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  • il y a 5 mois
L'éclairage économique d'Éric de Riedmatten sur un sujet d'actualité.

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Transcription
00:00Et oui, et c'est ça qui est grave, parce que comme la France est, disons, incapable de réduire ses dépenses pour l'instant,
00:05eh bien, elle se retrouve face à de grands argentiers qui disent tout simplement « Ok, très bien, on va vous prêter de l'argent, mais ce sera au prix fort ».
00:14En fait, comme vous n'êtes pas capable de faire des efforts visibles pour le moment, ou que vos promesses d'économie ne sont pas tenues pour l'instant,
00:21eh bien, vous allez payer le prix maximum. Et ce prix fort, Romain, c'est triste à dire, mais c'est celui que payent les pays qui étaient hier dans la mouise,
00:31c'était la Grèce, c'était l'Italie, eh bien, ces pays fragiles n'inspiraient pas confiance. Eh bien, la France, aujourd'hui, commence exactement dans cette voie,
00:39elle n'inspire plus complètement confiance. Voilà où on en est. On doit donc désormais payer pour nos futurs emprunts à 10 ans, plus que la Grèce,
00:46est presque autant que l'Italie. Je parle, bien sûr, des taux d'intérêt. France, 3,43% pour 10 ans, la Grèce, 3,38%. La Grèce paye moins cher les taux d'emprunt
00:59que la France, aujourd'hui.
01:01Oui. Ça ne s'arrange pas, malgré toutes les promesses de l'État.
01:04Non, c'est ça, ça se dégrade. Alors, comme le souligne d'ailleurs une source au ministère de l'Économie, la Grèce est mieux perçue que la France
01:10quant à l'empreinte. C'est ça qui est inquiétant. Et ça en dit non sur la situation de nos dépenses et de nos finances publiques.
01:15L'Italie, qui était dans la panade, a remonté la pente. Quand nous, en France, on fait l'inverse, on dévale la pente.
01:21L'Italie est parvenue à réduire son déficit. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Le déficit était à 7,2% du PIB en 2023.
01:28L'Italie est maintenant à 3,4%. Et nous, on est à 5%, avec un retour vers 3% du PIB en 2029 seulement.
01:36Vous imaginez ? C'est loin d'être gagné.
01:38Les économistes reprochent à la France de vivre au-dessus de ses moyens. Et ce qui est vrai d'ailleurs.
01:43Ce qui est vrai, dépenses sociales toujours en hausse, baissent de la production. Et là, c'est un point important.
01:48Vous savez, quand on parle des jours fériés, ce n'est pas si bête que cela, en fin de compte.
01:51Moins de jours fériés en France, ce serait important. Parce que la France ne produit pas suffisamment.
01:55Elle n'exporte pas suffisamment. On ne parle jamais du commerce extérieur qui est constamment en déficit.
02:00Il n'y a plus assez de produits à forte valeur ajoutée en France. Et comme les recettes manquent, on s'endette toujours plus.
02:05Et bien le modèle social aussi est de plus en plus coûteux. Donc qu'est-ce qu'il faut pour payer tout ça ?
02:10Il faut emprunter. Ça coûte cher. On paye des taux d'intérêt. Actuellement, on est quand même à 67 milliards.
02:14Et la Cour des comptes dit qu'on sera à 100 milliards en 2029.
02:18Ce serait le premier poste de dépense pour la France.
02:21Alors voilà, la confiance commence à être perdue.
02:23D'ailleurs, on a maintenant cette sale image qui nous colle à la peau.
02:26On verra comment sera la notation de la France prochainement.
02:28On est vu comme un pays instable, politiquement, incapable de faire des réformes.
02:32Notre réputation, c'est d'augmenter sans arrêt les impôts pour financer les déficits publics.
02:37Finalement, en résumé, on fait payer ceux qui travaillent, ceux qui créent de la richesse, pour régler l'ardoise de l'État.
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