00:00Malheureusement, l'État recule.
00:02Je ne sais pas s'il faut mettre en cause ceux qui sont aux manettes aujourd'hui.
00:06Je pense sincèrement que Bruno Rotaio essaye de faire des choses,
00:08mais on paie 40 ans de faiblesse, d'immobilisme.
00:14Et moi, je me souviens avoir fait il y a quelques années un voyage au Brésil
00:17et ça m'avait marqué, il y avait des barbelés justement à Rio de Janeiro
00:22dans la plupart des immeubles et je m'étais dit « Ah, on n'en est pas encore là ».
00:26Et bien, quelques années plus tard, voilà, on en est là.
00:29Donc, c'est un signe de la tiers-mondisation, encore une fois, de la France,
00:33de sa sud-américanisation.
00:35Je crois qu'on en a pour des années.
00:36Je disais en plus tout à l'heure que Bruno Rotaio,
00:40avec les moyens qu'il a, essayait sans doute de faire des choses,
00:43mais il n'est peut-être plus là pour longtemps.
00:45Donc, en plus, l'instabilité gouvernementale…
00:48Et c'est un eau de faiblesse que ça peut se terminer demain soir.
00:50Demain soir, exactement.
00:53Après demain soir.
00:54Donc, si vous voulez, à propos plus politique,
00:56je pense qu'on voit bien que n'importe quel premier ministre,
00:59quel qu'il soit, ne pourra pas, avec la marge de manœuvre qu'il va y avoir,
01:03entamer ni le redressement économique, ni le redressement politique de la France.
01:06La seule solution, c'est une élection présidentielle
01:09avec un nouveau président qui aura un mandat clair.
01:12Et là, peut-être on aura une chance.
01:14Ce sera très difficile, ça mettra des années.
01:16Peut-être on aura une chance.
01:17Mais en tout cas, si la situation politique reste la même,
01:20on va encore perdre deux ans.
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