- il y a 3 mois
MEDI1TV Afrique : MEDI1 SOIR 20:00 - 02/09/2025
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Transcription by CastingWords
00:30Transcription by CastingWords
01:00Transcription by CastingWords
01:30Transcription by CastingWords
02:00Transcription by CastingWords
02:30Transcription by CastingWords
02:59Transcription by CastingWords
03:29Transcription by CastingWords
03:59Transcription by CastingWords
04:01Transcription by CastingWords
04:03Transcription by CastingWords
04:07Transcription by CastingWords
04:09Transcription by CastingWords
04:11Transcription by CastingWords
04:13Transcription by CastingWords
04:15Transcription by CastingWords
04:19Transcription by CastingWords
04:21Transcription by CastingWords
04:25Transcription by CastingWords
04:27Transcription by CastingWords
04:47The computers and tablets are becoming as important as the books of many students
04:57to consult the digital platforms of school facilities.
05:01In addition, the information is taught in several schools,
05:05so the information information becomes indispensable.
05:08At the approach of the entry of classes and with the cost of the supplies,
05:12parents often opt for a medium-sized PC.
05:15In addition, the information information becomes an incontournable investment
05:23but which, for many families, sounds like a new sacrifice.
05:27In visit to work in the Maroc,
05:31at the head of the delegation of the French,
05:33Ms. Dominique Estrosi-Sasson,
05:36president of the Commission of economic affairs of the French,
05:40a saluted this mardi-a-raba the dynamism notable
05:43deployed by the Royaume in the domain of the energy renouvelables,
05:47stating that the Maroc constitutes a model inspired by its initiatives and projects of the future,
05:53a-t-elle dit at the end of a meeting with the Minister of Industry and Commerce, Riyad Mezour.
05:59Ms. Estrosi-Sasson has also made an excellence of the automobiles marocain,
06:05making sure that the Royaume has developed a real ecosystem
06:09around the production automobile.
06:11The agency Mehid Malal Khotsha Sharif continues the operation of distribution of cartables
06:18at the time of the school,
06:20at the time of the entry school,
06:21at the profit of 2.300 students,
06:23of the youths of the social media,
06:26divided by the entire quartiers-villages,
06:29but also camps relevant to the Sainte.
06:32A budget of 125.000 US$ is mobilized
06:36for menacing this operation,
06:38financed by the Moroccan institutions.
06:41At this occasion, the vice-gouverneur of Al Khotsha, Abdullah Sayyam,
06:45has pointed out that this operation
06:47aims to provide a precious support to the students
06:50in providing all the resources necessary for all the resources necessary
06:55in the conduit of Sa Majesté,
06:57the Ramah Mehdez VI,
06:59President of the Comité Al Khotsha,
07:00in favor of the Palestinian people.
07:06In the rest of the actuality,
07:07as the war at Gaza is entering in its 23rd month,
07:11Israel is prepared to launch a new offensive terrestre
07:14of an ampleur.
07:15Millions of reservists are rappelés
07:17and the army affirms to want to take the control total of Gaza-Ville.
07:21The point is with Ken Zalawi.
07:25The army israelian is activated
07:27at the time of these blinders,
07:28in each detail technical and logistics
07:31in view of an offensive major.
07:33There are soldiers to make an entretien
07:34check the engines and equipment,
07:36while the first wave of reservists rappelés arrive.
07:3940.000 hommes.
07:40For many, it is the fourth or fifth time
07:43they come back on the terrain
07:44since the beginning of the conflict.
07:47Sur le plan logistique et opérationnel,
07:49l'armée se prépare à des opérations de combat étendues
07:52et à la mobilisation massive de réservistes.
07:55Les troupes suivent une série d'entraînements au combat,
07:58à la fois en milieu urbain et en terrain vague,
08:00pour améliorer leur préparation en mission à venir.
08:03L'armée entend reprendre le contrôle total du territoire de Gaza
08:07et a commencé à larguer des tracts au-dessus de la ville,
08:10appelant les civils à fuir vers le sud.
08:12Selon les agences de l'ONU,
08:14environ 1,9 million de personnes,
08:16soit près de 90% de la population de Gaza,
08:20ont été déplacées durant la guerre,
08:22certaines jusqu'à dix fois ou plus.
08:24Nous avons souffert à des déplacements.
08:28Nous avons été déplacées plus d'une fois pendant la guerre,
08:31environ dix à quinze fois.
08:33Chaque fois que nous sommes déplacées,
08:34c'est comme si l'âme se retirait du corps.
08:36C'est une épreuve difficile.
08:38Nous passons de l'un connu à l'autre inconnu,
08:41d'une tragédie à une autre.
08:45Malgré les appels de la communauté internationale à un cessez-le-feu,
08:48Israël maintient le cap vers une nouvelle offensive.
08:51Pendant ce temps à Gaza,
08:52près de 2 millions de personnes déplacées
08:54vivent dans l'attente et la peur,
08:56entassées dans des abris de fortune,
08:58sans eau, sans soins,
09:00et souvent, sans rien à manger.
09:02Une population épuisée,
09:04piégée entre les bombes et la famine.
09:07Et pendant ce temps,
09:08Marmoud Bassal, porte-parole de la défense civile à Gaza,
09:11a fait état aujourd'hui de 13 morts
09:13dans des frappes aériennes israéliennes
09:15menées pendant la nuit
09:17dans le territoire palestinien contre des logements.
09:19L'aviation israélienne a touché
09:21le dernier étage d'un immeuble résidentiel
09:24du sud-ouest de la ville de Gaza,
09:26tuant 10 personnes,
09:27a indiqué le porte-parole dans un communiqué.
09:30Marmoud Bassal a aussi rapporté
09:32que des hélicoptères israéliens
09:34avaient frappé un appartement de l'ouest de la ville,
09:37faisant 3 morts et plusieurs blessés.
09:39L'ONU estime que près d'un million de personnes vivent
09:44à Gaza-ville et dans ces environs où l'organisme onusien
09:48a confirmé fin août qu'une famine était en cours.
09:51Alors que la nourriture manque à Gaza,
09:56l'eau potable fait aussi défaut dans l'enclave palestinienne.
09:59Les frappes israéliennes ont détruit près de 80%
10:03des infrastructures hydrauliques du territoire palestinien,
10:06ce qui rend les vies des survivants encore plus critiques.
10:10Dina Brini, pour les développements.
10:15Dans la banque de Gaza,
10:17l'accès à l'eau devient un défi quotidien
10:19pour des milliers de Palestiniens.
10:21Une file d'attente interminable de Gazaoui
10:24devant ses citernes d'eau tractées par des camions
10:27pour se procurer quelques bidons d'eau.
10:29Alors que les opérations militaires israéliennes se poursuivent,
10:33l'enclave palestinienne traverse
10:35l'une des pires crises humanitaires de son histoire.
10:38Une pénurie chronique
10:40qui transforme le simple fait de boire ou de se laver
10:43en un véritable parcours du combattant quotidien.
10:50Nous faisons face à une forte pénurie d'eau
10:53depuis le début de la guerre.
10:54J'essaie de venir tôt,
10:55car il y a une longue file d'attente devant les citernes d'eau.
10:59La distribution d'eau potable est organisée une fois par semaine,
11:03mais malheureusement, elle ne suffit pas pour tout le monde,
11:06car toutes les infrastructures hydriques ont été détruites.
11:15Nous manquons de tout ici dans la bande de Gaza.
11:18Nous n'avons pas d'eau, pas de nourriture, ni médicaments pour nous soigner.
11:21Nous n'avons même pas où se loger.
11:23Nos conditions de vie sont très critiques.
11:27Dans la bande de Gaza, près de 80% des réseaux d'eau sont détruits.
11:32Les puits contaminés par les bombardements israéliens
11:35et les installations de dessalement privées d'électricité ne fonctionnent plus.
11:41Rappelons qu'en mars dernier, Israël avait coupé les lignes électriques,
11:45alimentant les principales usines de dessalement de Gaza,
11:49principale source d'eau potable pour les habitants de l'enclave.
11:53Parlant de cette situation, la Belgique va reconnaître l'État de Palestine
11:57à l'Assemblée générale des Nations unies, qui se tient sous voici à New York.
12:02L'annonce a été faite par le ministre belge des Affaires étrangères.
12:05Le chef de la diplomatie belge a écrit sur le réseau social X
12:09que la Palestine sera reconnue par la Belgique lors de la cession de l'ONU
12:13et des sanctions fermes seront prises à l'égard du gouvernement israélien.
12:18Fin juillet, déjà, le président français Emmanuel Macron a annoncé
12:22que son pays allait reconnaître l'État de Palestine.
12:27Justement, rendons-nous à l'Élysée avec Emmanuel Macron,
12:30qui a réuni ce mardi pour déjeuner le Premier ministre François Bayrou
12:34et les chefs des partis membres de sa coalition gouvernementale,
12:38Gabriel Attal, Édouard Philippe et Bruno Rotaillot,
12:42ont été conviés à cette réunion de crise à six jours d'un vote de confiance
12:47à l'Assemblée nationale qui devrait déboucher sur la chute du gouvernement Bayrou,
12:52selon une source confirmant une information du Figaro.
12:56À moins d'une semaine du vote de confiance à l'Assemblée nationale,
13:00le Premier ministre François Bayrou serait prêt à revenir sur la suppression des jours fériés
13:05prévus dans son plan de redressement des finances publiques,
13:09a suggéré aujourd'hui le patron du parti, les Républicains, Bruno Rotaillot.
13:14Alors qu'il n'a pas quitté son pays isolé et frappé de sanctions depuis une visite en 2023 en Russie,
13:25le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un est arrivé ce mardi à Pékin,
13:30au Xi Jinping et Vladimir Poutine.
13:32Ses principaux soutiens célèbrent leur relation stratégique à la veille d'un défilé militaire géant
13:37devront exposer la puissance de la Chine pour les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale.
13:44Kim Jong-un fait partie des 26 chefs d'État et de gouvernement du monde entier,
13:50dont le président iranien Massoud Pézeski en Vladimir Poutine,
13:53invité à l'événement exceptionnel prévu au tour du président Xi Jinping.
13:58Et puis direction les États-Unis où, après Los Angeles en juin et Washington,
14:06depuis la mi-août, l'administration Trump menace d'envoyer des policiers fédéraux et des militaires
14:12tels que les réservistes de la Garde nationale dans d'autres villes démocratiques comme Chicago,
14:18démocrates plutôt comme Chicago, New York, Baltimore ou Boston.
14:22Le président américain a promis ce mardi de régler la criminalité à Chicago,
14:27qualifiant cette ville du Nord des États-Unis de plus dangereuse au monde de loin.
14:33Les démocrataires américains, donc eux, mettent en garde contre une invasion par les militaires de Chicago,
14:40dont les Linois, le déploiement de la Garde nationale pour assurer le maintien de l'ordre à Los Angeles
14:45après des manifestations en juin contre la politique migratoire répressive de Donald Trump,
14:51a quant à lui été jugé illégal mardi par un juge fédéral.
14:57Le président vénézuélien, plutôt Nicolas Maduro, a dénoncé la menace de huit navires avec 1 200 missiles
15:06et d'un sous-marin américain après le déploiement militaire opéré par les États-Unis dans les Caraïbes
15:12pour officiellement lutter contre le trafic international de drogue.
15:15Au cours d'une rencontre avec la presse internationale à Caracas,
15:20le président vénézuélien a donc déclaré qu'il s'agit d'une menace injustifiable,
15:26immorale, absolument criminelle et sanglante.
15:29Si les relations diplomatiques sont officiellement rompues depuis 2019 entre Caracas et Washington,
15:35le président vénézuélien a donc affirmé que des canaux de conversation,
15:40selon lui, encore ouverts, étaient désormais rompus.
15:45Le vénézuélien qui dénonce donc la menace de huit navires avec 1 200 missiles
15:52et d'un sous-marin américain qui vise le pays après le déploiement militaire opéré par les États-Unis
15:58dans les Caraïbes pour officiellement lutter contre le trafic international de drogue.
16:02Pourquoi Donald Trump menace-t-il aujourd'hui ?
16:05Le Venezuela, s'agit-il uniquement d'une opération anti-drogue ou d'une pression politique d'une démonstration de force ?
16:13Mohamed Badin Eliatoui, professeur d'études stratégiques au Collège national de défense des Émirats arabes unis, nous en dit plus.
16:21Écoutez, il y a plusieurs éléments qui posent problème à Donald Trump.
16:26Il y a la question, bien évidemment, du régime vénézuélien lui-même, qui est au pouvoir depuis maintenant de nombreuses années.
16:34Nicolas Maduro a été élu la première fois en 2013, à la mort de Hugo Chavez, dont il avait été le vice-président,
16:39et son positionnement a toujours été anti-américain.
16:42Il y a un autre élément qui est celui du trafic de drogue, et Donald Trump et son administration ont intensifié les pressions,
16:48disant même que celui qui était à la tête du trafic de drogue dans ce pays, c'était Nicolas Maduro, avec le cartel de Los Soles.
16:55Et on a un élément qui est connexe, qui est celui de la question migratoire,
17:00qui est l'un des éléments clés de la politique trumpienne, de son retour,
17:05et c'était déjà le cas lors de son premier mandat, c'est qu'on a beaucoup de vénézuéliens qui ont quitté le pays ces dernières années.
17:10On a 8 millions de vénézuéliens en dehors du Venezuela, et les États-Unis, d'après toutes les statistiques, seraient le troisième pays d'accueil.
17:18Donc on a un demi-million de vénézuéliens aux États-Unis, et ça, ça pose problème à Trump,
17:24qui avait déjà commencé par leur retirer le statut de réfugié politique dans beaucoup de cas.
17:28Donc il y a un ensemble d'éléments qui font que là, on a Nicolas Maduro qui est fortement affaibli,
17:34et une volonté de Donald Trump aussi de chasser du pouvoir l'un de ses ennemis de longue date,
17:40un des ennemis de longue date de son pays, et également un dirigeant qui est soutenu par la Russie, par la Chine,
17:46et par d'autres pays aussi comme l'Iran.
17:49Sur le continent, un glissement de terrain lié à des pluies torrentielles a ravagé un village montagneux du Darfour,
17:57dans l'ouest du Soudan.
17:59Plus d'un millier de personnes sont mortes dans ce pays, déjà en proie à une grave crise humanitaire.
18:05La catastrophe a frappé dimanche et complètement détruit cette zone isolée, très difficile d'accès.
18:10Les informations préliminaires indiquent que tous les habitants du village,
18:15dont on estime le nombre à plus d'un millier, sont morts, à l'exception d'une personne qui a survécu.
18:30Et place à présent l'invité de la rédaction, et dans cette rubrique, donc invité de Médien Prime,
18:36nous allons encore parler de la dernière note d'information publiée par le HEP
18:41sur la contribution des 12 régions du Royaume dans le poli-intérieur brut du Maroc.
18:54Et pour en parler ce soir, nous recevons Abdellatif Komat, analyste économique,
18:59qui est avec nous en direct de Casablanca, pour nous éclairer bien évidemment sur les chiffres de la note d'information.
19:05Commissariat au plan relatif donc aux comptes régionaux de l'année 2023.
19:12Bonsoir à vous, M. Komat.
19:14Bonsoir et merci pour l'invitation.
19:17Alors, pour parler de cette actualité, les trois régions de Casablanca,
19:21Stade, Rabat, Salé, Kénitra et Tanger, Tétoile, Rousseima,
19:25ont collectivement généré plus de la moitié de la richesse nationale.
19:28Vous parlez du PIB, soit 58,5% donc de ces recettes.
19:34Comment expliquer cette performance ?
19:36En fait, c'est quelque chose à laquelle nous sommes habitués.
19:42C'est que nous avons effectivement les trois régions
19:44qui dominent la participation des régions au niveau du PIB.
19:48Ça varie entre 55 et 58%, donc pratiquement nous sommes à 58,5%.
19:55Et cela est normal parce qu'il s'agit des trois plus grandes régions sur le plan démographique.
20:02Casablanca, Stade, plus de 7 millions d'habitants.
20:05Également, Rabat, Salé, Kénitra et puis Tanger, Tétoile, Rousseima.
20:11Donc ça, d'une part, il y a le poids démographique, mais il y a également le poids économique.
20:15On connaît la place de Casablanca comme moteur,
20:20comme locomotive économique du Maroc depuis plusieurs décennies.
20:24C'était long, il continue, bien que d'autres régions se développent.
20:27Et ça, c'est à l'avantage du Maroc parce que nous avons de nouveaux pôles économiques,
20:31notamment, je pense, à la région Tanger, Tétoile, Rousseima,
20:36également Rabat, Salé, Kénitra qui se développent.
20:40Mais toujours est-il, ces trois régions regorgent de richesses économiques
20:46et qui sont diversifiées.
20:48Bien évidemment, il y a l'industrie qui est l'activité principale,
20:51surtout au niveau de Casablanca et de Tanger.
20:54Il y a également les services.
20:55Il y a tout ce qui est bâtiments et travaux publics,
21:01et l'effort en termes d'infrastructures.
21:02Et donc, c'est notable.
21:06Bon, maintenant, effectivement, la question du déséquilibre spatio reste posée
21:11parce qu'effectivement, on trouve cinq autres régions qui réalisent 33 % du PIB national
21:19et puis quatre régions qui créent les 7,5 % restants.
21:26Et donc, bien évidemment, ce qui est noté, c'est qu'effectivement,
21:28il y a un déséquilibre en matière de participation des régions du Maroc
21:33à la création du PIB national.
21:35En termes de croissance économique régionale,
21:38cinq régions se sont distinguées par des taux de croissance du produit intérieur brut
21:43supérieurs à la moyenne nationale, soit 3,7 %.
21:47Darla Ouededahab vient en tête avec 10,1 %.
21:50Pourquoi la région de Darla, d'ailleurs, devance Casablanca-Stat en termes de croissance ?
21:55Effectivement, il s'agit d'un taux de croissance très significatif
22:01qui relate la dynamique que connaissent les provinces du sud du Maroc
22:05et à leur tête la région d'Akla Ouededahab.
22:08On connaît l'élan, en fait, sur le plan économique en termes d'investissement,
22:13en termes d'infrastructures.
22:15Et d'ailleurs, ce qui est relaté, c'est la contribution de deux secteurs,
22:20je dirais phares, à savoir la pêche maritime,
22:23qui est en fait une activité florissante au niveau de cette région,
22:27mais également les bâtiments et travaux publics,
22:29parce que c'est une région qui se développe, en fait,
22:33sur le plan infrastructurel d'une manière très notable
22:36dans le cadre du modèle de développement initié par Sa Majesté en 2015
22:40et qui arrive justement à une étape très avancée
22:45en matière de réalisation des grands projets.
22:47Bien sûr, l'autoroute qui lie en fait Tiznit à Dakhla,
22:53donc qui est à l'étape finale.
22:55Il y a le port de Dakhla également, initié par Sa Majesté,
22:58et qui avance au niveau de sa réalisation.
23:01Bien évidemment, tout cela crée une dynamique infrastructurelle
23:05qui rejaillit sur le taux de croissance de cette région,
23:09qui a un potentiel, parce qu'au-delà de la pêche,
23:11l'infrastructure, il y a du tourisme qui se développe,
23:14il y a d'agriculture également qui se développe
23:16au niveau de cette région, et qui, bien sûr,
23:19comme on l'avait souligné aujourd'hui,
23:20il est à la tête en matière de taux de croissance.
23:24En revanche, la région de Beniménal-Khenifra
23:27a affiché une contraction de 1,3% de son PIB,
23:32de même que le PIB de l'Oriental,
23:33a reculé de 1% suite à la chute marquée
23:36de la production agricole.
23:38À quoi peut-on attribuer ce recul ?
23:40Alors, la région Beniménal-Khenifra
23:44est une région interpellée,
23:46parce qu'au-delà, en fait, du taux négatif de 1,3%,
23:50qu'il a connu en 2023 par rapport à 2022,
23:53en revenant à 2022 par rapport à 2021,
23:56elle est également classée au niveau des régions
23:59à taux de croissance négative,
24:00qui était à l'époque de moins 4,3%.
24:03Et donc, c'est une région qui est interpellée.
24:06Alors, bien évidemment, il y a cette dépendance
24:08du secteur agricole,
24:10parce qu'effectivement,
24:11c'est le recul de l'agriculture.
24:13On connaît la situation de sécheresse,
24:15on connaît le marbre du maire général,
24:17mais ce sont les régions qui,
24:19je dirais, comptent davantage sur le secteur agricole
24:22qui sont les plus touchées.
24:23Et cela interpelle cette région
24:25pour qu'elle diversifie, en fait, son économie.
24:30Vous savez que, bien sûr,
24:32il y a une prédominance du milieu rural,
24:33mais le rural n'est pas exclusivement
24:35destiné à l'agriculture.
24:37Le rural, il est prédisposé
24:39à accueillir d'autres activités,
24:41notamment le tourisme,
24:42l'artisanat, l'industrie.
24:45Et donc, cette région, bien évidemment,
24:47est interpellée à diversifier son économie,
24:50mais également à profiter
24:52de la charte d'investissement.
24:53Vous savez que la charte d'investissement,
24:55qui est en œuvre depuis maintenant 2-3 années,
24:58donne beaucoup d'avantages
24:59à des régions qui ont des taux de croissance
25:01les moins élevés,
25:03notamment aux régions minimales,
25:04qui ont des avantages en matière d'investissement.
25:07Vous savez que ces avantages,
25:08ils peuvent aller jusqu'à un soutien
25:10à 30 % du montant d'investissement.
25:13Et donc, l'indicateur territorial est déterminant.
25:18Et donc, bien évidemment,
25:18il s'agit de mener toute une politique
25:20d'attraction d'investissement,
25:24qu'il soit un investissement national,
25:25qu'il soit un investissement direct étranger,
25:27parce qu'effectivement, la croissance passe
25:29essentiellement par de l'investissement.
25:32Pour de ce qui est donc du PIB régional,
25:35par secteur d'activité,
25:37les régions où les activités primaires,
25:39notamment l'agriculture et la pêche,
25:41ces deux secteurs contribuent
25:43de manière significative au PIB.
25:45Aujourd'hui, on peut plutôt citer
25:47quelques chiffres comme FAES,
25:49avec 25,8 %, excusez-moi,
25:53Dratahlat également avec 19,8 %,
25:56Sous-Massa, 18,6 %,
25:58Darlahoude et Dahab avec ses 17,3 %,
26:01Benimélal aussi, Khénifra,
26:03L'Oriental, on peut dire aussi
26:05avec ses 13,5 %, entre autres.
26:07De manière générale,
26:08par rapport à tous ces chiffres
26:09partant jusqu'à Casablanca,
26:11Stat aussi,
26:12quelle lecture faites-vous de ce classement ?
26:13En fait, c'est un classement qui est, je dirais,
26:20normal, mais qui est évolutif.
26:23Parce qu'effectivement, si on revient,
26:26on recule à l'année d'avant,
26:27il y a des régions qui avaient de taux de croissance
26:29supérieurs aux régions qui ont connu
26:32le taux de croissance le plus élevé en 2023.
26:35Et donc ça, c'est une bonne chose.
26:36C'est une bonne chose, c'est-à-dire que ce n'est pas statique,
26:39ce n'est pas rigide.
26:40Il y a une dynamique au niveau régional,
26:41il y a de l'évaluation, il y a de la compétition.
26:44C'est bien parce que la finalité,
26:46c'est la réduction des déséquilibres territoriaux
26:48et c'est une évolution,
26:51une dynamique cohérente entre les différentes régions.
26:54Alors, vous avez évoqué le secteur de l'agriculture,
26:57de la pêche.
26:58Et effectivement, l'agriculture reste un secteur stratégique
27:02pour notre pays.
27:03C'est un secteur employeur,
27:04c'est un secteur créateur de richesses.
27:06C'est un secteur qui est également, en fait,
27:09considéré comme, je dirais,
27:11un levier de la souveraineté alimentaire dans notre pays.
27:14C'est bien de compter,
27:16de développer le secteur agricole,
27:18mais ce qu'il faudrait, c'est de diversifier,
27:20c'est de réduire cette dépendance.
27:22Et d'ailleurs, cela est démontré à travers les chiffres.
27:25Les régions qui ont diversifié leurs activités
27:28vers l'industrie, vers les services,
27:30vers le tourisme, par exemple,
27:32le cas de Marrakech,
27:33qui a connu un taux de croissance
27:34également supérieur à la moyenne,
27:36mais essentiellement grâce à l'hébergement
27:39et à la restauration,
27:40les régions de Tanger, Teton, Casablanca,
27:42les services et l'industrie,
27:44ce sont les régions qui ont diversifié leur économie,
27:47qui, bien sûr, aujourd'hui,
27:49connaissent un taux de croissance,
27:51je dirais, supérieur à la moyenne nationale.
27:53Et c'est pour ça que des régions
27:55comme l'Oriental,
27:56comme Béni Miller-Fénifra,
27:57sont également appelées à, bien sûr,
27:59à consolider la position de l'agriculture,
28:01mais également à diversifier leur économie.
28:05Et également, très rapidement aussi,
28:07professeur,
28:08pour les dépenses de consommation des ménages par région,
28:11cinq régions principalement ont attaqué à Paris
28:13près de trois quarts,
28:15à savoir 74% des dépenses de consommation finale des ménages.
28:20Et c'est presque donc toujours les mêmes régions.
28:22Les disparités des dépenses de consommation finale des ménages
28:26se sont accentuées, n'est-ce pas ?
28:28Effectivement, parce qu'il y a une relation
28:31entre la dynamique économique et la consommation.
28:34Ce sont les régions qui créent des richesses
28:36qui sont en mesure de consommer.
28:39Et bien évidemment,
28:41c'est ce qui explique que, justement,
28:43la consommation est plus élevée dans ces régions-là,
28:46qui ont un potentiel économique,
28:47qui ont, je dirais, des revenus plus consistants.
28:51Et en fait, l'idée, c'est justement
28:55que l'on puisse développer le potentiel économique
28:58de toutes les régions
29:00pour qu'il y ait un certain équilibre en termes de dépenses.
29:04Parce que la vocation et la finalité de notre pays,
29:07c'est de réduire les déséquilibres territoriaux,
29:10mais la finalité essentielle,
29:12c'est de réduire les déséquilibres sociaux.
29:15Et les déséquilibres sociaux passent forcément
29:17par de l'emploi, par des revenus,
29:19mais également par de la consommation.
29:21Et c'est pour cela que Sa Majesté,
29:23lors de son dernier discours,
29:25le discours du Trône,
29:26a appelé à une nouvelle dynamique territoriale,
29:29à une nouvelle dynamique régionale,
29:31et il a demandé à ce qu'on développe l'eau sociale
29:35à travers une approche territoriale.
29:36Parce qu'il y a un lien intrinsèque
29:39entre, justement, tout d'abord,
29:41l'économique et le social,
29:42mais également entre le développement territorial
29:44et le développement, je dirais,
29:46global et intégré dans notre pays.
29:48Parce que la vocation et le souhait,
29:50c'est que le Maroc se développe
29:52d'une manière globale et intégrée
29:53et que tous les Marocains puissent bénéficier
29:56de la dynamique socio-économique
29:57qu'on est dans notre pays.
29:58Et c'est pour cela que c'est bien d'avoir
30:01ces chiffres qui nous interpellent,
30:03qui interpellent les responsables des régions,
30:06notamment tout ce qui est, bien sûr,
30:08les conseils régionaux,
30:09mais également les centres régionaux
30:12d'investissement,
30:13pour qu'ils puissent, justement,
30:15tirer les leçons de ces résultats,
30:17de ces dynamiques,
30:17et entreprendre des actions
30:19pour, justement,
30:20pour les régions
30:21qui ont des taux de croissance élevés,
30:23qu'ils continuent dans ces dynamiques
30:24et celles qui ont peut-être
30:26des taux moins élevés,
30:27qui puissent rattraper le retard
30:28par rapport aux autres régions,
30:30mais également par rapport
30:31aux besoins socio-économiques
30:32de leur population.
30:34La charte d'investissement
30:36et aussi les centres régionaux
30:38d'investissement,
30:39quel devrait être leur rôle
30:41pour soutenir les régions défaillantes,
30:43selon vous ?
30:45Alors, bien évidemment,
30:45vous avez évoqué
30:47deux leviers fondamentaux,
30:48un levier stratégique
30:49et un levier opérationnel.
30:51La charte d'investissement,
30:52c'est de la stratégie.
30:53Elle a été initiée
30:54et appelée par sa majesté
30:56dans le cadre, justement,
30:58tout d'abord, bien sûr,
31:00de l'encouragement
31:01d'investissement dans notre pays,
31:04qu'il soit un investissement national
31:05ou un investissement international.
31:07Et, bien évidemment,
31:09ça, c'est un premier objectif.
31:11Mais le deuxième objectif,
31:12c'est de réduire
31:13ces déséquilibres spatiaux
31:15en donnant des avantages
31:17plus importants
31:18à l'investissement
31:19dans des régions
31:19les moins dotées
31:20en termes de création
31:22d'emplois et d'investissement.
31:24Et donc, je crois
31:24que cette dynamique
31:25est en train d'être enclenchée
31:26parce qu'on a eu droit,
31:28il y a quelques mois,
31:29justement,
31:30à un complément,
31:31je dirais,
31:31de procédure
31:32surtout destinée
31:34à tout ce qu'on appelle
31:34les petites entreprises,
31:36les TPME et les PME,
31:37parce que c'est par
31:38les TPME et les PME
31:39que ces régions
31:40peuvent se développer.
31:42Et puis, bien évidemment,
31:45le deuxième volet,
31:47vous avez évoqué
31:48les centres régionaux
31:49d'investissement.
31:49Vous savez qu'il y a eu
31:50des réformes au Maroc
31:52depuis des années,
31:53dès le 2019,
31:54et puis la dernière réforme
31:56qui donne plus d'autonomie
31:57et puis qui donne
31:58beaucoup plus d'action
32:00et de responsabilisation
32:01territoriale
32:02aux centres régionaux
32:03d'investissement.
32:04Et ils sont, bien sûr,
32:06les plus interpellés
32:07pour développer des programmes
32:09d'attraction de l'investissement
32:10et, bien sûr,
32:12le CRI,
32:12l'interlocuteur essentiel
32:14en matière d'investissement.
32:15Et donc, bien sûr,
32:16tous les centres régionaux
32:18d'investissement,
32:18mais surtout
32:19les centres des régions
32:21qui connaissent
32:22le moins de croissance,
32:24ils sont interpellés
32:25pour être plus dynamiques
32:27et faire en sorte
32:28qu'ils attirent
32:29de plus en plus
32:30d'investissements
32:30parce que c'est
32:31par l'investissement
32:32que passe la croissance,
32:34que passe le développement
32:35des différentes régions
32:36et, bien évidemment,
32:38enfiner le développement
32:39dans notre pays.
32:40Et tout ça grâce
32:41à vos explications.
32:42Merci encore à vous,
32:43Abdelatif Komat.
32:44Je rappelle donc
32:45que vous êtes
32:45un analyste économique
32:46et vous nous avez également
32:47permis aujourd'hui
32:48d'avoir un œil bien expert
32:50par rapport
32:51à l'actualité du moment.
32:53Merci.
32:53Merci à vous.
32:55Et tout de suite,
32:56mesdames et messieurs,
32:56faisons le tour
32:57de l'actualité économique
32:58avec Younes Benzineb.
33:03À la une
33:03de l'actualité économique
33:05au Maroc,
33:05l'année 2023
33:06a mis en évidence
33:07de fortes disparités
33:09dans la croissance économique
33:10entre les différentes
33:11régions du Maroc.
33:12Selon le Haut-Commissariat
33:14au plan,
33:15trois régions
33:15concentrent
33:16à elles seules
33:1658,5%
33:19du PIB national.
33:20Casablanca
33:21Stade,
33:22véritable pôle économique
33:23du royaume,
33:24représente
33:24près d'un tiers
33:25du PIB national
33:27avec 32,2%.
33:29Suivi de Rabat Salik
33:30et Nitra
33:31à 15,7%
33:33et Tangier
33:34Tétouane Al-Husseima
33:35à 10,6%.
33:36Selon le HCP,
33:38cette concentration
33:39s'explique par le dynamisme
33:41industriel,
33:42commercial
33:42et des services
33:43ainsi que par la présence
33:45d'infrastructures clés.
33:47À l'inverse,
33:48certaines régions
33:48ont été à la traîne
33:49comme Benimlal-Khenifra
33:51qui a enregistré
33:52une contraction
33:53de 1,3%
33:55de son PIB,
33:56principalement en raison
33:57de la baisse
33:57de la production agricole,
33:59tandis que l'Oriental
34:01a vu son PIB
34:02reculer de 1%
34:03suite à une chute
34:04similaire
34:05de l'activité
34:05agricole.
34:09Dans le secteur
34:10de la pêche,
34:11les ports
34:11méditerranéens
34:12du Maroc
34:13ont connu
34:13une légère progression
34:14des débarquements
34:15côtiers
34:16et artisanaux
34:17atteignant
34:179 624 tonnes
34:19à fin juillet,
34:20soit une hausse
34:21de 1% en volume
34:22et de 2% en valeur
34:24pour un total
34:25de plus de
34:25463 millions
34:28de dirhams.
34:28Selon l'Office
34:29national des pêches,
34:31à l'échelle nationale,
34:32les débarquements
34:33totaux
34:34restent toutefois
34:35en recul
34:35avec une baisse
34:36de 16% en volume
34:38et de 3% en valeur
34:39par rapport
34:40à la même période
34:40de l'année précédente.
34:42On reste toujours
34:46au Maroc.
34:47Le wali
34:47de Banca al-Maghrib
34:48Abd al-Latif
34:49Jouahiri
34:50a été classé
34:51parmi les meilleurs
34:51gouverneurs
34:52de banques centrales
34:53au monde
34:54dans le rapport
34:54Central Banker
34:56Report Cards
34:57du magazine américain
34:59spécialisé
34:59Global Finance.
35:01Le wali
35:01de Banca al-Maghrib
35:02a ainsi obtenu
35:03la note A
35:03attribuée
35:04par le magazine
35:05New York
35:05dans ce rapport
35:06publié annuellement.
35:08Banca al-Maghrib
35:08est la seule banque
35:09centrale du monde
35:10arabe
35:11ayant obtenu
35:12la note A.
35:12Le rapport évalue
35:13les gouverneurs
35:14des banques centrales
35:16de 101 pays,
35:17territoires et régions clés
35:18dont l'Union européenne
35:19la Banque centrale
35:20des Caraïbes orientales,
35:22la Banque des Etats
35:23d'Afrique centrale
35:24et la Banque centrale
35:25des Etats d'Afrique
35:26de l'Ouest.
35:30Place maintenant
35:32à l'actualité économique
35:33internationale.
35:34L'inflation a très légèrement
35:35augmenté en août
35:36dans la zone euro
35:37à 2,1% sur un an
35:39contre 2% en juillet,
35:41remontant au-dessus
35:42de l'objectif
35:43de la Banque centrale
35:44européenne.
35:45Selon l'Office européen
35:47des statistiques
35:47Eurostat,
35:48cette hausse
35:49s'explique
35:50principalement
35:51par un ralentissement
35:52de la baisse
35:52des prix de l'énergie
35:54qui sont en repli
35:55de 1,9%
35:56en août
35:57sur un an
35:57contre un recul
35:58de 2,4%
36:00le mois précédent,
36:01alors que les analystes
36:02tablaient
36:03sur un maintien
36:04de l'inflation
36:04à 2%.
36:05Les prix de l'alimentation
36:07ont progressé
36:07un peu moins
36:08à 3,2%
36:09contre 3,3%
36:11en juillet,
36:12tout comme ceux
36:13des services
36:13en estimés
36:14à 0,1 point de moins
36:16par rapport
36:17au mois précédent.
36:18Les prix des biens
36:18industriels
36:19sont de leur côté
36:20stable
36:21à 0,8%.
36:22La Banque centrale
36:23européenne
36:24avait maintenu
36:25ses taux d'intérêt
36:26inchangés en juillet
36:27après une longue
36:28série de baisses
36:29afin de prendre le temps
36:30d'évaluer
36:31les répercussions
36:31des droits
36:32de douane
36:32américains.
36:36On enchaîne
36:37dans notre journal
36:38avec le prix
36:39de l'or
36:39qui a grimpé
36:40en flèche
36:41jusqu'à atteindre
36:42un nouveau sommet
36:43historique.
36:44Il s'est envolé
36:45à 3.501,59 dollars
36:49l'once,
36:49dépassant
36:50son précédent
36:50record d'avril
36:51de 3.500,10 dollars.
36:54Depuis le début
36:55de l'année,
36:56le prix du métal jaune
36:57a gonflé
36:57d'environ un tiers
36:59dans un contexte
37:00d'incertitude
37:01des géopolitiques
37:02entre les guerres
37:02en Ukraine
37:03et à Gaza
37:04et face aux droits
37:04de douane
37:05imposés par
37:06l'administration
37:07américaine.
37:07Les investisseurs
37:08achètent du métal jaune
37:10délaissant le dollar
37:11valeur refuge
37:12concurrente
37:13en raison
37:13d'anticipation
37:14sur une baisse
37:15des taux américains
37:16et d'inquiétude
37:17sur l'indépendance
37:18de la réserve fédérale.
37:20Face à une économie
37:21américaine
37:21à la peine
37:22le marché table
37:23dans tous les cas
37:23sur une coupe
37:24de 0,25 points
37:26de pourcentage
37:27lors de la prochaine
37:28réunion de la Fed.
37:29Cette perspective
37:30affaiblit le dollar
37:31et les rendements
37:32obligatoires
37:33considérés comme
37:34des valeurs refuge
37:34en même titre
37:35que l'or.
37:36Les investisseurs
37:37se tournent donc
37:37davantage
37:38vers ce métal précieux.
37:40Voilà pour ce tour
37:44d'horizon économique.
37:45Merci de nous avoir suivis
37:46et à demain
37:46pour un nouveau point
37:47sur l'actualité économique.
37:52Après l'économie,
37:53le sport
37:54avec Anas Barkar
37:55dans Maxispo.
38:00Après la victoire
38:02des locaux au Châne,
38:03c'est au tour
38:03de la sélection nationale
38:04A de faire vibrer
38:05les cœurs des supporters
38:06marocains
38:07ce vendredi
38:08avec une qualification
38:09pour le prochain
38:10mondial à la clé
38:11de leur prochain match
38:12à domicile.
38:13Ce sera face au Niger
38:14pour la réouverture
38:15du complexe sportif
38:16Prince Moulai
38:16Abdallah de Rabat
38:17après deux ans de travaux.
38:19Après leur arrivée
38:19hier après-midi
38:20au complexe
38:21Mohamed VI de football,
38:22les Lyons de l'Atlas
38:22ont effectué
38:23leur première séance
38:24d'entraînement
38:25avec un petit nouveau,
38:26le milieu de terrain
38:27de la Israam
38:27Nailen Ainaoui.
38:28L'occasion pour
38:29Waïdre Gregui
38:30également de réaliser
38:31les quelques ajustements
38:32nécessaires à quelques mois
38:34de la Coupe d'Afrique
38:35des Nations à domicile.
38:37Le grand stade d'Agadir
38:38est d'ores et déjà prêt
38:39pour accueillir
38:39les plus grands événements.
38:41C'est ce qu'a assuré hier
38:41le directeur régional
38:43de la Sonargesse
38:43Hichem Helouli.
38:45La première phase
38:45concerne l'aménagement
38:46du stade en prévision
38:47de la Cannes 2025
38:49tandis que la seconde
38:50porte notamment
38:51sur sa couverture totale
38:52et sur l'extension
38:53des gradins
38:54afin de porter
38:54leur capacité
38:55de 41 800 places
38:57actuellement
38:57à 46 000
38:58d'ici la Coupe du Monde
38:592030
39:00co-organisée
39:01avec l'Espagne
39:02et le Portugal.
39:04A quelques heures
39:05de la clôture
39:05du Mercato
39:06l'Olympique de Marseille
39:06a bouclé le transfert
39:08du défenseur central
39:08marocain
39:09Ney Fegeld
39:10à le défenseur
39:11de 29 ans
39:12à signer
39:12avec le club
39:13fosséen
39:13pour les 5 prochaines
39:14saisons
39:15soit jusqu'en juin
39:162030.
39:17La presse spécialisée
39:17ajoute que le montant
39:18du transfert
39:19est estimé
39:19entre 21 et 23 millions
39:21d'euros
39:21bonus compris.
39:22Ney Fegeld
39:23qui connaît bien
39:23la Ligue 1
39:24pour être déjà passée
39:25par Rennes et Dijon
39:26avant de rejoindre
39:27West Ham
39:27apportera son expérience
39:29alors que l'OM
39:30cherche à renforcer
39:31une défense en difficulté
39:32depuis le début de saison
39:33et avant le début
39:34de la Ligue des Champions.
39:36C'est un record
39:36en Angleterre
39:37Liverpool a lâché
39:38jusqu'à 150 millions
39:39d'euros
39:39au dernier jour
39:40du Mercato
39:40pour s'offrir
39:41les services
39:42de l'attaquant suédois
39:43Alexander Isaac
39:44le montant du transfert
39:45non dévoilé
39:46pourrait grimper
39:47150 millions d'euros
39:48si les bonus associés
39:49sont atteints
39:50durant son séjour
39:51à Anfield
39:51d'après la presse spécialisée
39:53à cela place
39:54Isaac sur le podium
39:55des recrues
39:55les plus coûteuses
39:56de l'histoire derrière
39:57le Brésilien Neymar
39:58et le Français
39:59Kylian Mbappé
40:00et il détient désormais
40:01le transfert record
40:03de la Première Ligue
40:04devant les joueurs
40:05de Chelsea
40:05Moises Caicedo
40:06et Enzo Fernandez
40:07ou encore son compère
40:08à Liverpool
40:09Florian Wirtz
40:10arrivait cet été
40:11de l'Iverkusen
40:11pour plus de 130 millions d'euros.
40:15Un mot de tennis
40:16pour terminer
40:16ce point sport
40:17Veni, Vidi, Vici
40:19et de quelle manière
40:19pour l'Italia
40:20Yannick Siner
40:21vainqueur facile
40:22du Kazakh
40:22Alexander Bublik
40:23en 8ème de finale
40:24de l'US Opel
40:25en 3 manches
40:25score finale
40:266-1
40:276-1
40:27et 6-1
40:28Le numéro 1 mondial
40:29a pris sa revanche
40:30face à celui
40:31qui l'avait éliminé
40:32en 8ème de finale
40:33du tournoi de Halle
40:34en Allemagne
40:34un public sans solution
40:35qui n'aura rien pu faire
40:36face à Yannick Siner
40:37plus solide
40:38et plus constant que jamais
40:39malgré le virus
40:40qu'il avait perturbé
40:41lors de sa préparation
40:43et qu'il l'avait poussé
40:43à l'abandon
40:44en finale du Masters 1000
40:45de Cincinnati
40:46face à son rival
40:47Carlos Alcaraz
40:48en quart de finale
40:49ce sera un duel
40:49de compatriotes
40:50entre Yannick Siner
40:51et Lorenzo Musetti
40:52pour une place
40:53dans le dernier carré
40:55Mesdames et Messieurs
40:56l'invité culture
40:57de ce soir
40:57est Shaqib Gessous
40:59il est médecin
41:00et socio-anthropologue
41:01et il parlera
41:02de son livre
41:03Survivre
41:04Enfant de la rue
41:05interviewé par
41:06Myriam Ramdichy
41:07Mesdames et Messieurs
41:19bonsoir
41:20bienvenue dans ce
41:21rendez-vous culture
41:22nous recevons
41:23Shaqib Gessous
41:25vous êtes médecin
41:26sociologue
41:26et anthropologue
41:28votre dernier livre
41:29Survivre
41:31Enfants
41:31et Jeunes
41:32de la rue
41:33c'est ce dont nous allons
41:34parler ce soir
41:35un livre qui dresse
41:36l'état des lieux
41:37du phénomène
41:37des enfants
41:38des rues
41:38au Maroc
41:39qui explore
41:40les causes
41:41de la déscolarisation
41:43et de la rupture familiale
41:44qui poussent
41:44ces jeunes à la rue
41:45et un livre
41:47qui met également
41:47en lumière
41:48la complexité sociale
41:50et psychologique
41:51de ces jeunes
41:52finalement
41:52qui tentent
41:53de survivre
41:55Shaqib Gessous
41:56c'est un plaisir
41:56de vous avoir
41:57avec nous
41:57bonsoir
41:58bonsoir
41:59merci de m'avoir
42:01convié
42:01merci d'avoir accepté
42:03notre invitation
42:04je montre
42:04à nos téléspectateurs
42:06votre livre
42:07donc
42:07Survivre
42:08enfants et jeunes
42:09de la rue
42:10vous avez dédié
42:12une trentaine
42:13d'années
42:13de recherche
42:15en tout cas
42:15à ce sujet
42:16absolument
42:17qu'est-ce qui vous a poussé
42:19déjà en tant que chercheur
42:20et sociologue
42:20à vous pencher
42:21sur ce sujet
42:22qui est très important
42:23et puis pourquoi
42:24avoir écrit ce livre
42:25oui
42:26alors
42:27la première fois
42:29on m'a demandé
42:31de m'occuper
42:32des jeunes enfants
42:33qui étaient en Italie
42:34des jeunes enfants
42:35marocains
42:36qui avaient été
42:37exploités
42:37exploités très jeunes
42:38alors qu'ils étaient mineurs
42:40et puis
42:40exploités également
42:42avec usage de drogue
42:44et une fois
42:45qu'ils n'étaient plus
42:46du tout
42:46utiles
42:48ils étaient abandonnés
42:50dans la rue
42:51et donc
42:51je me suis retrouvé
42:52avec des grands adolescents
42:54ou de jeunes adultes
42:55qui vivaient dans les rues
42:56de villes italiennes
42:59et qui étaient à la rue
43:01et donc
43:02et c'est là où
43:03j'ai travaillé
43:04pendant deux ans
43:05où je faisais la navette
43:07pour aller
43:07je n'ai travaillé
43:08que dans une seule ville
43:09c'était la ville de Turin
43:10et c'est là
43:12mon premier contact
43:13avec les enfants
43:14et jeunes de la rue
43:15en tout cas
43:15c'est un phénomène mondial
43:17c'est un phénomène mondial
43:18ce n'est pas spécifique au Maroc
43:19c'est pas uniquement au Maroc
43:20le Maroc ne fait pas exception
43:22dans votre ouvrage
43:24vous faites
43:24vous dresser un petit peu
43:25un état des lieux
43:26de la situation
43:26alors expliquez-nous
43:28quel est l'état des lieux
43:29aujourd'hui au Maroc
43:30quel est l'état des lieux
43:31au Maroc
43:32au Maroc
43:33nous en avons
43:34nous avons un certain nombre
43:35à Casablanca
43:36nous en avons
43:37dans les grandes villes
43:38mais de plus en plus
43:39même dans des petites villes
43:41je pense par exemple
43:41à la ville de Teroudint
43:43qui est une petite ville
43:44mais à Teroudint
43:45il y a également
43:45des enfants
43:46de la rue
43:47qui quittent leur foyer
43:50qui quittent leur famille
43:51qui se retrouvent
43:52à vivre dans la rue
43:53et donc
43:54vous avez expliqué
43:55dans votre ouvrage
43:55que généralement
43:56ils sont surtout concentrés
43:58dans les villes
43:58dans les endroits
43:59où ils peuvent finalement
44:00survivre
44:01et se procurer également
44:02de l'argent
44:02notamment par la mendicité
44:03mais on en parlera
44:04tout à l'heure
44:04de cette mendicité
44:06donc pourquoi ce phénomène
44:08commence à se globaliser
44:09aux régions
44:10également
44:10aux petits villages
44:11c'est des villages
44:14qui commencent à grandir
44:15peut-être
44:16ou qui commencent à disposer
44:18des mêmes
44:18on va dire ressources
44:20que les grandes villes
44:21non je pense que
44:22le problème
44:23qui se trouve au sein
44:24des familles
44:24est le même
44:25à Casablanca
44:26mais également
44:28dans des villes
44:28comme Terudente
44:29ou comme Bnimlel
44:31et donc
44:32les enfants
44:33finissent par se dire
44:34je suis dans une maison
44:36où je reçois
44:37de la violence
44:38où je suis
44:39dans une injustice
44:41totale
44:41où ma place
44:43n'est peut-être
44:43plus ici
44:44ma place est peut-être
44:45dans la rue
44:46et donc
44:47ils vont se retrouver
44:48dans la rue
44:48mais les enfants
44:50de la rue
44:50de Terudente
44:51vont peut-être
44:52passer six mois
44:53un an
44:53deux ans
44:53à Terudente
44:54et vont quitter
44:55pour aller dans une ville
44:56où ils auront
44:57des revenus
44:58beaucoup plus importants
44:59Justement
45:00ça nous renvoie
45:02vers ce processus
45:04de sortie
45:05à la rue
45:06on va dire
45:06ou vers la rue
45:07quel est le processus
45:09comment ça se passe
45:11est-ce que
45:11c'est une fracture
45:13au sein de la famille
45:14c'est une désocialisation
45:16c'est
45:17un renfermement
45:19de l'enfant
45:20on va dire
45:21ou du gel en question
45:22avant
45:22donc de se retrouver
45:24dans la rue
45:25racontez-nous
45:26c'est que
45:26les familles
45:27de plus
45:27enfin de plus en plus
45:29mais un certain nombre
45:30de familles
45:30dans un certain nombre
45:31de situations
45:32ne parviennent plus
45:33à retenir leurs enfants
45:34à les contenir
45:36et un enfant
45:37a besoin de vivre
45:39dans la sécurité
45:40dans un foyer
45:41où ils se sont
45:43en confiance
45:44si dans ce foyer
45:45ils ne se sont pas
45:46en confiance
45:46ils se posent la question
45:48est-ce que sa place
45:49n'est pas ailleurs
45:50que dans ce foyer là
45:51ailleurs oui
45:52mais dans la rue
45:53c'est-à-dire
45:54dans la rue
45:54il est question après
45:56de survie
45:57dont le titre
45:57de votre ouvrage
45:58donc dans quelles conditions
46:00de vie
46:01vivent ces jeunes ?
46:01ça veut dire que la violence
46:02est tellement importante
46:03ça veut dire que l'injustice
46:06est tellement importante
46:07qu'un certain nombre
46:09d'enfants
46:10considèrent qu'il vaut mieux
46:12pour eux
46:12d'être dans la rue
46:14que d'être
46:15au sein de leur famille
46:16certains
46:17au lieu de partir
46:18dans la rue
46:19vont dans d'autres
46:20personnes de leur famille
46:21certains enfants
46:26réfléchissent
46:27et prennent la décision
46:29et ce n'est pas
46:30parce qu'ils ont pris
46:30la décision
46:31qu'ils vont réellement quitter
46:34beaucoup d'enfants
46:35prennent la décision
46:36considèrent que
46:37leur place
46:38n'est pas au sein
46:39de leur famille
46:40mais n'osent pas
46:41se retrouver dans la rue
46:42parce qu'ils savent
46:43que la rue est difficile
46:44mais par contre
46:46vous dites
46:46c'est un territoire
46:47de survie
46:47c'est un territoire
46:48de survie
46:49c'est une jungle
46:50mais quand un enfant
46:52a un autre enfant
46:54de sa famille
46:56qui est dans la rue
46:57il est plus encouragé
46:59et il va le voir
47:00une fois
47:01deux fois
47:01et il est encouragé
47:03par le fait
47:05qu'il y ait
47:05quelqu'un
47:06qui le connaît
47:07qui peut peut-être
47:09le protéger
47:09dans une étude
47:11qui avait été faite
47:11à Fès
47:12nous nous sommes rendus
47:13compte qu'il y avait
47:14beaucoup d'enfants
47:15issus de la même famille
47:17ça veut dire que
47:19cette violence
47:21cette injustice
47:22qui se trouve
47:23au sein de la famille
47:24va faire rejeter
47:26pas un seul enfant
47:27mais peut-être
47:27deux ou trois enfants
47:28et parlons maintenant
47:29des addictions
47:30au sein des rues
47:31justement
47:31c'est des enfants
47:33qui peuvent
47:34devenir addicts
47:35à des substances
47:36qui ne sont pas
47:37forcément bonnes
47:38pour leur santé
47:38donc comment expliquer
47:39aussi ce phénomène
47:41et puis dans quelles conditions
47:43finalement vivent-ils
47:44une fois qu'ils sont
47:45dans la rue ?
47:47Oui
47:47alors l'addiction
47:49beaucoup d'enfants
47:51près de la moitié
47:52arrivent déjà addicts
47:54arrivent dans la rue
47:55ils sont déjà addicts
47:57pendant
47:57ils ne sont peut-être
47:59pas très
47:59certains n'ont même
48:02pas touché
48:02à une drogue
48:03mais
48:04à ce moment
48:05où ils commencent
48:07à réfléchir
48:08à la place
48:09qu'ils ont
48:10au sein de leur famille
48:11et la décision
48:13de partir
48:14un certain nombre
48:15commencent déjà
48:15à utiliser des drogues
48:17mais dans tous les cas
48:18qu'ils aient pris
48:20ou qu'ils n'aient pas pris
48:21une fois arrivés
48:22dans la rue
48:22leur consommation
48:24de drogue
48:24d'abord ils vont tous
48:25commencer à consommer
48:27la drogue
48:27pratiquement tous
48:28et ceux qui n'avaient
48:30qu'une seule
48:31ou deux drogues
48:32vont en multiplier
48:33le nombre
48:33et nous nous retrouvons
48:35avec des usages
48:36de quatre types
48:38de drogues
48:38pour les garçons
48:39et trois types
48:40de drogues
48:40pour les filles
48:42Donc des jeunes
48:43qui deviennent addicts
48:44Absolument
48:45et également
48:46qui subissent
48:46une certaine forme
48:48de violence
48:48psychologique
48:49peut-être sexuelle
48:50une fois qu'ils sont
48:52dans la rue
48:52que ce soit
48:53par les adultes
48:54ou par leur père
48:56D'autres enfants
48:56plus âgés
48:58plus forts
48:59oui
49:00absolument
49:01Et ces jeunes
49:01au final
49:01ils ont besoin d'aide
49:03comment les réinsérer
49:05au sein de la société
49:07comment les sociabiliser
49:08à nouveau ?
49:10Alors
49:10ça a été un petit peu
49:13le travail
49:13que j'ai réalisé
49:17pour essayer
49:17de voir
49:18le moyen
49:19de les réinsérer
49:21au sein de la société
49:22Jusqu'aux années 2000
49:25nous avions
49:27les expériences
49:29d'Amérique latine
49:30où on enfermait
49:32les enfants
49:32et ces expériences-là
49:34ont très mal marché
49:36et donc tous ces pays-là
49:38ont compris
49:39qu'il fallait travailler
49:40avec les enfants
49:41dans la rue
49:41et donc c'est comme ça
49:42que nous nous sommes retrouvés
49:44à
49:44quand nous avons ouvert
49:46l'association
49:47Ria de l'Amel
49:48à Casablanca
49:49c'est ainsi
49:50que nous nous sommes retrouvés
49:51mais comment faire en sorte
49:53pour leur redonner confiance
49:55et les remettre
49:57au sein de la société
49:58peut-être pas forcément
49:59au sein de leur famille
50:00parce que
50:02si leur famille
50:04n'a pas été suffisamment
50:05contenante
50:06pour les garder
50:07c'est qu'elle ne le sera pas après
50:08parfois ça arrive
50:11effectivement
50:11qu'il y ait
50:12des changements
50:13dans l'architecture familiale
50:15un enfant
50:15qui a quitté sa famille
50:17à cause de sa belle-mère
50:19la femme de son père
50:22si pour une raison
50:24ou pour une autre
50:24les parents
50:25se sont censés
50:26le père
50:27se séparer de cette femme
50:28et qu'il y a
50:29une nouvelle architecture
50:30peut-être qu'il peut
50:31retrouver sa place
50:32mais c'est très rare
50:34la plupart du temps
50:35ce que nous cherchons
50:35c'est de le remettre
50:36au sein de la société
50:37et lui donner les moyens
50:39pour qu'à l'âge adulte
50:41ils puissent vivre
50:43de façon autonome
50:45et puis parmi les freins
50:46à cette réinsertion
50:47vous parlez
50:48de la mendicité
50:49absolument
50:51qui est devenu
50:52on va dire
50:53un emploi
50:54à part entière
50:54qui leur permet
50:55de survivre
50:56sans être
50:58sans payer d'impôts
50:59et puis
51:00ça les conforte
51:03on va dire
51:03dans leur position
51:04peut-être
51:05oui
51:06alors pour les réinsérer
51:11c'est tout un processus
51:13qui nous a pris
51:15beaucoup de temps
51:15pour le mettre en place
51:17c'est une fierté
51:18pour le Maroc
51:19d'avoir ce processus
51:20de réinsertion
51:21qui est unique
51:22aujourd'hui
51:22dans un certain nombre
51:24d'expériences
51:25commencent à le prendre
51:29comme modèle
51:30que ce soit en Afrique
51:31ou que ce soit
51:32en Amérique latine
51:34et effectivement
51:37nous avons ce frein
51:38qui est celui
51:38de la mendicité
51:41avec la mendicité
51:42aujourd'hui
51:43un enfant
51:43peut faire
51:46de son dirham
51:47en 3-4 heures
51:50à Casablanca
51:52dans certains quartiers
51:53pas dans tous les quartiers
51:55mais comme
51:56ils ne vont aller
51:57que dans les quartiers
51:57où ils peuvent
51:58avoir suffisamment
51:59de rentrée
51:59donc ils vont faire
52:01leur de son dirham
52:02et leur de son dirham
52:03ça leur suffit
52:04très amplement
52:05pour vivre
52:05et surtout
52:07pour acheter de la drogue
52:08et aujourd'hui
52:09malheureusement
52:10et aujourd'hui
52:11nous voyons
52:12des enfants
52:13qui n'ont
52:15aucune difficulté
52:16à payer
52:17ce dont ils ont besoin
52:18évidemment
52:21ce dont ils ont besoin
52:22à se payer
52:23un certain minimum
52:24à savoir
52:25de quoi se nourrir
52:27et de quoi se droguer
52:29ça ne leur donne pas
52:29donc forcément envie
52:30d'être réinsérés
52:31au sein de la société
52:32ça ne leur donne pas envie
52:34d'autant plus
52:34que dans le programme
52:36de réinsertion
52:36dans le protocole
52:37de réinsertion
52:38il y a une première partie
52:39qui est une partie
52:40de confiance
52:40une partie où on travaille
52:41sur la psychologie
52:43de l'enfant
52:43et la deuxième partie
52:44c'est pour lui donner
52:45les moyens
52:46pour pouvoir vivre
52:47de façon autonome
52:48plus tard
52:48mais qu'est-ce qu'on peut
52:50lui donner
52:50pour qu'il vive
52:52de façon autonome
52:53un enfant qui a quitté
52:54l'école
52:55qui n'a pas un niveau
52:56qui est peut-être
52:57parti du niveau
52:58du premier cycle
52:59secondaire
53:00on ne peut lui proposer
53:01qu'un métier
53:02et ce métier
53:03qu'on va lui proposer
53:04il va faire
53:05on va dire
53:075 000 dirhams par mois
53:08s'il est lui-même
53:10le responsable
53:11le propriétaire
53:1210 000 dirhams par mois
53:14les 10 000 dirhams
53:15il les fait
53:16en travaillant
53:173-4 heures
53:18pas en travaillant
53:19en mendiant
53:223-4 heures
53:23par jour
53:24alors que de l'autre côté
53:25il va travailler
53:26il va être
53:26confronté à des clients
53:28il va avoir
53:30un certain nombre
53:30de difficultés
53:31dans la vie
53:32alors que là
53:33il n'a pas
53:34ces difficultés-là
53:35et puis
53:35dans la rue
53:36il y a
53:37une liberté
53:38que l'on ne peut pas
53:40imaginer
53:41dormir à l'heure
53:43que l'on veut
53:44se réveiller
53:45à l'heure
53:45que l'on veut
53:46manger ce que l'on veut
53:47et c'est important
53:49pour un adolescent
53:50donc c'est les difficultés
53:50un petit peu justement
53:51qu'on rencontre
53:52dans cette réinsertion
53:54merci à vous
53:56Chakib Gessous
53:57pour toutes ces informations
53:58un plaisir de discuter
53:59de votre livre
54:00dernier livre
54:01qui rappelons-le
54:02s'appelle
54:03Survivre
54:04enfants et jeunes
54:05de la rue
54:05c'était un plaisir
54:06de vous avoir avec nous
54:07dans ce rendez-vous culture
54:09merci
54:10c'est la fin
54:11de ce rendez-vous culture
54:12pour ce soir
54:13très bonne soirée
54:17et voilà
54:27tout referme
54:27cette édition
54:28des médias
54:29après
54:29merci de l'avoir suivi
54:30bonne suite de programme
54:31sur Mediain TV
54:32Sous-titrage Société Radio-Canada
54:47Sous-titrage Société Radio-Canada
Recommandations
56:38
|
À suivre
53:30
55:55
54:54
53:33
24:11
0:50
25:32
25:11
22:44
26:14
23:52
24:50
27:06
27:51
25:24
24:28
23:54
25:50
25:18
25:12
25:55
23:51
26:28
58:24
Écris le tout premier commentaire