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  • il y a 5 mois
Regardez Le journal RTL avec Vincent Derosier du 03 septembre 2025.

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Transcription
00:00RTL Soir, Anne-Sophie Lapix
00:06Bonsoir et bienvenue dans RTL Soir. Nous sommes ensemble jusqu'à 20h.
00:13Et si c'était au tour de la gauche ? La gauche de gouvernement, la gauche socialiste.
00:18Emmanuel Macron veut la faire entrer dans le gouvernement, qu'il s'agisse de l'actuel ou du prochain,
00:22si François Bayrou tombe lundi.
00:24Mais pour quoi faire et avec qui ? On en débattra dans une heure dans On refait le monde.
00:29Avant ça, à 18h40, notre grand invité est une ancienne figure socialiste, Pierre Moscovici,
00:36qui est également pressenti pour Matignon.
00:38Il est aujourd'hui président de la Cour des comptes et nous dira ce que l'on risque si l'on tarde à adopter un budget.
00:44Et puis Florian Gazan mettra à l'honneur Tokito Oda, champion de tennis fauteuil qui, à 19 ans,
00:49tente de décrocher le seul titre qui lui manque à l'US Open.
00:53C'est l'info qu'on a failli manquer et ça aurait été dommage.
00:55Mais on commence par le journal de 18h avec Vincent Derosier.
00:59Bonsoir Vincent.
01:00Bonsoir Anne-Sophie, bonsoir à tous.
01:03À la lune de ce mercredi 3 septembre, à Marseille, l'auteur de l'attaque au couteau qui a fait 5 blessés hier
01:08avait déjà été condamné à de la prison ferme.
01:10Il souffrait de troubles psychiatriques.
01:12Le procureur de Marseille a donné une conférence de presse.
01:15Le parquet antiterroriste considère que ce n'est pas de son ressort.
01:18L'État condamné pour faute lourde dans l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin, victime de Michel Fourniret il y a plus de 20 ans.
01:25Son père, Éric Mouzin, sera notre invité dans ce journal.
01:28J-5 avant le vote de confiance à l'Assemblée nationale.
01:31Et au sommet de l'État, plus personne n'y croit.
01:34L'aide médicale d'État rabotée.
01:36À 5 jours du fameux vote de confiance à l'Assemblée, les médecins et les associations sont en colère.
01:41Volodymyr Zelensky est en route pour Paris.
01:43Réunion demain avec Emmanuel Macron et d'autres pays qui soutiennent militairement Kiev.
01:48Un coup de fil à Donald Trump est prévu demain en fin du foot.
01:52Jules Koundé, bien embêté quand on lui demande de choisir le ballon d'or entre Yamal, son coéquipier au Barça,
01:57et Dembélé, son partenaire en équipe de France.
01:59Et puis la météo, c'est avec vous, Peggy Broche. Bonsoir.
02:02Bonsoir Anne-Sophie, bonsoir à tous.
02:03Tant bien agité demain.
02:04Ah oui, malheureusement, quasiment personne n'y échappera avec des averses du vent.
02:09Et puis surtout, des pluies soutenues dans le sud-est et orageuses et des températures en baisse.
02:14Et on aura un point complet à la fin de ce journal.
02:21Le parquet écarte le motif terroriste à Marseille après l'attaque au couteau hier après-midi.
02:27Attaque qui a fait 5 blessés.
02:29L'un d'eux qui était dans un état critique n'est plus en danger ce soir.
02:32L'assaillant de nationalité tunisienne muni de couteaux et de matraques a été abattu par les policiers.
02:37Il venait d'être expulsé de son hôtel.
02:40Parce qu'il ne payait pas son loyer, Hugo Hamelin.
02:42L'homme souffrait de troubles psychiatriques et avait déjà été condamné.
02:47Oui, bonsoir.
02:48Un assaillant addict à l'alcool et à la cocaïne qui était arrivé en France en 2019.
02:52Il s'est rapidement marié avant de commettre une première agression à l'arme blanche contre son neveu.
02:57Quatre ans plus tard.
02:58Écoutez les précisions de Nicolas Besson.
03:00C'est le procureur de la République de Marseille.
03:02Il était condamné le 6 mai 2025 par le tribunal correctionnel de La Rochelle à une peine de quatre ans d'emprisonnement.
03:10Il interjetait appel de cette décision.
03:14Dans l'attente de l'appel, elle n'était pas immédiatement ramenée à exécution.
03:18Circulant en France avec un titre de séjour tout à fait réglementaire, il esquive donc à cette occasion l'incarcération,
03:25puis démarre une vie d'errance direction le sud à Montpellier, puis à Sète,
03:29où des provocations verbales dans une mosquée lui vaudront de nouveau démêler avec la justice.
03:34En pleine prière, il prenait la parole, sous-entendant que le pays était gouverné par des juifs,
03:40ce qui lui valait une convocation devant le tribunal correctionnel pour provocation à la haine.
03:45Il devait être jugé prochainement le 2 octobre 2025 au tribunal de Montpellier.
03:51A l'époque, un criblage de sa personnalité est réalisé.
03:54Il n'est pas radicalisé à proprement parler, mais souffre de troubles psychiatriques.
03:58C'est d'ailleurs pour cette raison, malgré le fait qu'il ait plusieurs fois crié à la Ouagbar
04:01lors de son périple criminel hier à Marseille,
04:04que le parquet national antiterroriste a choisi de ne pas se saisir de cette affaire.
04:09Merci Hugo Hamelin, correspondant de RTL à Marseille.
04:12L'État a bien commis une faute lourde dans l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin.
04:18Le tribunal judiciaire de Paris condamne l'État après l'assignation du père de la petite victime morte en 2003.
04:23Victime de Michel Fourniret il y a plus de 20 ans.
04:25Le tueur en série est mort en 2021 sans avoir été jugé.
04:29Le corps d'Estelle Mouzin n'a jamais été retrouvé.
04:31L'instruction de deux décennies a mené à la condamnation en décembre 2023 de Monique Olivier.
04:36L'ex-femme de Michel Fourniret, condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité.
04:40La famille d'Estelle Mouzin a toujours considéré que la justice avait failli,
04:44notamment par sa lenteur.
04:45Bonsoir Cindy Hubert.
04:46Bonsoir.
04:47Son père obtient ce soir la condamnation de l'État pour faute lourde.
04:50L'État est condamné à payer 50 000 euros en réparation du préjudice moral subi.
04:55Pour le tribunal, le manque de moyens humains et les dysfonctionnements en série
04:59constituent une faute lourde.
05:00La décision évoque notamment la succession de 10 magistrats sur ce dossier.
05:05L'absence de procès verbal de synthèse qui aurait permis de résumer l'enquête.
05:09Le fait que ce dossier n'ait jamais été coté,
05:11c'est-à-dire qu'aucune page n'ait été numérotée,
05:13comme un livre impossible à lire.
05:15Pour autant, la décision souligne aussi que des actes d'investigation
05:18d'une ampleur exceptionnelle ont ainsi été réalisés,
05:21que vu les manœuvres du couple Fourniret-Olivier,
05:24rien ne permet de démontrer que leur culpabilité aurait pu être établie.
05:28Bien avant, comprendre bien avant les aveux de Monique Olivier.
05:32Mais ce soir, c'est une victoire de taille pour Éric Mouzin,
05:36lui qui s'est battu pendant des années pour sa fille,
05:38mais aussi pour tous les autres enfants disparus.
05:41Explication de Cindy Hubert du service police-justice de RTL.
05:45Et nous sommes en studio avec Jean-Alphonse Richard,
05:47spécialiste des affaires criminelles sur RTL et présentateur de l'heure du crime.
05:52Bonsoir.
05:52Bonsoir.
05:53Éric Mouzin avait dénoncé devant le tribunal l'amateurisme des services d'enquête.
05:57Le père d'Estelle estime que l'État n'a pas tout fait pour retrouver sa fille.
06:02Oui, c'est le désordre total dans ce dossier,
06:04mais c'est le désordre très vite à l'époque.
06:06Parce qu'effectivement, il y a beaucoup de vérifications qui ne sont pas faites.
06:08On se souvient qu'il y avait par exemple une camionnette blanche
06:10qui a été observée à Guermante, là où la petite fille a disparu.
06:14Il y avait de la neige, il y avait des témoins.
06:16Ces témoins-là, on les a mis de côté.
06:18On les a oubliés très vite.
06:19Et c'est à ce moment-là qu'Éric Mouzin s'est demandé ce qui se passait.
06:22Il se demandait si vraiment on voulait la vérité dans cette affaire.
06:25Et puis, les choses se sont enchaînées.
06:27On va trouver une série presque d'inepties, d'accidents judiciaires.
06:32Il n'y a pas d'autres mots.
06:33Il y a par exemple, bien plus tard, l'alibi qui est fournie par Michel Fourniret.
06:38Alors ça, c'est très intéressant.
06:39Michel Fourniret, il est dans l'Est de la France.
06:43Et puis, on va s'intéresser à lui, parce qu'il commence un petit peu à grenouiller.
06:47On se dit, ce personnage, il est bizarre.
06:49Et puis, Éric Mouzin va dire, regardez, regardez cet homme.
06:53C'est lui qu'il faut suivre.
06:55Et ça, depuis le début, on ne peut pas l'enlever ça.
06:57Éric Mouzin, il va insister là-dessus.
06:59Il est tout seul.
07:01Il est tout seul, Éric Mouzin.
07:02Il ne comprend pas ce qui se passe.
07:03Et on va dire, ah, mais non.
07:04Fourniret, ce n'est même pas la peine.
07:06Il a un alibi.
07:07Puisqu'il a passé un coup de fil de l'endroit où il habitait, dans l'Est de la France.
07:11Il ne pouvait pas être à Guermantes.
07:12Et puis, en plus, comment aurait-il pu se déplacer avec sa camionnette blanche, encore une fois,
07:18et venir à Guermantes alors que les routes étaient très enneigées ?
07:21Voilà le combat d'Éric Mouzin.
07:23Oui, mais sept juges se sont succédés.
07:25Tout à fait.
07:26Avant que la juge Sabine Kérisse parvienne à faire avouer le couple Fourniret.
07:33Ils ont été incompétents, légers ?
07:36On a laissé faire.
07:36On a laissé se vider le dossier.
07:39C'est trop souvent le cas en matière judiciaire sur des crimes,
07:42notamment des crimes d'enfants et des enlèvements.
07:45Il faut savoir qu'on ne retrouve pas cette petite fille immédiatement.
07:48Et donc, on a laissé faire.
07:49Effectivement, il y a eu une scène de dysfonctionnement.
07:52Et c'est terrifiant pour la famille.
07:55Voilà.
07:55Donc, on a laissé faire.
07:56Et il faut rendre ce soir hommage à la juge Sabine Kérisse.
08:01Parce qu'elle est opiniâtre.
08:02Parce qu'elle a su prendre le dossier en main.
08:04Et elle n'a rien lâché.
08:05Elle a su faire parler Fourniret.
08:06On dit qu'elle parle de Fourniret.
08:08Mais c'est la vérité.
08:09Monique Olivier, elle a une relation très très forte.
08:11Une relation étroite et forte.
08:13Même si Monique Olivier dit un peu ce qu'elle veut.
08:15Mais enfin, on arrive à la faire parler.
08:18Elle a pu dire qu'effectivement, la petite Mouzin,
08:21elle était là.
08:22Et que c'est bien Michel Fourniret.
08:23Donc, c'est une catastrophe judiciaire.
08:25Et c'est normal qu'aujourd'hui, ce soir, l'État soit condamné, tout simplement.
08:28Est-ce que d'autres juges, Jean-Alphonse, auraient pu parvenir au même résultat ?
08:31C'est compliqué.
08:33Écoutez, c'est une affaire que je ne connais pas trop mal.
08:36C'est compliqué.
08:37Effectivement, Sabine Kérisse, elle a su totalement s'adapter à la psychologie,
08:42au langage, d'abord de Michel Fourniret, qui est décédé aujourd'hui,
08:46et encore aujourd'hui, de Monique Olivier.
08:48Elle reçoit Monique Olivier dans son bureau.
08:52C'est presque une familière.
08:53Alors, Monique Olivier ne veut parler qu'à la juge Kérisse.
08:56Et voilà, la juge Kérisse a des rapports très particuliers avec elle.
08:59Il faut que ça continue.
09:01Parce qu'il y a sans doute d'autres victimes, encore, qui n'ont pas été révélées.
09:05Et puis, l'affaire n'est pas totalement close, effectivement, pour Éric Mouzin.
09:09Parce que, la petite fille, on ne sait pas aujourd'hui exactement ce qui a pu se passer,
09:17même si le plus atroce est arrivé.
09:20Mais voilà, c'est un beau combat qui a mené très longtemps en solo Éric Mouzin,
09:24et qui aujourd'hui, fort heureusement, est épaulé par le pôle judiciaire.
09:27Merci beaucoup, Jean-Alphonse Richard, spécialiste d'affaires criminelles, sur RTL.
09:32RTL, où il est 18h09.
09:34À cinq jours du vote de confiance à l'Assemblée,
09:37le gouvernement remet sur la table un sujet hautement symbolique,
09:40celui de l'aide médicale d'État.
09:42L'AME finance la prise en charge médicale des étrangers sans papier.
09:47Ça leur permet d'avoir une couverture à 100% pour les soins médicaux.
09:50L'an dernier, ça a représenté un coût de 1,2 milliard d'euros pour l'État,
09:54c'est-à-dire environ 0,5% des dépenses de santé.
09:58À Gatelandais, le gouvernement envisage notamment de durcir les conditions d'accès.
10:03Oui, pour demander l'AME, les personnes en situation irrégulière
10:06devront fournir plus de pièces justificatives.
10:09Une pièce d'identité comportant obligatoirement une photo d'identité,
10:13mais aussi l'acte de naissance et le livret de famille.
10:16Or, beaucoup de ces bénéficiaires n'ont pas pris ces documents sur eux
10:20lorsqu'ils ont fui leur pays.
10:21Cela devrait donc considérablement compliquer l'accès à l'AME.
10:25Aujourd'hui, cette aide, elle est déjà sous condition de ressources.
10:28Il faut gagner un peu moins de 800 euros par mois.
10:32Ça aussi, ça pourrait changer, car le décret prévoit d'additionner les revenus du sans-papier
10:37avec les revenus de ses enfants et de son conjoint.
10:40Agathe, les décrets du gouvernement, il prévoit aussi de moins rembourser certains soins.
10:43Exactement, le texte prévoit d'exclure certains actes médicaux
10:47ou certains traitements de tout remboursement.
10:49Le décret évoque la balnéothérapie, certains actes de kiné,
10:53mais aussi les lunettes, les audioprothèses, le transport sanitaire
10:57ou encore les implants dentaires.
10:59Pour ne pas payer ces soins, les bénéficiaires devront prouver
11:02qu'ils sont bien en France depuis neuf mois minimum.
11:04Et puis, en plus, ils devront soumettre un dossier d'accord préalable
11:08à l'assurance maladie pour se faire rembourser.
11:11Selon Médecins du Monde, cette mesure engendrera forcément
11:13du retard de prise en charge et du renoncement aux soins.
11:16Merci Agathe Landais pour ces explications.
11:18Alors, ces annonces, elles ont suscité un certain nombre de réactions politiques.
11:21Le patron du Parti Socialiste, Olivier Faure,
11:23fustige des clins d'œil à l'extrême droite
11:25et juge que François Bayrou cherche à sauver sa tête à tout prix.
11:29Pour le Rassemblement National, il reste encore beaucoup de soins à supprimer
11:32avant d'arriver à un sentiment de justice.
11:33Et puis, cette annonce inquiète également les bénéficiaires,
11:36mais aussi les médecins et les associations.
11:38Pour Médecins du Monde, la réforme de l'AME va menacer l'équilibre
11:42de notre système de santé solidaire et cela pèsera,
11:45selon l'association, inévitablement sur les urgences et les hôpitaux.
11:49Hermine Leclerc, vous vous êtes rendu à la Maison des Femmes de Saint-Denis.
11:52C'est en Seine-Saint-Denis, association qui soutient
11:54et qui soigne les femmes les plus précaires,
11:57dont beaucoup dépendent de cette aide médicale d'État.
11:59Oui, Mariam patiente en salle d'attente pour sa consultation.
12:02Cette maman venue de Guinée bénéficie de l'aide médicale d'État
12:06pour des séances de kinésithérapie, une par semaine.
12:09Grâce à la kiné, actuellement, je peux marcher
12:11et je peux faire beaucoup de choses avec mon dos.
12:14Si vous n'aviez pas de kiné ?
12:16Ça serait très difficile pour moi.
12:17Et pourtant, c'est bien l'accès à ces séances
12:19qui est menacée aujourd'hui par le projet du gouvernement.
12:22L'exécutif qui prévoit aussi de demander
12:24des justificatifs supplémentaires que Mariam n'a pas.
12:27C'est son assistante sociale qui lui explique.
12:29Vous êtes partie, vous étiez enceinte.
12:31Vous avez donné une connaissance à Ismaël dans un autre pays.
12:34Et depuis, en fait, madame n'a pas d'acte de naissance de cet enfant.
12:37Ça m'inquiète très bien.
12:39Je ne sais pas comment je vais faire pour l'Ismaël.
12:40Des femmes comme Mariam, Laurine Davost en croisent tous les jours.
12:43Quand je lui parle de restreindre l'accès à l'aide médicale d'État,
12:47cette médecin généraliste fait nom de la tête.
12:49C'est des soins qui ne sont peut-être pas urgents,
12:51mais qui sont importants à prendre en charge dès le début
12:53parce que ça évite des complications.
12:54Pour moi, c'est la partie des soins indispensables.
12:56Je ne vois pas comment on peut aider quelqu'un à s'insérer correctement
12:59et avoir une vie normale si elle ne peut pas se débrouiller toute seule
13:02parce qu'elle ne voit pas de loin.
13:03La médecin craint surtout que ces restrictions ne représentent
13:05qu'un premier pas vers la suppression pure et simple
13:08de l'aide médicale d'État.
13:11Le reportage d'Hermine Leclerc.
13:13La politique Emmanuel Macron demande au gouvernement
13:16de faire bloc derrière François Bayrou
13:18à cinq jours du vote de confiance.
13:19Ne pas enterrer François Bayrou avant que le vote n'ait lieu,
13:22même si tout indique aujourd'hui que le Premier ministre
13:24est mal parti pour sauver sa peau à Matignon.
13:26Le chef de l'État a demandé au ministre
13:28de faire acte de mobilisation autour de François Bayrou.
13:31Le Premier ministre, lui, poursuit ses consultations
13:33comme si de rien n'était.
13:35À Matignon, où vous vous trouvez justement pour RTL,
13:37Arthur Bélier.
13:38Arthur, en réalité, au sommet de l'État,
13:40plus personne n'y croit.
13:42Non, mais il faut bien faire semblant de se battre,
13:44décrypte un proche du Premier ministre,
13:47et se battre jusqu'au bout.
13:48En juin ce matin, Emmanuel Macron,
13:50mobilisation totale aux côtés de François Bayrou,
13:53demande le chef de l'État au ministre.
13:55Alors que vous remarquerez qu'il ne se bouscule plus trop,
13:58les ministres, sur les plateaux télé ou à la radio
14:00cette semaine pour défendre François Bayrou,
14:02c'est que plus personne n'y croit.
14:04Ils sont tous dégoûtés,
14:06confirme un conseiller du gouvernement.
14:08Et pendant que les ministres assistent
14:10à la séance de méthode Coué d'Emmanuel Macron,
14:12dans la cour de l'Élysée, au même moment,
14:14les conseillers du même président
14:16dessinent déjà le portrait de celui
14:18qui pourrait succéder à François Bayrou,
14:20quelqu'un, je cite, capable
14:22et de garder le socle commun
14:24et de parler aux socialistes.
14:26Emmanuel Macron, déjà en quête
14:28du contorsionniste qui réussira cette mission.
14:31Il a commencé d'ailleurs
14:32à sonder des proches sur le bon profil,
14:35qui lui évitera ainsi
14:36de laisser monter les petites musiques
14:37d'émission ou dissolution.
14:39Merci Arthur Bélier du service politique de RTL.
14:43L'inquiétude des autorités
14:44avant la journée de mobilisation du 10 septembre.
14:47Dans une note,
14:48les renseignements alertent
14:49sur les blocages et sabotages prévus.
14:51Cette note, elle évoque des actions
14:52sur tout le territoire,
14:54sans connaître l'ampleur à cause,
14:56je cite, d'un mouvement horizontal
14:57où chacun fait ce qu'il veut.
14:59Les services de renseignement
15:00notent que ce mouvement,
15:01il a changé d'orientation
15:02depuis son lancement sur les réseaux sociaux,
15:04avec une prise en main
15:05par l'extrême gauche et l'ultra gauche.
15:07Dans un instant,
15:08nous irons dans un collège à Fourmis
15:10dans le nord de la France.
15:12Depuis lundi,
15:13trois professeurs de français sur quatre
15:14sont absents.
15:15A tout de suite.
15:17Anne-Sophie Lapix.
15:20RTL Soir.
15:23RTL Soir.
15:24Avec Anne-Sophie Lapix.
15:25RTL, il est 18h18,
15:28à Fourmis dans le nord
15:29au collège Joliot-Curie.
15:30On peut parler d'hécatombe.
15:32Il manque depuis lundi
15:33trois profs de français sur quatre.
15:35Alors, selon le principal
15:36de l'établissement
15:37qui compte près de 300 élèves,
15:38les raisons,
15:39elles sont médicales
15:40et géographiques.
15:41Franck Hanson,
15:41le problème de Fourmis,
15:42c'est que c'est loin de tout.
15:44Oui, dans cette petite commune
15:45de la Vénois
15:45et que c'est un trait
15:46déjà socialement fragile,
15:48les parents d'élèves
15:48comme l'équipe éducative
15:50se sentent un peu délaissés.
15:51D'autant que ce problème
15:53s'est déjà posé l'an dernier.
15:54Non, pas de profs.
15:55L'année dernière non plus
15:56et cette année non plus
15:56pour l'instant.
15:57Pour le brevet des collèges
15:58en troisième,
15:59ça va être compliqué.
15:59Quand on voit le nombre
16:00de fautes qu'ils font maintenant,
16:01c'est inquiétant.
16:02À la rentrée,
16:02je trouve ça un peu dommage.
16:03Tous les ans,
16:04on lui dit qu'on est en retard
16:04et puis il n'y a jamais
16:05rien qui bouge.
16:06Pour certaines personnes,
16:07ça paraît que c'est entré,
16:07il n'y a personne
16:08qui veut venir travailler ici.
16:09Il devait y avoir quelqu'un
16:10mais elle ne s'est pas présentée.
16:11On est vraiment délaissés,
16:12on se débrouille comme on peut.
16:13Il faut aller loin
16:14pour trouver quelque chose ici.
16:15Les emplois du temps
16:16de ces adolescents
16:16sont donc déjà bien allégés.
16:18C'est un peu la galère,
16:19on a des cours en moins.
16:20C'est fiant d'aller en perte
16:21parce qu'il faut tout le temps attendre.
16:23Les enseignants en place
16:24à Fourmy
16:24tentent de pallier ses absences,
16:26ce qui est loin d'être évident,
16:28confirme cette professeure.
16:29Nous, on essaye de suppler au mieux
16:31mais après,
16:31on ne peut pas non plus
16:32faire des heures sup à gogo.
16:35Un prof de maths,
16:36il va remplacer
16:37mais il va faire des maths,
16:38il ne va pas faire du français.
16:39C'est pesant
16:39et surtout, c'est la rentrée.
16:41On aimerait que ce soit positif.
16:42Là, on part négativement.
16:44Deux remplaçants pourraient arriver
16:45d'ici une dizaine de jours
16:47à Joliot-Curie
16:48selon le principal.
16:49Mais pour l'instant,
16:50le rectorat de Lille
16:51n'a pas souhaité communiquer.
16:52Franck Hanson,
16:53correspondant de RTL dans le Nord.
16:55La Commission européenne
16:56appelle les 27
16:57à approuver rapidement
16:59l'accord commercial
17:00avec les pays latino-américains
17:01du Mercosur.
17:03Bruxelles promet
17:04des garanties robustes
17:05aux agriculteurs inquiets
17:06qui rejettent cet accord
17:07depuis plusieurs mois.
17:08Paris s'en félicite
17:09sans dire
17:10si la France
17:10va donner son feu vert
17:12pour rassurer
17:12nos agriculteurs européens.
17:14La Commission promet
17:15d'intervenir
17:15en cas d'impact négatif
17:17des importations
17:18sur certaines filières
17:19comme le bœuf,
17:20la volaille,
17:21le sucre ou l'éthanol.
17:22Le combat se poursuit
17:23contre un accord
17:24toujours toxique
17:25prévient le premier
17:26syndicat agricole français
17:27la FNSEA.
17:28On y revient
17:28dans le journal
17:29de 19h.
17:30Dans une heure,
17:31le président ukrainien
17:31Volodymyr Zelensky
17:32sera à Paris
17:33avant une réunion
17:35demain
17:35de la coalition
17:36des volontaires.
17:37C'est le nom donné
17:38à l'ensemble des pays
17:38qui soutiennent militairement
17:40l'Ukraine.
17:40Émilie Beaujard,
17:41que vient chercher
17:42Volodymyr Zelensky
17:43en France ?
17:44Eh bien,
17:44le président ukrainien
17:45veut montrer qu'il avance
17:46main dans la main
17:46avec les Européens.
17:47Volodymyr Zelensky
17:48et de toutes les réunions.
17:50Il vient rappeler
17:50qu'il faut des garanties
17:52de sécurité pour l'Ukraine,
17:54plus d'armes,
17:54de munitions
17:55et il veut aussi
17:56s'assurer du soutien
17:57des Européens
17:58face à Donald Trump.
17:59Ce soir,
17:59il voit donc Emmanuel Macron
18:00et demain,
18:01il participe,
18:02vous le disiez,
18:02à la réunion
18:03de la coalition
18:04des volontaires,
18:04cette trentaine de pays
18:05prêts à aider l'Ukraine
18:07sur la durée.
18:08Le message
18:08que cette coalition
18:09veut envoyer,
18:10c'est nous sommes prêts,
18:12nous sommes organisés.
18:13Ces garanties de sécurité
18:14discutées avec
18:14Volodymyr Zelensky
18:15ont pour but
18:16de dissuader Moscou
18:18d'attaquer à nouveau
18:19l'Ukraine
18:19après la fin du conflit.
18:21Cela passe par
18:22un renforcement
18:22de l'armée ukrainienne,
18:24soutien,
18:24équipement,
18:25formation
18:25et par la mise en place
18:27d'une force internationale
18:28de réassurance.
18:30Là-dessus,
18:30les contours
18:31sont encore en discussion
18:32car les Européens
18:33veulent le soutien
18:34des Américains
18:35mais Donald Trump
18:35pour l'instant
18:36n'a pas encore précisé
18:37comment les Américains
18:39pourraient participer
18:40à cette force.
18:41Merci Émilie Beaujard.
18:43Les rumeurs persistent
18:43sur la santé de Trump
18:45malgré le démenti
18:46du président américain
18:47en personne.
18:48Les démentis n'empêchent pas
18:49la multiplication
18:50d'images manipulées
18:52ou de photos
18:52censées prouver
18:53que Donald Trump
18:54serait gravement malade
18:55voire mort.
18:56Lors d'une conférence
18:57de presse
18:57à la Maison Blanche,
18:58il a été obligé
18:59le président américain
19:00de qualifier de fake news
19:01ces rumeurs.
19:03Depuis vendredi,
19:04104 000 mentions
19:05du hashtag
19:06Trump dead,
19:07Trump est mort
19:08ont été révélées
19:09sur le réseau social X.
19:11Du foot
19:15avec la conférence
19:16de presse
19:17des Bleus
19:17à Clairefontaine
19:18à deux jours
19:19du premier match
19:19de qualification
19:20pour la Coupe du Monde
19:212026.
19:22Le premier match
19:23ce sera Ukraine-France
19:23vendredi à 20h45.
19:25Alors en conférence
19:25de presse,
19:26Jules Koundé,
19:2726 ans,
19:27a été interrogé
19:28sur un autre sujet sensible,
19:30celui du ballon d'or
19:31qui sera décerné
19:32le 22 septembre.
19:33Pourquoi lui ?
19:34Bien parce qu'il joue
19:35avec les deux favoris,
19:37l'ami Niamal
19:37avec son club Barcelone
19:39et Ousmane Dembele,
19:40et le Parisien
19:40en équipe de France.
19:41Les deux mérites,
19:42je pense qu'ils ont fait
19:44deux saisons
19:45qui sont extraordinaires
19:46avec des trophées
19:47aussi à la clé
19:48avec évidemment
19:48la Champions League
19:49pour Ousmane.
19:50En étant coéquipé
19:51des deux,
19:51c'est difficile.
19:52De toute façon,
19:52déjà,
19:53ce n'est pas moi
19:53qui vais voter.
19:54Je pense qu'il y a
19:54des arguments
19:55pour les deux.
19:55Aujourd'hui,
19:56je suis très content
19:57d'être avec la mine
19:58et de voir
19:59comment ils nous portent
20:00et de la même manière
20:00de voir l'évolution
20:01de la carrière d'Ousmane
20:02avec qui j'ai partagé
20:03une saison à Barcelone
20:04et qui a atteint,
20:05je pense au PSG
20:05une forme de plénitude
20:07et qui joue probablement
20:08son meilleur football
20:09avec les statistiques
20:10qui accompagnent ça.
20:11Donc,
20:11que le meilleur gagne.
20:12Voilà pour la leçon
20:13de diplomatie
20:13de Jules Koundé
20:14avec Nicolas Georgerot
20:16qui recevra le prix Goncourt
20:17le 4 novembre prochain,
20:18le prix littéraire
20:19le plus prestigieux.
20:20La première liste
20:20des auteurs
20:21a été rendue publique
20:22cet après-midi.
20:23Sans surprise,
20:24on retrouve Emmanuel Carrère,
20:25grandissime favori
20:26avec sa saga familiale
20:27Colcos,
20:28mais aussi Natacha Apana
20:29pour la nuit au cœur
20:31chez Gallimard
20:31et Laurent Mauvigné
20:32qui signe la maison vide
20:33aux éditions de minuit,
20:34trois romans autobiographiques.
20:37L'une des grandes tendances
20:38de cette rentrée littéraire.
20:39On sait que ce n'est pas forcément
20:40le favori qui gagne
20:41toujours avec le prix Goncourt.
20:43Allez,
20:43on sort feutres
20:44et crayons de couleurs.
20:45Les ventes de cahiers
20:46de coloriage
20:46ont augmenté
20:47de près de 10%
20:48cet été.
20:49Des coloriages
20:49pour adultes.
20:50Oui,
20:51c'est un retour en enfance
20:52apaisant,
20:53anti-stress.
20:54Quand on fait du coloriage,
20:55on pose un peu le smartphone.
20:57Nicolas Boby,
20:57vous l'avez constaté,
20:58à Brest,
20:58avec ou sans leurs enfants,
21:00les adultes
21:00veulent leur cahier.
21:02Normande,
21:02Céliane est la reine
21:04avec la complicité
21:05de sa fille Marie.
21:06C'est un gros album
21:07où on peut colorier
21:08de différentes façons
21:09et de divers matériels.
21:10Ça peut être des feutres,
21:12du crayon à papier.
21:13Ça réapprend à faire
21:14du lâcher-prise.
21:14Je trouve ça bien
21:15qu'elle en fasse.
21:16Il n'y a pas d'âge
21:16pour se détendre
21:17et colorier
21:17et avoir un peu
21:18de créativité.
21:19C'est le jardin secret
21:21d'Ingrid à Brest.
21:22Elle ressort les crayons
21:23de couleurs
21:23quand les enfants dorment.
21:25C'est des mandalas.
21:26En fait,
21:26on a une photo
21:27qui est à côté
21:28et puis on reproduit
21:29à peu près les mêmes couleurs.
21:30Ça me détend,
21:31je ne pense à rien.
21:32Et puis au lieu
21:32de regarder le téléphone
21:34ou autre,
21:34on pense vraiment
21:35à autre chose.
21:35C'est mon petit truc à moi.
21:37Ce retour vers l'enfance
21:38a de plus en plus
21:39de succès.
21:40À Quiberon,
21:41Alexandre Cavalin
21:42de la librairie
21:42de Port-Maria
21:43a un rayon dédié.
21:44Vous trouvez donc
21:45des coloriages dédiés
21:46selon les thématiques.
21:48La fiche de pub,
21:49par exemple,
21:49un petit peu rétro,
21:51beaucoup de fleurs.
21:52Vous allez trouver
21:52des mandalas.
21:53Au niveau prix,
21:5414,99€
21:55pour une bonne soixantaine
21:56de pages.
21:57Ces cahiers de coloriages
21:58séduisent même
21:59les retraités.
22:00Merci pour ce reportage.
22:02Nicolas Boby.
22:05Et le temps avec
22:06Peggy Broch.
22:07Peggy encore bien agitée.
22:09Demain,
22:09ça ne s'arrêtera jamais.
22:10Si, ça va s'arrêter
22:11vendredi et samedi.
22:12Déjà, on aura du soleil.
22:13Mais en attendant,
22:13c'est vrai que la journée
22:14de demain sera bien agitée.
22:15Et tout le monde
22:16ou quasiment tout le monde
22:17aura droit à son averse.
22:18Un peu de vent.
22:19Également,
22:20quelques nuages,
22:21voire de gros nuages.
22:22On a un temps bien perturbé.
22:24Et des perturbations
22:25s'enchaînent.
22:26Une nouvelle arrive demain
22:27par l'ouest
22:27entre la Vendée
22:28et la Normandie.
22:29Donc, des averses,
22:30des nuages,
22:31du vent également.
22:32Puis, la perturbation
22:32d'aujourd'hui,
22:33en fait,
22:33on va la retrouver.
22:34Elle va s'enfoncer.
22:35On va la retrouver
22:35demain matin
22:36entre l'Aquitaine,
22:37le Massif Central
22:37en allant vers
22:38la Franche-Comté.
22:39Des averses orageuses.
22:40Ailleurs,
22:41c'est un peu plus calme.
22:41Moins d'averses
22:42entre nuages et éclaircies.
22:43Mais très beau
22:44entre les Alpes
22:45et la Corse.
22:47Et dans l'après-midi,
22:48c'est là que ça va
22:48se réactiver
22:49parce qu'on a
22:49beaucoup de pluie.
22:50Des orages localement forts
22:52avec de la grêle
22:52sur l'Auvergne-Rhône-Alpes
22:54de fortes rafales de vent.
22:55Donc, attention,
22:56situation à surveiller.
22:57Ailleurs,
22:58on aura une alternance
22:59de nuages,
23:00d'éclaircies,
23:01d'averses,
23:01de vent.
23:02Également,
23:02quelques coups de tonnerre
23:03possibles.
23:04Il n'y a que sur
23:05l'extrême sud-est
23:05et la Corse
23:06où le soleil va résister
23:08avec des températures
23:08qui seront douces
23:09demain matin
23:09sous les nuages.
23:1012 à 15 degrés au nord,
23:1216 à 20 au sud.
23:13Et les maximales
23:14seront en baisse,
23:1519 à 24 degrés
23:17en général
23:17sur la plupart des régions
23:18et jusqu'à 28
23:19près de la Méditerranée.
23:23Merci beaucoup, Peggy.
23:24Dans un instant,
23:24RTL Inside
23:25nous emmène à Pékin
23:26où l'armée chinoise
23:27se livre à une démonstration
23:28de force.
23:29Un grand défilé
23:30sous l'œil des chefs d'État
23:31amis,
23:32russes et nord-coréens.
23:33Ce sera juste après
23:34le rappel des titres
23:34les plus marquants
23:35de l'actualité
23:36avec Vincent Derosier.
23:37Anne-Sophie Lapix
23:38RTL Soir
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