- il y a 6 mois
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00:00Je vous propose un petit quiz, très rapide d'ailleurs, un petit quiz, un petit quiz, comment dire ?
00:06Spécial Boomer.
00:07Un petit quiz Boomer.
00:08Et alors, comment j'ai fabriqué ce quiz ? C'est ça qui est intéressant.
00:11Je vous assure, je suis fasciné par l'intelligence artificielle.
00:15Chap, GPT...
00:16Chat.
00:17J'ai dit quoi ?
00:18Chat, chat.
00:20Mais c'est habituel.
00:22Il s'est même venu.
00:23Il s'est même venu.
00:26Chat, GPT.
00:27Il s'est dit, chat, GPT, 5.
00:30Je suis arrivé à 15h30 ici.
00:33J'ai dit à Laurent, sur chat, GPT, nous allons demander, prépare-moi un questionnaire spécial Boomer façon quiz télé sur la politique, avec des questions politiques, chansons, culture, cinéma, etc.
00:52Tu rentres ça dans la machine, si je veux dire.
00:56Le téléphone, dans le mini-tel.
00:58Une seconde après, une seconde après, une seconde après, t'as 20 questions qui sortent.
01:05C'est sidérant.
01:07C'est-à-dire qu'il y a un an, deux ans, on aurait demandé à un assistant, il aurait travaillé pendant deux heures, trois heures.
01:14Non, peut-être pas trois heures.
01:15Pour chercher 20 questions, vous, il faut bien cinq heures.
01:18Et vous n'auriez pas trouvé des questions.
01:21Non, c'est les réponses qu'il n'aurait pas eu.
01:23Alors, évidemment, vous allez voir, il y a des questions qui sont trop faciles, je suis bien d'accord avec vous.
01:28Mais il y a des questions spéciales, Boomer, qui sont intéressantes.
01:32Dans quel film entend-on la réplique culte ?
01:35Touche pas au Grisby, salope.
01:39Touche pas au Grisby.
01:40Touche pas au Grisby.
01:41Bah non.
01:42Non, les tontons flingues.
01:42Les tontons flingues.
01:44Ah oui, les tontons flingues.
01:46C'est un faux ami.
01:47Exactement, c'est un faux ami.
01:50Ah, j'adore, j'adore.
01:52Exactement.
01:53Bon, je pensais que vous trouveriez, parce que celle-là, elle était facile.
01:57Bon, la deuxième est peut-être un peu plus difficile.
01:59Quel acteur incarne le commissaire Saint-Antonio dans le film de 2004 ?
02:05Quel acteur ?
02:06Fabien Antoinette.
02:07Non.
02:08Gérard L'Envin.
02:09Non.
02:09Gérard L'Envin.
02:10Gérard L'Envin.
02:12Bon, Louis Defunet joue un gendarme devenu mythique dans quelle ville ?
02:15Ça, c'est Saint-Tropez.
02:16Quel duo présentait l'émission Les Dossiers de l'écran ?
02:20Joseph Pasteur et Alain Jérôme.
02:23Non, pas Alain Jérôme.
02:24Alain Jérôme.
02:25Et Alain Jérôme.
02:26Joseph Pasteur et non pas Joseph Meister.
02:30Joseph Pasteur et Alain Jérôme.
02:33Dans quelle émission culte des années 80 apparaissait Carlos en tenue bariolée ?
02:39Oui, la petite carpentée.
02:40Dans toutes les émissions, le carpentier.
02:42Dans L'Île aux Enfants.
02:44Dorothée ?
02:44Non, non, non, ça c'est faux.
02:45Attention, Tchabiby ne dit pas toujours la vérité.
02:47C'est totalement faux.
02:48Non, non, Carlos n'est jamais apparu dans L'Île aux Enfants.
02:50Bye.
02:51Il était juste le plus enfant.
02:53Vous auriez compris ça à Olivier Guenet.
02:55On va délirer.
02:56Ça, c'est faux.
02:58Qui disait à la télé, à l'insu de mon plein gré ?
03:02Qui disait à l'insu de mon plein gré ?
03:03C'est la marionnette de Richard Virin.
03:04Richard Virin.
03:05Exactement, Richard Virin, coureur cycliste.
03:07Même si c'était en conférence de presse, c'était devenu culte à la télé.
03:09C'est ça, marionnette.
03:10Ce n'est pas spécial, vous.
03:12Qui a marqué le but de la victoire de la France en finale de l'Euro 84 ?
03:18C'est Platini.
03:20Oui, et Bruno Bélone, bravo.
03:23Quel boxeur français surnommé le boxeur à la moustache a marqué les années 70-80 ?
03:30Boxeur à la moustache ?
03:31Ça, c'est pour vous, Dominique.
03:33Bouquet ?
03:34Oui ?
03:35Jean-Claude Boutin.
03:35Jean-Claude, il n'a pas apporté longtemps, la moustache.
03:38Ça revient à la mode, la moustache.
03:40À beaucoup de boomers, ça revient à la mode.
03:42Tous les jeunes hommes ont la moustache.
03:43Il n'y a qu'à regarder.
03:44Ah, la moustache, je crois bien.
03:45Julien Torres.
03:46Jules Torres.
03:47Jules Torres.
03:47Il l'a rasé.
03:48Il a rasé.
03:49Il a rasé.
03:49Il a beaucoup de messages.
03:50Non, mais ce n'est pas la moustache.
03:51Il n'a pas la moustache, il a la barbe.
03:52Non, non, non, c'est la moustache.
03:54Il a eu la moustache, c'est dans la petite moustache.
03:57Jules Torres.
03:58Bon, Daniel Gilbert, vous aimez la moustache ?
03:59Brigade du Tigre.
04:00Brigade du Tigre, on ne sait pas.
04:02On n'aimait pas celle de mon père parce que c'était un ruc à raté
04:05et qu'elle devenait toute rousse alors qu'il était châtain.
04:07Oui, mais vous, est-ce que vous aimez des hommes à moustache ?
04:09Mais non, mais ce n'est pas ça qui m'intéresse.
04:11D'accord, c'est plus bas.
04:12Non, c'est plus bas.
04:13J'ai compris de m'excuser.
04:27Non, mais c'est très bien.
04:29Je suis d'accord.
04:30Allez, remontons-le.
04:32Sophie, est-ce que vous aimez les hommes à moustache ?
04:36Je n'en fais pas un critère absolu.
04:38Par exemple, Patrick Deweur me touchait beaucoup.
04:40Dominique, est-ce que vous aimez les femmes ?
04:42J'aime, j'aime.
04:46Freddy Mercury.
04:50Freddy Mercury, j'adore.
04:52Vous savez que je blague, mais jadis, dans les années 70,
04:56tu allais parfois en ruralité et tu embrassais des vieilles tentes,
04:59des vieilles...
05:00Des piquets.
05:01Des piquets.
05:01Des piquets, oui.
05:02Des vieilles tentes.
05:05Attention, Pascal.
05:06Là, ça verra.
05:07Ça verra.
05:08Viens, on va t'aimer.
05:10Des tentes, des cousines.
05:12Oui, oui, oui.
05:15On m'a cherché le gâteau.
05:17Ah, c'est bien, c'est bien.
05:20C'est mon ami.
05:21C'est mon ami.
05:22Ne vous méprenez pas.
05:26Ne vous méprenez pas.
05:29Je vous assure,
05:32moi, j'ai des souvenirs d'enfants
05:34embrassant la sœur de ma grand-mère.
05:37On s'aggrappait, on s'aggrappait.
05:42La sœur de ma grand-mère,
05:44à Britignal-sur-Mer,
05:45mon frère et moi, je m'en souviens très bien,
05:47on disait quand on l'embrasse,
05:48eh bien, ça a été...
05:49Elle pique.
05:49Ça pique.
05:49Eh bien sûr.
05:50Et c'était une grande tente.
05:53Mais c'est vrai, moi, j'avais une tente comme ça,
05:55qui piquait beaucoup.
05:56Et j'avais l'impression
05:57d'être lavé avec un grand crin, quoi.
06:00C'est bon.
06:01On termine, on termine.
06:02C'est vendredi, c'est vrai.
06:04Mais soyons quand même sérieux.
06:06C'est le questionnaire spécial Boomer.
06:08Quel premier ministre était surnommé l'amiral ?
06:12L'amiral ?
06:13Premier ministre.
06:14Premier ministre.
06:15Jacques Chabon Delmar.
06:16Jacques Chabon.
06:17Qui a déclaré en 80,
06:19je vous ai compris,
06:20en parodiant De Gaulle ?
06:22En parodiant De Gaulle ?
06:23Je vous ai compris.
06:24Oui, Coluche.
06:25Coluche, bravo.
06:26Quel chanteur interprète l'été india ?
06:28Il n'y a pas de problème.
06:29Alexandrie Alexandra, on le sait.
06:31Dans quelle ville,
06:32Michel Sardou,
06:33voulait-il mourir selon sa chanson ?
06:36Ah, ça c'est une question pointée.
06:38Je vais mourir à Venise.
06:40Quelle boisson gazeuse française
06:42rivalisait avec le Coca-Cola
06:43dans les années 60 ?
06:44Mr. Pib.
06:45Ben non, c'est quoi Mr. Pib ?
06:48Non plus.
06:48C'est Pchit.
06:49Et aussi la marque Ginny.
06:51C'était Omar.
06:52Et dernière question,
06:53quel objet culte
06:55servait à enregistrer
06:56ses chansons préférées
06:57sur la radio
06:58dans les années 80 ?
07:01Quel objet culte ?
07:02Le mot man.
07:03Le mot man.
07:04Le mot man.
07:05Le mot man.
07:06Le mot man.
07:06Le mot man.
07:07On n'est pas vraiment des boomers.
07:08On a tout oublié.
07:09Moi, je suis une boomer,
07:10mais c'est pour ça que j'ai oublié.
07:11On n'est trop dans la maquette.
07:13C'est normal.
07:15Non, non, c'est pas parfait.
07:17C'est pas parfait.
07:18Fé gaffe.
07:19C'est un peu carlosé.
07:20Pour Carlos, moi je vais y passer la nuit.
07:22Je suis sûre qu'il n'y était pas.
07:23Chad GPT.
07:24Je pense d'ailleurs qu'il y a
07:25beaucoup de journalistes
07:26qui doivent aujourd'hui
07:28faire appel à Chad GPT.
07:30Vous demandez par exemple
07:31écris-moi un éditorial.
07:34Bien sûr, plein le fond.
07:35Mais c'est sidérant.
07:36Vous faites comme ça, vous ?
07:37Mais jamais.
07:37Par certains, comment ça veut faire ?
07:41Vraiment, je pense d'ailleurs
07:43qu'il ne faut pas le faire
07:43parce que ça t'enlève
07:44ta...
07:46Ton identité.
07:47Oui, alors ça, mais aussi
07:48tu peux...
07:48Ta créativité.
07:49Ta créativité, exactement.
07:50C'est le mot que je cherchais.
07:52Mais il y a déjà des élèves,
07:54des gamins au lycée
07:56qui se servent
07:57de Chad GPT
08:00pour rendre des desserts
08:01et le prof de lettres,
08:03il voit, tiens, c'est marrant.
08:04Oui, après il la passe dans la machine.
08:06Oui.
08:06Pour vérifier.
08:07C'est la fameuse machine.
08:08Parce qu'on peut vérifier.
08:09Oui, bien sûr.
08:10On peut vérifier.
08:11Bien sûr, les profs qui ont un doute,
08:13je peux vous dire
08:13qu'ils refont l'énoncé
08:15et ils voient ce que Chad GPT sort.
08:18Mais bien sûr.
08:19Et parfois, c'est au mot près
08:20la copie qu'on leur a rendue.
08:21Évidemment, ils ne sont pas complètement...
08:22Ils ne se font pas avoir.
08:23Mais enfin...
08:24Vous avez l'air tout à fait embêtés.
08:25Non, mais c'est pour ceux qui attendent.
08:26C'est comme les faux billets.
08:31Il y a des détecteurs.
08:33Non, mais j'entends bien,
08:34mais je suis tellement...
08:35Par exemple, on m'a expliqué
08:36que le métier de traducteur
08:38n'existera plus.
08:39C'est vrai.
08:39Puisque vous rentrez un livre
08:41et même il a l'intelligence
08:43d'apporter des nuances,
08:45je parle en littérature,
08:47c'est-à-dire qu'il traduit
08:48en une seconde.
08:50C'est ça qui est sidérant.
08:51En une seconde.
08:52Oui, mais c'est un traducteur,
08:52ce n'est pas un interprète.
08:53Un interprète, c'est toujours un humain.
08:55C'est-à-dire qu'il a la petite nuance
08:57dont vous parlez,
08:57ça, ça reste humain.
08:58Et Chad GPT, ce n'est pas encore le fait.
09:00Mais il y arrivera.
09:01Il y arrivera.
09:01Mais il y a des métiers entiers
09:03qui vont disparaître.
09:05Ceux qui cherchent des jurisprudences
09:06dans les cabinets d'avocats
09:09il y a des élèves qui vérifient
09:11que les jurisprudences
09:12de Chad GPT est exact.
09:14Mais ça, c'est de tout temps
09:14des métiers où il n'y a plus
09:15de conducteur de calèche, par exemple.
09:17Oui, j'entends bien.
09:18Mais ce que je veux vous dire,
09:19c'est que le conducteur de calèche,
09:22c'était un métier qui disparaissait.
09:24Là, ça va en faire disparaître
09:25beaucoup en même temps.
09:27Ce n'est pas tout à fait la même chose.
09:29Ça va en créer d'autres.
09:30Bien sûr.
09:31Mais on n'a pas encore tout à fait vu lesquels.
09:33Vous me disiez lesquels.
09:35Bon, il est 16h43.
09:36On est ensemble, on va parler de...
09:37Par exemple, l'horloge parlante.
09:39Ça existe, oui.
09:41Éric Dupond-Moretti a une nouvelle fois
09:43attaqué ces news.
09:44Vous allez nous dire ce que vous en pensez
09:46dans une seconde.
09:47Vous êtes peut-être sur la route, d'ailleurs.
09:48Vous êtes peut-être en train de revenir.
09:50Vous avez peut-être des enfants.
09:51Est-ce que vous faisiez la rentrée scolaire,
09:53Dominique Grimm ?
09:53Est-ce que vous accompagnez
09:54votre fille et votre garçon ?
09:56Ah ben non, ma fille a 52 ans.
09:59Non, ça va être compliqué.
10:05La boule, donc !
10:06La boule !
10:08Et il est 16h47
10:10et on parlait de chat GPT
10:13et figurez-vous que Jean-Jacques
10:14Chaband-Elmas nous écoute,
10:16le fils de Jacques Chaband-Elmas
10:18et il nous dit
10:18il a tout faux,
10:20jamais mon père n'a été appelé
10:21l'amiral, je devrais d'ailleurs...
10:22Donc, chat GPT dit n'importe quoi !
10:24Et bien voilà, vous voyez, personne n'avait la réponse parce que c'est...
10:28Mais on va lui passer un petit coup de fil, pourquoi pas ?
10:29Non, non, mais vous n'avez pas...
10:30Mais parfois, il y a quelques petites erreurs.
10:32Non, non, mais ne vous y fiez pas, ne vous y fiez pas.
10:34Beaucoup d'erreurs...
10:34Que le cerveau !
10:35Sofio Bagna, Daniel Gilbert, Gautier-Lebret, Dominique Grimaud, Fabien Oteniente, Olivier Guenet qui sont avec nous.
10:42Je voudrais qu'on écoute Emmanuel Macron qui a réagi sur ce qui se passe en France
10:46et notamment la position de François Bayrou.
10:48D'abord, j'ai une longue discussion avec le Premier ministre
10:51et je pense qu'il a raison de mettre en vérité, en responsabilité
10:55les forces politiques et parlementaires
10:57face à la situation qui est connue du pays
11:00et qu'il avait exposée après la session parlementaire en juillet.
11:05Et je crois que c'est fait avec méthode.
11:07Il y a un travail qui a été conduit par le gouvernement.
11:09Le Premier ministre expose un plan.
11:11Il faut rentrer ensuite dans le temps des discussions sur les mesures techniques.
11:13C'est ça le budget.
11:15La question de confiance qu'il pose,
11:16elle n'est pas pour lui, pour le gouvernement.
11:20Elle est pour dire, est-ce que vous êtes d'accord avec le constat et les principes ?
11:23Parce que si vous n'êtes pas d'accord avec le constat et les principes,
11:25on ne va pas pouvoir se mettre d'accord sur les mesures techniques.
11:28Et la deuxième intervention que je voulais vous faire entendre du chef de l'État,
11:33c'est sa conviction qu'il devra aller jusqu'au bout de son mandat.
11:36Donc ce n'est pas totalement fou ce que propose le Premier ministre.
11:40Ça n'existe pas si loin de chez nous.
11:42Et ça marche.
11:43Donc je pense que c'est possible.
11:44Pour le reste, je ne fais pas de politique fiction.
11:46Il y a juste une de vos hypothèses que je peux tout de suite tourner.
11:50C'est que pour ce qui me concerne, je crois dans la démocratie.
11:53La démocratie consiste à ce que des gens votent pour un mandat donné.
11:57Le mandat qui m'a été confié par les Français et par personne d'autre
12:00est un mandat qui sera exercé jusqu'à son terme.
12:03Conformément à l'engagement que j'ai pris à l'égard des Français,
12:07n'en déplaise, y compris à ceux qui ont été défaits à plusieurs reprises lors de ces mêmes élections.
12:11Eh bien, il a raison.
12:13Je trouve qu'il a raison.
12:14Et chacun de nous doit accepter l'idée qu'un président de la République aille jusqu'au bout de son mandat.
12:23Je trouve qu'il n'est pas convenable de remettre en cause l'idée qu'un président n'est pas légitime.
12:29Il a été élu.
12:30Alors, s'il veut faire comme de Gaulle, il fait comme de Gaulle.
12:33S'il veut partir...
12:33Ah, il n'y arrivera jamais.
12:35Ça, je peux vous le dire.
12:36S'il veut partir, il part.
12:38Mais il ne me semble qu'un président élu, il est illégitime de demander qu'il parte.
12:43Quoi qu'il arrive.
12:45Quoi qu'il arrive.
12:46À partir du moment où on est dans un registre politique.
12:49Bien sûr, mais il n'est pas convenable non plus d'être complètement inconséquent,
12:52de provoquer une dissolution qui provoque la paralysie la plus totale du pays
12:55et d'avoir deux années de statu quo où rien ne change et donc où tout s'aggrave.
12:59Parce que si le Premier ministre tombe le 8 septembre prochain
13:03et que les premiers ministres s'enchaînent et qu'on en est trois par an maintenant
13:06et que rien ne change, qu'aucune réforme n'est possible,
13:08il n'est pas convenable non plus d'avoir six ministres de l'éducation nationale depuis deux ans.
13:12Donc, il y a plein de choses qui ne sont pas convenables.
13:15Oui, mais j'entends, mais vous comprenez mon argument.
13:17Mais figurez-vous.
13:18Mes chers collègues, je vous demande de nous écouter.
13:21Monsieur Jean-Jacques Chabondelmas est direct avec nous.
13:24Monsieur le Premier ministre, bonjour.
13:26Bonjour Pascal Po.
13:27Merci Jean-Jacques Chabondelmas, vous êtes le fils de Jacques Chabondelmas
13:30et vous étiez en train de nous écouter.
13:31C'est vrai que vous avez réagi sur un chat GPT.
13:34C'était l'occasion d'abord de vous saluer,
13:36de saluer également la mémoire de votre père.
13:39Je pense qu'il fait partie de ces hommes qui ont marqué la France, tout simplement.
13:42Très clairement.
13:43Qui était un proche du général de Gaulle,
13:45qui est mort maintenant il y a une vingtaine d'années,
13:48Jacques Chabondelmas, que j'avais rencontré moi au tout début de ma carrière.
13:51Il venait très souvent dans le vestiaire des Girondins de Bordeaux.
13:54À fond les Girondins.
13:55Les Girondins à fond.
13:56Et Bordeaux, il y a carrément, n'est-ce pas ?
13:59Il était très élégant, très élégant.
14:00Exactement.
14:01Vous allez bien Jean-Jacques Chabondelmas ?
14:03Je vais très bien, je vous confirme que mon père comme moi,
14:05en position des supporters inconditionnels des Girondins,
14:08malheureusement, la situation s'est beaucoup dégradée.
14:10Alors ce qui est fascinant en vous écoutant, c'est la voix.
14:13Évidemment, on a l'impression d'entendre celle de votre père, Jean-Jacques Chabondelmas.
14:17Pourtant, je n'essaie pas de l'imiter, je ne fais pas du Thierry ou le Luron.
14:22Ça, c'est très d'humeur comme référence.
14:24On ne va pas, évidemment, vous ennuyer davantage,
14:27mais il est assez présent, curieusement, Jacques Chabondelmas, dans l'actualité.
14:31Il reste une figure importante de la vie politique française, Jean-Jacques Chabondelmas.
14:36Oui, en particulier, sans doute, parce qu'il a eu un projet de nouvelle société
14:39qu'il a présenté à l'Assemblée nationale de ce septembre 69
14:43et qui a fait un peu date, parce que, véritablement,
14:47un certain nombre de Français se sont rendus compte qu'on avait raté une occasion
14:50et que cette occasion ne s'est pas représentée.
14:55Enfin, on y trouve encore dans ce projet des idées pour même l'actualité présente.
15:03Eh bien, merci. En tout cas, on voulait vous passer un petit coup de fil
15:06puisque vous nous aviez envoyé un petit texto.
15:08Il est 16h52 et on va terminer...
15:10Oui, alors, simplement, ce n'était pas un émirale.
15:12Oui, ce n'est pas l'amiral.
15:14Je me souviens très bien de son directeur de cabinet à Bordeaux
15:16et d'un certain nombre de gens qu'il appelait toujours « mon général ».
15:19Donc, ce n'est pas loin.
15:21« Général », puisque son nom, nous sommes d'accord, son nom de guerre, c'est Chabond.
15:26Oui, tout à fait.
15:27Il s'appelait Delmas et l'époque après-guerre a fait qu'on a souvent gardé...
15:32Plus jeune, général de France.
15:33Oui, général de brigade.
15:34Plus jeune, 29 ans, oui.
15:36Merci, Jean-Jacques Chabondelmas.
15:39Merci, il est 16h53.
15:40En tout cas, bravo pour votre émission de CNews que je regarde tous les matins.
15:44Je ne vous écoute pratiquement jamais parce que ça ne correspond pas à mes horaires l'après-midi.
15:47Sur Europe 1, je devrais faire le faire.
15:49Il s'est trouvé que je vous ai entendu par hasard.
15:52Mais le matin, c'est une excellente émission et je...
15:54Et elle est sur Europe 1 également entre 9h et 10h.
15:56Merci à vous, 16h53.
15:58Je termine juste sur ChatGBT parce qu'il y a beaucoup de gens qui ne savent pas exactement ce que c'est,
16:07mais qui peuvent avoir accès à des informations extraordinaires sur des films, que sais-je,
16:12ou même des dialogues d'inventés.
16:13Par exemple, avec Olivier Guenet, qu'on a tapé Imagine,
16:17un dialogue entre Daniel Gilbert et François Mitterrand au sujet de son éviction de midi première.
16:22Et à la fin de la phrase sort le dialogue entier.
16:27Daniel Gilbert, monsieur le Président, je dois vous dire que je suis très peiné.
16:30On me retire Paris première, midi première, comme on enlève un bonbon à un enfant.
16:35François Mitterrand sourire en coin.
16:37Vous savez, madame Gilbert, en politique comme à la télévision,
16:39il est rare que l'on conserve éternellement la même place au soleil.
16:42Daniel Gilbert, certes, mais moi je n'étais pas au soleil, j'étais à midi.
16:45Et en direct, les Français avaient pris l'habitude de déjeuner avec moi.
16:48François Mitterrand, l'habitude est une compagne exigeante,
16:51mais parfois, pour séduire le peuple, il faut surprendre.
16:53Les producteurs pensent sans doute que la surprise est ailleurs.
16:55Daniel Gilbert a ça pour surprendre, ils m'ont surpris.
16:58J'aurais préféré qu'ils m'offrent des fleurs, etc.
17:00Donc c'est fascinant.
17:01Oui, mais je n'aurais jamais dit ça.
17:03C'est surtout ça.
17:06Si vous l'avez rencontré.
17:09Par contre, j'ai rencontré par hasard, trois mois après avoir été virée,
17:13après qu'on ait montré la porte de sortie, sans me rouvrir la porte, c'est plus élégant,
17:18j'ai rencontré madame Gouzrenal, que je ne connaissais pas,
17:21qui était à côté de moi chez le coiffeur.
17:22Alors c'était la femme de Roger Hanin ?
17:24C'était la femme de Roger Hanin, mais je ne la connaissais pas du tout.
17:26Et cette dame, parce qu'elle se faisait faire des petits balayages,
17:29et moi aussi, j'étais à côté d'elle et on attend.
17:32Bon, puis elle se tourne vers moi, elle me dit
17:33« Je vous aime beaucoup, Daniel. »
17:34Alors moi, si on me dit ça, j'ai toujours été un peu slim.
17:37Dès qu'on me dit « Je vous aime beaucoup. »
17:39Moi, vous voulez un thé, on s'est mis à parler des cheveux et tout,
17:43parce que je suis un peu boulimique d'affection.
17:45Et elle me dit « On parle de choses et d'autres,
17:50et puis tout d'un coup, ça vient sur la télé. »
17:52Alors je lui ai dit « De ce temps-là, parce que moi, je ne suis pas... »
17:54Moi, je n'attaque rien.
17:55On ne me voulait plus là, je suis allée ailleurs.
17:58Où on me demandait.
17:59Je ne cherche pas, je ne m'accroche pas.
18:01J'ai peut-être eu tort certaines fois, d'ailleurs.
18:03Et alors, elle me dit, je dis « Oui, je n'ai pas très bien compris
18:08pourquoi on m'a enlevé de la télé comme ça,
18:11alors que j'avais des millions de téléspectateurs. »
18:13Mais j'ai ajouté « À l'époque, en tout cas,
18:15la télé n'appartient pas à ceux qui la présentent. »
18:18Point.
18:18Parce que moi, je n'ai aucune revanche.
18:20Et elle m'a dit « Mais Daniel,
18:23si vous accordez une interview à Paris Match,
18:27c'était encore Paris Match, hein ? »
18:28Paris Match, Roger Theron, bien sûr.
18:30Bien sûr.
18:30Mais celle-là est toujours, d'ailleurs, Paris Match.
18:32Non, mais c'est Match, maintenant.
18:33Oui, Paris Match.
18:35Oui.
18:35Alors, à Paris Match, elle me dit
18:37« Si vous accordez une interview en disant
18:39du bien de François Mitterrand,
18:40dans les 15 jours, vous avez une émission. »
18:43Et quand, moi, je peux en parler maintenant
18:45parce que tout le monde est parti dans l'autre monde,
18:48mais très franchement,
18:49le paralysé des deux jambes ne peut pas marcher.
18:52Moi, je ne pouvais pas faire ça.
18:53Moi, j'ai envie qu'on ait envie de me faire faire les choses
18:55parce que je suis un peu étudiante dans l'âme.
18:57Voilà.
18:58En tout cas, ce qui est intéressant,
18:59et c'est aussi d'actualité,
19:01c'est que la gauche a un rapport
19:02avec la télévision populaire
19:04qui est tout à fait particulier.
19:05Ce que vous avez payé, au fond,
19:07c'est de faire de la télé populaire.
19:09J'allais dire « franchouillarde ».
19:11« Franchouillarde ».
19:12Qui était perçue comme cela,
19:13mais de qualité.
19:14Et curieusement,
19:15la gauche aime donner des leçons.
19:18Et elle vous a remplacé par qui, à l'époque ?
19:19Par Anne Sinclair.
19:21Oui, qui a perdu les trois quarts des...
19:22Ça n'a d'ailleurs pas du tout marché.
19:23Mais il y a eu cette époque-là,
19:24de la même manière,
19:25où Polak, le soir,
19:26a remplacé Marietti et Gilbert Carpentier.
19:28Et la gauche aime donner des leçons.
19:31Et de la même manière,
19:3250 ans plus tard,
19:33Patrick Sébastien a été écarté.
19:35Tout ça, il y a des passerelles en cela.
19:36Il y a toujours un rapport
19:37au spectacle populaire
19:40qui est particulier.
19:4216h57,
19:42la pause, on revient.
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