Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 mois
À la veille de son concert événement à Québec, Johnny Hallyday est l'invité de TV5MONDE. Dans cette interview exclusive du 11 juillet 2012, il livre ses impressions, ses émotions et partage sa vision de la scène internationale. Un moment rare de sincérité à découvrir avant l’un de ses grands shows canadiens.

Catégorie

🎵
Musique
Transcription
00:00Bonjour Johnny Hallyday, ça va bien ?
00:09Quel plaisir de se retrouver à Québec, un show devant 80, 100 000 personnes, les plaines d'Abraham,
00:15ici devant ce public qui aime tant la chanson française et qui accueille le chanteur français.
00:21Moi en tout cas je suis très heureux d'être là.
00:23Avec des chansons immortelles et pouvoir les chanter comme ça devant cette foule touchante de ces Québécois
00:29qui parlent français, qui aiment la langue française, qui aiment les chansons.
00:32Oui, c'est vrai, c'est vrai, le public québécois est un super bon public.
00:37J'ai toujours eu énormément de plaisir à chanter ici au Québec.
00:41Oui, parce qu'il y a cette émotion, il y a cette chaleur humaine.
00:45Vous connaissez évidemment Céline Dion, vous avez connu tout ce qui vient d'ici.
00:48Bien sûr, bien sûr.
00:50Éric Lapoyne qui a chanté ma gueule notamment.
00:51Oui.
00:52Oui, donc, quand je chante ma gueule, je pense toujours à Éric,
00:57maintenant, quand je fais chanson sale.
01:00Oui, parce que ces chansons-là, et on dira aussi, il y a de la grande chanson en spectacle
01:04qui est évidemment dans toute la France, mais qui va être présentée intégralement ici au Québec,
01:09avec tous les effets visuels.
01:10Oui, ce sera le même spectacle qu'au Stade de France.
01:13À l'exception ici, en tout cas, dans les plaines, il n'y aura pas la boule du début
01:17parce qu'il n'y a rien pour l'accrocher.
01:18Mais la boule sera au Centre Bell quand on refait en octobre.
01:23Oui.
01:24C'est-à-dire un spectacle en plusieurs parties, avec une partie rockabilly, une partie unplugged symphonique.
01:29Et une partie rock'n'roll, une partie rockabilly.
01:31Je l'ai voulu comme ça parce que quand je fais la séquence unplugged,
01:39ça me permet de me rapprocher plus des gens et d'être un peu au milieu des gens comme ça.
01:44Donc, ça me fait plaisir.
01:45Déjà, je les vois de plus près, eux me voient aussi de plus près.
01:48Et ça me permet de faire des anciennes chansons que je n'ai pas chantées depuis longtemps,
01:51des chansons comme I'm gonna sit right down and cry over you de Bresley, par exemple.
01:56Qui est d'ailleurs, et vous dites aujourd'hui sur scène, l'une des premières chansons que vous avez entendues qui vous a donné envie.
02:01Oui, qui m'a donné envie de chanter du rock'n'roll.
02:03Et à l'époque, on n'appelait pas ça du rock'n'roll, on appelait ça du rockabilly.
02:06Oui.
02:07Et c'est toujours une musique autant touchante, comme au premier jour,
02:11comme quand vous aviez eu envie d'aller voir Elvis la première fois, presque gamin.
02:14Moi, je chantais du brassas quand j'ai commencé à chanter, quand j'avais 13 ans.
02:19Et j'ai troqué ma guitare classique pour acheter une guitare électrique,
02:24quand j'ai vu Elvis Presley dans Love Me, Tender.
02:28Oui.
02:28Et Brassens est quand même là, parce que toute la chanson, finalement, entre Elvis et Brassens,
02:33c'est la même famille, c'est toujours de la belle musique, c'est toujours de la...
02:35Oui, et puis bon, c'est des textes qui touchent les gens.
02:40Les textes qui touchent les gens sont des textes qui se rapprochent d'eux par rapport à leur vie,
02:45à eux, les moments de bonheur, les moments de désespoir, enfin, l'amour aussi.
02:52Oui, il y a une énergie folle dans ce spectacle.
02:55Ce qui est important, je crois, de donner aux gens, surtout à l'heure actuelle, c'est de donner de l'amour aux gens.
03:01Je crois que l'amour, de donner de l'amour aux gens, les gens ont besoin de ça en ce moment-là.
03:03Les gens ont besoin de rêver.
03:06Et moi, ce que j'essaye dans mes spectacles, c'est de donner du rêve.
03:10Et quand on n'a que l'amour, finalement, c'est l'essentiel.
03:13Quand on n'a que l'amour, c'est déjà pas mal.
03:16C'est une chanson qui est dans le spectacle.
03:18C'est aussi un clin d'œil à Jacques Brel.
03:20Oui, mais j'adore Jacques Brel.
03:21C'était un bon ami à moi.
03:22J'ai chanté énormément de chansons de Jacques.
03:26C'était un interprète formidable sur scène.
03:30Je peux même dire que c'est le seul qui m'a fait pleurer.
03:33Quand je l'ai vu chanter chez ces gens-là.
03:36C'était un showman.
03:39C'était pas un showman.
03:40C'était quelqu'un qui donnait des émotions et qu'on recevait comme ça.
03:44Et moi, j'ai jamais rencontré...
03:47Quelque part, Brel, pour moi, c'était pas musicalement,
03:50mais il avait l'influence du blues.
03:53Oui, et une force de rock'n'roll avec des chansons,
03:57qu'on voudrait dire classiques, quoi.
03:58Mais une force de rock'n'roll, finalement.
04:00Une rébellion de rock'n'roll.
04:01Amsterdam et tout ça, bon.
04:03Il y a toujours une rébellion dans le rock.
04:05Il y a toujours une envie de dire, bon sang,
04:08il faut que la jeunesse, il faut que le monde change.
04:11Il faut que, oui, il faut surtout que les choses évoluent, surtout.
04:17Je crois qu'on a tous besoin d'évoluer vers...
04:20Le rock'n'roll, c'est le même, mais ça a évolué, disons ça.
04:25La musique avance.
04:27Oui, il y avait Bilalé pour certains,
04:28puis il y avait Les Rebelles pour d'autres.
04:31Absolument.
04:32Moi, j'étais plus Elvis.
04:34On a l'impression, Johnny, toujours d'un gamin
04:35qui est devant des rêves d'enfant.
04:37Toujours comme ça, avec cette musique.
04:39Le rock'n'roll m'a fait rêver au même titre
04:42que quand j'étais mom, quand j'allais voir des films, des westerns, quoi.
04:47Oui, c'est vrai.
04:48Et c'est la même chose qui continue aujourd'hui.
04:50C'est la même chose qui continue aujourd'hui.
04:52Avec des chansons immortelles.
04:54Alors, il y a Gabriel qui est là.
04:56Et alors, toute une scénographie comme ça.
04:58Tout le monde connaît la chanson par cœur.
05:00Et le public est avec vous, vous porte d'une certaine façon.
05:05Heureusement qu'il est là, le public.
05:07Mais qu'il vous porte, je veux dire, par là, qu'il chante plus fort que vous, même, des fois.
05:14Des fois, je l'ai chanté, d'ailleurs.
05:16Oui, c'est drôle.
05:17Donc, que je t'aime, vous n'arrivez plus à la chanter, maintenant.
05:19Je ne suis pas...
05:20Ça fait au moins 7 ou 8 ans que je n'arrive pas à chanter que je t'aime, que je t'aime.
05:24Les gens le chantent à ma place.
05:27C'est quoi cet amour, Johnny, finalement ?
05:29Parce que ce soit ici au Québec, que ce soit à Paris, partout, il y a cet amour.
05:32Vous savez, je crois que les gens ne se trompent pas sur les artistes.
05:44Un artiste qui va sur scène et qui ne se donne pas complètement et qui fait ça uniquement comme un boulot, ça ne fonctionne pas.
05:52Je crois que les gens, ils voient la vérité chez quelqu'un.
05:59Et il faut se donner quand on va sur scène.
06:01Il faut mouiller sa chemise.
06:03Il faut mouiller sa chemise.
06:05Et lui dire je t'aime à ce public.
06:07Se mettre à genoux devant lui.
06:09Comme au premier jour, on voit Johnny comme ça, par terre, vous tombez par terre.
06:13Oui, par terre.
06:16C'est une magnifique histoire, une aventure, finalement, que la musique, Johnny.
06:20C'est quoi la musique pour vous ? C'est tout ?
06:23Oui, il n'y a pas de...
06:24Moi, je chante du rock'n'roll parce que j'aime ça.
06:27Je chante du blues parce que j'aime ça.
06:29Mais moi, j'aime toutes les sortes de musiques différentes.
06:34Il n'y a pas de mauvaise musique.
06:36Il y a des mauvais interprètes, par moment.
06:39C'est vrai.
06:40Et quelle belle interprète, Johnny.
06:41Alors ici, je me suis laissé dire que vous alliez faire de l'Harley Davidson.
06:45C'est vrai ?
06:46Parait-il.
06:47Oui, racontez-moi ça parce que quand même...
06:49Je ne sais pas, je ne l'ai pas fait.
06:50Je ne l'ai pas fait encore.
06:51Johnny en Harley, ça, c'est le rêve de tout le monde.
06:53Je crois que ça fait plaisir aux gens ici.
06:56Il y a pas mal de clubs de Harley.
06:59Et comme ils savent que moi, j'aime bien les motos.
07:02Je fais souvent de la moto.
07:04Je crois qu'ils ont envie que je fasse un tour avec eux.
07:07Il y a toujours une idée du rêve américain.
07:10Ce qui a fait rêver Johnny, les Westpies et tout.
07:12Mais le rêve américain.
07:12C'est vrai, le rêve américain.
07:13Alors même, je ne sais pas, depuis que je suis beau, c'était un petit peu la passion que je partageais avec mon ami Eddie Mitchell.
07:23On avait tous les deux cette espèce de rêve de western, d'horizon, d'espace.
07:29C'est ça.
07:30Et on a l'impression, Johnny, sur scène, chaque soir, c'est la première fois pour vous.
07:35C'est comme la première fois.
07:37C'est toujours la même émotion.
07:38C'est toujours.
07:40Vous savez, c'est toujours une première fois quand on monte sur scène.
07:43Parce que c'est toujours sur une scène différente, avec un public différent.
07:46Et je crois que quand ça ne devient plus la première fois, je crois qu'il vaut mieux s'arrêter.
07:52Parce que c'est qu'on n'y croit plus.
07:54Oui.
07:54Merci, Johnny.
07:55Nous, on y croit.
07:56Et alors, ici, à Québec, il y aura 100 000 personnes qui vont y croire,
08:00qui vont avoir des badges qui clignotent comme ça,
08:02pour vous dire qu'on vous aime, qu'on t'aime, Johnny.
08:05Merci.
08:06Ça, c'est touchant.
08:06Merci beaucoup.
08:08Merci, Johnny Hallyday, pour ce festival d'été ici, de porter la grande chanson.
08:13Merci.
08:13Merci à vous.
08:16Merci.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations