- il y a 4 mois
Expo au MAMc+, Pierrette Bloch
Sur plusieurs points, la rétrospective consacrée à l'artiste Pierrette Bloch au MAMc+, Musée d'art moderne et contemporain de St-Etienne métropole, illustre la politique du musée : c'est une première en France, consacrée à une femme artiste, dont le travail est radical, singulier et purement abstrait. Ses oeuvres se distinguent en deux familles : des lignes de points sur espace blanc et des boucles ou noeuds de chanvre et de crins de cheval, qui constituent des « sculptures » dans l'espace. C'est de « La peinture par d'autres moyens » comme le titre l'exposition, dont nous découvrons le caractère sensible avec Aurélie Voltz, directrice du Musée et co-commissaire au coté de David Quéré, légataire de l'oeuvre de Pierre Bloch. Une exposition qui est aussi une traversée des années 50 à 2000, pleine d'enseignement sur une approche de l'art non clinquante. Réalisation : Chantale Joassard
Sur plusieurs points, la rétrospective consacrée à l'artiste Pierrette Bloch au MAMc+, Musée d'art moderne et contemporain de St-Etienne métropole, illustre la politique du musée : c'est une première en France, consacrée à une femme artiste, dont le travail est radical, singulier et purement abstrait. Ses oeuvres se distinguent en deux familles : des lignes de points sur espace blanc et des boucles ou noeuds de chanvre et de crins de cheval, qui constituent des « sculptures » dans l'espace. C'est de « La peinture par d'autres moyens » comme le titre l'exposition, dont nous découvrons le caractère sensible avec Aurélie Voltz, directrice du Musée et co-commissaire au coté de David Quéré, légataire de l'oeuvre de Pierre Bloch. Une exposition qui est aussi une traversée des années 50 à 2000, pleine d'enseignement sur une approche de l'art non clinquante. Réalisation : Chantale Joassard
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Et bonjour, bonsoir, bienvenue dans Côté Seine et cette semaine on va entrer ici au MAMSE,
00:08musée de drame moderne et contemporaine de Saint-Etienne. On va entrer dans l'histoire
00:11de Pierrette Bloch, une artiste née en 1928 et pour la première fois en France on la retrouve
00:17ici dans une rétrospective. La première, elle dont les œuvres sont au MoMA, au centre Georges
00:23Pompidou à Saint-Paul-de-Vence, au Japon, en Israël, à Amsterdam et à Genève. Mais il manquait ce
00:28rendez-vous ici avec une artiste absolument abstraite, absolument libre. Donc elle dit
00:33j'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique, la ville et la campagne, enfin tout.
00:39Pierrette Bloch qui rencontre Soulages de ses débuts en gardera une influence et une amitié
00:43avant de librement peindre des points et des lignes ou nouer des fils de crâne. Voilà donc c'est un peu
00:52exceptionnel, on est très heureux de pouvoir vous faire découvrir tout ça. Alors l'exposition est en
00:57cette partie. C'est de la peinture par d'autres moyens, résume le titre du catalogue édité par
01:03le Musée Stéphanoir, mené par Aurélie Wolfs, la directrice du MAM, et David Query, légataire de
01:09son œuvre. Ce duo va nous révéler la puissance tranquille de cette femme, à la fois vive,
01:14gai, inquiète, qui n'aimait pas parler de peinture mais plutôt de cuisine. La peinture à avoir avec le
01:20secret dit-elle, avec ce qui est secret à soi-même. Alors peut-être que nos guides
01:25nous aideront à percer ces secrets. Une rétrospective en sept titres. Voilà Aurélie
01:32Wolfs, sept titres, sept étapes, comme sept éclairages sur la vie de Pierrette Bloch. Et on
01:39commence par les débuts évidemment. Oui bien sûr, alors d'abord les prémices qui couvrent la période 48-68,
01:46où globalement elle trouve son style. Donc elle commence par la figuration, c'est ce qu'on voit
01:53derrière moi. Mais très vite, elle rencontre d'ailleurs Pierre Soulages en 49. Elle réalise
02:01pas mal de peintures abstraites. Et puis, ces 20 années vont être celles d'une forme d'émancipation à
02:11se mettre du noir. Comment on définit
02:17Pierrette Bloch ? Alors, Pierrette Bloch, c'est une artiste qui a passé, je veux dire, la plupart du
02:28temps de son œuvre à inventer tout en se répétant, à partir d'un vocabulaire extrêmement restreint. Et c'est
02:37dans cette rigueur et cette audace permanente, dont elle va faire preuve, que finalement le public
02:46peut s'émerveiller à la fois de cette constance, de cette insistance et de cette grande liberté qu'elle
02:55arrive à se donner à plusieurs décennies.
02:59à s'intéresser à l'encre de Chine et à, je veux dire, maculer les premiers papiers blancs qui
03:13montrent comme ça une sorte de pluie diluvienne d'encre de Chine, mais qu'elle continue à maroufler
03:22sur toile pour, avec une sorte de, elle a du mal à se détacher finalement de cette peinture, de cette
03:27forme du tableau. Et puis petit à petit, le papier prend le dessus et c'est là qu'elle, dès les années
03:331973, effectivement, elle commence à organiser, si vous voulez, sa touche par des alignements de points
03:44qui définissent des lignes comme ça, horizontales, en partant du haut jusqu'en bas et de gauche à droite.
03:53On est déjà sur une sorte de forme d'écriture et donc c'est ces alignements qu'elle va, elle va
04:00finalement mettre en place et puis petit à petit imaginer une occupation de la feuille de papier un peu différente.
04:08Elle va perturber ses lignes, elle va créer des masses, elle va, voilà, ses points auront différentes formes,
04:15parfois très grands, parfois petits. Et donc c'est à travers ces éléments qu'elle va organiser tout un,
04:26comment dire, un florilège finalement de déclinaison de cette encre sur papier blanc et qui, quand on connaît
04:37Pierre-Ed Bloch, donnez l'impression que quand on en a vu un, on en a vu 100, mais quand vous venez voir
04:42cette exposition, vous vous apercevez de cette extrême diversité de sa pratique.
04:54David Quéré, vous êtes co-commissaire, on y reviendra légataire de l'œuvre de Pierre-Ed Bloch, autour de ses œuvres de points noirs,
05:01sur des feuilles blanches, certains parlent d'écriture. Alors j'aimerais que vous me commentiez cette citation
05:06de Pierre-Ed Bloch, elle dit, j'aime le geste d'écriture, ça fait du bien, et ensuite j'ai réussi à rendre ça compliqué et pénible.
05:15Oui, alors, c'est très intéressant. D'abord, elle n'aimait pas qu'on dise que son travail était une forme d'écriture.
05:24En effet, ça ne l'est pas à certains égards, c'est-à-dire que ça ne porte pas un sens, et ce n'est pas non plus des lettres qu'on ne pourrait pas lire à quelqu'un.
05:31Il n'y a rien de ça. Mais elle-même a résolu le problème avec la phrase que vous venez de citer. Elle dit, j'aime le geste d'écrire.
05:36C'est-à-dire que ce qui l'intéresse, c'est le geste. Et il se trouve que c'est le geste d'écrire, ce n'est pas n'importe quel geste.
05:42C'est-à-dire qu'elle admet à ce moment-là qu'il y a bien une forme d'écriture. Mais ce qui compte, c'est la partie gestuelle.
05:48Et du jour où elle a fait ça, c'est-à-dire du jour où elle a introduit ses motifs en boucle, all over souvent,
05:53elle a trouvé une nouvelle forme à son travail qui a consisté à prendre un pinceau plutôt qu'une plume,
05:58et à prendre ces petits motifs qui étaient des toutes petites tâches, à les densifier de façon absolument extraordinaire.
06:02Et là, c'est devenu en effet long et pénible. C'est-à-dire que d'œuvres qui pouvaient être faites dans la journée, disons,
06:09elle est passée à des œuvres qui l'occupaient des semaines, des mois. Je deviens folle, disait-elle.
06:14Et au lieu de s'échapper, en arrêtant les choses, en faisant des formats plus petits, elle a fait exactement le contraire.
06:19C'est-à-dire qu'elle s'est enfermée plus profondément encore, en augmentant la taille des formats, démesurément.
06:24Et là, on a des œuvres absolument hypnotiques qui lui prennent littéralement des mois et des mois à faire,
06:30au risque d'ailleurs de les gâcher.
06:33David, c'est une question plus anecdotique, mais vous dites que par amitié, pour comprendre Pierrette,
06:38vous avez cherché à compter ces points sur les feuilles. Pourquoi est-ce qu'on a envie de les compter ?
06:43Alors moi, je suis scientifique, donc c'est assez naturel.
06:46Quand on est scientifique, on nomme les choses, on les rend plus quantitatives.
06:49Donc il y a quelque chose de l'ordre, je dirais, du réflexe.
06:52Mais quand même, je voulais revenir à cette chose où elle disait, je deviens folle,
06:57je m'enfonce dans une espèce de travail complètement déraisonnable.
07:02Et je me suis dit, ce serait intéressant de mettre un chiffre.
07:05Alors, dans ces œuvres absolument hypnotiques, où elle remplit de petits points absolument all over,
07:09compter, c'est évidemment absurde.
07:11Ce qu'on fait, c'est quelque chose de plus simple.
07:14On compte le nombre dans la largeur, on compte le nombre dans la longueur,
07:17on multiplie, on n'a évidemment pas le nombre exact,
07:19mais on sait si c'est de l'ordre de 10 000, de l'ordre de 100 000, de l'ordre de 1 million.
07:23C'est de l'ordre de 100 000.
07:25Et quand on a dit ça, alors on se rend compte que ça donne un peu plus de précisions
07:30sur ce qu'a été sa vie quand elle a fabriqué ça.
07:32C'est-à-dire que, même si je fais un point par seconde, vous voyez, ça fait 100 000 secondes.
07:37Enfin, c'est quelque chose qui est absolument colossal.
07:40Quel rapport est-ce qu'elle avait au temps ?
07:42Eh bien, c'est une très bonne question.
07:44Le rapport qu'elle avait au temps, c'est deux rapports.
07:47Elle aimait le temps bref des œuvres faites rapidement, comme à l'instinct.
07:52Et elle aimait le temps long, le temps très long, le temps dilaté,
07:56que lui prenaient ses œuvres hypnotiques dont on vient de parler, ou les mailles de crin.
08:00De même que beaucoup de choses se sont faites entre un balancement similaire,
08:07entre deux spatialités, c'est-à-dire le très grand format qu'elle aimait affronter,
08:11comme on affronte un taureau presque dans l'arène,
08:13et les très petits formats dans lesquels elle réussit une concentration d'effets
08:17qui est absolument extraordinaire.
08:19Une équipe de femmes très décidée, très indépendante.
08:22En même temps, assez réservée.
08:25Voilà, exactement, assez discrète.
08:26Et puis à partir des années 70, le travail de Pierrette Bloch,
08:31c'est à la fois ses œuvres des points alignés et des œuvres de fils noués, tricotés.
08:38Oui, c'est vraiment un travail qui est totalement parallèle à tout le travail qu'elle va organiser sur le papier.
08:48Donc, elle se met en fait à tricoter un immense couvre-lit.
08:55Ça commence comme ça, pour un médecin, son médecin, voilà, qu'elle affectionne particulièrement.
09:05Elle veut lui offrir un couvre-lit et puis elle s'aperçoit que ce couvre-lit, à force d'être tricoté de driss et de cordes,
09:12eh bien, il pèse 60 kg et que finalement, ça en fera plutôt une tapisserie.
09:17Et à partir de cette tapisserie, eh bien, va se décliner vraiment un nouveau travail.
09:24De cordes, elle passe en cordelettes, puis ensuite aux chanvres, puis ensuite aux crins de cheval.
09:30Et on voit que tout ça, eh bien, s'affine au fur et à mesure et que de tricot, elle va passer aussi en travail de nœuds autour de fils de nylon.
09:44Et donc, cette façon de travailler, alors, est tout à fait à l'inverse, finalement, des travaux à l'encre,
09:53qui, pour le coup, sont relativement rapides en termes d'exécution, alors que là, elle va y passer des jours, des années, enfin, des mois, enfin, voilà,
10:03et avec un travail extrêmement minutieux, très répétitif et qui, forcément, va de pair aussi avec la découverte de la musique répétitive.
10:13On peut penser à Philippe Glass ou Steve Reich, qui sont des vraies découvertes pour elle, avec l'idée d'aller au bout d'un système, si je puis dire.
10:24David Carey et Pierrette disaient, et j'aimerais savoir ce que ça évoque pour vous, elle a dit, je suis souvent à la limite du non-être.
10:33Oui, je suis souvent à la limite du non-être. Bon, c'est une artiste du presque rien, et tout tient dans la valeur du presque.
10:42C'est-à-dire que ce n'est vraiment pas rien, et elle est à cette frontière où quelque chose pourrait disparaître, mais il faut que ça tienne quand même.
10:50Je donne un exemple très concret. Quand elle travaille le crin de cheval et qu'elle l'installe sur des fils de nylon,
10:55des œuvres unidimensionnelles, très très petites dans une direction, extrêmement longue dans l'autre, ces œuvres pourraient pratiquement disparaître.
11:05Et ce qu'elle invente à ce moment-là, c'est de les détacher du mur. Elles sont à 5 cm, et elles vont nouer un dialogue avec leur ombre,
11:12et de ça, elles vont tirer leur existence. Et ça, c'est très typique de la recherche de Pierrette pour exister malgré tout.
11:18En fait, elle a trouvé un motif qu'elle va répéter, avec à chaque fois une façon de faire exister le fil de crin,
11:27comme on le voit ici, totalement, qui prend ses aises, si je puis dire, alors que dans d'autres fils,
11:36il n'y a absolument pas de reste, si je puis dire, de leftovers qui puissent dépasser.
11:44Aurélie, vous l'avez rappelé à l'occasion de la conférence de presse,
11:47que ce soit des lignes ou les poings, ou le geste de nouée, de tricoter, de Pierrette Bloch,
11:51on n'est jamais dans une œuvre dite artisanale ou dite féminine.
11:55Sur 2000 œuvres, elles sont quasiment toutes sans titre.
11:58Pierrette Bloch créait, mais ne voulait donner ni légende, ni message.
12:03Effectivement, à l'époque, beaucoup de femmes réalisaient des œuvres textiles,
12:08et c'était sa plus grande angoisse.
12:10C'est pour ça que ces œuvres textiles sont relativement peu montrées,
12:14les crins, les mailles, etc.
12:15à l'époque, elles les cachent quasiment,
12:18parce qu'elles ont effectivement peur d'une mauvaise interprétation.
12:21Il ne fallait absolument pas qu'une pointe de narration puisse voir le jour.
12:27Là, vraiment, l'idée, c'était de ne s'attacher que...
12:32Alors, au résultat, bien sûr, au matériau, à la forme du matériau,
12:36mais absolument pas avec l'idée d'une forme de symbole quelconque.
12:41Ça, c'est pas parce qu'on aurait quelque part presque perverti le travail.
12:49Il fallait absolument qu'on reste dans une abstraction pure.
12:53Et votre exposition ici au Musée d'art moderne et cette rétrospective
12:56permet de découvrir les derniers travaux de Pierrette Bloch,
13:01les 15 dernières années de sa vie.
13:02à travers cette série qu'elle réalise et qu'elle monte elle-même.
13:07C'est vraiment une installation conçue par elle.
13:10Donc, on voit cette façon pour elle de tout recommencer
13:14et de se dire, voilà, je vais tout changer,
13:17je vais faire des très grands formats ou des tout petits formats,
13:19des installations, je vais me mettre au papier de soie,
13:22je vais me remettre au pastel, chose qu'elle n'avait pas fait depuis les années 50,
13:29pastel gras, ou bien je vais réutiliser l'isorel.
13:33Donc, elle a vraiment encore cette liberté à cet âge-là
13:38de tout reprendre, tout recommencer, et en fait, pour nous émerveiller
13:43parce qu'il y a deux salles qui sont tout à fait nouvelles pour le visiteur
13:46en toute fin d'exposition.
13:47Et il y a aussi cette œuvre qui pourrait rejoindre la collection,
13:50cet ensemble de carrés élégants, dites-vous.
13:53Qui sont 4% plus hauts que l'âge.
13:56C'est un conseil de son ami architecte Paul Andreux
13:59qui, en termes des lancements, est assez connu
14:03puisqu'il a réalisé un certain nombre d'aéroports.
14:06Donc, elle reprend ce format de carré élégant
14:10et en même temps, on voit que dans sa touche,
14:13petit à petit, il y a une forme de disparition, malgré tout.
14:18Je fais encore une digression, David Guéret.
14:20Dans la dernière salle, il y a une pièce noire
14:23avec un espèce de petit liseré en bas.
14:27J'ai lu qu'à un moment donné, quand elle était malade,
14:30elle est arrivée dans une chambre et il y avait un espace noir.
14:35Elle a demandé ce que c'était comme type d'œuvre
14:36et en fait, c'était une télé hétante.
14:40Quel rapport est-ce qu'elle avait avec le réel ?
14:42C'est une question intéressante.
14:46Elle avait un rapport assez concret avec le réel
14:48et en même temps, elle avait un imaginaire extrêmement développé.
14:53Il suffirait peut-être de dire que ce qui a au moins
14:55autant compté pour elle que la peinture, c'est la littérature.
14:58Et au fond, son rapport avec le réel est un peu de cet ordre,
15:02c'est-à-dire un réel mis à distance par l'art
15:06tel que la littérature peut nous procurer.
15:09Aurélie, vous terminez l'exposition avec une salle dédiée à ses amis,
15:13à son intérieur, à des artistes.
15:14Le musée donne ici un éclairage complet et unique sur Pirate Blog.
15:18Alors j'imagine que pour vous, c'est à la fois une chance,
15:21cette exposition, mais une fierté aussi.
15:24Ce que le musée ambitionne de faire, au fond,
15:28avec ses rétrospectives et avec la programmation en général,
15:35c'est de montrer des personnalités engagées dans un travail,
15:43tout simplement, et qui sont singulières,
15:47c'est-à-dire qui, quelque part, ont mené leur petit bout de chemin
15:52à côté peut-être d'autres, et qui ont la force d'exister aujourd'hui,
16:00n'ont peut-être pas eu la force d'arriver à s'imposer de leur vivant,
16:07mais qui, aujourd'hui, ont une œuvre qui s'impose d'elle-même,
16:11par son audace et sa rigueur et sa continuité.
16:19Et c'est ça qui nous intéresse, nous, ici, au musée.
16:22Voilà une exposition Pirate Blog qui nous plonge dans deux grandes familles d'œuvres et de gestes,
16:27la peinture, des lignes, des points, et le fait de tisser, nouer un ensemble entièrement abstrait,
16:32qui me donne envie de citer Pirate Blog en une dernière fois.
16:35Peut-être me suis-je toujours vue ramassant des éclats de présence,
16:39nouant des étoffes usées.
16:41Voilà, c'est une grande exposition ici, au MAM,
16:43et si ce n'est pas très facile à comprendre, je vous invite à questionner médiateur et médiatrice.
16:48Voilà, on se quitte, à très bientôt dans Côté Seine.
16:51Portez-vous bien, bye, et surtout, restez curieux.