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  • il y a 4 mois

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Transcription
00:00Je vous laisse découvrir ça tout à l'heure.
00:02Mais alors d'abord, on va dresser votre portrait sonore, Raymond Domenech.
00:05On profite de votre passage dans ce studio.
00:07Non, ne vous inquiétez pas, ce sont des petits sons qui vous rappelleront quelques grands souvenirs.
00:12Voici le premier.
00:20Votre premier club, l'Olympique Lyonnais, parce que vous avez été repéré très jeune, à 18 ans.
00:25Vous étiez déjà un joueur pro, Raymond.
00:27Moi, j'étais à Lyon, j'étais à l'OL, j'avais 8 ans quand je suis rentré à l'Olympique Lyonnais.
00:32Et j'ai fait toute ma carrière là-bas.
00:35J'ai fait toutes les équipes et tout.
00:39J'ai fait toute la ligne.
00:40Je suis devenu pro, j'avais 18 ans.
00:42Et vous étiez défenseur latéral, mais alors défenseur de l'époque.
00:46Donc c'était un jeu...
00:47Donc avec la moustache.
00:48Voilà, avec une énorme moustache.
00:50Et des gros tacles.
00:51Alors ça, je regrette de ne pas être à la télévision pour montrer la moustache de Raymond.
00:54Elle était belle, elle était belle.
00:56C'était quand même quelque chose.
00:57Et surtout, un jeu qui était beaucoup plus dur, beaucoup plus violent.
01:00Je crois qu'on vous surnommait le boucher, c'est ça ?
01:02Non, mais l'époque, les matchs arbitrés, comme à l'époque, comment jouer à l'époque ?
01:10Arbitrés maintenant, il n'y a pas un match qui se finit.
01:13Il y a trois expulsions de chaque côté en l'espace de dix minutes.
01:18C'est ça.
01:18Et à l'époque, ça faisait partie du jeu.
01:20Je dis, je tire un coup de chapeau aux attaquants de l'époque.
01:23Parce que ce qui leur arrivait à chaque fois, il fallait qu'ils soient costauds pour échapper aux faucheuses, aux coups, aux tacles par derrière, tout.
01:32Ils étaient costauds.
01:33Vraiment plus que maintenant.
01:34Ils sont protégés.
01:36C'est des athlètes, ça va vite.
01:38Mais il y a une protection maintenant qu'ils n'avaient pas à l'époque.
01:40Et à l'époque, il fallait y aller franchement pour avoir un carton jaune.
01:42Ah bah oui.
01:44Il fallait découper vraiment.
01:47Franchement.
01:47On appelait le boucher de Gerland.
01:49C'est Raymond Dominique.
01:50Allez, un moment qui nous a tous marqués maintenant.
01:52Final de la Coupe du Monde 2006 face à l'Italie.
02:01Ce fameux coup de boule de Zidane lors de son dernier match.
02:05On se souvient tous des mots de Thierry Gillard dit.
02:07Non, pas toi, pas maintenant, pas après tout ce que t'as fait.
02:10C'était trop cher de diffuser l'extrait, donc je le fais moi-même.
02:14Vous étiez, vous, Raymond Dominique, sélectionneur de l'équipe de France à l'époque.
02:18On vous voit d'ailleurs, sur les images que j'ai revues hier, dégoûter et applaudir une personne.
02:25Est-ce que vous vous souvenez qui c'était ?
02:26Vous l'applaudissez en disant, ah bah bravo.
02:28C'était le quatrième arbitre qui a inventé ce jour-là l'arbitrage vidéo.
02:32Parce que personne ne l'avait vu, l'arbitre n'avait rien vu, le juge de touche n'avait rien vu.
02:36Je ne dis pas que c'était bien.
02:37Non, évidemment.
02:38Mais il ne l'avait pas vu, donc l'arbitre n'avait pas...
02:40La VAR n'existait pas.
02:40La VAR n'existait pas, mais il y avait les télés, il y avait une petite télé pour le caméraman qui était posée sur le côté.
02:48La FIFA l'avait...
02:49Ils ne l'ont plus maintenant, ils l'ont interdit la FIFA.
02:51Les Coupes du Monde, ils ont dit que ce n'est pas vrai, que ça n'existait pas.
02:54Mais moi je l'ai vue, elle y était.
02:55Le quatrième arbitre a vu les images et il a appelé l'arbitre pour lui dire.
02:59Donc c'est le premier arbitrage vidéo de l'histoire, même si la FIFA dit le contraire.
03:06Je peux le dire, moi je l'ai vue, j'ai vu comment ça s'est passé.
03:09Le juge de touche n'avait rien vu.
03:11Et l'arbitre non plus, il se regardait, il faisait qu'est-ce qui s'est passé, il en s'avérait.
03:15Même les caméras sur le coup, ils ont eu du temps à aller rechercher l'image.
03:18Oui, parce qu'il fallait vraiment une caméra derrière le but.
03:22C'est Bouffon qui a vu le premier parce que lui était vraiment en face.
03:26Mais tous ceux qui regardaient l'action qui était à l'opposé n'ont strictement rien vu.
03:29Et Zidane ne montrait absolument rien, rien.
03:31Oui, mais moi au départ je croyais même que c'était très aigué.
03:34Parce qu'il était dans le coup et ça lui était arrivé en Israël où il s'était battu avec un joueur et il s'était fait expulser.
03:39Il était un peu plus sanguin.
03:40Et je me suis dit, il est encore dans le coup, qu'est-ce qui s'est passé ?
03:43Voilà, on ne savait rien.
03:43Et c'est un terrible moment qu'on a fini tous par donner à Zidane parce qu'il a tellement apporté à l'équipe de France évidemment.
03:49Mais vous dans votre livre, Raymond Domenech, vous semblez encore lui en vouloir à Zizou ce geste.
03:55En quel passage ?
03:56Dans le livre seul.
03:58Vous avez des mots un peu...
04:01Non, je trouve dommage de finir comme ça.
04:07Oui, c'était son dernier match.
04:08C'était son dernier match.
04:09C'était le match où il pouvait totalement rentrer dans la légende par le haut.
04:15Il aurait été champion du monde, il aurait eu le ballon d'or.
04:18Il y avait quelque chose de mythique que personne n'aurait jamais pu rattraper.
04:25Il aurait gagné deux Coupes du Monde.
04:27J'ai trouvé dommage, dommage de ne pas avoir su tenir ses nerfs à ce moment-là.
04:33Un autre extrait sonore.
04:42Garou, il sera avec nous dans un instant, mais si je le mets dès maintenant,
04:44c'est pour illustrer le titre de votre livre, Tout Seul, sorti en 2012.
04:48Un livre dans lequel vous revenez notamment sur le fiasco de la Coupe du Monde 2010
04:52avec cette fameuse grève des joueurs qui refuse de descendre du bus.
04:56Vous l'avez appelé Tout Seul parce que c'est le sentiment que vous avez eu à l'époque
04:59de prendre un peu pour tout le monde ?
05:01Non, parce que c'est le poste qui veut ça.
05:04C'est les postes à responsabilité.
05:06On a du monde autour, il y a des adjoints, il y a des gens avec qui on discute,
05:10mais les décisions, on les prend tout seuls.
05:12C'est vraiment ce moment-là où il faut choisir, il faut décider
05:14qui on fait jouer, comment on fait jouer, quand on fait un changement.
05:18On est tout seul.
05:19À un moment, quand je signe la liste, il y a 23 joueurs,
05:23c'est moi qui signe la feuille pour la donner.
05:26C'est tout seul.
05:27C'est ce moment-là où on est tout seul parce que le reste du temps, non.
05:30On travaille en équipe.
05:33Mais c'est vrai qu'il y a toujours un côté un petit peu ingrat
05:35dans ce métier d'entraîneur, de sélectionneur,
05:38où quand vous gagnez, on félicite les joueurs, l'équipe,
05:42ce sont eux les stars, et puis quand vous perdez,
05:43on se tourne vers le sélectionneur.
05:45Tous les clubs.
05:46Tous les clubs, c'est comme ça.
05:48Même des entraîneurs qui ont réussi dans un club,
05:50si l'année d'après, ça va un peu moins bien,
05:52ça sera de leur faute et ils vont être virés.
05:55On le sait, c'est dramatique, mais c'est comme ça.
05:58Il faut un responsable.
06:00Et ce que disent souvent les dirigeants,
06:02c'est plus facile de virer un entraîneur que 20 joueurs.
06:05Un dernier petit son.
06:06La Bretagne, la Bretagne qui est devenue votre refuge, Raymond Domenech.
06:18J'ai vu ça, en particulier les Côtes d'Armor.
06:20C'est là où vous passez beaucoup de temps.
06:22Cinquiètes portrieux, notamment.
06:24Ne dites pas trop comme ça.
06:25Ah oui, il ne faut pas que tout le monde y ait non plus.
06:27Non, non, on est bien, tranquille, nous, en Bretagne.
06:29Oui, après, il va y avoir du monde.
06:29Ne leur dites pas que c'est bien.
06:31C'est parfait comme ça.
06:31Mais vous passez une partie de l'année là-bas maintenant, c'est ça ?
06:33Non, non, je vais en vacances, j'y vais, je loue quelque chose là-bas,
06:38donc j'y vais de temps en temps.
06:39Quand je veux, je peux y aller quand je veux.
06:40Voilà l'avantage, c'est ça.
06:41Et alors, à quoi ressemblent vos journées maintenant
06:44quand vous ne participez pas aux traîtres sur M6 ?
06:47Je fais les émissions de l'équipe.
06:50On explique aux entraîneurs maintenant ce qu'ils doivent faire,
06:54comment ils doivent faire, pourquoi ils ne l'ont pas fait.
06:56Je vous assure que c'est plus facile que de le faire soi-même.
07:00Et après, je suis vice-président de l'association
07:04avec le cartable connecté,
07:06où on met à disposition du matériel pour les enfants malades.
07:10Donc, on récupère des fonds à droite, à gauche.
07:13C'est pour que les enfants puissent continuer leurs études.
07:17C'est un écran qui est en même temps dans la classe,
07:20qui est posé dans la classe à leur place,
07:22qui est avec un micro qui tourne et une caméra.
07:25Donc, ils peuvent voir le prof,
07:26ils peuvent parler avec leurs copains.
07:29Ça leur permet de continuer leur scolarité normalement,
07:34même en temps à l'hôpital,
07:35et pas décrocher, perdre une année, deux années.
07:38Et c'est extraordinaire.
07:40Les cartables connectés.
07:41Merci d'en avoir parlé, Raymond Domenech.
07:43Et je rappelle le lancement de la saison 5 des traîtres,
07:45ce soir à 21h10 sur M6,
07:47présenté par l'excellent Eric Antoine.
07:49Merci d'être venu nous voir, Raymond.
07:51A très bientôt.
07:52Merci.
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