
39:40aujourd'hui
39:41inenvisageable
39:42qu'à tout le moins
39:44il ne rappelle
39:44les français aux urnes
39:45pour désigner
39:46une nouvelle assemblée
39:47la décision
39:49lui appartient
39:50mais si le président
39:52décide de gagner
39:54du temps
39:54et de nommer
39:56un nouveau
39:57premier ministre
39:58il faut que ce dernier
40:00ait bien conscience
40:02que nous resterons
40:04inlassablement
40:05les avocats
40:06des intérêts
40:07de la France
40:08et des français
40:08sans prise en compte
40:11de ses aspirations
40:12il sera
40:13lui aussi
40:14censuré
40:15bien sûr
40:28mes chers compatriotes
40:29nous connaîtrons
40:41très certainement le même jeu de posture qu'en juillet 2024, de nouveau, ils tenteront
40:46de s'entendre, de se coopter, de museler la démocratie. J'ai trop d'expérience politique
40:52pour les croire capables d'autre chose. Mais j'ai trop d'expérience politique et trop
40:56de foi dans le peuple de France pour penser que vous pourriez aujourd'hui ne pas surmonter
41:01les barrières qu'ils tenteront de mettre en travers du chemin de redressement que vous
41:05désirez pour notre pays. Aussi, mes chers compatriotes, je suis prête à me remettre
41:11avec tous nos députés, avec tous nos candidats entre vos mains.
41:23Si le peuple est à nouveau appelé aux urnes, il sera l'arbitre et le juge de paix qui
41:30permettra à la nation de retrouver espoir et confiance. C'est à vous qu'il appartiendra
41:35de lancer l'alternance dont la France a besoin. C'est à vous qu'il appartiendra de donner
41:40à notre majorité, à notre pays, pardon, la majorité patriote qui l'attend depuis
41:45de si longues années. C'est à vous qu'il appartiendra de relever les drapeaux de la
41:50démocratie, de la République et de la souveraineté qui ont été foulées au pied par l'ensemble
41:56du système politique français avec tant de cynisme et de désinvolture. C'est vous qui
42:02pourrez faire cela demain avec nous. Car vous en avez comme nous, avec nous, le courage
42:08et la détermination. Ensemble, nous le ferons. Mes chers compatriotes, plus que jamais, que
42:16la France, son peuple et sa liberté soient nos boussoles dans les semaines et les mois
42:23qui s'annoncent. Ce sera la clé demain de nos plus belles victoires. Gardons les yeux
42:30fixés sur l'avenir et sur nos immenses possibilités. Chers compatriotes, ô les
42:38cœurs, nous avons un pays à rebâtir. Les prochaines semaines, les prochains mois seront
42:44décisifs. Je compte sur vous et vous pouvez compter sur nos députés, sur Jordan, sur moi-même,
42:50sans faille et sans faiblesse jusqu'à la victoire. Vive la République, vive la France !
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