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Tous les midis et pendant tout l'été, les invités de #MidiNewsEte débattent des grands thèmes de l'actualité 

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00:00Quasiment midi sur CNews, très heureux de vous retrouver pour Midi News.
00:05On est ensemble jusqu'à 13h. Je vais vous présenter mes invités dans un instant.
00:08Mais d'abord, un premier tour complet de l'actualité de ce samedi avec Alice Sommerer.
00:12Bonjour Alice.
00:13Bonjour Michael. A la une de l'actualité, la réaction du ministre de l'Intérieur
00:18aux propos anti-police des députés LFI Bruno Rotaillot s'indigne.
00:22Il ne faut pas s'habituer à ce genre de mots et surtout ne pas inverser les rôles
00:27entre victimes et coupables. Je vous propose de l'écouter.
00:30Je demande à ce que l'on respecte, y compris lorsqu'on est élu de la République,
00:36le bouclier républicain que constituent nos gendarmes, nos policiers.
00:42Moi, je ne supporte pas que des parlementaires puissent dire
00:45« la police tue partout ». Jamais je ne m'y habituerai.
00:50Je dénoncerai ces propos-là. Ce n'est pas un problème de liberté d'expression.
00:54C'est simplement que lorsqu'on veut lutter contre la violence,
00:57il faut aussi commencer par lutter contre la violence des mots
01:01et ne pas inverser la charge de la responsabilité.
01:06Il y a des victimes et il y a des coupables.
01:09Il faut punir les coupables.
01:12Mais les policiers et les gendarmes ne sont pas des coupables.
01:17Laissez la France, laissez la République sans intervention de la gendarmerie,
01:21sans intervention des policiers.
01:22Imaginez-vous il y a quelques mois ici, sans les interventions de ceux qui ont risqué leur vie.
01:28Le général commandant des forces de gendarmerie nationale, je ne sais pas s'il est ici,
01:32il a son supérieur hiérarchique, me disait que toute l'Espagne, il y a un gendarme de blessés.
01:36Et pour les policiers, on pourrait en dire autant.
01:38Donc n'inversons pas la valeur des choses.
01:42Il faut dire la vérité.
01:43Et moi, je l'ai dit et je l'assume.
01:44Sécurité renforcée dans la ville de Vintimille, à la frontière franco-italienne.
01:50200 caméras ont été installées dans les rues.
01:52Elles sont pilotées depuis le centre opérationnel de la police municipale.
01:56L'objectif est clair.
01:58Repérer les comportements problématiques et pouvoir interagir plus vite.
02:01Reportage de Franck Trivio et Anaïs Bauché.
02:06Perchée en haut des murs, elle scrute la foule, nuit et jour.
02:09A Vintimille, ville italienne voisine de la France, plus de 200 caméras quadrillent l'espace public.
02:15117 viennent d'être installées début août.
02:17Toutes les zones sensibles de la ville sont désormais surveillées.
02:20De quoi rassurer les locaux et les frontaliers, inquiets par la délinquance.
02:24On se sent beaucoup plus serein.
02:26Et puis on peut se promener dans la ville sans avoir peur un petit peu.
02:31Malheureusement, c'est ce qui se produisait avant.
02:33Les 200 caméras, c'est très bien.
02:35Mais il y a encore des endroits qui ne sont pas sous contrôle.
02:37Et on en voudrait encore plus pour avoir une ville avec un maximum de sécurité.
02:41Coût total du dispositif, 600 000 euros.
02:44Partagé entre les fonds municipaux et une subvention du ministère de l'Intérieur.
02:48Un investissement des pouvoirs publics suite à une montée de l'insécurité en ville.
02:52Après les arrivages des migrants, la ville était constamment occupée par entre 700 et 1000 migrants clandestins par jour.
03:03Un dispositif de dissuasion massif et un outil clé pour les forces de l'ordre dans le cadre de leur enquête.
03:08Elle nous aide pour le contrôle de la circulation, mais aussi pour la sécurité urbaine, pour prévenir et intervenir en cas d'urgence,
03:15pour visionner de manière optimale les accidents de la route et surtout pour combattre les rechus de contrôle.
03:20Les forces de l'ordre l'assurent.
03:21Les images captées sont régies par des règles strictes pour garantir la vie privée de la population.
03:25A Menton, situé à une dizaine de kilomètres, la ville compte 148 caméras.
03:3011 dispositifs supplémentaires devraient être installés cette année.
03:34Et puis attention à vous si vous prenez la route ce week-end.
03:37A une semaine de la rentrée, la circulation s'annonce compliquée.
03:40Bison Futé, voie orange dans le sens des départs et rouge dans le sens des retours.
03:44Les départs des stations balnéaires seront particulièrement compliqués.
03:48Attention sur la côte méditerranéenne.
03:50Si vous êtes sur la côte ouest à Bordeaux ou du côté des sables d'Olonne, proche de Brétignolles-sur-Mer,
03:54vous devriez être épargné.
03:57Et prudence sur la route.
03:59Merci beaucoup Alice Sommerer.
04:00On vous retrouve dans 30 minutes pour un nouveau point sur l'actualité.
04:03A tout à l'heure.
04:03Midi News, on est avec Catherine Rambert, journaliste, co-présidente de l'association pour les femmes dans les médias.
04:08Bonjour, bienvenue.
04:09Bonjour.
04:10On est avec Alain Bensoussan, maître Alain Bensoussan, avocat.
04:13Bienvenue à vous.
04:14Et puis Emmanuel Blaisès, président de l'Institut pour l'audace politique.
04:18Directeur, pas président.
04:19Directeur, ils m'ont mis président.
04:20Bah écoutez, ils vous ont surplacé.
04:23Directeur de l'Institut pour l'audace politique, merci d'être avec nous également.
04:28On va parler de l'explosion des actes antisémites pour commencer en France et en Europe.
04:32Et ce constat absolument effrayant, il ne se passe pas un jour où l'on ne vous parle pas d'un nouvel acte antisémite sur notre antenne.
04:41Un arbre en hommage à Ilan Halimi, tronçonné des maisons taguées dans Lyon ou encore un parc de loisirs interdit d'accès à un groupe d'enfants israéliens.
04:50Une vague de haine qui nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire et qui semble directement liée à la guerre au Proche-Orient.
04:57Voyez pour commencer ce sujet de Sarah Fenzari et on en parle ensemble juste après.
05:03La vague d'actes antisémites en lien direct avec la guerre à Gaza et les opérations menées par Israël en Palestine continue de s'écraser partout en France.
05:13Comme ici, à Épinay-sur-Seine, où l'arbre planté en mémoire d'Ilan Halimi a été tronçonné.
05:20Tout un symbole profané.
05:21J'appelle les maires à planter un arbre à la mémoire d'Ilan Halimi.
05:25Dans le sud des Pyrénées-Orientales, 150 Israéliens âgés de 8 à 16 ans se sont vus refuser l'accès à un parc de loisirs.
05:33Motif invoqué par le gérant, ses convictions personnelles inadmissibles et dangereux pour l'avocate de l'Observatoire juif de France.
05:42Là maintenant, on est dans un tsunami de l'antisémitisme en France.
05:46Il est un danger maintenant sur le sol français d'être juif et d'être israéliens.
05:52Direction Lyon, à Villeneuve-la-Guillard, où plusieurs maisons ont été recouvertes d'inscriptions menaçantes, abjectes et profondément antisémites.
06:02Il y a une enquête de gendarmerie qui est en cours.
06:04On a travaillé, nous, sur la vidéoprotection en lien avec la gendarmerie.
06:09On peut leur donner les informations.
06:11Ce n'est pas quelque chose d'anodin, c'est quelque chose de grave et on ne veut pas que ça ne soit pas sous silence.
06:16La Haute-Savoie n'est pas non plus épargnée.
06:18Des véhicules de touristes immatriculés en Grande-Bretagne appartenant à des personnes de confession juive ont été recouverts de tags pro-palestiniens.
06:28A Lyon, la plaque commémorative des Justes a, elle, été arrachée.
06:32Pour rappel, 1570 actes antisémites ont donné lieu à un dépôt de plainte en 2024.
06:39Les menaces sont quotidiennes.
06:41La mémoire, elle, est profanée.
06:44Une vague, c'est même un tsunami d'actes antisémites que l'on constate depuis des mois dans notre pays et même partout en Europe.
06:54Je le disais, une haine qui rappelle les heures les plus sombres de notre histoire.
06:58Quand on vient marquer les véhicules, quand on vient marquer les maisons d'hommes ou de femmes de confession juive en disant,
07:03« Ici, Catherine Rambert, ici, des personnes, des juifs vivent dans cette maison. »
07:09C'est absolument effroyable.
07:11Ce que nous vivons en ce moment, c'est tragique.
07:12C'est une tragédie.
07:14Effectivement, ça rappelle les heures sombres de notre histoire, pas si vieilles, les années 30, et on sait comment ça a tragiquement fini.
07:20Et ce qui est tragique aussi, c'est que cette musique effroyable, comme elle est récurrente depuis quelques mois dans le paysage français,
07:27dans le paysage médiatique, on finit tragiquement par s'y habituer.
07:31Et ce qui est encore plus épouvantable, c'est qu'on a un président de la République.
07:35Vous savez, les présidents, on dit souvent, ce sont les pères de la nation.
07:38Ils sont chargés de rassurer, de délivrer des messages fédérants et fédérateurs pour le public, pour le grand public et le pays.
07:46Eh bien, on a un président silencieux qui, certes, n'était pas la manifestation contre l'antisémitisme après le 7 octobre,
07:53mais qui, depuis, reste étonnamment silencieux, comme si ça n'existe pas, comme si c'était un fait divers.
07:59Et moi, j'étais frappée, j'ai vu pas mal d'amis...
08:01Alors, il a condamné les tacts commis sur l'arbre d'Ilan Ami.
08:06Oui, non, mais bien sûr.
08:07C'est le minimum. C'est ce qu'on appelle faire le service minimum.
08:09Il le fait avec parcimonie.
08:10Or, la situation, à mon sens, demande une réaction beaucoup plus solennelle, beaucoup plus massive, beaucoup plus déterminée.
08:17Moi, j'ai vu beaucoup d'amis cet été, pendant mes vacances, des amis juifs,
08:20dont certains ont retiré leur Mezouza à la porte d'entrée,
08:23certains ont changé leur nom sur leurs réseaux sociaux,
08:26certains se demandent s'ils ne vont pas retourner en Israël.
08:29Bref, c'est épouvantable.
08:30Il faut les encourager, les soutenir,
08:32et surtout cesser de dire que cela est du fait divers.
08:36On est dans le fait de société.
08:38Ça rappelle les heures sombres de notre République.
08:40Alain Bensousson, que fait l'État face à ce constat d'échec de notre République ?
08:45Parce que c'est un constat d'échec.
08:46Quand, effectivement, vous entendez ce que nous dit Catherine Rambert,
08:49quand des hommes et des femmes de confession juive retirent la Mezouza de leur porte,
08:54quand ils décident de changer de nom lorsqu'ils commandent un repas
08:57auprès de sociétés de livraison de repas à domicile
09:03pour qu'on évite d'avoir des soupçons sur leur judéité,
09:07il y a un constat d'échec qui est clair, qui est là.
09:11Que fait l'État ? Que fait le Président de la République ?
09:13Je le disais, il condamne effectivement avec parcimonie certains actes antisémites.
09:19Mais concrètement, que fait-il aujourd'hui ?
09:21Sur le plan judiciaire, on dispose aujourd'hui de toute une panoplie de lois
09:28et le système judiciaire peut répondre, effectivement, à cette situation.
09:34Sur le plan société, je pense que tout le monde est totalement dépassé.
09:38On est passé de l'injure, de la diffamation, de l'atteinte effectivement aux personnes
09:45dans les réseaux sociaux, puis on est passé dans le monde réel.
09:48Dans le monde réel, on a commencé par des slogans, par des tags.
09:52Et puis, vous vous rappelez, encore plus grave, à Vienne,
09:55où sur les réseaux sociaux, on demande la chasse aux Israéliens.
10:00Et en France, on interdit à des enfants israéliens d'entrer dans la part d'attraction.
10:06Je voudrais simplement souligner ce petit problème et prendre ensuite un peu de distance.
10:12Lorsqu'à 8 ans, vous arrivez pour participer à un parc d'attraction et qu'on vous dit non,
10:20vous prenez, je dirais, moi-même, j'ai eu à le subir à peu près à cet âge-là.
10:27Vous ne vous effetez pas, vous ne revenez pas normalement dans une situation normale.
10:31Et ce qui est beaucoup plus grave aujourd'hui...
10:33Vous avez subi, enfant, vous ?
10:34Moi, j'ai eu la chance, j'ai eu la chance d'avoir un père fonctionnaire, une maman secrétaire.
10:40Et puis, on est parti d'Algérie un peu plus tôt que les autres,
10:44après un très grave incident, pour ne pas dire autre chose pour l'instant.
10:51Et à l'école, oui, à l'école, partout, on vous traite de salle juif.
10:57Le mot salle est devant, vous voyez, déjà juif, c'était déjà...
11:02Non, non, mais en plus, vous avez une qualification.
11:05Ceci, vous vivez, et puis je l'ai oublié moi-même, je dois vous le dire, peu à peu, j'ai oublié.
11:10Et aujourd'hui, cette année, tous ces jours, toutes, effectivement, ces attaques.
11:16Et puis, pour moi, le danger, il est en France, parce qu'on a passé le seuil de danger en Autriche
11:26avec l'appel sur les réseaux sociaux de chasser les Israéliens.
11:31Vous comprenez bien que quand vous avez, dans un pays d'à côté de l'Europe,
11:35une chasse à l'homme, à ces hommes-là de culture et de confession juive, c'est tout.
11:42Mais ce n'est pas qu'en Autriche, ça s'est passé encore hier, en Hollande, dans un centre de vacances.
11:46Alors, c'est ce que j'allais effectivement le souligner.
11:50Ça veut dire qu'on doit nécessairement, en France, où la communauté juive est la plus importante,
11:55avoir une réaction au-delà d'une critique, avoir vraiment une mention et une action ferme, directe, immédiate.
12:03C'est ce qui manque. Si les sanctions étaient exemplaires et publiques,
12:08franchement, je pense que ça enverrait un signal assez fort.
12:11Moi, ce parc d'attractions, j'ai à peine entendu parler d'une sanction concernant.
12:16Voilà. Tout est normal. On interdit l'entrée à des juifs et tout est normal.
12:20Non, ce n'est pas normal. Il faut qu'il y ait un message fort.
12:22Il faut qu'il y ait une sanction forte, que les gens le sachent, pour en finir avec ça,
12:25et en tout cas, pour opposer le pouvoir de la République face à ces dérapages inadmissibles.
12:30On va continuer à en parler. On va continuer à parler aussi de la position de notre président,
12:34qui peut parfois être malheureusement ambiguë sur certains sujets.
12:38Je vais vous donner la parole aussi, Emmanuel Blaisès, mais juste avant un autre acte, encore une fois, antisémite.
12:45Je disais, on ne compte plus, finalement, ces actes qui se multiplient ces derniers mois.
12:50Dans le 13e arrondissement de Paris, il y a cette plaque des enfants dix yeux,
12:53rendant hommage à ces 44 enfants déportés puis exterminés à Auschwitz-Birkenau en 1944 parce que juifs.
13:00La plaque a été vandalisée, taguée avec l'inscription « Free Gaza ».
13:04Écoutez, ces personnes interrogées à proximité de cette place du 13e arrondissement de Paris.
13:09Ce n'est pas anodin. Il y a de l'antisémitisme ici.
13:19Moi, je connais des juifs. Ils n'osent plus sortir.
13:25Une jeune, elle n'osait plus aller à la fac.
13:30C'est plutôt stupide. C'est plutôt stupide.
13:35Ça ne sert à rien.
13:36Je trouve ça inadmissible.
13:38Emmanuel Blaisès, le constat aujourd'hui, il est là, il est clair et on l'entend dans ces personnes interrogées.
13:47Il choque les Français, pas que les Français de confession juive.
13:50Il choque les Français qui, il faut le répéter, la France n'est pas un pays antisémite.
13:55Mais qu'est-ce qu'on fait face à ça ?
13:58Oui, tout d'abord, il faut dire que ces actes antisémites témoignent, selon moi, d'une perte de mémoire collective.
14:04C'est-à-dire que ce qu'on a tous appris à l'école, c'est l'histoire de la Shoah qui a eu lieu sur le continent européen.
14:11Et à partir de cela, normalement, ça pose des barrières morales.
14:14On sait que c'est le crime imprescriptible, que c'est l'innommable.
14:17Et aujourd'hui, voir des croix gammées sur des maisons en France, franchement, ça fait mal au cœur.
14:22Je pense aussi qu'il y a une forme de confusion entre le contexte international, ce qui se passe à Gaza, et les Juifs en France.
14:30Et on voit bien qu'il y a un lien entre les deux, puisque l'inscription Free Gaza a été mise sur une plaque qui commémorait la mémoire de personnes tuées pendant la Shoah.
14:40Donc, il y a une confusion mentale.
14:42On perd les repères historiques.
14:43Il me semble que le premier rôle du politique, et en l'occurrence du président de la République, qui est quand même au sommet des institutions, c'est de garantir l'unité de la nation.
14:53Et dès lors que l'unité de la nation est fragmentée, dès lors qu'elle est fragilisée, à minima de s'exprimer, de prendre la parole, de se rendre sur place.
15:01La parole, ça compte en politique, surtout lorsqu'on est le président et qu'on représente son peuple.
15:06Alors, peut-être qu'il était loin de Paris, etc.
15:08Mais peut-être, à minima, qu'un ministre aurait pu se rendre sur place lorsque l'arbre a été coupé en hommage, l'arbre qui faisait hommage à Ilan Halimi.
15:17Personne ne s'est rendu sur place.
15:18Peut-être que le premier ministre, le président, aurait pu avoir une parole forte, prononcer un discours.
15:23Ce ne sont pas des actes qui sont anodins.
15:25Mais j'irai même plus loin.
15:26C'est-à-dire, quand on pointe du doigt, et à juste titre, la France insoumise qui reprend régulièrement le narratif du Hamas,
15:34en parlant par exemple de génocide à Gaza, qui alimente cette haine d'Israël et cette haine des Juifs,
15:40la position d'Emmanuel Macron aujourd'hui sur le sujet est tout sauf claire.
15:46Quand on demande au président de la République s'il y a un génocide dans la bande de Gaza et qu'il répond,
15:52ce sera aux historiens de répondre à cette question, Emmanuel Blaisès.
15:57Est-ce qu'on n'attend pas une position claire du président de la République sur un sujet aussi grave, aussi important ?
16:05Il me semble que la définition du génocide, en plus, elle est ouverte.
16:11On peut la consulter et en l'occurrence, ce qui se passe, me semble-t-il, ne rentre pas dans les conditions de cette définition.
16:17Emmanuel Macron est quelqu'un d'intelligent, c'est un esprit délié.
16:20Il aurait pu lui-même se renseigner et la politique, ça demande aussi du courage.
16:25On ne peut pas sans cesse se reporter sur les juristes et sur les définitions juridiques.
16:29Il faut faire preuve de courage.
16:31Et en l'occurrence, se défausser me paraît un peu facile.
16:35Écoutez, je ne saurais pas expliquer.
16:37Je pense que c'est quand même quelqu'un qui est cultivé, donc il est aussi profondément, je pense, affecté par ce qui se passe.
16:42Mais je ne comprends pas pourquoi il ne s'exprime pas.
16:44Peut-être qu'il a peur de froisser une partie de la population.
16:46Je ne sais pas, je pense qu'il se trompe, car je crois que l'extrême majorité des Français sont sensibles à ce qui se passe
16:53et sont conscients que ce qui arrive est extrêmement grave.
16:55Donc il aurait tout intérêt à s'exprimer.
16:57Moi, je voudrais aussi reprendre ce que vous avez dit au début de votre propos, Alain Bensoussan,
17:01quand vous avez dit que finalement, on était dépassé par ces événements.
17:06Mais est-ce que même le fait d'être dépassé paraît totalement dingue ?
17:11Parce qu'il y a l'histoire, justement.
17:12Parce que notre pays a malheureusement connu ces vagues d'antisémitisme à répétition,
17:20notamment pendant la Deuxième Guerre mondiale et pendant la Shoah.
17:24Donc ça veut dire que l'histoire ne nous a pas servi de leçon.
17:28Non seulement l'histoire n'a pas servi de son, non seulement effectivement les années 30 sont de retour,
17:36non seulement le silence est effectivement accablant pour tous ceux qui ne réagissent pas,
17:42mais aujourd'hui, il y a danger.
17:45Nous ne sommes plus dans une phase de montée de l'antisémitisme ou de développement de l'antisémitisme.
17:50Nous sommes avec une population en danger.
17:53Vous avez eu raison, Michael, de souligner que la France n'est pas antisémite.
17:56La France n'est pas anti-juif.
17:58À aucun moment, et la tradition française judéo-chrétienne,
18:01l'accueil effectivement des Français d'autres religions,
18:06a toujours été un accueil fraternel.
18:10Ici, pour des raisons effectivement internationales,
18:13une situation historique très particulière,
18:16certains ont décidé d'entrer en guerre contre les Français de confession juive.
18:22Et c'est vrai que le silence, à la fois au niveau de la présidence,
18:26avec beaucoup de respect, au niveau du gouvernement,
18:29est maintenant assourdissant.
18:31Et qu'il est important qu'il y ait une réaction majeure au plus haut niveau de l'État.
18:35Écoutez ce que disait Perla Danans.
18:37Elle est présidente du CRIF Languedoc-Roussillon,
18:40le conseil représentatif des institutions juives de France.
18:43Et elle réagissait, bien sûr, à ce dont on évoquait tout à l'heure,
18:46ce groupe de 150 enfants israéliens,
18:48dont l'accès à un parc de loisirs dans les Pyrénées-Orientales a été refusé.
18:51Le directeur de l'établissement a dit que c'était en raison de ses convictions personnelles.
18:56On écoute Perla Danans.
18:58Vous savez, pendant la dernière guerre mondiale, vous le savez mieux que moi,
19:02les choses ont été crescendo.
19:04On a diabolisé les Juifs petit à petit,
19:07et puis sûrement, mais voilà, progressivement,
19:09pour arriver à ce que les gens ne bougent pas quand les trains passent,
19:13ou quand il y a des rafles, sauf les justes, bien sûr, et les résistants.
19:18Donc, je voudrais en appeler, j'en appelle à tous les Français, là.
19:21Il faut que tous les Français se disent qu'ils ne veulent pas de cette France.
19:24Parce que les Juifs sont victimes de cet antisémitisme de plus en plus,
19:29mais ce sont les valeurs françaises et notre cadre de vie et de valeur qui est attaqué.
19:37Et si nous ne disons rien, ça commencera par les Juifs et ça finira autrement.
19:43Catherine Rambert, ce qu'elle dit, Perla Danans, en substance, finalement,
19:46c'est que pendant la Seconde Guerre mondiale, ça a commencé comme ça, en fait.
19:51Oui, enfin, moi, je voudrais quand même revenir sur les convictions personnelles
19:54de ce monsieur qui est un parc d'attraction.
19:56Déjà, il faut dire à ce monsieur, quand on a des convictions personnelles
19:59qui vous empêchent d'accueillir un certain public,
20:02eh bien, il ne faut pas avoir un établissement public.
20:04S'il était raciste, donc, il refuserait les noirs et les gens de couleur.
20:07S'il était homophobe, il refuserait les homosexuels.
20:10On va comme ça.
20:11Quand on est dirigé à un établissement public, on s'en fout de vos convictions personnelles.
20:14Mais tout le monde vient, sauf quelqu'un qui veut faire des dégâts,
20:17sauf quelqu'un qui veut nuire à votre établissement.
20:18Mais ça, c'est pas acceptable.
20:20Ça, c'est comme le contrôleur aérien qui a crié...
20:23Qu'est-ce qui va arriver à ce monsieur ?
20:24Est-ce qu'on va l'obliger à fermer son établissement ?
20:26Est-ce qu'il va avoir une amende ?
20:28De quelle façon va-t-il être sanctionné ?
20:30C'est ça qu'on attend.
20:31Pour ne pas revenir à des dérapages qu'on a connus dans le passé,
20:34il faut que la réponse soit catégorique et ultra ferme dès maintenant.
20:38Moi, j'attends la réponse de ce qui va se passer pour ce directeur d'établissement.
20:41Sinon, ça ne la porte pas à toutes les fenêtres, comme dit l'autre.
20:44Mais ça, c'est exactement le même exemple que le contrôleur aérien
20:47qui crie « Free Palestine » à un pilote de ligne d'un avion israélien.
20:53Et là, il est dans l'exercice de ses fonctions.
20:54C'est-à-dire des convictions personnelles qui viennent entraver l'exercice de ses fonctions.
20:58Ils n'ont pas à s'exprimer dans ces cadres de travail-là.
21:02Et notamment, encore une fois, quelqu'un qui a un établissement public.
21:05À ce moment-là, on me remet des pancartes sur les restaurants.
21:07Qu'est-ce que ça veut dire ?
21:08C'est incroyable. Le silence de la parole politique est d'autant plus assourdissant.
21:15Pardonnez-moi, mais enfin, moi, j'ai entendu assez peu.
21:18Alors, j'étais en vacances, certes, mais j'ai écouté un peu l'actualité.
21:21J'ai entendu assez peu de paroles très fermes et très en colère.
21:24Parce que c'est de la colère et de la fermeté qu'il faut manifester
21:26pour dénoncer ce fait, cet établissement public, ce parc d'attraction.
21:32Mais il n'y a pas que lui.
21:34Je voudrais juste qu'on revienne sur ce que disait Perla Danan.
21:38C'est absolument terrible quand elle dit que ça a commencé comme ça
21:41pendant la Seconde Guerre mondiale.
21:43J'aimerais qu'on regarde cette photo qui date de 1942,
21:46qui évoque tristement ce que ces enfants ont vécu cette semaine
21:51dans les Pyrénées-Orientales.
21:53Parc à jeu réservé aux enfants et interdit aux Juifs.
21:56Alain Bensoussan, malheureusement, c'est exactement ce que l'ont vécu
22:01ces 150 enfants.
22:03Exactement, ils sont rentrés avec cette plaque, cette image.
22:07C'est un vrai symbole que vous avez eu raison.
22:10Vous avez eu raison, effectivement, de le rappeler, de la mettre à l'antenne.
22:16Vous savez, tout à l'heure, j'ai dit que nous avions un cadre juridique
22:19parfaitement adapté à la situation.
22:21Sauf qu'il faut aussi le changer sur un des éléments.
22:24Tous les cadres juridiques aujourd'hui, donc la présidence en réaction,
22:29le gouvernement en action, peuvent réagir à l'ensemble de cette généralisation
22:33au-delà de la banalisation, c'est-à-dire l'attraction pour certains
22:37de pouvoir s'exprimer interdit aux Juifs.
22:41Et pour cela, ce n'est pas tant la peine de prison qu'il faut modifier,
22:45augmenter, elles sont déjà très élevées au regard de l'échelle des peines.
22:48C'est les amendes.
22:49Ils ne risquent, bien entendu qu'ils ne risquent aucun élément avec la prison,
22:53ils ne risquent au maximum en termes d'amende que 45 000 euros,
22:57en application, je crois que c'est le 225-2 du Code pénal.
23:01Et ce qu'il faudrait pour lutter contre ces micro-actions,
23:05c'est de passer d'une répression de type prison à une répression de type amende,
23:10avec effectivement une amende mutilée par 10,
23:12non pas 45 000 qui peut effectivement se permettre,
23:15mais 450 000, c'est-à-dire mutilée par 10,
23:17toutes les amendes relatives à ces éléments-là.
23:19Et vous pensez que ça permettrait de...
23:20Eh bien, ce serait un message fort, parce que quand vous risquez effectivement 45 000 euros,
23:25et attention au recouvrement, et si vous ajoutez, pour être totalement efficace,
23:29que le recouvrement est fait par l'administration fiscale,
23:32comme d'autres recouvrements de ce type,
23:34alors vous aurez peut-être une action immédiate, coordonnée, homogène,
23:39contre la généralisation de ces éléments.
23:41Pardon, je suis tout à fait d'accord avec ce qui vient d'être dit,
23:43j'ajoute juste un mot, c'est que notre indifférence,
23:45elle fait le lit aussi de tout ça.
23:47On ne peut plus qu'un établissement qui se comporte comme ça,
23:49il faut le boycotter, c'est-à-dire que ce n'est pas acceptable.
23:52Ah, vous faites ça ? Eh bien, plus personne ne vient.
23:54C'est-à-dire qu'au corollaire d'une amende forte,
23:56eh bien, il faut ajouter aussi une action civique,
23:59parce que notre indifférence, notre accoutrement, ça s'est fait.
24:01Et puis la honte, en fait, parce que finalement, aujourd'hui...
24:03C'est la honte.
24:04Voilà, c'est la honte.
24:04En retournant la honte contre celui qui l'a fait, voilà.
24:06C'est une action collective, à la fois une amende...
24:09Puisque ce qui a changé, c'est que cet antisémitisme,
24:11aujourd'hui, il est décomplexé,
24:12il n'y a plus de honte, finalement, à s'en prendre à des juifs,
24:16à des Français de confession juive, à des enfants israéliens.
24:18Il faut effectivement que la honte soit inversée.
24:20Emmanuel Blaisès.
24:22Oui, alors je suis d'accord, effectivement,
24:23sur les réponses pénales, juridiques.
24:26Elles sont absolument indispensables.
24:27Il faut qu'elles soient dissuasives,
24:29et qu'avant d'agir, on ait peur de la sanction.
24:31Néanmoins, ce qu'on voit sur ce sujet-là,
24:33mais comme sur tous les autres, finalement.
24:34C'est qu'il y a une progression de...
24:37Il y a une perte de civilisation,
24:39une perte de repères dans notre société,
24:41et que, finalement, la réponse pénale et juridique,
24:43elle est nécessaire, mais elle ne suffit pas.
24:44Je pense qu'il y a une question d'éducation.
24:47Je reviens à la question historique, mais c'est fondamental.
24:49Il y a des établissements, aujourd'hui,
24:50il est difficile d'enseigner la Shoah.
24:53Les professeurs sont en première ligne
24:54lorsque les élèves ne veulent pas qu'on leur enseigne,
24:57mais ça passe quand même par là.
24:58Je veux dire, ça passe d'abord dans la tête.
24:59C'est-à-dire de se dire que la Shoah,
25:01c'est suffisamment grave,
25:02qu'un juif est un individu comme un autre,
25:04qui a des droits, c'est un humain comme un autre.
25:07Et donc, c'est une question d'éducation,
25:09une question de culture.
25:10Ça passe aussi par les parents.
25:12C'est une question...
25:13Ça, c'est une évidence.
25:14Mais aujourd'hui, il y a aussi la faiblesse de l'État
25:16qui est incontestable,
25:17parce qu'on parlait de réaction.
25:18J'aimerais qu'on regarde quand même là.
25:20Le gouvernement a réagi, bien sûr.
25:22Alors, on n'a effectivement aucune réaction
25:24d'Emmanuel Macron sur ces derniers faits.
25:28Mais le ministre de l'Intérieur a réagi,
25:31notamment Bruno Retailleau.
25:32Ce n'est pas notre conception de la République.
25:34Ce n'est pas notre conception de la dignité humaine,
25:36a dit le ministre de l'Intérieur.
25:38Donc, il y a des maux de la part de l'État,
25:42mais on constate une certaine faiblesse,
25:44Emmanuel Blaisès, aujourd'hui.
25:46Peut-être qu'ils sont un peu dépassés aussi.
25:50Peut-être qu'ils sont un peu dépassés par...
25:52Oui, mais ce n'est pas normal.
25:54Ce n'est pas acceptable non plus.
25:55Ce n'est pas normal.
25:56Parce qu'il y a une résurgence qui est très forte.
25:58Je pense aussi qu'ils ne sont pas forcément aidés
26:00par leurs adversaires politiques,
26:02qui, eux, pour le coup,
26:03ne prennent même pas la peine de condamner,
26:06ne font pas de déclaration dans ce sens,
26:08et qui, effectivement, soufflent sur les braises,
26:10parce qu'ils entretiennent la confusion
26:11entre le gouvernement israélien,
26:15les Juifs, les Juifs en France, etc.
26:16Tout le monde fait la confusion
26:18et on arrive à ce genre d'actes.
26:20Mais, effectivement, ce qu'on attend du gouvernement,
26:22qui est l'exécutif,
26:24c'est de prendre des décisions,
26:25de dire exactement comment on peut identifier les personnes,
26:28d'analyser aussi, de dire pourquoi.
26:29Pourquoi ça se passe maintenant,
26:30dans certains quartiers en particulier.
26:34Donc, la réponse pénale,
26:35elle doit être beaucoup plus forte.
26:37Et le président de la République
26:38a toutes les dispositions dans la Constitution
26:41pour prendre des mesures très fortes.
26:44Moi, ça m'agace un peu quand j'entends ce que vous dites.
26:46Parce que vous avez raison.
26:48Mais quand j'entends,
26:49on est dépassés,
26:50ils sont faibles.
26:50Non, ils sont lâches.
26:52Ils sont lâches et ils manquent de courage.
26:53Et quand on dirige un pays,
26:54il faut un peu de panache,
26:55un peu d'audace,
26:55un peu de courage
26:56pour s'opposer vivement à ce genre d'actes.
26:58Non, on n'est pas dépassés.
26:59Franchement, vous l'avez dit tout à l'heure,
27:01l'antisémitisme, c'est minoritaire en France.
27:03Les gens ne sont pas antisémites.
27:04Par contre, il y a des extrémistes
27:05qui font du désordre
27:07et qui compagent cette idée.
27:08Si on est dépassé par des extrémistes
27:10qui sont une minorité,
27:11qu'est-ce que ce sera
27:12quand ils vont être plus nombreux ?
27:13Pour ne pas être dépassés,
27:14il faut agir maintenant.
27:15Il faut couper le mal à la racine,
27:16comme on dit.
27:17Sauf que les minorités,
27:18malheureusement, sont bruyantes
27:19et c'est ce qui s'est passé au Rillac
27:20dont on va parler dans un instant.
27:22C'est-à-dire environ 300 personnes
27:25qui ont créé le désordre,
27:30en fait, dans cette ville.
27:31Lors d'un festival
27:32qui accueille tout de même
27:33près de 180 000 festivaliers,
27:36300 personnes qui ont créé le désordre,
27:38même le chaos,
27:39j'irais même plus loin.
27:39Avec un casseur qui a eu une phrase
27:42édifiante.
27:42On en parlera dans un instant.
27:4460 black blocs environ.
27:48La CRS 83 spécialisée dans les émeutes
27:50est toujours présente sur place
27:51et on attend d'importants débordements
27:53également ce soir,
27:55en marge de la dernière journée
27:56de ce festival.
27:57Restez avec nous pour en parler
27:58dans un instant sur CNews.
28:0412h30 sur CNews,
28:05la suite de Midi News.
28:07Dans un instant, bien sûr,
28:08en compagnie toujours d'Alain Bensoussan
28:09de Catherine Rambert
28:10et d'Emmanuel Blaisès
28:11après le rappel des titres
28:12de l'actualité.
28:13C'est avec Alice Sommerer.
28:17À la une de l'actualité,
28:20les vies de taille moyenne,
28:21victimes collatérales
28:23des trafics de stupéfiants.
28:24À Clermont-Ferrand,
28:25les habitants vivent au rythme
28:26des règlements de comptes
28:27et de la violence.
28:28Dernière actualité en date.
28:30Un jeune homme a été mis en examen
28:31pour meurtre en bande organisée
28:33et association de malfaiteurs criminels
28:35après la découverte
28:36d'un corps calciné.
28:37Cela s'était passé le 13 août.
28:40En déplacement aux Antilles,
28:41Bruno Rotaillot annonce
28:42le déploiement
28:43de nouveaux moyens supplémentaires
28:45pour lutter contre le trafic,
28:47notamment en Martinique.
28:48Il y a un tsunami blanc
28:49qui déferle sur la France
28:50et aucun des territoires
28:51n'est épargné,
28:52déplore le ministre de l'Intérieur.
28:54Un deuxième escadron
28:55de gendarmes mobiles
28:56sera pérennisé sur l'île
28:58ainsi qu'une nouvelle brigade nautique.
28:59Et puis à l'international,
29:02les vignerons sont plus que mobilisés
29:04après la confirmation
29:05des droits de douane
29:06de Donald Trump.
29:07La filière vin et spiritueux française
29:09sera bien taxée à 15%.
29:11Une filière qui exporte pourtant
29:13près d'un quart de sa production
29:14vers les Etats-Unis.
29:15Merci beaucoup Alice Sommerer.
29:20A Aurillac, à présent,
29:22de nouveaux débordements
29:23ont éclaté hier soir
29:24en marge du festival
29:25de théâtre de rue.
29:26La CRS 83 spécialisée
29:28dans les émoutes
29:29est toujours sur place.
29:31Jusqu'à ce soir,
29:32dernier jour de cet événement
29:33artistique et populaire,
29:36souvent marqué
29:36depuis ces dernières années
29:38par ce type de débordements.
29:39A Aurillac, où les stigmates
29:41de ces affrontements
29:42sont bien visibles,
29:43poubelles brûlées,
29:44vitrines fracturées,
29:45tags anti-police et anarchistes.
29:47Reportage de nos envoyés spéciaux
29:49Thibaut Marcheteau
29:50et Noémie Hardy.
29:51Le récit est signé
29:52Félix Pérolas.
29:53Et on sera juste après
29:54en direct avec Alain Barberis
29:55qui est policier,
29:58secrétaire régional
29:59du syndicat de police
30:00Alliance Auvergne-Rhône-Alpes.
30:02Les tensions ont repris
30:04entre Émeutier et CRS
30:06hier soir.
30:07Il est aux alentours
30:08de 21h
30:09lorsqu'une centaine
30:10de jeunes cagoulés
30:11se rassemblent.
30:12Ils clament des slogans
30:13anti-police
30:14et jettent des projectiles
30:15sur les forces de l'ordre.
30:17Après une première sommation,
30:19les manifestants
30:19se sont dispersés
30:21et les tensions
30:22se sont rapidement atténuées.
30:24Un énième débordement
30:25en marge du festival d'Aurillac
30:27qui questionne sur la sécurité
30:29autour de l'événement.
30:30Le climat n'est pas trop
30:32de confiance en ce moment.
30:35Je pense qu'un renfort
30:36de la sécurité
30:36ça mettrait tout le monde
30:37sur des meilleures bases.
30:40Il me semble qu'à une époque
30:41il y avait des contrôles
30:43au niveau des différentes
30:44arrivées sur Aurillac
30:45qui ne se font apparemment
30:47plus aujourd'hui.
30:49Ce commerçant
30:50fait partie de ceux
30:51qui ont dû prendre
30:52des dispositions.
30:54On a décidé
30:54que les gens
30:55qui mangeaient en terrasse
30:56notamment le soir
30:57on limiterait
30:58on mettrait les gens
30:59en extérieur
31:00qui représentent environ
31:01une capacité
31:01de 100 places
31:03à l'intérieur.
31:04Donc voilà
31:04plutôt que d'avoir
31:0550 places à l'extérieur
31:06on les a remis
31:07à l'intérieur
31:08pour que le personnel
31:09puisse travailler
31:10soit en sécurité
31:10ou sur tous les clients.
31:13Mercredi soir
31:14des personnes
31:15s'étaient également rassemblées
31:16pour attaquer
31:17les forces de l'ordre.
31:19Après une semaine
31:20mouvementée
31:20le festival
31:21s'achève ce samedi.
31:24On est avec Alain Barberis
31:25secrétaire régional
31:26du syndicat de police
31:27Allianz-Auvergne-Rhône-Alpes.
31:29Bonjour, merci d'être avec nous
31:30cet après-midi
31:31sur CNews.
31:32La ville se prépare
31:33à une dernière soirée
31:34qui s'annonce probablement
31:35très chaude
31:36mais le problème
31:38c'est qu'on s'interroge
31:40et c'est ce que nous disait
31:41effectivement Catherine Rambert
31:42juste après la pause
31:43c'est-à-dire qu'on se prépare
31:44à de nouveaux débordements
31:46est-ce qu'on ne pourrait pas
31:47les éviter en amont
31:48ces débordements ?
31:50Écoutez, encore une fois
31:53déjà le constat malheureux
31:55c'est que ce festival
31:56est un échec
31:57un total échec
31:58et que ce que l'on peut constater
32:01est un éternel recommencement
32:03on a pour habitude
32:04la triste habitude d'aujourd'hui
32:05lorsque vous avez
32:06les manifestations
32:07de salariés
32:09on a ces backblocks
32:11ces groupuscules ultra-gauches
32:12qui arrivent à pénétrer
32:14malgré toute la sécurité
32:16qui est mise en place
32:17et qui finalement
32:18est là pour foutre le chaos
32:20donner un message politique
32:22dont un parti aujourd'hui
32:24d'extrême-gauche appelle
32:25ne fait qu'attiser
32:26notamment la haine anti-police
32:29la police bashing
32:30donc voilà
32:32aujourd'hui on a des renforts
32:33qui sont bien présents
32:34la sécurité est là
32:35on a les effectifs
32:36mais on a affaire
32:37à cette mouvance
32:38qui est là
32:38pour mettre un climat
32:40insurrectionnel
32:41je précise que huit policiers
32:43ont été blessés
32:44en marge de ce festival
32:46lors de ces débordements
32:48dans quel état sont-ils
32:49aujourd'hui ?
32:52écoutez ils tiennent
32:53mais jusqu'à quand ?
32:55je vais vous dire
32:56la vraie question
32:57qu'il faut se poser
32:58parce que nos collègues
32:58depuis 2015
32:59ça fait 10 ans
33:00ils sont surexposés
33:01ils sont épuisés
33:02mais ils tiennent
33:03parce qu'ils sont là
33:03pour protéger
33:04la police elle est là
33:05pour protéger la population
33:06protéger les institutions
33:08mais regardez
33:09on a eu une parenthèse
33:10enchantée
33:11avec les Jeux Olympiques
33:12pourquoi ?
33:13parce qu'on a mis
33:13les moyens humains
33:14et ce qui nous manque
33:15aujourd'hui
33:16c'est clairement ça
33:17il faut absolument
33:19que l'état
33:19nous donne
33:21les effectifs humains
33:22pour pouvoir lutter
33:23contre ce type de fléau
33:24aujourd'hui on est en guerre
33:26contre le narcotrafic
33:27mais quand on mène une guerre
33:28il faut l'inarmer
33:29je vous rappelle aussi
33:31que l'Alliance Police Nationale
33:32a été la seule organisation
33:33majoritaire
33:35à intervenir
33:36à manifester
33:36devant l'Assemblée Nationale
33:37en présence du ministre
33:38de l'Intérieur
33:39le 4 février dernier
33:40parce qu'aujourd'hui
33:42on a un gel
33:43de recrutement
33:44au niveau de la police nationale
33:45en 2026
33:47que va-t-être ce budget
33:48donc déjà
33:49donnons-nous
33:50les moyens humains
33:51pour pouvoir
33:51encadrer les festivités
33:53pour pouvoir encadrer
33:54toutes les manifestations
33:55qui sont prévues
33:55dans le droit constitutionnel
33:57et ensuite
33:58que les politiques
33:59prennent
33:59une bonne fois pour toutes
34:00des actes
34:01des actes concrets
34:02parce que c'est toujours
34:02un éternel recommencement
34:04on a un état réactionnaire
34:06et non pas
34:06un état décisionnaire
34:07donc les policiers
34:08aujourd'hui
34:09je vous le dis
34:09ils tiennent le bout
34:11mais la colère
34:11commence quand même
34:12à monter
34:12parce qu'on sait
34:13qu'on va aller
34:13au casse-fique
34:14excusez-moi l'expression
34:16on sent que là
34:17cette tension
34:17qu'il y a au Rillac
34:18c'est peut-être
34:20un peu le prémice
34:20des prémices
34:21d'une tension
34:22qui va arriver
34:23à la rentrée sociale
34:24Alain Barbéris
34:25pourquoi un tel
34:26déferlement de violence
34:27et pourquoi ce festival ?
34:29On nous dit
34:30que c'est un festival
34:31qui depuis quelques années
34:32est habitué
34:32à ce type de violence
34:33et à ce type de débordement
34:36certains s'interrogent
34:37sur le fait
34:37de l'interdire
34:39qu'est-ce que vous en pensez vous ?
34:41Écoutez
34:42c'est pas déjà
34:42à la police nationale
34:44de décider
34:44d'interdire ou pas
34:45nous on est là
34:46pour faire justement
34:46s'assurer
34:47que tout se passe bien
34:48maintenant
34:49il est vrai
34:50qu'on a déjà eu
34:51des incidences
34:52en ce fichage
34:53mais on est très très loin
34:54de ce qu'on a pu vivre
34:55ces derniers jours
34:56là on sent clairement
34:58qu'il y a des tensions
35:00qui sont relayées
35:01qui sont liées
35:01à un contexte
35:03de crise politique
35:04déjà au niveau
35:05de l'Assemblée nationale
35:06où on sait
35:07qu'il y a
35:08cette espèce
35:08de crise d'austérité
35:09qui touche tout le monde
35:11les français
35:12en ont ras-le-bol
35:13la population
35:13en a marre aussi
35:14de voir toute cette délinquance
35:15et la police nationale
35:16seule ne pourra pas
35:18dans tous les cas
35:19régler tous ces problèmes
35:21de sociétale
35:22donc à partir de là
35:24il faut absolument
35:25encore une fois
35:25qu'on nous écoute
35:26qu'on nous donne
35:27déjà des moyens
35:28qu'on puisse faire en sorte
35:29que les gens
35:30puissent profiter
35:30d'un vrai festival
35:31qui peuvent aller boire
35:33un verre
35:33autour de ce festival
35:35sans pouvoir avoir
35:36des casseurs
35:37et des gens
35:38qui ne veulent
35:39qu'un climat insurrectionnel
35:41et je rappelle
35:42je précise encore une fois
35:43qu'il y a 180 000
35:44spectateurs
35:45qui sont juste là
35:46pour passer un bon moment
35:48et que 300 fauteurs
35:49de troupes
35:50dont une soixantaine
35:50de black blocs
35:51viennent tout gâcher
35:53Catherine Rambert
35:53oui
35:55oui c'est épouvantable
35:57et je lisais
35:59dans la presse
36:00ce matin
36:00qu'un des édiles
36:02de la ville
36:03a interrogé
36:04un des casseurs
36:05a essayé de lui parler
36:05de dialoguer
36:06si on peut dialoguer
36:07avec ce genre de personnage
36:07en lui disant
36:08pourquoi vous faites ça
36:09et la réponse
36:10je vous la lis
36:10j'ai recopié
36:11tellement été édifiante
36:12le festival
36:13je m'en fous
36:14la ville d'Aurillac
36:15je m'en fous
36:15je veux casser la France
36:17ça veut dire
36:18que ces gens là
36:18leur discours
36:20est quelque part
36:20presque légitimé
36:22pardon du terme
36:22je me déguimais
36:24par le positionnement
36:25de la France insoumise
36:25qui veut bordéliser la France
36:27qui dit que les policiers tuent
36:29personne n'a été tué à Aurillac
36:30les policiers
36:31tentent juste
36:31de faire leur travail
36:32et comme il n'y a pas
36:33de réponse forte
36:34et qu'il n'y a pas
36:35assez de policiers
36:36votre intervenant
36:36vient de le dire
36:37et qu'aucune annonce
36:38n'est faite en ce sens
36:39moi j'attends
36:40Bruno Taillot
36:40on sait qu'il va être candidat
36:41quand est-ce qu'il va faire
36:42une annonce forte
36:43pour dire
36:43il y aura un recrutement
36:44massif dans la police
36:45un gendarmerie
36:46pour permettre déjà
36:47aux policiers
36:48aux gendarmes
36:48de se reposer
36:49c'est un métier
36:49où ils sont à bout
36:50pour étoffer
36:51les objectifs
36:51donner plus de moyens
36:52la situation n'est plus la même
36:54il faut donc
36:55nous adapter
36:55à cette même situation
36:56bien sûr
36:57mais est-ce qu'on peut
36:57tout régler avec des moyens
36:58effectivement
36:59c'est une chose
37:00les moyens
37:00mais le problème
37:01effectivement
37:01Alain Barbéris
37:02faisait référence
37:03à la parenthèse
37:05enchantée
37:05des Jeux Olympiques
37:06où il y avait eu des moyens
37:07mais oui
37:08Emmanuel Blaisès
37:10est-ce qu'on a
37:11à un moment donné
37:11est-ce qu'on peut mettre
37:12un policier
37:13à chaque coin de rue
37:14est-ce que c'est la vraie
37:16est-ce que la solution
37:17elle est là
37:17est-ce que c'est aussi
37:18cette société là
37:19qu'on a envie
37:21est-ce que le problème
37:22il n'est pas aussi
37:22plus profond
37:23lorsqu'on entend
37:24le maire d'Aurillac
37:25qui dit que
37:26ces personnes étaient là
37:28pour en découdre
37:28avec la police
37:29qu'elles étaient là
37:30pour s'en prendre
37:30à la France
37:31et à nos valeurs
37:33oui vous touchez
37:34le point essentiel
37:34c'est-à-dire là
37:35on parle d'un festival
37:36culturel
37:36la culture et la France
37:38c'est à peu près
37:39la même chose
37:39ça fait partie
37:40de notre ADN
37:41donc dès lors
37:42que même
37:42dans les événements
37:43culturels
37:44on n'est pas tranquille
37:45là on touche quand même
37:45ce qu'est le cœur
37:46de la France
37:47moi franchement
37:48je n'ai pas envie
37:49que mes enfants
37:49grandissent dans un monde
37:51où ils ont peur partout
37:52où à chaque événement
37:53il faut qu'on ait
37:54une hyper sécurisation
37:56en tant qu'enfant
37:56je n'ai pas grandi
37:57dans ce monde-là
37:57et c'était très bien
37:58il y a des pays
37:59en Asie
38:00j'étais cet été
38:01au Japon par exemple
38:03et j'ai vu très peu
38:04de policiers
38:04alors non pas
38:05qu'il n'y ait pas
38:05de policiers au Japon
38:06mais c'est qu'en fait
38:06il n'y a pas besoin
38:07parce que tout simplement
38:08les gens se comportent bien
38:09c'est un peu la société
38:10qu'on devrait avoir en France
38:11donc il ne faut pas
38:11s'habituer à sécuriser
38:14moi ce que j'appelle
38:15sécuriser l'enfer
38:15c'est-à-dire
38:16on est en train de devenir
38:17un enfer dans lequel
38:18on veut mettre
38:18des policiers partout
38:19c'est une réponse
38:20de court terme
38:20qui est nécessaire
38:22mais c'est surtout
38:23un processus
38:24de décivilisation
38:25qu'on est en train
38:25de vivre
38:26d'ensauvagement
38:26et ça c'est une réponse
38:28de beaucoup plus long terme
38:29après c'est vrai
38:29qu'à court terme
38:30il y a quand même
38:30l'enjeu des moyens
38:33la France est quand même
38:34le champion de la dépense publique
38:35sur 100 euros
38:36d'argent public
38:37on met seulement 2 euros
38:39dans la sécurité
38:40on met à peu près
38:4060 euros dans le social
38:41donc il y a quand même
38:42une question de priorité
38:44et puis il y a les prisons
38:45on manque de prison
38:46c'est-à-dire que vous pouvez
38:47arrêter tous les délinquants
38:48du monde
38:48s'il n'y a pas de place
38:50de prison
38:50ils sont obligés
38:51d'être relâchés
38:51et c'est aujourd'hui
38:52ce qui est en train
38:53de se passer
38:54Alain Bensusson
38:55Oui
38:55je pense que
38:58la solution
38:58au-delà de la partie
38:59civilisation
39:00au-delà de la partie
39:01des moyens
39:02il y a des solutions
39:03tout à fait opérationnelles
39:04et vous prenez toujours
39:05et très souvent
39:06tous en mémoire
39:08ce qui s'est passé
39:09pour les Jeux Olympiques
39:09sur les Jeux Olympiques
39:10il y avait quelque chose
39:11de très important
39:11il y avait des caméras
39:13intelligentes
39:13dont on se pose
39:14aujourd'hui la question
39:15de savoir si on les généralise
39:16et pas
39:17regardons ce qui se passe
39:18sur Aurillac
39:18vous avez des gens
39:20qui ont des capuches
39:21et bien évidemment
39:22avec les capuches
39:23vous ne pouvez pas
39:23les identifier
39:24et donc vous dites
39:25on ne peut pas mettre
39:26des policiers partout
39:26si on les met
39:27de toute façon
39:28on ne les reconnaît pas
39:28les vidéos qui sont
39:30à Aurillac
39:30il n'y en a pas beaucoup
39:31par rapport à 26 000
39:32ne sont pas opérationnelles
39:33dans ce cas de figure
39:34mais oui on peut
39:35là encore la réponse
39:36elle est technologique
39:38c'est-à-dire
39:38non pas avoir un policier
39:40partout
39:40mais un policier
39:42augmenté
39:43c'est-à-dire
39:44de permettre à ces caméras
39:45de devenir intelligentes
39:46et à partir de ce moment-là
39:48vous signez avec votre visage
39:50vous signez avec votre main
39:51mais vous signez aussi
39:52avec votre déplacement
39:53vous signez avec la façon
39:54de courir
39:55et ainsi
39:55les caméras intelligentes
39:57permettraient effectivement
39:58de repérer en présence
40:00et de verbaliser
40:01en présence ces gens
40:02vous verbalisez
40:04des voitures en déplacement
40:05vous pourrez aussi
40:06verbaliser demain
40:07des gens en violence
40:08de situation
40:09quasiment en temps réel
40:11et donc c'est une police
40:12augmentée
40:12mais augmentée
40:13vers l'intelligence artificielle
40:15et pas augmentée
40:15uniquement en termes de moyens
40:17Alain Barberis
40:18une réaction sur ce qu'il vient
40:21de se dire
40:22non mais bien sûr
40:24qu'il n'est pas question
40:25et on ne pourra jamais
40:26avoir des policiers
40:27dans chaque coin de rue
40:28c'est pas ça
40:30la réalité
40:30la réalité
40:31c'est que ça fait des années
40:32que la police nationale
40:33perd des agents
40:34perd des milliers
40:35d'effectifs
40:36et la difficulté
40:37c'est que tout est prioritaire
40:38depuis 2015
40:39avec les attentats
40:40il n'y a pas une année
40:42où le policier
40:43que ce soit
40:44sur la voie publique
40:45ou en investigation
40:46il doit faire plus
40:47avec moins
40:48donc déjà
40:48ce que nous on demande
40:49c'est qu'on remette
40:50un flot
40:50les effectifs
40:52du départ
40:53il nous manque
40:53facilement
40:5410 000 policiers
40:55aujourd'hui
40:55et notamment
40:56des officiers
40:57de police judiciaire
40:57donc déjà
40:58on commence par la base
40:59et ensuite
41:00bien sûr
41:00qu'il y a beaucoup de choses
41:01à mettre en place
41:02l'intelligence artificielle
41:03on le demande
41:04notamment
41:04pour les procédures pénales
41:06pour nos logiciels
41:06où on gagnerait
41:08beaucoup de temps
41:08il y a énormément
41:10de choses à faire
41:10mais le problème
41:11c'est qu'on n'a pas
41:11d'actes aujourd'hui
41:13donc qu'on nous écoute
41:14une bonne fois pour toutes
41:15parce que je vous dis
41:16ça va très mal finir
41:17malheureusement
41:18c'est tout ce qu'on ne souhaite pas
41:19on est là pour protéger
41:21encore une fois
41:21la population
41:22on est là pour protéger
41:23lorsqu'il y a des manifestations
41:24lorsqu'il y a des festivités
41:26et le policier
41:27il est content
41:28que quand tout se passe bien
41:29mais la vérité
41:30c'est qu'aujourd'hui
41:31on est en train
41:32d'être dépassé par tout ça
41:33et on a un état réactionnaire
41:34donc on attend maintenant
41:35des actes concrets
41:36et qu'on nous écoute
41:37une bonne fois pour toutes
41:38Alain Barberis
41:39et ce sera
41:40ma dernière question
41:42qu'en est-il
41:43de ces casseurs
41:44effectivement
41:45ces black blocs
41:45qu'aujourd'hui
41:46on voit apparaître
41:48sur ce type
41:49d'événements
41:50on les voit apparaître
41:51cagoulés
41:52on arrive pourtant
41:54à les identifier
41:55en amont
41:56notamment sur les réseaux sociaux
41:58comment se fait-il
41:59qu'on ne puisse pas
42:00aujourd'hui
42:01les contrôler davantage
42:03comment se fait-il
42:03qu'on ne puisse pas
42:04aujourd'hui
42:04les empêcher d'agir
42:07avant justement
42:08ces débordements
42:09pour une fois
42:12manque de moyens humains
42:14oui il y a un travail
42:15de fourmi
42:16qui est fait
42:16malgré tout
42:17en amont
42:18sur les réseaux sociaux
42:19on a des renseignements
42:20territoriaux
42:21qui font un travail
42:22remarquable
42:22ils travaillent beaucoup
42:23dans l'ombre
42:23je tiens à les saluer
42:25mais on a également
42:27des enquêteurs
42:27qui sont experts
42:28en la matière
42:29on a malgré tout
42:30des moyens
42:31des outils
42:31avec notamment
42:33les caméras
42:34de bioprotection
42:35et donc
42:37on fait
42:38avec les moyens
42:39du bord
42:39si je puis dire
42:40mais à un moment donné
42:42c'est un peu
42:42comme on disait
42:43tout à l'heure
42:44les prisons
42:45il n'y a pas assez
42:46de place aujourd'hui
42:46donc il va bien
42:47falloir à un moment donné
42:48qu'on puisse développer
42:50tout ça
42:50mais pour ça
42:51il faut avoir
42:52ce courage politique
42:53en réalité
42:54pour aller dans
42:55le bon sens
42:56j'ai une micro-question
42:57monsieur
42:58vous avez employé
42:59plusieurs fois
42:59vous avez dit
43:00on a un état réactionnaire
43:01je comprends moi
43:02vous voulez dire
43:02qu'on a un état réactif
43:04au lieu de proactif
43:05parce que réactionnaire
43:06ça veut dire
43:07ça veut dire le mot réactionnaire
43:08donc vous voulez dire
43:09un état réactif
43:10et non pas proactif
43:12ou alors
43:13je ne comprends pas
43:14votre pensée
43:15oui tout à fait
43:15c'est que l'état
43:16réagit toujours
43:17par rapport à un drame
43:19voilà
43:19c'est un état qui est
43:20réactif et non proactif
43:22c'est ça
43:22mais en tout cas
43:24pas assez proactif
43:25c'est une certitude
43:27malheureusement
43:27ça c'est sûr
43:27ça c'est sûr
43:28merci beaucoup Alain Barbéris
43:30le prochain sujet
43:32va aussi évidemment
43:33vous faire réagir
43:34et ça peut être aussi
43:35ma dernière question
43:36quand vous entendez
43:37certains politiques
43:38et notamment
43:38dernièrement un député
43:40de la France insoumise
43:42dire que la police
43:43tue partout
43:44aujourd'hui
43:45comment est-ce que
43:46vous réagissez
43:46dans les rangs de la police
43:47monsieur Barbéris
43:49on sait très bien
43:51que la France insoumise
43:52c'est son
43:54comment je pourrais dire ça
43:56sa pub électorale
43:57et d'ailleurs
43:58de manière très irresponsable
44:01pointe du doigt
44:04met une fille
44:04dans le dos
44:05de tous les policiers
44:06c'est ça
44:06et ça c'est
44:07la part d'élus
44:08de la République
44:09c'est tout simplement
44:10abject
44:11d'ailleurs
44:12nous soutenons
44:14bien évidemment
44:14le préfet
44:15Laurent Nuez
44:16dans son dépôt de plainte
44:18Alliance Plus Nationale
44:19qui s'associe à ça
44:20on a même d'ailleurs
44:21je vais vous le dire
44:22sous la région
44:23Auvergne-Rhône-Alpes
44:23des élus
44:24qui également
44:26se sont manifestés
44:27et donc
44:28on les remercie
44:29c'est le préfet
44:30du Val d'Oise
44:32qui a déposé plainte
44:33Oui
44:33autant pour moi
44:34mais il y a
44:35le préfet
44:36dans tous les cas
44:38on sait très bien
44:39que c'est leur
44:39je ne veux pas trop parler
44:41on leur fait trop
44:41de la pub
44:43concernant ce parti
44:44mais tout à l'heure
44:45j'ai entendu dire
44:46que ça bordélisait
44:47au niveau de l'Assemblée Nationale
44:49c'est exactement
44:50ce qu'on voit
44:50à Aurillac
44:51au niveau
44:52de ces groupes
44:53ultra-gauches
44:54qui sont là
44:54pour contre le chaos
44:55Voilà
44:55Merci beaucoup Alain Barbéry
44:57secrétaire régional
44:58du syndicat de police
44:59Alliance Auvergne-Rhône-Alpes
45:00merci d'avoir été avec nous
45:02la France Insoumise
45:03ou la stratégie du chaos
45:05c'est un peu
45:06la question
45:07tout au long de l'été
45:08des députés
45:08de la France Insoumise
45:10ont dénoncé
45:11l'action des forces de l'ordre
45:12qui sont pourtant là
45:13pour encore une fois
45:14on vient de l'entendre
45:15évidemment
45:15pour nous défendre
45:17et ces accusations
45:17sont insupportables
45:19des accusations répétées
45:20sans cesse
45:20par un certain nombre
45:21d'entre eux
45:22des propos qui suscitent
45:24évidemment la colère
45:25du ministre de l'Intérieur
45:26Bruno Rotailleau
45:27voyez ce sujet
45:28de Dunia Tengour
45:28Depuis plusieurs années
45:31la France Insoumise
45:32multiplie les attaques
45:33à l'encontre de l'institution
45:34policière
45:35dernièrement
45:36le député du Val-d'Oise
45:37Aurélien Taché
45:38a fait polémique
45:39sur X en affirmant
45:40la police tue
45:41la réponse du ministre
45:42de l'Intérieur
45:43aux Insoumis
45:44ne s'est pas faite attendre
45:45défendre l'honneur
45:46des policiers de France
45:47ce n'est pas faire de la politique
45:49c'est défendre une institution
45:50essentielle
45:51pour la protection des français
45:52en juillet dernier
45:53Mathilde Panot
45:54prenait également position
45:55contre l'armement
45:56de la police municipale
45:58C'est une autre politique
45:59de tranquillité publique
46:00que nous portons
46:00qui est celle de dire
46:02que
46:02armer la police municipale
46:04n'a jamais prouvé
46:04aucune efficacité
46:05pire que ça
46:07elle permet d'acter
46:08un désengagement
46:09de l'Etat
46:09alors que c'est une prérogative
46:11régalienne de l'Etat
46:12des diatribes anti-police
46:13à répétition
46:14qui causent l'incompréhension
46:16chez les forces de l'ordre
46:17On ne peut pas dire
46:18que la police elle tue
46:19c'est complètement faux
46:21on inverse une fois de plus
46:22les valeurs
46:23et nous nous demandons
46:24réellement
46:26une prise de conscience
46:27de ces politiques
46:29ou même de ces députés
46:30on les appelle
46:31à venir sur le terrain
46:32à venir voir
46:33comment on exerce
46:34notre métier de policier
46:35Vendredi dernier
46:36le député de la Seine-Saint-Denis
46:38Ali Diorra
46:39a réitéré les mêmes propos
46:40qu'Aurélien Taché
46:41Laurent Nunez
46:42le préfet de police de Paris
46:43a annoncé avoir déposé plainte
46:45auprès de la justice
46:46Un parti politique
46:49aujourd'hui Emmanuel Blaisès
46:52peut-il librement
46:53cibler en permanence
46:55nos forces de l'ordre
46:56sans être inquiétés ?
46:59Ça me fait penser
46:59à cette phrase de Talleyrand
47:01qui disait
47:01tout ce qui est excessif
47:02est insignifiant
47:03en l'occurrence
47:04dire la police tue partout
47:06c'est évidemment excessif
47:08c'est totalement faux
47:09il faudrait qu'il puisse le démontrer
47:11il n'y arriverait pas
47:11parce que c'est faux
47:12en revanche
47:13ce n'est pas insignifiant
47:14ce n'est pas insignifiant
47:16parce qu'on le voit
47:16on l'a commenté
47:17avec ce qui se passe
47:18à Aurillac
47:18je pense que ça a un impact
47:20dans la population
47:20je pense que l'extrême majorité
47:23des français sont d'accord
47:24pour dire que
47:25la police ne tue pas
47:26ils ne sont pas d'accord
47:28avec cet excès
47:28des députés LFI
47:29les français sont intelligents
47:31ils sont capables
47:32de faire preuve de nuance
47:33mais il y a quand même
47:34des minorités
47:34extrémisées
47:35très actives
47:36qui entendent ça
47:37et qui du coup
47:37banalisent la violence
47:38contre la police
47:39sauf que ce discours
47:40il est fait
47:42à des fins électoralistes
47:43ça veut dire que
47:44certains français
47:45sont d'accord
47:46avec eux
47:47je ne suis même pas sûr
47:48je pense peut-être
47:48que ça s'est fait
47:49à des fins électoralistes
47:50je ne suis pas sûr
47:50que ça paye
47:51parce qu'encore une fois
47:52je pense que les français
47:53sont plus intelligents que ça
47:54et que même des français
47:55qui votaient pour LFI
47:57ont pu être choqués
47:57par ces propos
47:58parce qu'ils savent
47:58que c'est faux
47:59donc je pense qu'en faisant ça
48:01en plus ça se tire une balle
48:02dans le pied
48:02je ne vois pas
48:04quel électeur
48:04à moins d'être
48:05de tout le leader de gauche
48:06Mélenchon
48:07est largement celui
48:08qui est en tête
48:08de loin
48:09donc je ne sais pas
48:10moi j'aimerais bien
48:10pouvoir dire
48:11qu'il se tire une balle
48:12dans le pied
48:12mais en tout cas
48:12ça nourrit
48:13ça nourrit
48:14son discours
48:16il y a une stratégie
48:17derrière tout ça
48:18bien sûr
48:19il y a une stratégie
48:19qui est extrêmement dangereuse
48:21pour notre société
48:22d'ailleurs
48:22la diversité d'été
48:23là où ils sont
48:23il a dit hier
48:24ou avant-hier
48:25ou je ne sais plus
48:25oui je crois que c'était hier
48:26on est les spécialistes
48:28du bordel
48:28le bordel on sait faire
48:29donc franchement
48:30s'ils revendiquent ça
48:30voilà
48:31et moi jusqu'à plus ample informé
48:33je n'ai pas encore noté
48:34que ça lui nuisait
48:35électoralement
48:36on va voir
48:36il y a des élections municipales
48:37dans quelques mois
48:38on va voir ce que ça donne
48:39mais attendons
48:42je vous rappelle
48:42qu'il y a encore un an
48:43aux législatives
48:43c'est eux qui ont gagné
48:44alors qu'on les donnait perdant
48:45donc
48:45dire la police tue
48:49c'est déjà excessif
48:50il faudrait le démontrer
48:51mais dire la police tue partout
48:52je pense que c'est un supplément
48:53d'excès
48:54qui pour le coup
48:54n'a pas d'écho dans la société
48:56alors de nombreux membres
48:57de la France Insoumise
48:58ils ont soutenu Aurélien Taché
48:59lorsqu'il a évidemment
49:00tenu ses propos
49:03sur le réseau social X
49:05on ne les a pas entendus
49:06en revanche s'exprimer
49:07une seule fois
49:07sur les huit policiers
49:09qui ont été blessés à Aurillac
49:10dont on parlait à l'instant
49:11ou sur les policiers
49:12qui ont été lourdement blessés
49:13à Paris aussi
49:13dans le 17ème arrondissement
49:14cette semaine
49:16alors qu'ils intervenaient
49:16sur un vol à la roulotte
49:18Alain Barbéris
49:19aujourd'hui
49:20il y a un
49:21c'est même plus
49:23un deux poids deux mesures
49:23c'est à dire que
49:24les policiers
49:25sont dans la ligne de mire
49:27de ce parti politique
49:28aujourd'hui
49:29ce sont même
49:31les boucs émissaires
49:32de ce parti politique
49:32c'est très grave
49:33parce que là encore
49:35lorsqu'on parle
49:36d'une position politique
49:38à une position institutionnelle
49:41il faut faire attention
49:42mais que ça se transforme
49:44en un slogan
49:45auquel d'autres
49:46peuvent effectivement
49:47adhérer
49:48au-delà même
49:49de la partie électorale
49:51il y a un fait de civilisation
49:52et il est vraiment
49:53extrêmement important
49:55que le gouvernement agisse
49:57et vous aviez posé
49:58une question
49:59agir
50:00ça veut dire quoi ?
50:01c'est agir contre les personnes
50:02bien évidemment
50:03qui portent ce message
50:05toutes les personnes
50:06il n'y a pas de
50:07il n'y a pas de personnes
50:08qui doivent être protégées
50:09agir contre
50:10les partis politiques
50:12qui portent ce message
50:14agir
50:14contre les organisations
50:16là encore
50:17il faut avoir
50:18une réaction
50:19ferme
50:20car un slogan
50:22de ce type
50:22la police
50:24tue partout
50:25c'est terrible
50:26pour les incitérations
50:27et les leaders
50:27de la France insoumise
50:28sont les premiers
50:29dès qu'ils sont menacés
50:30dans l'espace public
50:30à faire appel à la police
50:32donc c'est marrant
50:32parce qu'ils la détestent
50:34elle tue
50:34il faut la désarmer
50:35mais dès qu'il y a un truc
50:36ils ont un peu peur
50:37ils réclament la police
50:39donc comme quoi
50:39il faut qu'ils mettent
50:40un petit peu de clarté
50:41dans leur discours
50:41ces gens-là
50:42ce sera le mot de la fin
50:43un peu de clarté
50:44dans le discours
50:45de la France insoumise
50:46Catherine Rambert
50:46merci beaucoup
50:47d'avoir été avec nous
50:48merci à Emmanuel Blaisès
50:49merci à Alain Bensoussan
50:51dans un instant
50:52c'est face à
50:52Michel Onfray
50:53présenté par Laurence Ferrari
50:55moi j'aurai le plaisir
50:56de vous retrouver
50:56à 14h pour 180 minutes
50:58info
50:58bon après-midi
50:59sur CNews
51:00merci à Alain Bensouss
51:03merci à Alain Bensouss
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