- il y a 5 mois
Avec Pierre Hurmic, maire EELV de Bordeaux (Gironde)
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##L_INVITE_POLITIQUE-2025-08-20##
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00:00Il est 8h29 sur l'antenne de Sud Radio, c'est l'heure de l'invité politique et nous recevons ce matin Pierre Urmik.
00:08Bonjour à vous Pierre Urmik.
00:10Bonjour Jean-François Aquilin.
00:12Maire les écologistes de Bordeaux, merci de répondre aux questions de Sud Radio ce matin.
00:18Pierre Urmik, je vais dans le contexte de crise ouverte depuis hier soir entre Benjamin Netanyahou et Emmanuel Macron.
00:26Je vais vous interroger, si vous le permettez, sur cette décision que vous avez prise concernant la guerre à Gaza.
00:32Israël s'apprête à répondre à la demande de cesser le feu du Hamas et continue d'exiger la libération de tous les otages.
00:39Il se trouve que vous avez suspendu vous-même à Bordeaux le 26 juin dernier toute activité de coopération avec Ashdod, la ville israélienne jumelée avec Bordeaux.
00:49Pierre Urmik, pourquoi avez-vous pris une telle décision et n'est-ce pas une façon, peut-être comme ça vous a été reproché, d'importer le conflit israélo-palestinien ?
01:02Alors, pas du tout. Je considérais à un moment donné qu'il était de notre responsabilité de ne pas rester les bras croisés vis-à-vis de ce qui se passait dans cette région.
01:16Nous sommes, Bordeaux, historiquement jumelés avec la ville de l'Ashdod, le port d'Ashdod, qui a un rôle important, vous savez, ou un rôle important dans les événements que nous connaissons.
01:27Mais également, la ville de Bordeaux, je tiens à le souligner, puisque c'était une initiative de mon prédécesseur, est également jumelée avec la ville palestinienne de Ramallah, en Cisjordanie.
01:37C'est-à-dire une volonté historique d'avoir une position équilibrée vis-à-vis du conflit du Proche-Orient.
01:44C'est pour ça que j'ai rencontré le maire de Ramallah à Séville il y a quelques mois, et avec toujours ce souci d'avoir une position équilibrée vis-à-vis de ces deux villes jumelles.
01:57J'ai considéré qu'à un moment donné, l'attitude du gouvernement de M. Netanyahou, parce que je ne suis pas de ceux qui confondent un pays avec un gouvernement,
02:08l'attitude du gouvernement de M. Netanyahou était tout à fait contraire aux valeurs qui sont censées être véhiculées, partagées, à l'occasion des positions de jumelage.
02:20J'ai écrit au maire d'Ajdon pour lui dire que pour moi les échanges, dans le cadre du jumelage, sont nécessaires pour promouvoir la paix, l'amitié, la solidarité, le respect des droits humains,
02:31et que ces conditions-là n'étaient pas réalisées. De même que j'ai été aux côtés d'Israël, aux côtés de la communauté ujive de Bordeaux,
02:40immédiatement après les attaques terroristes lancées par le Hamas, il était de bon devoir, me semble-t-il, aux côtés de cette communauté.
02:49Donc j'ai considéré que c'était une position, à mon sens, équilibrée.
02:54Quand on voit tant de souffrance, des populations civiles palestiniennes malmenées, des enfants privés de toute aide humanitaire,
03:06une famine qui commence à s'installer, je pense qu'il est du devoir de tous les responsables politiques de réagir par rapport à cela.
03:15Et en tant que maire, j'ai un outil à ma disposition, c'est le jumelage.
03:19Mais vous savez, quand vous me dites que ma position a pu être considérée comme étant proche de certaines positions extrêmes,
03:25je ne le crois pas. C'est parce que précisément, il m'était demandé à Bordeaux, par une opposition proche de LFI,
03:32de mettre le drapeau palestinien au fronton de la mairie de Bordeaux, ce que je n'ai pas fait.
03:37J'ai mis à la place le drapeau de la paix. Il m'était demandé d'arrêter immédiatement toute relation de jumelage avec Ashton,
03:44ce que je n'ai pas fait. J'ai souhaité suspendre en disant, dans l'attente d'un cessez-le-feu durable
03:50et de la mise en place d'un processus de paix. Ce qui est aussi un message d'espoir,
03:54en disant que cette situation-là, telle que nous la connaissons, elle n'est pas définitivement gravée dans le marbre
04:00et que moi, je réviserai ma position naturellement à la lueur des événements.
04:05Je pense qu'on va s'orienter, à un moment donné, vers le cessez-le-feu et la paix.
04:08Encore un mot, Pierre Hermique, pour bien comprendre la position du maire et les écologistes de Bordeaux que vous êtes.
04:12Que dites-vous, ce matin, quand vous voyez Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien,
04:17dans une lettre adressée à Emmanuel Macron, qui accuse le président français, je cite,
04:21d'alimenter le feu antisémite en France, en appelant à la reconnaissance internationale de l'État de Palestine ?
04:28Je trouve naturellement que c'est totalement excessif, abject, comme cela a été dit.
04:33Je crois que ce n'est pas du tout la réalité.
04:37Parce que de temps en temps, il faut faire la part des choses.
04:38Autant, je vais vous dire, dans mon conseil municipal, quand j'ai pris cette décision de suspension,
04:43l'opposition macroniste m'est tombée à bras dessus, d'une façon, je vais dire abjecte aussi,
04:49en disant, vous vous rendez compte que c'est excessif par rapport à ce qui se passe, etc.
04:53Bon, c'est l'opposition qui est systématique, telle que je la connais.
04:57Donc, je dis que l'opposition macroniste a vraiment été d'une grande virulence
05:03à l'occasion de la position que j'avais prise.
05:06Ben, écoutez, moi, je ne vais pas tomber dans ce panneau politicien
05:10quand le président de la République défend des intérêts qui me paraissent importants.
05:14Il y a une position aussi, je trouve, assez équilibrée.
05:17Mais je trouve que l'attitude de M. Netanyahou ne me paraît pas acceptable.
05:22Pierre Urmic, tout à fait autre chose.
05:26Votre ville, Bordeaux, on va dire, a vécu paisiblement sous l'air chabant.
05:30Ça a duré 47 ans, cette histoire.
05:32Puis sous l'air juppé, 23 ans tout de même.
05:35Mais aujourd'hui, Pierre Urmic, la délinquance explose à Bordeaux.
05:40J'ai envie de vous poser la question, de façon un peu crue, à qui la faute ?
05:43Alors, d'abord, je vais vous dire, il faut qu'on se revienne d'accord sur le constat.
05:47Ce n'est pas vrai que la délinquance explose.
05:50Mais je vais vous donner, il faut regarder, alors il y a un journal militant, dogmatique, extrémiste,
05:56qui s'appelle Valeurs Actuelles, qui a dit que Bordeaux était la ville de France la plus concernée aujourd'hui par la délinquance.
06:01Enfin, ça fait sourire ici à Bordeaux.
06:03Vous croyez qu'il y a plus de délinquance à Bordeaux qu'à Marseille, par exemple ?
06:06Vous le croyez, ça, sérieusement ?
06:07Donc, si vous voulez, là on est dans la pure idéologie, dans la propagande, ce n'est pas vrai.
06:12Je vais vous donner les chiffres officiels, tels qu'ils résultent de ceux qui sont communiqués par le ministère de l'Intérieur.
06:21La ville de Bordeaux a connu un pic historique de délinquance en 2019, précisément avant que nous arrivions.
06:27Depuis 2019, entre 2019 et la fin de l'année 2024, il y a eu une baisse de la délinquance de 4,1%
06:35si on prend en compte l'ensemble des faits de délinquance.
06:38Ce que font des journaux militants comme Valeurs Actuelles, c'est qu'ils prennent uniquement certains items,
06:43parce que ça correspond au message qu'ils veulent faire passer,
06:46mais ils ne prennent jamais les chiffres globaux de la délinquance.
06:51Soyons sérieux si l'on veut commenter une situation.
06:53Chacun peut jouer avec les chiffres.
06:54Moi, je vous prends les chiffres officiels qui disent, sur la délinquance de voix publiques, c'est très précis,
07:01une hausse de 7,3% en un an, les vols à la tire augmentent de 8%,
07:06les vols à la roulotte, c'est dans les voitures, de 13%.
07:08Il y a aussi une progression de la consommation et de la vente de stupéfiants.
07:14Il n'y a pas de recul de la délinquance à Bordeaux.
07:17Il y a eu cette tire de Kalachnikov le week-end dernier aux Obiers.
07:21Ce n'est pas une cité très tranquille, quand même, Pierre-Hermic ?
07:25Il y a une délinquance urbaine.
07:27Bordeaux n'est pas pas.
07:28Il y a une délinquance urbaine dans toutes les villes de France.
07:31Puisqu'on parle des chiffres, je vais vous dire que les cambriolages de logements ont diminué entre 2019 et 2024.
07:39Les violences physiques hors cadre familial ont diminué également durant cette période-là.
07:46Les vols violents sans armes ont diminué de 35% entre 2019 et 2024.
07:51Les vols avec armes ont également diminué entre 2023 et 2024.
07:57Ce qui a beaucoup augmenté, c'est effectivement les dégradations, les vols dans les véhicules.
08:05J'ai envie de dire, ce n'est pas la délinquance la plus terrible.
08:10Moi, ce qui m'intéresse surtout, c'est que recule la délinquance accompagnée de violences physiques contre les personnes.
08:16Et celle-là, elle a diminué.
08:18Mais bon, on se garde bien de le dire.
08:21Pour bien comprendre, Pierre Hormick, ce qui s'est produit ces dernières années,
08:25les maires écologistes détestent en général les policiers armés, les glocks à la ceinture et les caméras.
08:34Alors vous, vous avez complètement changé.
08:36Vous êtes passé à autre chose.
08:37Vous vous êtes mis à armer votre police municipale.
08:39Qu'est-ce qui s'est passé ?
08:40C'est quoi ?
08:41C'est un déclic, une prise de conscience ?
08:43Non, ce n'est pas un déclic, c'est l'épreuve du pouvoir.
08:48Si vous trouvez un seul maire en France ou un seul élu qui vous dit que l'épreuve du pouvoir ne l'a pas changé,
08:54méfiez-vous, ça veut dire ou bien que c'est un menteur,
08:58ou bien que c'est un idéologue forcené qui veut à tout prix faire en sorte que la réalité corresponde à ses présupposés idéologiques,
09:05ce qui n'est pas mon cas.
09:06Qu'est-ce que c'est ? C'est la fin de l'angélisme, Pierre Hormick ?
09:09Oui, ce n'est pas l'angélisme.
09:10Moi, je n'ai jamais été angélique, mais c'est vrai que l'épreuve du pouvoir m'a conduit à prendre certaines positions,
09:19mais des positions qui sont quand même, je crois, toujours des positions équilibrées vis-à-vis de la délinquante.
09:26Parce que ce qu'il faut dire, c'est que j'ai augmenté le nombre des policiers municipaux de Bordeaux de façon très sérieuse.
09:33À la fin du mandat, il y aura plus de 52% de policiers municipaux supplémentaires dans les rues de Bordeaux,
09:38et je m'en félicite, mais j'ai également augmenté le nombre de médiateurs dans les mêmes proportions.
09:45Parce que je considère qu'une politique de lutte contre la délinquance, elle doit être équilibrée.
09:53Il faut de la répression, mais il faut également de la prévention.
09:58Je pense que la sécurité doit se déployer de façon équilibrée.
10:01Moi, je n'ai ni totem, ni tabou. Je ne suis ni shérif, ni naïf.
10:07Je pense qu'entre le tout répressif et le déni...
10:10Ni shérif ni naïf, c'est votre slogan, ça ?
10:12Non. Ce n'est pas un slogan, c'est pas un slogan, c'est une réalité.
10:16Je suis un maire pragmatique qui considère que j'ai plusieurs outils en ma position.
10:20La prévention, à laquelle je crois beaucoup, mais également la répression.
10:25Au nom de quoi ? Au nom de quel présupposé idéologique ?
10:28Il faudrait dire qu'il marchait le tout répressif ou c'est le tout préventif.
10:32Mais c'est les deux. C'est la conjugaison équilibrée.
10:34Vous dites prise de conscience à l'épreuve du pouvoir, l'exercice du pouvoir.
10:39Pierre Urmic, pourquoi n'armer que le quart de vos effectifs de police municipale ?
10:44Est-ce que vous craignez de choquer vos électeurs de gauche ?
10:48Non, pas du tout. J'ai choqué beaucoup de gens en prenant cette position d'armement de la police municipale.
10:54Croyez-moi, ça a été une décision difficile à prendre.
10:58J'ai envie de dire aussi une position courageuse, parce qu'assez inattendue, de la part d'un maire de gauche.
11:03Et j'ai pris cette décision, après avoir consulté la plupart des maires de France,
11:08des adjoints à la sécurité, pour voir comment ça fonctionnait dans leur ville.
11:11J'ai vu des maires qui avaient armé leur police municipale, d'autres qui étaient fondamentalement hostiles.
11:16Donc c'est après ce tour de France que j'ai pris cette décision.
11:20Mais vous savez, très souvent, on me citait l'exemple britannique.
11:23On me disait, mais regardez, en Grande-Bretagne, le bobby anglais n'est pas armé.
11:28Et donc, ça marche.
11:30Je suis allé voir d'un peu plus près cette affaire britannique,
11:32et j'ai vu qu'effectivement, en Grande-Bretagne, le bobby de base n'est pas armé.
11:37Mais par contre, il y a ce qu'ils appellent une brigade d'appui et de sécurisation,
11:42qui, elle, et elle seule, est armée.
11:43Mais j'ai fait le pari de dire, mais à Bordeaux, on va faire la même chose qu'en Grande-Bretagne.
11:47Moi, je considère que le policier municipal de base, qui fait de l'îlotage,
11:52qui est dans les rues de Bordeaux, à pied, à vélo,
11:54qui rencontre les commerçants, les habitants, il n'a pas forcément besoin d'être armé.
11:58Mais par contre, celui qui est de plus en plus exposé à des actes de délin de conf,
12:02de plus en plus violents, mais lui, il a besoin d'être armé.
12:07Et je note que depuis que j'ai pris cette décision-là,
12:10j'arrive à recruter des nouveaux policiers municipaux à Bordeaux,
12:13alors que ce n'était pas le cas avant.
12:15Même la police municipale s'était mise en grève pour me réclamer un armement,
12:20mais actuellement, je n'ai plus ce genre de grève.
12:22Les retours sont plutôt bons.
12:25Là aussi, c'est une position, je crois, équilibrée,
12:28qui consiste à dire qu'on n'a pas besoin d'armer tous les policiers municipaux,
12:31mais le métier de policiers municipaux a changé
12:34et ils sont de plus en plus exposés à des situations
12:36où ils ont besoin d'être armés.
12:37Donc, j'assume parfaitement cette position-là.
12:42Pierre Hurmique, Bordeaux n'a pas échappé à la canicule, bien évidemment.
12:47Quel est l'héritage, Juppé, en termes de végétalisation de la ville ?
12:52C'est une politique qui, à l'époque,
12:54je dis à l'époque, il faut toujours replacer les politiques dans leur contexte,
12:57ne se souciait pas du tout de problèmes de végétalisation,
13:01de réponse aux défis climatiques.
13:06Ce n'était absolument pas dans l'ère du temps.
13:11Moi, je considère que le temps a changé.
13:13La situation s'est aggravée.
13:16Le défi climatique devient de plus en plus préoccupant.
13:21Donc, je pense qu'il était dans mon devoir de changer la vision urbaine.
13:26Je crois que le virage écologique et climatique,
13:28ce n'est plus une option, c'est un opératif,
13:30c'est une responsabilité historique.
13:32Et Bordeaux, on a une ville que vous connaissez peut-être,
13:35mais qui est une magnifique ville de pierre,
13:37c'est-à-dire une ville très, très minérale.
13:39Oui, c'est minérale, Bordeaux.
13:40Avec beaucoup d'îlots de chaleur.
13:42Beaucoup d'îlots de chaleur urbains.
13:44Donc, dès le début de mon mandat,
13:46j'ai décrété l'urgence climatique sur Bordeaux
13:48en disant, attention, ça ne sera pas un slogan.
13:50Ça sera une politique qui va se décliner.
13:52Et notamment, elle s'est déclinée à travers la reconquête végétale
13:56de la ville à laquelle je me suis livré
13:58dès le début de mon mandat.
14:02J'ai multiplié par 25, si vous voulez,
14:04les plantations opérées dans la ville
14:07par rapport à mes prédécesseurs.
14:09J'ai aujourd'hui doublé la surface des arbres inventoriés
14:13sur l'espace public sur Bordeaux.
14:15C'est-à-dire, doublé.
14:16Donc, si vous voulez, je pense que cette reconquête végétale
14:19les Bordelais s'en rendent compte.
14:21Et je persiste à dire,
14:23et beaucoup en sont conscients, partagent ce constat,
14:26les arbres sont nos meilleurs alliés
14:28pour anticiper et pour résister aux défis climatiques
14:32et notamment aux vagues de chaleur
14:34telles qu'on vient de les connaître.
14:35Pierre Urmic, vous allez devoir passer un accord
14:38avec la France Insoumise
14:39pour les élections à venir, les municipales,
14:42parce que vous ne gouvernez pas avec l'EFI,
14:44si j'ai bien compris.
14:44Non, mais quand vous me dites, je vais devoir...
14:47Non, moi, personne ne m'impose rien du tout.
14:50Considère que nous sommes une ville totalement indépendante.
14:55J'avais déjà décidé en 2019, 2020.
14:58Il y a une poussée à l'extrême gauche.
14:59Il y a une poussée à l'extrême gauche à Bordeaux.
15:01Oui, oui, alors, mais j'ai tendance à penser aussi
15:05que l'écologie à la Bordeaux-Est,
15:07c'est-à-dire une écologie qui est mesurée,
15:10qui est pragmatique, qui est pondérée,
15:12elle correspond aussi aux aspirations de nos concitoyens.
15:17Donc, je n'ai pas envie de changer de stratégie
15:19par rapport à celle que j'avais mise en place en 2019.
15:23LFI fait partie de mon opposition municipale.
15:26Il critique régulièrement un certain nombre de mesures
15:28que je prends.
15:30Ils ont choisi le camp de l'opposition municipale.
15:33Moi, je n'ai pas de raison de changer
15:34mes équilibres municipaux.
15:37Donc, j'ai l'intention de continuer,
15:39si je suis candidat, avec la même majorité municipale
15:43que celle avec laquelle nous gouvernons
15:46la ville de Bordeaux depuis maintenant 5 ans.
15:48D'un mot pour finir, Pierre Urmic,
15:51je ne sais pas si vous allez vous rendre,
15:54ça commence demain, je crois,
15:56aux universités des écologistes, vos amis.
15:59Non, vous n'y allez pas.
16:02Je suis assez peu impliqué.
16:03Vous êtes un peu atypique dans cette affaire.
16:06Quand vous voyez, Jean-Luc Mélenchon,
16:08les insoumis qui appellent à bloquer la France,
16:11à se joindre au mouvement du 10 septembre,
16:14et vous, vous en pensez quoi ?
16:15Je n'ai pas pris encore ma décision
16:18par rapport à ce que sera bonne attitude,
16:19mais je me méfie beaucoup des attitudes extrémistes
16:22et des extrêmes qui se rejoignent.
16:25Voilà, donc, je ne suis pas mélenchoniste.
16:28C'est un secret pour personne.
16:30Je suis peu impliqué dans les débats nationaux.
16:32C'est vrai, parce que je suis d'abord un maire de terrain.
16:35Les Bordelais ne m'ont pas élu pour connaître ma position
16:37sur tel ou tel problème politique.
16:38Non, c'est une ville de Vérondine.
16:41Bordeaux a toujours été, historiquement,
16:43une ville qui était affranchie des oucazes parisiens.
16:48Je suis très attaché à la décentralisation.
16:50Je suis très attaché à l'autonomie des gestions
16:52des collectivités territoriales
16:54et également à l'autonomie de position d'Homère.
16:57Je signale que vous avez publié un roman,
17:00Pierre Urmique, j'en profite.
17:01L'affaire Savignac, aux éditions Herodios,
17:04dystopie sur le changement climatique.
17:09Vous êtes aussi, Pierre Urmique, un écrivain.
17:11Merci à vous, maires les écologistes de Bordeaux,
17:15d'avoir répondu à nos questions ce matin sur Sud Radio.
17:20Dans quelques minutes, nous serons en ligne, comme promis,
17:22avec Nicolas Metzdorff, le député Ensemble pour la République
17:25de la Nouvelle-Calédonie, au sujet de la visite
17:27sur le caillou de Manuel Valls,
17:30sur le visite des Outre-mer.
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