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  • il y a 5 mois

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00:00– 18h17 de retour dans Punchline sur CNews et sur Europe 1.
00:05On évoque toujours cette crise politique dans laquelle le pays est en train de plonger.
00:09Écoutons Jordan Bardella, il était il y a quelques instants aux universités d'été du MEDEF.
00:13Il en appelle, comme depuis le début de la semaine, à un retour aux urnes,
00:17c'est-à-dire une dissolution et éventuellement le départ d'Emmanuel Macron.
00:22– Si nous on était en vacances cet été, il devait faire la sieste alors,
00:24parce que nous lui avons envoyé par l'intermédiaire de Marine Le Pen,
00:29qui est notre présidente de groupe, à l'Assemblée, un courrier à la fin du mois de juillet,
00:32avec l'intégralité des propositions que nous souhaitions formuler
00:34et voire mettre en œuvre dans le budget pour faire des pistes d'économie
00:37dans la gabegie et dans les mauvaises dépenses publiques,
00:39le Premier ministre n'a pas répondu.
00:41Il n'y aura pas au Père Noël.
00:43Et à moins d'un miracle, rien évidemment ne fera changer d'avis
00:48les millions de Français qui aujourd'hui n'ont plus confiance dans cette politique.
00:51Il faut un changement de politique aujourd'hui dans le pays.
00:53Et moi je l'ai dit face à l'impasse démocratique dans laquelle nous sommes aujourd'hui
00:56et par le besoin de stabilité qu'il y a à la fois dans le pays,
01:00à la fois pour la cohésion nationale, mais aussi pour nos chefs d'entreprise,
01:03je ne vois aucune autre solution qu'un retour aux urnes,
01:08soit par la dissolution de l'Assemblée nationale dès le vote du 8 septembre,
01:13soit par la démission du président de la République,
01:16ce qui entraîne évidemment une nouvelle campagne
01:18et évidemment de nouvelles élections législatives.
01:20Bonsoir, Dan Bardella, Gauthier Le Brette.
01:22Alors, François Birou a réussi à l'exploier au 20h de se fâcher avec son électorat,
01:26et ensuite de se fâcher avec les oppositions auxquelles il réclame un vote de confiance
01:31en expliquant qu'ils étaient tous en vacances pendant que lui, il était à la tâche.
01:34Bon, il sait que tout est perdu, de toute façon, c'est lui qui décide de sa sortie,
01:39donc en fait il n'a plus rien à perdre.
01:41Sur le RN, le RN, et je le disais déjà hier,
01:43si le RN veut vraiment une nouvelle dissolution
01:45et veut l'imposer à Emmanuel Macron, ils en ont le pouvoir.
01:49Si Marine Le Pen censure automatiquement tout nouveau Premier ministre
01:53et n'attend pas 8 mois pour Bérou, enfin avec le vote de confiance,
01:56ou 2 mois pour Michel Barnier sur le budget,
01:59Emmanuel Macron est obligé de dissoudre,
02:01puisque tous les Premiers Ministres tomberaient comme des mouches
02:03si elle vote avec LFI la censure.
02:05Donc en fait, le pouvoir de dissolution,
02:07ce n'est pas tant Emmanuel Macron qu'il a dans ses mains,
02:09c'est Marine Le Pen.
02:10Si elle censure Sébastien Lecornu automatiquement,
02:12Catherine Votrin ou quelqu'un d'autre, c'est terminé,
02:15et Emmanuel Macron est forcé de retourner à des législatives.
02:18Est-ce qu'Emmanuel Macron pourrait nommer Jordan Bardella à Matignon ?
02:22Ça dépend s'il y a une majorité absolue ou pas.
02:24Non, mais là, on l'état des choses.
02:25Bah non, ça ne sert à rien.
02:26Sans repasser par l'élection.
02:27Ça ne sert à rien.
02:27Sans repasser par l'élection.
02:28Ça ne sert à rien.
02:28Ah pourquoi il le fait ?
02:29Mais Jordan Bardella n'irait pas.
02:31Pour que les mouches...
02:33Ça ne sert à rien, il est censuré tout de suite.
02:34Il tomberait tout de suite, bien sûr.
02:35On peut le faire un jour, mais c'est pour se faire plaisir.
02:37J'aurais bien aimé être écoutée derrière la porte,
02:41dans la rencontre entre le Premier ministre et le Président à Brégançon.
02:47Parce que, quand même, François Bayrou lui a vendu avec certitude
02:52que c'était un bon coup d'expliquer aux gens,
02:56regarder quelle est la situation,
02:57et si vous êtes responsable, vous êtes bien obligé d'être responsable.
03:01Sinon, vote de confiance.
03:02Parce que quand il y a une assemblée en tripartite,
03:06la confiance, ça veut dire que c'est quand il y a une majorité,
03:08une opposition, mais au moins une majorité.
03:09La confiance, c'est une majorité possible.
03:11Tandis que là, lorsque le locuteur est si faible politiquement,
03:17ce n'est pas la confiance, c'est une adhésion à un constat.
03:21Donc, il lui a dit, je ne sais pas si le Président lui a dit,
03:24mais est-ce que vous avez fait des tests ?
03:26Est-ce que vous avez assuré vos arrières ?
03:28Il ne lui a pas demandé.
03:30De même que lui avait 10 sous sans avoir fait de sondage.
03:35D'ailleurs, le Cornu lui avait dit,
03:36mais vous avez fait des sondages pour la dissoudre ?
03:38Eh bien non, il n'en avait pas fait.
03:39Et voilà ce qui s'est passé.
03:41Donc, s'il ne l'a pas fait, s'il s'est préparé comme ça,
03:44c'est qu'il est en train d'organiser sa sortie.
03:47Parce que François Bayrou est en train d'écrire sa biographie.
03:50Vous savez, c'est quelqu'un que je connais depuis longtemps
03:52et qui parle de lui avec respect, avec dévotion,
03:56et qui pense qu'il est...
03:58et que franchement, c'est quelqu'un qui a un avenir
04:00et même qui l'est prédestiné.
04:02En tous les cas, c'est le seul Premier ministre,
04:05non, ce n'est pas le seul,
04:06qui a forcé le Président à le choisir.
04:09C'était le cas de Villepin avec Chirac.
04:11Mais là, la façon dont il l'a fait avec le Président,
04:14on peut dire que c'était la deuxième fois
04:15qu'il giflait un plus jeune.
04:17Donc, il est devenu Premier ministre.
04:20Les punchlines de Catherine.
04:21Et là, il décide de s'en aller.
04:23Il décide d'entrer et de sortir.
04:26Il décide d'entrer et de sortir.
04:26Pour partir, comme Churchill,
04:27c'est-à-dire, voilà, après avoir...
04:29Vers 2027.
04:30Et puis après, bien sûr, avec l'idée que 2027
04:33et qu'on le prendra pour Churchill,
04:35pour enfin tous les grands,
04:37il est à la fois Churchill et Mendès dans sa tête,
04:39sauf qu'il oublie que Mendès,
04:40c'est un des plus grands ratages politiques,
04:42même s'il a été un mythe,
04:43c'est-à-dire qu'il a fait 7 mois et 18 jours à Matignon.
04:47Lui, il fait un peu plus, un mois de plus.
04:49Mais voilà, c'est un peu court.
04:51Un peu court.
04:51Gauthier Lebrun, je vous ai vu beaucoup réagir
04:53pendant les punchlines de Catherine Neck.
04:54Je pense qu'il a tordu totalement le bras à Emmanuel Macron
04:57pour sa sortie, comme pour son entrée à Matignon.
04:59C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron,
05:01il est évidemment fin politique.
05:02Il a compris que c'était allé au casse-pipe
05:04et que l'étau allait se resserrer sur lui
05:06puisque aussitôt François Béroud sera Premier ministre démissionnaire.
05:09La pression montera sur l'Elysée.
05:11Ça a déjà commencé.
05:12C'est la musique de la démission.
05:14Le 10 septembre, que ce soit un échec
05:16ou une réussite pour la France insoumise
05:18et Jean-Luc Mélenchon,
05:20c'est évidemment vers l'Elysée
05:21que les projecteurs seront braqués.
05:24Donc, il a tordu le bras à Emmanuel Macron
05:26lui demandant de convoquer les députés
05:27trois semaines avant en session extraordinaire
05:29pour qu'il puisse faire un discours de politique générale
05:31et enclencher le vote de confiance.
05:33Donc, il aura choisi son entrée
05:35et choisi sa sortie.
05:37Et ça montre à quel point
05:38on a un président de la République
05:40faible politiquement.
05:42terriblement faible
05:43depuis cette dissolution.
05:45C'est-à-dire qu'il ne choisit plus
05:46son Premier ministre
05:47et il ne choisit pas
05:48la manière dont ça s'arrête.
05:50Donc, c'est formidable.
05:51Ce n'est pas lui qui nomme
05:52et qui remplace.
05:54C'est à lui qu'on fait nommer
05:55et qu'on fait remplacer.
05:57Et c'est peut-être à lui
05:57qu'on va faire dissoudre
05:58si Marine Le Pen
05:59met en place son plan
06:00que je vous disais.
06:01Non, il n'y en a pas de dénus.
06:02Non, il n'y en a pas de dénus.
06:03Macron, il l'a dit dans le GD News.
06:04Oui, mais il dit beaucoup de choses
06:05et il fait le contraire.
06:06Là, il le dit et je pense qu'il n'y en a pas.
06:07Là, il l'a dit au GD News
06:09et c'est crédible.
06:10Vous avez raison.
06:10Ah, s'il a dit au GD News.
06:12Mais là, du fait,
06:12il pousse le président
06:14vers le bord de la balustre.
06:16Ah, c'est clair.
06:16C'est clair.
06:17Guillaume Perrault, rapidement.
06:18Vous savez, s'il y a une nouvelle dissolution,
06:21il y a de fortes chances
06:22que la nouvelle Assemblée
06:23ressemble fort à l'Assemblée actuelle.
06:26Sauf que si le Front républicain ne marche pas.
06:28Oui, ça résout le rien.
06:29Est-ce que vous pensez
06:31que dans l'entre-deux-tours,
06:33les macronistes, Gabriel Attel,
06:35vont s'abstenir d'appeler
06:38à voter pour Jean-Luc Mélenchon
06:39contre le...
06:39Oui, c'est l'idée.
06:41Parce que le mystère du...
06:43Vous avez raison.
06:43Vous avez raison.
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