00:00Oui, effectivement, nous avons la diminution des effectifs.
00:04Nous avions une classe unique qui allait de la protection au CM2.
00:09Et l'année dernière, il ne nous restait que 10 élèves.
00:11Bon, il vous reste, parce que l'école, c'était évidemment le cœur du village.
00:15Il reste quand même des commerces, il reste quand même bureau de poste dans votre village ou plus rien désormais ?
00:23Alors, il nous reste des commerces, mais la fermeture des écoles, c'est quand même une partie de la vie du village
00:29qui s'est pas. On aura pu les rires des enfants dans la cour de l'école et qui résonnent dans tout le village.
00:38Et puis, c'est aussi, d'un point de vue social, une grosse perte, puisque les parents se rassemblaient à la grille
00:44et donc échangeaient entre eux. Donc, c'était important aussi.
00:47Et comme vous le disiez, pour les commerces, c'est aussi important, puisqu'on dispose d'une petite épicerie.
00:52Et souvent, les parents, ils déposent leur soirée le matin et ils passent à l'épicerie derrière.
00:56Donc, ça fait vivre aussi le commerce local.
00:58– Et vous, Jean-Paul Carteret, votre école, vous l'avez toujours ou pas ?
01:02– Oui, bonjour. Oui, nous, on a un groupement pédagogique, un pôle éducatif en Haute-Saône
01:06qui accueille les enfants de 11 villages.
01:10– Un pôle éducatif, c'est en fait un regroupement, c'est ça, des enfants venus des villages avoisinants ?
01:16– Un groupement pédagogique concentré où tous les enfants de la maternelle au CM2
01:22sont regroupés au même endroit.
01:23– Ça fait combien d'enfants, alors, dans votre pôle éducatif ?
01:27– Pour vous donner une idée de l'évolution, il y a une trentaine d'années,
01:31six communes étaient concernées par ce regroupement.
01:35Pour une centaine d'élèves, aujourd'hui, 11 communes pour à peine 90.
01:40– C'est ça la solution, en fait, parce qu'avant, chacune avait son école, c'est ça ?
01:44Et aujourd'hui, on est obligé de se mettre à une dizaine pour la sauver ?
01:47– Pour la sauver ensemble, j'ai envie de dire, et je comprends et je partage les propos de ma collègue,
01:56c'est en fait le résultat d'un… On est dans un rouleau compresseur depuis trop longtemps.
02:00La métropolisation à outrance, la concentration des services fait qu'on perd tous la gendarmerie,
02:10on perd tous le médecin, les commerces, etc. Et on les perd où ils s'éloignent.
02:15Et ce qui fait qu'il y a moins de naissances, comme partout en France,
02:18mais c'est le résultat d'avoir voulu tout concentrer.
02:22– S'il y a certains endroits en ville, on ferme une classe, il reste toujours une école.
02:27Mais quand on arrive à la dernière classe, c'est très compliqué.
02:30C'est un sacré crève-cœur pour des mères qui se sont engagées
02:33pour offrir des conditions de scolarisation à leurs enfants.
02:36– Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires