- il y a 5 mois
Franck Tanguy reçoit Cyril Bennasar, Tarick Dali, Jacques Georges et Franck Martin.
Au programme des débats :
1) Ukraine : Paix ou reddition ?
2) Bloquons tout le 10 septembre ?
Au programme des débats :
1) Ukraine : Paix ou reddition ?
2) Bloquons tout le 10 septembre ?
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00:00:00Bonjour à tous, nouvelle émission de Tête à Clash, retour de vacances. J'espère que les
00:00:16vôtres furent bonnes, les nôtres pleines de réflexions et d'écritures. A ce propos,
00:00:22j'ai des invités qui ont écrit, j'ai deux livres devant moi. Le premier s'appelle Cyril Benazard.
00:00:27Bonjour Cyril. Et alors Cyril, vous avez écrit un roman qui s'appelle La Franchie.
00:00:31Oui, on n'a pas beaucoup de temps si j'ai quelques secondes. Je vais me contenter de citer Renaud Camus
00:00:38qui m'a fait une préface, qui a eu la gentillesse de me faire une préface avec des adjectifs extrêmement
00:00:42élogieux. Je les ai retenus par cœur évidemment. Il parle d'un excellent roman enlevé, vif, drôle,
00:00:48sexy. Ok. Parfaitement. Excellent. Je me retiendrai de lire la quatrième mais j'ai jubilé à lire la
00:00:56quatrième de Couve. Ok, bienvenue Cyril. Tariq Dali, bonjour. Bonjour. Vous n'avez rien écrit
00:01:02pendant les vacances vous ? Non, pas pendant les vacances. Ok, alors taisez-vous. A bientôt.
00:01:07A tout à l'heure. Jacques-Georges, bonjour. Bonjour à tous. Vous n'avez rien écrit non plus ? Non,
00:01:13j'ai rien écrit mais ça va venir. C'est vrai. Parce que j'en ai déjà publié deux. Ça bouillonne ? Même
00:01:19trois à vrai dire. Mais le quatrième est dans ma tête déjà un peu. Ça viendra
00:01:24avec le temps. Oui, excellent. Excellent. Merci. Franck Martini, vous êtes le quatrième
00:01:30et vous avez vous aussi écrit un livre et publié un livre. Ce livre s'appelle
00:01:35Dépasser la démocratie libérale. Oui. Bon, jusque-là ça va. Mais ça nous a fait rire Tariq Dali
00:01:42et moi pour une république populaire. Qu'est-ce qui vous prend ?
00:01:47Bah, comment dire ? Dépasser la démocratie libérale, on voit qu'on a un système qui
00:01:55est usé jusqu'à la corde. Effectivement. Mais quand il s'agit de le dépasser, c'est
00:02:00pour aller où ? Donc l'idée c'est de réintroduire à la fois du peuple et de la démocratie.
00:02:06D'essayer de prendre ça à peu près au sérieux et de voir ce que ça pourrait donner
00:02:10en termes de points de fuite possibles. Ok. Voilà. Et donc il y aura une suite, elle,
00:02:16plus pragmatique, un peu plus... Voilà. Donc en fait, c'est le tome 1 d'une saga sur
00:02:22la réinvention de la démocratie ? Oui. C'est assez sérieusement, parce que c'est
00:02:26un sujet que l'on va aborder pendant l'émission. C'est pas la réinvention de la démocratie,
00:02:30parce qu'on n'est actuellement pas en démocratie. Les démocraties libérales, c'est ce qu'on appelait
00:02:33au 18ème les gouvernements représentatifs qui, à l'époque, ne prétendaient pas être des gouvernements
00:02:37démocratiques. D'accord. Donc il y a une confusion un peu entretenue sur les termes, en fait.
00:02:41D'accord. Ok. Alors je vois que là, on pourrait durer longtemps. On va quand même se retrouver
00:02:48pour commencer cette émission avec deux sujets. Le premier, c'est sur la rencontre Trump-Poutine
00:02:54en Alaska. J'ai envie de dire tout ça pour ça. Je l'ai appelé, moi, quand j'ai envoyé les sujets
00:02:59aux invités, paix ou réédition. Donc on va débattre de ça. Et le deuxième, c'était à l'origine
00:03:05un sujet uniquement sur le 10 septembre et sur Bloquons-Tout. Entre-temps, François
00:03:10Béroux a mis sa présence au gouvernement, enfin sa tête de gouvernement en balance avec
00:03:15un vote de confiance. On va voir de quelle manière ces deux événements peuvent se réunir
00:03:19et quelles conséquences ils peuvent avoir. Allez, on se retrouve dans quelques secondes
00:03:23pour approfondir tout ça. A tout de suite.
00:03:25Alors, il y a donc 15 jours, environ le 15 août, en Alaska,
00:03:53donc terre toute proche de la Russie, juste en face des droits de Béring, laissé par Trump et
00:04:00Poutine se sont rencontrés, suscitant beaucoup d'espoir pour une paix éventuelle, en tout cas
00:04:07tracer les voies d'une sortie. Manifestement, les voies de sortie ne sont pas faciles à trouver
00:04:13et l'espoir est retombé. Maintenant, ma question, c'est, est-ce que c'est une question pour rien ? Est-ce
00:04:19que c'est une réunion pour rien ? Ou est-ce qu'il y a des bonnes choses à en sortir ? Qu'est-ce qu'on a
00:04:25appris ? Voilà, c'est toutes ces questions que je vais vous poser. J'en ai en fait listé une vingtaine
00:04:29que je vais poser aux invités. Le premier qui se lance, c'est Tariq. Tariq, alors, pour rien ou pas ?
00:04:34Je ne sais pas. C'est-à-dire qu'il n'y en a manifestement qu'un seul qui souhaite vraiment
00:04:41la paix. Il s'appelle Donald Trump. Le problème, c'est que tous les autres n'en veulent pas.
00:04:46Donc, c'est la rédition va remplacer la volonté de paix, si on continue comme ça.
00:04:52La rédition de l'Ukraine ?
00:04:54Évidemment, parce que moi, je veux bien tout ce qu'on veut. Je veux bien qu'on continue à faire
00:04:58tuer des Ukrainiens par milliers, par dizaines de milliers, et des Russes aussi. Mais je ne vois
00:05:04pas comment l'Ukraine peut faire autrement que de se rendre si elle refuse la paix.
00:05:10C'est-à-dire que Poutine continue tous les jours. Il continue à bombarder. Il continue
00:05:14à tuer. Il continue à occuper des territoires. Donc, il n'y en a qu'un seul qui veut arrêter
00:05:20la guerre. Il s'appelle Donald Trump. Tous les autres à commencer...
00:05:24Mais le veut-tu vraiment ? Pardon, parce que...
00:05:26Bien entendu, mais bien entendu.
00:05:27Première puissance au monde qui n'est pas capable d'imposer sa volonté.
00:05:33Il n'est pas à sa volonté.
00:05:34Il peut se poser la question, non ?
00:05:35Excusez-moi, mais enfin, il a fait ce qu'il a pu. Mais lorsque vous avez tous les dirigeants
00:05:41de l'Union européenne, à deux ou trois exceptions près, qui appuient sur le frein, qui ne veulent
00:05:47pas l'entendre parler. Lorsque vous avez...
00:05:50Alors attendez, comment on impose la paix ?
00:05:53Deux pays neutres. Lorsque vous avez deux pays neutres qui n'ont jamais jugé bon d'être
00:05:56autrement que neutres, la Suède et la Finlande, lorsqu'ils avaient l'URSS à leur porte,
00:06:01et quand c'est la Russie, et bien tout de suite, on adhère à l'OTAN.
00:06:04Qu'est-ce que vous voulez ? Lorsque vous avez toutes ces forces centristes...
00:06:07C'est la faute de ces pays-là ?
00:06:08Mais bien entendu, à commencer par Macron. Macron, Madame von der Leyen et Madame
00:06:12Callas. Je ne voudrais pas déflorer mon coup de gueule dont je vais parler tout à l'heure.
00:06:17Mais voilà, lorsque vous avez... Trump, au bout d'un moment, il va dire débrouillez-vous
00:06:22tout seul, moi c'est fini, je n'allonge plus le pognon. C'est possiblement ce qui peut
00:06:26se passer. C'est-à-dire qu'un jour, il dit voilà...
00:06:28On le sent un peu venir.
00:06:29S'ils veulent se ruiner à faire tuer tout le monde, qu'ils le fassent, mais sans moi.
00:06:33Jacques-Georges.
00:06:34Moi, je voudrais dire une chose. Je pensais que Tariq, en général, Tariq,
00:06:37dit à peu près tout ce que... Exactement ce que je pense aussi.
00:06:40Mais là, il y a une nuance quand même.
00:06:42Moi, je pense que c'est...
00:06:43Juste une nuance entre deux.
00:06:44Cette réunion... Une nuance.
00:06:45Ah oui.
00:06:46Je pense quand même que cette réunion a été importante. Pourquoi ?
00:06:50Parce qu'elle a posé le problème dans sa vérité, pas cachée, mais enfin quand même,
00:06:58cachée des médias.
00:06:59À savoir que jamais le problème n'a été un problème entre l'Ukraine et la Russie.
00:07:05Le problème, c'est toujours, ça a déjà été depuis des dizaines d'années,
00:07:10une rivalité entre les USA et la Russie.
00:07:14Je pourrais développer, parce que j'ai fait des missions en Russie en 2000,
00:07:19au moment du passage, je peux vous dire que c'était déjà une colonie américaine.
00:07:22Attendez, la guerre est due au fait que l'Ukraine est une colonie américaine ?
00:07:27L'Ukraine n'est qu'un prétexte, c'est un lieu de bataille, c'est un champ de football,
00:07:32c'est un champ de football.
00:07:34En fait, le vrai problème, c'est celui de la volonté affirmée, structurelle des États-Unis,
00:07:41d'affaiblir, voire même de diviser la Russie.
00:07:43Tout le reste, c'est des conséquences.
00:07:45Et la Russie, comment dirais-je, l'Ukraine, c'est un champ de bataille parmi d'autres.
00:07:50D'ailleurs, ceci, c'est ce que je dis là, c'est pas du tout révolutionnaire ni nouveau.
00:07:57Rubio, le secrétaire d'État, lui-même, l'a dit lui-même, je peux reprendre,
00:08:04je pourrais vous retrouver le texte exactement, c'est un proxy war.
00:08:09C'est une guerre par l'intermédiaire d'autres.
00:08:12Absolument, c'est une guerre qui se trouvait en Ukraine,
00:08:15comme elle pourrait se dérouler en Géorgie ou n'importe où ailleurs.
00:08:19C'est quand même la Russie qui a invahi l'Ukraine,
00:08:21donc elle a choisi le champ de bataille, non ?
00:08:25Je répète, la guerre dure depuis 11 ans et pas depuis 3 ans, soyons sérieux.
00:08:29Oui, depuis l'invasion de la...
00:08:302014, ça fait 12 ans.
00:08:32Et même bien avant.
00:08:33Bien sûr, les Ukrainiens sont d'accord avec ça.
00:08:35Bien sûr, pour dire que la guerre date depuis l'invasion de la Crimée, en fait.
00:08:40Non, non, non, non.
00:08:41La guerre de 1991.
00:08:44Depuis qu'on a provoqué des émeutes à Maïda,
00:08:47c'est que les Américains ont destitué,
00:08:50ont fait partir un président légitimement élu
00:08:52pour le remplacer par un type qui s'alignait sur eux.
00:08:55C'est pour ça que M. Jacques...
00:08:57On va faire le tour parce que je sais...
00:09:01Alors, moi, je vais servir un petit peu d'agent provocateur.
00:09:05Jacques, le réalisateur, me dit...
00:09:07Jacques, le réalisateur, et Tariq, le réalisateur, me dit dans l'oreille,
00:09:11pas tous ensemble, s'il vous plaît.
00:09:13Alors, je vais jouer un petit peu l'agent provocateur.
00:09:17Certains disent qu'en réalité, la Russie est en train de perdre cette guerre.
00:09:23Et que c'est Poutine qui essaye de transformer une défaite sur le terrain
00:09:30en victoire géopolitique.
00:09:32Pourquoi certains disent que ce serait une défaite sur le terrain ?
00:09:35Parce qu'en réalité, il n'arrive pas à grignoter grand-chose.
00:09:38Il y a des forces énormes.
00:09:40Il n'arrive pas à grignoter grand-chose, mais l'Ukraine se fait grignoter.
00:09:43Je n'ai pas vu que l'Ukraine grignoter.
00:09:45Mais il y a un tel déséquilibre en termes de force et de population
00:09:48qu'on aurait pu s'attendre à un résultat plus rapide.
00:09:52Les milliards de dollars que nous déversons sur l'Ukraine et les armes, etc.
00:09:56Alors, ok.
00:09:58Allez, Cyril Biennazard.
00:10:00Moi, je dirais que j'ai plus qu'une...
00:10:01Ma réponse à l'agent provocateur...
00:10:03Votre réponse à l'agent provocateur ?
00:10:05L'agent provocateur ?
00:10:06Moi, je dirais d'abord qu'il y a plus qu'une nuance qui me sépare
00:10:08de mes deux camarades.
00:10:10Je ne suis pas du tout d'accord avec ce que je viens d'entendre.
00:10:12Effectivement, il y a une lutte d'influence mondiale
00:10:14entre les États-Unis et la Russie,
00:10:16qui date d'avant du temps de l'Union soviétique.
00:10:19Simplement, ça n'aurait pas pu se passer ailleurs qu'en Ukraine.
00:10:22Enfin, je veux dire, ça n'est pas par hasard que c'est l'Ukraine.
00:10:24Il y a quand même, à l'origine de ça,
00:10:26la volonté des Ukrainiens,
00:10:28affirmés, réaffirmés, et dans leur combativité
00:10:31et dans leur persistance dans la guerre,
00:10:34à vouloir rester un État souverain.
00:10:35Et le fait que ça a été jadis
00:10:39une partie de l'Empire soviétique
00:10:41ne change rien.
00:10:42Comme plein d'autres pays, d'ailleurs.
00:10:44On pourrait dire la même chose de la moitié de l'Europe,
00:10:45de la Pologne, des pays balques.
00:10:46Il faisait partie historiquement de l'Empire russe.
00:10:48Oui, de l'Empire russe.
00:10:49Et alors, qu'est-ce que ça change ?
00:10:51L'Algérie faisait partie de l'Empire colonial français.
00:10:53Est-ce pour cela qu'il faut absolument
00:10:55aller reconquérir et faire la guerre ?
00:10:57C'est un point intéressant.
00:10:59C'est en fait...
00:11:01Le 19e siècle, ce n'est pas le 9e.
00:11:03On laisse Céline...
00:11:03Oui, il y a quand même depuis le 20e siècle,
00:11:05notamment la deuxième partie,
00:11:06avec une notion qui est souvent oubliée
00:11:08dans nos débats ici,
00:11:09c'est la volonté des peuples,
00:11:12l'autodétermination,
00:11:14la volonté des peuples
00:11:15de décider quelle est leur souveraineté,
00:11:19et surtout,
00:11:20à quel modèle de société
00:11:22ils veulent appartenir,
00:11:24à lequel ils veulent rejoindre.
00:11:25Et il me semble que les Ukrainiens
00:11:26se tournent vers l'Ouest,
00:11:27se tournent vers l'Europe,
00:11:28et pas dans leur ancien département.
00:11:30Mais en réalité,
00:11:31en réalité,
00:11:32on ne peut pas dire que l'Ukraine.
00:11:34Ok.
00:11:35Alors, Franck Martini,
00:11:36peut-être en réaction
00:11:37à ce que vient de dire...
00:11:38En réaction,
00:11:39peut-être venir d'abord sur la question,
00:11:41puis en réaction.
00:11:42Alors, il est vrai que si,
00:11:44aujourd'hui,
00:11:44la paix intervenait dans trois mois,
00:11:46on pourrait considérer
00:11:46que la Russie a perdu.
00:11:47La Russie,
00:11:48on est parti quand même d'un point
00:11:50où l'Ukraine fait partie
00:11:51du monde russe.
00:11:52L'Ukraine est attachée économiquement,
00:11:55culturellement, linguistiquement
00:11:56à la Russie.
00:11:59Dix ans après,
00:12:00le monde russe se rétrécit.
00:12:02S'il reste que le Donbass,
00:12:04qui est récupéré par la Russie,
00:12:05et que derrière,
00:12:06on a une Ukraine totalement tournée
00:12:07vers l'Occident,
00:12:08éventuellement,
00:12:09qui rentre dans l'Union Européenne,
00:12:11dans la durée,
00:12:12c'est une défaite russe.
00:12:14Pour qu'il y ait une victoire,
00:12:15qu'on puisse dire
00:12:16qu'il y ait une victoire russe,
00:12:17ce ne serait même pas une victoire en soi,
00:12:18ce serait revenir en statut couranté.
00:12:20que l'Ukraine soit effectivement
00:12:24totalement neutralisée
00:12:25avec un régime favorable
00:12:29à Moscou
00:12:31et avec des gains territoriaux
00:12:33russes plus significatifs
00:12:35que ça.
00:12:36Donc,
00:12:36en l'état,
00:12:37s'il y a une paix,
00:12:38même si sur le simple événement
00:12:40de la guerre,
00:12:41on pourrait dire
00:12:41que c'est la Russie qui a gagné,
00:12:42dans le déroulé de l'histoire,
00:12:44on pourrait dire
00:12:44tout aussi bien
00:12:45que la Russie a perdu.
00:12:46Donc,
00:12:46je pense que ça,
00:12:47il y a un fond de vérité
00:12:49en disant que la Russie perd la guerre,
00:12:51c'est-à-dire qu'elle perd une guerre
00:12:52qu'elle gagne,
00:12:52en quelque sorte.
00:12:53Voilà.
00:12:53C'est intéressant,
00:12:54c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:12:56à ce jour,
00:12:57et c'était les termes apparemment
00:12:59de ce qui s'est négocié
00:13:00entre Donald Trump
00:13:01et Vladimir Poutine.
00:13:03Vous,
00:13:03vous avez compris
00:13:04ce qui s'est négocié ?
00:13:05Apparemment,
00:13:06ce qui s'est négocié,
00:13:06c'était que les quatre provinces
00:13:10russophones
00:13:11et dont la population,
00:13:14et d'ailleurs,
00:13:14on le voyait aux élections,
00:13:15aux élections législatives,
00:13:17présidentielles,
00:13:17en Ukraine,
00:13:19on voyait
00:13:20que c'était toujours
00:13:20les candidats pro-russes
00:13:21qui gagnaient
00:13:22dans ces régions-là.
00:13:24Donc,
00:13:24c'est une région russophone,
00:13:26c'est des régions russophones
00:13:28où il a été interdit
00:13:29d'apprendre le russe,
00:13:29où il a été interdit
00:13:30de parler le russe,
00:13:32et donc,
00:13:32ces régions-là,
00:13:33on reviendrait à la Russie.
00:13:34Mais effectivement,
00:13:34on ne reviendrait pas
00:13:35à l'Ukraine russe
00:13:36de toujours.
00:13:37Oui,
00:13:38donc,
00:13:38ça recule.
00:13:39C'est quand même
00:13:39la volonté initiale du russe
00:13:41pour faire main basse
00:13:42sur l'Ukraine.
00:13:43Je ne sais pas,
00:13:43pour réagir.
00:13:45Pardon,
00:13:45il faut s'oublier
00:13:46de l'événement.
00:13:47C'est vous qui le dites.
00:13:48Ils ont sauté sur Kiev.
00:13:50Ils ont sauté,
00:13:51c'est ça.
00:13:51Ils sont allés sur Kiev
00:13:52pour renverser le gouvernement.
00:13:54Oui,
00:13:54bien sûr.
00:13:55Oui,
00:13:55parce qu'il avait
00:13:55un gouvernement hostile
00:13:56qui a interdit
00:13:57l'enseignement du russe,
00:13:58qui a interdit
00:13:59l'usage du russe.
00:14:01Un des mobiles essentiels,
00:14:02c'est la volonté
00:14:04de la protection
00:14:05des populations russes.
00:14:06Jacques,
00:14:07une seconde.
00:14:08Franck Martini termine.
00:14:09Qu'est-ce que c'est
00:14:10l'Ukraine ?
00:14:11Ça date de France.
00:14:12Ah bon,
00:14:12il termine et Jacques,
00:14:13je vous donne la parole.
00:14:14Pour réagir
00:14:16à ce que veulent
00:14:17les Ukrainiens,
00:14:17on n'en sait rien du tout.
00:14:18Il aurait fallu
00:14:19organiser des référendums
00:14:20à peu près correctement
00:14:21tenus dans chacun
00:14:23des oblastes
00:14:23pour voir comment
00:14:24ils se positionnent.
00:14:24On n'en sait rien.
00:14:26Maïdan...
00:14:26Vous reconnaissez
00:14:27que c'est impossible
00:14:28actuellement
00:14:28d'organiser la moindre élection
00:14:30et les référendums.
00:14:31On ne l'a jamais voulu.
00:14:33Le Maïdan...
00:14:37Est-ce que c'est
00:14:37la volonté
00:14:38du peuple ukrainien ?
00:14:39Absolument pas.
00:14:39Non,
00:14:39mais le peuple ukrainien,
00:14:41c'est exactement ce que j'ai dit
00:14:42tout à l'heure.
00:14:42Donc on n'en sait rien.
00:14:44Si on le sait,
00:14:44parce qu'il y a des élections
00:14:45qui sont organisées.
00:14:47Les élections qui ont été organisées,
00:14:49on a M. Zelensky
00:14:49qui s'est fait élire
00:14:50sur un programme de paix,
00:14:51de réconciliation
00:14:52entre la partie ukrainienne-ukrainienne
00:14:54et la partie ukrainienne-russe.
00:14:56On n'en sait rien du tout.
00:14:58Si je pense
00:15:00que les russophones
00:15:01avaient vu
00:15:01le programme effectif
00:15:02appliqué par M. Zelensky,
00:15:04peut-être que ce dernier
00:15:04n'aurait pas été élu.
00:15:06Donc,
00:15:06personne ne peut dire
00:15:07aujourd'hui
00:15:08quelle est la volonté
00:15:09du peuple ukrainien
00:15:10si tant est
00:15:11qu'il existe
00:15:11un peuple ukrainien homogène.
00:15:12Parce que si on lève
00:15:13les hongrois,
00:15:14si on lève les polonais,
00:15:15si on lève les russes,
00:15:17je ne sais pas
00:15:18qui est-ce qui est ukrainien
00:15:20et qui n'est pas ukrainien
00:15:21dans cette histoire.
00:15:21Mais alors,
00:15:22cette remarque-là,
00:15:23elle est valable
00:15:23pour énormément de peuples
00:15:25en Europe centrale
00:15:26et même dans le reste du monde.
00:15:27On a quand même
00:15:28une petite...
00:15:28Et peut-être même
00:15:29de la France
00:15:30il y a 300 ans.
00:15:31Oui.
00:15:31Ah bah absolument.
00:15:33Si les russes étaient...
00:15:34Si les ukrainiens
00:15:34étaient nostalgiques
00:15:35du modèle russe,
00:15:36ils auraient accueilli
00:15:37l'armée russe
00:15:37en libérateur.
00:15:38Ce n'est pas du tout
00:15:39ce qui arrive
00:15:39dans une bonne partie
00:15:40du Donbass.
00:15:40C'est ce qui s'est passé
00:15:42à Mariupol.
00:15:44On peut isoler
00:15:46ces oblastes
00:15:47et en discuter à part
00:15:47mais pour le reste
00:15:48de l'Ukraine,
00:15:48il me semble
00:15:49que ça fait pas grand-midi.
00:15:51Non,
00:15:51ce n'est pas ce qu'a essayé
00:15:52de faire la Russie
00:15:53au début.
00:15:54Ils ont sauté
00:15:55sur Kiev
00:15:57pour...
00:15:58C'est exactement
00:15:59ce à quoi je pense.
00:16:00Ils ont sauté
00:16:01sur Kiev
00:16:01pour renverser
00:16:03le gouvernement.
00:16:04Ce n'était pas juste
00:16:05grignoter des territoires
00:16:06et reprendre...
00:16:07Jacques-Georges.
00:16:08Jacques-Georges.
00:16:09On parle de l'Ukraine.
00:16:10On fait d'abord
00:16:11d'avoir distingué
00:16:11entre l'Ukraine ukrainienne
00:16:13et l'Ukraine russe.
00:16:14C'est une circonscription
00:16:16administrative au départ.
00:16:17En 1991,
00:16:19ça s'est fait
00:16:20dans n'importe comment.
00:16:20Qu'est-ce qui est
00:16:20une circonscription
00:16:21administrative ?
00:16:23La manière
00:16:23dont l'Union soviétique
00:16:26a disparu
00:16:27a été divisée
00:16:28en états
00:16:28est un peu administrative.
00:16:30Est un peu,
00:16:31disons,
00:16:32n'a pas été réfléchi,
00:16:34n'a pas été...
00:16:35Ça s'est fait
00:16:35dans la précipitation.
00:16:37Il faut voir
00:16:37l'état
00:16:37dans lequel était
00:16:38la Russie
00:16:38à ce moment-là.
00:16:39Enfin,
00:16:39l'URSS à ce moment-là.
00:16:41Moi, je vous dis,
00:16:41j'ai fait une mission
00:16:42de quelques mois
00:16:42en Russie
00:16:43à ce moment-là,
00:16:45juste au moment
00:16:45du passage.
00:16:46Je peux vous dire
00:16:47que c'était épouvantable.
00:16:48C'était la fin du monde.
00:16:51Il y avait des petites vieilles
00:16:51qui vendaient
00:16:53deux citrons
00:16:54pour ne pas mourir
00:16:55à la fin de la journée.
00:16:57Mais bon,
00:16:58donc,
00:16:59ça,
00:16:59c'est l'Ukraine
00:17:01qui a pris
00:17:01son indépendance.
00:17:03C'était une Ukraine
00:17:04qui comprenait
00:17:05une partie ukrainienne
00:17:06qui,
00:17:07effectivement,
00:17:07avait des raisons
00:17:08de se sentir
00:17:09à l'ouest.
00:17:10Et puis,
00:17:10une autre partie
00:17:12qui est en train
00:17:13de se rattacher.
00:17:15Attendez,
00:17:15vous êtes en train
00:17:15de dire que c'est
00:17:16une reconfiguration
00:17:17qui a lieu
00:17:18et qui va avoir lieu
00:17:19dans d'autres pays,
00:17:20c'est ça ?
00:17:21Absolument,
00:17:21absolument.
00:17:21Le risque existe.
00:17:22Et je dirais
00:17:23que l'Urussie
00:17:23ne fait que rétablir
00:17:26ce qui aurait dû
00:17:26être réfléchi
00:17:27au point de départ.
00:17:28C'est tout.
00:17:28Non, mais je reviens
00:17:28tout à l'heure.
00:17:29Je reviens à ce que
00:17:29je voulais dire tout à l'heure.
00:17:31On sait,
00:17:32puisque vous avez vu
00:17:33successivement,
00:17:34vous avez eu
00:17:34des présidents pro-russes
00:17:35et des présidents
00:17:36pro-européens
00:17:37en Ukraine
00:17:38et tout ça.
00:17:38Pourquoi ?
00:17:39Parce qu'au fur et à mesure
00:17:41des élections,
00:17:41on voyait comment voter
00:17:43les différentes régions
00:17:44et on voyait bien
00:17:45qu'à l'Est,
00:17:45c'était systématiquement
00:17:46les candidats pro-russes
00:17:47qui gagnaient.
00:17:48Donc, on a une petite idée
00:17:49quand même
00:17:49qui veut rejoindre la Russie.
00:17:52Les oblastes...
00:17:53Il ne faut pas oublier
00:17:54qu'en 80 ans
00:17:55qu'on voit un référendum...
00:17:55Les oblastes
00:17:56que qu'on voit de Président à l'Est,
00:17:57voilà,
00:17:58ils sont russes.
00:17:59En 91,
00:18:00il y a eu un référendum
00:18:02en Crimée,
00:18:03organisé par la Crimée elle-même
00:18:05pour rejoindre
00:18:07la fédération de Russie
00:18:08et ce référendum,
00:18:09c'était un oui,
00:18:10extrêmement massif.
00:18:11Il a été refusé
00:18:12par l'État ukrainien
00:18:13naissant sur des prétextes
00:18:16constitutionnels,
00:18:17mais on voyait bien
00:18:18qu'il y avait une volonté
00:18:19de toute façon
00:18:19au moins d'une partie
00:18:20de l'Ukraine
00:18:20de dire,
00:18:22nous,
00:18:22notre destin politique,
00:18:25culturel,
00:18:25historique,
00:18:26c'est la Russie,
00:18:26c'est pas l'Ukraine.
00:18:28Ok.
00:18:29Quand bien même
00:18:30ce serait le cas,
00:18:31le fait de franchir le cas.
00:18:32Non, non,
00:18:33on peut franchement en douter
00:18:35parce que les élections
00:18:35qui sont organisées
00:18:36dans ces régions-là,
00:18:37on a des tas d'images
00:18:38de bourrage d'urne,
00:18:39de fraude massive
00:18:42et éhontée.
00:18:42Mais même quand la Crimée
00:18:44est redevenue
00:18:44du centre 2014,
00:18:46il n'y a pas un coup de feu
00:18:46qui a été tiré,
00:18:47ça ne s'est fait
00:18:48quasiment naturellement.
00:18:49C'est un point important,
00:18:50la tenue d'élection,
00:18:51le contrôle,
00:18:52le doute plané.
00:18:53Mais quand bien même
00:18:54la Russie aurait une légitimité
00:18:55à revendiquer ces oblastes,
00:18:56ça n'est pas en franchissant
00:18:58une frontière avec des chars
00:18:59que ça peut se faire.
00:19:00Et je pense que
00:19:00c'est ça qui doit être
00:19:01intolérable pour le monde entier.
00:19:04C'est qu'il y a
00:19:04un droit international.
00:19:05Ça faisait huit ans
00:19:08que l'Ukraine
00:19:09passait son temps
00:19:10à attaquer,
00:19:10à bombarder la Russie.
00:19:12Je trouve la Russie
00:19:13extrêmement patiente.
00:19:15Regardez les bases
00:19:16de l'OTAN.
00:19:17Regardez ce qui s'est passé
00:19:18entre 1991 et 2014.
00:19:20Et au-delà, évidemment.
00:19:22Regardez ce qui...
00:19:22Ça suffit.
00:19:23Allez-y.
00:19:23La Russie a été encerclée
00:19:29de façon réfléchie,
00:19:30de façon structurelle,
00:19:33de façon définitive.
00:19:35La Russie a été encerclée
00:19:36en vue d'être divisée,
00:19:38affaiblie et divisée
00:19:39et exploitée.
00:19:41Voilà.
00:19:41C'était ça l'idée.
00:19:42Et tout le reste
00:19:43n'est que des conséquences.
00:19:43On nous a même quasiment
00:19:44expliqué que la Russie
00:19:45voulait la guerre
00:19:46parce qu'elle avait placé
00:19:47son pays à côté
00:19:47des bases de l'OTAN.
00:19:49En gros, c'est...
00:19:49Pardon, ça c'est une blague.
00:19:52Mais dans une plaisanterie,
00:19:54il y a toujours un peu
00:19:55de plaisanterie quand même.
00:19:56Il y a quand même
00:19:56un truc qui explique...
00:19:57C'est ce que vous venez de dire,
00:19:58c'est ce que vous avez dit
00:19:59précédemment sur l'état
00:20:00déplorable de la Russie
00:20:01à une époque
00:20:02avec ces vieilles dames
00:20:03qui vendaient leur citron.
00:20:03C'est-à-dire qu'il y a
00:20:04un modèle qui a totalement échoué
00:20:06économiquement, démocratiquement
00:20:08dans tous les domaines.
00:20:09Et il y a des pays satellites,
00:20:11des pays frères,
00:20:11qu'on appelait frères,
00:20:12des démocraties populaires,
00:20:13quand on se souvient de ce terme,
00:20:15c'est assez hallucinant,
00:20:16qui ont décidé eux-mêmes
00:20:18de changer de modèle,
00:20:19de se tourner vers l'Occident,
00:20:21vers l'Europe,
00:20:22vers le monde libre.
00:20:23Et le fait qu'ils aient
00:20:24accueilli des bases de l'OTAN,
00:20:26c'est leur droit le plus strict.
00:20:27Et c'est leur volonté aussi
00:20:29d'être protégés.
00:20:30Certains ne peuvent pas être pris.
00:20:31C'est une garantie de survie pour eux.
00:20:32Ce n'est pas une garantie de survie.
00:20:34Une garantie de survie pour quoi ?
00:20:35Parce que l'ours
00:20:36veut revenir les manger.
00:20:38Enfin, il faut rester...
00:20:39Et c'est ça la peur ?
00:20:39C'est probablement pas la vraie peur.
00:20:42De toute façon,
00:20:43s'ils voulaient des garanties de sécurité,
00:20:44elles pouvaient très bien se discuter,
00:20:46ces garanties de sécurité,
00:20:47sans forcément adhérer à l'OTAN.
00:20:49Pardon, je ne sais pas
00:20:49quelle est votre connaissance
00:20:50des pays de l'Est,
00:20:51mais il y a dans les pays de l'Est,
00:20:55dans les habitants
00:20:55qui ont 40, 50 ans,
00:20:57c'est-à-dire qui ont grandi
00:20:58sous le régime communiste,
00:21:01il y a une vraie peur
00:21:01que ça revienne.
00:21:03Mais bien entendu.
00:21:04Mais pas en Hongrie, par exemple.
00:21:05Mais pas en Hongrie.
00:21:06Mais en Hongrie.
00:21:07Mais pourtant,
00:21:07la Hongrie...
00:21:08A commencé par la Hongrie.
00:21:09Non, la Hongrie...
00:21:10A commencé par la Hongrie et la Pologne.
00:21:11Non, la Hongrie, la Pologne,
00:21:13la Tchécoslovaquie,
00:21:13on a souffert, nous sommes tous d'accord.
00:21:15Ils ont été capables de se battre
00:21:16contre les troupes soviétiques.
00:21:17C'est vrai.
00:21:18Et aujourd'hui, paradoxalement,
00:21:20c'est un faux paradoxe d'ailleurs.
00:21:22Aujourd'hui, justement,
00:21:24la position de la Hongrie est originale
00:21:26et à mon avis d'avenir.
00:21:27Et c'est la seule pour moi
00:21:28qui personnellement...
00:21:29C'est vrai, mais c'est un faux paradoxe
00:21:31parce que les Hongrois
00:21:32ne confondent pas Russie
00:21:32et Union soviétique.
00:21:33Et là, je trouve qu'il y a
00:21:34beaucoup qui confondent les Hongrois.
00:21:35Les Hongrois,
00:21:36il y a aussi des raisons idéologiques
00:21:37qui se méfient de l'Europe,
00:21:38qui accueillent des migrants,
00:21:39qui mettent des LGBT...
00:21:41Oui, mais les Hongrois
00:21:43n'ont pas peur de la Russie
00:21:44en règle générale.
00:21:45Parce qu'ils ont une nostalgie
00:21:46qui se méfient.
00:21:46Mais ils se révoluent contre ça
00:21:48et ils ne confondent pas Russie
00:21:49et non-soviétés.
00:21:50Non, mais ils n'ont pas du tout.
00:21:51Et quand on nous vence cette idée...
00:21:53Attendez, là,
00:21:53vous parlez tous ensemble.
00:21:54Rappelez-vous
00:21:55que c'est une émission
00:21:57où il faut que les gens entendent
00:21:58parce qu'autrement,
00:21:59on ferme l'antenne
00:21:59et on boit un coup chacun
00:22:01et on fait un truc comme à la maison.
00:22:02Oui, mais il ne faut pas choisir
00:22:03ce sujet-là à ce moment-là.
00:22:05Oui, c'est ça.
00:22:06J'adore, effectivement,
00:22:07c'est de ma faute.
00:22:08Alors, on va prendre...
00:22:09Comment ?
00:22:09On va prendre trois minutes en plus.
00:22:11Non, Cyril.
00:22:12On va avancer.
00:22:14Sur Trump.
00:22:16Vous savez le surnom que Trump a.
00:22:18Taco.
00:22:19Trump always chicken out.
00:22:21Autrement dit,
00:22:21Trump, la poule mouillée,
00:22:24celui qui parle et qui ne fait pas.
00:22:26Là, dernièrement,
00:22:27Trump a dit
00:22:27le seul moyen de faire avancer le sujet,
00:22:30c'est d'imposer
00:22:30des sanctions économiques
00:22:32beaucoup plus fortes à la Russie.
00:22:34Est-ce que vous pensez
00:22:35que ça va se faire,
00:22:37premièrement,
00:22:38et que c'est un levier
00:22:39qui va faire avancer
00:22:40Poutine vers la paix ?
00:22:41Ça ne va pas se faire
00:22:42et ce n'est absolument pas
00:22:44un levier.
00:22:45De toute façon,
00:22:46Trump, il devra composer
00:22:47avec le fait que
00:22:48la structure de la situation
00:22:51va empêcher littéralement
00:22:53de trouver un accord de paix,
00:22:55ne serait-ce que pour des raisons
00:22:56intra-ukrainiennes,
00:22:57pour des raisons intra-russes
00:22:59et pour des raisons intra-européennes.
00:23:00Ça commence à faire beaucoup.
00:23:02Donc, ensuite,
00:23:03il pourra s'amuser
00:23:04à jeter de la poudre
00:23:06de perlimpampin
00:23:07et à faire des sanctions.
00:23:08De toute façon,
00:23:08le commerce entre la Russie
00:23:09et les Etats-Unis,
00:23:11ce n'est quand même pas déterminant.
00:23:12Ce n'est pas ça.
00:23:13Les sanctions ne sont pas
00:23:14sur le commerce entre les deux.
00:23:16Et sur les sanctions secondaires
00:23:17au regard des clients
00:23:18de la Russie
00:23:19en termes de pétrole,
00:23:20il est déjà en train
00:23:21de discuter avec M. Modi,
00:23:23mais ça n'a pas besoin
00:23:25d'attendre
00:23:25ce qui va se passer
00:23:27dans les prochaines négociations.
00:23:28Je pense que ça va passer.
00:23:29Non, négociations.
00:23:29Je fais un petit tour de table.
00:23:31Jacques-Georges, sur...
00:23:32Je pense que les bases
00:23:33sont établies
00:23:34entre Trump et Poutine
00:23:36et je pense que c'est
00:23:37sur une base
00:23:38de révolution conservatrice
00:23:40qui est très puissante,
00:23:41qui, personnellement,
00:23:42me dit beaucoup,
00:23:43pour laquelle j'ai
00:23:44une puissante sympathie
00:23:46de long terme
00:23:46et de principe.
00:23:48Bon, ceci étant dit,
00:23:48maintenant,
00:23:49ça ne suffit pas
00:23:50à faire un miracle.
00:23:51Mais je pense quand même
00:23:52qu'à long terme,
00:23:53les bases sont bonnes.
00:23:54Je pense qu'il y a une volonté
00:23:55de...
00:23:56Quand même,
00:23:56Trump a une volonté
00:23:57de paix
00:23:58et ça, c'est toute
00:23:59sa noblesse
00:24:00et je pense que ça va aboutir,
00:24:02quelles que soient
00:24:02les réticences,
00:24:04qu'est-ce que soit
00:24:04le bellicisme déplorable
00:24:07et les masochistes
00:24:09des Européens.
00:24:10Donc, c'est sur l'impulsion
00:24:11de Trump.
00:24:11Vous pensez que
00:24:12Trump est un peacemaker,
00:24:14on va dire.
00:24:15Absolument.
00:24:15Oui.
00:24:16OK.
00:24:17Je ne crois pas
00:24:17qu'il vienne à le pouvoir, là.
00:24:19La question, c'est
00:24:20est-ce qu'il en est capable ?
00:24:21Il essaie.
00:24:21Je suis complètement d'accord
00:24:23avec ce que vient de...
00:24:23Sur les sanctions économiques,
00:24:24vous voulez...
00:24:25Non, il n'y aura pas
00:24:25de sanctions économiques.
00:24:27Donald Trump essaie
00:24:28de travailler
00:24:29avec la Russie.
00:24:31On a perdu 35 ans
00:24:32parce qu'en 1990,
00:24:34lorsque la guerre froide
00:24:34s'est terminée,
00:24:36Ronald Reagan
00:24:36puis George Bush
00:24:37étaient prêts
00:24:38à négocier
00:24:39avec Yeltsin
00:24:40puis Poutine.
00:24:42Derrière sont arrivés
00:24:43les démocrates
00:24:44qui sont repartis
00:24:45sur la doctrine Brzezinski.
00:24:47Il faut que la Russie
00:24:48soit divisée,
00:24:49il faut que la Russie
00:24:49soit un ennemi.
00:24:50Donc, Trump essaie
00:24:51de revenir 35 ans en arrière.
00:24:52J'espère...
00:24:53On a perdu 35 ans,
00:24:54je ne sais pas si on va y aller.
00:24:55Bravo Tariq.
00:24:56Cyril Benazard.
00:24:57Moi, je pense
00:24:59que les sanctions
00:24:59peuvent être accentuées
00:25:00et peuvent avoir un effet.
00:25:02Je crois que
00:25:03Trump a tellement la main
00:25:04sur le monde entier,
00:25:05notamment avec le levier
00:25:06des tarifs douaniers.
00:25:07Les tarifs douaniers
00:25:08appliqués à l'Inde
00:25:09sont passés de 25 à 50%.
00:25:11C'est ça.
00:25:11On peut se demander
00:25:12si dans...
00:25:12C'est catastrophique
00:25:13économiquement pour l'Inde.
00:25:14Dans la négociation,
00:25:15il n'y avait pas le fait
00:25:16que l'Inde achète
00:25:16le pétrole russe
00:25:17pour les auditionnés.
00:25:19Donc, ça peut marcher.
00:25:21Moi, je pense que
00:25:21Trump peut perdre patience
00:25:23et puis finir par comprendre
00:25:24qui ne veut pas faire
00:25:25la paix dans cette histoire
00:25:27et puis durcir le ton
00:25:29et que ça peut marcher.
00:25:30Mais personne ne veut
00:25:30faire la paix.
00:25:31Tu sais...
00:25:32On en a fini.
00:25:34Messieurs, j'ai...
00:25:35L'Amérique va très mal.
00:25:36Il ne faut pas oublier ça aussi.
00:25:38Très, très mal.
00:25:38Ok.
00:25:40C'est un autre débat.
00:25:42Oui.
00:25:43Mais ça n'est pas sans conséquence
00:25:45sur, effectivement...
00:25:45Sans garder les chiffres...
00:25:46... sa capacité d'action.
00:25:48C'est pas évident.
00:25:49Allez.
00:25:49Messieurs, merci.
00:25:51On se retrouve dans quelques secondes
00:25:52pour le deuxième sujet.
00:25:53A tout de suite.
00:25:53Sous-titrage Société Radio-Canada
00:26:08Allez, rebonjour.
00:26:10Sujet numéro 2.
00:26:12Alors, François Bayrouf
00:26:13a demandé un vote de confiance
00:26:15à l'Assemblée Nationale
00:26:178 septembre.
00:26:19Ça risque de provoquer sa chute
00:26:21et donc l'arrivée
00:26:21d'un nouveau gouvernement.
00:26:23Parallèlement à ça,
00:26:24il se développe sur Internet
00:26:25et semble-t-il,
00:26:27de manière un peu plus concrète,
00:26:29un mouvement qui s'appelle
00:26:30Bloquons-Tout
00:26:31et qui, lui, appelle
00:26:33à bloquer la France
00:26:35le 10 septembre.
00:26:36C'est-à-dire,
00:26:37deux jours après,
00:26:37le vote de confiance
00:26:38sans doute funeste
00:26:40pour Bayrouf.
00:26:42La question, c'est...
00:26:44Alors, j'en ai plein,
00:26:45encore une fois,
00:26:45mais est-ce qu'il y a
00:26:46un agrégat
00:26:47des mécontentements,
00:26:48ceux de l'Assemblée Nationale
00:26:50et les mécontentements populaires
00:26:53qui s'expriment
00:26:53de quantité de manières ?
00:26:56Est-ce que ça va aboutir
00:26:57à quelque chose,
00:26:57cette histoire ?
00:26:58Ou est-ce que ça va faire
00:26:59pchit,
00:27:00à la fois parce que Bayrouf
00:27:01va être remplacé
00:27:03par un autre
00:27:04qui va lui ressembler
00:27:05redoutablement ?
00:27:06Et parce que
00:27:07le mouvement Bloquons-Tout
00:27:09va devenir une sorte
00:27:10de gilet jaune
00:27:11sans suite, quoi.
00:27:14Cyril ?
00:27:14Moi, j'ai peur
00:27:15que vous ayez raison.
00:27:16C'est-à-dire que ça devienne
00:27:17une forme d'une sorte
00:27:18de gilet jaune
00:27:18sans suite.
00:27:19Et je pense qu'on devrait
00:27:20tirer les leçons
00:27:21du passé récent
00:27:22et voir que
00:27:23les gilets jaunes,
00:27:24comme beaucoup de journées
00:27:25de blocage,
00:27:25jours de colère,
00:27:26il y a eu beaucoup
00:27:27de mouvements initiés
00:27:29comme ça.
00:27:29Ça commence par
00:27:30Nicolas qui paie,
00:27:32c'est-à-dire le contribuable
00:27:33qui se demande
00:27:33où va l'argent,
00:27:34c'était Jacqueline Moureau,
00:27:35je crois,
00:27:36oui,
00:27:36qui avait assez ça.
00:27:37Et puis ça finit
00:27:38par Free Palestine,
00:27:40quoi.
00:27:40Ça finit par être récupéré
00:27:42par l'extrême-gauche,
00:27:43par Mélenchon.
00:27:44Ça, c'est la deuxième phase.
00:27:45Et puis la troisième phase...
00:27:46Et ça, vous pensez
00:27:46que c'est un tulle...
00:27:48C'est à redouter.
00:27:49La troisième phase,
00:27:50c'est les pillages
00:27:50et les saccages,
00:27:51c'est-à-dire que c'est
00:27:51la racaille qui vient
00:27:52faire ses courses
00:27:53en cassant des vitrines.
00:27:54Ça va être inévitablement ça,
00:27:55je le crains.
00:27:56Et moi, je pense que
00:27:57la rue
00:27:58est le territoire
00:28:01de l'extrême-gauche.
00:28:02Maintenant, c'est devenu ça,
00:28:03c'est-à-dire que
00:28:04la France profonde,
00:28:05la France qui contribue,
00:28:06qui est honnête,
00:28:06qui ne la ramène pas,
00:28:08son terrain,
00:28:09c'est les urnes.
00:28:09C'est dans les urnes
00:28:10que la révolution
00:28:11doit se faire.
00:28:12Ça n'est pas dans les rues
00:28:13parce que c'est toujours
00:28:14récupéré.
00:28:15Ça laisse toujours
00:28:16une mauvaise image
00:28:17des mouvements
00:28:18qui l'ont initié
00:28:18parce que les gens
00:28:20qui, dans leur télé,
00:28:21voient Paris à feu
00:28:22et à sang
00:28:22finissent par voter
00:28:23pour le parti de l'ordre,
00:28:24en l'occurrence,
00:28:25le parti au pouvoir,
00:28:26c'est-à-dire Macron,
00:28:27et c'est tout ce qu'on aura.
00:28:28Donc moi,
00:28:28je ne ferai pas partie
00:28:29de cette manif-traine-savate
00:28:30et razia à la fin.
00:28:33Et pourtant,
00:28:34vous êtes comme d'autres,
00:28:36plutôt mécontent
00:28:37de ce qui se passe
00:28:38en France actuellement
00:28:39et sensible
00:28:41à un certain nombre
00:28:41de causes,
00:28:42la fiscalité,
00:28:45la représentativité démocratique.
00:28:48Oui, alors,
00:28:48je suis sensible
00:28:49à un certain nombre
00:28:50de causes
00:28:50avec une cause
00:28:51qui les dépasse toutes,
00:28:52pour moi,
00:28:52c'est le grand remplacement.
00:28:53C'est l'invasion migratoire.
00:28:54Tout le reste,
00:28:55je dois dire
00:28:56que la retraite,
00:28:58le pouvoir d'achat,
00:29:00je m'en fous un peu,
00:29:00c'est totalement secondaire.
00:29:02C'est l'avenir
00:29:02de notre civilisation française
00:29:04qui m'inquiète beaucoup.
00:29:05Et je trouve
00:29:06qu'il n'y a pas beaucoup
00:29:06de révoltes,
00:29:08de mouvements populaires
00:29:09de cette ampleur
00:29:10pour cette cause
00:29:10qui est existentielle
00:29:12et qu'il y en a beaucoup
00:29:13pour un peu plus de retraite,
00:29:15un peu plus de remboursement santé.
00:29:16Bravo,
00:29:17Jacques-Georges.
00:29:18Franchement,
00:29:18100% d'accord,
00:29:19101% même.
00:29:21Bon,
00:29:22moi,
00:29:22je voudrais simplement
00:29:23lister les revendications.
00:29:25Oui.
00:29:25Ça serait triste.
00:29:28Enfin,
00:29:28ça serait drôle
00:29:29si ce n'était pas tragique.
00:29:31Retrait total du plan Bérou.
00:29:34Maintien des jours fériés.
00:29:36Rejet du gel prévu
00:29:37des pensions
00:29:38et prestations sociales.
00:29:39Arrêt des suppressions
00:29:40de postes dans la fonction publique.
00:29:42Hausse des salaires
00:29:42et des retraites.
00:29:44Réinvestissement massif
00:29:45dans les services publics.
00:29:46Voilà.
00:29:47Ça,
00:29:47c'est tout à fait en ligne
00:29:48avec notre situation bien connue.
00:29:49150 milliards
00:29:50de déficit budgétaire,
00:29:523300 ou 3400 milliards
00:29:54d'endettement.
00:29:57Une situation dramatique
00:29:58où le FMI
00:30:01et la BCE
00:30:02sont aux portes
00:30:03pour prendre le pouvoir.
00:30:05Et il faut voir,
00:30:05ça va être autre chose
00:30:06que le petit plan Bérou
00:30:08de 44 milliards
00:30:09avec le gel des prestations.
00:30:11Le gel des prestations
00:30:11et des salaires,
00:30:12non seulement ça va de soi,
00:30:13il ne devrait même pas
00:30:14y avoir de discussion.
00:30:17Les deux jours supplémentaires
00:30:18ne devraient pas y avoir.
00:30:19C'est le début du début.
00:30:20Donc,
00:30:21vous déplorez quoi ?
00:30:22Vous déplorez ce jour
00:30:24qui...
00:30:24C'est le bordel.
00:30:25Voilà,
00:30:25c'est tout.
00:30:26Parce que le 10,
00:30:27le bloquant tout,
00:30:27c'est le bordel pour vous,
00:30:29c'est ça ?
00:30:29Le bloquant tout,
00:30:30qu'est-ce que c'est ?
00:30:30C'est pas un programme, ça.
00:30:31Oui.
00:30:32C'est lamentable.
00:30:33On est en train de...
00:30:34Vous dites un gilet jaune
00:30:35sans...
00:30:36En tant que plein de gens
00:30:37qui nous regardent
00:30:38sont intéressés
00:30:39par ce mouvement.
00:30:40Un gilet jaune sans issue,
00:30:41c'est un pléonasme.
00:30:43Parce que quand on voit
00:30:45ce que ça signifie réellement,
00:30:46quelles sont les revendications
00:30:47qu'on fait,
00:30:48c'est surtout
00:30:49arrêtons de faire des économies
00:30:51et surtout taxons les riches.
00:30:53En gros, c'est ça.
00:30:54Donc la rue est impuisse.
00:30:55Complètement en détaché
00:30:57des réalités.
00:30:59Et ça va nous coûter cher
00:31:00parce que ça va nous tomber
00:31:01sur le coin de la figure
00:31:02de façon violente.
00:31:05Alors, Franck Martini.
00:31:06Typiquement des revendications
00:31:07de gauche.
00:31:07C'est-à-dire au départ,
00:31:08ça a quand même été initié
00:31:09par le mouvement
00:31:09Nicolas Kippé.
00:31:11Ça a été subverti.
00:31:12Ça vient pas de la gauche,
00:31:13a priori, ce mouvement.
00:31:14Non, non, non.
00:31:15Non, j'ai dit ça a été subverti.
00:31:17Donc ça part sur le mouvement
00:31:18Nicolas Kippé
00:31:19qui n'est pas du tout
00:31:20sur cette liste-là.
00:31:22Petit à petit,
00:31:24finalement apparaît
00:31:26Bloquons-de-tout.
00:31:28Mais Bloquons-de-tout,
00:31:29c'est effectivement
00:31:30un mode de contestation,
00:31:32mais qui est un mode
00:31:32de contestation probablement
00:31:34de segments de la population
00:31:35qui essentiellement sont à gauche.
00:31:37Et derrière,
00:31:38cerise sur le gâteau,
00:31:39c'est récupéré par LFI.
00:31:41Et donc,
00:31:42ça va donner ce que ça va donner.
00:31:44Mais est-ce que c'est pas
00:31:45un mouvement de gens
00:31:46qui disent
00:31:46« On en a marre,
00:31:48on sait plus comment faire ».
00:31:49Oui,
00:31:49mais quand on a marmite boule,
00:31:51elle fait pas qu'une bulle,
00:31:52en fait.
00:31:52C'est-à-dire que,
00:31:53bien entendu,
00:31:54il y a cette contestation.
00:31:56Puis demain,
00:31:56il y en aura une autre.
00:31:57Et puis demain,
00:31:57après demain,
00:31:58il y en aura encore une autre
00:31:59plus forte.
00:32:00Ça,
00:32:00il n'y a pas de souci.
00:32:01C'est-à-dire que ça n'a
00:32:02aucune importance
00:32:02à ce qui va se passer
00:32:03le 10 septembre.
00:32:04Parce que de toute façon,
00:32:05dans six mois,
00:32:06dans un an,
00:32:06dans deux ans,
00:32:07ça va recommencer,
00:32:07ça va recommencer plus fort.
00:32:09C'est comme ça
00:32:09qu'il faut le lire.
00:32:10Mais jusqu'où ?
00:32:11La question,
00:32:12c'est...
00:32:13On se demande
00:32:13si ça,
00:32:14c'est pas le mouvement
00:32:14qui va agréger
00:32:16toutes les oppositions.
00:32:18Mais on n'a pas besoin
00:32:19d'agréger des oppositions.
00:32:20On est dans une situation
00:32:21où on a une crise sociale,
00:32:23une crise institutionnelle.
00:32:25Ça se cumule.
00:32:25Il y a une crise sociale
00:32:26parce qu'il y a structurellement
00:32:28un problème économique majeur.
00:32:30Et que face à ça,
00:32:32on a des gouvernants
00:32:33qui ne peuvent pas gouverner
00:32:34parce qu'il y a une main de fer
00:32:35de l'Union européenne.
00:32:36C'est-à-dire qu'on est incapables
00:32:37de faire de la politique
00:32:38qui permettrait de sortir
00:32:39de la situation.
00:32:39Ce qui veut dire
00:32:40que la marmite,
00:32:40elle va gentiment
00:32:41continuer à bouillir.
00:32:42Et puis,
00:32:42à un moment donné,
00:32:43les choses vont casser.
00:32:44Ça peut casser de deux manières.
00:32:45Soit c'est le FMI,
00:32:47la BCE,
00:32:48les plans d'austérité
00:32:49qui sont pilotés d'en haut
00:32:50avec une remise à plat
00:32:52qui va être un peu terrible.
00:32:54Soit, effectivement,
00:32:55ça monte en puissance
00:32:56du point de vue populaire
00:32:58et ça débouche
00:32:59sur des violences
00:33:00qui peuvent s'apparenter
00:33:01à une forme de guerre civile.
00:33:02Alors, attendez,
00:33:03attendez.
00:33:03Je vais vous citer
00:33:04à un homme que vous adorez.
00:33:07Gabriel Attal.
00:33:09Gabriel Attal,
00:33:10qu'est-ce qu'il a dit ?
00:33:11C'est tout récent.
00:33:12Il a dit,
00:33:13on réfléchit
00:33:14avec un système
00:33:16qui date en gros
00:33:17de 1945,
00:33:18post-Seconde Guerre mondiale,
00:33:20alors qu'on est en 2025.
00:33:22Et qu'en fait,
00:33:22on réfléchit
00:33:23sur de mauvaises bases
00:33:24et qu'on n'arrive pas
00:33:25à changer de logiciel.
00:33:27Je me suis demandé
00:33:28si ça n'avait pas
00:33:29un rapport
00:33:29avec ce sujet-là,
00:33:31ce que j'ai entendu.
00:33:32Non, mais parce que
00:33:33c'est Gabriel Attal.
00:33:34C'est démonétisé pour vous ?
00:33:36Gabriel Attal m'intéresse
00:33:37assez peu,
00:33:38c'est du baratin.
00:33:38Ça ne vous aide pas à réfléchir ?
00:33:39Ça ne m'intéresse pas du tout.
00:33:41En revanche,
00:33:41je crois que Cyril
00:33:42a tout dit depuis le début.
00:33:43Cette histoire-là,
00:33:44c'est les gilets jaunes
00:33:45en accéléré.
00:33:46Les gilets jaunes
00:33:46étaient partis de la droite.
00:33:47Ils ont mis un certain temps.
00:33:50La gauche a mis un certain temps
00:33:51pour le récupérer
00:33:51avec l'aide
00:33:52de Macron.
00:33:55Parce que ça lui a permis
00:33:56de saboter le mouvement.
00:33:58Ils ont saboté le mouvement.
00:33:59Et donc,
00:33:59on s'est replié
00:34:01sur le parti de l'ordre.
00:34:02Voilà ce qui s'est passé.
00:34:03Or là,
00:34:04avant même que le mouvement
00:34:04le commence,
00:34:06qui est parti de droite,
00:34:06qui est parti de gens
00:34:07qui en ont ras-le-bol
00:34:08de payer,
00:34:09qui en ont ras-le-bol
00:34:09d'être maltraités,
00:34:10qui en ont ras-le-bol
00:34:11d'être censurés,
00:34:12qui en ont ras-le-bol
00:34:13de tout ça.
00:34:13D'être envahis.
00:34:14D'être envahis,
00:34:15absolument,
00:34:16comme l'a dit Cyril.
00:34:17Oui.
00:34:17Et ça a été,
00:34:19avant même qu'il commence,
00:34:20l'extrême-gauche
00:34:20l'a récupéré.
00:34:21Moyennant quoi,
00:34:22qu'est-ce qui s'est passé ?
00:34:23Et malheureusement,
00:34:24nous sommes tous tombés là-dedans.
00:34:26C'est qu'à partir de là,
00:34:33le truc habituel
00:34:34de l'extrême-gauche,
00:34:35il faut casquer,
00:34:35il faut faire payer les riches.
00:34:36Donc votre pronostic
00:34:37sur le 10 septembre,
00:34:39c'est rien.
00:34:40C'est pas que ce soit rien,
00:34:41c'est que ça va être
00:34:41la chianlis d'extrême-gauche,
00:34:42comme d'habitude,
00:34:43et qui va en profiter ?
00:34:45Comme d'habitude,
00:34:46Macron,
00:34:46qui va remettre
00:34:46sa chape de plomb,
00:34:48toujours,
00:34:48la dérive totalitaire,
00:34:49la dérive,
00:34:49voilà.
00:34:50Pardon,
00:34:51il y a d'autres partis
00:34:51qui peuvent en bénéficier ?
00:34:53Je ne vois pas.
00:34:54Il y a le gouvernement,
00:34:55est-ce que le gouvernement
00:34:55bénéficie ?
00:34:56Est-ce que le gouvernement
00:34:57a bénéficié des gilets jaunes ?
00:34:59Il a contrôlé le mouvement,
00:35:02est-ce qu'il en a profité ?
00:35:04Il est toujours là.
00:35:05Il est toujours là.
00:35:06Est-ce qu'il en a profité ?
00:35:07Il est toujours là,
00:35:08il a été réélu.
00:35:09Je pense que d'une certaine façon,
00:35:10c'est le Benassar.
00:35:11D'une certaine façon,
00:35:12indirectement et a posteriori,
00:35:14oui,
00:35:14le gouvernement profite
00:35:15toujours de ces choses-là,
00:35:16parce que des manifs
00:35:17qui finissent par des images
00:35:18de meutes qui foncent
00:35:20sur des policiers
00:35:20pour les lyncher,
00:35:22évidemment,
00:35:22ça provoque le rejet
00:35:24d'une partie de la population,
00:35:25même si elle adhérait.
00:35:26Est-ce qu'il y a 80%
00:35:27aux premières revendications
00:35:28des gilets jaunes ?
00:35:29Donc ça, évidemment,
00:35:30ça renforce le parti de l'ordre,
00:35:31le pouvoir.
00:35:32Et j'ajouterais juste une chose,
00:35:33c'est que je me souviens
00:35:34qu'au moment des gilets jaunes,
00:35:35je ne sais plus
00:35:36si c'était un peu avant
00:35:37ou un peu après,
00:35:38il y a eu des élections
00:35:38avec un taux d'abstention record.
00:35:41Je me souviens de la colère
00:35:42de Julien Oudoul
00:35:42qui disait
00:35:43« Où êtes-vous ?
00:35:44Où êtes-vous ? »
00:35:45C'est-à-dire que dans tous les sondages,
00:35:46les gens disent
00:35:47« 80% on ne veut plus d'immigration »,
00:35:50qui veulent un référendum
00:35:51d'initiative populaire,
00:35:52qui veulent un certain nombre
00:35:53des choses
00:35:53qui sont dans le programme
00:35:54du Front National.
00:35:55Et puis au moment de voter,
00:35:56on ne sait pas
00:35:57où sont les gens.
00:35:58Et ensuite,
00:35:58ils viennent vociférer,
00:35:59ils sont dans la rue cassés.
00:36:00Je me souviens de l'Arc de Triomphe,
00:36:01je me souviens des policiers
00:36:02qui étaient obligés
00:36:03de sortir leurs armes
00:36:04pour ne pas se faire lyncher.
00:36:05C'était plus les mêmes
00:36:07que ceux du début.
00:36:07Non, c'est plus les mêmes.
00:36:09Mais ça finit toujours comme ça.
00:36:10La rue appartient à la canaille,
00:36:12pas aux honnêtes gens.
00:36:13Les honnêtes gens,
00:36:13se déplacent toujours des élections.
00:36:15Mais est-ce que c'est pas l'occasion ?
00:36:16Et la rue appartient à la canaille
00:36:18quand on laisse la rue
00:36:18à la canaille aussi.
00:36:19Mais comment faire ?
00:36:20Ça veut dire quoi ?
00:36:21Pardon, ça veut dire quoi
00:36:22laisser la rue à la canaille ?
00:36:23Ça veut dire quoi
00:36:24laisser la rue à la canaille ?
00:36:25Pour ce genre de réconciliation ?
00:36:27Ça veut dire quoi
00:36:27laisser la rue à la canaille ?
00:36:28Il y a un truc assez simple,
00:36:29mais je ne veux pas non plus
00:36:30déflorer le coup de gueule.
00:36:32C'est que quand les manifestations
00:36:35sont une spécialité de la gauche
00:36:37avec tout ce qui l'accompagne,
00:36:39quand toutes les manifestations
00:36:41finissent d'une manière ou d'une autre
00:36:42par dégénérer et que...
00:36:45C'est-à-dire des pillages en gros,
00:36:46c'est ça que ça veut dire ?
00:36:47En face, on considère que
00:36:50c'est comme ça,
00:36:51on ne va pas y aller,
00:36:51ce sera dans les urnes,
00:36:53on reste invisible
00:36:54et qu'on donne la rue.
00:36:56La rue, c'est l'espace public.
00:36:57Mais c'est ce que disait Cyril alors ?
00:36:58Vous dites la même chose que Cyril ?
00:37:00Non, quand on laisse la rue.
00:37:01Où êtes-vous ?
00:37:01Quand on laisse la rue
00:37:03à l'extrême-gauche,
00:37:05voilà ce qui se passe.
00:37:06Où êtes-vous aux élections ?
00:37:07Vous vous dites
00:37:08où êtes-vous dans la rue ?
00:37:09Vous êtes dans la rue ?
00:37:11Mais en démocratie,
00:37:12ce sont les élections
00:37:13qui font le gouvernement,
00:37:14ce n'est pas la rue.
00:37:14Ah bon ?
00:37:15Parce que moi,
00:37:16j'ai vu ce qui s'est passé
00:37:16à la dissolution,
00:37:17je ne crois pas
00:37:18qu'un débrouille raciste
00:37:18soit les élections
00:37:19qui fassent...
00:37:19Mais si, même si on peut...
00:37:21Jacques-Georges, Jacques-Georges.
00:37:23Moi, je voudrais simplement
00:37:24dire ceci.
00:37:25Quel est le résultat net
00:37:26de tout ça,
00:37:27de tout ce bazar ?
00:37:28Ça consolide...
00:37:29Ça consolide l'agonie.
00:37:31C'est-à-dire,
00:37:32ça consolide Macron
00:37:33qui n'a pas d'idée.
00:37:34L'agonie.
00:37:35L'agonie.
00:37:36Nous vivons une lente agonie.
00:37:38D'accord.
00:37:38Et on sait comment
00:37:39se terminent les agonies
00:37:40en général.
00:37:41Mais on ne sait pas quand.
00:37:43C'est pour ça
00:37:43qu'on est joyeux.
00:37:44On est joyeux
00:37:44parce que l'agonie,
00:37:45c'est seulement demain.
00:37:46Ce n'est pas grave.
00:37:47Pour les autres.
00:37:47Mais c'est la certitude.
00:37:49Voilà.
00:37:49Nous empruntons
00:37:505 000 euros
00:37:52par seconde.
00:37:54Voilà.
00:37:54Ça, ça peut parler
00:37:55à tout le monde.
00:37:555 000 euros par seconde
00:37:57en ce moment même.
00:37:58Et on est en train
00:37:58de pinailler
00:37:59sur 44 milliards
00:38:00alors qu'il en faut 200.
00:38:02Oui, mais le...
00:38:03C'est tout le problème.
00:38:05Ce ne serait pas si grave.
00:38:07C'est tout le problème.
00:38:07C'est tout le problème.
00:38:07C'est tout le problème.
00:38:07C'est tout le problème.
00:38:07C'est tout le problème.
00:38:07Mais non, non, mais non.
00:38:09Mais il faudrait...
00:38:10Oui, mais ça,
00:38:10c'est fini la croissance.
00:38:11C'est terminé.
00:38:12Si on avait 4% de croissance.
00:38:13Grâce à Nantes.
00:38:13Oui, mais personne n'a 4% de croissance.
00:38:16Il y a très peu de pays.
00:38:17Alors, excusez-moi.
00:38:18C'est Nantes.
00:38:19L'Argentine.
00:38:19C'est terminé.
00:38:20C'est terminé pour l'Europe.
00:38:21C'est fini.
00:38:22Tariq Dali.
00:38:22Mais si on essayait
00:38:23de faire les économies
00:38:24où il y avait en avoir
00:38:25plutôt que de chercher
00:38:26des bouts de chandelle.
00:38:27Excusez-moi,
00:38:27mais l'histoire des jours fériés,
00:38:29c'est à pleurer de rire.
00:38:30C'est grotesque.
00:38:31Ça fait économiser 5-6 milliards.
00:38:32C'est grotesque.
00:38:34Les LED au développement,
00:38:36c'est combien ?
00:38:38D'après les chiffres,
00:38:40ce n'est pas tant que ça.
00:38:40Les 450 milliards
00:38:42de dépenses sociales.
00:38:44Vous croyez qu'on ne peut pas,
00:38:45par exemple,
00:38:45annuler toutes les cartes vitales
00:38:47au 31 décembre
00:38:49et tout le monde l'a refait ?
00:38:50Comme ça,
00:38:50il y aura 6 millions
00:38:51de cartes vitales
00:38:51qui disparaîtront.
00:38:53Je réponds à la place
00:38:55de l'administration
00:38:55parce qu'on ne sait pas faire.
00:38:57On sait très bien faire.
00:38:59Votre carte Visa de banque,
00:39:01elle est valable 3 ans.
00:39:02Comment ça se fait
00:39:03que ma carte vital
00:39:03ne peut pas être changée ?
00:39:04Il n'y a pas 65 millions de gens
00:39:05qui changent de carte
00:39:07le même jour.
00:39:08C'est pour ça que Visa
00:39:09tient le coup.
00:39:09Si je dis au 31 décembre,
00:39:11ça peut être au 31 décembre 2026,
00:39:12mais j'en sais rien.
00:39:13Il faut prendre les vraies mesures
00:39:15et s'intéresser aux vrais sujets.
00:39:16Là, on se fout de la gueule du monde.
00:39:17On ne veut pas traiter les sujets.
00:39:19On prend la question des économies
00:39:20comme une question technique.
00:39:21Où je vais couper ?
00:39:22Mais d'abord,
00:39:23posons-nous la question politique.
00:39:25Quels sont mes objectifs ?
00:39:26Qu'elle est la société que je veux ?
00:39:28Et à partir de là,
00:39:28il en découle quoi ?
00:39:29Comme appareil
00:39:30étatique ou gouvernemental ?
00:39:32La société que les gens veulent,
00:39:34c'est la liste de revendications
00:39:36qu'a cité Jacques-Georges.
00:39:38Mais c'est faux.
00:39:39Vous croyez ?
00:39:40Malheureusement,
00:39:41tu as raison.
00:39:43Malheureusement,
00:39:44ces revendications
00:39:45totalement à côté de la plaque
00:39:47irréalistes et impossibles
00:39:48qui conduisent au désastre,
00:39:50elles sont populaires.
00:39:51Non, j'y crois pas.
00:39:51Malheureusement.
00:39:52Mais elles sont populaires
00:39:53chez ceux qui ont bénéfice.
00:39:54Tout à l'heure,
00:39:55je vous ai provoqué
00:39:55en citant Gabriel Attal.
00:39:57Je suis étonné
00:39:58que vous n'ayez pas réagi.
00:39:59Est-ce que vous ne pensez pas
00:40:00que ça,
00:40:01c'est le logiciel de 1945
00:40:03et qu'on est en 2025
00:40:05et qu'on n'a pas changé
00:40:06le logiciel ?
00:40:07Le logiciel de 1945
00:40:08qui faisait des usines.
00:40:09Ça n'a rien à voir.
00:40:11Oui, mais il voulait
00:40:11plus de protection sociale.
00:40:12Aujourd'hui,
00:40:13le logiciel de 2025,
00:40:14c'est ça,
00:40:14sans les usines.
00:40:16Oui, mais pardon,
00:40:16le logiciel de 1945,
00:40:18il voulait plus de protection sociale
00:40:19et plus de vacances.
00:40:21Il en avait les moyens
00:40:21puisqu'il fabriquait les usines.
00:40:23Il en avait les moyens
00:40:23parce qu'il y avait du pétrole.
00:40:25Les désastres,
00:40:26les désastres volontairement.
00:40:27Parce qu'on faisait
00:40:285% de croissance
00:40:29et parce qu'il y avait du pétrole,
00:40:31fondamentalement.
00:40:32Les deux sont finis
00:40:33et définitivement finis.
00:40:34Non, du pétrole,
00:40:35il y en a toujours autant.
00:40:36Il n'y en a sans doute
00:40:36jamais eu autant.
00:40:37Le pique oil,
00:40:39en fait,
00:40:39il est loin d'être atteint.
00:40:40Mais ce n'est pas ça.
00:40:41C'est que maintenant,
00:40:42nous avons tous,
00:40:43collectivement,
00:40:45une forme de culpabilité
00:40:46en consommant du pétrole
00:40:47et du plastique.
00:40:49Culpabilité de quoi ?
00:40:49C'est très exactement
00:40:51ce que je voulais dire.
00:40:52Combien nous coûte
00:40:53la transition écologique ?
00:40:55C'est un scandale absolu.
00:40:56On a détruit le nucléaire,
00:40:58on a détruit l'industrie automobile,
00:40:59on est en train
00:41:00de détruire l'agriculture
00:41:00et on continue
00:41:02à déverser
00:41:04dans le tonneau des dadaïques.
00:41:05Et pourtant,
00:41:05vous parlez
00:41:06aux nouvelles générations.
00:41:07Non,
00:41:08avec l'immigration,
00:41:09la perte de souveraineté,
00:41:10la transition énergétique.
00:41:11On a 150 milliards
00:41:13tout de suite
00:41:14sous le sabotage.
00:41:14Je pense que le réalisateur
00:41:16a dû partir
00:41:16se promener
00:41:18parce qu'il ne dit même plus
00:41:19vous parler tous ensemble.
00:41:21Je pense qu'il est désespéré.
00:41:24Je vais le retrouver
00:41:24à l'agonie en coulisses.
00:41:26Cyril.
00:41:27Jacques-Georges.
00:41:28Je voulais juste rebondir
00:41:32sur ce fameux modèle de 45.
00:41:34En 45,
00:41:35on partait de pratiquement rien.
00:41:36C'est-à-dire qu'on a
00:41:37institué la sécurité sociale,
00:41:40ce qui est un grand progrès
00:41:41pour le peuple.
00:41:43Évidemment,
00:41:43il ne s'agit pas
00:41:44de revenir là-dessus,
00:41:45mais depuis,
00:41:45il y a eu une surenchère
00:41:47de dépenses sociales
00:41:48qui fait qu'on est devenus
00:41:49accros à l'État-providence,
00:41:51comme des diabétiques
00:41:52avec le sucre,
00:41:53et que maintenant,
00:41:53c'est devenu extrêmement difficile.
00:41:55Et quand vous posez
00:41:55la question de la popularité
00:41:57et de la légitimité
00:41:58de ces revendications,
00:41:59moi, j'ai peur
00:42:00qu'elles soient très répandues
00:42:01chez les gens.
00:42:01De toute façon,
00:42:02ce système s'arrêtera
00:42:03quand il n'aura plus
00:42:04les moyens de survivre.
00:42:05Il est extrêmement difficile
00:42:06de revenir sur ce que
00:42:07François Mitterrand appelait
00:42:08les acquis sociaux
00:42:09pour les gens.
00:42:10C'est un espèce de droit
00:42:11comme un droit de l'homme
00:42:12et il est hors de question.
00:42:13Ils se mobiliseront
00:42:14et ils iront tout casser
00:42:15si on leur retire
00:42:16leur petit complément
00:42:17retraite ou santé.
00:42:18Et ça, c'est un vrai problème.
00:42:20Quand tu n'auras plus les moyens,
00:42:21il va se passer un truc
00:42:22qui va être un facteur
00:42:23extraordinaire de violence
00:42:24et qu'on commence déjà
00:42:25à observer.
00:42:26C'est qu'en fait,
00:42:27il va y avoir une lutte
00:42:28entre les groupes
00:42:29pour avoir accès
00:42:29aux dernières ressources
00:42:30de l'État.
00:42:31C'est-à-dire que dès par les gens
00:42:32réclament à l'État
00:42:33plus d'argent,
00:42:35moins l'État a d'argent,
00:42:36plus les gens
00:42:37s'associent en groupes
00:42:38concurrents
00:42:39qui se battent
00:42:40pour avoir accès
00:42:41aux ressources.
00:42:41Et on va avoir
00:42:42des oppositions générationnelles,
00:42:43on va avoir des oppositions
00:42:44ethnico-culturelles,
00:42:46on va avoir des oppositions
00:42:47de tous les niveaux.
00:42:48Vous avez raison.
00:42:48Les jeunes vont dire
00:42:50pourquoi on soigne
00:42:51les vieux
00:42:51qui ont un cancer
00:42:53j'ai pas de cancer.
00:42:54Et c'est vrai aussi
00:42:55entre pays,
00:42:56entre groupes de pays
00:42:57et les producteurs de pétrole
00:42:58seront mieux
00:42:59que ceux qui en consomment.
00:43:01Ça serait mieux.
00:43:02Et nous, malheureusement,
00:43:03les Européens
00:43:03on cumule tout,
00:43:04on a tout.
00:43:05On a tout ce qui ne va pas.
00:43:07On s'est trompé
00:43:08à peu près sur tous les domaines.
00:43:10On a raté à peu près
00:43:10tout au niveau européen.
00:43:12C'est un Européen convaincu
00:43:13qui vous le dit.
00:43:14Mais malheureusement,
00:43:15on est mal barré.
00:43:16On est très mal barré.
00:43:17Et pourtant,
00:43:17on reste un pôle d'attraction
00:43:18pour qui ?
00:43:21Pour plein de gens
00:43:22qui disent l'Europe,
00:43:23c'est quand même
00:43:24l'endroit où j'aimerais vivre.
00:43:25Ah, en qualité de vie.
00:43:26Ah oui, mais ça,
00:43:27c'est la qualité de vie.
00:43:28C'est la qualité de vie.
00:43:28Parce que l'Europe
00:43:29vit en qualité de vie,
00:43:30en démocratie,
00:43:31en dialogue entre les gens,
00:43:32en géographie.
00:43:33C'est vrai.
00:43:33C'est la douceur de vivre.
00:43:35La douceur de vivre,
00:43:36elle est en Europe aujourd'hui.
00:43:37Mais c'est un héritage.
00:43:38Mais parce que l'Europe
00:43:39vit à crédit
00:43:39et qu'un jour,
00:43:40ça va se terminer.
00:43:41Voilà.
00:43:41C'est un héritage.
00:43:42Messieurs,
00:43:43on va devoir s'arrêter là
00:43:44sur ces bonnes paroles.
00:43:46Dans quelques secondes,
00:43:46nous nous retrouvons
00:43:47pour le coup de gueule,
00:43:49coup de cœur.
00:43:50C'est Cyril qui va commencer.
00:43:51Allez,
00:43:52à tout de suite.
00:44:09Rebonjour à tous.
00:44:10Coup de gueule,
00:44:10coup de cœur.
00:44:11C'est Cyril Benassar
00:44:12qui commence.
00:44:13C'est un coup de gueule
00:44:13ou un coup de cœur,
00:44:14Cyril ?
00:44:14C'est les deux.
00:44:15Pour commencer,
00:44:15je vais commencer par le coup de gueule
00:44:17qu'on avait repassé coup de pied
00:44:18parce qu'on trouvait ça un peu...
00:44:19Non, coup de gueule.
00:44:20Allez,
00:44:20on reste à coup de gueule.
00:44:21Allez.
00:44:21Alors, coup de gueule,
00:44:22c'est plutôt une consternation.
00:44:23C'est sur cette nouvelle mode
00:44:24qui est partie de Chine,
00:44:25qui est passée par les Etats-Unis
00:44:26et qui nous arrive
00:44:27via les réseaux sociaux.
00:44:28C'est la tétine pour adultes.
00:44:30J'ai découvert ça.
00:44:31J'étais effaré.
00:44:31La tétine pour adultes.
00:44:32Vous aussi.
00:44:32Mais ça fait longtemps
00:44:33que ça existe, ce truc ?
00:44:34Je ne sais pas.
00:44:34Moi, je l'ai découvert
00:44:35assez récemment.
00:44:36Moi aussi.
00:44:36J'ignore si c'est vieux,
00:44:38mais je trouve
00:44:38que c'est assez symptomatique
00:44:40de l'infantilisation
00:44:41des nouvelles générations.
00:44:43Alors, j'allais dire
00:44:44dans le monde occidental,
00:44:45il se trouve que ça arrive
00:44:45par la Chine.
00:44:46Je suis assez surpris.
00:44:47Mais je trouve
00:44:49qu'il y a comme ça
00:44:50une mode de régression,
00:44:52d'infantilisation,
00:44:53de syndrome de Peter Pan,
00:44:54de toute une génération occidentale
00:44:55qui ne veut plus grandir.
00:44:57Moi, je fais souvent
00:44:57les brocantes avec mon fils
00:44:59le dimanche.
00:45:00J'observe beaucoup d'adultes
00:45:01qui collectionnent
00:45:01les Playmobil,
00:45:02les Legos,
00:45:03les cartes Pokémon
00:45:04qui sont passionnés par ça.
00:45:05C'est leur vie.
00:45:06Il y a beaucoup d'adultes
00:45:07qui jouent aux jeux vidéo,
00:45:08qui sont nostalgiques
00:45:09des dessins animés
00:45:10qu'ils regardaient
00:45:10quand ils étaient petits,
00:45:11ils entendent le générique,
00:45:12ils se mettent à chanter.
00:45:13Donc voilà, je suis consterné.
00:45:15Je trouve que cette tétine,
00:45:17on est au bout du bout, quoi.
00:45:18On n'est plus
00:45:18un retour à l'enfant,
00:45:20c'est un retour dans les couches, quoi.
00:45:22Je ne sais pas jusqu'où ça va.
00:45:23Vous me le retiriez de la bouche,
00:45:25je pensais à la mode des couches
00:45:26pour les adultes.
00:45:29Pour les 30 ans.
00:45:31OK, merci.
00:45:32Donc ça, c'est votre coup de gueule.
00:45:33On comprend bien.
00:45:33Et maintenant, mon coup de cœur,
00:45:34c'est une décision de justice.
00:45:36Alors, une fois n'est pas coutume
00:45:36parce qu'on déplore souvent
00:45:38des décisions de justice
00:45:39qu'on ne comprend pas,
00:45:40qu'on trouve totalement laxistes.
00:45:42Je pense, il y a quelque temps,
00:45:43à ce type en moto
00:45:45qui avait foncé sur un gendarme
00:45:46et qui s'en est tiré
00:45:47avec un rappel à la loi.
00:45:48Tout le monde a été effaré.
00:45:49Et puis là, il y a eu,
00:45:51en Haute-Savoie,
00:45:53des touristes israéliens
00:45:54qui ont retrouvé
00:45:54leur véhicule tagué
00:45:55Free Palestine
00:45:56sur le simple fait
00:45:58qu'ils étaient juifs
00:45:58ou israéliens,
00:45:59enfin, peu importe.
00:46:00Et le type a pris
00:46:0116 mois de prison
00:46:02dans 8 mois fermes.
00:46:04Je trouve que c'est énorme
00:46:05pour un simple tag.
00:46:06Mais je pense que la justice
00:46:08a pris conscience
00:46:09que ça n'était plus
00:46:09un fait divers,
00:46:10que c'était un fait de société,
00:46:11que c'était un mouvement
00:46:12qui prend les aspects
00:46:13d'une espèce de résistance
00:46:14parce qu'on a même
00:46:15un gérant de parc d'attractions
00:46:16qui a refusé
00:46:17des enfants juifs.
00:46:18Donc là,
00:46:18ce n'est pas
00:46:19quelques marginaux déviants,
00:46:20radicalisés, délinquants,
00:46:21tout ce qu'on veut.
00:46:22C'est un peu monsieur tout le monde.
00:46:24Et le fait que la justice
00:46:25frappe fort sur un...
00:46:27Si on isole l'événement
00:46:28tagué sur une voiture,
00:46:29bon, ça ne mange pas de pain.
00:46:30Mais ce que ça implique,
00:46:32c'est-à-dire le fait
00:46:33qu'on s'en prenne
00:46:33à des juifs
00:46:34pour dénoncer
00:46:35la politique de Netanyahou,
00:46:36qu'on a le droit
00:46:37de dénoncer même vivement,
00:46:38ça devient très inquiétant.
00:46:40C'est comme si demain,
00:46:42pour dénoncer la politique
00:46:43du régime algérien,
00:46:44on allait casser la gueule
00:46:44à l'épicier du coin.
00:46:46Ça revient à peu près
00:46:46à la même chose.
00:46:47Et donc que la justice
00:46:48soit impitoyable là-dessus,
00:46:50c'est mon coup de cœur.
00:46:51Parfait.
00:46:52Merci beaucoup.
00:46:54Tariq.
00:46:54Coup de gueule,
00:46:55coup de cœur,
00:46:55vous commencez par quoi ?
00:46:56Par le coup de gueule.
00:46:57Par le coup de gueule, ok.
00:46:58J'en ai parlé un petit peu
00:46:59tout à l'heure
00:46:59de Kaya Kalas,
00:47:00donc c'est une Estonienne
00:47:02qui est ancien
00:47:03Premier ministre
00:47:04du parti jumeau de Macron
00:47:06qui continue à confondre
00:47:09Russie et Union soviétique
00:47:11comme beaucoup de gens.
00:47:13Bon, mais l'Europe est en train,
00:47:15le problème c'est que l'Europe
00:47:15est en train de se rendre compte
00:47:17de son incompétence crasse.
00:47:18Alors l'affaire remonte
00:47:19au début de l'été.
00:47:21Ça fait quand même
00:47:22aujourd'hui bientôt un an
00:47:23que Boilem Sansal
00:47:24moisi en prison
00:47:25en Algérie.
00:47:28Naturellement,
00:47:28elle a été saisie
00:47:29justement au titre
00:47:31de ses fonctions
00:47:32de représentante
00:47:33des affaires étrangères.
00:47:36Ses services
00:47:37lui ont transmis
00:47:38le dossier
00:47:38et lorsque
00:47:40la présidente
00:47:42du comité de soutien
00:47:43l'a rencontrée,
00:47:45Noël Lenoir,
00:47:47eh bien
00:47:48Kaya Kalas
00:47:48n'a rien trouvé de mieux
00:47:49à lui dire
00:47:50vous pouvez m'épler
00:47:51elle n'avait jamais
00:47:52entendu parler
00:47:53de Boilem Sansal.
00:47:54Donc on s'est rendu compte
00:47:55déjà il y a un certain temps
00:47:56qu'elle ne s'intéressait
00:47:58qu'à la Russie,
00:47:59était obsédée
00:47:59que par la Russie.
00:48:01Eh bien voilà,
00:48:02donc on a en direct
00:48:04l'incompétence crasse
00:48:05et il faut penser
00:48:06que cette dame
00:48:07avait même été
00:48:08pressentie
00:48:09pour être secrétaire
00:48:10générale de l'OTAN.
00:48:11Mais bon,
00:48:12à ce titre-là,
00:48:12peut-être qu'elle aurait demandé
00:48:13le déploiement
00:48:14de force
00:48:15devant la République
00:48:16démocratique allemande
00:48:17ou devant la République
00:48:18socialiste fédérative
00:48:19de Tchécoslovaquie.
00:48:21Voilà à qui on a affaire
00:48:22au plus haut sommet
00:48:24de l'Europe,
00:48:24de l'Union Européenne.
00:48:25Beaucoup de gueule.
00:48:26Alors maintenant,
00:48:27eh bien le coup de cœur
00:48:28c'est un rapport
00:48:29avec l'histoire
00:48:30de ces régions-là.
00:48:31Mon coup de cœur
00:48:32ira à Frédéric Masquelier.
00:48:33C'est le maire
00:48:34de Saint-Raphaël
00:48:35dans le Var.
00:48:36Jolie ville.
00:48:36Eh bien samedi dernier,
00:48:38le 23 août,
00:48:38jour anniversaire
00:48:39du pacte germano-soviétique
00:48:40de 1939,
00:48:42il a dévoilé
00:48:43une stèle
00:48:44à la mémoire
00:48:44des victimes
00:48:45du totalitarisme
00:48:46communiste.
00:48:47Eh bien,
00:48:47croyez-le si vous voulez,
00:48:50il n'y en a jamais eu.
00:48:52Ça fait,
00:48:53il y a eu
00:48:53des tas de bouquins
00:48:54là-dessus.
00:48:56Le livre noir
00:48:57du communisme
00:48:57et beaucoup d'études
00:48:58ont établi
00:48:59que le communisme
00:49:00a tué 100 millions
00:49:01de morts.
00:49:02Il n'y a jamais
00:49:03rien eu là-dessus.
00:49:04Et pire même,
00:49:05pire même,
00:49:06la gauche s'est insurgée
00:49:07contre l'événement.
00:49:09La feuille de chou
00:49:09communiste,
00:49:10l'humanité
00:49:10s'est même fondue
00:49:11d'une accusation
00:49:12excusée du peu
00:49:12de révisionnisme.
00:49:14Elle a accusé
00:49:15M. Masquelier
00:49:16et les organisateurs
00:49:17de cette petite manifestation
00:49:19de révisionnisme.
00:49:20Alors,
00:49:20il faut féliciter aussi,
00:49:22outre M. Masquelier,
00:49:23le conseil général du Var
00:49:24qui s'est associé
00:49:24à l'événement,
00:49:25ainsi que le maire de Cannes,
00:49:26David Disnard,
00:49:27qui s'est associé
00:49:28à l'événement.
00:49:28Ce qui permet aussi
00:49:29de montrer du doigt,
00:49:30mais je ne peux pas
00:49:31m'empêcher de terminer
00:49:31par un demi-coup de gueule,
00:49:33les autres responsables
00:49:35du gouvernement français,
00:49:37à commencer par ceux
00:49:38qui se prétendent de droite,
00:49:39on ne les a pas vus non plus.
00:49:40Donc,
00:49:41ce n'est pas seulement
00:49:41les victimes
00:49:42de l'URSS.
00:49:43Le totalitarisme communiste.
00:49:44C'est globalement
00:49:45tout ce qui s'est passé.
00:49:46Globalement,
00:49:46c'est la Coran,
00:49:47c'est le Vietnam,
00:49:48c'est la Chine,
00:49:49la Chine communiste,
00:49:50Mao,
00:49:50les sans-fleurs,
00:49:51tout ce que vous voudrez.
00:49:52Voilà.
00:49:52Et l'Afrique,
00:49:54ce qui s'est passé en Afrique.
00:49:56Cambodge,
00:49:56le Cambodge.
00:49:57Cambodge qui a décimé
00:49:5830 à 40%
00:49:59de sa propre population.
00:50:00Et ça,
00:50:00on n'a jamais vu ça ailleurs
00:50:02que dans un régime communiste.
00:50:03Absolument.
00:50:04Merci beaucoup,
00:50:05Jacques-Georges.
00:50:06Alors,
00:50:07moi,
00:50:07je vais commencer
00:50:07par un coup de cœur.
00:50:10Alors,
00:50:10quand j'ai intégré
00:50:13la rue Saint-Guillaume
00:50:14en octobre 1962,
00:50:16on m'a donné une liste
00:50:17de bouquins
00:50:17comme ça.
00:50:18Je n'ai jamais eu
00:50:19autant de ma vie.
00:50:20Saint-Guillaume,
00:50:20pour ceux qui savent
00:50:20face et Sciences Po.
00:50:22Et dans ces bouquins,
00:50:22il y avait celui-là,
00:50:23Le Romantisme fasciste
00:50:24de Paul Serrand.
00:50:25Et je dois dire,
00:50:26ce livre,
00:50:27je l'ai retrouvé
00:50:28dans ma bibli.
00:50:29Ok,
00:50:29c'est un beau livre.
00:50:29Je n'ai pas le temps
00:50:30de lire ce que j'ai écrit,
00:50:31mais c'est un livre
00:50:32qui m'a marqué.
00:50:33Mais alors,
00:50:33vraiment,
00:50:33c'est peut-être
00:50:34un des livres
00:50:34qui m'a le plus marqué.
00:50:36Le Romantisme fasciste.
00:50:37Le Romantisme fasciste.
00:50:39Il a été réédité
00:50:39il n'y a pas si longtemps.
00:50:40Et Paul Serrand,
00:50:41il n'y a pas si longtemps.
00:50:42D'accord.
00:50:42Et il parle de
00:50:44Abel Bonnard,
00:50:45Robert Brasillac,
00:50:46Louis Ferdinand Céline,
00:50:48Alphonse de Châteaubriand,
00:50:49Pierre Drieux-Laroichel
00:50:50et Lucien Rebatte.
00:50:51Tous ces gens-là,
00:50:52moi,
00:50:52je les ai lus après.
00:50:53Ça m'a toujours...
00:50:54Ça m'a changé,
00:50:54ce genre de poids.
00:50:55Ça m'a changé.
00:50:57Oui,
00:50:57mais déjà,
00:50:57à l'époque,
00:50:58c'était très bourgeois.
00:51:00C'était dans la liste
00:51:01des livres à lire.
00:51:02Absolument.
00:51:03Alors,
00:51:03il a oublié quand même...
00:51:05Il a oublié
00:51:07Jacques-Benoît Méchain.
00:51:08Jacques-Benoît Méchain,
00:51:09je ne sais pas
00:51:09si ça dit beaucoup
00:51:10au contemporain,
00:51:12mais enfin,
00:51:12moi,
00:51:12ça me dit pas mal.
00:51:13J'ai lu pas mal
00:51:14de bouquins
00:51:14de Jacques-Benoît Méchain
00:51:15et j'ai lu notamment
00:51:17au fil du temps
00:51:18qui est son mémoire
00:51:20en trois tomes,
00:51:21il y a longtemps déjà.
00:51:22Et puis,
00:51:22depuis peu,
00:51:23j'ai entendu sur Radio Courtoisie
00:51:25Éric Roussel
00:51:26parler de son dernier
00:51:28bouquin jusqu'au bout
00:51:29de la nuit
00:51:29qui raconte la vie
00:51:30de Jacques-Benoît Méchain
00:51:31qui a été un collabo
00:51:32militaire maxi
00:51:34et qui ensuite
00:51:35a changé de peau
00:51:36mais complètement
00:51:36est devenu
00:51:37le grand spécialiste
00:51:38du monde arabe,
00:51:40français et même
00:51:41européen,
00:51:42du monde arabe
00:51:42est devenu
00:51:43le grand ami
00:51:44de Nasser,
00:51:46le grand ami...
00:51:47Là,
00:51:47on est toujours
00:51:47dans votre coup de cœur ?
00:51:49Oui,
00:51:50je sais...
00:51:50Ah oui,
00:51:51alors bon,
00:51:51c'est vrai,
00:51:52c'est un coup de cœur.
00:51:54Je dis que ça va ensemble
00:51:55la collaboration
00:51:56et l'islamophilie.
00:51:59Oui,
00:51:59oui,
00:51:59oui,
00:52:00c'est vrai.
00:52:01Alors bon,
00:52:01bref,
00:52:01en tout cas,
00:52:02ce bouquin,
00:52:03moi,
00:52:03c'est un bouquin
00:52:04qui m'a passionné
00:52:04mais sur lequel
00:52:07je serai quand même
00:52:08une petite critique,
00:52:09c'est qu'il y a un manque
00:52:10d'empathie.
00:52:13Éric Roussel
00:52:14s'intéresse au sujet,
00:52:15prétend qu'il a été
00:52:16l'ami de Jacques-Benoît Méchain
00:52:18mais en fait,
00:52:19il le juge
00:52:20et il le juge
00:52:21de manière...
00:52:22Vous êtes sacrément
00:52:22provocateur
00:52:23en nous citant
00:52:25des collabos quand même.
00:52:26Oui,
00:52:26oui,
00:52:26oui.
00:52:27On va avoir
00:52:28un peu de mal quand même.
00:52:28Oui,
00:52:28on va avoir du mal,
00:52:29oui.
00:52:30On va avoir un peu de mal.
00:52:30Bon,
00:52:31alors je vais changer de sujet.
00:52:31Allez,
00:52:32votre coup de gueule.
00:52:34Alors,
00:52:35mon coup de gueule,
00:52:37c'est sur
00:52:37les monuments aux morts.
00:52:40Enfin,
00:52:40moi,
00:52:40j'ai toujours été passionné
00:52:41par les monuments aux morts.
00:52:42J'aime bien les cimetières
00:52:43en général,
00:52:44c'est romantique aussi ça.
00:52:46Et particulièrement
00:52:47les monuments aux morts.
00:52:48Quand j'arrive dans un village,
00:52:49en général,
00:52:50je vais voir
00:52:51les monuments aux morts.
00:52:53Et quand j'étais jeune,
00:52:55moi,
00:52:55ma famille,
00:52:56des deux côtés,
00:52:57ce sont des patriotes
00:52:58à fond la caisse.
00:53:01On allait...
00:53:02On s'appelait Napoléon
00:53:03dans ma famille paternelle
00:53:06depuis des générations.
00:53:08On est patriote.
00:53:08Et moi,
00:53:09quand j'étais petit,
00:53:11on m'emmenait à l'école
00:53:12le 11 novembre.
00:53:13on versait une larme
00:53:14pour les...
00:53:15Il y avait des membres
00:53:15de ma famille
00:53:16et tout le bazar.
00:53:17Moi,
00:53:18j'ai été élevé là-dedans.
00:53:19Et maintenant,
00:53:20je dois dire que j'ai...
00:53:21J'ai tourné façon
00:53:24Audrey de La Rochelle
00:53:25et Céline.
00:53:26J'ai tourné...
00:53:28Décidément ?
00:53:29Pacifiste.
00:53:29Ok.
00:53:30Anti-béliciste.
00:53:31Et je dois dire que...
00:53:33Ça fait le lien
00:53:34avec l'Ukraine aujourd'hui.
00:53:36Je veux dire,
00:53:36le bilan de...
00:53:37Le bilan de...
00:53:38De Zelensky.
00:53:41Il a perdu 20%
00:53:42de son territoire.
00:53:44Il a perdu 40%
00:53:45de son PIB.
00:53:46Il a perdu 50%
00:53:47de sa population.
00:53:49Franchement,
00:53:50les morts,
00:53:51ce sont...
00:53:51Franchement,
00:53:52je pense que les morts
00:53:52de la guerre de 14
00:53:53et je pense que les morts
00:53:55de l'Ukraine aujourd'hui,
00:53:56je suis désolé de le dire,
00:53:57mais ce sont des cocus.
00:54:00Ok.
00:54:00Merci.
00:54:01Rien ne vous...
00:54:02C'est dû à entendre
00:54:03pour nos enfants.
00:54:03Je suis choqué
00:54:04par ce que j'entends.
00:54:05Si je peux dire
00:54:06juste un peu rapide.
00:54:08Moi aussi,
00:54:08à chaque fois que je traverse
00:54:09la France,
00:54:10dans le plus petit village,
00:54:11je suis ému aux larmes
00:54:12par le monument aux morts
00:54:13en voyant que 4,
00:54:155 membres de la même famille,
00:54:17des Jules,
00:54:17des Gastons,
00:54:18sont morts
00:54:19pour cette guerre.
00:54:21Et je trouve que...
00:54:21Pour quel résultat ?
00:54:22Pour quel résultat ?
00:54:23Le fait qu'on ait résisté
00:54:25à une invasion allemande
00:54:26comme les Ukrainiens
00:54:27résistent à une invasion russe.
00:54:28Alors,
00:54:28le bilan,
00:54:29on peut dire,
00:54:30effectivement,
00:54:30il y a beaucoup de morts,
00:54:31mais sans ces morts,
00:54:32qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:54:33Non, non,
00:54:34c'est pas que le bilan.
00:54:34Attendez, attendez,
00:54:35on peut pas rentrer
00:54:36dans un nouveau débat.
00:54:37Non, mais c'est un point important.
00:54:39C'est en train de bouffer
00:54:40votre temps
00:54:40sur votre coup de gueule
00:54:41et votre coup de cœur,
00:54:42Franck.
00:54:42C'est pas correct.
00:54:43C'est pas correct.
00:54:44Je reconnais que c'est lâche,
00:54:46mais j'ai un réalisateur
00:54:47qui nous dit
00:54:48qu'on est en train de débattre.
00:54:50On refra ce débat,
00:54:51si vous voulez bien.
00:54:52On refra ce débat.
00:54:53Moi aussi,
00:54:54je dois dire,
00:54:54je suis un peu...
00:54:55Là, vous m'avez urtiqué.
00:54:56Oui, mais...
00:54:58Oui.
00:54:58Mon arrière-grand-père,
00:55:00cocu de la République.
00:55:01Non, malheureusement,
00:55:02vous savez,
00:55:02j'avais ces discussions...
00:55:03Non, mais le mot est fort,
00:55:04mais...
00:55:04Oui, c'est vrai
00:55:07que le mot est trop fort.
00:55:08Mais j'avais ces discussions
00:55:09avec mon grand-père,
00:55:10il est mort en 62,
00:55:10c'est pour vous dire.
00:55:11Même déjà en 62,
00:55:12j'avais 18 ans,
00:55:14j'avais ces discussions
00:55:14avec lui juste avant de mourir.
00:55:16Il disait,
00:55:17tu es un cocu, malheureusement.
00:55:19Je lui disais déjà ça
00:55:20à l'époque.
00:55:20Eh ben, écoutez...
00:55:21C'est mon grand-père
00:55:21qui disait ça.
00:55:22Alors, coup de gueule
00:55:23ou coup de cœur,
00:55:24Franck Martini ?
00:55:25Vous commencez ?
00:55:26Les deux, les deux.
00:55:27Ok, par quoi ?
00:55:28Vous commencez ?
00:55:29Par Marine Le Pen,
00:55:30le Rassemblement National.
00:55:31Donc, c'est un coup de gueule
00:55:31ou un coup de gueule ?
00:55:32Oui, oui, c'est un coup de gueule.
00:55:34Ok.
00:55:35Et qui, d'ailleurs,
00:55:36est lié au coup de cœur derrière.
00:55:37On va voir que c'est à peu près
00:55:38la même thématique.
00:55:40Donc, Marine Le Pen a dit que...
00:55:42Et on lui posait la question
00:55:43par rapport au mouvement...
00:55:46Bloquons tout.
00:55:46Bloquons tout.
00:55:48Elle a dit,
00:55:48le Rassemblement National
00:55:49n'est pas un parti
00:55:51qui a vocation
00:55:51à organiser des manifestations.
00:55:54Je trouve que,
00:55:56pour un parti,
00:55:57qui se veut
00:55:58un parti populaire
00:56:00et qui, de toute façon,
00:56:01qu'il le veuille ou pas,
00:56:02représente plutôt
00:56:03les classes populaires,
00:56:05dire
00:56:06qu'on n'a pas vocation
00:56:07à organiser des manifestations,
00:56:09ça me paraît extraordinaire.
00:56:11Parce que,
00:56:12d'abord,
00:56:13la question de la visibilité,
00:56:15de la capacité
00:56:16à être là,
00:56:17de la capacité
00:56:18à montrer ses drapeaux,
00:56:19c'est absolument
00:56:21nécessaire.
00:56:22d'une certaine manière,
00:56:24dire,
00:56:24écoutez,
00:56:25vous êtes un parti
00:56:25d'invisible,
00:56:27on ne vous verra
00:56:27que dans l'isoloir.
00:56:29Mais non,
00:56:30c'est pas ça.
00:56:31C'est-à-dire,
00:56:31déjà,
00:56:32c'est pas ça
00:56:32la fraternité
00:56:33élémentaire
00:56:34entre des gens
00:56:36qui se côtoient
00:56:37et qui peuvent avoir
00:56:38les mêmes combats,
00:56:39les mêmes combats sociaux
00:56:40ou les mêmes combats politiques.
00:56:41Ça se forge,
00:56:43ça se fabrique
00:56:44dans la proximité,
00:56:45j'ai l'air,
00:56:46physique.
00:56:47Et ça n'existe
00:56:49que, justement,
00:56:50dans la manifestation.
00:56:52On se manifeste.
00:56:54Si on déserte,
00:56:57on laisse le champ libre,
00:57:01on n'est pas dans la rue,
00:57:03finalement,
00:57:04on est l'électeur fantomatique.
00:57:07Et, par contre,
00:57:08on laisse la place
00:57:09à tous ceux
00:57:09qui veulent bien
00:57:10prendre la rue.
00:57:12Donc,
00:57:12il ne peut pas y avoir
00:57:14de mouvement populaire
00:57:15qui ne soit pas
00:57:16un mouvement incarné
00:57:18et qui ne soit pas présent
00:57:19dans la rue
00:57:20à travers des manifestations.
00:57:22Ça n'a pas de sens.
00:57:22Ça, c'était votre coup de gueule.
00:57:23Votre coup de cœur.
00:57:24Il est sur quoi ?
00:57:25C'est la même chose.
00:57:27D'un seul coup,
00:57:27vous aimez Marine Le Pen
00:57:28parce qu'elle...
00:57:29Non, je ne comprends pas.
00:57:30Développez votre coup de cœur.
00:57:32On avance.
00:57:32On n'est pas parce que
00:57:33vous n'avez pas
00:57:33tous les éléments
00:57:34de la réflexion.
00:57:36Que voit-on
00:57:37en Angleterre aujourd'hui ?
00:57:38On voit des drapeaux partout.
00:57:40C'est-à-dire
00:57:41que ça fait des semaines
00:57:41maintenant que...
00:57:42L'Union Jack,
00:57:43vous voulez dire ?
00:57:44Non,
00:57:44c'est le roi de Saint-Georges,
00:57:46même des drapeaux gallois
00:57:47ou des drapeaux...
00:57:49Selon les royaumes ?
00:57:50Écossais.
00:57:51D'accord.
00:57:51Les plusieurs ensembles,
00:57:52ce n'est pas le problème.
00:57:56Et ça,
00:57:57ce n'est pas...
00:57:58Il n'y a même pas
00:57:58de consigne politique.
00:58:00Il n'y a pas un leader politique
00:58:01qui a organisé ça.
00:58:02C'est spontanément
00:58:02que le peuple anglais
00:58:03a hissé les couleurs.
00:58:05A mis des drapeaux anglais
00:58:08partout,
00:58:08au réverbère,
00:58:10ils peinent les ronds-points.
00:58:10Ils sont présents.
00:58:14Et ils manifestent également.
00:58:16Donc,
00:58:16ils occupent la place.
00:58:18Ils existent.
00:58:19Ils tentent encore d'exister.
00:58:20Je ne vous cache pas.
00:58:21Pourquoi ?
00:58:22Parce que...
00:58:22Vous n'avez pas dit pourquoi.
00:58:24Ils font ça.
00:58:25Pourquoi ils font ça ?
00:58:26Oui.
00:58:27Vous savez,
00:58:28vous avez 40 secondes encore.
00:58:29C'est une minute trente,
00:58:30le coup du cœur.
00:58:31Il faut y aller.
00:58:32D'accord.
00:58:33Les Anglais,
00:58:34ils mettent des drapeaux
00:58:35et ils les mettent
00:58:36pourquoi, ces drapeaux ?
00:58:38Ils les mettent
00:58:38pour exister simplement
00:58:40en tant qu'anglais
00:58:41devant l'invasion
00:58:42migratoire d'Elie-Rande
00:58:44parce qu'ils sont menacés
00:58:45de disparition
00:58:45et que vous avez
00:58:46à la BBC
00:58:47très tranquillement
00:58:48des invités africains
00:58:49qui viennent expliquer
00:58:50aux Anglais
00:58:51que leur drapeau est raciste,
00:58:52qu'ils sont racistes,
00:58:53qu'ils doivent cacher
00:58:53leur drapeau,
00:58:54qu'ils doivent se cacher,
00:58:55qu'ils doivent disparaître
00:58:56et tout ça sous l'œil
00:58:57énamouré
00:58:58et protecteur
00:58:59de je ne sais qui
00:59:00de l'intelligentsia
00:59:01britannique
00:59:02et donc cette impusance
00:59:04abominable
00:59:06qui malheureusement
00:59:07ne trouve pas
00:59:07sa juste rétribution,
00:59:09finalement,
00:59:10les Anglais,
00:59:10ils répondent
00:59:11en mettant leur drapeau
00:59:12et en étant présents
00:59:12et ça fait suite aussi
00:59:14aux viols
00:59:15qui se sont passés
00:59:16par des migrants
00:59:16qui sont hébergés
00:59:17dans des hôtels.
00:59:19Ça fait suite au fait
00:59:20qu'on a demandé
00:59:21de lever les drapeaux
00:59:22à Birmingham
00:59:23et que,
00:59:24bien sûr,
00:59:25on a laissé
00:59:25les drapeaux palestiniens,
00:59:27c'est-à-dire que
00:59:28le gouvernement anglais,
00:59:30les autorités anglaises
00:59:31en général,
00:59:32insultent à leur tour
00:59:33et crachent sur le peuple anglais
00:59:34qui, au moins,
00:59:36a la dignité
00:59:37d'essayer de continuer
00:59:38à exister
00:59:38et à montrer ses drapeaux
00:59:40contrairement
00:59:41à la position
00:59:42de Marine Le Pen
00:59:43qui a peur
00:59:44des manifestations
00:59:44manifestement.
00:59:45Je...
00:59:46Là, vous voyez,
00:59:47là, on vient le...
00:59:48Ben oui.
00:59:48Voilà.
00:59:49OK.
00:59:50Oui, moi,
00:59:50je trouve ça très bien
00:59:52qu'il y ait des nuages
00:59:54de...
00:59:55enfin, des marées
00:59:56de drapeaux dans les rues.
00:59:57Mais le problème,
00:59:57c'est que ceux qui gouvernent
00:59:59et ceux qui contrôlent
01:00:00les flux migratoires,
01:00:01ce ne sont pas ceux
01:00:01dont on aura bandit
01:00:02les drapeaux dans les rues,
01:00:03ce seront ceux
01:00:04qui auront gagné
01:00:05les élections.
01:00:06Et c'est là que la lutte
01:00:07dans les démocraties
01:00:07est essentielle.
01:00:07Il y a des prochaines élections,
01:00:08c'est de l'égal Farage
01:00:09qui va les gagner.
01:00:10Donc, on peut...
01:00:11Espérons-le.
01:00:12On peut espérer
01:00:13que ça change, quoi.
01:00:14Très bien.
01:00:15Messieurs, messieurs,
01:00:16merci beaucoup.
01:00:17Je vous vois
01:00:18dans une forme,
01:00:20d'ailleurs,
01:00:21ça s'est entendu,
01:00:21vraiment olympique,
01:00:23estivale.
01:00:24J'espère que ça va...
01:00:25Vous allez tenir le coup
01:00:26sur la durée.
01:00:27Comptez sur moi
01:00:28pour le faire.
01:00:29Et on se retrouve
01:00:29dans 15 jours.
01:00:30Ce sera le 10 septembre,
01:00:33jour de l'enregistrement.
01:00:35Et on en saura plus
01:00:36sur Bloquons Tout
01:00:36et sur d'autres sujets
01:00:38qui auront avancé.
01:00:40À très vite, donc.
01:00:41Merci.
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