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  • il y a 5 mois

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00:00Le gérant du parc de loisirs dans les Pyrénées-Orientales, qui pour rappel avait refusé l'accès à un groupe de 150 jeunes israéliens,
00:08a finalement été mis en examen hier. Une information judiciaire a été ouverte, notamment pour discrimination fondée sur l'origine, l'ethnie ou la nationalité.
00:18Voilà qui en dit long sur le climat et le contexte de notre société. Bonjour Pierre-Henri Dumont.
00:23Bonjour.
00:23Et merci d'être avec nous ce midi sur Europe 1. Vous êtes secrétaire général adjoint des Républicains.
00:29Avant de revenir sur cette rentrée politique et sociale qui s'annonce très agitée, peut-être un premier commentaire sur ce qui ressemble à un nouvel acte antisémite dans les Pyrénées-Orientales.
00:40On vient d'en parler. Même si le mis en cause s'en défend, on est Pierre-Henri Dumont dans la continuité de ce qu'il s'est passé ces dernières semaines et tout l'été en France.
00:48Oui, voire même ces derniers mois, on a une inversion de la charge de ce qui s'est passé le 7 octobre en Israël.
00:54On a l'impression qu'aujourd'hui, il y a déjà un amalgame entre être israélien et être juif, soutenir la politique de Benjamin Netanyahou et être juif.
01:04Et il y a aujourd'hui, parce que des forces politiques, en particulier la France insoumise,
01:08sont dans cette optique de gagner un vote musulman communautariste radicalisé,
01:14pour avoir les fameuses 600 000 voix qui manqueraient potentiellement à Jean-Lieus Mélenchon.
01:16On est dans un clientélisme pur, ce qui fait que certaines personnes se sentent autorisées à pouvoir faire preuve de racisme, d'antisémitisme,
01:25à l'encontre de telle ou telle catégorie, en particulier nos compatriotes de confession juive.
01:30On a eu ce qui vient de se passer, vous l'avez évoqué, dans ce centre de loisirs.
01:33Et tant mieux si le gérant est mis en examen.
01:36J'espère qu'il sera jugé et condamné pour ce qu'il a fait, si les faits sont avérés.
01:40Et on a vu également ce qui s'était passé avec la compagnie aérienne Vueling,
01:44avec d'autres exemples tout au long de l'été qui ont émaillé malheureusement cette actualité.
01:50Et ce climat, je le répète, est largement alimenté par ce clientélisme forcené de la part de la France insoumise.
02:00Et ça fait d'ailleurs écho à ce qui avait été annoncé dans votre début de journal chez nos voisins belges,
02:04qui voient aujourd'hui Henri Mahassane, une Égérie, non pas une amie des terroristes.
02:07Vous restez avec nous, Pierre-Henri Dumont.
02:09J'aimerais vous faire réagir à cette rentrée politique qui s'annonce très compliquée
02:15entre spectre de la censure et mouvements bloquons-tout du 10 septembre prochain.
02:20Tout cela dans un contexte de chasse aux économies.
02:23François Bayrou s'exprimera d'ailleurs demain après-midi.
02:26L'objectif, Alexis Delafontaine, c'est de prendre les Français à témoin.
02:32Oui, François Bayrou tiendra une conférence de presse ce lundi à 16h pour alerter sur le déficit budgétaire.
02:37J'ai la certitude que les Français prendront conscience de la gravité de la situation,
02:42affirme le Premier ministre dans les colonnes du Parisien.
02:44Tout le monde devra participer à l'effort national, ajoute François Bayrou, y compris les politiques,
02:50ce qu'il annonce sur sa chaîne YouTube.
02:52Je prends l'engagement solennel devant vous.
02:55Que s'il y a des privilèges, des avantages, ces avantages seront supprimés.
02:59Eh bien, les membres du gouvernement, évidemment, aucune de leurs indemnités n'augmentera pendant le temps
03:05où les retraites des Français ou les salaires de la fonction publique seront eux-mêmes gelés.
03:11Pour survivre à la motion de censure qui sera déposée par la France insoumise,
03:15François Bayrou mise sur une vaste adhésion populaire à son programme.
03:19Seule l'adhésion des Français peut faire basculer ce rapport de force,
03:23admet le locataire de Matignon.
03:24Un pari loin d'être gagné, car pour l'instant, François Bayrou reste le Premier ministre le plus impopulaire de la Ve République.
03:30Merci Alexis Delafontaine.
03:32Alors, les revendications sont nombreuses dans les hôpitaux, dans la fonction publique, dans le privé,
03:37pour les agriculteurs, également pour les taxis.
03:39Les taxis qui vont se mobiliser dès le 5 septembre, donc un peu avant,
03:44car ils pourraient faire les frais des différents coups de rabot.
03:47Le gouvernement souhaite en effet changer le mode de prise en charge des patients par l'assurance maladie.
03:52L'objectif, c'est de réaliser 150 millions d'euros d'économie.
03:57Mais les chauffeurs de taxis craignent une baisse de leurs revenus.
04:00Voici ce qu'explique Dominique Buisson, secrétaire de la Fédération Nationale du Taxi.
04:04À partir du 1er novembre, la méthodologie de facturation aboutira à 30 ou 40%
04:09de perte des revenus de prestation des taxis.
04:13Sous couvert de fer, des pseudo-économies, on nous demande de travailler à 50% du prix,
04:20aujourd'hui, de l'indice kilométrique dicté par Bercy.
04:22Et ça a déjà commencé.
04:24Il y aura des liquidations judiciaires de certaines entreprises de taxis,
04:28et donc des licenciements.
04:30Ce qu'on attend, c'est que, à la fois le ministère de la Santé et la CNAM,
04:34entendent nos propositions, que l'on se mette autour d'une table,
04:38qui nous apporte des éléments chiffrés.
04:40Je pense qu'on va en être amenés à espérer, maintenant,
04:44que le gouvernement tombe sous des mentions de censure.
04:47On ne peut pas continuer comme ça.
04:48Voilà pour ce témoignage recueilli par Noémie Loisel.
04:51Nous sommes toujours avec Pierre-Henri Dumont,
04:53qui, je le rappelle, est secrétaire général adjoint du parti Les Républicains.
04:57Pierre-Henri Dumont, craignez-vous une France totalement à l'arrêt ?
05:01Parce que, vous venez de l'entendre, tous les corps de métier prennent peur,
05:04et ont peur, donc, justement, de faire les frais de ces différents coups de rabot.
05:07Écoutez, ce qui est sûr, c'est qu'on a aujourd'hui une situation budgétaire qui est très mauvaise.
05:12On a 44 milliards d'euros à trouver, d'économies à réaliser.
05:16Et si on revient sur la question du mouvement du 10 septembre,
05:19il y a quand même quelque chose d'assez paradoxal.
05:21C'est-à-dire qu'au début de l'été, on a un mouvement qui est le mouvement dit des Nicolas.
05:25C'est-à-dire des gens qui...
05:26C'est Nicolas qui paye.
05:27Qui en a marre de la classe moyenne, qui travaille dur, qui se lève tôt, qui se couche tard,
05:31qui paye pour tout le monde, qui constate ce qu'on constate tous,
05:34une disparition du service public de proximité,
05:36de plus en plus d'argent qui est mis dans tous les budgets, de la santé, l'école,
05:39et au final, de moins en moins de résultats.
05:42Donc, où va l'argent ? C'est ça la question.
05:43Et on se revient à la fin de l'été, on retourne des vacances,
05:48et on s'aperçoit qu'il y a une OPA hostile qui a été réalisée par la France Insoumise
05:51et par Jean-Luc Mélenchon sur ce mouvement.
05:53Une récupération.
05:54Une récupération politique absolue, et aujourd'hui, le mouvement, c'est quoi ?
05:58C'est aggraver tout ce qui ne marche pas,
06:00tout ce qui a créé la colère des Nicolas qui payent,
06:03et qui plonge aujourd'hui notre pays dans le chaos,
06:05des dépenses publiques superflues, des impôts à tout va,
06:09une fuite des capitaux, une surrégulation de l'ensemble des normes dans notre pays.
06:15Et donc, c'est une question aujourd'hui qui se pose,
06:18c'est pourquoi cette récupération politique,
06:20et quel est l'intérêt de M. Mélenchon d'attiser comme ça
06:23les colères et de détourner des colères qui auparavant pouvaient être saines ?
06:26Alors, faut-il, dans ce contexte de spectre de la censure,
06:30sauver le soldat Bayrou, Pierre-Henri Dumont ?
06:33Parce que ce que nous disent les macronistes,
06:36c'est qu'on risque un shutdown,
06:38et ils nous ont déjà fait le coup il y a un an.
06:42Mais voilà, faut-il sauver le soldat Bayrou ?
06:45Vous savez, aujourd'hui, la question de l'adoption d'une motion de censure ou pas
06:48dépend de simplement deux éléments.
06:50Premier élément, puisque la France Insoumise et les écologistes ont déjà dit
06:53qu'ils allaient voter une censure,
06:55c'est de savoir si le Parti Socialiste
06:56continuera de se soumettre à la France Insoumise,
07:00malgré les insultes.
07:01Hier encore, il y a eu des universités d'été des Insoumis
07:04où le PS s'est fait copieusement insulter par les militants Insoumis.
07:08Et le deuxième élément, c'est de quel pied se lèvera Marine Le Pen le matin,
07:12puisqu'on sait bien qu'à chaque censure,
07:13il n'y a aucune position qui est prise par le Rassemblement National.
07:15C'est un jeu de coût politique.
07:18C'est-à-dire que si elle estime qu'il y a un coût politique à faire,
07:20elle votera la censure.
07:20Si elle estime qu'il n'y a pas de coût politique à faire,
07:22elle ne le votera pas.
07:23Donc, aujourd'hui, vous dire ce que sera demain
07:26le résultat d'une motion de censure,
07:28ça dépend de ces deux éléments,
07:30et personne ne peut prédire.
07:31Ce qui est sûr, c'est que nous, chez les Républicains,
07:32en tout cas, on fera nos propositions.
07:34On estime qu'il faut faire des économies, certes,
07:37mais qu'il faut aussi créer plus d'argent par la production,
07:40faire en sorte que les gens travaillent plus,
07:41mais travaillent plus en étant rémunérés,
07:43et non pas en étant dans un travail gratuit,
07:45comme c'est prévu aujourd'hui par le budget.
07:47Vous parliez, Pierre-Henri Dumont, de la gauche,
07:50effectivement, parce que, vous le savez,
07:52et vous l'avez très bien dit en ce moment,
07:54on tente à gauche de trouver des ralliements,
07:57des alliances,
07:58et Jean-Luc Mélenchon ne fait pas forcément l'unanimité à gauche,
08:02même si Charles Fournier, député écologiste de Tours,
08:05lance un appel, il souhaite une primaire de la gauche
08:08avec, en son sein, Raphaël Glucksmann,
08:10et donc, Jean-Luc Mélenchon, écoutez-le.
08:13Moi, je crois qu'il faut, quoi qu'il se passe,
08:15réussir cette primaire,
08:16même si certains ne la rajoignent pas,
08:19mais en tout cas, à cette instance,
08:20ce qui me paraît fondamental,
08:21c'est de tout faire pour qu'il y ait un processus
08:24qui puisse être proposé,
08:25pour qu'une plateforme d'idées soit sur la table,
08:27parce qu'une primaire qui serait juste
08:29une affaire de casting n'est pas satisfaisante,
08:32et il est urgent de pouvoir le préparer.
08:34Moi, j'attends une primaire qui s'appuie,
08:36qui invite les candidats à aller chercher
08:38des soutiens citoyens.
08:39Cette primaire, elle est nécessaire.
08:41Maintenant, j'invite évidemment
08:42Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon
08:44à ne pas avoir peur de cette primaire
08:46et à considérer qu'elle est,
08:47s'ils sont convaincus qu'ils sont une solution
08:49pour notre pays,
08:50alors ils doivent pouvoir se confronter
08:52à une primaire,
08:52et cette primaire, elle doit être massive
08:54pour être évidemment une réussite.
08:55Bon, voilà.
08:56Alors, une primaire,
08:57on pensait qu'il y avait un cordon sanitaire,
08:59quand même,
09:00entre la gauche respectable
09:01et la France insoumise.
09:03Visiblement,
09:04Charles Fourmier,
09:05député écologiste de Tours,
09:07souhaite briser les frontières.
09:08Ça vous fait peur, ça ?
09:09Qu'on puisse répliquer
09:11une sorte de nouvelle nupesse ?
09:13Les frontières ont déjà été franchies
09:15depuis très longtemps.
09:16Ça fait quand même deux fois
09:17que la gauche dite républicaine
09:20s'associe avec la France insoumise,
09:22et ce, d'autant plus,
09:24avec l'ensemble des dérives
09:25post-7 octobre
09:26qui ont lieu dans ce mouvement.
09:29Et donc,
09:30imaginez une seule seconde
09:31qu'il y aurait un cordon sanitaire
09:33qui existerait à gauche
09:34entre la France insoumise d'un côté
09:36et de l'autre,
09:36les partis républicains,
09:37comme il peut exister à droite
09:38entre le Rassemblement national
09:39et les autres partis de droite.
09:40C'est une foutaise.
09:41Et la réalité,
09:42c'est que les socialistes
09:43et les écologistes,
09:44comme ils savent que la France insoumise
09:46est en position de force dominante,
09:49ils se rallieront à Jean-Luc Mélenchon
09:51parce qu'ils ont peur
09:51de perdre leur siège
09:52aux élections législatives.
09:53On est dans la défense
09:54de leurs propres intérêts.
09:55Très bien.
09:56Merci beaucoup,
09:57Pierre-Henri Dumont,
09:58d'avoir été avec nous ce midi
09:59sur Europe 1.
10:00Je rappelle que vous êtes
10:01secrétaire général du parti
10:04Les Républicains.
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